LA SAGESSE, QUELQUES PAROLES DE L' IMAM MUHAMMAD AL-JAWAD(as):
Parlant du fait d’écouter les autres et de faire attention à ce qu’ils disent lorsqu’ils parlent des concepts et des principes, l’Imâm al-Jawâd (p) a dit :
« Celui qui écoute quelqu’un qui parle ne fait que l’adorer. Si celui qui parle rapporte ce que Dieu dit, celui qui écoute adore Dieu. Si celui qui parle le fait comme s’il était le Diable, celui qui écoute ne fait qu’adorer le Diable ».
Au sujet des qualités du croyant, l’Imâm al-Jawâd (p) a dit :
« Le croyant a besoin de trois qualités : Une bonne direction de la part de Dieu, un bon sermonneur de la part de soi-même et un bon accueil des conseils qu’on lui fournit ». Après cela, l’Imâm (p) dit : « Ne sois pas l’ami de Dieu en public et Son ennemi en secret ».
Il dit aussi : « L’homme est suffisamment traître lorsqu’il est fidèle aux traîtres ».
L’Imâm al-Jawâd (p) rapporte une Tradition émanant du Commandeur des croyants, ‘Alî (p) qui, pour consoler Abû Dharr le grand compagnon du prophète (pslf) ; lorsqu’il a été expulsé de Médine, la ville du Messager de Dieu (P) où il avait passé toute sa vie au service de l’islam, lui a dit : « Tu t’es révolté pour Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire ; aie donc confiance en celui pour qui tu t’es révolté. Ils ont eu peur de toi pour leur vie d’ici-bas, et tu as eu peur d’eux pour ta vie de l’Autre monde. Même si les cieux et la terre étaient complètement fermés devant un serviteur qui craint Dieu, Dieu lui trouverait un moyen d’en sortir. Ne te laisse attirer que par le vrai et n’aie de la répulsion que pour le faux ».
Un certain homme a dit à l’Imâm al-Jawâd (p) : « donne-moi un conseil ». Il lui a répondu : « Tu l’accepterais ? ». Obtenant une réponse positive, il lui a dit :
« Que la patience soit ton coussin et que l’indigence soit ton collier ; renonce à tes désirs, lâche tes envies et sache que tu es toujours sous l’œil de Dieu ».
Une quantité d’étoffe de grande valeur a été une fois envoyée à l’Imâm al-Jawâd (p) ; mais des pilleurs s’y sont emparés en route. La personne qui la transportait a écrit à l’Imâm (p) pour le mettre au courant de l’affaire. Pour répondre, l’Imâm (p) a écrit de sa propre main ce qui suit :
« Nos âmes et nos biens sont des dons que Dieu nous donne en les déposant en notre possession. Il nous laisse en jouir tout en étant contents et satisfaits, mais Il peut les récupérer et Il nous inscrit des bonnes œuvres pour nous récompenser notre privation. Celui dont la mortification due à leur perte est plus grande que sa patience, se verra perdre la récompense ; nous demandons refuge auprès de Dieu contre une telle perte »
L’Imâm (p) a dit :
« Le croyant ne trahit jamais ». Il a prononcé ces paroles en réponse à un homme qui voulait s’établir à la Mecque et à Médine parce qu’il a une dette à rembourser dans un autre pays. « Retourne vers ton créancier, a dit l’Imâm, et fait en sorte que ta dette soit remboursée avant de rencontrer Dieu, car le croyant ne trahit jamais ». L’homme doit être fidèle à ses engagements et ne pas s’acquitter de ses dettes est une trahison et un manque de fidélité alors que la religion consiste dans la fidélité. Dieu dit à ce propos : ((Ô vous qui croyez ! Ne trahissez pas Dieu et le Messager, ce qui serait trahir les dépôts confiés à vous, alors que vous le savez)) (Coran VIII, 27).



















