Les opérations de déblaiement à grande échelle menées dans les zones de la bande de Gaza placées sous contrôle militaire israélien risquent de faire disparaître des éléments susceptibles de constituer des preuves de crimes d’atrocité et de compliquer la récupération des dépouilles humaines, a averti la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese.
Dans un communiqué publié ce lundi 7 septembre, Mme Albanese a déclaré que « les opérations en cours visant à enlever, broyer et déplacer les décombres à Gaza ne doivent pas détruire les preuves de crimes internationaux ni empêcher la récupération et l’identification des dépouilles humaines dans l’enclave assiégée ».
Elle a souligné que les décombres accumulés à Gaza renfermaient non seulement des restes humains, mais également des éléments matériels susceptibles de revêtir une importance dans le cadre d’enquêtes sur des crimes internationaux, notamment le génocide.
Mme Albanese, citant les autorités palestiniennes, a affirmé que plus de 10 000 personnes seraient encore ensevelies sous les décombres, alors que « près de 70% de Gaza est soumis à des restrictions d’accès et à différents degrés de contrôle militaire israélien ».