FATIMATOU-ZAHRA (as), LA FILLE DU NOBLE PROPHÈTE (sawa) (6)

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FATIMATOU-ZAHRA (as), LA FILLE DU NOBLE PROPHÈTE (sawa) (6)

QUELQUES HADITHS BIEN CONNUS

« Elle est la Reine des femmes de l’univers, de la première à la dernière », a dit de Fatimatou- Zahra (as) le Prophète de l’islam.  Selon d’autres sources parmi les plus fiables, le saint Prophète Mouhammad (sawa) a dit : « Marie  était la Dame des femmes de son époque, mais ma fille Fatima est la Dame de toutes les femmes du monde, de la première à la dernière »

La grandeur de Fatima aux yeux de son père, l’Envoyé de Dieu, et de son époux, Ali Ibn Abi Tôlib, son exemplarité au regard des musulmans, relèvent, à la fois, de son statut et des qualités personnelles qu’elle développa  au cours de sa brève existence. De même, l’affection immense que lui vouait le Prophète, et qui transparaît à travers nombre de hadiths, prend source non seulement dans le lien paternel qui l’unit à elle, mais aussi et surtout, sans doute, à la noblesse de caractère de Fatima et à sa grandeur d’âme. En témoignent, notamment, certains propos du Prophète, relativement à tel comportement ou telle parole de Fatima : « Fatima est une partie de mon être » ou « Ô Fatima, je témoigne que tu es une partie de mon être »(Bihar al-Anwâr, I. 43, p. 24). Ce qui atteste la permanence de cette affirmation prophétique.

Quelle vision aurions-nous de Fâtimatou-Zahra (as)  si toutes les paroles de l’Envoyé de Dieu la concernant, si le récit de tous ses mérites étaient parvenus jusqu’à nous ? Dieu Seul le sait. Il suffit d’entendre et comprendre, avec le cœur et les oreilles de la piété, la parole suivante du noble Messager d’Allah : « Fâtimatou est un ange à existence humaine ». Il y a dans ce signalement à notre intelligence une profondeur que notre esprit est incapable de sonder tous les coins et recoins.

Sur la dense vie de Fâtimatou-Zahra (as), nous avons éternellement matière à méditer. Arrêtons-nous sur les quelques anecdotes que nous ont transmises les rapporteurs de hadiths et sur la portée des paroles du Prophète à la lumière du verset coranique suivant : « Votre camarade ne s’égare ni n’est dans l’erreur/ Ni ne parle pas sous l’emprise de la passion… » (Coran, sourate 53, l’Etoile, versets 2 et 3. Donc, avec une foi inébranlable en Allah, aucune des paroles du noble Prophète n’est à prendre à la légère ; tout ce que le vénérable Messager déclare porte le sceau du Seigneur Très-Haut, qui continue, dans la même sourate, à proclamer à son sujet : «… ce n’est là que révélation révélée/ Un fort en fait de puissance l’a enseigné… » (Sourate 53, l’Etoile, versets 4 et 5).

Or, voici que le Prophète dit de sa fille :« Fâtima est la Reine des femmes du Paradis. » (Bihar Anwâr, t. 43, p. 36). Puis : « Fâtima est une partie de mon être, elle est la lumière de mes yeux, le fruit de mon cœur et de mon esprit… » (Riyahin al-chari’a, t. I., p. 21). Encore : « Dieu se courrouce du courroux de Fâtima et se complait de sa satisfaction. » (Bihar Anwâr, t. 43, p. 19 et 26).

Revenons à Fâtima (que nous n'avons d'ailleurs pas quittée). Elle grandit, nous l’avons déjà dit,  dans la demeure de la Révélation, dans l’atmosphère d’exaltation des premiers temps, témoin des allers et venues des nouveaux musulmans venant auprès de son père apprendre comment adorer le Tout-Puissant.  Dès sa plus jeune enfance, elle se familiarisa avec les enseignements de l’Islam, tout en côtoyant les épreuves imposées aux musulmans qui caractérisaient cette époque : menaces, humiliations, tortures, meurtres, pressions économiques, etc.- des conditions fort difficiles qui forgèrent son endurance.

En 619, ‘’Année de la Tristesse’’, la mort de sa bien-aimée mère Khadidja, puis celle d’Abou Tôlib, oncle et soutien de son noble père le Prophète, affectèrent profondément celui-ci. C’est Fatima qui prendra la relève des deux et se dévouera au service du vénéré Messager du Seigneur des mondes, alors devenu une fois de plus orphelin par la perte de l’épouse chérie et de l’oncle attentif, tous deux piliers solides de la nouvelle foi. Pour cela, Fatima recevra du noble Prophète le surnom de ‘’Oum Abiha’’ (‘’Mère de son père’’).

 
AMADOU DIALLO

Directeur de l’Agence « Djannatou Ahlil Bayt » et du journal « La Sakina-Achoura » (République du Mali)
 
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