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Volonte Divine: de la colere sainte a la purete infaillibele

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Volonte Divine: de la colere sainte a la purete infaillibele
Au nom d’Allah le Très Miséricordieux le Plus Miséricordieux 
 
La corrélation établie entre la satisfaction de Dieu Très-Haut et Sa colère, d’une part, et la satisfaction de Fâtima az-Zahrâ’ et sa colère, d’autre part, constitue-t-elle une preuve de son infaillibilité, ou bien s’agit-il seulement d’une expression de l’amour qui lui est porté et de son rang éminent, sans que cela n’implique nécessairement la doctrine de l’`isma ?
Le hadith du Prophète éminent (que les bénédictions de Dieu soient sur lui et sur sa Famille) : « Ô Fâtima, certes Dieu s’irrite de ta colère et Il est satisfait de ta satisfaction » [Kanz al-ʿUmmāl, vol. 12, p. 111], porte une signification qui dépasse le simple cadre affectif de la relation entre un père et sa fille. 
En effet, le fait de lier la satisfaction et la colère de Dieu à la satisfaction et à la colère de Dame az-Zahrâ (paix sur elle) ne saurait être expliqué par la seule affection ou par le seul prestige social, car Dieu, exalté soit-Il, ne rattache pas Sa volonté à une personne dont les actes ou les émotions pourraient être soumis à la passion ou exposés à l’erreur. 
Dès lors, ce lien témoigne d’une pureté absolue et d’une perfection spirituelle qui rendent sa volonté entièrement conforme à la volonté de Dieu, gloire à Lui, de sorte que sa satisfaction et sa colère deviennent l’expression même de la vérité divine. Or, une telle réalité ne peut se réaliser que pour une personne infaillible, dotée d’une volonté infaillible, préservée de la faute et de toute déviation.
Le Noble Prophète (que les bénédictions de Dieu soient sur lui et sur sa Famille), que Dieu Très-Haut a décrit dans le Coran en ces termes : {Il ne parle pas sous l’effet de la passion. Ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée} [an-Najm, 3-4], ne peut tenir, au sujet de Dame Fâtima (paix sur elle), de tels propos que sur ordre de la Révélation. Il n’y a donc aucune place pour considérer ces paroles comme l’expression de sentiments personnels ou de simples émotions passagères. 
Ce verset confirme en effet que tout ce qui émane du Prophète (que Dieu le bénisse, lui et sa Famille) exprime la volonté et le jugement de Dieu. Dès lors, la manière dont il exalte sa fille az-Zahrâ’ (paix sur elle) constitue une preuve décisive de son rang éminent auprès de Dieu Très-Haut, un rang qui dépasse largement les limites du lien purement filial pour s’élever au niveau d’une relation spirituelle plus profonde.
Le Prophète (que les bénédictions de Dieu soient sur lui et sur sa Famille) a dit dans un autre hadith : « Fâṭima est une partie de moi ; quiconque la met en colère me met en colère » [al-Bukhârî, n° 3767]. 
Son affirmation « une partie de moi » ne se réduit pas au simple lien biologique, mais symbolise le fait qu’elle est le prolongement de ses attributs prophétiques d’infaillibilité et de perfection. 
Elle partage en effet avec le Prophète (que les bénédictions de Dieu soient sur lui et sur sa Famille) la pureté et la plénitude spirituelle qui font de ses actes et de ses comportements le reflet de la volonté divine. 
Ce hadith montre ainsi que Dame az-Zahrâ’ n’est pas un simple membre de la famille prophétique, mais qu’elle constitue un modèle achevé de l’être humain ayant atteint le sommet de l’obéissance et de l’abandon à Dieu, qu’Il soit exalté, ce qui se manifeste dans l’harmonie de sa satisfaction et de sa colère avec la satisfaction et la colère de Dieu Très-Haut.
Ce qui vient encore renforcer cette portée, c’est l’harmonie de ce hadith avec la parole du Très-Haut : {Dieu ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la Maison, et vous purifier d’une parfaite purification} Ce verset affirme en effet la pureté des Gens de la Demeure prophétique à l’égard de toute souillure, qu’il s’agisse d’un péché ou d’une quelconque imperfection, ce qui les rend pleinement qualifiés pour assumer leurs fonctions divines dans la guidance de la communauté. Ainsi, la pureté des Gens de la Maison (paix sur eux) n’est pas un simple honneur qui leur est accordé, mais une exigence nécessaire afin que leurs actes soient entièrement préservés de tout manque et de toute erreur.
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