تقي زاده

تقي زاده

Le président iranien Massoud Pezeshkian a réaffirmé que la République islamique d’Iran ne cédera jamais aux menaces, aux pressions, ni à l’agression militaire, soulignant que le peuple iranien a démontré sa résilience et son attachement à son pays.

S’exprimant ce mercredi 10 juin lors d’une cérémonie commémorative en hommage au Leader martyr la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, en présence des familles des victimes de la troisième guerre imposée à l’Iran, M. Pezeshkian a salué le soutien populaire apporté à la République islamique d’Iran et aux forces armées du pays.

Selon ces mots, la forte mobilisation des Iraniens lors des rassemblements nocturnes organisés à travers le pays depuis le lancement, le 28 février, de l’agression américano-israélienne contre l’Iran a joué un rôle de premier plan dans l’échec des tentatives visant à affaiblir l’Iran et à briser la volonté de la nation.

Cette présence populaire a mis en évidence l’importance de la cohésion sociale comme pilier fondamental de la puissance nationale, a-t-il affirmé, avant de souligner que l’un des éléments les plus importants de la puissance d’un État réside dans son unité et sa cohésion internes.

« Le capital social de l’Iran est le meilleur atout pour la sécurité et le progrès du pays », a-t-il dit.

 

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 10 juin, la mission permanente de la République islamique d’Iran auprès des organisations internationales à Vienne a assuré que Téhéran se réservera le droit inaliénable de répondre à une résolution biaisée adoptée par le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), composé de 35 États membres.

Présentée par les États-Unis, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, la résolution a été adoptée par 21 voix pour, trois contre (la Chine, la Russie et le Niger) et dix abstentions. Le Venezuela n’a pas été autorisé à participer au vote.

« Aujourd’hui, le Conseil des gouverneurs a adopté, par un vote fragile, une nouvelle résolution politique concernant les activités nucléaires pacifiques de l’Iran, dépourvue du professionnalisme attendu d’un organisme technique », a indiqué la mission iranienne dans un communiqué.

La mission s’est interrogée sur la crédibilité de l’AIEA lorsqu’elle est « instrumentalisée par des bellicistes » et se révèle incapable d’exprimer la moindre préoccupation face aux frappes militaires illégales contre des installations nucléaires pacifiques d’un État membre, placées sous garantie.

D’après ce texte, la résolution soutient de manière hypocrite une solution diplomatique alors même que les États-Unis poursuivent simultanément des actes d’agression contre les infrastructures civiles iraniennes et encouragent l’escalade dans d’autres instances internationales.

« Une solution diplomatique exige un minimum de bonne foi », peut-on lire dans ce communiqué.

En réaction à cette résolution, l’Iran, la Chine et la Russie ont publié un communiqué conjoint, dans lequel ils ont affirmé que les questions relatives à la mise en œuvre de l’accord de garanties de l’Iran ne sont pas liées aux circonstances actuelles, dans la mesure où les dispositions de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies ont expiré le 18 octobre 2025.

Les trois pays ont condamné les attaques répétées visant les installations nucléaires iraniennes placées sous garantie ainsi que les menaces de poursuite des offensives militaires, avertissant que de telles mesures affaiblissent le régime de non-prolifération et ont créé une situation sans précédent dans l’histoire de l’AIEA.

Ils ont qualifié le projet de résolution de politique, contre-productif et inapproprié au regard de la sensibilité de la situation actuelle, estimant que son adoption peut affaiblir la coopération entre l’Iran et l’AIEA et compromettre les efforts diplomatiques en cours.

Cette résolution intervient après deux guerres d’agression non provoquées menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, en juin 2025 puis en février 2026, qui ont directement visé des sites nucléaires placés sous la surveillance de l’AIEA, notamment Natanz, Fordow, Ispahan et le réacteur à eau lourde d’Arak.

L’Iran a, à plusieurs reprises, condamné le « silence dangereux et délibéré » de l’AIEA face à ces attaques.

