تقي زاده

تقي زاده

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a condamné les récentes attaques américaines contre les infrastructures de transport en Iran, les qualifiant de « crimes de guerre », et a appelé à une action en justice internationale concernant les dommages infligés aux terminaux frontaliers, aux installations douanières et aux réseaux de transport.

Lors d’une réunion dimanche avec de hauts responsables du ministère du Transport et du Développement urbain, Pezeshkian a mis l’accent sur les dégâts infligés par l’agression américaine au secteur du transport et les mesures prises pour maintenir la continuité des services essentiels.

Le président Pezeshkian a examiné des rapports faisant état des dégâts causés aux terminaux frontaliers, aux installations douanières, aux ports, aux ponts, aux autoroutes, aux réseaux ferroviaires, aux installations logistiques et autres infrastructures de transport, et il a donné l’ordre de la mobilisation des efforts pour reconstruire les infrastructures endommagées, réactiver des voies de transport alternatives et renforcer la résilience du réseau de transport iranien.

Qualifiant les attaques de violation flagrante du droit international et de crime de guerre, Pezeshkian a souligné que les dommages infligés aux terminaux frontaliers, aux installations douanières et aux infrastructures de transport terrestre, ferroviaire, maritime et aérien devaient faire l’objet de poursuites judiciaires auprès des instances juridiques internationales compétentes.

Félicitant le personnel du ministère pour avoir maintenu les services essentiels malgré les attaques, Pezeshkian a déclaré : « La continuité des services, la stabilité du réseau de transport et la prévention de toute perturbation des services routiers, ferroviaires, aériens et portuaires témoignent de l’engagement et de l’efficacité du personnel du ministère du Transport et du Développement urbain. »

« C’est dans ce même esprit, grâce aux efforts déterminés de toutes les branches du gouvernement et au soutien du peuple, que tous les complots visant à perturber les services et les infrastructures du pays seront déjoués », a-t-il ajouté.

 

Le forteresse d’Alamut, vieux de 1 100 ans, et ses fortifications annexes, ont été inscrites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, portant ainsi à 30 le nombre de sites iraniens inscrits au patrimoine mondial.

La décision a été entérinée ce dimanche 26 juillet lors de la 48e session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO à Busan en Corée du Sud.

La candidature, intitulée « La forteresse d’Alamut et ses fortifications annexes », a été confirmée par les évaluateurs de l’UNESCO, a déclaré Alireza Izadi, directeur général de l’enregistrement, de la préservation et de la restauration du patrimoine culturel et naturel de l’Iran.

Le site nouvellement inscrit comprend une chaîne de sept forteresses médiévales : Alamut, Lambsar, Novizar Shah, Shams Kalayeh, Qostin Lar, Shirkuh et Ilan. Cette chaîne défensive interconnectée date du XIe au XIIIe siècles.

Situé près du village de Gazor Khan, dans la province Qazvin, à environ 200 kilomètres au nord-ouest de Téhéran, la forteresse d’Alamut est perché au sommet d’un pic rocheux escarpé dominant une vallée éponyme.

S’élevant à environ 220 mètres au-dessus du paysage environnant, à une altitude de 2 163 mètres, la forteresse domine les contreforts sud-ouest de chaîne de montagnes Alborz.

 

À l’occasion du 3e anniversaire du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) au Niger, son dirigeant Abdourahamane Tiani a dénoncé le rôle déstabilisateur joué par la France et certains pays occidentaux au Sahel.

« La hordre de ceux qui sont venus pour la deuxième fois à l’aéroport de Niamey sont des mercenaires à la solde de la France, mais de façon plus générale à la solde de l’Union européenne ou de l’Europe ou de l’Occident plus généralement », a-t-il déclaré dans une grande interview à la chaîne RTN.

Il a pointé la responsabilité directe de Paris dans les attaques contre l’aéroport de Niamey survenues en janvier et en juin : « c’est la France qui a financé » les deux opérations, et les assaillants ont été « regroupés » et « entraînés » par elle. De plus, ils « ont été dotés par les renseignements français en moyen de communication ».

