تحریری
Quelques Paroles de l`Imam Zayn al-Abidine (AS)
Quelques Paroles de l`Imam Zayn al-Abidine (AS)
Faites attention à 5 genres de personnes avec qui vous ne devez jamais parler, ni les accompagner.
-garde toi du menteur, il est comme un mirage, il te fais voir l'ami proche comme une personne lointaine et la personne lointaine comme un ami proche.
-garde toi du pervers, il te trahi en contre partie d'un repas ou moins que cela.
-garde toi de l'avare, il t'abandonne lorsque tu as le plus besoin de lui.
-garde toi du sot, il veut te faire le bien mais il te fait le mal.
-garde toi de celui qui rompt le lien de parenté, il est maudit par Allah.
-Faites du bien à quiconque vous le demandes, s'il le mérite alors votre geste à sa place et s'il ne le mérite pas alors c'est vous qui aurez le mérite. Si quelqu'un vous insulte sur votre droite puis passe à votre gauche et vous demande pardon, acceptez ses excuses.
Le 5 Cha`aban,la naissance de L’Imam Zayn Al-Abidin, 6histoires de sa noble vie
6 histoires A l'occasion de la naissance de L’Imam-As’Sajjãd (Ali fils de l’Imam Al-Hussayn as, nommé Zayn Al-Abidin) (as)
Au nom Allah le misericordieux ,le plus misericordieux
Dieu dit dans son Noble Livre: ((Dieu ne veut qu’écarter de vous la souillure, ô Gens de la Famille et vous purifier totalement)) (Coran XXXIII, 33). L’Imâm ‘Alî Ibn al-Hussayn, Zayn al-‘Âbidîn (p) est l’un des Gens de la Famille dont nous célébrons la mémoire de sa naissance au 5ème jour du mois sacré de Chaaban. Avec cet Imâm (p), nous connaissons les vastes horizons de l’Imâmat dans ses dimensions les plus diverses qui ont rempli de science leurs raisons, d’esprit leurs cœurs et de bénédictions leurs vies.
Il est né le 5 de mois Chaaban, l`an 36 AH, à Médine.
Cet imâm (p) représente le summum de spiritualité de dévotion et d’amour de Dieu. Lorsque nous lisons ses diverses invocations, nous constatons comment sa foi le transporte vers les hauteurs de la sérénité et du bien et transporte l’homme vers la voie de l’Islam. Lorsqu’il s’adresse à Dieu dans ses invocations, il vit l’Islam dans ses concepts, dans ses moralités et dans sa spiritualité ; et lorsque nous l’écoutons, on a l’impression de fréquenter toute une école de l’Islam culturel, spirituel, gnostique et militant qui emplit notre invocation de Dieu et qui empli notre invocation d’une vie engagée dans la voie de l’Islam.
L’Imâm (p) nous apprend une nouvelle méthode de vivre avec Dieu sans pour autant s’éloigner de la vie dans ce monde.(voir ses invocations dans le livre :Sahifa Sajjadia)
Le message de ‘Achoura’
L’Imâm Zayn al-‘Âbidîn (p) a vécu avec son père l’Imâm al-Hussayn (p) et ses compagnons l’événement de ‘Âchourâ’ en tant que message destiné à changer la réalité et à affirmer l’humanité de l’homme dans le sens de la dignité et de la lutte contre les injustes. Il a vécu toutes les scènes du drame avec le nourrisson égorgé, avec le jeune homme tué et avec le vieillard nonagénaire martyrisé. Il les a vécues avec le deuil, la patience et le courage des femmes qui ont assisté au drame de Karbala. Malade, il vivait tout cela et l’accumulait dans sa conscience sans se perturber tout en plongeant dans le profond du drame.
Dans son attitude à l’égard des Tyrans de Kûfa et de Damas, et contrairement à cette image à travers laquelle certains conteurs le présentent humilié et tout en larme, il était aussi au summum du courage et de l’honneur. Face à Ibn Ziyâd et à Calife tyran, Yazid ibn Mouavya, il était ferme, courageux et digne.
Un professeur de la culture islamique
De retour à Médine, le drame ne l’a pas empêché d’être une école pour beaucoup de savants qui ont conduit le mouvement culturel islamique. Ses biographes affirment qu’il faisait référence pour un grand nombre de jurisconsulte et de savants qui ont tenu de lui des sermons, des invocations, des discours sur les vertus du Coran, sur le licite et l’illicite ainsi que sur les expéditions guerrières et les batailles. Ses souvenirs dramatiques ne l’ont pas empêché d’assumer ses responsabilités d’Imâm qui diffusait la science, la connaissance et la spiritualité au point que certains chercheurs l’ont considéré comme le professeur de l’époque.
