De la responsabilité historique à l’obligation juridique : l’ONU franchit un cap sur les réparations liées à l’esclavage

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De la responsabilité historique à l’obligation juridique : l’ONU franchit un cap sur les réparations liées à l’esclavage

Les États ont une obligation juridique de mettre en place des réparations généralisées pour les préjudices liés à leur participation directe ou indirecte à la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage, a indiqué ce lundi 31 août, le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) dans une recommandation.

En proposant une nouvelle interprétation de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale de 1969, l’organe de surveillance du traité a conclu que « les États parties doivent mettre en œuvre des mesures réparatrices globales pour les personnes d’ascendance africaine, tous types de recours confondus ».

Approuvé la semaine dernière avant d’être rendu public lundi, le document pourrait fournir un nouvel instrument aux personnes et aux organisations qui réclament des réparations pour les conséquences de l’esclavage. Pela Boker-Wilson, membre du comité, a qualifié cette évolution de « moment charnière ».

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