L’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) a souligné que les exigences de l’Agence dépassent fréquemment les obligations juridiques de l’Iran au titre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), ajoutant que le « manque d’accès » actuellement évoqué par le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, découle directement des dommages causés par les frappes américano-israéliennes, que l’Agence n’a jamais condamnées.

« On ne peut ignorer l’origine de la perturbation puis utiliser les conséquences de cette même perturbation à charge contre l’Iran », a déclaré samedi Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales.

L’Iran a réaffirmé son attachement au TNP ainsi que son droit inaliénable au développement de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, tout en soulignant que toute solution durable exige l’arrêt immédiat de toutes les attaques, la levée des menaces et le respect des droits légitimes des États membres.

 

La poursuite du processus de négociation diplomatique sera réexaminée à la lumière des récents développements régionaux et de l’agression militaire survenue dans la nuit du 9 au 10 juin, annonce Téhéran.

Les États-Unis sapent les efforts diplomatiques par leurs messages contradictoires, la modification constante de leurs exigences et la violation des cessez-le-feu, a affirmé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Alors qu’il s’adressait ce mercredi 10 juin à la presse, le porte-parole de la diplomatie iranienne a déclaré que l’agression militaire américaine contre l’Iran, aux premières heures de mercredi, avait inévitablement affecté le processus diplomatique entre Téhéran et Washington.

« La situation et les évolutions récentes doivent être examinées avec attention », a-t-il fait remarquer.

« Les processus diplomatiques ne se déroulent pas en vase clos », a déclaré M. Baghaï, estimant qu’« un minimum de conditions favorables est nécessaire pour permettre à la diplomatie de progresser ».

Il a par ailleurs indiqué que le régime israélien portait également atteinte aux efforts diplomatiques par ses violations répétées du cessez-le-feu au Liban.

« Tout processus diplomatique est compromis par le recours à la force et les actes illégaux sur le terrain », a-t-il ajouté.

M. Baghaï a réaffirmé que la diplomatie et la dissuasion militaire sont indissociables pour préserver les intérêts nationaux et la sécurité de l’Iran. « Le cas échéant, les forces armées du pays répondront à l’ennemi avec force. »

Dans la foulée, le diplomate iranien a déclaré que l’opération défensive menée la nuit passée contre les bases et les intérêts américains dans la région témoignaient une fois de plus de la détermination des forces iraniennes à défendre le pays.

Face à une baisse de la dotation de l’État, le groupe France Télévisions supprime des programmes phares et revend des droits sportifs, marquant une austérité inédite sur sa grille de rentrée.

France Télévisions entre dans une ère de restrictions budgétaires sans précédent. Confronté à une réduction drastique de ses ressources publiques, le service public annonce des ajustements majeurs pour boucler son budget 2026 à l’équilibre, dans un contexte plus général de crise du monde audiovisuel, notamment du cinéma, financé en partie par France Télévisions.

« C’est la première fois que nous devons autant couper dans les programmes et que nous revendons des droits sportifs, comme le Tournoi des Six Nations », a déclaré Stéphane Sitbon-Gomez, directeur général adjoint, dans La Tribune Dimanche. Le groupe doit réaliser 223 millions d’euros d’économies sur le coût des programmes depuis 2020, dont 80 millions entre 2025 et 2026.

Parmi les mesures les plus visibles, plusieurs séries populaires s’arrêtent : « César Wagner », « A priori » ou encore « Disparition inquiétante ». Au moins quatre magazines quotidiens disparaissent à la rentrée : Flavie en France (France 3) et Vu (France 5), tandis que Bel & Bien Ensemble (France 2) et Les Maternelles (France 5) passent en hebdomadaire. « Supprimer un programme de télévision, c’est toujours un crève-cœur. Derrière chaque programme, il y a un patrimoine culturel », a souligné Stéphane Sitbon-Gomez.