Un exemple de pardon et de tolérance
Au moment de la révolte de Médine contre les Umayyades, l’un de ces derniers, Marwân Ibn al-Hakam qui avait conseillé le gouverneur de tuer al-Hussayn (p) s’il refusait de prêter serment d’allégeance à Yazîd, devait s’enfuir de Médine mais il ne savait pas comment faire pour protéger les membres de sa famille, femmes, enfants et autres personnes. Aucun des notables de Médine n’a accepté de les protéger sauf l’Imâm ‘Alî Ibn al-Hussayn (p) que les Umayyades avaient tué son père, ses frères, ses oncles, ses cousins et leurs compagnons. Pourtant, il a dit à Marwân : « Envoie-moi les membres de ta famille pour qu’ils soient avec les miens ». L’une des filles de Marwân a dit : « Nous avons trouvé dans la maison de ‘Alî Ibn al-Hussayn un bon traitement que nous n’avons jamais trouvé dans la maison de notre père ». Un poète a dit en parlant de la différence à ce propos, entre les Gens de la Famille et les autres :
«Nous avons gouverné avec la tolérance comme qualité,
mais quand vous avez gouverné le sang a coulé à Abtah.
Vous avez considéré comme licite le fait de tuer les prisonniers,
Alors que tant de fois nous les avons pardonnés.
Cette différence entre nous et vous suffit,
Et chaque vase laisse couler le liquide qu’il contient ».
Une autre histoire parle d’un autre gouverneur Umayyade de Médine qui avait l’habitude de maltraiter l’Imâm Zayn al-‘Âbidîn (p). Ce gouverneur a été démis de ses fonctions et le calife a ordonné de le punir en l’exposant dans la place publique au châtiment des gens qui l’insultaient et le frappaient en passant près de lui. Mais il avait surtout peur de Zayn al-‘Âbidîn (p) et des membres de sa famille. Quant à l’Imâm (p) qui avait demandé aux siens de ne lui faire aucun mal, il ne s’est pas contenté d’aller voir le gouverneur déchu sans le maltraiter, mais il lui a demandé s’il n’avait pas besoin de quelque chose ou s’il avait des dettes à rembourser se proposant ainsi de les rembourser à sa place. Par la suite, ce gouverneur disait : « Dieu sait qui envoyer comme messagers » reconnaissant ainsi la tolérance et les bons caractères de ‘Alî Ibn al-Hussayn (p).
Une troisième histoire parle d’un personnage qui, croisant l’Imâm (p) en passant avec certains de ses compagnons, il l’a insulté avant de continuer son chemin. Après son départ, l’Imâm (p) a proposé à ses compagnons d’aller avec lui pour rencontrer ce même personnage. Ces derniers ont cru qu’il voulait le violenter mais ils ont changé d’avis lorsqu’ils l’ont entendu réciter le verset qui dit : ((Ceux qui maîtrisent leur colère et qui pardonnent aux hommes)) (Coran III, 134). À leur arrivée, ledit personnage les a reçus en s’attendant au pire, mais l’Imâm (p) lui a dit : « Tu viens de m’adresser des accusations ; si ce que tu as dit est vrai, je demande à Dieu de me pardonner. Et si ce que tu as dit n’est pas vrai, je demande à Dieu de te pardonner ». L’homme a été
L’homme a été tellement touché puis il a reconnu son erreur tout en disant : «Dieu sait qui envoyer comme messagers».
Une cinquième histoire : on raconte comment, pendant le Khalifa de Abd El-Malek ibn Marvan. Durant le pèlerinage, tous les pèlerins ont ouvert la voie pour Imam Zayn El-Abedin pour atteindre la Pierre Noire. Hicham Ben Abd El-Malek, fils du calife, était aussi là. Il fut en colère en remarquant comment les gens se sont comportés avec l’Imam alors qu’ils ont agi indifféremment envers lui. Il demanda : « Qui est-ce ? ».
Al-Farazdaq, poète arabe célèbre à l’époque, répondit :
«C’est lui dont toute la région connaît le pas,
La maison sacrée, l’espace hors du sanctuaire et le sanctuaire aussi,
C’est le fils des meilleurs Serviteurs d’Allah,
Le plus pieux, le plus généreux, le plus savant »
L’amour des gens pour l’Imam Zayn El-Abidîne (p) était le résultat de ses efforts continus, de sa patience, de son endurance et de sa compréhension durant 34 ans d’imamat.
Une sixième histoire : La confrontation avec les tyrans
Tout en cumulant dans sa personnalité toute la spiritualité et tout l'ascétisme, l'imâm (p) fut aussi puissant -par la puissance de Dieu- face à tous les tyrans de son époque. Cela se traduit par son attitude face à 'Abdulamalik Ibn Marwân qui lui a écrit lui demandant de lui offrir l'épée du Messager de Dieu (P). Refusant de la lui offrir, l'Imâm a reçu de la part de 'Abdulamalik une lettre dans laquelle il l'a menacé de ne plus lui payer les soldes que lui devait le trésor public. Alors l'Imâm (p) lui a répondu : "Dieu a assuré aux pieux une issue de ce qu'ils craignent et des subsistances qui leur proviennent là où ils ne s'y attendent pas". Et d'ajouter : Dieu a dit : ((À celui qui craint Dieu, Dieu trouvera un secours)) (Coran LXV, 2), et ((Dieu n'aime pas quiconque qui est traitre et mécréant)) (Coran XXII, 38). Regarde donc qui, auquel parmi nous deux ces deux Versets s'appliquent le plus !".
