تقي زاده

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Le Somaliland offre aux États-Unis un accès minier exclusif et des bases militaires en quête de reconnaissance

Les responsables de la région séparatiste du Somaliland ont proposé à Washington l’exploitation de ses ressources minières et l’établissement de bases militaires sur ce territoire, en échange d’obtenir une reconnaissance internationale qui lui fait toujours défaut.

Khadar Hussein Abdi, le ministre de la présidence, a déclaré que le Somaliland était prêt à accorder aux États-Unis un droit exclusif d’accès à ses mines ainsi que la possibilité d’y implanter des installations militaires.

« Nous sommes prêts à accorder aux États-Unis le droit d’accéder aux mines et d’y établir des bases militaires », a-t-il affirmé, précisant que cette mesure visait à obtenir l’aval de la communauté internationale.

La mission iranienne auprès de l'ONU avertit qu'une agression militaire américaine contre l'Iran aurait des conséquences régionales catastrophiques et promet une réponse décisive conformément au droit international.

Dans une lettre envoyée jeudi 19 février au secrétaire général de l’ONU et au président du Conseil de sécurité, l’ambassadeur et représentant permanent de l’Iran auprès des Nations Unies, Amir Saïd Iravani, a souligné que le renforcement actuel des moyens et équipements militaires américains, combiné à une rhétorique « belliqueuse » de Washington, ne devait pas être considéré comme un simple message politique.

Il a averti que les récentes déclarations du président américain Donald Trump signalent un risque réel d'agression militaire contre l'Iran, susceptible d'entraîner des conséquences catastrophiques dans toute la région.

Certes, soutient-il, la République islamique d’Iran n’initiera aucune guerre, mais qu’elle répondra pourtant fermement à tout acte d’agression contre le pays.

« La République islamique d’Iran a déclaré à plusieurs reprises, au plus haut niveau, qu’elle ne recherche ni la tension ni la guerre et qu’elle n’initiera aucune guerre », indique la lettre.

« Toutefois, en cas d’agression militaire, l’Iran répondra de manière décisive et proportionnée, exerçant ainsi son droit inhérent de légitime défense en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations Unies », précise-t-elle.

 

Des diplomates iraniens, chinois et russes se sont réunis pour passer en revue les derniers développements des négociations nucléaires indirectes entre l’Iran et les États-Unis qui se sont tenues plus tôt cette semaine à Genève.

Jeudi soir, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a indiqué sur X avoir rencontré les ambassadeurs russe et chinois à Téhéran, respectivement, Alexey Dedov et Cong Peiwu. 

« Lors d’une réunion conjointe avec les ambassadeurs de la Fédération de Russie et de la République populaire de Chine, nous avons discuté des derniers développements concernant les négociations nucléaires à Genève, ainsi que de certaines questions bilatérales », a-t-il écrit.

 

Médecins sans frontières (MSF) continuera à travailler à Gaza « aussi longtemps que possible », a déclaré à l'AFP son chef de mission pour la Palestine, Filipe Ribeiro, à quelques jours de la fin prévue des activités de l'ONG dans le territoire, décidée par Israël.

Israël avait annoncé le 1er février que l'ONG internationale devrait avoir quitté le territoire palestinien au plus tard le 28 février, après son refus de fournir la liste détaillée de ses employés palestiniens.

MSF avait dénoncé cette décision comme un « prétexte » visant, selon elle, à « empêcher l'aide humanitaire » dans la bande de Gaza, dévastée par deux ans de guerre par Israël. 

« Pour le moment, nous travaillons encore à Gaza et nous avons l'intention de poursuivre nos opérations aussi longtemps que possible », a affirmé Filipe Ribeiro lors d'un entretien, tout en soulignant que la mesure israélienne avait d'ores et déjà un impact sur les activités de l'ONG.

« Depuis début janvier, nous ne sommes plus en capacité de faire entrer du personnel international à Gaza. Les autorités israéliennes nous interdisent toute entrée à Gaza, mais aussi en Cisjordanie », a-t-il indiqué, ajoutant que le personnel étranger actuellement à Gaza quitterait le territoire à la fin du mois et ne serait pas remplacé.

 

Le mouvement de colons israéliens radicaux, « Jeunes des collines », a revendiqué sur sa chaîne Telegram, mercredi 18 février, plus de 60 attaques en un mois dans 33 villages palestiniens en Cisjordanie.

Sous forme d’une liste, ils présentent leurs actions comme le « bilan de la lutte contre l’ennemi arabe ». Le bilan évoque 12 maisons brûlées, 29 voitures incendiées, 40 Palestiniens blessés ainsi que « des centaines de vitres de voitures brisées » et « des centaines d’oliviers arrachés ».

Cinq attaques sont mentionnées dans le village de Mikhams, près de Ramallah, dont la communauté bédouine voisine a quitté les lieux en février en se disant harcelée. Le ministère palestinien de la Santé, basé à Ramallah, a déclaré qu’un jeune homme de 19 ans était mort de ses blessures après y avoir été blessé par balle par des colons, mercredi.

