تقي زاده
L'Iran met en garde la France contre ses « trahisons constantes »
Le député iranien Ebrahim Azizi, président de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, a condamné les « trahisons constantes » de la France envers la République islamique d’Iran, estimant que les mesures anti-iraniennes continues de Paris ne feraient que compliquer davantage ses relations avec Téhéran.
« Le peuple iranien n’oubliera jamais les trahisons constantes de la France sur des questions telles que le sang contaminé, INSTEX et le snapback », a-t-il écrit sur X mercredi.
« Poursuivre dans cette voie et mener des actions anti-iraniennes ne fera qu’aggraver la situation », a-t-il ajouté
La référence d’Azizi à l’INSTEX (Instrument de soutien aux échanges commerciaux) et au mécanisme dit de « snapback » intervient dans un contexte de désaccords persistants entre l’Iran et le groupe E3 (France, Allemagne et Royaume-Uni) au sujet du programme nucléaire pacifique de Téhéran.
Les trois pays ont mis fin au mécanisme INSTEX en 2023. Créé en 2019, INSTEX visait à faciliter les échanges commerciaux entre les entreprises européennes et l’Iran, en contournant les sanctions américaines.
L’E3 a également tenté de déclencher l’an dernier le mécanisme de « snapback » pour réimposer les sanctions des Nations unies, malgré l’engagement de Téhéran en faveur de la diplomatie et de la transparence concernant son programme nucléaire.
Les propos d’Azizi font suite à un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères déclarant deux diplomates français en poste à l'ambassade de France à Téhéran persona non grata pour des activités contraires au droit international et à la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.
France : les hackers de ZeroBytes menacent de nouvelles cyberattaques
La France fait face à une nouvelle menace cyber. Après avoir revendiqué plusieurs intrusions visant notamment l’administration fiscale et un prestataire de Santé publique France, le groupe ZeroBytes a menacé le gouvernement de nouvelles cyberattaques, affirmant avoir déjà dérobé des centaines de milliers de données sensibles.
Les pirates, qui se présentent comme Français, affirment rechercher les failles des sites ministériels et revendre les informations dérobées au plus offrant. Ils disent avoir déjà obtenu plusieurs dizaines de milliers d’euros, sans que ces déclarations puissent être vérifiées indépendamment.
ZeroBytes affirme avoir extrait 43 gigaoctets de données de l’Éducation nationale, soit environ 2 500 fichiers et 346 millions de lignes brutes, susceptibles de concerner des élèves, parents et personnels. Le ministère, qui n’a pas confirmé ce périmètre, avait annoncé une intrusion survenue le 25 juillet après l’usurpation d’un compte professionnel.
L’Iran déclare deux diplomates français persona non grata pour activités illégales
Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré deux diplomates français en poste à l'ambassade de France à Téhéran persona non grata pour des activités contraires au droit international et à la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.
Dans un communiqué publié mercredi, le service des relations publiques du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que les deux diplomates français s'étaient livrés à des activités violant le droit international, notamment les dispositions de la Convention de Vienne de 1961.
Le communiqué indique que, malgré plusieurs semaines écoulées depuis que leurs agissements illégaux ont été révélés, le gouvernement français n'a pris aucune mesure pour y remédier ni pour garantir que de tels agissements ne se reproduiraient plus.
« Par conséquent, le ministère iranien des Affaires étrangères déclare ces deux agents persona non grata et leur entrée en Iran sera désormais interdite », indique le communiqué.
En juillet 2026, deux diplomates français ont été brièvement détenus à Téhéran après avoir été repérés lors d’une réunion liée à une enquête de sécurité.
L'échec américain à Ormuz annonce un « ordre post-américain » dans le golfe Persique : chef de la sécurité iranienne
Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien (CSSN) affirme que l'incapacité de Washington à rouvrir le détroit d'Ormuz a mis en lumière le décalage entre les revendications américaines et ses capacités, marquant ainsi le début d'un « ordre post-américain » dans le golfe Persique.
