تقي زاده

تقي زاده

« Gloire à celui qui fit voyager son serviteur la nuit, de la Sainte-Mosquée à la mosquée éloignée dont nous avons béni les alentours afin de lui montrer quelques-uns de nos signes ! Dieu est en vérité, celui qui entend et qui sait »*
*(Coran, 17, 1) (1),*
*« puis [l'être] s'approcha et demeura suspendu, à la distance de deux arcs ou moins »*
*(Coran, 53, 8 et 9).*
*« Et certes il l'a vu une autre fois près du lotus de la limite »,*
*(Coran, 53, 13 et 14) (2).*

*Deux mouvements ont été effectués par le Prophète d'Allah à travers son ascension, mi3râj (3)*
*et son voyage nocturne, isrâ' (4).*

*Ces deux mouvements, l'un vertical et l'autre horizontal expriment deux sens :*

*1. Dans mi3râj, mouvement vertical ascendant, le Prophète joue un rôle de formateur et attire l'attention sur la nécessité de l'évolution existentielle de l'homme.*
*Lorsqu'il dit:*
*-« j'ai été désigné par Dieu pour parfaire le caractère de l'homme » (5)*
*il met en avant ce rôle;*

*2. Isrâ', mouvement horizontal, exprime le rôle historique du Prophète qui se déclare l'héritier d'Adam, de Noé, d'Abraham, de Moïse et de Jésus.*

*Ici il souligne sa mission à travers l'histoire de l'humanité.*

*Ce mouvement traverse le temps, va d'Adaam à Abraham, puis jusqu'à Mohammed et de Mohammed à la fin des temps.*

*Ce mouvement évolutif de l'existence de l'homme amène l'individu à l'Islam, perfectionne son être, son âme et son essence jusqu'à lui apporter une élévation spirituelle.*

*Mi3râj est l'expression du mouvement ascendant de l'existence de l'homme, du départ de la terre vers le ciel, du sol vers Dieu.*

*L'ascension du Prophète(çawa) concrétise mystérieusement ce mouvement.*

*Le rôle que joue le Prophète dans l'élévation existentielle de l'homme s'exprime ainsi à travers sa propre ascension.*

*D'où part-il ? De la terre, pour atteindre*
*« le dernier des lotus ».*
*-Mais où est*
*« le dernier des lotus » ?*
*C'est la géographie de l'Arabie qui nous éclaire sur cette question.*

*Le lotus, ce merveilleux arbre, joue un rôle important dans les montagnes désertiques de l'Arabie.*

*Support de l'imaginaire, symbole de vie, le lotus est aux déserts d'Arabie et de la Palestine, ce que sont certains arbres aux déserts iraniens.*

*Les bergers de ces régions s'interrogeant sur l'endroit où se trouvait le troupeau de chacun, répondaient en se référant à l'emplacement des lotus sur la montagne.*

*Comme il y avait peu de lotus sur ces montagnes, ils permettaient d'indiquer précisément à quelle hauteur se trouvaient les troupeaux.*

*Autrement dit, ces arbres servaient*
*« d'adresse »*
*aux bergers arabes.*

*Ainsi on peut imaginer le dialogue suivant :*

*-Où étais-tu ?* *Demande un berger à un autre ?*
*-L'hiver dernier j'ai conduit mon troupeau tout en haut, jusqu'au dernier des lotus.*
*Ou encore :* *-Jusqu'où es-tu allé dans ton ascension ?* *-Jusqu'au dernier des lotus.*
*-Où ça ?*
*-Dans la « montagne de l'existence » !*

*Où s'arrête mon ascension dans les hauteurs de mon évolution ?*

*Au premier, au second ou au troisième lotus ? Non, plus haut, à l'endroit où se trouve*
*« le dernier des lotus »*
*سدرة المنتهى*

*(Le Sidrat al-Muntaha) est un grand arbre de loterie ou arbre Sidr qui marque la limite extrême du septième ciel, que personne ne peut franchir. Il s'appelle Sidrat al-Muntaha parce que la connaissance des anges s'arrête à ce point, et personne n'est allé au-delà sauf le Messager d'Allah -Mohamad "çawa"-.*

*ou encore*
*-Sourat-58 verset9-*
*قاب قوسين اوادنى*
*« à la distance de deux arcs ou moins encore ».*

*Que veulent dire ces Versets ?*

*Que dans l'Islam la relation entre l'homme et Dieu passe par ce trajet ascendant vers le perfectionnement existentiel. Voilà comment doit s'aborder la « science de l'homme » en Islam.*

*Vers quoi tend cette évolution existentielle ? Vers la voie terrestre ? Nous vivons quotidiennement le museau tourné vers la terre et nous querellons entre nous.*

*Notre évolution existentielle est-elle enfermée dans sa dimension terrestre ?*

*Non, elle s'élève, de plus en plus haut, vers Dieu. Nous dépassons le plus haut des cèdres.*

*Où arrive-t-on, jusqu'où va-t-on lorsque l'on cherche Dieu ?*

*La réponse du Coran tirée de la vie des hommes est donnée par la beauté des mystères et des allusions. C'est une réponse simple, dans le langage du peuple.*

*Dieu parle ainsi, avec le langage des bergers, des chameliers et des bédouins.*

*Ces gens toujours munis d'un arc pour la chasse utilisaient aussi l'arc comme instrument de mesure, de même que nous nous référons en Iran à la main ouverte, au pas ou à la longueur d'un bras.*

*La courbe de l'arc constituait alors pour ces gens une unité de mesure utilisée dans le langage courant.*

*Le Coran emprunte ainsi des expressions bédouines pour parler des problèmes les plus profonds et les plus élevés de l'ontologie.*

*Oui, ce mouvement ascendant de l'existence vers Dieu conduit jusqu'au dernier des lotus mais non pas au-delà; atteindre Dieu n'est pas chose possible car l'unité de l'être avec Dieu équivaut à lui associer quelque chose.*
*Mais jusqu'où va l'aptitude de l'homme à élever et à faire voler son être jusqu'à proximité de Dieu, à quatre doigts de Dieu,*
*« à la distance de deux arcs ou moins encore », plus près encore.*

*C'est avec ces mots et ces références que le Coran offre un terrain et une hauteur infinie à l'évolution de l'existence de*
*« l'être » humain.*

*Une des missions de Mohammed(çawa) consiste donc à arracher l'homme de la terre, de cette vie de porc, d'animal, d'individualiste pour le faire évoluer et l'élever vers Dieu.*

