Magnifique Invocation spirituelle et riche du jour d'Arafah, de Imam Hussein(p)

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Magnifique Invocation spirituelle et riche du jour d'Arafah, de Imam Hussein(p)

-Et parmi les invocations connues pour ce jour, celle du Maître des martyrs, l’imam al-Hussein ibn Ali(p), Le Petit Fils du Prophète(sawas), rapportée par Bishr et Bashîr, fils de Ghâleb al-Asadî qui dirent : Nous étions avec al-Hussein fils de ‘Alî(p), l’après-midi de ‘Arafat (le 9ème jour). Il(p) sortit de sa tente, humble, soumis et se mit à marcher lentement à petits pas. Il s’arrêta avec un groupe de gens de sa maison, ses fils et ses affranchis, sur le côté gauche de la montagne, face à la Maison [de Dieu]. Il(p) leva les bras devant son visage comme un miséreux qui demande à manger et dit :

Al-hamduli-llâhial-ladhî laysali-qadâ’ihidâfi‘unn, wa lâ

li-‘atâ’ihi mâni‘unn, wa lâ kasun'ihi sun‘u sâni'inn,

Louange à Dieu qui n’a pas d’objecteur à Son Décret, ni d'opposant à Son Don, et aucune d’oeuvre d’un artisan

n’est semblable à la Sienne,

wahuwa-l-jawâdu-l-wâsi'u, fatara ajnâsa-l-badâ’ i‘ i, wa atqana bi-

hikmatihi as-sanâ’i‘i.

Il est Le Généreux Donateur, Il a créé les espèces de créations originales et a fabriqué à la perfection Ses

créatures par Sa Sagesse

Lâ takhfâ ‘alayhi at-talâ’i‘u wa lâ tadî‘u ‘indahu al-wadâ’i‘u.

Les avant-gardes ne lui sont pas cachées ni les dépôts ne sont perdus chez Lui.

Jâzî kulli sâni'inn, wa râ’ishu kulli qâni‘inn, wa râhimu kulli

dâri'inn, wa munzilu-l-manâfi‘i, wa-l-kitâbi-l-jâmi‘i bi-n-nûri-s-sâti‘i Il récompense tout artisan, enrichit quiconque se contente de peu, fait miséricorde à quiconque L’implore, fait descendre tout ce qui est bénéfique et le Livre rassemblant [tout], par la lumière éclatante

Wa huwa li-d-da‘awâti sâmi-‘unn, wa li-l-kurubâti dâfi'unn, wa lid-darajâti râfi'unn, wa li-l-jâbâbirati qâmi‘unn

Il est Celui qui entend les invocations, qui dissipe les peines, qui élève les degrés, qui réprime les oppresseurs

Fa-lâ ilâha ghayruhu, wa lâ shay’a ya'diluhu, wa laysa ka-mithlihi shay’unn, wa huwa as-samî‘u, al-basîru, al-latîfu, al-khabîru, wa huwa ‘alâ kulli shay’inn qadîrunn

Point de Dieu autre que Lui, rien ne L’égale, rien ne Lui ressemble et Il est Celui qui entend tout, qui voit tout, le Bienveillant, le Bien-Informé et Il est Puissant sur toute chose

Allahumma, innî arghabu ilayka, wa ashhadu bi-r-rubûbiyyati laka, muqirrann bi-annaka rabbî wa anna ilayka maraddî.

Mon Dieu, j’aspire à Toi et j’atteste que la Souveraineté est à Toi, persuadé que Tu es mon Seigneur et que vers Toi est mon retour.

Abtada’tanî bi-ni‘matika qabla an akûna shay’ann madhkûrann, wa khalaqtanî mina-t-turâbi

Tu m’as commencé par Ta Bienfaisance avant que je ne sois quelque chose dont on fasse mention, Tu m’as créé de

la terre,

thumma askantanî al-aslâba, âminann li-raybi-l-manûni waikhtilâfï-d-duhûri wa-s-sinîna.

ensuite Tu m’as logé dans les lombes, à l’abri des vicissitudes du temps et de la variation des époques et des années

Fa-lam azal zhâ'inann min sulbinn ilâ rahiminn fî taqâduminn mina-l-ayyâmi-l-mâdiyati wa-l-qurûni-l-khâliyati,

Je suis resté me déplaçant des lombes à l’utérus, au fil des jours passés et des siècles écoulés [de génération en génération],

lam tukhrijnî, li-ra’fatika bî, wa lutfika lî, wa ihsânika ilayya, fî dawlati a’immati-l-kufri-l-ladhîna naqadû ‘ahdaka, wa kadhdhabû rusulaka

Tu ne m’as pas fait sortir, par Compassion envers moi, par Bonté pour moi et par Bienfaisance à mon égard, dans l’Etat des chefs des mécréants qui ont violé Ton Pacte, qui ont traité de menteurs Tes Messagers

lakinnaka akhrajtanî li-l-ladhî sabaqa lî mina-l-hudâ, al-ladhî

lahu yassartanî, wa fîhi ansha’tanî

mais Tu m’as fait sortir pour la voie juste qui m’a précédé, que Tu m’as facilitée et dans laquelle Tu m’as fait croître

wa min qablî dhâlika, ra’ufta bî,bi-jamîli sun'ika, wa sawâbighi

ni'amika

Et avant cela, Tu as été Bienveillant envers moi [en m’octroyant] une belle fabrication et de nombreux bienfaits.

Fa-abtada‘ta khalqî min maniy-yinn yumnâ, wa askantanî fi zhulumâtinn thalâthinn, bayna lahminn wa daminn wa jildinn,

Tu as commencé ma création à partir d’un spermatozoïde, puis Tu m’as logé dans trois ténèbres entre la chair, le sang et la peau.

lam tush’hidnî khalqî, wa lam taj‘al ilayya shay’ann min amrî,

Tu ne m’as pas pris à témoin de ma création et Tu n’as

rien laissé me concernant en mon [pouvoir],

thumma akhrajtanî li-l-ladhî sabaqa lî mina-l-hudâ, ilâ ad-dunyâ,

tâmmann, sawiyyann

Ensuite, Tu m'as fait sortir pour la voie juste qui m’a précédé, dans ce monde-ci, étant complet et sain,

wa hafizhtanî fî-l-mahdi tiflann sabiyyann, wa razaqtanî mina-lghidhâ’i labanann mariyyann, wa ‘atafta ‘alayya qulûba-l-hawâdini, wa kaffaltanî al-ummahâti-r-rahâ'ima,

Tu m’as protégé alors que j’étais un petit garçon, Tu m'as nourri de lait délicieux, Tu as attendri le coeur des nourrices sur moi, Tu m’as confié aux mères utérines,

Wa kala’tanî min tawâriqi-l-jânni wa sallamtanî mina-z-ziyâdati wa-n-nuqsâni.

Tu m’as protégé des malheurs des djinns et Tu m’as

préservé des excés et de la privation

Fa-ta’âlayta, yâ rahîmu, yâ rahmanu

Alors que Tu sois Exalté, ô Très-Miséricordieux, ô ToutMiséricordieux !

Hattâ idhâ-stahlaltu nâtiqann bi-l-kalâmi, atmamta ‘alayya sawâbigha-l-in‘âmi

Jusqu’au jour où lorsque j’ai commencé à parler, Tu as complété Tes Bienfaits répandus sur moi.

wa rabbaytanî âyidann (zâi’-dann) fî kulli ‘âminn, hattâ idhâ ak-

tamalat fitratî, wa a'tadalat mirratî,

Tu m’as élevé en force (en croissance) chaque année jusqu’au jour où ma nature originelle (ma fitrat) fût

achevée et ma sagacité arrivée à maturité,

awjabta‘alayyahujjataka, bi-an alhamtanîma'rifataka, wa

rawwa'tanî bi-‘ajâ’ibi hikmatika,

Tü m'as imposé Ton Argument en m’inspirant Ta Connaissance, Tu as suscité en mon coeur l’admiration pour les merveilles de Ta Sagesse,

wa ayqazhtanî limâ dhara’ta fî samâ’ika wa ardika min badâ’i‘i khalqika, wa nabbahtanî li-shukrika wa dhikrika,

Tu m’as éveillé à ce que Tu as créé en belles créatures dans Ton ciel et Ta terre et Tu m’as avisé de Te remercier et de T’évoquer,

wa awjabta ‘alayya tâ'ataka wa ‘ibâdataka, wa fahhamtanî mà jâ’at bihi rusuluka, wa yassarta lî taqabbula mardâtika, wa mananta

‘alayya fî jamî‘i dhâlika bi-‘awnika wa lutfika.

Tu m’as imposé de T’obéir et de T’adorer, Tu m’as fait comprendre ce que Tes Messagers ont amené avec eux, Tu m’as facilité l’obtention de Ta Satisfaction, Tu m’as comblé de tout cela par Ton Aide et Ta Bonté.

Thumma idh khalaqtanî min khayri-th-tharâ, lam tarda lî, yâ

ilâhî, ni'matann dûna ukhrâ,

Ensuite, alors que Tu m’as créé de la meilleure argile. Tu n’as pas accepté pour moi un bienfait sans un autre,

wa razaqtanî min anwâ‘i-l-ma'âshi, wa sunûfi-r-riyâshi, bimannika-l-‘azhîmi al-a‘zhami ‘alayya, wa ihsânika-l-qadîmi ilayya,

Tu m’as prodigué différentes sortes [de moyens] de subsistance et de richesses par Ta Grâce immense et incommensurable pour moi ainsi que par Ta Bienfaisance éternelle à mon égard,

hattâ idhâ atmamta ‘alayya jamî‘a-n-ni‘ami, wa sarafla ‘annî

kulla-n-niqami,

au point que, tout en ayant achevé [de m’octroyer] l’ensemble des Bienfaits et écarté de moi tout

mécontentement,

lam yamna'ka jahlî wa jur'atî ‘alayka an dalaltanî ilâ mâ yuqarribunî ilayka, wa waffaqtanî limâ yuzlifunî ladayka.

mon ignorance ainsi que mon audace à Ton égard ne T’ont pas empêché de me signaler ce qui me rapprocherait de Toi ni de me faire parvenir ce qui me rendrait proche de

Toi.

Fa-in da'awtuka ajabtanî, wa in sa’altuka a'taytanî, wa in ata'tuka shakartanî,

Car si je T’appelle Tu me réponds, si je Te demande Tu

me donnes, si je T’obéis Tu me remercies,

wa in shakartuka zidtanî, kullu dhâlika ikmâlann li-an‘umika

‘alayya wa ihsânika ilayya.

si je Te remercie Tu m'augmentes, tout cela, venant compléter Tes Bienfaits sur moi et Tes Bontés à mon égard.

Fa-subhânaka, subhânaka min mubdî’inn, mu'îdinn, hamîdinn, majîdinn, wa taqaddasat asmâ-’uka wa ‘azhumat âlâ’uka.

Alors, Gloire à Toi, Gloire à Toi, ô Celui qui innove et qui recommence, ô le Très Loué, le Majestueux, Tes Noms sont sanctifiés et Ta Grâce est devenue grandiose.

Fa-ayyu ni'amika, yâ ilâhî, uhsî ‘adadann wa dhikrann, am ayyu ‘atâyâka aqûmu bihâ shukrann.

Aussi, ô mon Dieu, lequel de Tes Bienfaits dénombrer ou évoquer ou pour lequel de Tes Dons Te remercier,

wa hiya, yâ rabbi aktharu min an yuhsîhâ al-‘addûna aw yablugha ‘ilmann bihâ al-hâfizhûna.

alors qu’ils sont, ô Seigneur, plus nombreux que ce qu'énumèrent ceux qui dénombrent, ou ce que connaissent ceux qui retiennent par cœur ?!

