تقي زاده
L'Iran ferme le détroit d'Ormuz après les violations du protocole d'accord par les États-Unis et Israël
L’Iran a officiellement déclaré le détroit d’Ormuz fermé à toute navigation maritime, à la suite des « violations par les États-Unis du mémorandum d’entente et la poursuite de l’agression israélienne dans le sud du Liban ».
Dans un communiqué officiel publié ce samedi 20 juin, le quartier général central de Khatam al-Anbiya a annoncé : « En raison de la violation flagrante par les États-Unis de leurs engagements et le non-respect de la première clause du mémorandum d’entente stipulant la fin des hostilités sur tous les fronts. En réponse aux violations continues du cessez-le-feu par l’entité sioniste dans le sud du Liban, qui ont entraîné des massacres et le déplacement forcé de centaines de milliers de civils dans cette région, et compte tenu également du non-retrait des forces d’occupation israéliennes du sud du territoire libanais, le détroit d’Ormuz sera fermé à la navigation maritime ».
Le commandement militaire a déclaré que la fermeture du détroit d'Ormuz est une première mesure en réponse au non-respect des engagements pris dans le cadre du protocole d'accord par les États-Unis et leurs alliés, ajoutant que l'Iran prendra d'autres mesures pour contraindre l'ennemi à respecter ses obligations.
Un protocole d’accord pour la fin du conflit a été signé par les présidents américain et iranien le 17 juin, mais Israël poursuit ses bombardements au Liban.
L’autorité maritime iranienne responsable du détroit d’Ormuz a exigé vendredi que tous les navires souhaitant le franchir soumettent « 48 heures à l’avance » une demande de transit, malgré sa réouverture dans la foulée de l’accord-cadre irano-américain pour mettre fin à la guerre.
L'Iran rouvrira le détroit d'Ormuz, voie de passage essentielle pour les flux énergétiques mondiaux, à condition que les États-Unis et leurs alliés mettent complètement fin à leur agression contre l'Iran et ses alliés régionaux.
Escalade des tensions Kiev-Varsovie : la Pologne retire l’ordre de l’Aigle blanc au président ukrainien
Le président polonais Karol Nawrocki a annoncé, vendredi 19 juin, le retrait de l’ordre de l’Aigle blanc, la plus haute distinction de l’État polonais, au président ukrainien Volodymyr Zelensky. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Varsovie et Kiev autour de leur histoire commune.
Attribuée à Volodymyr Zelensky en avril 2023, cette distinction avait alors été perçue comme le signe d’une solidarité exceptionnelle entre les deux pays voisins. Depuis le début de la guerre de l’Ukraine en février 2022, la Pologne s’est imposée comme l’un des principaux soutiens de Kiev, tant sur les plans militaire et économique.
Cependant, les relations bilatérales se sont récemment dégradées après la décision des autorités ukrainiennes, fin mai 2026, de donner à une unité des forces spéciales ukrainiennes une appellation faisant référence aux « héros de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne » (UPA). En Russie, l’UPA est reconnue comme une organisation extrémiste et interdite. En Pologne, son héritage demeure associé à l’une des pages les plus douloureuses de l’histoire nationale.
Pour une large partie de la société polonaise, l’UPA est tenue pour responsable de crimes commis contre des citoyens polonais durant la Seconde Guerre mondiale, notamment des violences ayant causé la mort de plus de 100 000 Polonais. L’UPA a combattu l’Armée rouge, mais a également affronté la résistance polonaise, tué des civils polonais et juifs et, à certains moments, collaboré avec les nazis.
Seuls 54 023 camions d'aide humanitaire sont entrés dans la bande de Gaza sur les 150 600 attendus
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, il y a huit mois, seuls 54 023 des camions d’aide, sur les 150 600 attendus à ce jour sont arrivés dans la bande de Gaza, soit 36 %.
Selon un communiqué publié par le bureau des médias de Gaza, l’armée israélienne a violé le cessez-le-feu à 3 338 reprises au cours d’une période de 251 jours, précisant qu’à la suite de ces violations et attaques, 1 012 Palestiniens ont perdu la vie et 3 208 autres ont été blessés à Gaza.
La France envisage de baisser le remboursement de l'Assurance maladie dès cet été
Le gouvernement français a prévenu les mutuelles et autres complémentaires santé qu'il souhaitait baisser dès cet été le remboursement de l'Assurance maladie sur les actes médicaux, et ce afin d'économiser entre 1,5 et 2 milliards d'euros, ont annoncé vendredi les représentants du secteur.