*A l'arrivée de l'armée islamique en Perse,*
*le commandant iranien s'adresse à l'envoyé arabe en lui demandant ce qu'ils venaient chercher et propose de satisfaire tous leurs besoins matériels.*

*Voyons avec quelle clairvoyance et quelle conscience idéologique lui répond ce musulman, cet arabe primitif, ce bédouin qui vient affronter le plus grand empire civilisé du monde.*

*Le commandant iranien dit :*
*« Vous vous nourrissez de rats, vous êtes* *« pieds nus » (6),*
*le chef de votre armée est misérablement vêtu. »,*
*comme un sauvage égaré, avec un esprit de « nouveau riche »,*
*le commandant distingué de l'Empire perse reproche à une armée son manque d'apparat et à un peuple son habitude de la faim. Le bédouin lui répond :*

*« -Nous avons été dans des conditions pires encore que celles que tu décris.*
*-Nous n'avons pas honte de ce que tu nous reproches et ce dont tu te vantes et que tu étales ne nous tente pas.*
*-Nous sommes venus vous libérer de l'esclavage des uns vis-à-vis des autres, de vos prosternations les uns devant les autres (7);*
*pour vous inciter à lever la tête, à vous tenir droit. -Nous sommes venus pour que vous ne vous prosterniez plus devant les hommes mais devant Dieu seul. -Nous sommes venus pour vous arracher de l'esclavage des hommes et pour vous soumettre à Dieu, pour vous écarter de vos croyances injustes et vous conduire vers la justice de l'Islam et pour vous élever du ras de terre jusqu'aux cieux. »*

*Voyez comment les trois dimensions : sociale, intellectuelle et existentielle de la mission islamique sont ainsi exprimées :*

*1. « de l'esclavage des hommes à la soumission à Dieu » :* *bouleversement des rapports humains;*

*2. « des croyances injustes à la justice de l'Islam » : changement des rapports entre hommes et religion;*

*3. « du ras de terre jusqu'aux cieux » : mise en avant des rapports de l'homme avec lui-même.*

*Mi3râj exprime ainsi le mystère du rôle du Prophète dans l'élévation existentielle de l'homme de la terre vers Dieu.*

*Que dire d'isrâ' ? Le Prophète est parti dans la nuit pour aller de la Mosquée al-Harâm à la mosquée al-Aqsâ.*

*Que signifie ce voyage et quel est le rôle historique du Prophète ?*

*Dans ce mouvement, le Prophète ne présente pas l'Islam comme une nouvelle religion commençant et s'achevant avec lui. Il le présente ainsi : dans l'histoire de l'humanité il n'y a qu'une seule religion et c'est l'Islam.*
*Ce n'est pas à moi que revient son avènement mais à l'Homme, à Adam. C'est la religion de l'Homme.* *Personne n'a apporté l'Islam, Nous, Prophètes sommes venus inviter l'homme à l'Islam et non pas le lui apporter.*

*Cette précision est fondamentale car elle met l'accent sur deux perceptions différentes et antagonistes de la mission du Prophète.*
*Il dit : je poursuis ce que Jésus avait déjà poursuivi après Adam, Noé et Moïse. La plus grande mission du Prophète est fondée sur la création d'une union historique dans l'humanité.*
*Mohammed(çawa) symbolise ainsi l'union entre les trois religions : juive, chrétienne et musulmane.*

*Le symbole de l'Islam, la mosquée al-Harâm, à La Mecque, et le symbole du judaïsme et du christianisme, Jérusalem où se trouve la mosquée al-Aqsâ, sont ainsi reliés l'un à l'autre par le voyage du Prophète (çawa). Le voyage nocturne du Prophète annonce l'union de ces deux lieux où les monothéistes vénèrent Dieu.*

*L'union de ces deux Mosquées est le secret de l'union spirituelle que le Prophète crée entre l'Islam, le Judaïsme et le Christianisme.*

*Mohammed, Moïse et Jésus tissent la trame qui doit permettre de réaliser l'unité entre les Religions monothéistes contre les associateurs.*

*C'est là un héritage à travers l'histoire, un front uni face à l'idolâtrie.*

*Le voyage nocturne d'al-Harâm à al-Aqsâ est l'union des deux symboles des trois grandes religions du monde.*

*Mi3râj pose donc une question philosophique concernant l'existence de l'homme, son élévation existentielle et isrâ', pose une question historique et sociale.*

*Voilà deux rôles et deux dimensions de la mission du Prophète de l'Islam.*

*(1) La Sainte Mosquée est la mosquée d'al-Harâm à la Mecque et la mosquée éloignée désigne la mosquée d'al-Aqsâ à Jérusalem.*

*(2) Sourate An-najm versets 13 et 14 du Coran.* *Shariati remplace « près du lotus de la limite » par « près du dernier des cèdres » et c'est ainsi que l'on traduit en persan*
*« 3inda Sidrat al-muntaha ».*

*(3)(4)Mi'râj et Isrâ' sont deux étapes du voyage du Prophète qui commence à Ka3ba et se termine à Jérusalem.*
*Selon Mohammed lui-même, il fut réveillé par l'archange Gabriel et conduit vers une monture mystérieuse qui partit comme une flèche au-dessus des montagnes dans la direction de Jérusalem.*

*Arrivé à Jérusalem, Mohammed pria sur les ruines du temple de Salomon avec Abraham, Moïse et Jésus. Après l'étape terrestre, isrâ', vient l'étape céleste, mi3râj, qui transporte Mohammed jusqu'« au dernier cèdre », tout près du trône de Dieu, au-delà duquel est l'inconnu.*
*C'est là où « Dieu lui révéla ce qu'il lui révéla » dit le Coran.*

*(Note extraite du commentaire de Hamza Boubakeur pour la Sourate Al'isrâ',*
*p874 et 875 du Coran.)*
*(5)Hadith.*

*(6) « Pieds nus » est une expression péjorative et insultante pour les pauvres de la part des classes aisées. Cette expression existe toujours en persan. Sa connotation fut bouleversée à la suite de la révolution lorsque l'Imâm Khomeyni a déclaré que l'Islam était la religion des*
*« pieds nus », des opprimés.*

*(7)Iqbâl dit : « Je n'ai jamais vu un chien se prosterner devant un autre chien. »*
*(Ali. Shari3aty.)*

*Extrait de « Histoire et destinée » Textes choisis et traduits du persan par F. Hamèd et N. Yavari-d'Hellencourt présentés par Jacques Berque.

jeudi, 02 juin 2022 15:07

HADITHS DU JOUR

Le Prophète de Dieu Mohammad  (Salut et bénédiction sur lui et sur sa famille) a dit dans un  hadith :
 «  Dieu est beau et aime la beauté, Il aime voir les effets de ses bienfaits sur ses créatures ».