Thumma mâ sarafta wa dara'ta‘annî, Allâhumma, mina-d-durri wa-d-darrâ’i aktharu mimmâ zhahara lî mina-l-‘âfiyati wa-s- sarrâ’i.

Et les maux et les calamités que Tu as écartés et repoussés de moi sont plus nombreux que la santé et le bienêtre qui me sont apparus !

Wa anâ ash’hadu, yâ ilâhî, bi-haqîqati îmânî wa ‘aqdi ‘azamâti

yaqînî,

Et moi, j’atteste, ô mon Dieu, au nom de l’authenticité de ma foi, des nouages des déterminations de la certitude, wa khâlisi sarîhi tawhîdî, wa bâtini maknûni damîrî,

de la pureté et de la clarté de mon unicité, de la profondeur cachée de ma conscience,

wa ‘alâ’iqi majârî nûri basarî, wa asârîri safhati jabînî,

des connexions des conduits de la lumière de ma vue, des traits de la face de mon front.

wa khurqi masâribinafsî, wa khadhârîfimârini‘imînî, wa

masâribi simâkhi sam‘î,

des ouvertures perçantes de mon âme, des ailes tendres de l’arête du nez, des canaux du tympan de mes oreilles,

wa mâ dummat wa atbaqat ‘alayhi shafatâya, wa harakâti lafzhi

lisânî, wa maghrazi hanaki famî wa fakkî, wa manâbiti adrâsî,

de ce sur quoi mes deux lèvres ont été rassemblées et appliquées, des mouvements de prononciation de ma langue, de la base du palais de ma bouche et de mes

mâchoires, de la plantation de mes molaires,

wa masâghi mat'amî, wa mashrabî wa himâlati ummi ra’sî, wa

bulûghi habâ’ili fâri‘i ‘unuqî,

du canal par lequel je mange et je bois, de ce qui porte la mère de ma tête [l'encéphale ou le tronc cervical], de l’accès des veines le long de ma nuque,

wamâ-shtamala ‘alayhi nâmûru sadri, wa hamâ’ili habli watînî, wa niyâti hijâbi qalbî, wa aflâdhi hawâshî kabidî,

de ce que comprend l’enveloppe de ma poitrine, de ce qui porte mon artère aortique, de ce qui sert à suspendre le voile de mon coeur, des morceaux des bords de mon foie,

wa mâ hawat’hu sharâsîfu adlâ‘î, wa hiqâqu mafâsilî, wa qabdu

‘awâmilî, wa atrâfu anâmilî,

de ce autour de quoi plane l’épigastre de mes côtes, des cavités arrondies de mes articulations, de ce qui rassemble mes deux jambes, de l’extrémité de mes phalanges,

wa lahmî, wa damî, wa sha‘rî, wa basharî, wa ‘asabî, wa qasabî, wa

‘izhâmî, wa mukhkhî, wa ‘urûqî, wa jamî‘u jawârihî,

de ma chair et de mon sang, de mes cheveux, de ma peau, de mes nerfs, de ma charpente osseuse, de mes os, de mon cerveau, de mes veines, de l'ensemble de mes membres,

wa mâ antasaja ‘alâ dhâlika ayyâma ridâ‘î, wa mâ aqallati-l-ardu minnî,

de ce qui a poussé pendant les jours où j’ai été allaité, de ce que la terre a porté de moi, wa nawmî, wa yaqazhatî, wa sukûnî, wa harakâti rukû'î wa sujûdî,

de mon sommeil et de mon éveil, de mon calme et des

mouvements de mon inclination et de ma prosternation,

an law hâwaltu wa ajtahadtu, madâ-l-a‘sâri wa-l-ahqâbi, law ‘um-

mirtuhâ, an u’addiya shukra wâhidatinn min an‘umika,

[j’atteste] que si j’essayais, si je m’efforçais de réaliser un remerciement pour l’un de Tes Bienfaits, durant les ères et les époques, même en les ayant vécues,

mâ-stata‘tu dhâlika, illâ bi-mannika al-mûjabi ‘alayya bihi shuk-

ruka, abadann, jadîdann, wa thanâ’ann târifann, ‘atîdann ajal.

je ne le pourrais que par Don de Ta Part, ce qui m’obligerait à Te remercier à nouveau, [d’un remerciement] perpétuellement renouvelé, élogieux, imminent.

Wa law harastu anâ wa-l-‘âddûna min anâmika, an tuhsiya madâ in'âmika sâlifihi wa ânifihi, mâ hasarnâhu ‘adadann, wa lâ ahsaynâhu amadann.

Et si je désirais, moi avec Tes créatures qui comptent, évaluer la quantité de Tes Bienfaits précédents et antérieurs, je n’en ferais pas le tour ni en nombre ni en durée.

Hayhâta annâ dhâlika, wa anta-l-mukhbiru fî kitâbika-n-nâtiqi, wa-n-naba’i as-sâdiqi :

Hélàs ! Comment n'en serait- il pas ainsi quand. Toi, Tu nous as informés, dans Ton Livre parlant et la Nouvelle sincère, que :

wa in ta'uddû ni‘mata-llâhi lâ tuhsûhâ, sadaqa kitâbuka, Allâhumma, wa inbâ’uka

.

{si vous vouliez compter les Bienfaits de Dieu, vous ne sauriez les dénombrer} (34/ XIV), Ton Livre dit la vérité, notre Dieu, ainsi que Tes nouvelles.

Wa ballaghat anbiyâ’uka wa rusuluka, mâ anzalta ‘alayhim min wahîka, wa shara'ta lahum wa bihim min dînika.

Tes Prophètes et Tes Messagers ont transmis ce que Tu as descendu sur eux de Ta Révélation et ce queTu as légi-

féré de Ta Religion pour eux et par eux,

ghayra annî, yâ ilahî, ash’hadu, bi-juhdî wa jiddî, wa mablaghi

tâqatî wa us‘î, wa aqûlu, mu’minann, mûqinann :

sauf que moi, ô mon Dieu, j’atteste de mon effort et de mon sérieux, de la limite de mes capacités et de ma force et je dis avec foi et certitude :

Al-hamdu li-llâhi al-ladhî lam yattakhidh waladann, fa-yakûna mawrûthann,

Louange à Dieu qui ne s’est pas donné de fils qui hérit-

erait de Lui,

wa lam yakun lahu sharîkunn fi mulkihi, fa-yudâddahu fimâ abtada‘a, wa lâ waliyyunn mina-dh-dhulli, fa-yurfidahu fimâ sana‘a.

qui n’a pas d’associé dans Sa Royauté qui s’opposerait à Lui dans ce qu’il a créé, ni de protecteur de l’humiliation. qui Le soutiendrait dans ce qu’il a fabriqué.

Fa-subhânahu, subhânahu law kâna fî-himâ ilâhatunn illâ-llâhu la-fasadatâ wa tafattaratâ.

Gloire à Lui, Gloire à Lui, {s’il y avait une divinité dans les deux [le ciel et la terre], autre que Dieu, ils seraient corrompus}(22/XXI) et se briseraient !

Subhâna-llâhi al-wâhidi, al-ahadi, as-samadi al-ladhî lam yalid wa lam yûlad wa lam yakun lahu kufûann ahadunn.

Gloire à Lui, l’Unique, l’Un, l’impénétrable, qui n’engendre pas et qui n’est pas engendré et rien n’est égal à Lui.

Al-hamdu li-llâhi, hamdann yu'âdilu hamda malâ'ikatihi-lmuqarrabîna wa anbiyâ’ihi-l-mursalîna,

Louange à Dieu, d’une louange qui égale la louange de Ses anges proches et de Ses Prophètes-Messagers,

wa sallâ-llâhu ‘alâ khiyaratihi Muhammadinn, khâtami-nnabiyyîna wa âlihi at-tayyibîna, at-tâhirîna, al-mukhlasîna, wa sallama.

que Dieu prie sur la meilleure [de Ses Créatures], Mohammed, le sceau des Prophètes et sur sa famille, les saints, les purs, les sincères et qu’il les protège !

Ensuite il se laissa entraîner par la question, puis se concentra sur l’invocation et dit, les larmes ruisselant de ses yeux:

Allâhumma,aj‘alnîakhshâka ka-anniarâka, wa as‘idnî bi-

taqwâka, wa lâ tushqinî bima'siyatika,

Mon Dieu, fais en sorte que je Te craigne comme si je Te voyais, rends-moi heureux par ma piété à Ton Egard, ne me

fais pas souffrir à cause de ma désobéissance à Toi,

wa khir lî fi qadâ’ika, wa bârik lî fi qadarika, hattâ là uhibba ta'jîla

mâ akhkharta, wa là ta’khîra mâ ‘ajjalta.

choisis-moi dans Ton Décret immuable, bénis-moi dans Ta Prédestination, au point que je n’aime pas l’anticipation de ce que Tu as retardé ni le report de ce que Tu as avancé !

Allâhumma, aj‘al ghinâya fi nafsî, wa-l-yaqîna fi qalbî, wa-l-

ikhlâsa fi ‘amalî, wa-n-nûra fi basarî, wa-l-basîrata fi dînî,

Mon Dieu, place ma richesse au niveau de mon âme, la certitude dans mon coeur, la sincérité dans mes actes, la lumière dans ma vision, la clairvoyance dans ma religion,

wa matti'nî bi-jawârihî, wa-j‘al sam‘î wa basarî al-wârithîna

minnî,

laisse-moi jouir de mes membres, fais en sorte que mon

ouïe et ma vue soient mes héritiers,

wa-nsurnî ‘alâ man zhalamanî, wa arinî fihi thârî wa ma’ribî, wa aqirra bi-dhâlika ‘aynî.

rends-moi victorieux contre ceux qui ont été injustes à mon encontre et montre-moi ma vengeance contre eux et mon dessein et que j’y trouve du plaisir.

Allâhumma, ikshif kurbatî, wa-stur‘awratî, wa-ghfir lî khatî’atî, wa-khsa’ shaytânî, wa fukka rihânî, wa-j‘al lî, yâ ilâhî, ad-darajatal-‘uliyâ fi-l-âkhirati wa-l-ûlâ.

Mon Dieu, dissipe mon chagrin, couvre mes parties intimes, pardonne-moi mes fautes, chasse mon démon, libère mes gages [paye mes dettes], donne-moi, ô mon Dieu, le degré élevé dans l’Au-delà et le Premier.

Allâhumma,lakaal-hamdu, kamâkhalaqtanî fa-ja‘altanî

samî'ann, basîrann,

Mon Dieu, à Toi la louange pour m’avoir créé et m’avoir

fait alors entendant et voyant,

Wa laka al-hamdu kamâ khalaqtanî, fa-ja‘altanî khalqann sawiyyann, rahmatann bî, wa qad kunta ‘an khalqî ghaniyyann.

et à Toi la louange pour m’avoir créé et m’avoir alors fait une créature parfaite, par Miséricorde pour moi alors que Tu n’avais pas besoin de ma création.

Rabbi, bimâ bara’tanî, fa-‘addalta fïtratî, rabbi, bimâ ansha’tanî, fa-ahsanta sûratî,

Seigneur, par le fait que Tu m’as créé et que Tu as alors parfait ma nature profonde, Seigneur, par le fait que Tu as commencé ma création et que Tu as alors perfectionné ma forme,

rabbi, bimâ ahsanta ilayya, wa fî nafsî ‘âfaytanî, rabbi, bimâ kala’tanî, wa waffaqtanî,

Seigneur, par le fait que Tu as été Bienfaisant envers moi et que Tu as donné la santé à mon âme, Seigneur, par

le fait que Tu m’as protégé et que Tu m’as fait réussir,

rabbi, bimâ an‘amta ‘alayya, fa-hadaytanî, rabbi, bimâ awlaytanî,

wa min kulli khayrinn a‘taytanî,

Seigneur, par le fait que Tu m’as comblé de bienfaits et que Tu m’as alors guidé, Seigneur, par le fait que Tu m’as

gratifié et que Tu m’as octroyé tout bien,

rabbi, bimâ at'amtanî wa saqaytanî, rabbi, bimâ aghnaytanî, wa aqnaytanî, rabbi, bimâ a'antanî, wa a'zaztanî.

