تقي زاده
La présentation du missile Khorramshahr-4 reflète le refus de l’Iran de renoncer à sa défense (CGRI)
Le commandant adjoint du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) chargé des affaires politiques a déclaré que la récente présentation du missile balistique Khorramshahr-4, doté d'une « puissance dévastatrice extraordinaire », témoigne du refus de l'Iran d'abandonner sa capacité de défense.
Le général de brigade Yadollah Javani a tenu ces propos jeudi au micro de la chaîne de télévision libanaise al-Mayadeen, en référence au missile Khorramshahr-4, dont les performances opérationnelles ont été récemment mises en avant par le CGRI lors de l'inauguration d'une nouvelle « cité des missiles ».
Selon le CGRI, le projectile a une portée de 2 000 kilomètres (1 242 miles), une précision d’impact d’environ 30 mètres et une capacité de pénétration élevée grâce à sa vitesse hypersonique et à sa maniabilité, atteignant une vitesse de Mach 8 (près de 10.000 km/h) dans l'atmosphère et le double en dehors.
Trump a signé un décret menaçant d'imposer des droits de douane aux partenaires commerciaux de l'Iran
Le président américain, Donald Trump, a signé un décret menaçant d'imposer des droits de douane supplémentaires aux pays qui continuent de commercer avec l'Iran, peu après des discussions indirectes entre des représentants iraniens et américains à Mascate sur le programme nucléaire pacifique iranien et l'allègement des sanctions.
Le décret, signé vendredi 6 février, stipule que les États-Unis peuvent imposer des droits de douane sur les marchandises importées de tout pays qui « achète, importe ou acquiert, directement ou indirectement, des biens ou des services en provenance d'Iran ». Bien que le décret ne précise pas de taux fixe, il mentionne l'exemple d'un taux de 25 %.
Trump n'a pas commenté directement le décret. S'adressant aux journalistes à bord d'Air Force One, il a réaffirmé sa position sur l'Iran, déclarant qu'il ne devrait y avoir « aucune arme nucléaire ».
Les autorités iraniennes n'ont pas réagi immédiatement. Elles ont systématiquement rejeté les accusations de Washington et de ses alliés contre la République islamique concernant le développement d'armes non conventionnelles, invoquant un décret religieux interdisant ces armes, promulgué par le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.
La Maison-Blanche a déclaré que le décret s’inscrivait dans le cadre de ce qu'elle a qualifié d'« urgence nationale concernant l'Iran », ajoutant que le président pourrait le modifier en cas de changement de circonstances.
Reprenant une autre accusation contre l'Iran, elle a précisé que le président américain « tient l’Iran pour responsable de son soutien au terrorisme ». Téhéran a systématiquement rejeté cette allégation, soulignant son soutien indéfectible à la lutte contre le terrorisme dans toute la région de l’Asie de l’Ouest.
États-Unis : la députée Delia Ramirez appelle à mettre fin aux transferts d'armes à Israël en plein génocide à Gaza
La députée américaine Delia Ramirez a déclaré qu'il n'y avait actuellement pas de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, ajoutant que Washington contribue aux violences en cours contre les Palestiniens dans ce territoire côtier ravagé par la guerre en fournissant une aide militaire au régime de Tel-Aviv.
« Il n'y a pas de cessez-le-feu à Gaza. Des bombes fournies par les États-Unis sont toujours utilisées pour tuer des Palestiniens », a écrit Ramirez dans un message publié sur X. Elle a partagé un rapport faisant état d'attaques israéliennes ayant tué au moins 30 Palestiniens, dont plusieurs enfants, la semaine dernière dans la zone assiégée, malgré un cessez-le-feu.
Ramirez a exhorté les législateurs à exercer leur autorité parlementaire concernant l'aide militaire étrangère des États-Unis et à soutenir son projet de loi, connu sous le nom de Block The Bombs Act.
France : des images inédites relancent l’affaire des violences policières contre des « gilets jaunes » en 2018
France Télévisions a révélé, vendredi, des images inédites de vidéosurveillance montrant des violences commises par des membres des forces de l'ordre contre des manifestants et un journaliste, lors d'une intervention dans un restaurant Burger King à Paris, le 1er décembre 2018, pendant l'« acte 3 » du mouvement des Gilets jaunes.