*HADITH DE l’ARCHE DE NOÉ *
**- D’après Abû Dhâr Al-Ghifari, le Messager de DIEU(Sawas) a dit :*
*- « *Certes, mes Ahl-al-bayt sont semblable à l’ARCHE de NOÉ, quiconque embarque à bord de cette ARCHE, sera SAUVÉ, et quiconque s’en détourne, se NOIERA ».*
*Sources :*
*1- Al-Amali, Al-Tusi, Page 633.*
*2- Irshad al-Qulub, Daylami, Vol.2, Page 306.*
*3- Al-Mutadrak Ala as-Sahihayn, al-Nishaburi, Vol.2, Page 343.**
 ⚘⚘⚘⚘⚘⚘⚘⚘⚘⚘⚘⚘⚘⚘⚘

*Rasulallah(Sawas) :*
*"Les meilleurs des actes sont au nombre de trois :*
*- Lhumilité quand on a la richesse et l'autorité.*
*- Le pardon quand on est au pouvoir.*
*- La générosité sans tenir les gens sous des obligations."*
*Nahj al-Fasaha.*

Imam Ali ibn AbiTalib as dit:

*- « L’INTELLECT est préférable au DÉSIR :
- car l’INTELLECT fait de vous un ROI sur votre DESTINÉE.*

- contrairement au DÉSIR, qui fera de vous un ESCLAVE de votre DESTINÉE ».

Le Veridique l`Imam Ja`far as-Sadiq (AS)

Le sixième Imam d'Ahlulbayte du Prophète sawas, Ja’far Cadiq, fils de Muhammad (P). Sa mère est Fâtima (dont l’autre nom est Ummu Farwah).

L’Imam est né à Médine, le lundi 17 rabi’I, en l’an 83 après l’hégire. Il vécut environ 16 ans aux côtes de son grand-père Zein Al Abédine (P) qui lui fit faire ses premiers pas dans la voie de la Connaissance. Son père, l’Imam Muhammad Al Bâqir (P) complétera durant 15 ans le reste de cette Sainte éducation héritée de leur grand-père le Prophète Muhammad (P).

Il possédait un grand savoir et des qualités supérieures. Il était un homme de sagesse, connaisseur de la chari’a et pieux. Il était sincère, juste; un homme de grandeur, de générosité et de valeur. Il était doté de beaucoup d’autres qualités.

 

Cheikh al-Mufîd raconte : « Les savants religieux acquirent de lui beaucoup plus qu’ils n’avaient appris de tout autre membre des Ahlul Bayt (p). Personne n’a été aussi prolifique que l’Imam Cadiq (P) quant à la propagation de la religion parmi les Ulémas de l’histoire religieuse et du Hadith.

En réalité le nombre de savants religieux (sérieux et appartenant à différentes écoles) ayant acquis des connaissances de lui, atteint quatre mille.

A commencer par Zeid l'oncle de l’Imam Cadiq (P) qui témoigna en ces mots pleins de sincérité et de sagesse en faveur d'Imam :

« A chaque époque de notre histoire, Dieu choisit un parmi nous les Ahlul Bayt pour être le Pôle. Pour notre époque le Pôle est Ja’far Cadiq (P). Ne se perdra pas celui qui le suit. Se perdra celui qui ne le suit pas. »

Abu Hanifa, le chef de l’une des cinq écoles(HANAFITE), était également un des disciples de l’Imam Cadiq (P). Il dit ceci de son maître :

« Si ce n’était pas ces deux années [que j’ai passées à étudier auprès de l’Imam Ja’far Cadiq], j’aurais péri dans la malédiction [d’avoir mal dirigé ma communauté] »

Le Calife Mansour convoqua un jour Abu Hanifa et lui demanda de préparer des questions des plus pointues qui soient afin d’arriver à embarrasser l’Imam Cadiq. Lorsque ce dernier fut amené à répondre aux 40 questions que lui avait préparées Abu Hanifa, quelle ne fut la surprise de ce dernier de voir avec quelle simplicité et quelle lumière l’Imam répondait sans hésiter à ce qu’il pensait être très complexe.

A la sortie de cet entretien Abu Hanifa tint ce jugement :

« Je n’ai jamais vu une personne qui maîtrisait autant que Ja’far Cadiq (P) les questions religieuses. »

De même que Abu Hanifa l’Imam Malik tira bien des enseignements de ses multiples rencontres avec l’Imam Ja’far (P):

« J’ai rencontré à plusieurs reprises l’Imam Ja’far (P) mais cela se passait toujours dans l’une au moins des trois situations suivantes et rien que ces trois : il prie ou il jeûne ou il enseigne les matières islamiques. De notre époque nulle oreille n’a jamais entendu et nul œil n’a jamais vu une personne plus pieuse, plus savante et plus désintéressée des vanités terrestres que l’Imam Ja’far Cadiq. »

Jâbir Ibn Hayyan (appelé Geber en Occident) le fondateur de la chimie moderne et de toute la science expérimentale était l’un de ses plus célèbres disciples. Il rédigea plus de cinq cents opuscules tous dictés par son maître l’imam Ja’far (p).Tous ses écrits commençaient par « mon maître l’imam Ja’far m’avait dit :… ».

L’école Ja’farite est l’une des cinq écoles de l’islam, également appelée l’école des Ahlul Bayt (P) et c’est la première des écoles de l’islam car étant antérieure à toutes les autres. Cette école, bien que portant le nom de l’imam Cadiq (P) qui était l’un des successeurs du Prophète (Psl), est la seule école qui existait du vivant même du Prophète (Psl). Les autres écoles étant toutes nées plus de cent ans après le rappel à Dieu du seigneur des envoyés (psl). La raison de cette appellation est que l’imam Cadiq (P) plus que tout autre imam (p) a eu l’opportunité d’enseigner aux musulmans en grand nombre la bonne interprétation du coran et la vraie Sunna de son grand père (P), car son imamat a coïncidé avec la lutte pour le pouvoir entre omeyyades et abbassides.

L’imam Ja’far se nourrissait de vinaigre et d’huile et mettait des vêtements rudes. Parfois ceux-ci étaient très rapiécés.

Il avait l’habitude de travailler son jardin lui-même. Il perdait souvent connaissance en se rappelant Allah.