Seigneur, par le fait que Tu m’as nourri et que Tu m’as donné à boire, Seigneur, par le fait que Tu m’as enrichi et que Tu m’as comblé. Seigneur, par le fait que Tu m’as aidé

et que Tu m’as chéri,

rabbi, bimâ albastanî min sitrika-s-sâfî, wa yassarta lî min

sun‘ika-l-kâfî,

Seigneur, par le fait que Tu m’as couvert de Ton Voile pur et que Tu m’as facilité [les choses] par Ta Fabrication

suffisante,

salli 'alâ Muhammadinn wa âli Muhammadinn, wa a‘innî ‘alâ

bawâ’iqi-d-duhûri wa surûfï-l- layâlî wa-l-ayyâmi,

prie sur Mohammed et sur la famille de Mohammed, et soutiensmoi contre les fléaux des époques et les infortunes des nuits et des jours,

wa najjinî min ahwâli-d-dunya wa kurubâti-l-âkhirati, wa ikfinî

sharra mâ ya‘malu-zh-zhâlimûna fî-l-a’rdi.

sauve-moi des affres de ce monde et des angoisses de l’Au-delà, préserve-moi du mal que font les oppresseurs sur terre.

Allâhumma, mâ akhâfu fa-ikfinî, wa mâ ahdharu fa-qinî, wa fî nafsî wa dînî fa-hrusnî, wa fî safari fa-ahfazhnî, wa fî ahlî wa mâlî faakhlufnî,

Mon Dieu, de ce dont j’ai peur, préserve-moi, et de ce dont je me méfie, protège- moi, sauvegarde-moi dans moimême et dans ma religion, protège-moi durant mon voy-

age, supplée à ma famille et à mes biens pour moi,

wa fîmâ razaqtanî fa-barik lî, wa fi nafsî fa-dhallilnî, wa fi a‘yuni-

n-nâsi fa-‘azhzhimnî,

comble-moi de Tes Bénédictions dans ce que Tu m’as donné, humilie-moi à mes yeux et grandis-moi aux yeux des gens,

wa min sharri-l-jinni wa-l-insi fa-sallimnî, wa bi-dhunûbî falâ

tafdahnî,

sauvegarde-moi du mal des djinns et des hommes, ne 

me confonds pas à cause de mes péchés,

wa bi-sarîratî falâ tukhzinî, wa bi-‘amalî falâ tabtalinî, wa ni‘amaka falâ taslubnî, wa ilâ ghayrika falâ takilnî.

ne m’humilie pas à cause de mon for intérieur, ne me mets pas à l’épreuve à cause de mes actes, ne me retire pas

Tes Bienfaits, ne me confie pas à un autre que Toi

Ilâhî, ilâ man takilunî, ilâ qarîbinn fa-yaqta‘unî, am ilâ ba‘îdinn fa-yatajahhamunî, am ilâ-l-mustad‘ifîna lî, wa anta rabbî wa malîku amrî.

Mon Dieu, à qui me confierais-Tu ? A un proche qui se coupera de moi ou à quelqu'un d’éloigné qui se mettra en colère contre moi, ou bien encore à ceux qui me méprisent, et Toi, Tu es mon Seigneur et le Maître de mon ordre ?

Ashkû ilayka ghurbatî, wa bu‘da dârî, wa hawânî ‘alâ man mallaktahu amrî.

Je me plains auprès de Toi de mon dépaysement et de l’éloignement de ma demeure, ainsi que de mon humiliation devant celui à qui Tu as transféré l’autorité de mon ordre.

Ilâhî, falâ tuhlil ‘alayya ghadabaka, fa-in lam takun ghadibta

‘alayya falâ ubâlî, Subhânaka, ghayra anna ‘âfiya-taka awsa‘u lî,

Mon Dieu, n’abats pas Ta Colère sur moi, car si Tu ne Te mets pas en colère contre moi, rien ne m’importe alors, Gloire à Dieu, excepté que Ton Salut/Santé est plus étendu pour moi,

fa-as’aluka, yâ rabbi, bi-nûri wajhika, al-ladhî ashraqat lahu alardu wa-s-samâwâtu, wa kushifat bihi azh-zhulumâtu, wa saluha bihi amru-l-awwalîna wa-l-âkhirîna,

aussi, je Te demande, ô Seigneur, par la lumière de Ta Face, par laquelle la terre et les cieux ont brillé, les ténèbres ont été dissipées, l’ordre des premiers et des derniers a été arrangé,

an lâ tumîtanî ‘alâ ghadabikawa lâ tunzil bî sakhataka.

de ne pas me faire mourir sous Ta Colère et de ne pas descendre Ton Courroux sur moi.

Laka al-‘utbâ, laka-l-‘utbâ hattâ tardâ, qabla dhâlika.

A Toi la concession, à Toi la concession jusqu’à ce que Tu sois Satisfait avant cela.

Lâ ilâha illâ anta, rabba-l-baladi-l-harâmi, wa-l-mash‘ari-lharâmi, wa-l-bayti-l-‘atîqi, al-ladhî ahlaltahu al-barakata, wa ja‘altahu li-n-nâsi amnann.

Point de divinité autre que Toi, Seigneur du pays d’alHarâm [la Mecque], des stations sacrées et de la maison al-‘Atîq [la Ka'bah], sur laquelle Tu as descendu la Bénédiction et que Tu as rendu sûre pour les gens.

Yâ man ‘afa ‘an ‘azhîmi-dh-dhunûbi bi-hilmihi, yâ man asbagha-

n-na‘mâ’a bi-fadlihi, yâ man a‘tâ-l-jazîla bi-karamihi,

Ô Celui qui a pardonné les péchés très graves par Sa

Mansuétude, ô Celui qui a comblé de bienfaits par Sa Faveur, ô Celui qui a donné l’abondance par Sa Générosité,

yâ ‘uddatî fî shiddatî, yâ sâhibî fi wahdatî, yâ ghiyâthî fî kurbatî, yâ waliyyî fî ni‘matî,

ô Provision dans mon besoin, ô Compagnon dans ma solitude, ô Secours dans ma détresse, ô Maître de mon

Bienfait,

yâ ilâhî wa ilâha âbâ’î, Ibrâhîma wa lsmâ‘îla wa Is’hâqa wa

Ya‘qûba,

ô mon Dieu et le Dieu de mes pères Ibrahim, Ismaïl,

Isaac et Yaacoub,

wa rabbaJabrâ'îlawaMîkâ’îla waIsrâfîla,wa rabba

Muhammadinn khâtami-n-nabiy-yîna, wa ilâha-l-muntajabîna,

Seigneur de Gabriel, Mikaïl et Isrâfîl et Seigneur de Mohammed, le Sceau des Prophètes, et de sa famille, les Elus,

wa munzila-t-tawrâti wa-l-injîli wa-z-zabûri wa-l-furqâni, wa munazzila ka-ha-ya-‘ayn-sad, wa ta-ha, wa ya-sîn, wa-l- qurâni-lhakîmi,

Celui qui a descendu la Torat, l’Evangile, les Psaumes et la Loi (al-furqan) et qui a fait descendre Ka-Ha-Yâ-‘Âyn-

Sâd, Ta-Ha, Yâ-Sîn et le sage Coran,

anta kahfî hîna tu‘yînî al- madhâhibu fî sa‘atihâ, wa ta-dîqu biya

al-ardu bi-ruhbiha, wa law lâ rahmatuka la-kuntu mina hâlikîna,

Tu es mon refuge lorsque les routes me fatiguent dans leur étendue, et que la terre devient étroite malgré son ampleur, et sans Ta Miséricorde, j’aurais été perdu,

Wa anta muqîlu ‘athratî, wa law lâ satruka iyyâya, la-kuntu minal-mafdûhîna.

Tu es celui qui me relève de mes faux-pas, et sans Ta

Dissimulation de mes [péchés], j’aurais été confondu,

wa anta mu'ayyidî bi-n-nasri ‘alâ a‘dâ’î, wa law lâ nasruka iyyâya,

la-kuntu mina-l-maghlûbîna.

Tu es mon soutien dans la victoire contre mes ennemis, et sans Ton Aide, j’aurais été vaincu.

Yâ man khassa nafsahu bis-sumuwwi wa-r-rifati, fa awliyâ’uhu

bi-‘izzihi ya'taz-zûna,

Ô Celui qui s’est réservé la Grandeur et l’Elévation, aussi

Ses Proches-Elus se glorifient-ils de Sa Gloire,

yâ man ja'alat lahu al-mulûku nîra-l-madhallati ‘alâ a'nâqihim

fahum min satawâtihi khâ’ifûna

Ô celui qui a fait que les rois s’humilient devant Lui par crainte de Son Autorité

ya‘lamu khâ’inata-l-a‘yuni, wa mâ tukhfî-s-suddûru, wa ghayba

mâ ta’tî bihi al-azminatu wa-d-duhûru.

Il connaît la perfidie des regards et ce qui est caché dans les coeurs et le mystère de ce qui arrive avec le temps et les époques.

Yâ man lâ ya'lamu kayfa huwa illâ huwa, yâ man lâ ya'lamu mâ

huwa illâ huwa, yâ man lâ ya'lamu mâ ya'lamuhu illâ huwa,

Ô Celui que nul ne sait comment Il est sauf Lui, ô Celui que nul ne sait qui Il est sauf Lui, ô Celui que nul ne connaît ce qu’il connaît sauf Lui,

yâ man kabasa al-arda ‘alâ-l-mâ’i, wa sadda-l-hawâ’a bi-s-samâ’i, yâ man lahu akramu-l- asmâ’i, yâ dhâ-l-ma‘rûfi-l-ladhî lâ yanqati'u abadann,

ô Celui qui a pressé la terre sur l’eau, qui a limité l’air par le ciel, ô Celui qui a les Noms les plus nobles, ô Maître

des Bienfaits qui ne se tarissent jamais,

yâ muqayyida-r-rakbi li-Yûsufa fi-l-baladi-l-qafri,wa mukhrijahu

mina-l-jubbi wa jâ'ilahu ba‘da-l-‘ubûdiyyati malikann,

ô Celui qui a dirigé la caravane vers Joseph dans le désert, qui l’a fait sortir du puits et l’a fait roi après

l’esclavage,

yâ râddahu ‘alâ Ya'qûba ba‘da ani-abyaddat aynâhu mina-l-huzni

fa-huwa kazhîmunn,

ô Celui qui l’a rendu à Ya'coub après que [ce dernier] devint aveugle de tristesse tant il était oppressé par la douleur,

yâ kâshifa-d-durri wa-l-balwâ ‘an Ayyûba, wa mumsika yaday

Ibrâhîma ‘an dhab’hi ibnihi ba‘da kibari sinnihi wa fanâ’i ‘umurihi,

ô Celui qui a écarté le mal et le fléau d’Ayoub, qui a retenu les mains d’Ibrahim lors du sacrifice de son fils après qu’il fut devenu vieux et que les années se furent écoulées.

yâ mani-istajâba li-Zakariyyâ fa-wahaba lahu Yahya wa lam yada'hu fardann wahîdann,

ô Celui qui a exaucé Zaccharia et lui a offert Yehyia et ne l’a pas laissé seul, isolé.

