تقي زاده

تقي زاده

Le commandant en chef de l’armée de la République islamique d’Iran, le général de division Amir Hatami, a averti que toute intervention militaire américaine contre l’Iran se heurtera à une riposte écrasante. Il a affirmé que des millions d’Iraniens feront face aux forces d’invasion avec tous les moyens dont ils disposent, tandis que les forces armées demeurent pleinement préparées à répondre à toute agression.

En visite ce mercredi 22 juillet auprès de plusieurs unités des forces terrestres, de la défense aérienne et de l’armée de l’air dans la province centrale d’Ispahan, le général Hatami a déclaré que les puissances hostiles ont utilisé tous les moyens à leur disposition contre les militaires iraniens, sans jamais parvenir à entamer leur détermination.

« L’ennemi, animé par sa haine et son hostilité envers les combattants de l’armée, a tout tenté. Mais les soldats de l’armée de la République islamique d’Iran demeurent debout et inébranlables », a-t-il martelé, ajoutant que les forces armées iraniennes n’ont cessé de renforcer leur état de préparation opérationnelle en prévision d’éventuelles agressions ennemies.

Évoquant les attentes américaines lors de leur opération avortée dans le sud d’Ispahan, le commandant en chef de l’armée a estimé que Washington avait gravement mal évalué la réaction du peuple iranien.

« Lors des événements survenus dans le sud d’Ispahan, les Américains s’imaginaient qu’en entrant en Iran, ils seraient accueillis favorablement. Au contraire, ils ont été confrontés à une haine généralisée et à la résistance sans précédent de la nation iranienne », a-t-il indiqué, avertissant que toute intrusion militaire étrangère sur le territoire iranien suscitera une résistance populaire à l’échelle nationale.

« Cela a démontré à l’ennemi que s’il ose poser son sale pied sur le sol iranien, il devra faire face à des millions d’Iraniens qui le combattront avec tout ce qu’ils auront entre les mains », a-t-il ajouté.

Les États-Unis ont déployé contre l’Iran des armes « réservées à la Troisième Guerre mondiale » lors de leur récente guerre d’agression, estime le général de brigade Abolfazl Shekarchi, principal porte-parole des forces armées iraniennes.

Le général iranien s’est exprimé lors d’un entretien accordé à l’IRIB, au cours duquel il a dressé un bilan de la guerre et mis en avant la résilience stratégique de l’Iran.

« L’ennemi a eu recours à toutes les armes qui avaient été testées dans le monde, mais jamais déployées », a déclaré le général Shekarchi. « Il a employé contre l’Iran des armes qui avaient été mises de côté pour la Troisième Guerre mondiale. »

Le général Shekarchi a ajouté que, lors de la deuxième guerre imposée, l’ennemi s’imaginait pouvoir anéantir les forces armées iraniennes en une semaine, puis démanteler le pays la semaine suivante ; mais en vain. « Les 17 et 18 janvier, l’ennemi a tenté de combiner un coup d’État avec une guerre de grande ampleur, mais la nation iranienne a déjoué ce complot », a-t-il déclaré.

Malgré les machinations de l’ennemi, l’Iran a mené à bien des plans opérationnels détaillés, minutieusement établis par le défunt Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, afin que soient assurées la sécurité et l’intégrité de la République islamique d’Iran.

Destruction d’un important centre de données ennemi aux Émirats arabes unis

Selon le général iranien, l’un des coups les plus sévères portés à l’ennemi a été la destruction d’un important centre de données situé aux Émirats arabes unis. Un centre développé pendant plus de vingt ans grâce aux investissements des Européens, du régime sioniste et des États-Unis dans le but de contrôler la région, a-t-il affirmé.

« Tous les investissements américains réalisés dans la région au cours des cinq dernières décennies sont partis en fumée avec la destruction de leurs bases. »

Plus tôt cette année, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé avoir détruit, au moyen de missiles de croisière, un centre de données d’Amazon à Bahreïn ainsi qu’un centre de données d’Oracle à Dubaï.

