L’Iran a félicité le peuple et le gouvernement irakiens pour le retrait des forces d’occupation américaines et d’autres troupes étrangères de ce pays, après plus de deux décennies de présence militaire désastreuse.
Dans un communiqué publié samedi 3 octobre, le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié le retrait américain d’étape cruciale pour la consolidation de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance de l’Irak.
Il a rappelé que les 23 années de présence militaire américaine et alliée en Irak avaient débuté avec l’invasion du pays par Washington, le 20 mars 2003, lancée sous le prétexte de l’élimination d’« armes de destruction massive ».
Il réaffirme que la présence militaire des États-Unis et de leurs alliés dans la région n’a engendré que violence, insécurité, division et terrorisme.
Le communiqué a souligné les conséquences irréparables de cette occupation pour l’Irak et la région dans son ensemble, notamment la mort de plus d’un million d’Irakiens, dont des dizaines de milliers de femmes et d’enfants, ainsi que des dommages matériels se chiffrant à plusieurs centaines de milliards de dollars pour les infrastructures civiles, sécuritaires et gouvernementales du pays. Il a également évoqué la destruction de l’environnement et des crimes de guerre, notamment la torture d’hommes et de femmes irakiens dans la prison d’Abou Ghraib.
Il a également affirmé que l’occupation avait ouvert la voie au terrorisme takfiriste et favorisé la montée en puissance de Daech en Irak et dans les pays voisins.
Le ministère a ensuite rendu hommage à la résistance du peuple irakien face à l’occupation et au terrorisme , soulignant que la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Irak doivent être pleinement respectées.
En commémorant les centaines de milliers de martyrs tombés en résistant à l’occupation et au terrorisme — en particulier Abou Mahdi al-Muhandis et le général de corps d'armée Qassem Soleimani —, le ministère iranien des Affaires étrangères a insisté sur la nécessité de tenir le gouvernement américain pour responsable et de le poursuivre en justice pour les crimes commis et les pertes infligées au peuple irakien ainsi qu’aux autres populations de la région, tout au long de l’occupation.