Les vidéos, tournées à l’intérieur de l’établissement situé près de la place Charles-de-Gaulle, montrent plusieurs personnes frappées à coups de matraque par des policiers venus évacuer des manifestants réfugiés après avoir été exposés à des gaz lacrymogènes.
Parmi les victimes figure une jeune femme, Manon, qui affirme avoir reçu une dizaine de coups. Sept ans après les faits, elle souffre encore de séquelles psychologiques. « Chaque fois que je vois ces images, je fonds en larmes », a-t-elle confié à France Télévisions.
Gaza: des malades du cancer implorent qu'on leur trouve une solution
À Gaza, des milliers de malades du cancer se trouvent dans un état critique, alors que les hôpitaux sont saturés ou détruits sur fond de deux ans de guerre dévastatrice imposée par Israël.
Une enquête menée par ONU Info à l’hôpital Al-Shifa de Gaza révèle des conditions alarmantes au sein de son service d’oncologie. Les patients, nombreux, s’entassent dans les couloirs et les salles d’attente, en quête de consultations ou de traitements désormais indisponibles.
Les médicaments et équipements essentiels sont en situation de pénurie, tandis que de nombreux patients souffrent de douleurs chroniques qui les empêchent de bouger.
« Nous sommes en train de mourir. Chaque jour, entre deux et trois patients décèdent dans cet hôpital », déclare Munther Abu Foul, un patient atteint d'un cancer, ajoutant : « Nous voulons une solution : ouvrez les points de passage ».
Ses paroles reflètent la réalité à laquelle sont confrontés des milliers de patients atteints de cancer dans la bande de Gaza, où l'accès aux soins spécialisés s'est effondré et où l'évacuation pour un traitement à l'étranger reste inaccessible pour beaucoup.
M. Abu Foul feuillette ses documents de transfert médical, délivrés il y a longtemps pour des soins à l'extérieur de Gaza. Il n'a pas pu voyager depuis plus de deux ans. « La situation sanitaire dans la bande de Gaza est catastrophique », déclare-t-il. « Il n'y a ni traitements ni médicaments, et nous mourons. Chaque jour, deux ou trois patients meurent ici, dans cet hôpital ».
Non loin de là, Mohamed Hammou s'occupe de sa mère âgée, elle aussi atteinte d'un cancer. Il explique que les familles sont contraintes d'assister impuissantes à la dégradation de l'état de santé de leurs proches, faute de soins.
« C’est ainsi que nous nous retrouvons face à un patient mourant, sans traitement ni aucun moyen médical pour l’aider à guérir », déclare-t-il.
Le Royaume-Uni est condamné pour le massacre de mineurs en 1949 au Nigeria
Un tribunal nigérian a jugé que l’exécution de 21 mineurs de charbon en 1949 par la police coloniale britannique constituait une violation extrajudiciaire du droit à la vie, et a ordonné au Royaume-Uni de verser 420 millions de livres sterling aux familles des victimes.
Un tribunal nigérian a ordonné à la Grande-Bretagne de verser 420 millions de livres sterling (570 millions de dollars) d’indemnisation aux familles de 21 mineurs de charbon abattus par les autorités coloniales britanniques en 1949, lors d’une manifestation dans l’est du Nigeria.
Les faits remontent au 18 novembre 1949, à la mine d’Iva Valley, près d’Enugu, où des mineurs avaient cessé le travail pour protester contre leurs conditions d’exploitation, les inégalités salariales raciales et le non-paiement de leurs salaires. La police coloniale avait ouvert le feu, tuant 21 manifestants.
Le juge Anthony Onovo, de la Haute Cour d’Enugu, a statué le 5 février que ces meurtres constituaient une violation illégale et extrajudiciaire du droit à la vie. Il a ordonné au gouvernement britannique de verser 20 millions de livres sterling par victime « à titre de réparation et d’indemnisation effectives ».
« Ces mineurs sans défense réclamaient de meilleures conditions de travail. Ils ne se livraient à aucune action violente, et pourtant ils ont été abattus », a déclaré le magistrat, selon l’agence de presse nigériane NAN.
La décision prévoit également des intérêts de 10 % par an jusqu’au paiement intégral, la publication d’excuses écrites dans des journaux nigérians et britanniques sous 60 jours, ainsi que le versement de l’indemnisation dans un délai de 90 jours.
L’affaire a été introduite par Greg Onoh, militant des droits humains, au nom des familles des victimes. Selon les médias locaux, aucune représentation britannique n’était présente à l’audience.
