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L’Iran campe sur ses positions et affirme que le mémorandum d’entente proposé n’est pas finalisé malgré le revirement des États-Unis June 12, 2026 by French Presstv

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L’Iran campe sur ses positions et affirme que le mémorandum d’entente proposé n’est pas finalisé malgré le revirement des États-Unis June 12, 2026 by French Presstv

 

 

Téhéran affirme rester inflexible sur ses lignes rouges de principe tandis que les autorités examinent un mémorandum d’entente, rejetant catégoriquement les spéculations selon lesquelles un accord final aurait été conclu malgré le recul de Washington sur ses récentes menaces militaires.

À la suite des déclarations du président américain Donald Trump jeudi concernant un accord imminent entre Téhéran et Washington, une source bien informée a indiqué à l’agence de presse Tasnim que le texte du mémorandum d’entente n’avait pas encore été approuvé.

Par ailleurs, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a confirmé que les principaux volets d’un éventuel mémorandum d’entente étaient en voie de finalisation. Il a toutefois démenti les spéculations médiatiques concernant un accord définitif.

« Sur le plan textuel, le texte est quasiment finalisé dans ses grandes parties. Le problème, c’est que les positions contradictoires des États-Unis ont toujours engendré des turbulences et des perturbations dans ce processus », a déclaré Baghaï.

Selon l’agence de presse Tasnim, Washington a récemment tenté de modifier le texte en 14 points proposé par l’Iran. Cependant, les pressions militaires et diplomatiques américaines n’ont permis d’obtenir aucune concession.

Le rapport indique que les États-Unis ont annoncé, par l’intermédiaire d’un médiateur qatari, que leurs récents amendements étaient désormais superflus. L’Iran a rejeté catégoriquement ces modifications après que Trump a tenté de faire évoluer la position de Téhéran, tant par des menaces militaires que par une médiation qatarie.

Tout texte proposé doit encore être examiné et finalisé par les institutions iraniennes compétentes. D’ici là, toutes les autres informations et spéculations sont sans fondement, a indiqué Tasnim.

Ce repli diplomatique fait suite à un revirement soudain du président américain. Quelques heures après avoir menacé de frapper l’Iran « très fort ce soir » et de s’emparer de son île stratégique Kharg, Trump a brusquement annulé les bombardements prévus.

« Compte tenu du fait que les discussions avec la République islamique d’Iran ont été portées au plus haut niveau du leadership iranien et ont été approuvées, j’ai, en tant que président des États-Unis d’Amérique, annulé les frappes et les bombardements prévus ce soir contre l’Iran », a prétendu Trump sur les réseaux sociaux.

Il a prétendu que les « points finaux » avaient été approuvés par toutes les parties concernées, tout en soulignant que le blocus naval illégal imposé par les États-Unis aux ports iraniens resterait en vigueur.

Les responsables iraniens ont rapidement rejeté l’idée de reddition, soulignant que Téhéran fixerait les conditions de toute résolution.

Mohammad Mokhber, conseiller du Leader de la Révolution islamique, a déclaré à CNN que la « guerre continuera » jusqu’à ce que Washington « respecte » les intérêts de Téhéran.

« S’ils respectent les intérêts de l’Iran et agissent en conséquence, la guerre prendra fin ; sinon, elle continuera », a déclaré Mokhber.

Il a averti que Trump se « trompe » s’il croit pouvoir continuer à « tester » les capacités militaires de l’Iran, soulignant que Téhéran « ne reculera pas » et « ne fera pas marche arrière ».

Baghaï a fait écho à cette détermination, affirmant que l’Iran a prouvé qu’il ne se soumettrait jamais aux exigences de l’autre partie.

« L’Iran a prouvé dans les faits que ses lignes rouges sont les intérêts et le bien-être de la nation iranienne, et il n’y aura absolument aucun compromis à cet égard », a souligné Baghaï.

Il a ajouté que si la République islamique d’Iran avait eu l’intention de reculer sous la pression, elle l’aurait fait il y a un an et demi.

Le processus diplomatique continue d’être perturbé par des actes d’agression militaire américains répétés. Tant les États-Unis que le régime israélien ont violé à plusieurs reprises le cessez-le-feu décrété en avril.

Lors d’attaques menées mercredi, les forces américaines ont ciblé les infrastructures du sud de l’Iran et ont frappé deux réservoirs d’eau dans la localité de Sirik, perturbant l’approvisionnement en eau potable de plus de 20 000 habitants de la province du Hormozgan, dans le sud de l’Iran.

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