Une nuit, le Calife Abbasside de l’époque fit convoquer l’Imam par un messager. Celui-ci raconte : « Je suis allé chez l’Imam et je l’ai trouvé dans sa chambre privée. L’Imam avait les joues couvertes de poussière, et suppliait Allah dans la plus grande humilité, les mains levées vers les cieux, les mains et le visage poussiéreux ».

C’était un homme charitable et de disposition aimable. Il parlait avec tendresse et se montrait très coopératif. On avait plaisir à travailler avec lui.

Un jour l’Imam appela son domestique, Mussadif et lui donna mille dinars pour se préparer à un voyage d’affaires, en Egypte, car le nombre de sa suite avait augmenté et il était nécessaire de rechercher davantage de moyens de subsistance.

Moussadif acheta des marchandises et partit pour la Syrie avec un groupe de commerçants. Lorsqu’ils approchèrent de l’Egypte, ils rencontrèrent un autre groupe de commerçants revenant de ce pays. Ils dirent à ceux-ci qu’ils possédaient telle sorte de marchandises et qu’ils voulaient savoir si elles étaient disponibles en Egypte. Leurs interlocuteurs répondirent par la négative. Les marchands prêtèrent alors serment de ne pas revendre leurs marchandises à moins de cent pour cent de bénéfice. Ce qui fut fait. Après quoi ils retournèrent à Médine.

Mussadif rentra chez l’Imam avec deux sacs contenant chacun mille dinars. Il lui dit que l’un des deux sacs contenait le capital, l’autre, les bénéfices.

L’Imam lui fit remarquer que les bénéfices étaient excessifs et lui demanda ce qu’il avait fait des marchandises. Moussadif lui expliqua ce qu’il avait fait et le serment qu’il avait prêté (de ne pas revendre à moins de 100% de profit). L’Imam s’étonna qu’il ait juré de ne pas revendre des articles à des musulmans à moins de 100% de bénéfice !

Puis l’Imam prit l’un des deux sacs et dit : « Celui-ci contient mon capital, et nous ne touchons pas les bénéfices ». Et d’ajouter : « O Moussadif ! Il est plus facile de combattre avec une épée que de gagner sa vie légalement (halâl) ! ».

Il mourut empoisonné le 25 Chawwâl par Mansour, le calife Abbasside, 148 A.H., à l’âge de 65 ans et fut enterré au cimetière de Bâqia à Médine .

QUELQUES PAROLES DE L'IMAM JA'FAR AS-SADEQ (as)

-Trois genres de personnes ne recevront que le bien : Les silencieux, ceux qui évitent le mal et ceux qui se rappellent Allah (dikr).

-Le sommet de la fermeté se situe dans la modestie.

-La valeur originelle de l'homme est déterminée par sa raison ('aql).

-La valeur de son appartenance familiale est déterminée par sa religiosité.

-La valeur de sa générosité est sa piété.

-Les hommes sont égaux de part leur appartenance à Adem (as).

-Craignez bien de faire l'injustice, les souffrances des victimes de l'injustice s'élèvent vers le ciel.

-Il y a trois choses sans lesquelles le monde ne peut se réformer (changer dans le bien) :

-la sécurité, la justice et la fertilité.

Le regard de l'enfant vers ses parents, par amour pour eux est une adoration.
 

*J'étais en compagnie de l'Imam al-Sadiq (as) lorsqu'un homme, d'une ville lointaine, arriva et salua l'assemblée.*

*"Comment étaient vos frères quand vous avez pris congé d'eux ?" lui demanda l'Imam.*

*L'homme parlait bien d'eux et les louait beaucoup. L'Imam a alors demandé :*

*" Est-ce que les riches rendent visite aux indigents quand ils tombent malades ?"*

*Il a dit qu'ils le faisaient rarement. L'Imam (as) poursuivit :*

*"Les riches cherchent-ils à connaître la condition des pauvres ?"*

*L'homme répondit "Rarement."*

*L'Imam dit "Est-ce que les riches aident les pauvres et les nécessiteux ?"*

*L'homme a répondu : "Vous parlez d'attributs, qui sont rares parmi notre peuple."*

*L'Imam (as) a fait remarquer :*

*"Comment alors ces gens se considèrent-ils comme chiites(Les Partisans d'Ahlulbayte)."*
jeudi, 02 juin 2022 14:58

Hadiths du jour

Le Prophète de Dieu Mohammad  (Salut et bénédiction sur lui et sur sa famille) a dit dans un  hadith :
 «  Dieu est beau et aime la beauté, Il aime voir les effets de ses bienfaits sur ses créatures ».
 
*HADITH DE l’ARCHE DE NOÉ *
*- D’après Abû Dhâr Al-Ghifari, le Messager de DIEU(Sawas) a dit :*
*- « Certes, mes Ahl-al-bayt sont semblable à l’ARCHE de NOÉ, quiconque embarque à bord de cette ARCHE, sera SAUVÉ, et quiconque s’en détourne, se NOIERA ».*
*Sources :*
*1- Al-Amali, Al-Tusi, Page 633.*
*2- Irshad al-Qulub, Daylami, Vol.2, Page 306.*
*3- Al-Mutadrak Ala as-Sahihayn, al-Nishaburi, Vol.2, Page 343.*

*Rasulallah(Sawas) :*
*"Les meilleurs des actes sont au nombre de trois :*
*- Lhumilité quand on a la richesse et l'autorité.*
*- Le pardon quand on est au pouvoir.*
*- La générosité sans tenir les gens sous des obligations."*
*Nahj al-Fasaha.*
 