« Le gouvernement vient de prévenir séparément les fédérations de complémentaires santé de son projet de relever fortement les tickets modérateurs sur les actes médicaux, par voie réglementaire à l'été », a annoncé dans un communiqué la Fédération des institutions paritaires de protection sociale (FIPS), qui représente les complémentaires paritaires (gérées par le patronat et les syndicats).
À noter que le ticket modérateur est la part du prix du soin non remboursée par l'Assurance maladie. Elle est prise en charge plus ou moins largement par les complémentaires santé, le reste étant à la charge du patient.
Des sources concordantes affirment que le gouvernement n'a pas encore décidé s'il chercherait à baisser le remboursement de l'Assurance maladie sur un vaste panel d'actes médicaux, y compris les consultations, ou bien s'il le concentrerait sur certains actes comme le transport sanitaire ou les médicaments.
« Ce transfert massif de charges entre la Sécurité sociale et les régimes complémentaires pourrait être complété par d'autres mesures à l'étude, notamment de taxation, dans le cadre du prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale », a ajouté la FIPS.
De son côté, la Mutualité, qui regroupe les assureurs santé à statut mutualiste, indique avoir « peu de précisions » outre le montant des économies espérées. « Nous n'avons pas plus d'informations sur les modalités ni le calendrier », précise-t-elle.
La canicule écrase la France et pourrait mettre le pays à l'arrêt
Nouvel épisode de grande chaleur s'installe sur la France. La canicule a continué à s'étendre vendredi, avec 53 départements placés en vigilance orange, bientôt 60 samedi. Par conséquent, un niveau « rouge » pourrait être déclenché dimanche dans certaines zones.
Cette canicule « devrait se maintenir a minima jusqu'en début de semaine prochaine », a mis en garde Météo-France, pour qui cette canicule pourrait être d'« une durée et une sévérité identiques à celle d'août 2003 ». Vendredi, c'est à Vassincourt (Meuse), qu'il a fait le plus chaud, avec une valeur provisoire de 38,2°C relevée à 17h00, suivi de près par Colmar (Haut-Rhin) avec 38°C. Le mercure est monté jusqu'à 35°C à Lille et Bordeaux, 36°C à Paris et Lyon et 37,5°C à Vichy.
« Les journées de début de semaine pourraient faire partie des journées les plus chaudes jamais observées en moyenne sur l'Hexagone et ceci tous mois confondus », a prévenu Sophie Voirin, de Météo-France.
Le ministre pakistanais de l’Intérieur se rend à Téhéran pour discuter de l’évolution des négociations irano-américaines
Le Pakistan poursuit ses efforts de médiation entre l'Iran et les États-Unis en vue d’un accord de paix durable, le ministre de l’Intérieur, Syed Mohsin Raza Naqvi, se déplaçant à Téhéran pour rencontrer de hauts responsables iraniens.
Les agences de presse iraniennes affirment que le ministre pakistanais a quitté Islamabad samedi à destination de Téhéran afin de discuter de l’évolution des négociations entre l’Iran et les États-Unis.
Opération Nasr : l’Iran redéfinit l’équilibre des pouvoirs et le paradigme sécuritaire de la région
Par le service d’analyse stratégique de Press TV
Pendant bien trop longtemps, l’équilibre des pouvoirs en Asie de l’Ouest a suivi un schéma sinistre et prévisible : le régime sioniste frappait le premier, les mouvements de résistance ripostaient dans des limites mesurées, et le monde assistait au déroulement de ce dangereux spectacle depuis une distance sûre –détaché, indifférent et sans aucune conséquence directe à en subir.
Cette époque a pris fin la nuit où l’Iran a lancé l’opération Nasr contre le régime sioniste en raison de son agression incessante contre le Liban, notamment contre la banlieue de Dahiyeh à Beyrouth.
Ce qui avait commencé comme une opération défensive en réponse à l’attaque non provoquée du régime israélien contre Dahiyeh, le bastion du mouvement de résistance du Hezbollah à Beyrouth, s’est transformé en quelque chose de bien plus important qu’une simple opération militaire.