Des documents divulgués révèlent des inquiétudes au sein du ministère israélien de la « Justice » concernant les binationaux combattant pour ce régime

Des documents examinés par Declassified UK révèlent que des responsables israéliens ont demandé un avis juridique afin de savoir si des ressortissants britanniques servant dans l'armée pourraient faire l'objet de poursuites en vertu du droit britannique à leur retour au pays.

D'après des documents divulgués et consultés par Declassified UK, des responsables israéliens ont sollicité en secret des conseils sur les implications juridiques de la présence de ressortissants britanniques dans l'armée israélienne.

Les documents, émanant du ministère israélien de la « Justice » et publiés par le site Web de partage de fichiers Distributed Denial of Secrets ( DDoS ) mettent en lumière les craintes que les ressortissants britanniques servant dans l’armée israélienne puissent faire l'objet de poursuites pénales en Grande-Bretagne.

Alarmés par les critiques formulées dans les médias par un ancien ministre du gouvernement conservateur, les responsables israéliens ont sollicité l'avis de puissants cabinets d'avocats afin de déterminer les risques juridiques encourus par les soldats étrangers servant dans leur armée.

Les conseils portaient spécifiquement sur la question de savoir si les ressortissants britanniques « peuvent servir dans des armées étrangères » et s’ils seraient « en danger lors de leur retour au Royaume-Uni ».

Des conseils supplémentaires ont été demandés concernant le statut juridique des ressortissants allemands, français, belges, espagnols et sud-africains au sein de l'armée israélienne.

Cette révélation fait suite à une enquête de Declassified qui a dévoilé que plus de 50 000 ressortissants étrangers ont servi pour Israël pendant la guerre génocidaire de Gaza, soit près de 10 % de ses effectifs totaux.

Ces chiffres incluaient plus de 6 000 Français et plus de 2 000 Britanniques, sans compter ceux venant des États-Unis, de Russie, d'Ukraine et d'Allemagne.

 

Le mouvement de résistance palestinien Hamas a fermement condamné la convocation, aux États-Unis, du « Conseil de la paix » pour Gaza.

Dans un communiqué publié jeudi, le Hamas a affirmé que toute décision politique ou tout accord concernant Gaza devait reposer sur un arrêt total de l’agression israélienne.

Il a également réaffirmé la nécessité de lever le siège imposé à Gaza et de garantir aux Palestiniens leur droit à la liberté et à l’autodétermination.

Un haut responsable iranien affirme que Téhéran et Le Caire ont définitivement décidé d’échanger des ambassadeurs, estimant que les relations bilatérales sont entrées dans une phase avancée et en expansion, en vue d'intensifier l'engagement diplomatique et la coordination bilatérale sur les questions régionales. 

Dans une interview accordée à la chaîne qatarie Al Jazeera, le chef de la Section des intérêts iraniens en Égypte, Mojtaba Ferdosipour, a déclaré jeudi 19 février que « la décision d’échanger les ambassadeurs a effectivement été prise, et ma nomination au rang d'ambassadeur en témoigne ». 

Soulignant la volonté politique au plus haut niveau des dirigeants des deux pays, le diplomate iranien a affirmé que seul le calendrier de l’annonce officielle restait à régler.

« Environ 70 % des points de vue des deux pays sur les dossiers régionaux se sont rapprochés », a-t-il précisé, faisant allusion aux entretiens téléphoniques quasi hebdomadaires entre les ministres des Affaires étrangères iranien et égyptien. 

Le chef de la Section des intérêts iraniens en Égypte a qualifié les relations entre les deux parties de profondes et d'étendues, puisant leur origine dans des efforts diplomatiques considérables de ces dernières années.

Évoquant la tenue de plus de 15 réunions entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, M. Ferdosipour a ajouté que des réunions ont également eu lieu à différents niveaux, notamment entre les ministres de la Santé, de la Justice, du Tourisme et de l’Énergie.

Certains accords conclus, a-t-il affirmé, sont entrés dans la phase finale, tandis que d’autres sont encore en cours d’examen.

Par ailleurs, M. Ferdosipour a annoncé la création d’un comité de consultation politique conjoint entre Téhéran et Le Caire, précisant que deux réunions avaient déjà eu lieu dans le cadre de ce mécanisme.

Lors des réunions du comité mixte, des questions telles que la coopération entre les institutions judiciaires des deux pays, l’échange de prisonniers et la signature de protocoles d’accord juridiques ont été abordées, et une part importante des discussions a été consacrée à la coordination conjointe sur les développements régionaux.

 

Les forces iraniennes et russes ont mené avec succès un exercice de sauvetage d'un navire détourné lors d'exercices navals conjoints.

Les personnels de la marine iranienne et du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), ainsi que la marine russe, ont effectué un exercice de sauvetage ce jeudi 19 février dans les eaux de Bandar Abbas, dans le sud de l'Iran.

L'opération a débuté après que des navires commerciaux ont envoyé des messages de détresse au Centre de coordination de sauvetage maritime (CRSM) de Bandar Abbas.

Un hélicoptère SH-3 de la marine de la République islamique d'Iran et un hélicoptère Bell 412 de la marine du CGRI ont alors survolé la zone.