 

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a ciblé et neutralisé plusieurs systèmes radar américains au Koweït, dans le cadre de ses frappes de représailles aux attaques répétées des États-Unis contre le territoire iranien qui sont menées en violation du cessez-le feu et du mémorandum d’entente d’Islamabad.

Dans un communiqué publié, mardi 21 juillet, le CGRI a annoncé avoir mené la vingt-quatrième vague de ses frappes de représailles dans le cadre de l’opération Nasr-2 (Victoire).

Selon le communiqué, les frappes s’inscrivaient dans le prolongement « des efforts visant à éliminer de la région les systèmes radar » servant les intérêts des États-Unis.

Le CGRI a déclaré que ses forces avaient ciblé « un radar d'alerte précoce, un complexe radar tactique à proximité de la base aérienne Ali al-Salem, et un autre système radar sur l'île koweïtienne de Bubiyan ». Les frappes « ont rendu ces systèmes radar inopérants ».

Le CGRI a conclu son communiqué en affirmant que « l'opération visant à punir l'agresseur se poursuit ».

Ces dernières frappes interviennent sur fond des efforts renforcés du Corps des gardiens de la Révolution islamique contre les systèmes radar américains, permettant aux États-Unis de se prémunir contre les représailles iraniennes.

 

Le plus haut commandement militaire iranien, le quartier général central de la base Khatam al-Anbiya, a sévèrement mis en garde les États-Unis contre toute attaque visant les installations nucléaires iraniennes. 

« Le régime criminel des États-Unis a menacé d'attaquer les installations nucléaires et d'autres sites sensibles iraniens », a dénoncé le quartier général de la base Khatam al-Anbiya dans un communiqué publié mardi.

« Il est déclaré par la présente que, dans l'hypothèse où l'agresseur et les forces armées de ce pays franchiraient une telle étape, nous y verrions un élargissement du conflit à l'ensemble de la région », a-t-il ajouté.

Le commandant des forces terrestres du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a déclaré que les forces armées iraniennes étaient pleinement préparées à répondre à toute agression militaire, soulignant l’engagement de la République islamique d’Iran à venger le sang du Leader martyr de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.

Le général de brigade Mohammad Karami a tenu ces propos ce mardi 21 juillet, lors d’une inspection du quartier général Médine Mounawwarah des forces terrestres du CGRI, le plus proche du détroit stratégique d’Ormuz. Il a examiné l’état opérationnel des unités permanentes et évalué le niveau de préparation au combat de leur personnel.

« Par la grâce et la bénédiction de Dieu Tout-Puissant, le peuple et les forces armées iraniennes sont pleinement préparés à répondre à tout acte d’agression, d’où qu’elle vienne », a-t-il déclaré.

« La vengeance pour le sang du Leader et de nos commandants martyrs sera accomplie dans un avenir proche », a-t-il ajouté, réitérant une déclaration faite par le fils et successeur du Leader martyr, l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei.

Soulignant l’importance stratégique de la région côtière dans la doctrine de défense nationale iranienne, le général Karami a déclaré que la préparation permanente des forces terrestres jouait un rôle essentiel dans le maintien de la sécurité.

« La préparation permanente, l’entraînement spécialisé et la présence renforcée des unités terrestres du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) constituent la pierre angulaire d’une sécurité durable dans les eaux du golfe Persique. Forts de leur esprit de “djihad” et de leur vigilance constante, les braves combattants déployés dans cette région ont érigé un rempart infranchissable contre les vanités de l’ennemi », a-t-il affirmé.

 

La chaîne Al-Mayadeen a cité une source militaire yéménite affirmant que six navires ont été contraints de rebrousser chemin après que les forces armées du pays les ont avertis et ont imposé un embargo maritime à l’Arabie saoudite.