Connaissance et spiritualité
Le voyant pleurer par crainte de Dieu, l’un de ses compagnons lui a dit : « Le Messager de Dieu et le Commandeur des Croyants Ali, sont tes grands-pères, az-Zahrâ’ est ta grand- mère, al-Hassan est ton oncle et al-Hussayn ton père ! ». L’Imâm (p) a répondu : « Ne parle pas de mon père et de mon grand-père; Dieu a créé le Paradis pour ceux qui Lui obéissent mêmes s’ils sont des esclaves abyssins et Il a créé l’Enfer pour ceux qui Lui désobéissent même s’ils sont des seigneurs Quraychites ». Il a signalé ainsi que la valeur en Islam ne provient pas de la parenté même très noble mais plutôt de la bonne action : ((Ceux qui sont les plus nobles d’entre vous auprès de Dieu sont les plus pieux)) (Coran XLIX, 13). Dans le même sens, l’Imâm ‘Alî (p) disait : « Le partisan de Muhammad est celui qui obéit à Dieu même s’il n’est pas de proche parenté et l’ennemi de Muhammad est celui qui désobéit à Dieu même s’il est de proche parenté » ((Les hommes les plus proches d’Ibrâhîm (Abraham) sont vraiment ceux qui l’ont suivi)) (Coran III, 68).
En pleurant son père l’Imâm al-Hussayn (p), l’Imâm Zayn al-‘Âbidîn (p) ne le faisait pas par sentiment de faiblesse mais pour attirer l’attention publique sur le drame de ‘Âchourâ’ qu’il voulait conserver vivante dans la conscience des gens.
Il demandait aux gens de recommander le bien et de déconseiller le mal en disant : « Celui qui ne recommande pas le bien et ne déconseille pas le mal est comme celui qui abandonne le Livre de Dieu ». Il enseignait que parmi les gens, ceux qui se patientent, qui sont tolérants, qui pardonnent et qui se visitent les uns les autres pour Dieu gagneront le Paradis sans être jugés.
Voilà la leçon à apprendre de l’Imâm Zayn al-‘Âbidîn (p). Il existe beaucoup d’autres leçons à apprendre de cet Imâm et à en faire une méthode spirituelle et morale.
Que la paix de Dieu, sa Miséricorde et ses Bénédictions soient sur Zayn al-‘Âbidîn, sur son père, son oncle, sa grand-mère et son grand-père ainsi que sur le Messager de Dieu (P).
Le 3 Chaaban, un beau jour a Médine a l`époque de Saint Prophète psl
Au nom Allah le misericordieux ,le plus misericordieux
C`était le Le troisieme jour de mois Chabane de la 4ème année de l'hégire à Médine.un beau jour, un grand joie au sein de la famille de saint Prophete( que la paix soit sur lui et sa famille). il venait naitre le deuxieme petit fils de Messager Dieu(psl) :Al-Hussein .
Le prophète (pslp) en fut très ravi, et dès qu'il entendit la bonne nouvelle, il accourut vers la maison de sa fille Fatima-Zahra et Ali ,pour les'en féliciter...
Le prophète (pslp) entreprit lui même d'exécuter les rites recommandés pour le nouveau né : appel à la prière à l'oreille droite, formule de l'établissement de prière à l'oreille gauche et quelques invocations...c`est lui-même qui a choisit le nom Hussein pour son petit fils.
En effet, Le Prophète Hàroune (le frere de Prophete Moise (as)) avait 2 enfants appelés Shabbar et Shabbir. La traduction de Shabbar en arabe est Hassan et celle de Shabbir est Hussein."ce qui fait penser au hadith authentique de saint Prophete (psl) qui disait : "Oh Ali! Tu es pour moi ce que Hàroune était pour Moïse sauf qu`il n`y a pas de prophete après moi.
son titre est : Sayyidu' Shuhada , le Sibt (Al-Asghar).
Le septième jour de sa naissance, l'Imam Ali(as) fit le sacrifice du mouton et distribua la viande aux pauvres et aux orphelins.
Seyedena Hussein avait vécu six ans à côté de son grand père, le saint Prophète Mohammad (psl). Après la mort de ce dernier, l'imam Hussein resta avec son père, le commandeur des croyants Ali ibn Abi Talib (p).
Après le martyre de son père , il prêta serment de fidélité à son frère l'Imam Hassan et lui accorda son plein soutien dans sa résistance contre la rébellion de Muawiya qui voulait instaurer la dictature de la dynastie de Bèni Omeyyeh...