Par la suite, le destroyer iranien Alvand, navire amiral de l'exercice, a dépêché des bâtiments de combat stationnés dans la zone pour mener l'opération de sauvetage.

Enfin, les forces navales spéciales iraniennes et russes ont repris le contrôle du navire après un assaut simultané par hélicoptère et par la marine et ont arrêté les pirates.

Ces exercices interviennent dans un contexte de fortes tensions régionales et de menaces répétées des États-Unis d'attaquer l'Iran si ce dernier ne se soumet pas à leurs exigences nucléaires.

Les États-Unis ont déployé plusieurs navires de guerre dans les eaux territoriales iraniennes, incitant les autorités de Téhéran à avertir que le moindre coup de feu tiré sur le pays entraînerait une riposte massive et de grande envergure visant les intérêts américains dans la région.

Ces manœuvres interviennent alors qu'une nouvelle série de pourparlers nucléaires indirects entre Téhéran et Washington s'est tenue à Genève, en Suisse. À l'issue de ces discussions, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que les deux parties s'étaient entendues sur un ensemble de principes directeurs afin de préparer le terrain pour de futures négociations.

 

Les propos tenus le 17 février par le Leader de la Révolution islamique ne relèvent ni de la rhétorique émotionnelle ni d’un simple exercice de dissuasion verbale. Lorsqu’il évoque explicitement « une arme capable de couler un porte‑avions américain », le message ne s’adresse pas uniquement à Washington : il vise l’ensemble de l’architecture militaire de l’OTAN, fondée depuis des décennies sur la projection navale et aérienne.

À vrai dire, un porte‑avions n’est pas qu’un navire. C’est le symbole central de la suprématie militaire occidentale, le cœur mobile du commandement, de la dissuasion et de la frappe. Menacer ce symbole de manière crédible, c’est attaquer le mythe fondateur de l’invulnérabilité occidentale.

Ce qui change aujourd’hui -et que les propos du Leader rendent explicite-, c’est le passage d’une dissuasion iranienne strictement nationale, à une dissuasion systématique, intégrée dans un environnement multipolaire où la Chine pèse de tout son poids, une Chine qui voit en Iran non pas un simple partenaire économique, mais une superpuissance militaire.

Le déploiement du navire chinois de renseignement Liaowang‑1 en mer d’Oman, combiné aux soupçons américains sur le partage de données satellitaires et électromagnétiques, indique que l’Iran agit dans un cadre synergique contre l’OTAN. 

L’Iran s’inscrit désormais dans un contre ‑système informationnel et opérationnel, capable de neutraliser les avantages occidentaux les plus critiques que sont furtivité, surprise, guerre électronique.

L’OTAN a été, en effet, conçue pour affronter des États inférieurs sur le plan technologique, ou des conflits asymétriques sans contestation navale majeure.

Elle n’a jamais été pensée pour protéger efficacement des groupes aéronavals dans des mers étroites, saturées de missiles antinavires, drones-suicides, sous‑marins légers, capteurs distribués, et réseaux C2 intégrés.

Lorsque le Leader évoque une capacité de « mettre un porte‑avions hors de combat », il rappelle une réalité stratégique que les cercles militaires occidentaux reconnaissent en privé : un seul porte‑avions coulé ou gravement endommagé signifierait un choc psychologique, politique et militaire sans précédent pour l’OTAN.

En effet, les chiffres parlent d’eux‑mêmes : environ 400 avions américains déployés en Asie de l’Ouest, 600 autres en alerte dans les bases européennes de l’OTAN, près de 500 avions israéliens prêts à l’engagement. Soit près de 1 500 avions de combat, l’une des plus grandes concentrations de forces aériennes de l’histoire moderne.

Mais paradoxalement, cette accumulation de puissance révèle moins une confiance qu’une crainte profonde, celle que la supériorité technologique occidentale ne suffise plus face à un adversaire disposant d’alerte avancée, de correction terminale des frappes, et d’une capacité de saturation massive.

À cet égard, ce qui se dessine entre l’Iran et la Chine ressemble de plus en plus à un réseau de commandement et de contrôle partagé, fusionnant satellites, radars, capteurs navals et terrestres, avec un traitement accéléré des données, possiblement assisté par l’IA.

Ce modèle ne cherche pas à reproduire l’OTAN. Il vise à l’invalider, en neutralisant ses fondements : la liberté d’action, la supériorité informationnelle et la projection sans coût.

Les avertissements évoqués par le Leader ne sont pas une promesse de guerre. C’est une ligne rouge stratégique, adressée à Washington et à ses alliés : « Si vous frappez, vous perdrez ce que vous ne pouvez pas remplacer politiquement. »

En un mot, l’OTAN se trouve aujourd’hui confrontée à un dilemme historique : agir, et risquer un effondrement symbolique de sa suprématie navale ; ne pas agir, et accepter qu’un État hors OTAN puisse la dissuader ouvertement.

Ces propos constituent l’énoncé public d’un rapport de force déjà en train de basculer. Et c’est précisément cela qui provoque la panique à Washington :  pas l’Iran seul, mais l’Iran intégré dans un ordre post‑occidental en gestation.