Par ailleurs, l'agence de presse Reuters a rapporté que deux pétroliers saoudiens à destination de la Chine et de l’Inde ont dévié de leur route en mer Rouge après un avertissement d’Ansarallah. Au lieu de longer les côtes yéménites, ils ont mis le cap sur le canal de Suez.

D’après ce rapport, la déviation des deux navires, le « Xin Long Yang » et le « Rodos », laisse présager une possible perturbation d’une importante voie maritime, susceptible d’aggraver la pénurie d’énergie sur les marchés mondiaux causée par la fermeture du détroit d’Ormuz.

Lundi, le général de brigade Yahya Saree, porte-parole des forces armées yéménites, a publié une déclaration affirmant que l’Arabie saoudite cible les ports et aéroports du Yémen depuis près de douze ans par un blocus terrestre, maritime et aérien, et qu’elle aggrave les souffrances du peuple yéménite en pillant ses ressources et en intensifiant la pression.

La déclaration précise : « Le blocus du Yémen est dépourvu de tout fondement juridique, humanitaire et légitime, et le peuple yéménite est en droit de répondre par tous les moyens à sa disposition à cette action et aux attaques saoudiennes, notamment l’attaque contre l’aéroport international de Sanaa. »

Faisant référence aux vastes manifestations populaires intitulées « Avertissement et mobilisation », le porte-parole des forces armées yéménites a annoncé que, dès la publication de cette déclaration, le blocus naval contre l’Arabie saoudite entrera dans sa phase de mise en œuvre, selon la stratégie du « siège contre siège ».

Lire aussi : Détroit d’Ormuz : deux pétroliers en infraction ont été immobilisés et ont pris feu après des explosions

Ansarallah contrôle le nord du Yémen, y compris la côte de Bab el-Mandeb, un détroit à l’entrée de la mer Rouge. En raison de la fermeture du détroit d’Ormuz suite à l’agression américano-sioniste contre l'Iran, le port saoudien de Yanbu, sur la mer Rouge, est devenu la principale voie alternative pour le pétrole du Moyen-Orient, permettant l’exportation de millions de barils par jour.

 

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï a mis en garde la Bulgarie contre toute approbation d’une demande américaine visant, selon certaines informations, à stationner des avions militaires sur l’une de ses bases aériennes, ajoutant que toute coopération dans les attaques militaires contre l’Iran rendrait Sofia complice d’actes d’agression illégaux des États-Unis.

M. Baghaï a lancé cet avertissement, le mardi 21 juillet, en réaction aux informations selon lesquelles le gouvernement bulgare envisagerait la demande américaine de déploiement d’avions militaires sur la base aérienne de Bezmer, en soutien aux opérations liées au conflit avec l’Iran.

M. Baghaï a déclaré que la Bulgarie était pleinement consciente que la récente agression militaire américaine contre l’Iran constituait une violation de la Charte des Nations unies et du droit international.

Dans la foulée, il a ajouté que toute participation à la préparation ou à la facilitation de telles opérations équivaudrait à une complicité de crimes d’agression et de crimes de guerre.

M. Baghaï s’est dit surpris des propos attribués au Premier ministre bulgare, Roman Radov, concernant cette demande. Il a rappelé que même envisager un soutien à la « guerre illégale » contre l’Iran serait incompatible avec les obligations juridiques internationales de la Bulgarie et le principe du respect de la souveraineté nationale.

Le diplomate iranien a cité l’article 3 (f) de la résolution 3314 de l’Assemblée générale de l’ONU, qui définit l’agression, estimant que le fait de permettre à un autre État d’utiliser son territoire pour des actes d’agression contre un État tiers pourrait constituer en soi un acte d’agression en vertu du droit international.

 

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que le mouvement de résistance palestinien Hamas excellera sous la direction de son nouveau chef politique, Khalil al-Hayya.

Dans un message publié le mardi 21 juillet, Qalibaf a adressé ses félicitations à Khalil al-Hayya pour sa nomination à la tête du Bureau politique du Hamas. M. Qalibaf a déclaré que l’élection du nouveau dirigeant du Hamas a eu lieu dans un contexte marqué par « le feu et le sang », en référence à la guerre génocidaire menée par Israël contre Gaza.