La position de l’Imam Al-Hussayn auprès du Prophète (p) et sa place dans la Sunna
Fait significatif-lorsqu’on sait que la Sunna ou la Tradition consiste en les paroles, les gestes et le comportement du Prophète(psl).Le Messager de Dieu le couvrait publiquement de son amour et de sa tendresse, et le portait ainsi que son frère aîné, Al-Hassan, contre sa poitrine en exprimant à haute voix, devant ses Compagnons, cet amour paternel généreux:
«Ô mon Dieu! Je les aime et j’aime ceux qui les aiment».1
La métaphore suivante en dit long sur l’amour que le Prophète éprouvait et exprimait pour ses deux petits-fils:
«Mes deux fils (le Prophète avait coutume d’appeler, ses deux petits-fils: "mes fils") que voici sont mes deux basilics de ce bas-monde ».2
Et les propos suivants ne laissent plus de doute sur la portée et la profondeur de cet amour:
«Al-Hussayn fait partie de moi, et je fais partie d’Al-Hussayn. Dieu aimera celui qui aura aimé Al-Hussayn».3
«Celui qui aime Al-Hassan et Al-Hussayn m’aura aimé, et celui qui les déteste, m’aura détesté».4
Propos réitérés et confirmés à maintes autres occasions. Par exemple, lorsqu’un jour, le Prophète (p) qui accomplissait sa prière, que Al-Hassan et Al-Hussayn se bousculaient sur son dos, en ces moments de recueillement, et que des gens vinrent les éloigner, dit:
«Laissez-les... Par mon père et ma mère, celui qui m’aime, doit les aimer aussi».5
Ou encore cette autre métaphore révélatrice, utilisée par le Prophète(sawas) pour mettre en évidence la position prédestinée de l’Imam Al-Hussayn auprès de Dieu:
«Celui qui se réjouirait de voir un homme destiné au Paradis qu’il regarde Al-Hussayn».6
Malgré toutes les tentatives perfides des Omayyades de justifier l'assassinat d'al-Hussayn et de déformer la noble cause pour laquelle il se battait, l'attachement des Musulmans au petit-fils du Prophète alla grandissant après son martyre. Car, comment auraient-ils pu se détacher de lui, s'ils voulaient rester attachés au Message de leur religion, alors qu'ils savaient que ce martyr faisait partie des Ahl-ul-Bayt (la famille du Prophète) que le Coran leur ordonne d'aimer:
«Dis: " Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n'est votre affection envers les proches".(18) A celui qui accomplit une telle action, nous répondrons par quelque chose de plus beau encore». (Coran, XLII, 23);
Selon al-Samhoudi (et selon Anas cité par Ahmad ibn Hanbal) :
"pendant 6 mois ,Le saint Prophète (psl) venait chaque matin à la porte de Ali, Fatima al-Hassan et al-Hussayn, et, tenant les deux poteaux (de la porte), il s'écriait trois fois "A la prière, à la prière, à la prière", et de réciter ce verset coranique : "Ô vous les Gens de la Maison (Ahl al-Bayt) : Dieu veut éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement". (Coran, XXXIII, 33)
قال النبي
ص
إن لقتل الحسين حرارة في قلوب المؤمنين لا تبرد أبدا
Le Noble Prophète (S) dit : " Assurément, il existe dans les cœurs des Mu'minin (croyants), en respect au martyre d'Al-Hussayn (AS), une ardeur qui ne s'apaise nullement ".
Notes:
1. M. D. Al-Tabari, p. 124, et Ibn Kathîr: "Istich-hãd Al-Hussayn" (le Martyre d’al-Hssayn), p. 138.
2. Id. Ibid.
3. Al-Tarmathî, cité par Ibn Kathîr dans "Istich-hãd Al-Hussayn", op. cit. p. 139.
4. M. D. Al-Tabari, op. cit. p. 124.
5. Id. Ibid, op. cit. p. 229. Ce Hadith est cité par Abou Hãtam.
6. Id. Ibid, p. 229.
7. Id. Ibid, p. 129.
8. Id. Ibid, p. 124.
Source: Bostani.com
Le 4 Chaaban:la naissance d'Abul Fadhl Al Abbas Ben Ali Ben Abi Taleb (S)
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
O Allah ! Prie sur Mohammed et sur les gens de sa Famille
Au 4e de mois bénie Chaaban l`An 26 AH, est né Abul Fadhl Al Abbas , fils de Imam Ali(p), le demi-frère de Imam Hussein(p). sa mère était Fatima Binti Huzaam , connu comme Ummul Baneen (Mère Fils).
Il était connu comme le plus grand guerrier à Arabie et a reflété la force de son père, ‘Alī ibn Abī Tālib.
Abbas ne s'est jamais considéré égal dans le grade ou la stature à sa moitié du frère Husayn mais ils se sont aimés beaucoup. Au contraire, Abbas a considéré que son frère Imam Husayn était son maître.
Abbas a montré sa loyauté à Husayn dans la Bataille de Karbala
Titres de Hazrat Abbas (as)
1-Qamar-e-Banihashem (LA LUNE DE LA PROGENITURE DES BANIHASHEM)
Il s'agissait de son plus célèbre surnom. La raison que beau visage qui ressemblait à la lune.
2-Saqqa » (celui qui apporte de l'eau)
Il s'agit d'un autre célèbre surnom.
Depuis qu'il allait chercher l'eau pour les enfants de l'imam Hussein (AS) .à Karbala.
3-Hamel-ul-Lava "(celui qui porte les drapeaux)
Ce surnom a été donné à lui parce qu'il est celui qui a porté le drapeau de l'imam Hussein (AS).
4-Raees-e-Askar al-Hussein (Le commandant de l'IMAM HUSSAIN (AS)
surnom a été donné à lui parce qu'il était le commandant de l'Imam Hussain (as).