yâ man akhraja Yûnusa min batni-l-hûti, ô Celui qui a fait sortir Younès du ventre de la baleine,

yâ man falaqa-l-bahra li-banî Isrâ’îla, fa-anjâhum wa

ja'ala fir‘awna wa junûdahu mina-l-mughraqîna,

ô Celui qui a fendu la mer pour Bani Israël, et les a alors sauvés tandis que Pharaon et ses soldats périrent noyés,

yâ man arsala-r-riyâha mubashshirâtinn bayna yaday rahmatihi, yâ man ya‘jal ‘alâ man asâhu min khalqihi,

ô Celui qui a envoyé les vents annonciateurs de (la bonne nouvelle) devant Sa Miséricorde, ô Celui qui ne se

hâte pas contre Sa créature qui lui a désobéi,

yâ mani-stanqadha-s-saharata min ba‘di tûli-l-juhûdi, wa qad ghadaw fî ni‘matihi, ya’kulûna rizqahu wa ya‘budûna ghayrahu, wa qad hâddûhu wa nâd-dûhu wa kadhdhabû rusulahu,

ô Celui qui a délivré les magiciens après une longue période d’abjuration, alors qu’ils étaient dans son Bienfait, mangeaient de Sa Richesse, adoraient autre que Lui et qu’ils L’avaient contredit, Lui avaient attribué un semblable et qu’ils avaient traité de menteurs Ses

Messagers,

yâ Allâhu, yâ Allâhu, yâ badî’u, yâ badî‘ann, lâ nidda laka, yâ dâ’imann là nafadha laka, yâ hayyann hîna lâ hayya, yâ muhîya al-mawta,

ô Dieu, ô Dieu, ô Celui qui commence, ô seul Novateur, point de semblable à Toi, ô Permanent, point de limite pour Toi, ô seul Vivant alors qu’il n’y a pas de vie, ô Celui qui donne la vie aux morts, yâ man huwa qâ’imunn ‘alâ kulli nafsinn bimâ kasabat

ô Celui qui se tient auprès de chaque homme comme té-

moin de ce qu’il fait,

yâ man qalla lahu shukrî falam yahrimnî, wa ‘azhumat khatî’atî fa-lam yafdahnî, wa ra’anî ‘alâ-l-ma‘âsî fa-lam yash’hamî,

ô Celui qui ne m’a pas privé bien que mon remerciement soit minime, qui ne m’a pas confondu malgré la gravité de mes fautes et qui ne m’a pas dénoncé bien qu’il m’ait vu commettre les péchés,

yâ man hafizhanî fî sigharî, yâ man razaqanî fî kibarî, yâ

man ayâdîhi ‘indî lâ tuhsâ, wa ni‘amuhu lâ tujâzâ,

ô Celui qui m’a protégé pendant mon enfance, ô Celui qui m’a gratifié quand j’ai grandi, ô Celui dont les dons pour moi ne se comptent pas, dont les Bienfaits ne peuvent être remerciés [tant ils sont nombreux],

yâ man ‘âradanî bi-l-khayri wa-l-ihsâni, wa ‘âradtuhu bil-isâ’ati wa-l-‘isyâni, yâ man hadânî li-l-îmâni, min qabli an a‘rifa shukra-l-imtinâni,

ô Celui qui s’est présenté à moi par le Bien et la Bonté et Auquel j’ai répondu par le mal et le péché, ô Celui qui m’a guidé vers la foi avant que je ne connaisse le remerciement pour Ses Bienfaits,

yâ man da‘awtuhu marîdann fa-shafanî, wa ‘uryânann

fa-kasânî,

ô Celui que j’ai appelé et Qui m’a guéri [alors que j’étais]

malade, Qui m’a habillé [alors que j’étais] nu,

wa jâ’i‘ann fa-ashba‘anî, wa ‘atshânann fa-arwânî, wa dhalîlann fa-a‘zzanî,

Qui m’a rassasié [alors que j’étais] affamé, Qui m’a abreuvé [alors que j’étais] assoiffé, Qui m’a considéré [alors que j’étais] humilié,

wa jàhilann fa-‘arrafanî, wa wahîdann fa-kaththaranî,

wa ghâ’ibann fa-raddanî,

Qui m’a appris [alors que j’étais] ignorant, Qui m’a multiplié [alors que j’étais] seul, Qui m’a ramené [alors que j’étais] absent,

wa muqillann fa-aghnânî, wa muntasirann fa-nasarani wa ghaniyyann falam yaslubnî, wa amsaktu ‘an jamî‘i

dhâlika fa-btada’anî,

Qui m’a pourvu [alors que j’étais] indigent, Qui m’a rendu victorieux [alors que je] demandais la victoire, Qui ne m’a pas privé [de Ses Bienfaits]

[alors que j’étais] riche et Qui, lorsque je me suis abstenu de [demander] tout cela, a

[pourtant] pris l’initiative [de me donner par Sa Faveur], fa-laka ai-hamdu wa-sh-shukru, yâ man aqâla ‘athratî,

wa naffasa kurbatî,

aussi à Toi la Louange et le Remerciement, ô Celui qui

m’a relevé de mes faux-pas, qui a soulagé mes peines,

wa ajâba da‘watî, wa satara ‘awratî, wa ghafara dhunûbî,

wa ballaghnî talibatî, wa nasaranî ‘alâ ‘aduwwî.

qui a répondu à mon appel, qui a dissimulé mes parties intimes, qui a pardonné mes péchés, qui m’a fait parvenir ma demande, qui m’a donné la victoire sur mon ennemi.

Wa, in a‘udda ni‘amaka wa minanaka wa karâ’ima minahika, lâ uhsîhâ.

Si je faisais le compte de Tes Bienfaits, de Tes Dons et de

Tes généreuses Gratifications, je ne le pourrais pas.

Yâ mawlâya, anta-l-ladhî mananta, anta-l-ladhî an‘amta, anta-l-ladhî ahsanta,

Ô mon Maître, c’est Toi qui combles de faveurs, c’est Toi

qui dispenses les bienfaits, c’est Toi qui fais le bien,

anta-l-ladhî ajmalta, anta-l-ladhî afdalta, anta-l-ladhî

akmalta, anta-l-ladhî razaqta,

c’est Toi qui embellis, c’est Toi qui améliores, c’est Toi qui parfais, c’est Toi qui pourvois à la subsistance,

anta-l-ladhî waffaqta, anta-l-ladhî a‘tayta, anta-l-ladhî aghnayta, anta-l-ladhî aqnayta,

c’est Toi qui donnes la réussite, c’est Toi qui donnes,

c’est Toi qui enrichis, c’est Toi qui procures (les richesses),

anta-l-ladhîâwayta,anta-l-ladhî kafayta, anta-l-ladhî

hadayta, anta-l-ladhî ‘asamta,

c’est Toi qui abrites, c’est Toi qui suffis, c’est Toi qui

guides, c’est Toi qui préserves,

anta-l-ladhî satarta, anta-l-ladhî ghafarta, anta-l-ladhî

aqalta, anta-l-ladhî makkanta,

c’est Toi qui dissimules, c’est Toi qui pardonnes, c’est

Toi qui élèves, c’est Toi qui raffermis,

anta-l-ladhîa'zazta,anta-l-ladhî a‘anta, anta-l-ladhî

‘adadta, anta-l-ladhî ayyadta,

c’est Toi qui renforces, c’est Toi qui assistes, c’est Toi qui

aides, c’est Toi qui soutiens,

anta-l-ladhî nasarta, anta-l-ladhî shafayta, anta-l-ladhî

‘âfayta,

c’est Toi qui portes secours, c’est Toi qui guéris, c’est Toi

qui donnes la santé, anta-l-ladhî akramta, anta-l-ladhî tabârakta wa ta'âlayta, c’est Toi qui honores, c’est Toi qui es Béni et très Loué,

fa-laka al-hamdu, dâ’imann, wa laka-sh-shukru, wâsîyann, abadann.

aussi à Toi la Louange toujours et à Toi les Remerciements continuellement, perpétuellement.

Thumma anâ, yâ ilâhî, al-mu‘tarifu bi-dhunûbî, fa-gh-

firhâ lî,

Ensuite, ô mon Dieu, c’est moi qui ai reconnu mes

péchés, alors pardonne-les-moi,

anâ-l-ladhîasâ’tu,anâ-l-ladhî akhta’tu, anâ-l-ladhî

hamamtu,

c’est moi qui ai fait du mal, c’est moi qui ai fauté, c’est moi qui ai pensé à mal,

anâ-l-ladhîjahiltu,anâ-l-ladhî ghafiltu, anâ-l-ladhî

sahawtu,

c’est moi qui ai ignoré, c’est moi qui ai été négligent,

c’est moi qui ai été distrait,

anâ-l-ladhî a‘tamadtu, anâ-l-ladhî ta'ammadtu, anâ-l-

ladhî wa’adtu,

c’estmoiquiaiprisladécision, c’estmoiqui ai

prémédité, c’est moi qui ai promis,

anâ-l-ladhî akhlaftu, anâ-l-ladhî nakathtu, anâ-l-ladhî

aqrartu,

c’est moi qui ai manqué [à ma promesse], c’est moi qui

ai failli [à ma parole], c’est moi qui ai fait des aveux, anâ-l-ladhî-a‘taraftu bi-ni‘matika ‘alayya, wa ‘indî wa

abû’u bi-dhunûbî, fa-ghfirhâ lî,

c’est moi qui ai reconnu Tes Bienfaits à mon égard et ai

avoué mes péchés alors pardonne-les-moi,

yâ man lâ tadurruhu dhunûbu ‘ibâdihi, wa huwa-l-ghaniyyu ‘an tâ'atihim, wa-l-muwaffiqu man ‘amila sâlihann minhum, bi-ma‘ûnatihi wa rahmatihi, falaka al-hamdu.

ô Celui à qui les péchés de Ses serviteurs ne portent pas préjudice, qui n’a pas besoin de leur obéissance, qui fait réussir celui de Ses serviteurs qui agit bien avec Son Aide et Sa Miséricorde, aussi à Toi la Louange !

Ilâhî wa sayyidî, Ilâhî, amartanî fa-asaytuka wa nahaytanî fartakabtu nahyaka,

Mon Dieu et mon Maître, mon Dieu, Tu m’as ordonné et je T’ai désobéi, Tu m’as interdit [de faire quelque chose] et j’ai accompli ce que Tu m’avais interdit,

fa-asbahtu lâ dhâ barâ’atinn lî fa-a‘tadhiru, wa lâ dhâ

quwwatinn fa-antasiru.

aussi, n’ai-je aucune excuse pouvant m’innocenter, au-

cune force me permettant de triompher.

Fa-bi-ayyi shay'inn astaqbiluka yâ mawlâya. A bi-sam‘î am bi-basarî, am bi-lisânî, am bi-yadî, am bi-rijlî.

Alors, avec quoi vais-je me présenter à Toi, ô mon Maître ? Avec mon ouïe, ma vue, ma langue ou ma main, ou encore avec mes pieds ?

A laysa kulluhâ ni'amaka ‘indî, wa bi-kullihâ ‘asaytuka, yâ mawlâya, fa-laka al-hujjatu wa-s-sabîlu ‘alayya

Ne sont-ils pas tous des Bienfaits chez moi que TU m’as [accordés], et moi, au moyen de tout cela, je T’ai désobéi, ô mon Maître ? Alors, à Toi, l’argument et la voie pour me

[châtier].