Imam Ali ibn AbiTalib as dit:
*- « L’INTELLECT est préférable au DÉSIR :
- car l’INTELLECT fait de vous un ROI sur votre DESTINÉE.*
- contrairement au DÉSIR, qui fera de vous un ESCLAVE de votre DESTINÉE 
Prophète, Al-Rasul al-Karim (Sawas)  dit:*
*"Calomnier les gens, commettre de mauvaise actions, abandonner les liens de parenté et considérer les gens honnêtes comme malhonnêtes et les malhonnêtes comme honnêtes sont parmis les signes de l'Heure."*
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*Le messager d'Allah (asws) dit:*
*La grâce d'Allah est le Coran et la connaissance de son interprétation.*
*Et Sa miséricorde est son aide pour l'alliance à Muhammad et à sa famille purifiée et pour le désaveu de leurs ennemis.*
*^v^"""v^v"""^v^"""v^v""""^v^*
*Il continua:*
*"Et comment ceci ne serait-il pas meilleur que ce qu'ils collectent, alors qu'il est le prix du paradis et sa félicité ?!*
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*Et par ceci, la satisfaction d'Allah, qui est meilleure que le paradis, est atteinte, et rend digne d'être en compagnie de Muhammad et de sa famille purifiée, et ceci est bien meilleur que le paradis.*
*^v^"""v^v"""^v^"""v^v""""^v^*
*Et Muhammad et sa famille sont au meilleur rang au paradis."*
*Puis il dit:*
*^v^"""v^v"""^v^"""v^v""""^v^*
*"Allah élève par ce Coran, par la connaissance de son interprétation, par le soutien/la partialité envers nous, Ahlul Bayt, et par le désaveu de nos ennemis, des gens qu'il rend des maîtres dans le bien: alors ils sont suivis et imités dans leurs actes et leurs vies.*
*Les anges souhaitent les accompagner, les touchent par leurs ailes, les bénissent dans chacune de leurs prières et demandent le pardon pour eux.*
*^v^"""v^v"""^v^"""v^v""""^v^*
*Et toute plante, fraîche ou sèche, tout poisson dans la mer,*
*^v^"""v^v"""^v^"""v^v""""^v^*
*[tout oiseau de proie], tout animal, tous les bestiaux et le ciel avec ses étoiles, demandent le pardon pour eux."*
*^v^"""v^v"""^v^"""v^v""""^v^*

*[Tafsir de l'imam Al Hassan Al Askari (as), P. 15 - 16]*

*^v^"""v^v"""^v^"""v^v""""^v^*
*قال رسول الله صلى الله عليه وآله: " فضل الله عز وجل* *" القرآن والعلم بتأويله " ورحمته " توفيقه لموالاة محمد وآله الطيبين، ومعاداة أعدائهم.*
*ثم قال رسول الله صلى الله عليه وآله: وكيف لا يكون ذلك خيرا مما يجمعون، وهو ثمن الجنة ونعيمها، فإنه يكتسب بها رضوان الله تعالى الذي هو أفضل من الجنة ويستحق بها الكون بحضرة محمد وآله الطيبين الذي هو أفضل من الجنة.*
*[و] إن محمدا وآله الطيبين أشرف زينة في (4) الجنان.*
*ثم قال صلى الله عليه وآله*
*: يرفع الله بهذا القرآن والعلم بتأويله، وبموالاتنا أهل البيت والتبري من أعدائنا أقواما، فيجعلهم* *(1) في الخير قادة، تقص*
*(2) آثارهم، وترمق*
*(3) أعمالهم ويقتدى بفعالهم، وترغب الملائكة في خلتهم، وبأجنحتها تمسحهم* *(4)، وفي صلواتها [تبارك عليهم، و] تستغفر لهم [حتى] كل رطب ويابس [يستغفر لهم] حتى حيتان البحر وهو أمه [سباع الطير] وسباع البر وأنعامه، والسماء ونجومها.*
 
jeudi, 02 juin 2022 14:36

Hadith sacré

Allah Gloire à sa Majesté dit :

*Ô fils d'Adam !*
*N'aie peur de rien , d'aucun souci , d'aucune capacité tant que tu comptes sur Moi, Moi le Pouvoir Absolu.*

*Ô fils d'Adam !*
*Ne te plains pas d'une épreuve.* *Elle est un test pour toi , un rang pour les prophètes , une récompense pour qui la supporte et se tourne vers Moi.*

*Ô fils d'Adam !*
*Je ne t'ai créé que par amour , Je te protége , Je subviens à tes besoins , à ceux de ta famille et , quand tu me glorifies , je t'augmente .*

*Ô fils d'Adam !*
*Par l'amour que j'ai pour toi , toutes mes créatures t'appartiennent.*

*Ô fils d'Adam !*
*Le soleil brille pour toi , pour tes activités , il se couche pour toi , pour ton repos et , en un clin d'oeil je te garantis la facilité dans la difficulté , le bien dans le mal , la paix dans l'embarras .*

*Ô fils d'Adam !*
*Par ma Générosité,*
*Moi le plus Généreux*
*tu auras ce que j'ai décidé pour toi . Je ne lése personne .*

*Ô fils d'Adam !*
*De jour comme de nuit , que tu cours autant que ne courent les animaux , que tu te battes autant que les oiseaux battent leurs ailes , tu n'obtiendras que ce qui écrit pour toi.*

*Ô fils d'Adam !*
*Quand tu me demandes l'aise de demain , je te l'accorde , sache que je te demanderais qu'en as-tu fait ?*

*Ô fils d'Adam !*
*- J'ai ordonné à mes anges de s'agenouiller devant toi,*

*- Je t'ai façonné de mes propres mains la plus belle et la plus complète des créatures,*

*Ô fils d'Adam !*
*- J'ai conçu les mers , terres et cieux avec tout ce qu'ils contiennent pour toi,*

*Ô fils d'Adam !*
*- Je te demanderais pourquoi tu as été ingrat , pourquoi tu ne m'as pas adoré comme il est de mon Droit ?*

*Moi qui t'ai créé par amour pour l'Adoration .*

*Soyez bénis par le Maître des deux mondes.*

jeudi, 02 juin 2022 14:22

Hadith d'Imam Jafar as-Sadeq as

De Muhammad Al Halabi, de l’imam Jafar As-Sadiq (as) qui dit :*

*« Celui qui connait sa religion à partir du livre d’Allah, les montagnes bougeront alors qu’il est toujours stable sur la religion, et celui qui y accède par ignorance, en sortira par ignorance. »*

*-Je demandai :*
*-« Et quel est le livre d’Allah ? »*
*-Il répondit :*
*-« C’est la parole d’Allah :*

*« et prenez ce que le messager vous donne, et évitez ce qu’il vous a interdit. »*

et *« Quiconque obéit au messager obéit également à Allah. »*

et *« Oh croyants, obéissez à Allah et obéissez à son messager et ceux qui détiennent l’ordre parmi vous. »*
et *« en effet, votre allié et Allah, son messager, et ceux qui croient, effectuent la prière, donnent l’aumône [zakat] tout en étant inclinés.»*

et *«Non, par Allah ! ils ne croiraient que quand ils t'auront pris en juge dans ce en quoi ils divergent, puis n’éprouveront aucune angoisse dans ton jugement, et qu’ils se soumettent complètement. »*

*Et*
*« Ô Messager, transmets ce qui t'a été descendu de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, alors tu n'aurais pas communiqué Son message. Et Allah te protègera des gens. Certes, Allah ne guide pas les gens mécréants. »*