« L'écart entre l'incapacité des États-Unis à rouvrir le détroit d'Ormuz et leur prétention à en être propriétaires est plus grand que les 11 265 kilomètres qui séparent Washington du détroit lui-même », a écrit Mohsen Rezaï sur X mardi, ajoutant : « Bienvenue dans l'ordre post-américain du golfe Persique. » « Certains rêves sont trop éloignés de la réalité », a-t-il écrit.
Ses déclarations sont intervenues après que Donald Trump a publié sur Truth Social une carte présentant le détroit d’Ormuz comme un « nouveau territoire américain »
Trump n'a fourni aucune explication concernant cette carte. Cette publication faisait suite à sa déclaration antérieure selon laquelle il déclarerait « très prochainement » cette voie maritime stratégique territoire américain.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que la présentation du détroit d'Ormuz par Trump comme territoire américain relevait d'une « illusion ».
« Tout comme Trump a fini par utiliser le vrai nom du golfe Persique, ses illusions concernant le détroit d’Ormuz seront bientôt dissipées, ou nous mettrons cet homme égaré à sa place », a écrit Gharibabadi sur X.
L’Iran déclare deux diplomates français persona non grata pour activités illégales
Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré deux diplomates français en poste à l'ambassade de France à Téhéran persona non grata pour des activités contraires au droit international et à la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.
Dans un communiqué publié mercredi, le service des relations publiques du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que les deux diplomates français s'étaient livrés à des activités violant le droit international, notamment les dispositions de la Convention de Vienne de 1961.
Le communiqué indique que, malgré plusieurs semaines écoulées depuis que leurs agissements illégaux ont été révélés, le gouvernement français n'a pris aucune mesure pour y remédier ni pour garantir que de tels agissements ne se reproduiraient plus.
« Par conséquent, le ministère iranien des Affaires étrangères déclare ces deux agents persona non grata et leur entrée en Iran sera désormais interdite », indique le communiqué.
En juillet 2026, deux diplomates français ont été brièvement détenus à Téhéran après avoir été repérés lors d’une réunion liée à une enquête de sécurité.
Missiles contre les EAU : l'Iran dément les accusations et met en garde contre les opérations sous faux drapeau
L'Iran a rejeté les allégations des Émirats arabes unis selon lesquelles Téhéran aurait lancé deux missiles balistiques vers ce pays.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a mis en garde les États de la région contre les accusations infondées et insisté sur la nécessité d'être vigilants face aux nombreuses opérations sous faux drapeau menées par le passé pour impliquer des parties innocentes.
S'exprimant mardi 18 août, M. Baghaï a catégoriquement démenti que l'Iran ait lancé des projectiles vers les Émirats arabes unis, déplorant de telles accusations.
France : l’inflation est repartie à la hausse au deuxième trimestre, la rentrée s’annonce difficile
Alors que les vacances touchent bientôt à leur fin, la rentrée s’annonce compliquée sur le plan économique, notamment en matière de pouvoir d’achat. Romain Gueugneau analyse les tendances pour la deuxième partie de l’année, et elles ne sont pas forcément rassurantes…
L’inflation est repartie à la hausse cet été. En juillet, les prix ont grimpé de 2,1 %, en nette accélération par rapport au mois de juin, et il n’est pas certain que le mouvement ralentisse d’ici la fin de l’été.
Les tensions en Asie de l’Ouest continuent de pousser les prix de l’énergie à la hausse, notamment ceux des carburants. Et l’effet des canicules et de la sécheresse commence à se ressentir sur la liste des courses, avec des produits alimentaires qui coûtent plus cher. Avant les vacances, l’Insee misait sur une inflation de 2 % pour l’année, mais cette prévision est devenue très incertaine.
Une foule immense rend hommage à l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei à l’occasion du 40e jour après ses funérailles
Brandissant des drapeaux rouges en signe de vengeance et des bannières portant l’image du Leader martyr, une foule immense d’Iraniens s’est rassemblée au grand Musalla d’Imam Khomeini de Téhéran, ce mardi 18 août, pour commémorer le quarantième jour depuis les funérailles de l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei. Ils ont promis de faire triompher la justice et de poursuivre fermement la voie révolutionnaire du Leader martyr.
Cette cérémonie commémorative d’envergure, tenue dans un climat spirituel de profond chagrin et de défi résolu, a été organisée à l’invitation du Leader actuel de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei.
