تقي زاده

تقي زاده

L’Iran et la Russie ont condamné la décision du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne d’invoquer le mécanisme dit de « snapback » et de rétablir les sanctions des Nations Unies contre Téhéran, qualifiant cette action d’« illégitime, illégale et politiquement motivée ».

Lors d’une réunion vendredi, l’ambassadeur d’Iran à Moscou, Kazem Jalali, et le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, ont réitéré leur opposition à la démarche anti-iranienne du trio européen. Ils ont également discuté de la coopération bilatérale, notamment dans le cadre des BRICS.

M. Jalali a noté que l’E3 n’avait pas respecté leurs engagements dans le cadre du Plan global d’action commun (PGAC) après le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord en mai 2018.

Le mécanisme snapback a été transformé en « un outil visant à récompenser le contrevenant initial de l’accord, à savoir les États-Unis », a-t-il estimé. Cette décision est « illégale » et prouve l’affaiblissement de la position de l’Europe sur la scène internationale.

 

Le président tunisien Kaïs Saïed a réagi le 2 octobre à l’interception par Israël de la flottille humanitaire Global Sumud au large de Gaza, au cours de laquelle plusieurs citoyens tunisiens ont été arrêtés. Il a appelé à intensifier les efforts diplomatiques pour leur libération et a réaffirmé le soutien de la Tunisie au peuple palestinien.

Lors d’une rencontre au palais de Carthage, le 2 octobre, avec le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, Kaïs Saïed a souligné la nécessité de redoubler d’efforts pour assurer le retour rapide des Tunisiens détenus par Israël. Le président tunisien a insisté sur le rôle constant de la Tunisie dans la défense des droits du peuple palestinien et a réaffirmé son soutien à l’établissement d’un État palestinien indépendant avec Qods comme capitale.

L'armée israélienne a mené une série de frappes aériennes contre plusieurs localités du sud du Liban, une nouvelle violation du cessez-le-feu précaire en vigueur depuis novembre 2024 entre ce pays et le régime d'occupation. 

Les médias libanais ont rapporté qu'une série de frappes israéliennes a ciblé les collines boisées de la localité d'Ali al-Taher, située entre les régions de Nabatieh al-Fawqa et Kfar Tebnit, tôt vendredi, provoquant un violent incendie.

Des images et des vidéos publiées en ligne montrent de larges panaches de feu et de fumée engloutissant la zone après le bombardement.

Déclenchés vendredi aux alentours de 5 heures du matin, les raids consécutifs ont formé une « ceinture de feu » autour de la région visée. Les déflagrations ont été ressenties dans une grande partie du Liban-Sud et ont provoqué d’importants incendies de forêt. Les équipes de la Défense civile se sont immédiatement déployées pour tenter de maîtriser les flammes.

Les explosions ont également endommagé des dizaines d’habitations proches des zones ciblées, provoquant des fissures, des bris de vitres et des dégâts matériels dans plusieurs commerces. Il s’agit de la quatrième attaque d’ampleur contre cette zone boisée depuis le cessez-le-feu du 27 novembre 2024.

 

Les forces israéliennes intensifient leurs atrocités contre les Palestiniens à Gaza, faisant de plus en plus de morts et de blessés parmi les civils, notamment dans les régions centrales et méridionales du territoire assiégé.

Le ministère palestinien de la Santé basé à Gaza a annoncé jeudi qu’au moins 66 225 Palestiniens ont été tués et 168 938 blessés depuis le début de l’offensive israélienne en octobre 2023.

« De nombreuses victimes sont toujours coincées sous les décombres ou dans les rues, car les secouristes ne parviennent pas à les atteindre », a ajouté le ministère.

Mathilde Panot, cheffe de file des députés LFI, a demandé ce vendredi l’expulsion de l’ambassadeur d’Israël en France dénonçant l’interception par le régime sioniste de la flottille d’aide pour Gaza et l’arrestation illégale de ressortissants français.

La présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, a appelé vendredi le président français, Emmanuel Macron, à expulser l'ambassadeur d'Israël en France après l'arraisonnement par les forces israéliennes de la flottille d'aide humanitaire Global Sumud à destination de Gaza.

« C'est la troisième fois que des ressortissants français, dont des parlementaires, sont arrêtés, kidnappés illégalement et emprisonnés », a-t-elle dénoncé sur RTL avant d’ajouter : « Je demande solennellement au président de la République d'expulser l'ambassadeur d'Israël Joshua Zarka. »

Par ailleurs, la cheffe de file des députés LFI a dénoncé les propos tenus par l'ambassadeur israélien lors d'une interview en septembre sur Radio J. En effet, ce dernier a déclaré au sujet des militants de la flottille de la liberté : « Je leur souhaite bonne chance pour se maintenir en vie ». Des menaces à l'encontre de ces militants à peine voilées aux yeux de Mathilde Panot. 

Mathilde Panot a également appelé Emmanuel Macron à imiter le président colombien Gustavo Petro qui a expulsé mercredi la délégation diplomatique israélienne présente dans son pays. Elle juge inacceptable d'admettre plus longtemps sur le territoire français le représentant d’une entité qui commet un génocide.

 

Après l’interception de navires de la flottille humanitaire Global Sumud, des travailleurs des ports italiens tentent de bloquer les livraisons d’armes vers Israël. Les syndicats appellent à une journée d’action vendredi pour dénoncer le génocide à Gaza et pousser le gouvernement italien à agir.

Ils ont appelé à la grève en solidarité avec la flottille internationale d’aide à Gaza Global Sumud, qui a été interceptée mercredi soir par les autorités israéliennes.

