La République islamique d’Iran a rejeté les demandes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) concernant la reprise des inspections de routine, affirmant qu’attendre une mise en œuvre normale des garanties dans un contexte d’agression continue est « irrationnel » et « matériellement irréalisable ».
Dans un communiqué détaillé transmis mercredi aux États membres de l’AIEA, le représentant permanent de l’Iran auprès des Nations Unies et des organisations internationales à Genève a rejeté les récentes demandes de son directeur général, Rafael Grossi, en faveur d’un nouvel accès aux sites nucléaires iraniens, estimant que l’AIEA fait abstraction de la réalité d’une zone de guerre active.
« Il est irrationnel que l’Agence s’attende à pouvoir mettre en œuvre normalement les garanties alors qu’elle connaît la situation désastreuse créée par les menaces et les agressions continues contre l’Iran », lit-on dans le document, dans lequel il est rappelé que l’AIEA elle-même a reconnu la dangerosité de la situation, puisqu’elle a retiré tous ses inspecteurs d’Iran à la fin du mois de juin 2025 pour des « raisons de sécurité ».
En outre, le document relève que l’Agence a divulgué inutilement des « informations hautement confidentielles concernant la nature et la localisation des stocks nucléaires iraniens », sans avoir obtenu au préalable l’autorisation de Téhéran. De telles divulgations, a-t-il poursuivi, exposent les installations à de graves risques, d’autant plus que « les ennemis irréductibles de l’Iran recherchent avidement » de telles cibles.