Le porte-parole des forces armées yéménites, le général de brigade Yahya Saree, a annoncé que le Yémen instaurait un blocus naval contre l’Arabie saoudite et que cette mesure entrait en vigueur immédiatement.
Dans un communiqué publié lundi, Yahya Saree a déclaré qu’il s’agissait d’« un embargo maritime contre l’ennemi saoudien criminel, fondé sur le principe du « siège pour siège" », ajoutant qu’il « entrerait en vigueur dès la publication de ce communiqué ».
Selon ce texte, cette décision répond au « siège injuste et oppressif que l’Arabie saoudite impose à notre cher peuple depuis près de douze ans, en pillant nos ressources et en maintenant un blocus total de nos ports et aéroports par voie terrestre, maritime et aérienne », ainsi qu’aux récentes attaques visant l’aéroport international de Sanaa.
Le porte-parole a affirmé que les forces armées yéménites étaient « pleinement prêtes à toute éventualité », avertissant que « tout acte irréfléchi » de Riyad ferait l’objet d’une réponse « sévère ».
Le communiqué salue également la détermination du peuple yéménite et sa participation à des manifestations ayant rassemblé des millions de personnes en soutien au gouvernement de Sanaa. « Nous leur assurons que nous ne ménagerons aucun effort pour rétablir leurs droits bafoués et mettre fin au siège injuste qui leur est imposé, quelles qu’en soient les conséquences », indique le texte.
Les tensions se sont accentuées au début du mois lorsque l’Arabie saoudite a tenté d’empêcher le retour d’un avion iranien transportant une délégation de responsables yéménites, qui s’était rendue à Téhéran pour les funérailles du Leader de la Révolution islamique d’Iran, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, tombé en martyr. L’appareil, contraint de modifier son itinéraire après le bombardement de l’aéroport de Sanaa, a finalement atterri sans encombre à Hudaydah.



