L’opération Nasr, qui fait suite à l’opération Vraie Promesse IV, ne se limitait pas à une simple opération militaire de représailles contre Israël, mais constituait la divulgation publique d’une nouvelle doctrine régionale : le Front de résistance unifié. D’après cette doctrine, les règles précédentes ne s’appliquent plus.
La véritable portée de cette opération ne se limite pas seulement au déluge de missiles et de drones dirigés vers des cibles israéliennes, mais inclut également le message politique et militaire qu’ils transmettent. L’Iran a en effet déclaré que les attaques visant n’importe quelle position de l’Axe de la Résistance – que ce soit au Liban, en Irak, au Yémen ou ailleurs – ne seraient plus géographiquement isolées. Toute agression sur un front entraînerait désormais des représailles sur les autres fronts.
L’agression israélienne contre Dahiyeh a été l’élément déclencheur immédiat de ce changement. Les responsables et les commandants militaires iraniens ont averti à plusieurs reprises que Beyrouth et Dahiyeh constituaient des lignes rouges infranchissables. Lorsqu’Israël a franchi cette ligne rouge, les forces armées iraniennes ont réagi comme il se devait, en ciblant avec une précision chirurgicale les infrastructures militaires israéliennes, y compris les bases aériennes stratégiques de Nevatim et de Tel Nof.
Le signal le plus immédiat de ce changement radical est survenu avec la déclaration ferme publiée lundi par le quartier général de Khatam al-Anbiya, le commandement militaire le plus élevé, annonçant la suspension de l’opération Nasr.
Les analystes militaires qui ont examiné le ton général de cette déclaration ont noté un fait inédit : l’Iran ne se contentait pas d’annoncer une riposte ponctuelle, mais adoptait une posture permanente.
Le message était sans équivoque : toute poursuite de l’agression du régime sioniste, même des attaques limitées dans le sud du Liban, serait désormais considérée comme une ligne rouge pour l’Iran, et non plus seulement pour le Hezbollah. Cette distinction est d’une importance stratégique.
Pendant des années, l’ennemi a agi avec cynisme, pensant qu’il pouvait affaiblir chirurgicalement les forces de résistance sans provoquer de riposte iranienne directe. Sa logique consistait à frapper le Hezbollah et à s’attendre à une réaction de sa part, dans le cadre des règles tacites d’une confrontation limitée. Il était également prévu que l’Iran ne réagirait pas.
L’opération Nasr a balayé cette idée reçue et instauré de nouvelles règles de confrontation. Lorsque le régime israélien a bombardé Dahiyeh dimanche 7 juin, le message était clair. Et la riposte promise par l’Iran n’était pas un avertissement, mais une démonstration éclatante de la détermination du front de résistance unifié lorsqu’un de ses composants est attaqué.
Concrètement, cela implique que toute agression future de la part d’Israël ou des États-Unis contre un membre du front de la résistance provoquera une réponse coordonnée de l’ensemble des membres du front. Le message émanant de l’Iran est sans équivoque : le champ de bataille ne peut plus se restreindre à un seul membre.
Équation yéménite : Nouveau front, même doctrine
Alors même que l’opération Nasr touchait à sa fin, une autre pièce du puzzle se mettait en place. L’armée yéménite annonçait une nouvelle stratégie sur le terrain en soutien au Liban et au front de la Résistance. La déclaration était, comme à son habitude, sans ambages : les navires israéliens en mer Rouge seraient pris pour cible si l’agression du régime contre le Liban se poursuivait.
Le porte-parole de l’armée yéménite, le général de brigade Yahya Saree, a déclaré que le Yémen avait effectué un tir de missiles ciblant la région occupée de Jaffa, en réponse au projet sioniste visant à établir le soi-disant « Grand Israël » sous la prétendue bannière d’un « Nouveau Moyen-Orient ». Il a précisé que l’opération avait également pour but de mettre fin au « blocus injuste et oppressif imposé par l’ennemi américain » au Yémen ainsi qu’à l’axe de la Résistance au Liban, à Gaza et en Iran.
Selon Saree, l’opération a été menée dans le cadre de la doctrine de « l’unité des fronts » et en réponse directe à l’agression israélienne contre le Liban, l’Iran et Gaza.
Saree a par ailleurs souligné que le Yémen « répondra à l’escalade par l’escalade », ajoutant que les opérations militaires s’intensifieront en fonction de l’évolution de la situation sur le champ de bataille et en coordination avec l’Axe de la Résistance.
