Les défaillances d’entreprises repartent à la hausse en France et la tendance devient de plus en plus préoccupante. À fin juin, la Banque de France en recensait 70 803 sur douze mois, tandis que l’AGS estime désormais que leur nombre pourrait atteindre entre 71 000 et 75 000 sur l’ensemble de 2026.
Surtout, la crise change progressivement de visage. Les difficultés ne concernent plus seulement les très petites entreprises jeunes et fragiles : des PME plus établies, mais aussi l’industrie, le transport ou encore le bâtiment, sont désormais directement exposés.
En 2025, 68 602 défaillances ont été enregistrées, soit déjà 15 % de plus que la moyenne observée entre 2010 et 2019. Pour les PME, ETI et grandes entreprises, leur niveau dépasse même de 68 % la moyenne pré-Covid.
La Banque de France estime ainsi que, hors microentreprises, le simple rattrapage des procédures qui n’ont pas eu lieu pendant la pandémie ne suffit plus à expliquer les niveaux observés. Les entreprises concernées présentent désormais davantage de fragilités financières et rencontrent plus de difficultés à préserver leur activité.



