Après avoir succédé à son père à Muawiya ibn Abu Sufyan comme le Calife, Yazid ibn Muawiyah a exigé à Husayn de lui promettre la fidélité. Imam Husayn a refusé de faire ainsi, en disant : "Je suis le petit-fils du messager d'Allah et Yazid est un ivrogne, womanizer qui est impropre au leadership. Une personne comme moi ne paie pas de fidélité à une personne comme lui".Dans 60 AH (680 CE), Imam Husayn a quitté Medina, avec un petit groupe de ses compagnons et sa famille,…Le petit groupe de imam Husayn de 72 personne, se sont battus courageusement face à l`arme de Yazid, sur la terre Karbala et sont tombe tous en martyre le jour de Achoura l`an 61AH.
Abbas a montré sa loyauté à Husayn dans la Bataille de Karbala. Lui et ses 3 frères sont tous tombe en martyre sur la terre de Karbala.
Al-‘Abbâs (p), il était un savant et un combattant porteur du Message dans toute son action aux côtés de son frère l’Imâm al-Hussein (p). Lorsqu’il a eu le bras droit coupé, il a dit :
« Par Dieu ! Si vous coupez ma main droite,
Je continue à défendre ma religion
Et un Imâm sincère dans sa certitude».
Il a ainsi défendu la religion islamique que l’Imâm al-Hussein (p) a entrepris son action pour la propager et pour l’affirmer parmi les gens. Il n’a pas défendu al-Hussein (p) pour le lien de parenté qu’il avait avec lui, mais parce qu’il est l’Imâm dont il est obligatoire de lui obéir. C’est pour cette raison qu’il a combattu avec al-Hussein (p) pour servir la ligne de l’Islam authentique telle qu’elle est voulue par Dieu.
Parlant de son oncle Al-‘Abbâs (p), l’Imâm Zayn al-‘Abidîn (p) a dit : « Que Dieu soit miséricordieux à l’égard de al-‘Abbâs ! Il a préféré son frère à soi-même, il a lutté et il s’est sacrifié pour son frère ». L’Imâm Jafar as-Sâdiq (p) a dit au sujet de al-‘Abbâs (p) : « Notre oncle al-‘Abbâs était clairvoyant et de foi ferme. Il a lutté aux côtés de Abû ‘Abdullâh (al-Hussein) (p). Il a fait des exploits au combat et il est tombé en martyr ». Aimer al-‘Abbâs (p) est donc un engagement à défendre la religion et à protéger les sacrés symboles de l’Islam, symboles représentés par le Prophète (P) et par ses descendants, les Imâms (p).
Epître des droits" (Ressallat al hogough)

Epître des droits" (Ressallat al hogough)
par Imam Ali Ebn al Hussein Zein al Abedine(p)
Au Nom d'Allah, Clément et Miséricordieux
Il n'y a pas eu dans l'histoire de l'humanité une époque où les droits de l'homme ont été débattus, prônés, et remis en cause avec autant d'insistance, de passion et de violence même, que la nôtre.
Peu cependant a été fait pour la concrétisation universelle et dans la vie quotidienne de ces droits qui restent d'ailleurs mal définis, en raison des différentes évaluations de l'homme résultant elles mêmes des différences et des oppositions idéologiques qui sous tendent les régimes et les puissances contemporaines.
L'opuscule que nous présentons ici est une épure de l'Imâm Ali ebn el Hussein, le seul survivant mâle de la tragédie de Karbala et petit fils de l'Imam Ali ebn Abi Taleb. II est donc, pour cette raison, considéré par les chiites, comme le successeur légitime du Prophète que la paix et les bénédictions divines soient sur lui.
Cette épître intitulée " épître des droits" (Ressallat al hogough), est adressée à un compagnon de l'Imam qui l'a d'ailleurs rédigée à sa demande.
Elle n'a pas le caractère abstrait et impersonnel des écrits juridiques. Elle répond à des questions concrètes qu'un musulman se pose ou peut se poser tous les jours, à tous les niveaux des rapports qu'engendre son existence, en tant qu'individu ou en tant que membre de la société et de la communauté musulmane.
L'Imam Ali ebn el Hussein, surnommé Zeyn al Abidine, ou "Parure des pieux" a mené une vie difficile sous le gouvernement despotique des Ommeyyades.
Il est respecté et vénéré pour sa piété même parmi les autres sectes de l'Islam, notamment chez les sunnites.
Outre les traditions qu'il a rapportées du Prophète psl, il nous est parvenu de lui, cette épître, ainsi qu'un recueil édifiant de prières, intitulé "Sahifa Sajjadiya", très connu chez les chiites. (Kamal Jerôme Courcelle)
Au Nom de Dieu Clément et Miséricordieux.
Sache, la miséricorde de Dieu soit sur toi, que Dieu a des droits sur`toi dans tout mouvement que tu fasses, à ton repos, à chaque endroit, pour tout membre que tu remues, tout instrument que tu utilises.
