L’ambassadeur d’Iran à l'Office des Nations unies à Genève a vivement critiqué l’adoption d’une résolution anti-iranienne par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Selon Ali Bahraini, cette décision, qu’il qualifie de discriminatoire, nuit à la crédibilité de cet organe composé de 47 membres.
Lors de la 58e session ordinaire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU au cours de laquelle la résolution anti-iranienne a été adoptée avec 24 voix pour, huit contre et 15 abstentions, le diplomate iranien a affirmé que cette résolution sapait la confiance envers le travail du CDH. Cette résolution met en lumière l’inefficacité du Conseil et constitue un gaspillage de ses ressources, toujours selon l’ambassadeur iranien.
Il a également exhorté le Conseil à se concentrer plutôt sur la situation catastrophique des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés par Israël.
« Dans un contexte où sont commis en Palestine les cas les plus graves de violation des droits humains dont les auteurs bénéficient du plus haut niveau d’immunité et d’impunité, les rédacteurs du projet de résolution L.20 tentent d’induire le Conseil en erreur en véhiculant une image illusoire de la situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran », a déclaré l’envoyé iranien.