*En effet, ceci est la parole du messager d’Allah ( çawa) :*

*« Celui dont je suis maitre, Ali est son maître.*

*Oh Allah, sois allié à quiconque le prend en allié, et l’ennemi de quiconque le prend en ennemi, et soutiens quiconque le soutient, et trahis quiconque le trahit, et aime quiconque l’aime et déteste quiconque le déteste. »*

*عن محمد الحلبي، قال: قال لي أبو عبد الله (عليه السلام):*

*" انه من عرف دينه من كتاب الله عز وجل زالت الجبال قبل أن يزول، ومن دخل في أمر بجهل خرج منه بجهل*

*قلت: وما هو في كتاب الله؟*

*قال: قول الله عز وجل: (ما أتاكم الرسول فخذوه وما نهاكم عنه فانتهوا)*

*وقوله عز وجل: (من يطع الرسول فقد أطاع الله)*

*وقوله عز وجل: (يا أيها الذين آمنوا أطيعوا الله وأطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم)*

*وقوله تبارك وتعالى: (إنما وليكم الله ورسوله والذين يقيمون الصلاة ويؤتون الزكاة وهم راكعون)*

*وقوله جل جلاله: (فلا وربك لا يؤمنون حتى يحكموك فيما شجر بينهم ثم لا يجدوا في أنفسهم حرجا مما قضيت ويسلموا تسليما)*

*وقوله عز وجل: * (يا أيها الرسول بلغ ما انزل إليك من ربك وإن لم تفعل فما بلغت رسالته والله يعصمك من الناس)*
*ومن ذلك قول رسول الله (صلى الله عليه وآله) لعلي (عليه السلام): من كنت مولاه فعلي مولاه، اللهم وال من والاه وعاد من عاداه، وانصر من نصره واخذل من خذله، وأحب من أحبه وابغض من أبغضه "*

*[Bisharatul Mustafa, 206 - 207]*

jeudi, 02 juin 2022 14:20

25 Shawwal

Imam Jafar-al-Sadiq (5e descendant d'Ahlulbayte DU prophète sawas) a été martyrisé le 25 Shawwal dans l'année 148 de l'Hégire à 63 ans
Imam al-Sadiq (a) a été martyrisé par les raisins toxiques que Mansur lui avait fait  manger. 
Umé Hamidah est cité comme disant: « Sur son lit de mort, le saint Imam a rassemblé tous ses parents.  Quand tout le monde se sont rassemblés  il a dit: « Notre intercession ne va pas à quelqu'un qui rabaisse les prières quotidiennes et est inattentif à elle.
إن شفاعتنا لا تنال مستخفا بالصلاة


Il avait des volontés particulières, ce qui l'a rendu public pour le peuple, dans lequel il a nommé cinq personnes comme ses successeurs: al-Mansour al-Dawaneeqi, Muhammad ibn Sulayman, Abdullah, son fils Imam Mousa, sa femme Hamida.  Il a fait cela par  crainte de  l'assassinat de son fils, l'Imam al-Khadhim (as), par l'autorité cruelle.

La raison derrière cela est devenu clair après son départ, lorsque al-Mansour a écrit une lettre à son agent à Yathrib, lui ordonnant de tuer le successeur de l'Imam (as).  L'agent lui a dit que l'Imam (as) avait nommé cinq et qu'il était l'un d'entre eux.  Alors al-Mansour a répondu:  "Il ne faut pas le faire."

Il, dans toutes ses volontés, a précisé son fils, l'Imam al-Kadhim (as) comme son successeur et lui a ordonné d'exécuter et de préparer toutes les étapes funéraires et de prier la prière de mort sur lui.  De plus, il l'a nommé comme prochain Imam et laisser ses proches compagnons connaissent la nécessité de lui obéir.

Il a envoyé sa femme, Hamida et lui a demandé de rassembler quelques-uns de leurs voisins et disciples.  Quand ils se sont réunis, il a dit: « Notre miséricorde ne parvient pas à ceux qui rabaissent la prière.  La prière est le principal principe de l'islam.  Donc, ce qui adhère, et le fait, est un croyant.  Mais ceux qui le rabaisser, ont quitté la frontière de l'Islam.
La mort de l'Imam (as) a été parmi les événements dangereux que le monde islamique a été affecté au sein de cette époque.  Le son de deuil a augmenté dans les maisons de Medine.  Les gens se précipitèrent vers le corps de l'Imam (as).  Ils étaient tous le deuil, pleurant la perte de  l'Imam (as) qui était un événement choquant pour tous les croyants ...
 

Dans le cadre de la quatorzième édition de la Biennale de l’art africain contemporain (Dak’art) se tient du 19 mai au 21 juin 2022, autour de ce triptyque : « Créer, imaginer et inventer » que va se dérouler l’exposition officielle internationale, nous abordons un sujet  par lequel l’homme avait  toujours  espoir de construire son bonheur, espoir qu’il laissait apparaitre dans l’Art, dans la Littérature et dans Philosophie. Exprimant ainsi, sa vision cosmogonique de ce monde, que nous devons chercher notre idéal. L’homme est bien le seul être sur terre à prendre conscience de sa souffrance, de sa frustration, de sa solitude et de sa mort. A travers l’Art, la Littérature et la Philosophie à exprimer ses émotions et sentiments ou à s’interroger du pourquoi il se trouve en ce  monde et les raisons de la chute d’Adam et d’Eve. Et pourquoi subir tant de privations et de souffrances…   Personne ne peut nier l’importance cruciale et la subtilité de ce type d’interrogations : la naissance des arts existentialistes en Orient, en Occident comme en Afrique, de la Littérature et de la Philosophie, en sont la preuve concrète.

L’art de manière générale constitue le support par excellence de la Culture et de la Civilisation. Les Arts sont un baromètre qui atteste, le niveau d’intelligence et de perspicacité de l’homme et son degré d’avancement, sur le plan culturel et civilisationnel.

L’Art en arabe signifie « « fan-ne », c’est-à-dire une œuvre accompli ce mot a une racine commune avec le mot en latin « ars » ou  « artis » qui signifie « habileté, métier, connaissance technique, un travail parfait. En grec « téchni ou tekhnè » qui signifie : habileté, métier pratique,  savoir-faire style, talent technique,  virtuosité. Depuis le XVIIIe siècle, le terme a délaissé sa seule acception technique au profit d'un sens esthétique. Ce sens avait été retenu par de nombreux pays européens jusqu’à la seconde guerre mondiale. Mais depuis, son emploi s’est généralisé et l’on s’en sert pour tout ce qui est nouveau. Il est utilisé pour toute œuvre produite par l’homme conforme à des critères esthétiques.