Certains de ces droits ont plus d'importance que d'autres, et le droit le plus important de Dieu, qu'Il soit exalté, sur toi, et que Dieu a rendu obligatoire, c'est son droit qui est la base de tous les droits et dont tous les autres droits découlent. Puis il a rendu obligatoire des droits sur toi, de ta tête à tes pieds, à tous tes membres. Il a établi et donné à tes yeux un droit sur toi, à tes oreilles un droit sur toi, à ta langue un droit sur toi, à tes mains un droit sur toi, à tes pieds un droit sur toi, à ton ventre un droit sur toi, à ton sexe un droit sur toi, ceci pour les sept organes par lesquels on agit.
Puis Dieu, qu'Il soit béni et exalté, a établi et donné à tes actions des droits sur toi. I1 a établi et donné à ta prière un droit sur toi, à ton jeûne un droit sur toi, à ton aumône un droit sur toi, à ton sacrifice (d'une bête durant le pèlerinage) un droit sur toi, et à tes actions des droits sur toi. Puis ces droits de ta personne passent aux autres qui ont des droits obligatoires sur toi. Le plus obligatoire de ces droits est le droit de tes chefs, puis le droit de tes subordonnés, puis le droit de tes proches. Ces droits se divisent en plusieurs autres droits. Celui de tes chefs se divise en trois. Le plus obligatoire est le droit du gouverneur qui administre tes affaires puis le droit de ton enseignant, puis le droit de ton maître (celui qui t'a engagé à son service). Et tout responsable est un guide. Puis les droits de tes subordonnés se divisent en trois. Le plus obligatoire est le droit de tes sujets, puis le droit de tes élèves car l'ignorant est entre les mains, du savant, puis le droit de ce que tu possèdes de femmes et de serviteurs. Puis ces droits que tes proches ont sur toi sont nombreux et liés selon la liaison des proches dans la famille.
Celui qui t'est plus obligatoire c'est le droit de ta mère, puis le droit de ton père, puis le droit de ton enfant, puis le droit de ton frère, par ordre de proximité â toi, l'un après l'autre, puis le droit de ton maître bienfaiteur (qui t'a affranchi), puis le droit de ton affranchi dont tu es le bienfaiteur, puis le droit de toute personne qui t'a fait du bien, puis le droit du muezzin qui t'appelle à la prière, puis le droit de ton Imam dans la prière, puis le droit de ton compagnon, puis le droit de ton voisin, puis le droit de ton camarade, puis le droit de ton associé, puis le droit de ton argent et de tes biens, puis le droit de ton débiteur, puis le droit de ton créancier, puis le droit de ton ami, puis le droit de celui qui plaide contre toi, puis le droit de celui contre qui tu plaides, puis le droit de celui qui te prend en conseil, puis le di oit de celui que tu prends en conseil. puis le droit de celui qui vient prendre ton avis, puis le droit de celui de qui tu prends l'avis, puis le droit du plus âgé que toi, puis le droit du plus jeune que toi, puis le droit du mendiant, puis le droit de celui à qui tu mendies, puis le droit de celui qui t'a fait du mal par la parole et l'action, ou qui se réjouit contre toi par la parole et l'action, en le voulant ou sans le vouloir, puis le droit de tous tes coreligionnaires, puis le droit des minorités religieuses, puis les droits qui apparaissent selon les changements d'état et de situation.
Bienheureux est celui qui a pu respecter ces droits par l'aide de Dieu qui l'a assisté et appuyé.
1
Le droit le plus important de Dieu c'est que tu l'adores, que tu n'associes rien à Lui. Si tu fais cela avec sincérité, Dieu s'est promis de te suffire dans ce monde et dans l'autre, et de te garder ce qui te plait de ce monde et de l'autre.
2
Le droit de ta personne sur toi même c'est que tu te charges d'obéir totalement à Dieu et que tu respectes le droit de ta langue, le droit de tes oreilles, le droit de tes veux, le droit de tes mains, le droit de tes pieds, le droit de ton ventre, le droit de ton sexe, et demande à Dieu qu'Il t'aide pour cela.
3
Le droit de ta langue c'est que tu évites les grossièretés par respect pour elle, que tu l'habitues aux bonnes paroles, que tu la rendes cultivée, que tu la laisses en repos sauf en cas de nécessité et d'utilité pour la religion ou pour ce bas monde, que tu l'exemptes de toute parole inutile et de tout radotage, dont on n'est pas à l'abri du mal qu'il pourrait apporter, et qui a peu de bénéfice. La langue dévoile le degré de raison et elle en est la preuve, et _la valeur du sage est par sa raison et ses bonnes paroles. Il n'y a de puissance qu'en Dieu, le Très haut, le Très Grand.
4
Le droit de tes oreilles c'est que tu les préserves d'ouvrir un chemin à ton coeur, sauf pour des choses justes et bonnes qui te font du bien au coeur, qui enrichissent ton caractère par la morale, car les oreilles sont les portes du coeur, elles transmettent toutes sortes de pensées autant bonnes que mauvaises. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
5
Le droit de tes yeux, c'est que tu les baisses devant ce qui t'est interdit, et que tu ne laisses pas traîner ton regard sauf pour prendre une leçon que ce soit en voyant ou en apprenant quelque chose car la vue est la porte de la réflexion et du savoir.
