تقي زاده

تقي زاده

Le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi ont rencontré le ministre omanais des Affaires étrangères Sayyid Badr bin Hamad al-Busaidi, discutant de nouveaux arrangements pour gérer le détroit stratégique d'Ormuz.

M. Ghalibaf, arrivé à Mascate lundi soir après des négociations en Suisse et une brève escale à Téhéran, dirige la délégation iranienne pour des consultations conjointes avec les responsables omanais sur la gouvernance du détroit.

Le ministre des Affaires étrangères accompagne le président du Parlement lors de cette visite officielle.

Selon un communiqué du ministère omanais des Affaires étrangères, les deux parties ont passé en revue la coopération bilatérale et les relations de bon voisinage, explorant les moyens de développer leurs liens dans la poursuite d'intérêts mutuels.

Le chef de la diplomatie omanaise a annoncé que lors de sa rencontre avec MM. Ghalibaf et Araghchi, des discussions constructives avaient eu lieu concernant les dispositions du mémorandum d'entente signé récemment par Téhéran et Washington, en particulier les questions relatives au détroit d'Ormuz.

 

Un haut responsable d'Ansarallah du Yémen, a mis en garde contre la présence de forces militaires israéliennes dans les eaux territoriales somaliennes, avertissant que tout déploiement de ce type serait considéré comme une cible légitime.

Mohammed al-Farah, membre du bureau politique d'Ansarallah, a alerté lundi sur les activités menées par le régime israélien et les États-Unis en Somalie, déclarant : « Nous considérons la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb comme une région stratégique de première importance. »

« Tout agissement de l'ennemi américano-sioniste dans cette zone sera interprété comme une tentative d'établir une influence hostile, de contrôler des voies maritimes vitales et de menacer la sécurité de toute la région, y compris celle de l'Arabie saoudite », a-t-il fait remarquer.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères et chef de l'équipe de négociation technique, Kazem Gharibabadi, a annoncé la conclusion réussie des pourparlers techniques à quatre pays et la finalisation des dispositions pour la prochaine phase des négociations de haut niveau.

S'exprimant après la conclusion des pourparlers lundi, M. Gharibabadi a déclaré que la réunion du comité de suivi de haut niveau sur la mise en œuvre du mémorandum d'entente d'Islamabad (MoU), qui s'est tenue dimanche et s'est poursuivie jusqu'aux premières heures de lundi, a été suivie de discussions techniques détaillées.

Ces discussions ont porté sur la mise en place des mécanismes d'exécution du mémorandum d'entente et de la déclaration finale publiée à l'issue de la session de haut niveau, aboutissant aux accords nécessaires sur tous les fronts.

« Sur la base des accords conclus, les prochaines négociations se dérouleront sous la supervision du comité de haut niveau, avec la participation du président du Parlement, du ministre des Affaires étrangères de la République islamique d'Iran, du vice-président des États-Unis et des Premiers ministres du Pakistan et du Qatar », a déclaré le vice-ministre iranien.

Il a ajouté que quatre groupes de travail spécialisés ont été mis en place : le groupe de travail sur la levée des sanctions, le groupe de travail sur le nucléaire, le groupe de travail sur la reconstruction et le développement économique et le groupe de travail sur le suivi et la mise en œuvre.

Conformément aux engagements énoncés dans les accords du comité de haut niveau et dans la déclaration finale des pourparlers nocturnes, les parties ont également convenu de mettre en place un point de contact dédié entre les États membres du mémorandum d'entente afin d'assurer le passage sûr et sécurisé des navires commerciaux à travers le détroit stratégique d'Ormuz.

Par ailleurs, une unité de désescalade et de prévention des conflits a été mise en place pour le Liban, impliquant les pays membres ainsi que le Pakistan et le Qatar.

 

Un épisode caniculaire « étendu, durable et intense » continue de frapper la France, avec des températures dépassant les 40°C dans plusieurs régions du pays, tandis que plus de 1 300 établissements scolaires ont été contraints de fermer leurs portes.