Yâ man sataranî mina-l-âbâ’i wa-l-ummahâti an yazjurûnî, wa mina-l-‘ashâ’iri wa-l-ikhwâni an yu‘ayyirûnî, wa mina-s-salâtîna an yu'âqibûnî,

Ô Celui qui m’a protégé de la réprimande des pères et des mères, du déshonneur des tribus et des frères, des châtiments des tyrans,

wa lawi attala'û, yâ mawlâya, ‘alâ mâ attala‘ta ‘alayhi

minnî, idhann mâ anzharûnî, wa la-rafadûnî wa qata‘ûnî.

s'ils avaient eu connaissance, ô mon Maître, de ce que Tu as vu de moi, ils ne m'auraient pas donné un délai mais m’auraient repoussé et se seraient séparés de moi.

Fa-hâ anâ dhâ, yâ ilâhî, bayna yadayka, yâ sayyidî, khâdi'unn, dhalîlunn, hasîrunn, haqîrunn, lâ dhû barâ’atinn fa-a‘tadhiru, wa lâ dhû quwwatinn fa-antasiru, wa lâ hujjatinn fa-ahtajju bihâ,

Aussi me voici, ô mon Dieu, devant Toi, ô mon Maître, soumis, humble, oppressé, misérable, n’ayant aucune excuse pouvant m’innocenter, ni aucune force me permettant de triompher, ni aucun argument me permettant de discuter,

wa lâ qâ'ilunn lam ajtarih, wa lam a'mal sû’ann, wa mâ

‘asâ-l-juhûdu.

ni aucune parole [me permettant] de me disculper ni d'un éventuel désaveu d’avoir accompli une mauvaise action.

Wa law jahadtu, yâ mawlaya, yanfa‘nî kayfa, wa annâ dhâlika wa jawârihî kulluhâ shâhidatunn ‘alayya bimâ qad

‘amiltu.

Et si je le niais, ô mon Maître, comment cela me serait-il profitable alors que tous mes membres sont témoins contre moi de ce que j’ai fait.

Wa ‘alimtu yaqînann ghayra dhî shakkinn, annaka sâ’ilî min ‘azhâ’imi-l-umûri.

De plus, je sais avec certitude, sans aucun doute, que Tu m’interrogeras sur les choses les plus grandioses, wa annaka al-hakamu, al-‘adlu al-ladhî lâ tajûru, wa ‘ad-

luka muhlikî, wa min kulli ‘adlika mahrabî

que Tu es l’Arbitre, le Juste qui ne lèse pas, que Ta Justice est ma perte et [en même temps que] mon échapp-

atoire de toute Ta Justice,

fa-in tu‘adhdhibnî, yâ ilâhî, fa-bi-dhunûbî ba‘da hujjatika ‘alayya.

car si Tu me châties, ô mon Dieu, c’est du fait de mes péchés après [l’accomplissement] de Ta Preuve contre moi.

wa in ta‘fu ‘annî, fa-bi-hilmika wa jûdika wa karamika.

et si Tu me pardonnes, c’est grâce à Ta Mansuétude, à Ta

Libéralité et à Ta Générosité.

Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-zhzhâlimîna.

Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre des injustes.

Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-lmustaghfirîna.

Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre de ceux qui implorent Ton Pardon !

Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-lmuwahhidîna.

Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre des monothéistes !

Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-lkhâ’ifîna.

Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre des apeurés !

Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-lwajilîna.

Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre des effrayés !

Lâ ilâha illâ antâ, subhânaka, innî kuntu mina-r-râjîna

Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre des confiants !

Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-rrâghibîna.

Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre des aspirants !

Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-lmuhallilîna.

Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre de ceux qui déclarent ‘point de divinité autre que Toi’ !

Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-s-sâ’ilîna.

Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre de ceux qui sollicitent !.

Lâ ilâha illâ an ta, subhânaka, innî kuntu mina-lmusabbihîna.

Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre de ceux qui célèbrent les louanges [de Dieu] !

Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina-lmukabbirîna.

Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, car j’étais au nombre de ceux qui disent ‘Dieu est plus Grand’ !

Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, rabbî wa rabbu âbâ’iya alaw-walîna.

Point de divinité autre que Toi, Gloire à Toi, mon Seigneur et le Seigneur de mes premiers pères !

Allâhumma, hadhâ thanâ’î ‘alayka, mumajjidann, wa ikhlâsî li-dhikrika, muwahhidann, wa iqrârî bi-âlâ’ika, mu'addidann,

Mon Dieu, voici mon éloge de Toi en Te glorifiant, ma sincérité pour T’évoquer en proclamant Ton Unicité et ma gratitude envers Tes Bienfaits, en les dénombrant,

wa in kuntu muqirrann, annî lam uhsihâ li-kathratihâ,

wa subûghihâ, wa tazhâhurihâ, wa taqâdumihâ,

même si je suis persuadé que je ne pourrais pas les

compter tant ils sont nombreux, abondants et manifestes,

ilâ hâdithinn, mâ lam tazal ta-ta‘ahhadunî bihi ma'ahâ,

mundhu khalaqtanî wa bara’tanî min awwali-l-‘umri,

depuis les temps très anciens jusqu’à maintenant, lorsque Tu T’es engagé, dès les premiers moments où Tu m’as

créé et m’as donné la vie jusqu’à maintenant,

mina-l-ighnâ’i mina-l-faqri, wa kashfï-d-durri, wa tasbîbi-l yusri, wa daf i-l-‘usri, wa tafrîji-l-karbi, wa-

l-‘âfiyati fi-l-badani, wa-s-salâmati fï-d-dîni,

à me préserver de la pauvreté, à écarter de moi le malheur, à m’assurer la facilité, à repousser de moi les difficultés, à me délivrer des calamités, à me donner la santé

corporelle et le salut dans la religion,

wa law rafadanî ‘alâ qadri dhikri ni'matika jamî‘ul-‘âlamîna, mina-l-awwalîna wa-l-âkhirîna, mâ qadartu wa lâ hum ‘alâ dhâlika,

et même si l’ensemble des mondes, des premiers aux derniers, venaient m’aider pour évoquer Tes Bienfaits, je ne le pourrais pas et eux non plus,

taqaddasta wa ta'âlayta min rabbinn, karîminn, ‘azhîminn, rahîminn, lâ tuhsâ âlâ’uka wa lâ yublaghu

thanâ’uka wa lâ tukâfâ na‘mâu’ka,

que Tu sois Sanctifié et Elevé, Seigneur Généreux, Sublime, Miséricordieux, Tes Dons ne [peuvent] être dénombrés, ni Ton Eloge atteint, ni Tes Bienfaits compensés,

salli ‘alâ Muhammadinn wa âli Muhammadinn, wa atmim ‘alaynâ ni‘amaka, wa as'idnâ bi-tâ‘atika, Subhânaka, lâ ilâha illâ anta.

prie sur Mohammed et la famille de Mohammed, achève sur nous Tes Bienfaits et rends-nous heureux par notre

obéissance à Toi, Gloire à Toi,

Allâhuma, innaka tujîbu-l-mudtarra wa takshifu-s-sû’a, wa tughîthu-l-makrûba, wa tashfi-s-saqîma, wa tughnî-lfaqîra,

Mon Dieu, Tu réponds à celui qui est dans la nécessité, Tu éloignes le mal, Tu sauves celui qui est dans l’affliction,

Tu soignes le malade, Tu enrichis le pauvre,

wa tajburu-l-kasîra, wa tarhamu-s-saghîra, wa tu‘înu-l-

kabîra,

Tu panses celui qui est brisé, Tu fais miséricorde au

petit, Tu assistes le vieux,

Wa laysa dûnaka zhahîrunn, wa la fawqaka qadîrunn, wa anta al-‘aliyyu al-kabîru.

il n’y a pas de soutien en-deçà de Toi, ni de puissant audessus de Toi, Tu es le Très- Elevé, le Très-Grand.

Yâ mutliqa al-mukabbali-l- asîri, yâ râziqa at-tifli-ssaghîri, yâ ‘ismata-l-khâ’ifi-l-mustajîri, yâ man lâ sharîka lahu wa lâ wazîra,

Ô celui qui libère l’entravé, le prisonnier, ô Celui qui pourvoit aux besoins du petit enfant, ô Celui qui protège l’effrayé qui cherche asile, ô Celui qui n’a pas d’associé ni d’assistant,

salli‘alâMuhammadinn wa âli Muhammadinn, wa

a‘tinî, fi hadhihi-l-‘ashiyyati,

prie sur Mohammed et la famille de Mohammed et

donne-moi, ce soir,

afdala mâ a'tayta wa analta ahadann min ‘ibâdika, min ni'matinn tûlîhâ, wa âlâ’inn tujaddiduhâ, wa baliyyatinn tasrifuhâ,

mieux que ce que Tu as donné et accordé à quiconque de Tes serviteurs, en bienfaits distribués, en grâces renouvelées, en épreuves repoussées,

wa kurbatinn takshifuhâ, wa da‘watinn tasma‘uhâ, wa hasanatinn tataqabbaluhâ, wa sayyi’atinn

tataghammaduhâ,

en calamités écartées, en appels entendus, en bonnes ac-

tions acceptées et mauvaises actions dissimulées,

innaka latîfunn bi-mâ tashâ’u, khabîrunn wa ‘alâ kulli

shay-’inn qadîrunn.

car Tu es Bienveillant, Bien- Informé de ce que Tu veux, Puissant sur toute chose.

Allâhumma, innaka aqrabu man du‘iya, wa asra'u man ajâba, wa akramu man ‘afâ, wa awsa'u man a‘tâ, wa asma‘u

man su'ila,

Mon Dieu, Tu es le plus Proche à être sollicité, le plus Rapide à répondre, le plus Généreux pour pardonner, le plus Enclin à donner, le plus [Attentionné] à écouter celui qui demande.

y â rahmâna-d-dunya wa-l-âkhirati, wa rahîmahumâ laysa ka-mithlika, mas’ûlunn, wa lâ siwâka ma’mûlunn.

Ô le Tout-Miséricordieux de ce monde-ci et de l’Au-delà, le Très-Miséricordieux de ces deux mondes, personne n’est sollicité comme Toi et en nul autre que Toi, les espoirs sont placés.

Da‘ awtukafa-aj abtânî, wa sa’al-tuka fa-a‘taytanî, wa raghibtu ilayka fa-rahimtanî, wa wathiqtu bika fa-najjaytanî, wa fazi‘tu ilayka fa-kafaytanî.

Je T’ai appelé et Tu m’as répondu, je T'ai sollicité et Tu m’as exaucé, j’ai aspiré à Toi et Tu m’as fait Miséricorde, j’ai placé ma confiance en Toi et Tu m’as sauvé, je me suis réfugié vers Toi et Tu m’as défendu.

Allâhumma, fa-salli ‘alâ Muhammadinn, ‘abdika wa rasûlika wa nabiyyika, wa ‘alâ âlihi at-tayyibîna at-tâhirîna ajma'îna,

Mon Dieu, prie sur Mohammed, Ton serviteur, Ton Messager, Ton Prophète et sur l’ensemble de sa famille sainte et pure,

wa tammim lanâ na'mâ’aka, wa hanni’nâ ‘atâ’aka, waktubnâ laka shâkirîna, wa li-âlâ’ika dhâkirîna, âmîna, âmîna, rabba-l-‘âlamîna.

achève pour nous Tes Bienfaits, gratifie-nous de Tes Dons, inscris-nous au nombre de ceux qui Te sont reconnaissants et qui évoquent Tes Bienfaits, exauce- nous, exauce-nous, Seigneur des Mondes.

