Le président américain, Donald Trump, a signé un décret menaçant d'imposer des droits de douane supplémentaires aux pays qui continuent de commercer avec l'Iran, peu après des discussions indirectes entre des représentants iraniens et américains à Mascate sur le programme nucléaire pacifique iranien et l'allègement des sanctions.
Le décret, signé vendredi 6 février, stipule que les États-Unis peuvent imposer des droits de douane sur les marchandises importées de tout pays qui « achète, importe ou acquiert, directement ou indirectement, des biens ou des services en provenance d'Iran ». Bien que le décret ne précise pas de taux fixe, il mentionne l'exemple d'un taux de 25 %.
Trump n'a pas commenté directement le décret. S'adressant aux journalistes à bord d'Air Force One, il a réaffirmé sa position sur l'Iran, déclarant qu'il ne devrait y avoir « aucune arme nucléaire ».
Les autorités iraniennes n'ont pas réagi immédiatement. Elles ont systématiquement rejeté les accusations de Washington et de ses alliés contre la République islamique concernant le développement d'armes non conventionnelles, invoquant un décret religieux interdisant ces armes, promulgué par le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.
La Maison-Blanche a déclaré que le décret s’inscrivait dans le cadre de ce qu'elle a qualifié d'« urgence nationale concernant l'Iran », ajoutant que le président pourrait le modifier en cas de changement de circonstances.
Reprenant une autre accusation contre l'Iran, elle a précisé que le président américain « tient l’Iran pour responsable de son soutien au terrorisme ». Téhéran a systématiquement rejeté cette allégation, soulignant son soutien indéfectible à la lutte contre le terrorisme dans toute la région de l’Asie de l’Ouest.