L’art est un langage d’expression internationale. Depuis que l’homme s’est aperçu que le langage parlé et écrit ne pouvait exprimer parfaitement ses sentiments, il a inventé le langage artistique, à savoir: les Beaux-arts (plastique, architecture, gravure, peinture, sculpture), les arts décoratifs, Art abstrait,  art figuratif, les arts visuels, la littérature, les arts de la scène, le cinéma, les arts médiatiques, la bande dessinée… comme le moyen par lequel il se détache de la nature.

Ainsi l’art, tout en restant chez les communautés un mode d’expression internationale des sentiments, possède des caractéristiques indigènes. C’est pourquoi en guise d’exemple, l’art africain serait différent de l’art hellène, français ou arabe ou chinois.

Mais l’intéressant  c’est que la représentation des sentiments ayant incité à la création des œuvres d’art, est aussi différent en Orient, en Occident qu’en Afrique. Une différence comparable à celle existant entre l’homme et l’arbre.

En Orient en particulier chez les pays islamiques, la pensée, la religion et le mysticisme sont les bases de l’art et l’aspect figuratif  n’est qu’une clé pour ouvrir la porte donnant accès au contenu doctrinal et religieux de l’œuvre artistique. Par contre en Occident, la réalité matérielle de la vie, la nature et l’ethnocentrisme forment visiblement les bases de l’art occidental, la pensée et le mysticisme, si elles étaient représentées n’y figuraient qu’à titre indicatif, et ne serviraient qu’à le relever .C’est pour cette même raison que Picasso et ses confrères n’ont pas voulu renoncer à la représentation de la nature et penser, un tant soit peu, à approfondir leurs œuvres.

En Afrique singulièrement, L'art africain qualifie généralement des objets artisanaux, à vocation utilitaire, qui ont été élaborés dans un souci d’utilité. L’œuvre d’art et l’objet sacré appartiennent au monde des significations et des symboles dans la mesure où l’homme trouve en eux une voie d’accès à la compréhension de sa condition qu’il soit matériel ou immatériel. N'est-ce pas la Civilisation n’est rien d’autre que  l'état d'avancement des Conditions de vie, des Savoirs faire, des Normes de comportements ou des mœurs dites civilisées d'une société et l'amélioration vers un Idéal Universel.

La conviction, dont nous avons  de l’antériorité des origines de l'humanité en Afrique atteste de manière irréfutable, la même antériorité qui va de pair avec l’Art, la Littérature et la Philosophie africains. L’Art africain, qui se trouve être la Source inspiratrice des autres arts,  a réussi à façonner la culture du monde avec ses caractéristiques stylistiques particulières. Qu’ils soient Objets et autres formes d'art. Les objets, sculptures sur bois, mais aussi en métal ou avec du métal et autres matériaux, ainsi que la céramique et la vannerie, les textiles ou le cuir et les perles ne constituent qu'une partie des arts tels qu'ils sont ou ont été pratiqués traditionnellement en Afrique.

La pensée, la religion et le mysticisme ont donc en Orient les dénominateurs communs, l’essence même profonde de l’art. Celle-ci pousse l’œuvre artistique vers une certaine perfection transcendée. L’art des pays islamiques va plus loin encore.

L’islam a défini des lois pour tous les aspects de la vie matérielle et spirituelle, et n’a jamais eue de contradiction entre science et croyance ou antithétique. Les savants Musulmans ont apporté leur concours à la civilisation humaine,  sans jamais se heurter à des obstacles « idéologiques ». Ainsi ils étaient les précurseurs dans beaucoup de domaines scientifiques tels que l’Algèbre, la chimie, les mathématiques, la médecine, la pharmacie, la géographie et l’art dont il s’est contenté de quelques allusions dans les versets du Saint Coran et les Hadiths authentiques. L’homme est créature de Dieu, Son vicaire sur terre. Celui-ci doit, en principe, s’occuper comme créateur de l’administration des affaires, la création artistique y comprise. Dieu dans la sourate « Les Croyants», Versets 12-13-14, dit : « Et sûrement que Nous avons créé l’homme par l’essence même de l’argile (d’une terre humide organique et inorganique) 12. « Puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide » .14  «Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence; et de l'adhérence Nous avons créé un embryon; puis, de cet embryon Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l'avons transformé en une tout autre création. Gloire à Allah le Meilleur des créateurs! Qu’il n’y a d’autre créateur que Lui ».

Pourquoi donc a t- Il parlé de créateurs au pluriel ? Nous estimons qu’Il l’a fait pour accorder quelque droit à Son vicaire sur terre. Le Glorieux Coran dit dans la sourate « La Table Servie », verset 49, au sujet du  Prophète Jésus, fils de Marie (Bénédiction de Dieu soit sur Eux) : « Oui, pour vous, je pétris de glaise, une figure d’oiseau, puis je souffle dedans : Et par la permission de Dieu c’est un oiseau ». Et toujours dans la même sourate  « La Table Servie », verset, 110, s’adressant à Jésus (Salut et Bénédictions de Dieu sur lui dit) : «  Et Allah a dit : «Ô Jésus, fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout comme en ton âge mûr. Je t’enseignais le Livre, la Sagesse, la Thora et l’Evangile! Tu fabriquais de l’argile comme une forme d’oiseau par Ma permission; puis tu soufflais dedans. Alors par Ma permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais par Ma permission, l’aveugle-né et le lépreux. Et par Ma permission, tu faisais revivre les morts. Je te protégeais contre les Enfants d’Israël pendant que tu leur apportais les preuves. Mais les mécréants d' entre eux disent: «Ceci n’est que de la magie évidente».». Cette permission vaut aussi pour l’artiste qui, dans une certaine mesure est le vicaire de Dieu et se livre  à la création divine est  absolue et parfaite. Mais quant à l’homme, l’artiste lui-même créature de Dieu se livre à une création relative dont les éléments sont choisis parmi les choses créées par Dieu. Sa création est relative, son degré de perfection en sera nécessairement relatif, car la perfection absolue appartient à Dieu.

L’opinion selon laquelle l’art islamique est aniconique en raison d’interdits coraniques est extrêmement répandue, tant en Orient qu’en Occident est erronée, et elle demande à être nuancée.

