تقي زاده

تقي زاده

Le président iranien a décrit la coopération entre l'Iran et l'Union économique eurasienne (UEEA) comme une stratégie à long terme visant à renforcer la souveraineté nationale et à établir un pôle de puissance régional.

Dans un message adressé au Conseil suprême de l'Union économique eurasienne (UEEA), il a déclaré que cette coopération visait à renforcer la souveraineté nationale et à établir un pôle de puissance régional.

Ce message a été lu par l'ambassadeur d'Iran en Russie, Kazem Jalali, dimanche 21 décembre, lors du sommet de Saint-Pétersbourg.

Cette réunion de haut niveau a rassemblé les présidents de la Russie, du Bélarus, du Kazakhstan et du Kirghizistan, respectivement Vladimir Poutine, Alexandre Loukachenko, Kassym-Jomart Tokayev et Sadyr Japarov, ainsi que le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, marquant ainsi une étape importante dans l'élargissement du bloc.

Le président Pezeshkian a souligné que l'Iran œuvrait à mettre en place un modèle réussi de convergence régionale, fondé sur des points communs culturels et historiques.

« L’avenir appartient aux nations qui ouvrent la voie au progrès par la coopération et la confiance mutuelle », a-t-il déclaré.

Il a mis en avant plusieurs axes de coopération stratégique, notamment le commerce, les transports, la sécurité énergétique et le développement technologique. Il a également insisté sur le renforcement des infrastructures financières et la facilitation des échanges entre les pays.

Le rôle central de l’Eurasie dans la diplomatie iranienne

Il a mis l'accent sur les coopérations entre les pays, rappelant que l'Iran est un membre actif de plusieurs organisations internationales, dont les BRICS, l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), l'Organisation de coopération économique (OCE) et l'Union économique eurasiatique (UEEA). Il a accordé une place importante à l'UEEA dans la politique étrangère iranienne.

Dans cette optique, il a évoqué l'accord de libre-échange (FTA), entré en vigueur en mai, affirmant qu'il marquait le début d'une présence productive dans cette région géographique stratégique.

Il a décrit l'accord comme « la réalisation la plus importante de l’année », offrant une plateforme unique pour le développement des économies nationales et des entreprises commerciales.

 

Israël ne cesse de violer l'accord de cessez-le-feu avec le Liban. Dimanche 21 décembre, de nouvelles frappes israéliennes sur le sud du pays ont fait un mort et un blessé, a annoncé le ministère libanais de la Santé.

Selon ce dernier, deux frappes israéliennes ont touché un véhicule et une moto dans la ville de Yater, à environ cinq kilomètres de la frontière, tuant une personne et en blessant une autre.

Israël et le Hezbollah ayant convenu d'un cessez-le-feu, entré en vigueur le 27 novembre 2024, cette attaque constitue une violation flagrante de l'accord. Selon les termes de cet accord, Tel-Aviv devait se retirer complètement du territoire libanais, mais celui-ci a maintenu des forces stationnées sur cinq sites, ce qui constitue une violation flagrante de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU et des termes de l’accord de novembre 2024.

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, Israël a violé les termes de l'accord à plusieurs milliers de reprises en menant des attaques répétées sur le territoire libanais. Les autorités libanaises ont averti que ces violations du cessez-le-feu par Israël menaçaient la stabilité nationale.

 

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a assuré dimanche que les progrès réalisés contre la famine à Gaza demeuraient « extrêmement fragiles », alors que le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) indiquait qu’aucune zone du territoire n’était actuellement classée en situation de famine.

« Ces progrès sont les bienvenus, mais ils restent extrêmement fragiles, alors que la population continue de faire face à des destructions massives des infrastructures, à l’effondrement des moyens de subsistance et de la production alimentaire locale, ainsi qu’à des restrictions pesant sur les opérations humanitaires », a écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus sur X.

Le chef de l’OMS a précisé que plus de 100 000 enfants et 37 000 femmes enceintes ou allaitantes devraient encore souffrir de malnutrition aiguë d’ici avril prochain, tandis que seulement 50 % des établissements de santé de Gaza sont partiellement fonctionnels, confrontés à des pénuries de fournitures et d’équipements essentiels.

« Pour intensifier les services vitaux et élargir l’accès aux soins, l’OMS appelle à l’approbation urgente et accélérée ainsi qu’à l’entrée de fournitures médicales essentielles, d’équipements et de structures hospitalières préfabriquées », a-t-il déclaré.

