
تقي زاده
Téhéran condamne les exactions israéliennes contre les habitants des territoires palestiniens
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a condamné mardi 23 août les exactions du régime israéliens contre les habitants palestiniens de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Qods (Jérusalem) occupée.
Bahram Qassemi a dénoncé les attaques d'une violence "sans précédent depuis quelques années" menées par les occupants israéliens, et les a qualifiées de "signe de faiblesse" d'Israël face à la "résistance admirable" des Palestiniens.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a critiqué aussi la décision de certains gouvernements de la région de normaliser leurs relations avec Tel-Aviv, et a estimé que cette approche signifiait la négligence envers "les crimes interminables des Israéliens contre le peuple opprimé palestinien". Il a appelé les dirigeants des pays musulmans à la vigilance et à plus de responsabilité envers la cause palestinienne.
Ankara est favorable à la présence des représentants d'Assad aux négociations de paix
Le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmuş, a fait état mardi 23 août de la nécessité de la présence des représentants du président syrien Bachar al-Assad au prochain tours des négociations de paix pour la Syrie.
Dans une interview avec la chaîne NTV, le vice-Premier ministre turc a fait allusion au soutien des Etats-Unis et de leurs alliés occidentaux aux Kurdes de Syrie, et a déclaré que les régions du nord de la Syrie "ne doivent pas être dominée uniquement par un groupe" au détriment des autres.
"La Turquie ne peut pas accepter que les forces du Parti de l'union démocratique [PYD, kurde] soient les seuls à contrôler les territoires syriens le long des longues frontières entre la Turquie et la Syrie.", a déclaré Numan Kurtulmuş qui s'est dit inquiet aussi des tirs d'obus de mortier et de roquettes vers le territoire turc via la Syrie. Il a ajouté qu'il faut relancer le plan de la formation d'une zone d'exclusion aérienne dans les région nord de la Syrie.
Il a évoqué aussi la décision d'Ankara de coopérer avec Moscou pour trouver une solution diplomatique afin de mettre un terme à la crise en Syrie. "Cette coopération permettra de porter un nouveau regard sur le processus de paix en Syrie", a-t-il estimé.
Numan Kurtulmuş a ajouté qu'il serait "normal" que les représentants du président syrien, Bachar al-Assad, participent aux négociations de paix.
A rappeler que le 19 août, le vice-Premier ministre syrien avait déclaré que le gouvernement d'Ankara était en train subir les mauvaises conséquences de sa politique envers la crise en Syrie. C'était la première fois qu'une haute autorité turque faisait allusion aux erreurs d'appréciation d'Ankara envers la crise syrienne.
Téhéran et Moscou négocient la vente des hélicoptères Ansat et Ka-226T à l'Iran
La société "Russian Helicopters holding" (affiliée à la société publique "Rostec") annonce que ses représentants sont actuellement en négociation avec leurs partenaires iraniens sur la conclusion d'une contrat pour la vente des hélicoptères légers Ansat et Kamov Ka 226T au ministère iranien de la Santé.
Le directeur général de "Russian Helicopters holding", Alexander Shcherbinin, cité mardi 23 août 2016 par l'agence TASS, a annoncé que la partie iranienne aurait besoin d'environ 60 hélicoptères légers russes.
Il a ajouté que la société russe organiserait un séminaire du 23 au 25 août un séminaire pour les opérateurs iraniens et les clients potentiels des hélicoptères russes. Les experts russes présenteront à la délégation iranienne les hélicoptères anti-incendie Ka-32A11VS, le dernier modèle des hélicoptères Mi-171A2 pour les opérations de recherche et de sauvetage, ainsi que les hélicoptères lourds Mi-26T et Mi26T2 pour la livraison d'aide humanitaire et le transport des sinistrés.
La compagnie russe ajoute que les deux parties étudient aussi la possibilité de la création des centres d'entretien et de réparation en Iran pour les hélicoptères de fabrication russe. A présent, plus de 50 hélicoptères de fabrication russe ont été enregistrés en Iran.
Les conditions de vie des enfants réfugiés ne cessent de se détériorer
Les enfants-demandeurs d'asile à Calais affrontent toujours de nouveaux défis, comme le manque de logement sûr et d'aide nécessaire, mais qu'est-ce que cela signifie pour leur avenir?