Le ministre français de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé, au cours d'un point de suivi de la canicule sous forme d’un micro tendu ce lundi, que 1 352 écoles et établissements scolaires étaient fermés lundi en raison des fortes chaleurs.

Par ailleurs, 4 042 établissements ont adapté leur fonctionnement, notamment en aménageant les horaires de cours et en permettant aux élèves de quitter les classes plus tôt dans la journée. Certains établissements ont également eu recours à des salles climatisées pour assurer l’accueil des élèves.

 

L’Iran poursuivra sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) conformément aux procédures actuellement en vigueur, à la législation adoptée par le Parlement et aux décisions du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) de la RII, a affirmé ce lundi 22 juin le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

« Les interactions de l’Iran avec l’Agence, conformément aux obligations qui lui incombent au titre des accords de garanties, se poursuivront selon les procédures en vigueur et dans le respect des lois adoptées par le Parlement ainsi que des décisions du Conseil suprême de sécurité nationale », a expliqué M. Baghaï, également porte-parole de l’équipe de négociation iranienne.

Ces remarques ont été formulées après que le vice-président américain JD Vance a prétendu, lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel du Bürgenstock, que l’Iran avait accepté de permettre le retour des inspecteurs de l’AIEA dans le pays.

Selon des sources informées des pourparlers qui se sont déroulés dimanche en Suisse, Téhéran n’a pas négocié sur son programme nucléaire durant les dix-huit heures de discussions et n’a souscrit à aucun nouvel engagement.

De plus, l’agence de presse iranienne Fars News a cité une source bien informée, qui a confirmé que les propos de Vance étaient « faux ».

 

À la tête d’une délégation de haut niveau, le principal négociateur iranien dans les pourparlers avec les États-Unis, Mohammad-Bagher Ghalibaf, a quitté Téhéran pour Mascate dans l’après-midi du lundi 22 juin, afin de mener des discussions de haut niveau avec des responsables omanais sur la coopération conjointe dans le détroit d’Ormuz.

Au programme du déplacement de M. Ghalibaf, qui préside également le Parlement iranien, figure entre autres une rencontre avec le sultan d’Oman, Haïtham ben Tariq. Leurs discussions porteront sur la promotion de la coopération bilatérale et la coordination des efforts visant à stabiliser les modalités d’administration iranienne du détroit d’Ormuz.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, accompagne M. Qalibaf lors de cette visite.

Les discussions de la délégation iranienne avec les dirigeants omanais s’inscrivent dans le cadre des efforts plus larges déployés par l’Iran pour renforcer les liens avec ses partenaires régionaux et répondre aux préoccupations maritimes stratégiques.

Le 17 juin, le président iranien Massoud Pezeshkian et son homologue américain, Donald Trump, ont signé officiellement le « mémorandum d’entente d’Islamabad » en 14 points. Le texte est désormais finalisé et l’accord est entré en vigueur après des mois de négociations intensives menées sous l’égide du Pakistan, avec le soutien d’autres pays de la région.

Aux termes de ce mémorandum, les deux parties ont entamé une période de négociations de 60 jours afin de parvenir à un accord final global.

Conformément au paragraphe 5 du mémorandum, l’Iran s’engage, dès la signature du mémorandum d'entente, à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour assurer le passage gratuit et sécurisé des navires commerciaux entre le golfe Persique et la mer d’Oman, et vice-versa, pendant 60 jours seulement.

« La République islamique d’Iran engagera un dialogue avec le Sultanat d’Oman afin de définir la future administration et les services maritimes dans le détroit d’Ormuz, en concertation avec les autres États riverains du golfe Persique, conformément au droit international applicable et aux droits souverains des États côtiers du détroit d’Ormuz », précise le texte. 

L’Iran a instauré vendredi un système de dédouanement en ligne obligatoire exigeant que tous les navires souhaitant transiter par le détroit d’Ormuz enregistrent leur demande de passage via un nouveau système centralisé, applicable immédiatement, conformément au mémorandum d’accord d’Islamabad.