Le Yémen a déjà prouvé, au cours de mois de blocus et de frappes de missiles, qu’il pouvait fermer la mer Rouge à la navigation ennemie avec des conséquences dévastatrices. La nouvelle politique ne fait qu’étendre cette capacité au service de la logique stratégique de l’Axe de la Résistance.
L’équation ne pourrait pas être plus claire. Les limitations géographiques ne protègent plus l’ennemi, la mer Rouge, la Méditerranée et le golfe Persique étant les facettes d’un front unique.
Front ennemi contre l’Axe de la résistance
Ceci nous amène au cœur du nouvel équilibre. Le front ennemi, qui comprend les États-Unis, le régime sioniste et certains États de la région dont le territoire et les infrastructures permettent l’agression, a longtemps fonctionné comme un front unifié.
Les services de renseignement américains apportent leur soutien aux frappes israéliennes contre l’Axe de la Résistance, l’espace aérien du golfe Persique demeure ouvert aux actes d’agression, et les capitales européennes accordent une couverture diplomatique aux deux camps.
Historiquement, la Résistance a réagi de manière asymétrique. Le Hezbollah a combattu au Liban. L’Iran a mené des manœuvres secrètes. Le Yémen a défendu ses eaux territoriales. La solidarité existait, mais pas la synergie nécessaire pour contrer et neutraliser le front uni de l’ennemi.
Cette asymétrie est désormais corrigée, et la nouvelle donne oppose directement l’unité du front ennemi à celle de l’Axe de la Résistance. Mais surtout, toutes les composantes de l’Axe de la Résistance ne sont pas encore entrées sur le champ de bataille, et aucune n’a déployé l’intégralité de son arsenal ; de nombreuses surprises restent donc à prévoir.
Il s’agit d’une réserve stratégique, car l’ennemi comprend désormais que toute agression entraîne un risque d’escalade – non seulement contre la cible immédiate, mais également contre une coalition dont les capacités, intégralement dissimulées et encore inexploitées et qui attend patiemment.
Réponse asymétrique : la garantie qu’aucun traité ne peut offrir
Parallèlement, le dialogue diplomatique entre l’Iran et les États-Unis se poursuit. Les échanges se poursuivent par l’intermédiaire de médiateurs et les conditions sont également discutées. Mais il nous faut ici faire face à une vérité dérangeante : si cet ennemi malveillant viole ses engagements avant même la signature d’un accord – comme il l’a fait à maintes reprises par le passé –, quelle garantie subsiste pour un éventuel accord futur ?
Le cessez-le-feu au Liban offre un exemple alarmant. Le régime sioniste a violé à maintes reprises les termes du cessez-le-feu, frappant le sud du Liban en toute impunité, tandis que la communauté internationale se contente de condamnations soigneusement formulées.
Cela se produit alors que les canaux diplomatiques entre Téhéran et Washington restent ouverts, canaux qui auraient soi-disant permis de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre qui a été imposée injustement et illégalement à la République islamique d’Iran et à ses alliés fin février.
Si les États-Unis et leur allié sioniste se révèlent incapables de respecter la toute première clause de tout accord potentiel – à savoir un cessez-le-feu au Liban –, quel espoir demeure pour la suite, c’est-à-dire la levée du blocus naval, la levée de toutes les sanctions, le déblocage des avoirs iraniens gelés, l’abrogation des résolutions anti-iraniennes ainsi que l’indemnisation des dommages causés par la guerre ?
Tous ces engagements pourraient subir le même sort que le cessez-le-feu libanais, c’est-à-dire être violés au gré de l’ennemi sans que quiconque ne les fasse appliquer.
Seule garantie crédible : une réponse imprévisible
C’est pourquoi la stratégie iranienne s’est résolument éloignée des garanties écrites. Le seul mécanisme crédible pour assurer le respect par l’ennemi de tout accord – tant dans le texte que, plus important encore, sur le terrain – est une riposte asymétrique et imprévisible de l’Axe de la Résistance.
L’opération Nasr a démontré ce principe dans la pratique. Lorsque le régime sioniste a frappé Dahiyeh malgré des avertissements clairs, il s’attendait à ce que l’Iran riposte par une frappe mesurée et limitée, une riposte susceptible d’être absorbée avant de faire l’objet de représailles appuyées par les États-Unis.