Les conditions de vie des enfants réfugiés ne cessent de se détériorer, met en garde le rapport du Refugee Youth Service (RYS), agence de protection d'enfants à Calais, publié jeudi à l'approche de la visite dans le camp de Calais des responsables de l'Association des collectivités locales (LGA). L'association cherche à trouver un moyen d'assurer la sécurité et le soutien aux enfants dans le camp.
Selon le rapport, si les conditions nécessaires ne sont pas assurées, environ 600 enfants non accompagnés "risquent de disparaître", étant les résidents les plus vulnérables du camp.
Le rapport examine des centres non loin de Calais qui doivent apporter un soutien aux enfants non accompagnés mais, pour quelque raison que ce soit, ne le font pas. Ainsi, l'un d'eux, le Centre de logement pour les mineurs non accompagnés Jules Ferry est destiné à abriter 72 enfants seuls mais n'a pas encore été construit. Le camp Le Cap héberge approximativement 183 enfants mais ne peut pas se permettre d'en abriter plus.
Le rapport pointe des cas concrets comme par exemple un garçon de 14 ans qui se mutile et fume de la drogue. Il a demandé l'asile en France mais on lui a répondu d'attendre qu'un logement se libère à Calais. Avec d'autres, comme lui, il habite entre deux tentes avec des inconnus.
Ainsi, des centaines d'enfants réfugiés ont été laissés, de façon inacceptable, dans les limbes de Calais. Le RYS appelle le gouvernement français à améliorer leurs conditions de vie et constate que des centaines de mineurs ont déjà disparu quand la section sud du camp a été démolie en mars.
Le ministre sud-africain des Finances a été convoqué par la Police
Le ministre sud-africain des Finances, Pravin Gordhan, a été convoqué par un service spécial d'enquête de la police, a déclaré mardi une porte-parole du Trésor.
M. Gordhan était commissaire du fisc sud-africain de 1999 à 2009 et en 2014, des allégations ont fait état de l'existence d'une unité au sein de ses services qui aurait espionné des hommes politiques, dont l'actuel président sud-africain Jacob Zuma.
Une enquête sur l'affaire aurait été ouverte en 2015 par une unité d'élite de la police, surnommé les Hawks (les Faucons).
La porte-parole du Trésor, Phumza Macanda, a confirmé à l'AFP que M. Gordhan avait reçu "hier une convocation écrite des Hawks".
Elle a ajouté que le ministre consultait ses avocats et ne ferait pas de commentaire à ce stade.
Elle n'a pas précisé la date de sa convocation mais, selon le site d'infirmation Daily Maverick, celle-ci est prévue pour jeudi.
La nouvelle a fait baisser la monnaie sud-africaine mardi soir, de 13,47 à 13,98 rands pour un dollar.
Lors d’une attaque contre un poste de contrôle nombre de policiers et de civils ont été tués ou blessés
En Egypte, deux policiers ont été tués dimanche dans une attaque menée contre un poste de contrôle, dans une ville industrielle au nord-ouest du Caire.
Le ministère de la Santé annonce que trois policiers et deux civils ont également été blessés dans cette attaque, survenue dans la ville industrielle d'Al-Sadate, dans la province de Menoufeya.
La police a ouvert une enquête sur cet incident. Pour le moment, aucun groupe armé n'a revendiqué cette attaque.
Depuis la destitution du président Mohamed Morsi par l'armée en 2013 l'insécurité gagne et les attaques se multiplient
Ces derniers mois, l'armée et les forces de sécurité ont lancé de vastes opérations contre les terroristes affiliés à Daech, notamment au Sinaï, où un état d’urgence a été décrété en octobre 2014.
La donne Téhéran-Ankara, vue par Atwan
L'éditorialiste en chef du journal Raï al-Youm fait allusion aux rapides évolutions de l'axe turco-iranien.
La visite probable du président turc turc Recep Tayyip Erdogan serait l'affirmation du renforcement de l'axe Téhéran-Ankara
Il se réfère à la navette diplomatique des ministres turc et iranien des Affaires étrangères. Atwan fait aussi allusion aux dires surprenants du vice-Premier ministre turc, Numan Kurtumlus. Dans un discours inédit, il a critiqué l'approche de son pays envers l'affaire syrienne. Un vent d'optimisme commence a souffler concernant la résolution de la crise syrienne.