Les participants ont rempli l’esplanade du grand Musalla, scandant des slogans appelant à la vengeance contre les auteurs de l’assassinat de l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei et réaffirmant leur engagement indéfectible en faveur des idéaux de la République islamique d’Iran.
À cet événement, très médiatisé, participaient plusieurs membres de la famille du Leader martyr, qui ont survécu aux frappes israélo-américaines.
Parmi les participants figuraient également les plus hauts responsables politiques et militaires iraniens, notamment le président Massoud Pezeshkian, le premier vice-président Mohammad Reza Aref, le président du Parlement Mohammad Bagher Qalibaf et le chef de l’autorité judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei.
Des personnalités telles que Gholamali Haddad Adel, le commandant de la Force Qods des Gardiens de la Révolution islamique, le général de brigade Esmaïl Qaani, le directeur de la Fondation Mostazafan, Hossein Dehghan, le ministre de la Défense par intérim, le général de brigade Seyed Majid Ebnolreza, et le conseiller du Leader, Mohammad Mokhber, étaient en outre présentes.
Outre le rassemblement de Téhéran, de grandes cérémonies de deuil sont prévues après les prières du soir, jeudi 20 août, au sanctuaire sacré de Hazrat Fatima Masoumeh (bénie soit-elle) à Qom.
Les commémorations culmineront vendredi, par un grand rassemblement au sanctuaire sacré de l’Imam Reza (béni soit-il) à Machhad.
Le sang des martyrs versé lors de l’agression américano-israélienne sera certainement vengé (Qalibaf)
« Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a juré que la République islamique d’Iran ne laisserait pas “impuni” le crime de l’assassinat du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et des autres martyrs de l’agression américano-israélienne illégale contre la nation iranienne. »
Qalibaf a fait ces déclarations ce mardi 18 août, en hommage à la mémoire des 168 victimes, pour la plupart des écoliers, tuées dans une école de la ville de Minab, dans le sud de l’Iran, lors des premiers bombardements aériens du 28 février au 7 avril.
Il a promis que grâce au leadership de l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, la République islamique d’Iran « consacrera toutes ses capacités à garantir les droits du peuple iranien, à mettre fin à l’agression, à punir l’agresseur et à préserver l’honneur et le prestige du pays ».
« Nous ne permettrons pas à l’ennemi de cibler notre unité nationale, le soutien populaire à la République islamique d’Iran, la résilience de la nation et la ferme volonté de nos dirigeants », a-t-il ajouté.
Qalibaf s’est dit convaincu que, grâce aux directives de l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, la nation iranienne sortirait victorieuse de cette épreuve historique et obtiendrait la victoire grâce à Dieu.
Qalibaf a par ailleurs affirmé que l’Iran ne rouvrirait pas le détroit stratégique d’Ormuz, qu’il a fermé en représailles à une agression étrangère, à moins que les États-Unis ne lèvent le blocus naval illégal qu’ils imposent à la République islamique d’Iran.
L'Iran met en garde les compagnies maritimes contre tout soutien aux opérations militaires américaines (rapport)
L'Iran surveille de près le réseau commercial et maritime soutenant les offensives militaires américaines contre la République islamique d’Iran. Les entreprises et prestataires de services impliqués en toute connaissance de cause s'exposent à diverses sanctions, selon un rapport.
L'agence de presse iranienne Nournews a diffusé ce rapport lundi, citant un responsable militaire au fait du dossier.
Ce responsable a indiqué que les forces armées iraniennes collectaient et vérifiaient des informations sur les entreprises commerciales, les navires privés et les prestataires de services maritimes impliqués dans l'approvisionnement des forces américaines dans la région.
La source a cité des documents américains concernant l'utilisation de navires commerciaux par le Military Sealift Command pour le transport de carburant, de munitions, d'équipements, de vivres et d'autres fournitures.
Selon ce responsable, ces activités ne peuvent être considérées comme purement commerciales, car la chaîne logistique contribue de manière significative à la capacité opérationnelle militaire des États-Unis.



