Les jeux ne sont pas épargnés : au moins un devrait être supprimé, probablement Duels en famille, après le départ de Cyril Féraud, malgré les excellentes audiences enregistrées par l’animateur. Le financement de la création baisse de 55 millions d’euros cette année.

Parallèlement, Flavie Flament rejoint Jimmy Mohamed pour Le Magazine de la santé sur France 2, signe d’une réorganisation visant à préserver certains rendez-vous phares.

 

Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a déclaré que toute agression contre la République islamique d’Iran se heurterait à une riposte immédiate et décisive. Les progrès scientifiques et défensifs du pays demeurent inébranlables malgré le martyre de ses commandants militaires et scientifiques.

Dans un message publié mercredi 10 juin pour commémorer les martyrs de la guerre des Douze Jours (juin 2025), M. Qalibaf a rendu hommage aux commandants et scientifiques, tombés au combat, qui ont donné leur vie pour la défense de la nation, notamment le général Mohammad Bagheri, le général Hossein Salami, le général Gholamali Rashid, le général Gholamreza Mehrabi, le général Mehdi Rabbani, le général Amir Ali Hajizadeh, le général Ali Shadmani, le général Mohammad Kazemi, le général Saïd Izadi, ainsi que les scientifiques nucléaires Dr Fereydoun Abbasi et Dr Mohammad Mehdi Tehranchi.

Les Iraniens, a-t-il indiqué, ont démontré au monde lors des guerres imposées que la voie de la victoire et du triomphe passe par la persévérance et le martyre.

En effet, le responsable iranien faisait référence aux trois agressions militaires contre l’Iran depuis la fondation de la République islamique d’Iran et la résistance exceptionnelle du peuple iranien face aux agresseurs, à savoir la guerre Iran-Irak (1980-1988), l’agression américano-israélienne de mi-juin 2025 et celle de février 2026.

Il a notamment évoqué le remarquable soutien populaire lors de l’agression actuelle : « Le peuple s’est soulevé, les rues sont devenues l’épine dorsale du champ de bataille, éveillant les nations et fortifiant les volontés. »

 

Dans un communiqué publié mercredi 10 juin, le commandant en chef du quartier général central Khatam al-Anbiya, le général de division Ali Abdollahi, a exprimé sa gratitude envers le peuple iranien pour cent nuits consécutives de rassemblements à travers le pays, qualifiant ces mobilisations massives sans précédent de manifestation d’une « nouvelle résurrection de la nation ».

Pour le général Abdollahi, ces rassemblements, qui ont attiré des millions de personnes dans les rues chaque soir depuis plus de trois mois, représentent bien plus qu’un simple mouvement social ou politique.

« Cette présence magnifique et sans précédent, qui se poursuit depuis cent nuits consécutives avec force, foi, conscience et persévérance, n’est pas simplement un mouvement social ou politique. Il s’agit plutôt de la manifestation d’une nouvelle résurrection et d’un grand réveil de la nation iranienne », a-t-il écrit.

« Ce phénomène populaire étonnant, en plus de démontrer une unité nationale rare, est devenu l’un des principaux piliers de la dissuasion stratégique de la République islamique d’Iran et a transmis un message clair aux ennemis de la nation iranienne, en particulier aux dirigeants terroristes des États-Unis et au régime sioniste criminel et maléfique », a ajouté le général Abdollahi, pilote et haut commandant du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI).

« La sécurité, la puissance et la dignité de cette terre ne reposent pas seulement sur l’équipement et les capacités militaires, mais sur le grand soutien populaire, la foi révolutionnaire et le lien indéfectible entre la nation, le leadership et les forces armées », peut-on lire dans ce texte.

 

Les forces armées iraniennes ont lancé des opérations de représailles contre des cibles militaires américaines dans la région après une nouvelle agression américaine qui a frappé plusieurs localités de la province de Hormozgan, dans le sud du pays.

Mercredi, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a dénoncé l’attaque du « régime américain belliciste » contre plusieurs localités à Jask, Sirik et Qeshm, dans la province de Hormozgan, menée sous le « faux prétexte » du crash d'un hélicoptère américain.

