Le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné avec la plus grande fermeté la décision du gouvernement colombien d’ouvrir une ambassade à Qods occupée, affirmant que cette initiative constitue une violation de la Charte des Nations Unies, des principes fondamentaux du droit international et du droit à l’autodétermination du peuple palestinien.
Dans un communiqué rendu public jeudi, le ministère a souligné que la noble ville de Qods fait partie intégrante des territoires palestiniens occupés depuis 1967 par le régime sioniste et que « tous les gouvernements sont tenus, en vertu du droit international, de s’abstenir de tout acte constituant une reconnaissance de l’occupation par le régime israélien ».
« L’alignement des autorités dirigeantes actuelles de la Colombie sur un régime occupant et génocidaire, ainsi que la légitimisation de l’occupation du territoire palestinien, entrent en contradiction flagrante avec les aspirations à l’indépendance et à la justice qui ont jalonné une part importante de l’histoire des luttes du peuple de ce pays et d’Amérique latine », peut-on lire dans le communiqué.
Téhéran a en outre fait valoir que l’ouverture de cette ambassade à Qods occupée constitue un manquement aux obligations juridiques internationales de la Colombie — qui est tenue de respecter le droit des peuples à l’autodétermination — et équivaut à avaliser l’occupation tout en niant ce même droit aux Palestiniens.
La prise de position de l’Iran intervient alors que les ministres des Affaires étrangères de 19 pays, dont la Palestine, la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Jordanie et le Yémen, ont également condamné l’ouverture de cette ambassade dans une déclaration conjointe publiée ce vendredi 16 octobre.
Les ministres ont exprimé leur « rejet sans équivoque » de cette décision, en invoquant les résolutions 476 et 478 du Conseil de sécurité adoptées en 1980, lesquelles rejettent les mesures visant à modifier le caractère ou le statut de Qods occupée et appellent les États à retirer leurs missions diplomatiques de la ville. Ils ont exhorté la Colombie à réexaminer et à annuler sa décision, à respecter ses obligations internationales et à s’abstenir de toute mesure préjudiciable aux droits des Palestiniens.



















