تقي زاده
Les républicains sont de plus en plus pessimistes sur l’avenir des États-Unis sous l’administration Trump (sondage)
La perspective des républicains sur la trajectoire du pays s’est fortement assombrie, selon un nouveau sondage réalisé en septembre par l’Associated Press et le Centre de recherche en affaires publiques du NORC.
Depuis juin, la part des adultes estimant que le pays est sur la mauvaise voie a augmenté de 13 points de pourcentage, passant de 62 % à 75 %. Ce changement s’est produit principalement chez les républicains. En juin, 29 % des républicains estimaient que le pays allait dans la mauvaise direction. Ce chiffre est désormais de 51 %.
Ceci tombe alors que la grande majorité des démocrates estiment que le pays se trouve dans la mauvaise direction depuis la victoire de Donald Trump aux élections de 2024.
La baisse du nombre de républicains estimant que le pays va dans la bonne direction est plus importante que celle enregistrée entre octobre 2020 et décembre 2020, après la défaite de Donald Trump à la présidentielle. Elle est comparable à l’effondrement observé au cours des deux premiers mois de la pandémie de COVID-19.
Selon le sondage AP-NORC, le recul est particulièrement marqué parmi les femmes républicaines et les moins de 45 ans du parti.
Chez les républicains de moins de 45 ans, le déclin est particulièrement frappant : 61 % estiment que le pays va dans la mauvaise direction, soit une hausse de 30 points de pourcentage depuis juin, dernière fois que la question avait été posée. Les femmes républicaines partagent davantage ce sentiment que les hommes (60 % contre 43 %).
Selon ce sondage, 55 % sont pour les mesures prises par le président américain Donald Trump en matière de sécurité frontalière et 46 % en matière de criminalité. En revanche, seuls 4 Américains sur 10 valident sa gestion des questions liées aux soins de santé, au commerce, à l’économie, à la guerre israélienne dans la bande de Gaza, à la politique étrangère et à l’immigration.
L’Europe face au refus américain de partager ses systèmes de missiles Patriot
Le Pentagone a décidé de restreindre l’accès des pays européens aux systèmes de défense aérienne Patriot, invoquant leur rareté et la priorité donnée au réapprovisionnement des stocks américains. Ce choix, motivé par la logique « America First », met en lumière la dépendance stratégique de l’Europe vis-à-vis d’un fournisseur qui place désormais ses propres besoins au premier plan.
Les discussions autour de ces systèmes de défense aérienne ont marqué un tournant dans l’attitude de Washington envers ses alliés européens. Plusieurs pays, dont le Danemark, s’étaient pourtant préparés à investir dans ces équipements stratégiques, mais le Pentagone a brusquement changé de position, selon The Atlantic. Les États-Unis estiment que ces systèmes sont trop rares pour être exportés et préfèrent réserver leurs ressources à leurs propres besoins militaires.
Pris de court, les diplomates européens ont compris que le problème ne concernait pas seulement Copenhague. Washington a établi une liste d’armements jugés critiques et limite désormais l’accès des Européens aux nouvelles commandes. Les exemptions resteront marginales, même pour les alliés considérés comme « de longue date ».
L'Iran prévient qu'il mettra fin à l'accord avec l'AIEA si les sanctions de l'ONU sont réimposées
Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires juridiques et internationales, a déclaré que l'accord récemment conclu entre Téhéran et l'AIEA au Caire serait résilié si les sanctions de l'ONU étaient rétablies ou si le mécanisme dit de « snapback » était activé.
En réaction à la décision de l'Europe de faire rétablir les sanctions de l'ONU, ceci malgré la coopération maximale de l'Iran avec la troïka européenne et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le haut diplomate a évoqué, lors d'une interview, le récent vote du Conseil de sécurité de l'ONU, soulignant que ce processus s'était déroulé conformément à la résolution 2231 et au PGAC, mais qu'il manquait le consensus nécessaire.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a en effet voté vendredi contre un projet de résolution qui aurait levé définitivement les sanctions liées au programme nucléaire iranien.
M. Gharibabadi a déclaré que bien que le Conseil de sécurité de l'ONU ait adopté une résolution contestant la résolution 2231 et l'accord nucléaire, officiellement appelé Plan d'action global commun (PAGC), en tentant de prolonger l'allègement des sanctions pour l'Iran, la mesure a finalement été rejetée après avoir échoué à obtenir les votes nécessaires.
Le Venezuela a dénoncé la « guerre non déclarée » menée par les États-Unis dans les Caraïbes
Le Venezuela a dénoncé les États-Unis pour avoir mené une « guerre non déclarée » dans les Caraïbes et a exhorté l’ONU à enquêter sur la dernière frappe américaine contre un navire, qui a fait trois morts.
Le président américain Donald Trump a avancé que les forces américaines avaient mené une troisième frappe contre un navire accusé de trafic de stupéfiants. Il a publié une nouvelle vidéo montrant ce qu’il a présenté comme une frappe américaine ayant selon lui tué trois « narcoterroristes ».
Sans aucune preuve à l’appui de ses allégations ni aucun détail sur le port de départ du navire ni sur l’emplacement exact de la frappe, il a indiqué sur la plateforme Truth Social, Trump que cette « frappe cinétique létale » avait été ordonnée dans la « zone de responsabilité » du Commandement Sud des États-Unis, couvrant 31 pays d’Amérique du Sud, d’Amérique centrale et des Caraïbes.
Ces attaques, menées par des navires de guerre américains et des avions de chasse F-35, ont fait au moins 17 morts ces dernières semaines, selon les rapports.