Au lieu de cela, Téhéran a bouleversé toute la stratégie ennemie. La riposte, imprévisible et inéquitable, visait à renverser la situation, et c’est précisément ce qu’elle a fait : plonger l’ennemi dans un désarroi total.
Cette même logique s’applique désormais dans le sud du Liban, où l’ennemi poursuit son occupation et son agression, misant sur la pression internationale pour contraindre le Hezbollah à accepter un cessez-le-feu imparfait. Or, l’Axe de la Résistance a déjà prouvé qu’il n’attendrait pas l’échec de la diplomatie, et qu’il agirait de toutes ses forces contre toute tentative de sabotage.
Une garantie solide pour l’Axe de la Résistance
La clause la plus importante des conditions publiées par l’Iran pour la fin de la guerre – maintes fois soulignée par la République islamique d’Iran et le Leader de la Révolution islamique – est aussi la plus simple et la plus claire : la guerre imposée à la République islamique d’Iran ne cessera qu’avec l’achèvement simultané de la guerre contre toutes les composantes de l’Axe de la Résistance.
Il ne s’agit pas d’une exigence procédurale, mais d’une garantie logique et structurelle. Téhéran a conditionné la sortie des États-Unis de cette troisième guerre imposée, à l’arrêt de l’appui américain à l’agression contre le Hezbollah, le Hamas et les autres composantes de la Résistance. Autrement dit, la RII veut se rassurer que l’ennemi ne peut procéder à une sorte de désescalade préméditée à sa guise tout en poursuivant sa guerre par procuration.
Si les États-Unis veulent mettre fin à leur guerre illégale contre l’Iran, ils doivent aussi y mettre fin contre le front de la Résistance, car il n’y a pas de paix obtenue séparément ni d’exception pour le Liban, Gaza ou la Syrie. Les fronts de l’Axe de la Résistance sont unis, et les conditions le sont tout autant.
Que se passera-t-il ensuite ?
La mise en œuvre concrète de cette stratégie a déjà commencé. Lors de la troisième guerre imposée – l’agression américano‑israélienne contre l’Iran qui a conduit à l’assassinat du Leader de la Révolution islamique et de nombreux hauts responsables politiques et commandants militaires – les groupes de résistance au Liban et en Irak sont entrés en action aux côtés de l’Iran.
L’unité des composantes de l’Axe de la Résistance a trouvé sa première preuve dans l’agression américano-israélienne contre l’Iran, et la seconde dans l’opération Nasr, lorsque l’Iran est intervenu pour empêcher l’agression israélienne contre Beyrouth et Dahiyeh.
La prochaine étape concernera le sud du Liban. Si les violations du régime israélien se poursuivent et que son occupation du territoire libanais persiste, l’Axe de la Résistance est pleinement en droit d’intervenir, en mobilisant ses composantes, ensemble ou séparément, afin de soutenir le Liban avec tous les moyens dont il dispose.
La situation est désormais irréversible, car les anciennes règles sont mortes, et la nouvelle donne se joue dans cette riposte puissante que l’ennemi n’a pas su anticiper ; aussi, plus que tout missile ou manœuvre, c’est l’Axe de la Résistance unifié qui change la donne.
Le Hezbollah neutralise une tentative d'infiltration israélienne dans le sud du Liban
Les combattants du mouvement de résistance libanais Hezbollah ont neutralisé les tentatives d’infiltration d’une unité d’infanterie israélienne accompagnée d’un peloton blindé dans une zone montagneuse du sud du Liban dite « zone de mort », sur fond des violations incessantes du cessez-le-feu par le régime de Tel-Aviv.
Des affrontements persistent entre les combattants du Hezbollah et les forces israéliennes dans le sud du Liban. Ce vendredi 19 juin, les médias affiliés à la Résistance libanaise ont fait part d’une nouvelle tentative du régime israélien d’infiltrer dans le sud du Liban, précisant que l’incident s'était produit au nord du mont Ali al-Tahir.
Une fois entrés dans la zone désignée, les combattants du Hezbollah ont engagé un combat acharné et détruit trois chars Merkava à l'aide de missiles guidés.
L’affrontement s'est poursuivi par des tirs intenses de roquettes et d'artillerie visant les forces israéliennes en progression. Selon les rapports, il s'agissait d'une embuscade défensive coordonnée dans le but de perturber et de stopper la tentative d'infiltration.
