Le Leader de la Révolution islamique a réagi aux menaces militaires répétées des États-Unis contre l’Iran, affirmant que les armes capables de faire couler les porte-avions américains seraient « plus dangereuses » que les navires de guerre eux-mêmes.
« Le président américain répète sans cesse que son armée est la plus puissante du monde. Or, même l’armée la plus puissante du monde peut parfois être frappée si violemment qu’elle ne peut se relever », a martelé l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei mardi, s’adressant à des milliers de personnes dans la province d’Azerbaïdjan de l’Est.
Le leader de la Révolution islamique a déclaré : « Ils ne cessent de dire : “Nous avons envoyé un porte-avions vers l’Iran.” Certes, un porte-avions est une arme puissante, mais l’arme capable de faire couler un porte-avions est plus puissante que le navire de guerre lui-même. »
L’Ayatollah Khamenei a ajouté : « Les propos du président américain selon lesquels Washington n’a pas réussi à éliminer la République islamique d’Iran pendant ces 47 dernières années constituent un aveu significatif. Pendant 47 ans, les États-Unis ont échoué à anéantir la République islamique et je vous le dis : vous ne serez pas capable de le faire à l’avenir non plus. »
Cet avertissement intervient alors que le président américain Donald Trump a déployé des forces militaires dans la région, menaçant de lancer des attaques contre l’Iran.
Des responsables américains ont déclaré le 12 février que le Pentagone envoyait un autre porte-avions dans la région, déployant ainsi des milliers de soldats, des avions de chasse et des destroyers lance-missiles dans la région.
« Au cas où nous ne parviendrions pas à un accord, nous en aurons besoin », a déclaré Trump vendredi, en faisant référence au porte-avions USS Gerald R. Ford.
Ce renforcement militaire intervient alors que l’Iran et les États-Unis mènent des pourparlers indirects sur la question nucléaire, plusieurs mois après l’agression américano-israélienne sur le sol iranien et les attaques contre des installations nucléaires pacifiques.
Selon des observateurs, Trump brandit la menace militaire pour obtenir des concessions de Téhéran. Cependant, les autorités iraniennes ont souligné que Téhéran est prêt à la fois à la voie diplomatique et à la guerre, en soulignant que toute attaque contre l’Iran déclencherait un conflit régional.
Dimanche, le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général de division Abdolrahim Moussavi, a mis en garde Trump au sujet de sa rhétorique belliqueuse.
« Trump devrait savoir qu’il s’engage dans une confrontation qui lui donnera de dures leçons et dont le résultat sera qu’il ne menacera plus le monde », a-t-il déclaré.
« Il serait insensé de prédéterminer l’issue des négociations. »
Dans une autre partie de son discours, l’Ayatollah Khamenei a évoqué les pourparlers indirects en cours entre Téhéran et Washington.
« Ces propos du président américain – tantôt proférant des menaces, tantôt prétendant qu’il faut faire ceci ou ne pas faire cela – montrent qu’il cherche à dominer la nation iranienne », a-t-il déclaré.
Le Leader de la Révolution islamique a déclaré : « Les Américains disent : “Négocions sur votre énergie nucléaire”, et le résultat selon eux serait la privation totale de l’Iran de l’énergie nucléaire. Ainsi, ils veulent déterminer l’issue des négociations avant même le début des pourparlers, mais c’est une erreur folle. »
L’Ayatollah Khamenei a ajouté : « C’est précisément l’approche insensée adoptée par les anciens présidents des États-Unis, des sénateurs, le président actuel et d’autres personnes. »
Le Leader de la Révolution islamique a déclaré : « Le peuple iranien connaît bien les enseignements de l’islam et du chiisme » et il a cité l’imam Hussein (que la paix soit sur lui) : « Un homme comme moi ne prêtera jamais allégeance à quelqu’un comme l’Omeyyade, Yazid. »
L’Ayatollah Khamenei a souligné : « En réalité, la nation iranienne dit la même chose : un peuple qui a cette riche culture, cette histoire et ces valeurs, ne prêtera jamais allégeance à des personnes corrompues comme celles qui sont actuellement au pouvoir aux États-Unis. »
Dans une autre partie de son discours, l’Ayatollah Khamenei a déclaré que la nation iranienne était en deuil après les récentes émeutes soutenues par l’étranger, qui ont fait des milliers de morts. « Nous pleurons le sang qui a été versé », a-t-il ajouté.
Le Leader de la révolution islamique a divisé les victimes en trois catégories : des gents des forces de l’ordre et le personnel de la santé (policiers, membres du Bassidj, gardiens de la Révolution et autres) qui comptent parmi « les plus grands martyrs ».
Ensuite, des passants tués lors des troubles qui, selon le leader, comptent eux aussi parmi les martyrs.
Et enfin, ceux qui, selon le Leader, avaient été induits en erreur et avaient été entraînés dans les émeutes. Il les a qualifiés de « nos propres enfants ». Le Leader a souligné que les autorités officielles avaient reconnu ces victimes comme martyrs.
Hormis les fauteurs de troubles soutenus par des ennemis étrangers, l’Ayatollah Khamenei a déclaré que tous les autres mériteraient donc des prières et du pardon.
Les 8 et 9 janvier, des émeutiers armés et des terroristes soutenus par l’étranger ont détourné des manifestations pacifiques et sporadiques liées à des griefs économiques.
Les violences, ouvertement encouragées par les États-Unis et le régime israélien, ont entraîné d’importants dégâts aux biens publics et privés, avec une destruction généralisée de commerces, d’institutions gouvernementales, d’infrastructures de services publics et la mort des centaines de civils et de membres des forces de l’ordre.
Les autorités iraniennes ont confirmé l’implication directe des agences d’espionnage américaines et israéliennes dans les troubles, qui ont fourni financement, formation et soutien médiatique aux émeutiers et aux terroristes armés.
Les statistiques officielles font état de 3 117 morts lors des émeutes, dont 2 427 civils et membres des forces de l’ordre tués par des terroristes.