Pour l’avocat Yemi Akinseye-George, ce jugement constitue « une étape majeure vers la responsabilité historique » et rappelle que « le droit à la vie transcende le temps et les frontières ».
« L’Azerbaïdjan ne permettra aucune action depuis son territoire qui puisse constituer une menace pour l’Iran », affirme le président Aliyev
Le ministre iranien de la Défense, le général de brigade Aziz Nasirzadeh, s’est rendu à Bakou pour s’entretenir avec des responsables azerbaïdjanais.
Cette visite a pour but de développer les relations en matière de sécurité et de défense et d’échanger des points de vue sur les moyens de promouvoir la paix et la stabilité dans la région et entre les deux pays voisins.
Arrivé à Bakou ce vendredi 6 février, le général Nasirzadeh a rencontré le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et tenu une réunion officielle avec son homologue azerbaïdjanais Zakir Hasanov. Leurs discussions ont porté sur le développement de la coopération bilatérale et l’examen des développements régionaux.
Le président Aliyev a déclaré que la Républqiue d’Azerbaïdjan ne permettrait pas que son territoire soit utilisé pour menacer l’Iran, dans un contexte de menaces militaires proférées par les États-Unis contre la République islamique.
« L’Azerbaïdjan ne permettra aucune action depuis son territoire qui puisse constituer une menace pour l’Iran », a affirmé Aliyev qui n’a pas manqué, non plus, de rappeler les relations amicales, fraternelles et historiques, et les affinités culturelles et religieuses unissant les deux pays.
L’Azerbaïdjan a toujours eu la ferme conviction que la stabilité et la sécurité de l’Iran sont vitales pour l’ensemble de la région, toujours selon le président azerbaïdjanais.
Pour sa part, Nasirzadeh a souligné l’importance du rôle des pays de la région dans le maintien de la stabilité et de la paix régionales, notant que l’ingérence de parties extérieures constitue une menace pour la sécurité de la région.
Outre la sécurité régionale, les deux parties ont également discuté des moyens de renforcer les relations entre Téhéran et Bakou.
Les relations entre Téhéran et Bakou se sont sensiblement améliorées sous la présidence de Massoud Pezeshkian, qui s’est rendu deux fois en Azerbaïdjan en 2025.
Le mois dernier, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est rendu lui aussi à Bakou où il a rencontré des responsables azerbaïdjanais, dont le président Aliyev. La semaine dernière également, Araghchi s’est entretenu au téléphone avec son homologue azerbaïdjanais, Jeyhun Bayramov, les deux parties réaffirmant leur détermination commune à renforcer les relations bilatérales et à élargir la coopération.
Au cours de ces discussions, Bayramov a déclaré que l’Azerbaïdjan n’autoriserait jamais aucun État à utiliser son espace aérien ou son territoire pour mener des opérations militaires contre l’Iran voisin.
Une explosion dans une mosquée chiite à Islamabad fait plus de 30 morts et plus de 160 blessés
Une explosion dans une mosquée chiite d’Islamabad, la capitale pakistanaise, a fait ce vendredi 6 février plus de 30 morts et plus de 160 blessés, les autorités prévenant que le bilan pourrait s’alourdir.
L’explosion a frappé la mosquée Hazrat Khadijah al-Kubra (bénie soit-elle) dans le quartier de Tarlai, au sud-est d’Islamabad, pendant la prière du vendredi.
Un porte-parole de l’administration du district a déclaré qu’au moins 31 personnes avaient été tuées et 169 blessées lorsque l’explosion a ravagé la mosquée.
Plus tôt, une source policière avait indiqué à l’AFP qu’au moins 30 personnes étaient mortes et plus de 130 blessées, ajoutant que le bilan « devrait encore s’alourdir ».
Des images prises sur place montraient des corps gisant sur le sol recouvert de moquette, au milieu de débris et d’éclats de verre. À l’extérieur de la mosquée, des fidèles blessés étaient visibles dans le jardin, tandis que des passants appelaient à l’aide.
Les équipes de police et de secours 1122 sont arrivées peu après l’explosion et ont lancé des opérations de sauvetage, selon les médias pakistanais.
Selon l’administration d’Islamabad, 169 personnes ont été transférées dans des hôpitaux après l’arrivée des secours sur les lieux.