L’Autorité du détroit du golfe Persique (PGSA) a émis cette directive instaurant une période de 60 jours durant laquelle les droits de transit seront exonérés par le gouvernement iranien.

Ligne rouge. Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que l’Iran ne cédera pas aux exigences excessives et ne tolérera aucune atteinte aux droits de son peuple, alors que les négociations avec Washington se poursuivent sur la base d’un mémorandum d’entente récemment signé.

S’exprimant lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de la Journée nationale des Syndicats, le lundi 22 juin à Téhéran, M. Pezeshkian a déclaré que les négociations en cours avec les États-Unis sont menées « avec dignité et autorité », dans le cadre défini par le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei.

« Partout où ils chercheront à bafouer les droits de la nation iranienne, nous ne reculerons en aucune circonstance et nous ne céderons pas à des exigences excessives », a-t-il martelé, en évoquant les efforts déployés par le gouvernement pour consolider sur le terrain diplomatique les acquis réalisés par les forces armées et le peuple iraniens.

Les États-Unis ont émis une autorisation générale temporaire de 60 jours autorisant la production, la livraison et la vente de pétrole iranien, mettant ainsi en œuvre une disposition clé du récent mémorandum d’entente entre Téhéran et Washington visant à faire progresser les négociations en vue d’un accord définitif.

Cette dérogation, annoncée lundi par le département du Trésor américain, intervient quelques jours après la conclusion d’un mémorandum d'entente entre l’Iran et les États-Unis sous la médiation d’Islamabad et fait suite à d’intenses discussions en Suisse axées sur la mise en œuvre de ce protocole d'accord. En vertu de cette licence, toutes les transactions et tous les services essentiels à la production, à la vente et au transport des produits pétroliers seront autorisés, y compris l’assurance, la gestion des navires, la fourniture d’équipage, le ravitaillement en carburant, l’immatriculation et l’emménagement des navires, ainsi que les opérations de sauvetage maritime.

Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que cette mesure s’inscrivait dans le cadre de ce mémorandum d'entente bilatéral.

La licence autorise également les transactions impliquant l’importation aux États-Unis de pétrole brut, de produits pétrochimiques et de produits pétroliers d’origine iranienne lorsque cela est nécessaire à leur vente ou à leur livraison.

 

Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, la Chine a réaffirmé son soutien à la souveraineté et à la dignité nationales de l’Iran, ainsi qu’au développement des relations de Téhéran avec tous les pays de la région, y compris ceux riverains du golfe Persique.

Ces remarques ont été formulées ce lundi 22 juin 2026 lors de la rencontre de Wang Yi avec Ghadir Nezamipour, secrétaire adjoint du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d’Iran, qui s’est tenue à New Dehli, en marge de la réunion des conseillers à la sécurité nationale des États membres des BRICS.

Le chef de la diplomatie chinoise a indiqué que Pékin se félicite du début des négociations entre l’Iran et les États-Unis, menées sous la médiation du Pakistan et du Qatar en Suisse, concernant la mise en œuvre du mémorandum d’entente récemment signé entre les deux pays. Ceci vise à mettre un terme définitif à la guerre d’agression illégale menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran.

 

Le ministre iranien de la Défense par intérim a averti que la République islamique d’Iran infligerait une réponse « lourde et regrettable » à toute violation du mémorandum d’entente récemment signé avec les États-Unis, soulignant que les forces armées iraniennes n'avaient jamais fait confiance à « l'ennemi traître », malgré la percée diplomatique.

Le général de brigade Seyyed Majid Ebn-e-Reza a fait ces déclarations lors d'un entretien téléphonique avec le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Muhammad Asif, dimanche, alors que les deux parties discutaient des relations bilatérales, des développements régionaux et de la mise en œuvre d'un mémorandum d’entente entre l'Iran et les États-Unis.

Cet appel est intervenu quelques jours seulement après la finalisation du mémorandum d’entente (MoU) le 19 juin.