 

L’armée israélienne prévoit d’armer « en permanence » environ 10 000 réservistes en leur permettant de conserver des armes à feu et du matériel militaire chez eux tout au long de l’année, rapportent les médias israéliens, citant les leçons tirées de l’échec du régime de Tel-Aviv face à l’opération historique Tempête d’Al-Aqsa d’octobre 2023.

Selon le quotidien israélien Yedioth Ahronoth, ce plan concerne la division « David » (96), une unité créée il y a environ un an et composée de réservistes plus âgés, généralement âgés de 40 à 60 ans, s'étant portés volontaires pour retourner dans l'armée.

Dans le cadre de ce plan, les réservistes recevront un fusil M4 ou un M16 amélioré, des chargeurs, un gilet de combat et un casque, le tout leur étant livré directement à leur domicile dans les territoires occupés.

 

Dimanche, les États-Unis ont intensifié leur harcèlement agressif contre la navigation vénézuélienne en poursuivant un autre pétrolier, aggravant ainsi le blocus imposé par Washington à l'industrie pétrolière vénézuélienne, qui est vitale pour le pays, sans apporter la moindre preuve pour étayer leurs accusations infondées.

Ce dernier acte d'agression maritime fait suite à la saisie illégale, la veille, d'un deuxième navire par les garde-côtes, au large des côtes vénézuéliennes. Il souligne la tendance du gouvernement du président Donald Trump à recourir à des tactiques coercitives pour saper la souveraineté du gouvernement de Caracas.

Le 16 décembre, Trump a annoncé le blocus des « navires pétroliers sous sanctions » naviguant à destination ou en provenance du Venezuela.

 

L'opposition entre Emmanuel Macron et Friedrich Merz sur la saisie des actifs russes, rapportée par le quotidien britannique Le Financial Times, met en lumière un changement dans les relations franco-allemandes. Tandis que l'Allemagne pousse à l'action, la France s'inquiète des implications légales et financières, illustrant une Europe de plus en plus divisée.

La division au sein de l'Union européenne devient de plus en plus évidente : le Financial Times a fait état de divergences entre Macron et Merz sur la question des avoirs russes gelés. L'article fait notamment référence au sommet européen qui s'est tenu les 18 et 19 décembre, au cours duquel les dirigeants européens n'ont pas réussi à prendre une décision sur l'usage des actifs russes.

Selon le journal britannique, si Emmanuel Macron n'a pas ouvertement désapprouvé la position de Friedrich Merz quant à l'utilisation des avoirs russes, son équipe a exprimé en privé ses réserves quant à la légalité d'une telle décision. Elle a également souligné qu'il serait difficile pour la France d'assurer des garanties à la Belgique en cas de restitution urgente des actifs à Moscou. De fait, la France s'est rangée du côté des pays ayant rejeté la saisie des avoirs russes, parmi lesquels l'Italie et la Belgique.

 

Le commandant de la marine iranienne a salué le renforcement de la présence maritime du pays au-delà de la région, annonçant que les groupes opérationnels 103 et 104 de la marine ont appareillé pour des missions à l’étranger et font actuellement route vers l’Afrique du Sud.

S’exprimant ce dimanche 21 décembre, lors d’un événement organisé par la marine, le contre-amiral Shahram Irani a déclaré que la République islamique d’Iran contribue de manière significative à la sécurité maritime dans la région et au-delà. Cela, grâce à la confiance croissante de la marine dans ses capacités nationales, à son expérience opérationnelle transrégionale et à une présence constante en haute mer.

Selon le commandant, l’escadre 103 a été chargée d’escorter des navires commerciaux et elle participera, également, à un exercice naval conjoint avec les pays BRICS. Cette participation s’inscrit dans le cadre des directives du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyed Ali Khamenei, et vise à renforcer la diplomatie défensive et maritime.

 

La colère et l’indignation mondiales s’amplifient face aux violations persistantes du cessez-le-feu à Gaza par le régime israélien, et aux actes de violence commis en Cisjordanie occupée. La France et la Suède se sont placées en première ligne le 20 décembre, pour dénoncer ces crimes commises dans les territoires occupés.