Selon le CGRI, les frappes américaines ont endommagé une tour de télécommunications à Sirik et détruit deux réservoirs d'eau dans le district de Bemani.

Le CGRI affirme avoir abattu un drone américain MQ-9 près du détroit d'Ormuz, dans un contexte d'intensification des affrontements militaires déclenchés par l'agression américaine et les violations répétées du cessez-le-feu.

Un drone MQ-9 Reaper de General Atomics a été intercepté et détruit au-dessus de la ville de Jam, dans la province iranienne de Bouchehr, lors des affrontements militaires en cours près du détroit stratégique d'Ormuz, a indiqué le CGRI dans un communiqué publié mercredi.

« Au cours des combats aériens en cours dans le détroit d'Ormuz, un drone MQ-9 qui tentait d'approcher et d'intervenir dans la zone de combat depuis le nord du golfe Persique a été touché et détruit par les tirs des combattants héroïques de la force de défense aérienne moderne du CGRI, au-dessus de la ville de Jam, dans la province de Bouchehr », a déclaré le CGRI dans son communiqué.

Cette destruction survient alors que l'Iran ripostait avec force à une attaque américaine contre des intérêts iraniens près du détroit d'Ormuz, après le crash d'un hélicoptère Apache de l'armée américaine.

Par ailleurs, des médias arabes ont rapporté de nouvelles explosions à Bahreïn. Des sources locales ont fait état d'une quinzaine de détonations entendues après les attaques iraniennes.

 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, réitère la ferme détermination des puissantes forces armées iraniennes qui sont en état d’alerte permanent face à toute violation de l’espace aérien, du territoire ou des eaux territoriales du pays.

Le chef de la diplomatie iranienne a fait cette déclaration dans un message publié sur le réseau X tôt mercredi, après que les États-Unis ont frappé plusieurs localités de la province de Hormozgan.

« Malgré ses défaites sur le champ de bataille, les États-Unis ont choisi de mettre à l’épreuve notre détermination », a-t-il écrit, avertissant que les forces armées iraniennes « ne laisseraient aucune attaque ni aucune menace sans réponse ».

« Quittez notre région si vous voulez être en sécurité », a-t-il alerté, rappelant que « l’histoire du golfe Persique compte de nombreux chapitres relatant le destin tragique des forces étrangères qui s’y sont immiscées ».

Mardi soir, l’île de Qeshm ainsi que les comtés de Jask et de Sirik de la province méridionale de Hormozgan ont été touchés par des projectiles américains.

 

La mission de la République islamique d'Iran auprès des Nations unies a qualifié de « nouvelle démonstration d’hypocrisie », la réunion du Conseil de sécurité consacrée à son programme nucléaire, soulignant qu’il n’existe aucun fondement légal pour invoquer une résolution expirée pour sanctionner Téhéran.

Le Conseil s’est réuni mardi sur un point de son ordre du jour concernant le Comité 1737, un organe de sanctions créé en 2006, après un vote de procédure adopté par 11 voix contre 2, avec deux abstentions. La Russie et la Chine ont voté contre tandis que le Pakistan et la Somalie se sont abstenus.

Selon la mission iranienne, plusieurs membres du Conseil, à la demande des États-Unis, ont répété des accusations infondées contre le programme nucléaire pacifique de l’Iran et ont relayé la campagne de désinformation des États-Unis et du régime israélien « comme un perroquet ».

« Une nouvelle démonstration d’hypocrisie et de deux poids, deux mesures lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU », a critiqué la mission iranienne.

La réunion s’est terminée sans résultat et aucun représentant du secrétaire général de l’ONU n’a présenté de rapport.

La mission iranienne insiste qu’il n’existe aucun fondement légal pour le soi-disant Comité 1737, qu’aucune résolution de sanctions du Conseil de sécurité n’est encore en vigueur contre l’Iran, et qu’aucune justification ne permet de tenir des réunions sur la « non-prolifération ».