Egalement en Islam, la création artistique relève d’une pensée divine .Quant l’artiste musulman livre à la création, il le fait par sa permission et par sa volonté. L’artiste selon la pensée islamique est l’instrument de la volonté de Dieu par lequel la création artistique à lieu. Dieu dit Lui-même s’adressant  dans le Saint Coran au Noble Prophète Mohamad (Salut et bénédiction de Dieu  sur lui et sur sa famille) dans la sourate « Les dépouilles » le verset 17 : «  Et lorsque tu tirais ce n’est pas toi qui tirais mais c’est Dieu qui tirait ».  Aussi ce n’est pas l’artiste qui accomplit l’acte de création, c’est Dieu qui crée. L’artiste n’est que l’instrument du Tout-Puissant.

Les Oulémas musulmans qui affirment que l’islam interdit la représentation des êtres vivants dans l’art, et ne tolèrent que l’Islam n’accepte que  la calligraphie, la géométrie et l’arabesque qui constituent, selon eux ,les principales composantes, l’aniconisme, c’est-à-dire l’absence d’images,  sont en flagrante contradiction aux textes coraniques.  Ce qui a poussé d’ailleurs, un bon nombre  de Jurisconsultes Musulmans d’apposer leur opposition à cette position contraire aux enseignements du Coran Glorieux.

Alors qu’il s’est toujours développé en terre d’Islam un art d’une unité et d’une originalité remarquables, dont La place de la figuration, différente dans les domaines religieux et profane, qu’il s’agisse des textes, de l’art ou de l’architecture, varie également en fonction de facteurs historiques, géographiques ou culturels. L’unité du monde musulman, constituée très tôt autour d’une religion, l’islam, et d’une langue, l’arabe, ne doit pas faire oublier l’immense diversité des peuples réunis en son sein, en particulier les trois grandes composantes, arabe, persane et turque, qui ont gouverné tour à tour. Ces peuples aux origines variées, sémitiques, indo-européennes ou ouralo-altaïques, ont entretenu des rapports à l’image forte différente, qui se sont traduits, au cours des siècles, par des productions artistiques parfois dissemblables.

Le premier texte en prose et le seul qui nous soit parvenu des tout premiers temps de l’islam est le Saint Coran, dont certains de ses versets  qui font allusion à l’art et la sculpture. Les versets mentionnant les œuvres réalisées « avec la permission de Dieu » pour le Prophète  Souleymane fils de David (Salut et Bénédictions de Dieu sur Eux) ainsi, nous apprenons que le Prophète  Souleymane avait à sa disposition la technologie la plus avancée de son époque, et  qu'il possédait un palais et un royaume fabuleux, et de nombreux autres détails sont aussi fournis. Dans son palais se trouvaient des œuvres d'art étonnantes et d'autres objets de valeur, qui impressionnaient tous ceux qui les voyaient. L'entrée du palais était faite de cristal. Le Coran décrit ce palais et l'effet qu'il produisit sur la Reine de Saba:

"On lui dit: 'Entre dans le Palais'. Puis, quand elle le vit, elle le prit pour de l'eau profonde et elle se découvrit les jambes. Alors il (Souleymane) dit: 'Ceci est un palais pavé de cristal'. Elle dit: 'Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même: je me soumets avec Souleymane à Allah, Seigneur des Mondes" Sourate Les Abeilles, verset 44. Ces versets   évoquent des statues, objets en trois dimensions ; de même, dans ceux relatant l’annonce faite à Marie et la carrière de Jésus (Saut et Bénédictions sur Eux). Ils fabriquaient pour lui ce qu'il voulait, sanctuaires, statues, plateaux comme des bassins et marmites bien ancrées est affirmé par ce verset coranique 13, de la Sourate Saba   « Ô famille de David, travaillez avec gratitude! Et il y a très peu parmi Mes serviteurs qui sont reconnaissants ».Et pour le Prophète Saleh le verset coranique 149, de la Sourate Les Poètes: « Et vous creusez (sculpter) des maisons avec habilité ».

Et au Prophète Noé (Salut et bénédictions sur lui) dans ce verset coranique 37,  de la Sourate Hoûd:  « Et construis (sculpte) l'arche sous Nos yeux et d'après Notre révélation. Et ne M'interpelle plus au sujet des injustes, car ils vont être noyés».

Ces propos sont l’affirmation capitale de la théologie musulmane : celle de l’unicité divine et du pouvoir de Dieu, Seul Créateur, « Dieu le Créateur, le Novateur, le Formateur... » Le Formateur, c’est-à-dire celui qui donne la forme, Le Musawwir, mot qui désigne aussi, le Photographe, le Caméraman,  le Sculpteur ou le Peintre. Plutôt que l’art, c’est la nudité ou l’adoration des images, des idoles, que Dieu  interdit, car elles sont l’œuvre du Démon et ceux qui les adorent sont dans un égarement manifeste.

Les Hadiths qui avancent la thèse dont,  certains, peu nombreux et parfois contradictoires, qui concernent les représentations figurées, dont  plusieurs rappellent que « les Anges n’entrent pas dans une maison où il y a des images », certains autres l’épisode de la colère du Prophète devant les textiles à décor figuratif dans la maison de son épouse Aïcha (Bénédiction sur elle), et d’une manière générale, plus que les images, ce sont leurs auteurs , dont l’intention est animée par la promotion du polythéisme par la sculpture, la peinture, le dessein des statues comme idoles que blâme Muhammad, car ils se font imitateurs de Dieu, Seul Créateur capable d’insuffler la vie dans sa créature.

Aucun texte ne  traite la question de façon dogmatique. Mais l’attitude du Prophète à la Ka’ba, lors de la reconquête de la Mecque et la persistance, jusqu’à la réforme monétaire de ‘Abd al-Malik (5eme Khalif omeyyade 646-705),  de l’usage de monnaies byzantines et sassanides prouvent que les images n’étaient pas alors senties comme interdites. Si l’absence d’image dans les édifices religieux est presque toujours observée, il n’en va pas de même pour les édifices civils et les objets d’art. Les vestiges de décors architecturaux des « châteaux » d’époque omeyyades offrent un étonnant répertoire figuratif, hérité de l’Antiquité tardive méditerranéenne et sassanide, usant de la peinture sur enduit et de la sculpture sur pierre, sur stuc (parfois moulé) et sur bois, d’où la ronde bosse n’est pas absente.

La création, en son niveau bien relatif, créée la beauté approuvée par Dieu. Révéler la beauté auprès des hommes voilà la pensé primordiale d’une œuvre d’art islamique, relatif à l’esthétique, à la beauté et à l'harmonie, e ce qui est joli, beau, harmonieux. Le Prophète de Dieu Mohammad  (Salut et bénédiction sur lui et sur sa famille) a dit dans un  hadith : «  Dieu est beau et aime la beauté, Il aime voir les effets de ses bienfaits sur ses créatures ».