Abdourahamane Tiani a également dénoncé une « guerre informationnelle » menée par Paris contre le Niger. Il a affirmé qu’Emmanuel Macron s’était engagé, avant son départ, à tout faire pour renverser le gouvernement nigérien, qui a emprunté la voie de l’indépendance, de la souveraineté et de la bonne gouvernance.

L'Iran déclare que les discussions menées avec Oman concernant la sécurité de la navigation dans le détroit d'Ormuz ont progressé de manière satisfaisante, précisant que le statut du transit dans cette voie maritime stratégique demeure inchangé.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré samedi que plusieurs séries de négociations s'étaient tenues à Téhéran vendredi et samedi entre les vice-ministres des Affaires étrangères iranien et omanais.

« Les deux parties ont discuté des principes communs et des mécanismes opérationnels permettant de garantir la sécurité du transit maritime dans le détroit d'Ormuz, dans le respect de la souveraineté des deux pays côtiers », a-t-il déclaré, ajoutant : « Les discussions ont été productives et des avancées ont été réalisées ».

La délégation omanaise a quitté Téhéran samedi après-midi, alors que les discussions techniques et politiques se poursuivent entre les deux parties. 

Le porte-parole de l’appareil diplomatique iranien a également indiqué qu'à l'heure actuelle, les conditions de navigation dans le détroit d'Ormuz restent inchangées.

Les États-Unis ont violé le mémorandum d'entente négocié par le Pakistan le 17 juin, en tentant de mener des manœuvres navales non autorisées dans le détroit d'Ormuz, ce qui a conduit la marine iranienne à intercepter les navires en infraction pour faire respecter l'accord.

 

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a affirmé que ses forces ont détruit au moins 11 avions et hélicoptères de combat américains au sol, dans les bases militaires américaines à travers la région, au cours de deux semaines d’échanges de tirs avec les États-Unis.

Le porte-parole du CGRI, le général de brigade Mohsen Mohebbi, a déclaré que les frappes, survenues entre le 8 et le 22 juillet, ont détruit un avion de chasse F-15, un avion de patrouille maritime P-8, un avion de transport C-17 et huit avions de ravitaillement en vol.

Il a ajouté qu’au moins 17 drones de reconnaissance et de combat avaient également été mis hors service.

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a mis en garde le régime israélien et la Grande-Bretagne contre toute aide aux États-Unis dans leur guerre d'agression criminelle contre l'Iran.

Le porte-parole du CGRI, le général de brigade Hossein Mohebi, a lancé cet avertissement ce dimanche 26 juillet, deux jours après que les États-Unis ont suspendu leurs frappes aériennes meurtrières contre l’Iran, à la suite de deux semaines de bombardements qui ont entraîné une riposte ferme de l’Iran.

Israël, a-t-il déclaré, cherche à maintenir les États-Unis impliqués dans la région en influençant le président américain, Donald Trump, et en diffusant des informations trompeuses, afin de profiter de la puissance américaine au service de ses propres intérêts.

Il a en outre mis en garde les responsables israéliens contre une reprise des attaques contre l’Iran, soulignant les graves répercussions qu’un tel acte entraînerait pour le régime de Tel-Aviv.

Plus loin dans ses propos, le général Mohebi a averti que le soutien continu du Royaume-Uni aux opérations des bombardiers B-1 américains pourrait faire des bases aériennes britanniques des cibles légitimes.

« Récemment, des bombardiers B-1 américains ont opéré depuis des bases aériennes britanniques. S’ils continuent à coopérer ainsi, ils seront considérés comme des cibles définitives et légitimes. Nous avons un scénario précis pour chaque situation. »

Pendant 13 nuits consécutives, l’armée américaine a mené des vagues de raids aériens contre l’Iran, commettant des crimes de guerre en ciblant des installations civiles et en tuant 55 personnes.

En réponse, les forces armées iraniennes ont lancé d’importantes opérations de représailles contre des cibles américaines stratégiques à travers l’Asie de l’Ouest.

Ce nouveau volet de l’agression américaine est survenu après que Washington s'est soustrait à ses obligations en vertu du mémorandum d’entente d’Islamabad (MoU) signé avec Téhéran le 17 juin, visant à mettre fin à la guerre.