L’Iran condamne et qualifie d'illégale et de provocatrice la décision de l’E3 de rétablir les sanctions de l’ONU
L'Iran a condamné la tentative de la troïka européenne de rétablir les sanctions des Nations Unies dans le cadre du mécanisme de « snapback », la qualifiant d'« illégale, injustifiée et provocatrice ».
Cette réaction fait suite au vote du Conseil de sécurité de l'ONU, vendredi 19 septembre, contre un projet de résolution visant à lever définitivement les sanctions liées au programme nucléaire pacifique iranien.
Neuf membres se sont opposés à cette mesure, tandis que la Russie, la Chine, le Pakistan et l'Algérie l'ont soutenue, et deux se sont abstenus. En conséquence, les sanctions de l'ONU contre l'Iran seront rétablies d'ici le 28 septembre si aucun accord n'est trouvé.
Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que cette décision constituait un « acte illégal, injustifié et provocateur » qui compromet les processus diplomatiques en cours.
L'administration Trump prévoit de vendre 6,4 milliards de dollars d'armes à Israël, alors que le génocide à Gaza atteint son paroxysme (rapport)
L'administration du président américain Donald Trump, qui a déjà fourni au régime israélien un soutien militaire sans précédent tout au long de sa guerre génocidaire de 23 mois dans la bande de Gaza, envisage de lui accorder des armes supplémentaires d'une valeur de 6,4 milliards de dollars.
Selon le Wall Street Journal qui révèle l’information, cette livraison comprendra trente hélicoptères de combat, plus de 3 000 véhicules d’infanterie - des véhicules d’assaut ou de transport de troupes -, et 750 millions de dollars de matériel et de pièces détachées.
France : le ministère de l'Intérieur s'oppose à la pose de drapeaux palestiniens sur les mairies
Le ministère français de l’Intérieur a demandé aux maires de ne pas hisser le drapeau palestinien sur les bâtiments publics le 22 septembre, date à laquelle la France devrait officiellement reconnaître l’État de Palestine, rapporte le quotidien Le Figaro.
Selon un télégramme consulté par l'AFP, le ministère a souligné que « le principe de neutralité du service public interdit de tels pavoisements ». Il a demandé aux préfets de saisir la justice administrative contre les décisions des maires qui ne renonceraient pas à pavoiser leur hôtel de ville aux couleurs palestiniennes.
Le Brésil intervient à la CIJ dans l’affaire de génocide intentée par l’Afrique du Sud contre Israël
Le Brésil a officiellement déposé une déclaration d’intervention auprès de la Cour internationale de Justice (CIJ) dans l’affaire intentée par l’Afrique du Sud contre Israël pour des violations de la Convention sur le génocide dans la bande de Gaza, a annoncé la Cour vendredi.
La CIJ a confirmé que le Brésil a déposé sa déclaration le 17 septembre, en invoquant l’article 63 du Statut de la Cour.
En vertu de l’article 63, les États parties à une convention faisant l’objet d’une interprétation dans une procédure de la CIJ ont le droit d’intervenir.
L’Iran qualifie d’« absurdes » les récentes critiques américaines sur son programme de missiles
L’Iran a qualifié d’« absurdes» les critiques américaines concernant son programme de missiles, qui constitue un bouclier contre les agressions américaines ou israéliennes.
« Ses propos sont un non-sens », a déclaré mercredi aux journalistes le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, faisant référence aux récentes déclarations du secrétaire d’État américain Marco Rubio.
Le porte-parole a déclaré que les États-Unis n'étaient « pas supposés faire de commentaires sur les capacités de défense d'une nation qui a décidé de préserver son indépendance à tout prix ».
Le programme de missiles de l’Iran, a-t-il affirmé, est un moyen de « résister à la cupidité, à l’agression et aux assauts des étrangers, dont les États-Unis et le régime sioniste ».
L’Iran salue la position ferme et positive de la Russie sur la guerre des 12 jours
Lors d’une rencontre avec le ministre russe de l’Énergie, Sergueï Tsivilev, jeudi à Téhéran, le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général de division, Abdolrahim Moussavi, a qualifié de « très positive et ferme » la position adoptée par la Russie aux Nations unies et à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) concernant la guerre des 12 jours menée par Israël contre la République islamique en juin.
L’Iran a prouvé au monde qu’il n’a jamais été à l’origine d’une guerre, a-t-il indiqué, ajoutant que Téhéran considère la diplomatie et les négociations comme les meilleures solutions aux questions.
« L’ennemi a lancé la guerre contre l’Iran alors même que les négociations étaient en cours, trahissant la voie diplomatique », a précisé le général Moussavi.
Dans la foulée, il a ajouté : « Néanmoins, les forces armées iraniennes ont répondu avec force et fermeté aux États-Unis et au régime sioniste ».
Le 13 juin, Israël a lancé une agression flagrante et non provoquée contre l’Iran, déclenchant une guerre des 12 jours qui a coûté la vie à au moins 1 064 personnes dans le pays, dont des commandants militaires, des scientifiques nucléaires et des civils.
Les États-Unis sont également entrés en guerre en bombardant trois sites nucléaires iraniens, en violation grave du droit international.
En riposte, les forces armées iraniennes ont ciblé des sites stratégiques dans les territoires occupés par Israël, ainsi que la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar, la plus grande base militaire américaine en Asie de l’Ouest.
Lire aussi : Les États-Unis et Israël cherchent à plonger la région dans des guerres sans fin (Baghaï)
Le 24 juin, l’Iran, grâce à ses opérations de représailles réussies contre le régime israélien et les États-Unis, a réussi à imposer l’arrêt de l’attaque terroriste.
Ailleurs dans ses propos, le général Moussavi a déclaré que l’Iran et la Russie disposaient de nombreuses ressources pour développer leur coopération dans divers domaines.



