L’état d’urgence a été déclaré à l’hôpital Polyclinic, à l’Institut pakistanais des sciences médicales (PIMS) et à l’hôpital CDA. Un porte-parole du PIMS a confirmé au journal Dawn que cette mesure avait été prise sur instruction du directeur général de l’hôpital. Les autorités hospitalières ont lancé un appel aux dons de sang.
Le porte-parole de la police territoriale de la capitale Islamabad, Taqi Jawad, a déclaré qu’il était trop tôt pour déterminer la nature exacte de l’explosion. Il a toutefois indiqué que les premiers éléments laissaient penser à un attentat-suicide.
La zone a été bouclée par le personnel de sécurité, et des commissaires adjoints ont été chargés de superviser les soins médicaux prodigués aux blessés.
Les autorités pakistanaises ont fermement condamné l’attentat. Le Premier ministre Shehbaz Sharif a exprimé sa « profonde tristesse » suite à l’explosion.
Le président Asif Ali Zardari a également présenté ses condoléances, déclarant : « Cibler des civils innocents est un crime contre l’humanité. » Il a ordonné que tous les soins médicaux possibles soient fournis aux blessés.
L'Iran condamne fermement l'attentat « terroriste » perpétré dans une mosquée à Islamabad
L’ambassadeur d’Iran au Pakistan, Reza Amiri Moghadam, a condamné l’attaque dans un message publié sur X.
« J’adresse mes plus sincères condoléances et toute ma sympathie au gouvernement et au peuple pakistanais, et plus particulièrement aux familles endeuillées », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nos pensées et nos prières accompagnent les familles qui ont perdu des êtres chers, et nous prions pour le prompt rétablissement des blessés. »
L’Iran a par ailleurs fermement condamné cette explosion meurtrière par la voix du porte parole de son ministère des Affaires étrangères. Dénonçant un « acte terroriste », Esmaïl Baghaï a présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au gouvernement et au peuple pakistanais. Il a également prié pour le prompt rétablissement des personnes blessées lors de cet acte criminel.
Réaffirmant la position de principe de l’Iran, le porte-parole a souligné la ferme condamnation par la République islamique de « toutes les formes et manifestations de terrorisme et d’extrémisme violent ».
Il a déclaré que la prévention et la lutte contre le terrorisme nécessitent une coopération et une coordination entre tous les pays de la région, ainsi que des efforts soutenus contre ses auteurs, organisateurs, soutiens et commanditaires.
Les pourparlers irano-américains à Oman portent exclusivement sur la question nucléaire
Le chef de la section des intérêts iraniens en Égypte a indiqué que les négociations entre Téhéran et Washington à Oman se concentreraient exclusivement sur la question nucléaire.
Mojtaba Ferdosipour s’est prononcé sur le sujet lors d’un entretien accordé vendredi au média saoudien al-Hadath, avant des discussions entre responsables iraniens et américains à Mascate, la capitale omanaise, après des semaines de tensions croissantes provoquées par la rhétorique belliqueuse des États-Unis contre l’Iran.
« L’Iran, le ministre des Affaires étrangères et le Conseil suprême de sécurité nationale ont annoncé à plusieurs reprises que la seule question à l’ordre du jour des pourparlers d’aujourd’hui est la question nucléaire », a-t-il déclaré. « Bien sûr, des questions et propositions pourront être abordées. »
Des citoyens nigériens et burkinabè fustigent la France sur fond d’allégations de « complot » visant des dirigeants africains
Des leaders politiques et syndicaux nigériens et burkinabè ont réagi aux accusations contre la France de planifier des opérations contre des dirigeants africains. Entre condamnation et indignation face à l’attitude française et son président Emmanuel Macron, les révélations n’ont pas été surprenantes pour certaines figures africaines.
Les citoyens et leaders politiques du Niger et du Burkina Faso ont condamné en termes virulents la France et son président Emmanuel Macron sur fond d’accusations des services de renseignement russes contre Paris d’avoir ordonné la planification d’opérations contre des dirigeants africains jugés « indésirables ».
Au Burkina, l’Afrique « n’est plus le terrain de jeu » de Macron
Dans un entretien avec l’agence vidéo de RT Ruptly, Basile Farga, le secrétaire général du Collectif National pour la Refondation au Burkina Faso, a déclaré considérer les révélations des services de renseignement russes « comme un non-événement » dans la mesure où « depuis l’avènement de la Révolution, nous nous sommes préparés socialement, économiquement et diplomatiquement pour contrer cette France ».



