Les États-Unis et le régime israélien ont lancé leur guerre d’agression illégale contre l’Iran le 28 février. Néanmoins, quarante jours plus tard, le 8 avril, les ennemis ont été contraints d’annoncer un cessez-le-feu unilatéral face à la courageuse résistance des forces armées iraniennes, à leurs opérations de représailles réussies et à leur contrôle strict du détroit d’Ormuz.

 

Pour la première fois depuis 1968, la Guinée a officiellement sollicité auprès de la France la restitution de plusieurs manuscrits et biens culturels pillés durant la période coloniale. Parmi les œuvres réclamées figure notamment le Coran de Samory Touré, fondateur de l’empire du Wassoulou et l’une des principales figures de la résistance à la colonisation française en Afrique de l’Ouest, ainsi que plusieurs objets royaux ayant appartenu à cette figure emblématique.

Conakry souhaite notamment récupérer un manuscrit précieux, communément appelé le Coran de Samory Touré. Recouvert d’une couverture en cuir brun foncé maintenue par une cordelette en fibres naturelles, ce manuscrit renferme des textes et des commentaires coraniques rédigés en langue arabe.

La liste des biens réclamés comprend également la coiffe de Samory Touré, son chasse-mouches ainsi qu’une tunique de guerre. Ces objets avaient été saisis par l’armée française après sa capture en 1898, avant son exil au Gabon, où il est décédé en 1900.

Conservés depuis plusieurs décennies dans les réserves du musée de l’Armée, à Paris, ces artefacts ont été examinés à la mi-juin par une délégation guinéenne conduite par le ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla. À cette occasion, ce dernier avait déclaré : « C’est la preuve de l’immensité de ce chef de guerre. L’important est que ces objets puissent retourner à la maison. »

La requête adressée par le ministère guinéen de la Culture à son homologue français constitue la première démarche officielle de ce type depuis 1968. Cette année-là, le premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré, avait demandé à la France de restituer le Coran, le sabre et le boubou de Samory Touré à l’occasion du dixième anniversaire de l’indépendance du pays.

La nouvelle initiative guinéenne s’inscrit dans un mouvement africain plus large en faveur de la restitution des biens culturels pillés durant la colonisation et dispersés dans plusieurs musées européens.

Les frappes de représailles décisives de l'Iran face aux attaques américaines ont contraint Washington à revoir sa stratégie régionale, a déclaré le porte-parole de l'armée iranienne.

Lors d'une interview télévisée diffusée ce samedi 25 juillet, le général de brigade Mohammad Akraminia a indiqué que les opérations coordonnées de l'armée et du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), incluant des frappes aériennes, des tirs de missiles et des frappes de drones contre les positions américaines au Koweït, au Qatar et à Erbil en Irak, ont paralysé la stratégie régionale de Washington et l'ont contraint à modifier son approche stratégique.

Concernant les récentes opérations de représailles iraniennes, le général Akraminia a affirmé que la République islamique d’Iran avait lancé ces frappes après que les États-Unis avaient violé leurs engagements pris dans le cadre du mémorandum d'entente signé le mois dernier et tenté d'établir une voie maritime illégale dans le détroit d'Ormuz, en violation de ce protocole d'accord.

Au cours des quinze derniers jours, a-t-il précisé, les opérations se sont concentrées sur les bases militaires américaines en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn, les installations militaires les plus importantes de Washington dans la région.

Selon le porte-parole de l'armée iranienne, des décennies d'investissements américains dans les infrastructures militaires régionales, notamment après l'invasion de l'Irak en 2003, ont conféré à ces installations une importance stratégique majeure.

Toutefois, à la suite des opérations de représailles iraniennes, de nombreuses installations américaines dans la région ont essuyé des dommages si importants qu'elles sont désormais inutilisables, a-t-il ajouté.

Le général Akraminia a cité la Cinquième flotte américaine à Bahreïn comme exemple. « Il ne reste pratiquement plus rien de cette base », a-t-il déclaré, saluant les opérations iraniennes qui ont rendu cet avant-poste inutilisable.

Le porte-parole de l'armée iranienne a également fait allusion à la reconnaissance par le président américain Donald Trump que Washington avait fourni des armes à des éléments contre-révolutionnaires basés dans la région du Kurdistan irakien. Néanmoins, a-t-il déclaré, les frappes iraniennes ont porté préjudice aux capacités opérationnelles de ces éléments terroristes et quasiment détruit l'infrastructure militaire américaine à Erbil.