6
Le droit de tes pieds c'est que tu ne marches pas vers ce qui t'est interdit, et que tu ne les entraînes pas vers une voie qui te conduirait à la bassesse car les pieds doivent te porter et t'entraîner vers la religion et te faire avancer. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
7
Le droit de tes mains c'est que tu ne les tendes pas vers ce qui t'est interdit (car tu ne pourrais obtenir par cela que le châtiment dans l'autre monde et les reproches des gens dans ce monde), et que tu ne les fermes pas lorsque Dieu t'ordonne de les ouvrir, et que tu les respectes en les fermant absolument devant ce qui est interdit et en les ouvrant même pour les choses qui ne sont pas obligatoires. Si elles ont été utilisées avec raison et respect en ce monde, elles seront obligatoirement récompensées dans l'autre.
8
Le droit de ton ventre c'est que tu n'en fasses pas un sac ni pour un peu, ni pour beaucoup de ce qui est illicite, et que tu lui donnes ce qui est licite à sa mesure, et que tu ne deviennes pas gourmand et inhumain en désirant te fortifier, que tu te réserves si tu es gêné par la faim ou la soif, car être repu â fond, sans mesure, entraîne à la fainéantise, rend paresseux et éloigne de toute action bonne et noble.
9
Le droit de ton sexe c'est de le préserver de ce qui t'est interdit et de t'aider en cela en détournant le regard, car c'est une aide des plus utiles, et en gardant continuellement à l'esprit le souvenir de la mort, et en te contenant par la crainte de Dieu car c'est de Dieu que parvient l'immunité et l'entraide. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
Puis les droits des actions :
10
Le droit de la prière c'est de savoir qu'elle te fait entrer en présence de Dieu, et que tu l'accomplis entre les mains de Dieu. Si tu crois en cela, tu seras de nature à te voir soumis, désireux, craintif, peureux, invoquant, indigent, suppliant, voyant avec grandeur Celui dont tu es entre les mains. Cela, reposé, la tête baissée, dans une attitude calme, en le suppliant du fond du coeur, en désirant que Dieu te sauve de ce à quoi t'ont entraîné tes fautes et qui t'a conduit à la perdition. Il n'y a de puissance qu'en .Dieu.
11
Le droit du jeûne c'est que tu saches que c'est un voile que Dieu a baissé sur ta langue, tes oreilles, tes yeux, ton sexe et ton ventre, afin que le jeûne te couvre du feu de l'Enfer.
Il est rapporté dans le Hadith: "Le jeûne est un rempart contre le feu de l'Enfer." Si tes membres se reposent sous ce voile, tu peux espérer être couvert et protégé, mais si tu les laisses s'agiter sous le voile et relever les bouts du voile, et ainsi voir ce qu'il ne faut pas voir de façon charnelle, tu n'es pas sûr de ne pas déchirer le voile et d'en sortir. II n'y a de puissance qu'en Dieu.
12
Le droit de l'aumône c'est que tu saches que c'est ton épargne auprès de Dieu et un dépôt qui n'a pas besoin de témoin. Si tu crois en cela, tu dois avoir plus confiance en ce que tu déposes en secret qu'en ce que tu déposes ouvertement et tu dois être apte à faire en secret ce que tu veux faire ouvertement. Et que cela reste entre toi et Dieu un secret absolu. Ne te montre pas, lorsque tu offres une aumône â Dieu, à des témoins oculaires ou comme si tu avais plus confiance en eux et que tu n'avais pas confiance au dépôt confié à Dieu. De plus n'oblige personne par l'aumône que tu donnes (en lui reprochant cette faveur que tu lui as faite) car cette aumône est pour toi, et si tu fais cela, tu n'es pas assuré du fait que tu l'humilies toi même en l'obligeant car cela prouve que tu ne la voulais pas pour toi, et que si tu la voulais pour toi, tu n'aurais fait de reproche à personne. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
13
Le droit du sacrifice (d'une bête) c'est que tu purifies ton intention, uniquement pour ton Seigneur, en ne désirant que Sa grâce et son agrément et que tu ne cherches pas les yeux de ceux qui te voient, au dépens de Dieu. Si tu es ainsi, tu n'es donc ni vendu, ni simulateur, mais tu agis pour Dieu. Et sache que l'on arrive à Dieu par ce qui est facile (possible), non par ce qui est difficile (impossible), de même que Dieu a voulu de ses créatures ce qui est facile et non ce qui est difficile, de même l'humilité t'est plus nécessaire que l'orgueil car ce sont les riches orgueilleux qui ont des charges et des dépenses, mais l'humilité et la retenue n'entraînent ni charge ni dépense car elles sont naturelles et existent dans la nature. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
Puis les droits des chefs :
14
Le droit de ton gouverneur c'est que tu saches que tu es pour lui un examen, et qu'il est embarrassé par le pouvoir que Dieu lui a donné sur toi, et que tu le conseilles avec dévouement, et que tu ne lui cherches pas querelle car il a pouvoir sur toi, et ainsi tu serais la cause de ta perte et de la sienne. Sois humble et bon avec lui pour qu'il soit content de toi, tant que cela ne met pas en danger ta religion, et demande pour cela l'aide de Dieu. Ne sois ni en lutte ni hostile contre lui car si tu fais cela, tu te fais du mal à toi même en lui faisant du mal, tu t'exposes à son mal et à ta perte et tu mérites d'être reconnu comme son aide et son associé dans le mal qui t'est arrivé. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
