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Téhéran dénonce une résolution politisée de l’AIEA et réaffirme ses droits inaliénables

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Téhéran dénonce une résolution politisée de l’AIEA et réaffirme ses droits inaliénables

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 10 juin, la mission permanente de la République islamique d’Iran auprès des organisations internationales à Vienne a assuré que Téhéran se réservera le droit inaliénable de répondre à une résolution biaisée adoptée par le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), composé de 35 États membres.

Présentée par les États-Unis, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, la résolution a été adoptée par 21 voix pour, trois contre (la Chine, la Russie et le Niger) et dix abstentions. Le Venezuela n’a pas été autorisé à participer au vote.

« Aujourd’hui, le Conseil des gouverneurs a adopté, par un vote fragile, une nouvelle résolution politique concernant les activités nucléaires pacifiques de l’Iran, dépourvue du professionnalisme attendu d’un organisme technique », a indiqué la mission iranienne dans un communiqué.

La mission s’est interrogée sur la crédibilité de l’AIEA lorsqu’elle est « instrumentalisée par des bellicistes » et se révèle incapable d’exprimer la moindre préoccupation face aux frappes militaires illégales contre des installations nucléaires pacifiques d’un État membre, placées sous garantie.

D’après ce texte, la résolution soutient de manière hypocrite une solution diplomatique alors même que les États-Unis poursuivent simultanément des actes d’agression contre les infrastructures civiles iraniennes et encouragent l’escalade dans d’autres instances internationales.

« Une solution diplomatique exige un minimum de bonne foi », peut-on lire dans ce communiqué.

En réaction à cette résolution, l’Iran, la Chine et la Russie ont publié un communiqué conjoint, dans lequel ils ont affirmé que les questions relatives à la mise en œuvre de l’accord de garanties de l’Iran ne sont pas liées aux circonstances actuelles, dans la mesure où les dispositions de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies ont expiré le 18 octobre 2025.

Les trois pays ont condamné les attaques répétées visant les installations nucléaires iraniennes placées sous garantie ainsi que les menaces de poursuite des offensives militaires, avertissant que de telles mesures affaiblissent le régime de non-prolifération et ont créé une situation sans précédent dans l’histoire de l’AIEA.

Ils ont qualifié le projet de résolution de politique, contre-productif et inapproprié au regard de la sensibilité de la situation actuelle, estimant que son adoption peut affaiblir la coopération entre l’Iran et l’AIEA et compromettre les efforts diplomatiques en cours.

Cette résolution intervient après deux guerres d’agression non provoquées menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, en juin 2025 puis en février 2026, qui ont directement visé des sites nucléaires placés sous la surveillance de l’AIEA, notamment Natanz, Fordow, Ispahan et le réacteur à eau lourde d’Arak.

L’Iran a, à plusieurs reprises, condamné le « silence dangereux et délibéré » de l’AIEA face à ces attaques.

L’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) a souligné que les exigences de l’Agence dépassent fréquemment les obligations juridiques de l’Iran au titre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), ajoutant que le « manque d’accès » actuellement évoqué par le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, découle directement des dommages causés par les frappes américano-israéliennes, que l’Agence n’a jamais condamnées.

« On ne peut ignorer l’origine de la perturbation puis utiliser les conséquences de cette même perturbation à charge contre l’Iran », a déclaré samedi Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales.

L’Iran a réaffirmé son attachement au TNP ainsi que son droit inaliénable au développement de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, tout en soulignant que toute solution durable exige l’arrêt immédiat de toutes les attaques, la levée des menaces et le respect des droits légitimes des États membres.

 
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