L’Iran ne devrait pas être tenu responsable des répercussions économiques mondiales des restrictions qu’il a imposées au transit via le détroit d’Ormuz, estime Ali Bahreini, qui dirige la Mission permanente de la République islamique d’Iran auprès de l’Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève.
Il s’est prononcé lundi lors de la réunion du segment de haut niveau de la 68e session de la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement), en Suisse.
Le diplomate iranien a déclaré que la situation actuelle est une conséquence directe de l’agression américano-israélienne et du blocus naval.
Les conséquences sur le développement mondial découlant de la crise dans le détroit d’Ormuz ne peuvent être dissociées de ses causes sous-jacentes, a-t-il indiqué.
Les coûts du recours illégal aux mesures coercitives [par les États-Unis] ne se limitent pas au pays visé, et ses effets peuvent se propager à d’autres pays, notamment aux pays en développement, par le biais des marchés, des chaînes d’approvisionnement, de l’énergie et du commerce, a-t-il fait savoir.