Tafsir: Sourate al-Kawthar (L’Abondance) 2

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ka wa-nhar فَصَلِّ لِرَبِّکَ وَانْحَرْ                      

Alors prie pour ton Seigneur et sacrifie (2)

ce que  disent certaines interprétations – que ce verset est  spécifique au Hajj, à la prière après le Tawaf et  au sacrifice d’une bête effectuée le jour de l’Aîd al-Ad’hâ – doit être considéré comme une des illustrations, une des corroborations (misdâq),  une des preuves de ce verset coranique – la plus apparente, la plus éclatante.

De même, il est évoqué d’autres interprétations

pour ce mot « nahar » :  L’orientation vers la Qiblah durant la prière,

parce que le « nahar » indique la gorge, le haut de la poitrine, en tant que les Arabes emploient ce mot pour orienter quelque chose. Ils disent :

« Nos demeures « tatanâhir » », dans le sens qu’elles se font face.

Il est rapporté que l’Imam as-Sâdeq(p), interrogé sur l’interprétation de ce verset, indiqua de sa main et dit : « Ainsi. » C’est-à-dire qu’il indiqua

la Qiblah de sa main au début de la prière (il leva sa main, plaçant sa paume face à la Qiblah). (Majma‘ al-Bayyân, vol.10 p550).

Le fait de lever les mains jusqu’au niveau de la gorge lors du takbîr de la prière.

Il est rapporté dans ce sens que lorsque cette sourate a été révélée, le Prophète(s) demanda à l’Ange Gabriel(p) : « Qu’est-ce que cette « nahîrah » ? Le dernier jour du mois ? C’est-à-dire mon Seigneur m’ordonne de m’orienter vers le nouveau mois ? »

L’Ange Gabriel(p) répondit : « Ce n’est pas une « nahîrah » (le dernier jour du mois). Mais Il t’a ordonné de lever les bras lorsque tu te mets

en état de sacralisation pour la prière lors du takbîr al-Ihrâm, ainsi que lorsque tu t’inclines, lorsque tu lèves la tête de l’inclination et que

tu te prosternes, car ainsi est notre prière et la prière des Anges dans les sept cieux. Pour toute chose, il y a une parure et la parure de la prière

est de lever les bras (ou mains) au moment de chaque takbîr. » (Majma‘ al-Bayyân, vol.10 p550 - Wasâ’il ash-Shî‘at, vol.6 p30 N°7263)

Mais la première interprétation citée (faire un sacrifice, immoler une bête) convient le mieux parce que l’objectif était de répondre aux actes

des associationnistes qui adoraient et faisaient des sacrifices pour d’autres que Dieu.

Et rien n’interdit de réunir ces différentes interprétations. Surtout qu’il existe de nombreux propos dans les livres shi‘ites et sunnites qui ont

rapporté le fait de lever les bras. C’est pourquoi, il y a sans doute pour ce verset une compréhension synthétique qui regroupe ces sens également.

Ainsi, Dieu demande à Son Messager de L’adorer, les actes d’adoration (la prière et le sacrifice) étant voués à « son Seigneur », uniquement à Lui, c’est-à-dire réservés au véritable Détenteur des Bienfaits Qui est Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté), à la différence des prières et des offrandes des associationnistes faites pour leurs idoles ou leurs statues qu’ils adoraient, alors qu’ils voyaient que leurs bienfaits ne provenaient pas d’elles mais de Dieu. Même ! Le secret de ce Don divin abondant

réside dans cette orientation vers le Seigneur Unique, le Tout-Puissant et dans le remerciement.

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