Le Hezbollah a fait exploser une série d'engins explosifs de forte puissance ciblant des chars israéliens qui tentaient de progresser vers les hauteurs, incendiant l'un d'eux.
Vendredi marquait le sixième jour consécutif des tentatives des forces israéliennes pour progresser vers cette localité précise.
Les combattants du Hezbollah ont en outre pris pour cible une autre unité israélienne qui tentait de récupérer des soldats tués et blessés sous un écran de fumée près des hauteurs. Cette unité a fait l'objet d'un barrage de roquettes et d'obus de mortier, avec des impacts confirmés par des rapports.
La guerre contre l’Iran a coûté au moins 132 Md$ aux Américains (New York Times)
Selon un récent rapport du New York Times, le coût de la guerre contre l'Iran pour le peuple américain est estimé à au moins 132 milliards de dollars.
La flambée des prix de l'énergie, l'augmentation des dépenses militaires et la hausse du coût du carburant pour les ménages américains ont porté le total des dégâts économiques à au moins 132 milliards de dollars.
Ce chiffre inclut non seulement les dépenses militaires directes, mais reflète également l'impact de la hausse des prix de l'énergie et des matières premières ainsi que de l'escalade des taux d'intérêt. Les experts estiment que le coût total réel pourrait continuer d'augmenter.
D'après le New York Times, la hausse des prix de l'essence due au conflit a coûté aux consommateurs américains environ 60 milliards de dollars supplémentaires. Par rapport à la période précédant le conflit, chaque ménage américain a dépensé en moyenne environ 460 dollars de plus.
Les prix de l'essence ont flambé après la fermeture du détroit d'Ormuz aux États-Unis et à leurs alliés dans le cadre des mesures de représailles prises par l’Iran face à l’agression américano-israélienne non provoquée. Selon les données de l'American Automobile Association (AAA), le prix de l'essence aux États-Unis est passé d'une moyenne de 2,98 dollars le gallon avant la guerre à environ 4 dollars le gallon aujourd'hui.
L'Iran accuse le ministre français des Affaires étrangères de duplicité et d'hypocrisie
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a vivement condamné les récentes déclarations indiscrètes du ministre français des Affaires étrangères à l’égard de la République islamique d’Iran, les qualifiant d’exemple d'« hypocrisie et de duplicité » dans la culture politique française.
Dans un message publié vendredi en français sur X , Esmaïl Baghaï a écrit : « Monsieur le Ministre, il semble que l’hypocrisie et la duplicité demeurent encore aujourd’hui parmi les caractéristiques marquantes de la culture politique française. »
Il a ensuite fait référence à l’œuvre du dramaturge français Molière, évoquant sa pièce Le Tartuffe ou l'Imposteur, créée en 1664.
« Le même vice que Molière décrivait avec justesse dans Le Tartuffe ou l’Imposteur en 1664 : "L’hypocrisie est devenue un vice à la mode." »
Monsieur le Ministre, L'hypocrisie demeure une marque de fabrique de la culture politique française – un vice qui, comme Molière l'a si justement observé dans son chef-d'œuvre de 1664, Le Tartuffe ou l'Imposteur, « est
M. Baghaï a rappelé comment Paris était resté silencieux alors que plusieurs villes iraniennes étaient visées par des attaques. Selon lui, les responsables français se sont de fait rangés du côté des agresseurs lors de la récente guerre américano-israélienne non provoquée contre la République islamique d’Iran.
« Alors que des villes iraniennes étaient brutalement bombardées et que des Iraniens innocents étaient sauvagement massacrés à Minab, Téhéran, Lamard, Ispahan et ailleurs, vous êtes restés silencieux et avez, même, collaboré avec les agresseurs », a déploré le porte-parole de la diplomatie iranienne, faisant référence à plusieurs villes touchées où les pertes civiles étaient nombreuses.
Selon le diplomate iranien, le gouvernement français recourrait donc de manière sélective aux « prétendues préoccupations relatives aux droits de l’homme » à des fins politiques.
« Aujourd’hui, conformément aux intérêts politiques de votre régime, votre conscience s’est soudainement et sélectivement éveillée, et vous prêchez effrontément les droits de l’homme ! Quelle hypocrisie et quelle duplicité ! »



















