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L’Iran condamne vivement les menaces de sanctions américaines contre Omanih

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L’Iran condamne vivement les menaces de sanctions américaines contre Omanih

 

L’Iran condamne vivement les menaces de sanctions américaines contre Oman

 

 

Le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement condamné les menaces de sanctions proférées par les États-Unis contre le Sultanat d’Oman, après que Washington a averti qu'il attaquerait le pays s'il coopérait avec l'Iran pour exercer un contrôle sur le détroit d’Ormuz.

 

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a tenu ces propos jeudi en réaction à la menace lancée par le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, contre Oman.

 

M. Baghaï a décrit cette rhétorique menaçante comme « une tentative de chantage à l'encontre d'un État membre indépendant de l'ONU et un signe supplémentaire de la faillite morale du système américain de gouvernance et d'élaboration des politiques ».

 

 

« Menacer d’imposer des sanctions à Oman sous un prétexte fallacieux est un acte totalement illégal et contraire aux principes fondamentaux de la Charte des Nations unies et du droit international », a-t-il soutenu.

 

Le porte-parole de la diplomatie iranienne a souligné qu’il incombe à la communauté internationale de répondre de manière responsable à de tels agissements afin de prévenir la normalisation croissante des violations des normes du droit international.

 

Le président américain Donald Trump a menacé mercredi de «pulvériser» le Sultanat d’Oman s’il acceptait de collaborer avec l’Iran pour partager le contrôle du détroit d’Ormuz.

 

En réaction à ces menaces, M. Baghaï a exprimé sa solidarité avec Oman, pays ami et frère, soulignant que la menace avait été proférée contre un État « qui a toujours joué un rôle constructif, efficace et responsable dans la paix et la sécurité régionales, qui a servi de médiateur pendant de nombreuses années dans les processus diplomatiques et qui s'est efforcé de servir la paix et la stabilité régionales ».

 

Une telle menace, a souligné le porte-parole, « non seulement viole le principe d'interdiction des menaces ou du recours à la force, mais constitue également un autre signe dangereux de la normalisation de l'anarchie et de l'intimidation dans les relations internationales ».

 

L’Iran et le Sultanat d’Oman négocient actuellement un nouveau cadre pour le transit maritime dans le détroit d’Ormuz.

 

En allusions aux négociations de mercredi, l'adjoint du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) d’Iran, Ali Bagheri Kani, a indiqué que le transit par cette voie navigable stratégique ne se ferait plus selon les accords précédents.

 

L’Iran a fermé le détroit d’Ormuz à ses ennemis et à leurs alliés à la suite de l'agression non provoquée du 28 février lancée par les États-Unis et Israël.

 

Téhéran a commencé à exercer des contrôles bien plus stricts après l’annonce par Donald Trump d’un blocus illégal des navires et ports iraniens, en violation des termes d’un cessez-le-feu que le président américain avait lui-même déclaré auparavant.

 

Lire aussi: L’autorité iranienne chargée d'assurer la gestion du détroit d’Ormuz définit une zone de supervision

 

Le 20 mai, l’autorité iranienne chargée du contrôle du détroit d’Ormuz dans le golfe Persique a défini la zone de supervision et de gestion de cette voie navigable.

 

À ce jour, la marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a délivré des permis de passage à des dizaines de navires pour le transit par cette voie navigable, conformément aux instructions de la République islamique d'Iran. 

 

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