Téhéran tient les États-Unis pour responsables de l'escalade régionale

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Téhéran tient les États-Unis pour responsables de l'escalade régionale

Le ministère iranien des Affaires étrangères estime que les États-Unis portent la responsabilité de l’escalade dans la région, car « le régime israélien n’agit pas sans coordination préalable avec Washington ».

« Personne dans notre région ne peut croire que le régime sioniste puisse entreprendre quoi que ce soit sans s’être préalablement concerté avec les États-Unis et sans leur coopération », a déclaré ce lundi 8 juin, Esmaïl Baghaï, le porte-parole du ministère, lors d’une conférence de presse à Téhéran.

« N’oublions pas que si les États-Unis ont déclenché la guerre contre l’Iran, c’était dans le but de soutenir le régime sioniste », a noté le responsable en référence aux agressions américano-israéliennes contre le pays.

« Nous disposons actuellement de renseignements indiquant que les États-Unis coordonnent leurs actions avec le régime tant sur le plan offensif que défensif. Certains diront peut-être que le régime sioniste n’écoute pas les États-Unis, mais la responsabilité de ces derniers, en tant que partie prenante au cessez-le-feu, est indéniable » a souligné le porte-parole de la diplomatie iranienne.

« La responsabilité des États-Unis est claire, et les conséquences de toute escalade incomberont aux États-Unis », a déclaré M. Baghaï.

Le 7 avril, le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu unilatéral lors de la dernière vague d’agressions, dans un contexte marqué par des représailles iraniennes décisives et couronnées de succès. En vue d’un éventuel protocole d’accord avec Washington, l’Iran a alors exigé la fin des agressions sur tous les fronts, y compris au Liban. Néanmoins, le régime israélien a poursuivi ses attaques incessantes contre le Liban, dont la dernière en date a visé la banlieue de Beyrouth.

En représailles, les forces armées iraniennes ont mené des frappes contre les territoires occupés. Selon des médias israéliens, ces frappes ont déclenché les sirènes d’alarme dans plusieurs régions, notamment dans le plateau du Golan occupé, à Tibériade, Safed, Nazareth et Haïfa.

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a également lancé l’Opération Nasr (Victoire), prenant pour cible les bases aériennes stratégiques de Nevatim et Tel Nof en représailles aux frappes de missiles sur des sites radar iraniens.

 
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