Lors d'une réunion tenue à Gênes, deux importants syndicats italiens ont déclaré avoir mis en place un système d'alerte pour surveiller les expéditions et réagir rapidement en interrompant le chargement ou le déchargement des navires.

 

Le ministère iranien des Affaires étrangères a, fermement, dénoncé l'agression du régime israélien contre la flottille internationale Global Sumud, une flotte internationale ayant la mission de briser le siège quasi total de la bande de Gaza par Tel-Aviv.

Dans un communiqué publié ce jeudi 2 octobre, le porte-parole Esmaïl Baghaï a déclaré qu'« il s'agit d'une violation flagrante du droit international et d'un acte de terrorisme ».

Le diplomate iranien a salué les efforts humanitaires des militants de la flottille et des groupes populaires venus de divers pays, qui avaient « été solidaires du peuple palestinien et œuvré pour briser le blocus cruel ».

Baghaï a souligné que le nettoyage ethnique et le massacre en cours de civils innocents à Gaza mettaient en évidence la responsabilité juridique, morale et humanitaire de tous les gouvernements de mettre fin au génocide et de demander des comptes aux auteurs de ces crimes.

Les forces navales israéliennes ont intercepté la flottille mondiale Sumud, une flotte colossale qui tente de briser le siège étouffant imposé par le régime de Tel-Aviv à la bande de Gaza.

Mercredi, les organisateurs de la flottille ont initialement déclaré que des patrouilleurs israéliens avaient encerclé la flotte et intercepté au moins deux navires près de Gaza.

 

En visite officielle à Ankara, le général de brigade Aziz Nassirzadeh, ministre iranien de la Défense, a rencontré jeudi 2 octobre son homologue turc, le général Yaşar Güler. Il a déclaré que la République islamique et la Turquie peuvent être un modèle d’unité et de coopération pour les pays de la région, les ennemis cherchant à amplifier les divergences insignifiantes entre les deux pays voisins malgré leurs nombreuses affinités.

Le général Nassirzadeh a souligné que cette visite offrait l’opportunité de tenir des discussions directes sur les relations bilatérales en matière de défense et les questions régionales.

« Les points communs entre l’Iran et la Turquie sont si vastes que les différences paraissent insignifiantes ; cependant, les ennemis ont toujours cherché à amplifier ces divergences et à minimiser les points communs », a souligné le ministre iranien de la Défense, mettant en avant les liens culturels et religieux.

Néanmoins, le développement et le renforcement de la coopération entre l’Iran et ses pays voisins en matière de défense figuraient parmi les priorités de Téhéran.

« La Turquie, en tant que pays important dans le monde islamique et sur la scène internationale, possède des atouts économiques, politiques et militaires incontestables et l’expansion des relations militaires avec ce pays peut jouer un rôle influent dans la résolution des défis du monde islamique et de la région », a-t-il souligné.

Ce jeudi 2 octobre, la nouvelle journée de mobilisation à l’appel des syndicats a rassemblé des milliers de manifestants à travers la France.

La mobilisation du 2 octobre a fait descendre entre 195 000 et 600 000 personnes dans les rues selon les chiffres du ministère et des syndicats. 
L’intersyndicale espérait une mobilisation « massive » des Français ce jeudi 2 octobre. La CGT a compté 600 000 manifestants dans plus de 240 rassemblements, contre 1 million le 18 septembre.
Le ministère de l’Intérieur, de son côté, fait état de 195 000 personnes mobilisées sur l’ensemble du territoire. La préfecture de police a compté 24 000 manifestants dans les rues de Paris.

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a mis en garde les ennemis contre une riposte « plus sévère, plus précise et plus meurtrière » à tout nouvel acte d’agression contre le pays, par rapport aux précédentes opérations anti-israéliennes menées par la République islamique.

Le CGRI a publié un communiqué ce jeudi 2 octobre à l’occasion du premier anniversaire de l’opération Vraie Promesse II, au cours de laquelle l’Iran a lancé des missiles de précision et des drones sur des sites stratégiques dans les territoires occupés par Israël en représailles aux assassinats par le régime sioniste du chef du bureau politique du Hamas Ismaïl Haniyeh, du secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, et du commandant du CGRI, Abbas Nilforoushan.

Cette attaque était la deuxième des trois opérations anti-israéliennes menées par l’Iran en réponse aux actes criminels d’Israël dans la région.

Au cours de l’opération, les missiles iraniens ont franchi les défenses aériennes multicouches d’Israël, soutenues par les États-Unis et l’OTAN et ont détruit leurs cibles avec une « précision exceptionnelle », rendant les systèmes Dôme de fer, Arrow et Fronde de David « inefficaces ».

« Toute nouvelle erreur ou agression potentielle de la part de l’ennemi entraînera une riposte plus sévère, plus précise et plus meurtrière que les opérations “Vraie Promesse” – une riposte capable de rapprocher le régime factice sioniste de l’enfer promis », a ajouté le CGRI.

Menée par les hauts commandants militaires iraniens Mohammad Bagheri, Hossein Salami, Amir Ali Hajizadeh et Mahmoud Bagheri, l’opération « Vraie Promesse » a humilié le régime terroriste de Tel-Aviv et créé une épopée qui a apporté joie, fierté et enthousiasme exaltant à la nation iranienne, au Front de la Résistance, aux anti-impérialistes et à ceux qui sont épris de la justice, a souligné le CGRI.

Selon le communiqué, « l’opération Vraie Promesse II n’était pas seulement une punition sévère pour l’acte d’agression et les crimes de l’ennemi perpétrés au milieu du silence et de l’inaction des organismes internationaux, mais aussi un message clair au monde et au régime sioniste barbare que l’ère des menaces impunies est révolue, et que toute agression entraînera une réponse regrettable. »