Allâhumma, yâ man malaka fa-qadara, wa qadara fa-qa-

hara, wa ‘usiya fa-satara, wa-stughfira fa-ghafara,

Mon Dieu, ô Celui qui a possédé et qui a alors mesuré, ô Celui qui a mesuré et qui a alors dominé, ô Celui qui a été désobéi et qui a alors dissimulé, ô Celui à qui on a demandé le pardon et qui a alors pardonné,

yâ ghâyata-t-tâlibîna ar-râghibîna, wa muntahâ amali-r-

râjîna,

ô But de ceux qui demandent et de ceux qui désirent, ô

Summum de l’espoir de ceux qui supplient,

yâ man ahâta bi-kulli shay’inn ‘ilmann, wa wasi‘a al-

mustaqîlîna ra’fatann, wa rahmatann, wa hilmann,

ô Celui qui a englobé toute chose dans Son Savoir et qui a inclus les repentants par Bonté, Miséricorde et Mansuétude,

Allâhumma, innâ natawajjahu ilayka fi hadhihi al-‘ashiyyati al-latî sharraftahâ, wa ‘azh-zhamtahâ biMuhammadinn, nabiyyika wa rasûlika, wa khiyaratika min khalqika,

Mon Dieu, nous nous adressons à Toi, durant cette soirée que Tu as honorée et magnifiée par Mohammed, Ton

Prophète, Ton Messager, la Meilleure de Tes créatures,

wa amînika ‘alâ wahîka, al-bashîri, an-nadhîri, as-sirâji al-munîri al-ladhî an'amta bihi ‘alâ-l-muslimîna, wa ja‘altahu rahmatann li-l-‘âlamîna,

Ton Fidèle dans Ta Révélation, l’Annonceur de la bonne nouvelle et l’Avertisseur, la Lanterne lumineuse, dont Tu as fait don aux Musulmans et queTu as érigé en Miséricorde pour les mondes,

Allâhumma, fa-salli ‘alâ Muhammadinn wa âli Muhammadinn, kamâ Muhammadunn ahlunn li-dhâlika,

Notre Dieu, prie sur Mohammed et la famille de Mohammed, comme Mohammed en est digne,

yâ ‘azhîmu, fa-salli ‘alayhi, wa ‘alâ âlihi al-muntajabîna at-tayyibîna at-tâhirîna ajma'îna, wa tagham-madnâ bi-‘afwika ‘annâ, fa-ilayka ‘ajjati-l-aswâtu bi-sunûfi-llughâti,

ô Sublime, alors, prie sur lui et sur toute sa famille, les élus, les saints, les purs et couvre-nous de Ton Pardon, car c’est vers Toi que s’élèvent les voix en différentes langues,

fa-j‘al lanâ, Allâhumma, fî hadhihi-l-‘ashiyyati, nasîbann

min kulli khayrinn, taqsimuhu bayna ‘ibâdika,

accorde-nous, notre Dieu, dans cette soirée, une part de

tout bien que Tu partages entre Tes serviteurs,

wa nûrann tahdî bihi, wa rahmatann tanshuruhâ, wa

barakatann tunziluhâ,

une lumière par laquelle Tu nous guides, une miséricorde que Tu répands, une bénédiction que Tu fais

descendre,

wa‘âfiyatanntujalliluhâ,wa rizqanntabsutuhu, yâ

 

 

arhama-r-râhimîna.

une santé/salut que Tu étends, une richesse que Tu déploies, ô le plus Miséricordieux des miséricordieux.

Allâhumma, iqlibnâ, fî hadhâ-l-waqti, munjihîna, muflihîna, mabrûrîna, ghânimîna,

Notre Dieu, retourne-nous, en ce moment, ayant réussi, ayant remporté le succès, accepté et bénéficiant du butin,

wa lâ taj‘alnâ mina-l-qânitîna, wa lâ tukhilnâ min rah-

matika, wa lâ tahrimnâ mâ nu’ammiluhu min fadlika,

ne nous fais pas perdre espoir, ne nous retire pas Ta Miséricorde, ne nous prive pas de ce que nous espérons de

Ta Faveur,

wa lâ taj'alnâ min rahmatika mahrûmîna, wa lâ li-fadli

mâ nu’ammiluhu min ‘atâ’ika qânitîna,

ne nous place pas parmi les démunis de Ta Miséricorde, de ceux qui ont perdu espoir de recevoir ce qu’ils espèrent de Ton Don,

wa lâ taruddanâ khâ'ibîna, wa lâ min bâbika matrûdîna,

yâ ajwada-l-ajwadîna, wa akrama-l-akramîna.

ne nous renvoie pas, égarés, chassés de Ta Porte, ô le plus Généreux des généreux, le plus Noble des nobles.

llayka aqbalnâ mûqinîna, wa li-baytika al-harâmi âmmîna qâsidîna, fa-a‘innâ ‘alâ manâ-sikinâ wa akmil lanâ hajjanâ wa-‘fu ‘annâ wa ‘âfmâ,

C’est vers Toi que nous nous sommes tournés avec assurance et c’est Ta Maison sacrée que nous sommes venus visiter, alors, aide-nous dans [l’accomplissement] des rites [du Hajj] et parachève pour nous notre pèlerinage,

pardonne-nous et sauve-nous [des péchés],

fa-qadmadadnâilayka aydînâ, fa-hiya bi-dhillati-l-

i‘tirâfi, maw-sûmatunn.

déjà, nous avons tendu vers Toi, nos mains marquées par l’humiliation de la reconnaissance [de nos péchés].

Allâhumma, fa-a‘tinâ fi hadhi- hi-l-‘ashiyyati mâ sa’alnâka, wa-kfmâ mâ-stakfaynâka,

Notre Dieu, accorde-nous ce que nous T’avons demandé ce soir et suffis-nous dans tout ce que nous T’avons de-

mandé de faire le nécessaire, fa-lâ kâfiya lanâ siwâka, wa lâ rabba lanâ ghayruka.

car nul ne nous suffit autre que Toi, il n’y a pas de

Seigneur pour nous autre que Toi,

nâfidhunn finâ hukmuka, muhîtunn binâ ‘ilmuka, ‘adlunn finâ qadâ'uka

Ton règlement est exécutoire pour nous, Ton savoir nous englobe, Ton arrêt est justice pour nous. Iqdi lanâ al-khayra wa-j'alnâ min ahli-l-khayri.

décrète pour nous le bien et place-nous parmi les gens de bien.

Allâhumma, awjib lanâ, bijûdika, ‘azhîma-l-ajri, wa karîma-dh-dhukhri, wa dawâ-ma-l-yusri, wa-ghfir lanâ dhunûbanâ ajma'îna.

Notre Dieu, accorde-nous, par Ta Largesse, une récompense grandiose et un trésor généreux, une aisance permanente et pardonne-nous tous nos péchés.

wa lâ tuhliknâ ma‘a-l-hâlikîna, wa lâ tasrif ‘annâ ra’fataka wa rahmataka, yâ arhama ar-râhimîna.

ne nous mène pas à notre perte avec ceux qui y sont, ne nous retire pas Ta Bienveillance et Ta Miséricorde, ô le plus Miséricordieux des miséricordieux.

Allâhumma, aj'alnâ fi hadhâ-l-waqti mimman sa’alaka fa-a‘taytahu, wa shakaraka fazidtahu,

Notre Dieu, place-nous, en ce moment, au nombre de ceux qui T’ont sollicité et à qui Tu as donné, qui T’ont remercié et pour qui Tu as augmenté Tes Dons,

wathâba ilayka fa-qabiltahu, wa tanassala ilayka min dhunûbihi kullihâ fa-ghafartahâ lahu, qui sont revenus à Toi et que Tu as accueillis, qui se sont excusés de leurs péchés auprès de Toi et à qui Tu as pardonné,

yâ dhâ-l-jalâli wa-l-ikrâmi, Allâhumma, wa naqqinâ, wa

saddidnâ, wa-qbal tadarru‘anâ.

ô Maître de la Majesté et de la Noblesse, notre Dieu, purifie-nous, dirige-nous, accepte notre humilité.

Yâ khayra man su’ila, wa yâ arhama mani-sturhima, yâ man lâ yakhfâ ‘alayhi ighmâdu-l-jufûni, wa lâ lahzhul-‘uyûni,

Ô le Meilleur de celui qui est sollicité, ô le plus Miséricordieux de ceux à qui on demande miséricorde, ô Celui à qui n’échappent pas la fermeture des paupières ni l’observation des yeux,

Wa lâ mâ-staqarra fî-l-maknûni, wa lâ mântawat ‘alayhi mudmarâtu, a lâ kullu dhâlika qad ahsâhu ‘ilmuka wa wasi'ahu hilmuka.

ni ce qui est installé dans le for intérieur, ni ce qu’impliquent les secrets des cœurs. Et tout cela, Ton Savoir ne l’a-til pas déjà dénombré et Ta Mansuétude ne l’a-t-elle pas déjà contenu ?!

Subhânaka wa ta'âlayta ‘am-mâ yaqûlu azh-zhâlimûna, ‘uluwwann kabîrann.

Gloire à Toi, Tu es Très-Elevé au-dessus de ce que disent les oppresseurs, d’une hauteur incommensurable !

Tusabbihu laka as-samâwâtu-s-sab‘u wa-l-aradûna wa man fî-hinna, wa in min shay’inn illâ yusabbihu bihamdika.

Les sept cieux et les terres célèbrent Ta Louange ainsi que ceux qui y sont, et il n’y a rien qui ne célèbre pas Ta Louange.

fa-laka-l-hamdu wa-l-majdu wa ‘uluwwu-l-jaddi, yâ dhâl-jalâli wa-l-ikrâmi, wa-l-fadli wa-l-in'âmi, wa-l-ayâdî-ljisâmi, wa anta al-jawâdu al-karîmu, arra’ûfu ar-rahîmu.

Alors, à Toi la Louange, la Gloire et l’élévation suprême de la Dignité, ô Maître de la Majesté et de la Noblesse, de la Faveur, des Bienfaits et des Soutiens énormes, Tu es le

Libéral, le Généreux, le Bienveillant, le Miséricordieux !

Allâhumma, awsi‘ ‘alayya min rizqika-l-halâli, wa ‘âfinî fi badanî wa dînî, wa âmin khawfi wa a‘tiq raqabatî mina-nnâri.

Mon Dieu, répands sur moi Ta Richesse licite, donnemoi la santé/salut au niveau de mon corps et de ma religion, rassure-moi de mes peurs, libère-moi (la nuque) du feu !

Allâhumma, lâtamkur bî, wa làtastadrijnî, wa lâ

takhda‘nî, wa-dra’ ‘annî sharra fasaqati-l-jinni wa-l-insi

Mon Dieu, n’use pas de stratagèmes à mon encontre, ne m’entraîne pas progressivement [du fait de mes péchés], ne me trahis pas et écarte de moi le mal des djinns et des hommes corrompus.

Ensuite, il leva la tête et regarda le ciel, les yeux remplis de larmes, comme s’ils étaient deux grandes outres, puis il dit à voix haute :

Yâ asma‘a-s-sâmi‘îna, yâ absara-n-nâzhirîna, wa yâ asra‘a-l-hâsibina, wa yâ arhama ar-râhimîna,

Ô le plus Entendant de ceux qui entendent, ô le plus Voyant de ceux qui regardent, ô le plus Prompt de ceux qui font les comptes, ô le plus Miséricordieux des miséricordieux,

salli ‘alâ Muhamrhadinn wa âli Muhammadinn, assâdati al-mayâmîna

prie sur Mohammed et sur la famille de Mohammed, les nobles et bienheureux descendants du Prophète,

wa as’aluka, allâhumma, hâjatî al-latî, in a'taytanîhâ lam yadurranî mâ mana'tanî, wa in mana'tanîhâ lam yanfa'anî mâ a'taytanî

je Te présente, mon Dieu, mon besoin, qui, si Tu me le satisfais, ce dont Tu m’aurais privé ne m’aurait pas nuit, et si Tu m’en prives, ce que Tu m’aurais donné ne m’aurait

pas été profitable, as’aluka fakâka raqabatî mina-n-nâri. je Te demande de me libérer (la nuque) du feu.

