Une organisation palestinienne de défense des droits de l’homme estime qu’entre 2 500 et 3 000 personnes ont été victimes de disparition forcée dans la bande de Gaza pendant la guerre génocidaire menée par Israël contre le territoire assiégé.
Le Centre palestinien pour les personnes disparues et victimes de disparition forcée a publié cette estimation samedi, à la veille de la Journée internationale des victimes de disparition forcée, après avoir analysé 317 cas documentés.
Toutefois, l’organisation souligne que cette estimation ne doit pas être considérée comme un décompte exhaustif, son étude étant fondée sur les informations fournies par les familles de personnes disparues ainsi que sur les cas documentés par ses équipes déployées sur le terrain.
Les hommes représentent l’écrasante majorité des cas examinés : 302 cas, soit 95,27 %, concernent des hommes, contre 15 concernant des femmes. L’échantillon comprend également 41 enfants et 17 personnes âgées de 60 ans ou plus.
La ville de Gaza arrive en tête du nombre de cas documentés, avec 89 cas, suivie du nord de la bande de Gaza, avec 74 cas. Khan Younès compte 59 cas, le centre de Gaza 37 et Rafah 32.
Les circonstances dans lesquelles ces disparitions se sont produites sont diverses. Selon le centre, 76 personnes ont disparu lors de raids israéliens contre des habitations ou pendant le siège de zones résidentielles, tandis que 60 autres ont disparu alors qu’elles cherchaient à regagner leur domicile ou à récupérer des biens essentiels.
42 cas se sont produits pendant des déplacements ou alors que des personnes franchissaient des points de contrôle militaires israéliens. 39 autres concernaient des personnes ayant disparu alors qu’elles cherchaient de la nourriture ou attendaient de recevoir une aide humanitaire.
Selon l’organisation, 22 cas étaient liés au siège imposé par le régime à la bande côtière ou à l’assaut contre des établissements médicaux, ainsi qu’au transfert de patients. 10 autres cas concernaient des journalistes ou d’autres personnes effectuant des missions sur le terrain.
Le centre estime par ailleurs qu’entre 4 000 et 5 000 personnes sont portées disparues et présumées ensevelies sous les décombres de bâtiments détruits pendant la guerre.



