Samedi, à l’appel de plusieurs collectifs pro-palestiniens, des centaines de Parisiens se sont rassemblés place du Châtelet, à 14 heures locales, au cœur de la capitale, pour exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien.

Par voie de communiqué, le collectif EuroPalestine avait appelé à faire entendre un cri d’urgence face à l’horreur qui se poursuit à Gaza et à la violence liée à la colonisation en Cisjordanie.

Les manifestants ont brandi des drapeaux palestiniens et des pancartes dénonçant les bombardements, les déplacements forcés et la famine à Gaza, scandant des slogans tels que « Palestine vivra, Palestine vaincra » et « Non à la colonisation ».

 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a exprimé la solidarité de Téhéran avec le peuple et le gouvernement légitime du Venezuela dénonçant les attaques maritimes « illégales » des États-Unis et leurs menaces d’emploi de la force contre ce pays d’Amérique du Sud. Il a affirmé que la conduite hostile de Washington met en péril la paix mondiale.

Le chef de la diplomatie iranienne a formulé ces déclarations dimanche 21 décembre au cours d’un entretien téléphonique avec son homologue vénézuélien, Yvan Gil Pinto. Cet échange intervient après la saisie par Washington d’un second pétrolier dans les eaux territoriales vénézuéliennes, une escalade ayant exacerbé les tensions entre les deux capitales.

Le chef de la diplomatie iranienne a condamné les actions américaines, qui compromettent la sécurité maritime dans la mer des Caraïbes, ainsi que leurs menaces de recours à la force. Il a qualifié ces agissements de violation flagrante des principes fondamentaux du droit international et de la Charte des Nations unies.

Araghchi a appelé la communauté internationale à assumer sa responsabilité en s’opposant avec résolution à ces actions illégales et unilatérales des États-Unis qui mettent en péril la paix et la stabilité régionales et internationales.

 

Trois personnes ont été interpellées dans une affaire de vols de porcelaine au sein de l’Élysée. L’argentier en chef du palais présidentiel est lui-même inculpé.

Trois personnes ont été interpellées dans une affaire de détournement de porcelaine dans le palais de l’Élysée. Il s’agit de l’argentier en chef du palais et de son compagnon qui est antiquaire, en plus d’un collectionneur passionné par la porcelaine de Versailles.

D’après le rapport du quotidien français Le Parisien, l’employé chargé de la gestion de la vaisselle officielle est soupçonné d’avoir dérobé plus d’une centaine de pièces, pendant près de deux ans. La vaisselle volée, dont la valeur s’élève à des dizaines de milliers d’euros, vient notamment de la manufacture nationale de Sèvres et servait lors de grandes réceptions au palais présidentiel.

Le vol aurait commencé début 2024, après que Thomas M., chef de l’argenterie, était entré en contact avec Ghislain M., collectionneur féru de porcelaine âgé de 30 ans et installé à Versailles. Avec l’aide de son compagnon antiquaire, l’argentier de l’Élysée aurait sorti mois après mois des tasses, soucoupes ou assiettes en porcelaine pour les transporter jusqu’au domicile du collectionneur et les lui revendre.

L’acte qui est passé inaperçu pendant quelque temps, car l’inventaire officiel aurait été falsifié afin de masquer les vols. Mais les services de l’Élysée se sont, finalement, rendu compte des manques et ont prévenu la gendarmerie. Après l’ouverture d’une enquête, les forces de l’ordre ont procédé à trois interpellations le 16 décembre, dans le Loiret et à Versailles.

Tous les trois ont reconnu les faits en garde à vue. Une perquisition a permis de retrouver une grande partie des objets, soigneusement conservés chez le collectionneur, employé au musée du Louvre comme gardien de salle. Aujourd’hui, il lui est interdit de poursuivre son activité au sein du musée.

Ce jeudi 18 décembre, l’argentier en chef de l’Élysée comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris. Il a reconnu les faits avec ses complices, alors qu’il avait démissionné de son poste en novembre. Les deux autres prévenus ont été placés sous contrôle judiciaire avec diverses obligations.

Comme le dossier n’est pas encore complet, l’affaire a été renvoyée à février 2026.

Ce scandale a été dévoilé seulement deux mois après le cambriolage au Louvre qui a fait disparaître huit joyaux de la couronne impériale. Malgré les enquêtes continues, ces bijoux ne sont pas encore trouvés, non plus.