Ce n’est pas la guerre que cherche le Hezbollah libanais, a souligné le secrétaire général du Hezbollah, le Cheikh Naïm Qassem, indiquant toutefois que le mouvement de résistance n’était pas prêt à se rendre.
Lundi 16 février, lors d’une cérémonie commémorative en hommage aux martyrs Seyyed Abbas al-Moussavi, Cheikh Ragheb Harb et Imad Moughniyah, Naïm Qassem a pris la parole pour dénoncer les agissements du régime occupant sioniste.
En violation flagrante de la souveraineté nationale du Liban, le régime sioniste a procédé à l’assassinat, à l’enlèvement des citoyens et à la destruction des infrastructures et des ressources naturelles, a-t-il déploré avant de qualifier ces crimes d’« exemple clair de génocide et d’anéantissement des vies humaines ».
En ce qui concerne les manquements répétés d’Israël à ses engagements, le leader du Hezbollah a expliqué que « même si le régime israélien accepte un accord, celui-ci restera lettre morte ». « L’entité sioniste ne s’y conformera jamais. Les preuves sont devant nous, d’Oslo à Madrid », a-t-il poursuivi.
Faisant référence à l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah conclu en 2024 pour mettre fin aux agressions, obtenir le retrait des forces du régime d’occupation et procéder à un échange de prisonniers, le Cheikh Naïm Qassem a affirmé que cet accord avait été intégralement appliqué par le gouvernement libanais, tandis que le régime sioniste s’est soustrait à ses obligations.
Dans un autre volet de son discours, il a critiqué l’insistance du gouvernement libanais sur le désarmement du Hezbollah, qualifiant cette approche de « grave erreur » qui servait en pratique les objectifs de l’agression israélienne. Il a ensuite appelé le gouvernement du Liban à privilégier « la libération, la préservation de la patrie, l’unité nationale et le renforcement de la coopération interne ».