M. Hayya s’inscrira dans la lignée de ses deux prédécesseurs à ce poste, Ismaïl Haniyeh et Yahya Sinwar, a-t-il ajouté, soulignant : « Fort de l’héritage politique du martyr Haniyeh et de la volonté inébranlable du martyr Sinwar, je suis convaincu que vous maintiendrez l’étendard de la Résistance toujours plus haut face aux occupants ».

 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi et son homologue français Jean-Noël Barrot ont échangé leurs points de vue sur l’actualité bilatérale, régionale et internationale lors d’une conversation téléphonique ce mardi soir.

Au cours de cette conversation, le ministre iranien des Affaires étrangères, protestant contre les agissements non conventionnels et non professionnels de deux diplomates français à Téhéran, a jugé ces comportements inacceptables et a souligné que le respect des lois et règlements du pays hôte ainsi que l’adhésion aux principes et normes diplomatiques reconnus sont indispensables à la poursuite des activités des missions étrangères. M. Araghchi a appelé le gouvernement français à empêcher la répétition de tels agissements et à prendre les mesures nécessaires.

Cet échange diplomatique fait suite aux déclarations faites lundi par le ministre français des Affaires étrangères, qui a affirmé que deux diplomates français à Téhéran avaient été détenus et maltraités, avant d'annoncer par la suite qu'ils ont finalement pu retourner à l'ambassade et attendaient de rentrer en France. M. Barrot a précisé que ces diplomates étaient chargés de promouvoir les échanges culturels avec le public et le milieu universitaire iraniens.

Le ministère français des Affaires étrangères également a convoqué mardi le chargé d'affaires iranien à Paris au sujet de cet incident.

Ailleurs dans ses propos le ministre iranien des Affaires étrangères a souligné que le blocage du détroit d’Ormuz est une conséquence directe de la violation par les États-Unis de leurs obligations en vertu du mémorandum d’entente d’Islamabad et de l’escalade de leurs actions provocatrices. « La responsabilité des conséquences de cette situation incombe à la partie qui, en reniant les accords et en persistant dans des approches unilatérales, a mis en péril le processus diplomatique et la stabilité régionale », selon le chef de la diplomatie iranienne.

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Les Pays-Bas commenceront à appliquer une interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes illégales situées dans les territoires palestiniens occupés à compter du 22 septembre, a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères, Tom Berendsen, devant le Parlement.

Les entreprises qui tenteraient de contourner ces restrictions s’exposeraient également à des poursuites à compter de cette date, selon la chaîne de télévision néerlandaise RTL Nieuws.

Le gouvernement néerlandais considère que les colonies situées dans les territoires occupés constituent une violation du droit international et affirme que cette mesure vise à empêcher que le commerce ne contribue à leur maintien.

Les importations en provenance des colonies consistent principalement en des produits agricoles, notamment des avocats, des dattes, des oranges, du raisin et des herbes aromatiques fraîches. La mesure s’appliquera également aux produits provenant du plateau du Golan occupé.

Le commerce annuel impliquant les territoires concernés est estimé à plusieurs dizaines de millions d’euros, bien que sa valeur exacte soit difficile à déterminer.

Certains occupants contournent les règles existantes en présentant leurs produits comme provenant d’Israël plutôt que des territoires occupés, selon RTL Nieuws.

Une majorité au sein du Parlement néerlandais réclamait depuis longtemps une interdiction des importations en provenance des colonies illégales, et le gouvernement précédent s’était engagé l’été dernier à prendre des mesures.

Le gouvernement actuel a annoncé cette mesure en mai et a sollicité un avis d’urgence auprès du Conseil d’État. Berendsen a déclaré que cet avis n’exigeait aucune modification du décret sur les sanctions, ce qui permettra à celui-ci d’entrer en vigueur en septembre.