Lâ ilâha illâ anta, wahdaka lâ sharîka laka, laka-l-mulku wa laka-l-hamdu, wa anta ‘alâ kulli shay’inn qadîrunn, yâ rabbu, yâ rabbu.

Point de divinité autre que Toi, uniquement Toi, point d'associé à Toi, à Toi la Royauté, à Toi la Louange, Tu es

Puissant sur toute chose, ô Seigneur, ô Seigneur.

Il répétait : «Ô Seigneur !». Ceux qui étaient présents autour de lui(p) se laissèrent distraire de l’invocation pour eux-mêmes et se mirent à écouter l’Imam(p), en disant «Amen !» (Exauce-nous!). Leurs voix s’élevèrent, pleurant avec lui(p). Puis, le soleil se coucha et les gens se dispersèrent avec lui. Je dis : Ici s’achève l’invocation de l’imam al-Hussein(p) le jour de ‘Arafat selon ce qu’a rapporté al-Kafa‘amî dans son livre al-Balad al-Amîn et AlMajlisî a fait de même dans son livre Zâd al- Ma'âd. Mais Ibn Tâ’ûs, dans son livre al-Iqbàl, poursuivit après «O

Seigneur !» de cet ajout :

Ilâhî, anâ-l-faqîru fî ghinâya, fa-kayfa lâ akûnu faqîrann

fî faqrî

Mon Dieu, je suis l'indigent dans ma richesse, comment ne le serais-je pas dans ma pauvreté ?!

Ilâhî, anâ-l-jâhilu fî ‘ilmî fa kayfa lâ akûnu jahûlann fî jahlî.

Mon Dieu, je suis l'ignorant dans mon savoir, comment ne le serais-je pas dans mon ignorance ?!

Ilâhî, inna ikhtilâfa tadbîrika, wa sur ‘ata tawâ’i maqâdîrika, mana ‘â ‘ibâdaka al-‘ârifîna bika, ‘ani-s-sukûni ilâ ‘atâ’inn, wa al-ya’si minka fî balâ’inn.

Mon Dieu, la diversité de Tes Arrangements et la rapidité des oscillations de Tes Mesures ont empêché Tes serviteurs les plus versés dans la connaissance de Toi, de s’endormir sur le Don et de désespérer de Toi dans le malheur.

Ilâhî, minnî mâ yalîqu bi-lu’umî, wa minka mâ yalîqu bikaramika

Mon Dieu,ce qui convient à ma bassesse, et ce qui convient à Ta Générosité[provient]de Toi.

Ilâhî, wasafta nafsaka bi-l-lutfi wa-r-ra’fati lî qabla wujûdi da‘fî, a fa-tamna‘unî minhumâ ba'da wujûdi da‘fî.

Mon Dieu, Tu T’es Toi-même attribué la Bienveillance et la Bonté à mon égard avant l’existence de ma faiblesse, vasTu m’en priver après la présence de ma faiblesse ?!

Ilâhî, in zhaharati-l-mahâsinu minnî fa-bi-fadlika wa laka-l-minnatu ‘alayya, wa in zhaharati-l-masâwâ’u minnî fabi-‘adlika wa laka-l-hujjatu ‘alayya.

Mon Dieu, si de bonnes actions proviennent de moi, c’est par Ta Faveur et je T’en suis obligé, et si apparaissent de chez moi des mauvaises actions, c’est par Ta Justice et Tu as l’argument à mon encontre.

Ilâhî, kayfa takilunî wa qad takafïalta lî, wa kayfa udâmu wa anta-n-nâsiru lî, am kayfa akhîbu wa anta-l-hafiyyu bî.

Mon Dieu, comment me confierais-Tu à d’autres alors que Tu T’es porté Garant pour moi, comment serais-je opprimé puisque Tu es mon Défenseur, comment serais- je déçu puisque Tu es Celui qui me fait bon accueil ?!

Ha anâ atawassalu ilayka bi-faqrî ilayka, wa kayfa atawassalu ilayka, bimâ huwa mahâlunn an yasila ilayka.

Me voici, me recommandant à Toi par mon besoin de Toi, et comment Te solliciter avec ce qui ne peut pas T’atteindre ?!

Am kayfa ashkû ilayka hâlî, wa huwa lâ yakhfâ ‘alayka, am kayfa utarjimu bi-maqâlî, wa huwa minka barazunn ilayka.

Ou comment me plaindre de ma situation auprès de Toi alors qu’elle ne T’est pas inconnue, ou comment expliquer mon propos alors qu’il est de Toi et qu’il T’est clair ?!

Am kayfa tukhayyibu âmâlî, wa hiya qad wafadat ilayka, am kayfa lâ tuhsinu ahwâlî, wa bika qâmat.

Comment mes espoirs seraient-ils déçus alors qu’ils Te sont présentés, comment mes états ne seraient-ils pas bons alors qu’ils se dressent en Toi ?!

llâhî, mâ altafaka bî ma'a 'azhîmi jahlî, wa mâ arhamaka

bî ma'a qabîhi fi'lî

Mon Dieu, comme Tu es Bienveillant avec moi malgré l’immensité de mon ignorance comme Tu es Miséricordieux avec moi malgré la laideur de mes actions !

llâhî, mâ aqrabaka minnî wa ab'adanî ‘anka, wa mâ

ar’afaka bî famâ al-ladhî yahjubunî 'anka 

Mon Dieu, comme Tu es Proche de moi, comme je suis éloigné de Toi, et comme Tu es Bon avec moi, alors qu’estce qui me voile de Toi ?!

llâhî, 'alimtubi-ikhtilâfi-l-âthâri, wa tanaqqulâti-l-atwâri, anna murâdaka minnî, an tata'arrafa ilayya fi kulli shay’inn, hattâ lâ ajhalaka fî shay’inn.

Mon Dieu, j’ai su, [à partir ] de la diversité de Tes Traces et des transformations des états, que ce que Tu veux de moi, est de Te faire connaître à moi dans toute chose, jusqu'à ne pas T’ignorer en quoique ce soit.

llâhî, kullamâ akhrasanî lu’mî antaqanî karamuka, wa

kullamâ âyasatnî awsâfî at‘amatnî minanuka.

Mon Dieu, chaque fois que ma bassesse me rend muet, Ta Générosité me pousse à parler et chaque fois que mes attributs me désespèrent. Tes Dons me réconfortent.

Ilâhî, man kânat mahâsiriuhu masâwi’a, fa-kayfa lâ takûnu masâwi’uhu masâwi’a

Mon Dieu, celui dont les bonnes actions sont mauvaises, comment ses mauvaises actions ne seraient- elles pas mauvaises ?

Wa man kânat haqâ’iquhu da‘âwâ, fa-kayfa lâ takûnu da'âwâhu da'âwâ.

Celui dont les vérités sont dénuées de tout fondement, comment ses allégations ne seraient-elles pas dénuées de tout fondement ?

Ilâhî, hukmuka an-nâfidhu, wa mashî’atuka al-qâhiratu lam yatrukâ li-dhî maqâlinn maqâlann, wa lâ lidhî hâlinn hâlann.

Mon Dieu, Ton Jugement exécutoire et Ta Volonté impérieuse ne laissent aucun propos à celui qui tient des propos, ni aucune affaire à celui qui détient des affaires.

Ilâhî, kam min tâ‘atinn banaytuhâ, wa hâlatinn shayyadtuhâ hadama a'timâdî ‘alayhâ ‘adluka, bal, aqâlanî minhâ fadluka.

Mon Dieu ,combien d’actes d’obéissance ai-je bâtis et combien d’états ai-je érigés dont Ta Justice a détruit le crédit et même dont Ta Faveur m’a démuni !

Ilâhî, innaka ta'lamu annî, wa in lam tadumi-t-tâ‘atu minnî fi'lann, jazmann, faqad dâmati mahabbatann wa ‘azmann

Mon Dieu, Tu sais, Toi, que si mon obéissance à Ton Egard n'a pas duré dans les faits de façon catégorique, par contre elle a duré en amour et en détermination.

llâhî, kayfa a‘zimu wa anta-l- qâhiru, wa kayfa lâ a'zimu

wa anta-l-âmiru.

Mon Dieu, comment (se) décider alors que Tu es l’impérieux et comment ne pas (se) décider alors que Tu es le Commandant.

llâhî,taraddudîfî-f-âthâri yûjibubu‘da-l-mazâri, fa-

ajma'nî ‘alayka bi-khidmatinn tûsilunî ilayka.

Mon Dieu, ma dispersion dans les traces implique l’éloignement du lieu de la Rencontre, alors concentre- moi sur Toi par un service qui me conduit à Toi !

Kayfa yustadallu‘alayka bimâ huwa fî wujûdihi muftaqirunn ilayka.

Comment Te déduire par ce qui est, en son existence, dépendant de Toi ?!

A yakûnu li-ghayrika mina-zh-zhuhûri, mâ laysa laka hattâ yakûna huwa-l-muzhhira laka.

Autre que Toi aurait-il une apparition que Tu n’aurais pas, de sorte qu’il soit, lui, celui qui Te fait apparaître ?!

Matâ ghibta hattâ tahtâja ilâ dalîlinn yadullu ‘alayka.

Quand as-Tu disparu pour que Tu aies besoin d'un indice qui T’indique ?!

Wa matâ ba'udta hattâ takùna-l-âthâru hiya-l-latî tûsilu ilayka

Quand T’es-Tu éloigné pour que ce soient les traces, elles, qui me conduisent à Toi ?!

‘Amiyat ‘aynunn lâ tarâka‘alayhâ raqîbann, wa khasirat safqatu ‘abdinn, lam taj'al lahu min hubbika nasîbann

Aveugle est l’oeil qui ne Te voit pas alors que Tu es son Gardien, perdante est l’affaire du serviteur à qui Tu n’as pas placé une part de Ton Amour.

Ilâhî, amarta bi-r-rujû‘i ilâ-l-âthâri, fa-arji‘nî ilayka bikiswati-l-anwâri, wa hidâyati-l-istibsâri hattâ arji'a ilayka minhâ

Mon Dieu, Tu m’as ordonné de revenir aux traces alors ramène-moi à Toi, drapé de lumières et guidé par l’inspiration, afin de revenir à Toi [à partir] d’elles,

kamâ dakhaltu ilayka minhâ masûna-s-sirri ‘ani-nnazhari ilayhâ, wa marfû‘a-l-himmati ‘ani-l-a‘timâdi

‘alayhâ, innaka ‘alâ kulli shay’inn qadîrunn.

comme je suis entré vers Toi d’elles [les traces], le fin fonds de l’âme protégé du regard sur elles, l’ardeur (spirituelle) débarrassée du fait de compter sur elles car Tu es

Puissant sur toute chose.

Ilâhî, hadhâ dhullî zhâhirunn bayna yadayka, wa hadhâ

hâlî lâ yakhfâ ‘alayka minka, atlubu-l-usûla ilayka,

Mon Dieu, cette humiliation qui est mienne T’est apparente à Toi, et cet état qui est mien ne T’est point caché, je

Te demande de me conduire à Toi,

wa bika astadillu ‘alayka, fa-ihdini bi-nûrika ilayka, wa

aqimnî bi-sidqi-l-‘ubûdiyyati bayna yadayka.

et par Toi, je T’ai déduit alors guide-moi à Toi par Ta

Lumière, fais-moi T’adorer avec sincérité devant Toi.

Ilâhî, ‘allimnî min ‘ilmika-l- makhzûni, wa sunnî bisitrika-l-masûni.

Mon Dieu, apprends-moi de Ta Science emmagasinée et protège-moi de Ton Voile protégé.

Ilâhî, haqqiqnî bi-haqâ’iqi ahli-l-qurbi, wa asluk bî maslaka ahli-l-jadhbi.