"On va trouver bientôt une solution qui soit acceptable pour le peuple syrien, une solution qui remplacera une autre imposée depuis l'étranger. (...) Je suis certain que le temps est venu de mettre fin à la guerre par procuration en Syrie et si Dieu le veut, on trouvera la solution."
Selon le journaliste arabe, le changement d'approche d'Ankara envers l'affaire syrienne ne serait pas lié à la décision américaine de rallier les Kurdes dans le Nord-Ouest syrien, sous l'appellation des FDS (Forces démocratiques syriennes), les mêmes qui ont chassé Daech de Manbij.
Avant le putsch avorté, le Premier ministre turc, Binali Yildirim, avait annoncé qu'Ankara reverrait son approche syrienne. "Cette décision vise avant tout à empêcher la formation d'un petit Etat kurde au nord de la Syrie", explique Atwan. , Yildirim a précisé que toute solution pouvant être envisagée pour la crise syrienne devrait garantir deux point importants :
- Maintenir l'intégrité territoriale de la Syrie
- Repousser le plan américain de fédéralisation de la Syrie, via une partition en trois secteurs Est, Ouest et Nord (avec les Kurdes dans ce dernier secteur)
Mais la seconde condition ne sera envisageable qu'avec la création d'un Etat représentatif qui intègre tous les courants ou groupes syriens. Les représentants de tous les groupes vont devoir prêter serment devant le président syrien et par la suite, travailler aux vastes réformes politico-économiques. En bref, c'est l'approche qu'ont acceptée et que soutiennent la Russie, la Turquie et l'Iran, conclut le journaliste arabe Abdel Bari Atwan.
Mais rien n'a été évoque concernant la question du départ ou du maintien du président syrien Bachar al-Assad,
Kerry au Kenya: quel est le véritable objectif ?
Le journal kényan Daily Nation, qui paraît à Nairobi, indique que le secrétaire d’État américain vise à rendre le terrain propice à ce que les États-Unis mettent la main sur les ressources naturelles du continent africain.
Selon le journal Daily Nation, la visite de John Kerry au Kenya, dont l’objectif annoncé est la lutte contre les groupes terroristes Shebab et Boko Haram, vise, réellement, à s'assurer la domination sur les ressources naturelles de ce pays africain.
« Les États-Unis entendent mettre la main sur les secteurs économiques du Kenya, dont et surtout le secteur énergétique. Aux yeux de Washington, le Kenya est la porte d’entrée pour atteindre les différentes dimensions de l’économie africaine ».
Alors que les responsables américains tentent d'établir une liaison entre le déplacement de John Kerry et la lutte contre les groupes terroristes en Afrique, les experts politiques évoquent un rapport manifeste entre la présence militaire américaine en Afrique et l’instabilité et l’insécurité qui règnent sur ce continent.
Turquie: manifestation anti-israélienne à Istanbul
En Turquie, les habitants d’Istanbul se sont réunis, lundi 22 août, devant le consulat de Tel-Aviv afin d’exprimer leur colère contre les nouveaux raids de l’aviation israélienne sur la bande de Gaza.
Dans la conjoncture où la Turquie et le régime israélien se trouvent sur le point de normaliser leurs relations, l’aviation d’Israël a, de nouveau, bombardé la bande Gaza, dimanche soir.
En colère contre cette offensive, les habitants d’Istanbul ont pris part à un rassemblement de protestation devant le consulat d’Israël.
Les forces de sécurité turques ont arrêté cinq manifestants qui s’étaient infiltrés dans le bâtiment du consulat.
Les dispositifs de sécurité ont été renforcés aux alentours du bâtiment.
Turquie: quatre morts et blessés à Sanliurfa
L’explosion d’une bombe dans la province de Sanliurfa a fait, dimanche, un mort et trois blessés parmi les policiers turcs.
Selon le gouverneur de Sanliurfa, les éléments du PKK avaient posé une bombe au bord d’une route par laquelle passait un véhicule transportant des policiers turcs. Cette explosion s’est produite dans le district de Viransehir, du sud de la province de Sanliurfa.
Des policiers et ambulances ont été immédiatement dépêchés sur les lieux.
Une opération d’envergure est en cours aux alentours du lieu de l’attentat pour identifier et arrêter les auteurs.
Plus de 600 membres des forces de sécurité turques et des milliers d’éléments du PKK ont été tués dans des affrontements en Turquie et dans le nord de l'Irak depuis juillet 2015.