Le général Akraminia a attribué le succès des frappes de drones, parmi d'autres opérations, à l'utilisation par l'Iran d'une nouvelle génération de munitions téléopérées (rôdeuses), notamment les drones Arash-2.

 

Le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement condamné, samedi, l’attaque menée par l’Ukraine contre un navire marchand iranien en mer Caspienne, et mis en garde le régime de Kiev contre les conséquences d’un tel « aventurisme ».

L’attaque, survenue plus tôt dans la journée du samedi 25 juillet, a provoqué une explosion à bord du navire de commerce iranien, coûtant la vie à un marin et en blessant un autre.

Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé une violation de l’article 2(4) de la Charte des Nations Unies, estimant que cette attaque constituait « un acte d’agression » susceptible d’entraîner une escalade.

Selon Téhéran, « en attaquant un navire commercial iranien, le régime ukrainien a non seulement commis un acte internationalement illicite, mais a également cherché, de manière dangereuse, à semer l’insécurité ».

Le ministère a dénoncé la reconnaissance publique de l’attaque par les autorités ukrainiennes, ce qui témoigne, déplore-t-il, de l’approche « irrationnelle et hostile » de Kiev à l’égard de la République islamique d’Iran.

Rappelant que l’Iran n’est jamais intervenu dans le conflit russo-ukrainien, le communiqué a appelé le Conseil de sécurité des Nations Unies, les pays européens ainsi que l’ensemble des États membres de l’ONU à adopter des mesures concrètes en réponse à cet incident.

« Toute partie véritablement soucieuse de la paix et de la sécurité en Europe de l’Est et dans les régions avoisinantes devrait adopter une position responsable face à cette action dangereuse du régime ukrainien et demander des comptes aux autorités dirigeantes ukrainiennes pour cet acte criminel et provocateur », souligne le communiqué.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a en outre annoncé que la République islamique d’Iran réagirait à cette attaque conformément aux principes fondamentaux du droit international, en particulier au principe de légitime défense, afin de protéger ses intérêts et sa sécurité.

« Il est évident que la responsabilité des conséquences découlant de l’aventurisme du chef du régime ukrainien incombe à ce régime, à ses partisans et à ses instigateurs », conclut le communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères.

Samedi également, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s'est entretenu avec la chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui a condamné, elle aussi, « fermement et sans équivoque » l'attaque.

Il a appelé à une réponse ferme de l'UE, l'exhortant à tenir pour responsables à la fois les auteurs et les soutiens de « cet acte criminel ». 

Les frappes constantes et ciblées des combattants iraniens représentent la fureur de la nation iranienne éveillée contre le système hégémonique. Celles-ci se poursuivront jusqu’à la capitulation totale de l’ennemi et jusqu’à ce que le sang des enfants de Minab et de Lamerd soit vengé a affirmé le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d’Iran, Mohammad Bagher Zolghadr, dans un message publié ce samedi 25 juillet.

« Chaque colonne de fumée qui s’élève dans la région signifie qu’un centre militaire, sécuritaire ou financier américain a été pris pour cible », lit-on dans son message.  

La guerre d’agression illégale menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran, déclenchée le 28 février, est entrée dans son cinquième mois.

Le premier jour de cette guerre d'agression, le gymnase de Lamerd dans la province de Fars, au sud de l'Iran a été bombardé par les États-Unis. L'installation sportive a été touchée par deux missiles alors qu'une équipe féminine de volley-ball jouait dans les locaux, causant la mort d'au moins 21 personnes, dont cinq mineurs, et faisant une centaine de blessés.

Le bombardement a lieu quelques heures après celui de l'école primaire Shajarah Tayyebeh, à Minab ; l'une des tragédies marquantes de cette guerre et l'incident le plus meurtrier pour les civils. Au total, 156 personnes, dont 120 enfants, ont été tuées.

Le Commandement central de l'armée américaine (CENTCOM) a nié toute responsabilité, mais les enquêtes menées par The New York Times, BBC Verify et des analystes indépendants concluent à un tir américain.