Mon Dieu, réalise-moi par les vérités de Tes Proches et fais- moi suivre la voie des exaltés [par Toi].

Ilâhî, aghninî bi-tadbîrika lî ‘an tadbîrî, wa biikhtiyârika ‘ani ikhtiyârî, wa awqifnî ‘alâ marâkizi idtirârî.

Mon Dieu, supplée mon intendance par Ton Intendance, et mes choix par Tes Choix et fais-moi m’arrêter aux centres où je me trouve dans la nécessité [de Toi].

Ilâhî, akhrijnî min dhulli nafsî, wa tahhirnî min shakkî wa sharkî, qabla hulûli ramsî.

Mon Dieu, fais-moi sortir de l’avilissement de moimême et purifie-moi de mes doutes et de mon associationnisme, avant que je ne sois enterré.

Bika antasiru fa-nsumî, wa ‘alayka atawakkalu falâ takilnî, wa iyyâka as’alu falâ tukhayyibnî,

C’est par Toi que je cherche la victoire, alors donne-lamoi, c’est sur Toi que je compte, alors ne me confie pas à

d’autres, c’est Toi que je sollicite, alors ne me déçois pas,

wa fî fadlika arghabu, falâ tahrimnî, wa bi-janâbika antasibu falâ tub‘idnî, wa bi-bâbika aqifu fa-lâ tatrudnî.

c’est à Ta Faveur que j’aspire alors ne m’en prive pas, c’est à Toi que je me suis accroché alors ne m’éloigne pas, à Ta Porte, je me suis posté alors ne me chasse pas

Ilâhî, taqaddasa ridâka an yakûna lahu ‘illatunn minka, fa-kayfa yakûnu lahu ‘illatunn minnî.

Mon Dieu, Ta Satisfaction est sanctifiée pour avoir une cause venant de Toi, alors comment pourrait-elle être causée par une cause venant de moi ?

Ilâhî anta-l-ghaniyyu bi-dhâtika an yasila ilayka an-nafu minka, fa-kayfa lâ takûnu ghaniyyann ‘annî.

Mon Dieu, Tu Te suffis à Toi- même, à l’abri de l’atteinte du profit venant de Toi, alors comment neseraisTupasdans l’état de Te passer de moi ?

Ilâhî, inna-l-qadâ’a wa-l-qadara yumannînî, wa inna-lhawâ bi-wathâ'iqi-sh-shahwati asaranî,

Mon Dieu, Ton Arrêt et Ta Mesure me font espérer mais mes passions m’ont rendu prisonnier des suppôts des

désirs,

fakun anta-n-nasîra lî, hattâ tansuranî wa tubassiranî,

wa aghninî bi-fadlika hattâ astaghniya bika ‘an talabî.

alors, sois pour moi mon Défenseur jusqu’à me donner la victoire et la clairvoyance et accorde-moi de Tes Faveurs jusqu'à ce que je Te dispense par Toi de mes demandes.

Anta al-ladhî ashraqta-l-anwâra fî qulûbi awliyâ’ika, hattâ ‘arafûka wa wahhadûka,

C’est Toi qui as illuminé les coeurs de Tes Elus jusqu’à ce qu’ils Te connaissent et T’aient unifié,

wa anta-l-ladhî azalta-l-agh-yâra ‘an qulûbi ahibbâ’ika,

hattâ lam yuhibbû siwâka, wa lam yalja’u ilâ ghayrika,

et Toi, Tu as fait disparaître les autres des coeurs de ceux qui T'aiment, au point qu'ils n'aiment plus que Toi et ne se réfugient qu’en Toi,

anta-l-mu’nisu lahumu haythu awhashat’humul-‘awâlimu, wa anta-l-ladhî hadaytahum haythu astabânat lahum al- ma‘âlimu.

Tu es pour eux l’Ami Intime alors que les mondes les ennuient, c’est Toi qui les a guidés lorsque les signes leur devinrent manifestes.

Mâdhâ wajada man faqadaka. wa mâ-l-ladhî faqada man wajadaka.

Qu’a trouvé celui qui T’a perdu et qu’a perdu celui qui

T’a trouvé ?

Laqad khâba man radiya dûnaka badalann, wa laqad khasira man baghâ ‘anka mutahawwilann.

Déjà est déçu celui qui s'est contenté d’un autre que Toi et est perdu celui qui s'est détourné de Toi.

Kayfa yurjâ siwâka, wa anta mâ qata‘ta-l-ihsâna, wa kayfa yutlabu min ghayrika, wa anta mâ baddalta ‘âdata-limtinâni.

Comment espérer en un autre que Toi alors que c'est Toi qui arrêtes les bienfaits, comment demander à un autre que Toi alors que Tu n'as pas changé [Ton] habitude de combler ?

Yâ mari adhâqa ahibbâ’ahu halâwata al-mu’ânasati, faqâ mû bayna yadayhi mutamal-liqîna, wa yâ man albasa awliyâ’ahu malâbisa haybatihi, fa-qâmû bayna yadayhi mustaghfirîna,

Ô Celui qui a fait goûter à ceux qu'il aime la douceur de Sa Compagnie, alors ils se dressent devant Toi, pour Te courtiser, ô Celui qui a revêtu Ses Proches-Elus de Son auguste Parure, alors ils se dressent devant Lui, pour implorer Son Pardon,

anta-dh-dhâkiru qabla-dh-dhâ-kirîna, wa anta-l-bâdî’u

bi-l-ih-sâni qabla tawajjuhi-l-‘âbidîna,

Tu es Celui qui se souvient avant ceux qui se souviennent, Tu es Celui qui prend l'initiative des Bienfaits avant que les serviteurs ne s'adressent à Toi,

wa anta-l-jawâdu bi-l-i‘tâi’ qabla talaba-t-tâlibîna, wa a’nta-l-wahhâbu, thumma limâ wahabta lanâ mina-lmustaqridîna.

Tu es Celui qui prodigue les Dons avant que les solliciteurs ne Te le demandent, Tu es le Donateur et pour ce que Tu nous as donné, Tu T’es placé en emprunteur.

Ilâhî, atlubnî bi-rahmatika hattâ asila ilayka, wa ijdhibnî bi-mannika hattâ uqbila ‘alayka.

Mon Dieu, demande-moi par Ta Miséricorde jusqu’à parvenir à Toi, attire-moi par Ta Grâce jusqu’à arriver auprès de Toi.

Ilâhî, inna rajâ’î lâ yanqati‘u ‘anka wa in ‘asaytuka, kamâ anna khawfî lâ yuzâyilunî wa in ata‘tuka,

Mon Dieu, je n’ai pas cessé d’avoir espoir en Toi, même si je T’ai désobéi, de même ma crainte de Toi ne me quitte pas même si je T’ai obéi

faqad dafa‘atnî al-‘awâlimu ilayka, wa qad awqa‘anî ‘ilmî

bi-karamika ‘alayka

déjà les mondes m’ont poussé vers Toi et ma connaissance de Ta Générosité m’a fait me précipiter vers Toi.

Ilâhî, kayfa akhîbu wa anta amalî, am kayfa uhânu wa

‘alayka muttakalî

Mon Dieu, comment être déçu alors que Tu es mon Espoir, comment être offensé alors que Tu es mon Support

!

Ilâhî kayfa,asta ‘izzu wa fî-dh-dhillati arkaztanî, am kayfa lâ asta‘izzu wa ilayka nasabtanî ?!

Mon Dieu, comment faire sentir ma puissance alors que Tu m’as établi dans l’humiliation et comment ne pas le faire alors que Tu m’as relié à Toi.

Ilâhî, kayfa lâ aftaqiru wa anta-l-ladhî fî-l-fuqarâ’i aqamtanî, am kayfa afataqiru wa anta-l-ladhî bi-jûdika aghnaytanî.

Mon Dieu, comment ne pas être dans le besoin alors que c’est Toi qui m’as logé parmi les indigents, et comment être dans l’indigence alors que c’est Toi qui m’as enrichi par Ta Générosité.

Wa anta, al-ladhî lâ ilâha ghayruka, ta'arrafta li-kulli shay’inn, famâ jahilaka shay-’unn,

C’est Toi, point de divinité autre que Toi, qui T’es fait connaître à toute chose, aussi nulle chose ne T’ignore,

wa anta-l-ladhî ta'arrafta ilayya fi kulli shay’inn, fara’aytuka zhâhirann fi kulli shay’inn, wa anta-zh-zhâhiru li kulli shay’inn

c’est Toi qui T’es fait connaître à moi dans toute chose, alors je T’ai vu Apparent dans toute chose et Tu es le Manifeste pour toute chose

Yâ mani-stawâ bi-rahmâniyya-tihi, fa-sâra al-‘arshu ghaybann fî dhâtihi

Ô Celui qui s’est maintenu par le fait de sa Miséricorde [Il s’est manifesté en tant que Miséricordieux], le Trône disparaissant dans Son Essence,

mahaqta-l-âthârabi-l-âthâri, wa mahawta-l-aghyâra bi-

muhîtâti aflâki-l-anwâri

Tu as fait disparaître les traces par d’[autres] traces. Tu as effacé les autres [autres que Dieu, dans une différenciation par rapport à Dieu] par les atmosphères orbitales de lumières.

Yâ mani-htajaba fî surâdiqâti ‘arshihi, ‘an an tudrikahul-absâru,

ô Celui qui s’est voilé dans les tentes de Son Trône, empêchant les regards de L’atteindre,

yâ man tajallâ bi-kamâli bahâ’ihi, fa-tahaqqaqat ‘azhamatuhu mina-l-istawâ’a

ô Celui qui s’est manifesté par la plénitude de Sa Splendeur, Sa Sublimité se réalisant alors de la Maintenance,

kayfa takhfâ wa anta-zh-zhâhiru, am kayfa taghîbu wa anta ar-raqîbu al-hâdiru.

comment [pourrais-]Tu disparaître alors que Tu es le Manifeste, ou comment [pourrais-]Tu T’absenter alors que Tu es l’Observateur, le Présent ?!

Innaka ‘alâ kulli shay’inn qadîrunn, wa-l-hamdu li-llâhi wahdahu

Car Tu es Puissant sur toute chose, Louange à Dieu, uniquement à Lui.

-En tout cas, de nombreux actes et invocations sont rapportés pour ce jour pour ceux qui ont la chance d’être à ‘Arafat. Le meilleur acte pour ce noble jour est l’invocation. Ce jour est le jour par excellence pour l’invocation. Et il faut en ce jour, multiplier les invocations pour les frères croyants, vivants et morts.

-Lire, durant ce jour, la 3ème ziyârat al-jâmi’at (Cf.

Livre III p 1695)

-Dire à la fin de la journée de ‘Arafat :

Yâ rabbi, inna dhunûbî lâ tadurruka, wa inna maghfirata-ka lî lâ tanqusuka, fa-a‘tinî tnâ lâ yanqusuka, wa ighfir lî mâ lâ yadurruka.

O Seigneur, mes péchés ne Te nuisent pas et Ton Pardon pour moi ne Te diminue pas, alors, donne-moi ce qui ne Te diminue pas et pardonne-moi ce qui ne Te nuit pas.

-Dire également :

Allâhumma, lâ tahrimnî khayra mâ ‘indaka li-sharri mâ

‘indî,

Mon Dieu, ne me prive pas du bien qui se trouve auprès

de Toi à cause du mal qui se trouve chez moi,

fa-in anta lam tarhamnî bi-ta'abî wa nasabî, fa-lâ tahrimnî ajra-l-musâbi ‘alâ musîbatihi.

et si Tu n'as pas pitié de ma fatigue et de mes difficultés, [au moins] ne me prive pas de la récompense de celui qui est touché par un malheur.

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