15
Le droit de ton enseignant c'est que tu le vénérés et que tu respectes sa présence, que tu l'écoutes attentivement, que tu suives ses enseignements, que tu l'aides pour toi même, pour qu'il t'apprenne ce dont tu as besoin en lui concentrant toute ta raison, que tu utilises ta compréhension, que tu lui consacres ton âme, que tu préserves tes .yeux sur lui en évitant les jouissances et en diminuant les passions, et que tu saches que tu es son messager pour chaque chose qu'il t'apprend, et que tu l'enseignes aux ignorants, et il est nécessaire que tu transmettes ce message correctement de sa part, et que tu accomplisses cela sans traîtrise si tu en as pris la responsabilité. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
16
Le droit de ton maître (qui t'a engagé) c'est d'une certaine façon le même que le droit du gouverneur, â part que celui ci possède ce que celui là ne possède pas. Il t'est nécessaire de lui obéir en toute chose, petite ou grande, sauf dans ce qui te fait sortir de ce que Dieu a de droit obligatoire envers toi, et où les droits des créatures deviennent un empêchement. Après avoir rendu ses droits à Dieu, occupe toi des droits des créatures. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
Puis les droits des subordonnés :
17
Le droit dé tes sujets c'est que tu saches que tu les a pris sous ta protection du fait de ta plus grande force sur eux, c'est leur faiblesse et leur condition inférieure qui les a entraîné sous ta protection. Donc, celui que la faiblesse et la bassesse ont rendu â ta merci, et placé sous ta protection et sur qui tes ordres sont influents â tel point qu'il n'a ni grandeur, ni de force contre toi, et qui n'a rien pour se défendre contre toi en dehors de Dieu, il est préférable que tu agisses envers lui avec bonté, modestie et douceur. Si tu savais combien Dieu t'a accordé de faveur par cet honneur et ce pouvoir qui t'a rendu fort! Tu n'as pas mieux à faire que de remercier Dieu, et celui qui remercie Dieu, Dieu lui accorde plus de bienfaits. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
18
Le droit de tes élèves c'est que tu saches que Dieu t'a fait leur responsable parce qu'il t'a donné de science et t'a accordé des trésors de la sagesse. Si tu accomplis correctement cette tâche que Dieu t'a donnée, comme un trésorier clément qui conseille le maître au sujet de son serviteur, patient, vigilant, qui, s'il voit un indigent, lui donne de l'argent qu'il a entre ses mains. Ainsi tu seras un guide et un serviteur sûr, sinon tu seras pour Dieu un traître et pour ses créatures un oppresseur et tu seras exposé à ce que la science et la gloire te soient interdites.
19
Le droit de ton épouse c'est que tu saches que Dieu a fait d'elle ton lieu de repos et d'amour, et ton soutien. De même chacun de vous deux doit remercier Dieu qui lui a accordé son époux, et qu'il sache que cet époux est une grâce de Dieu qui lui est accordée et qu'il est obligatoire d'agir en bonnes manières avec cette grâce de Dieu, de l'honorer et de l'aimer. Si les droits du mari sont plus forts et si la tâche de la femme est de lui obéir dans tout ce qu'il désire tant que ce ne soit pas un péché la femme a droit à la tendresse et l'amour et la cohabitation et l'assouvissement des plaisirs et des désirs dont on ne peut se passer. II n'y a de puissance qu'en Dieu.
20
Le droit de ton serviteur c'est que tu saches qu'il est une créature de ton Seigneur, de ton corps et de ton sang, et qu'il est en ta possession, non pas que c'est toi qui l'a créé, ce n'est pas toi non plus qui lui a créé des oreilles, des yeux, ce n'est pas toi qui le fait vivre mais c'est Dieu qui a suffi à cela. Dieu te l'a soumis et t'en a fait le garant et le dépositaire afin que tu le gardes et que tu agisses envers lui comme il se doit et que tu le nourrisses comme tu te nourris, que tu l'habilles comme tu t'habilles, et que tu ne l'obliges pas plus qu'il ne le peut, et s'il t'advient de ne plus l'aimer, tu t'en délaisseras auprès de Dieu et tu le changeras sans porter atteinte à une créature de Dieu. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
Puis les droits des proches :
21
Le droit de ta mère c'est que tu saches que c'est elle qui t'a porté là où personne ne peut être porté et elle t'a protégé par ses oreilles, ses yeux, ses mains, ses pieds, ses cheveux, sa peau, et tous ses membres, avec plaisir, contentement, attention, supportant ses problèmes, ses souffrances, ses charges, ses ennuis, jusqu'a ce qu'une main puissante te pousse et te jette à terre. Elle accepta de te nourrir et de rester affamée; et de te vêtir et de rester dénudée, et de te donner à boire et de rester assoiffée, de te garder à l'ombre et de rester au soleil, de te laisser tranquille et au calme et d'être embarrassée, de te faire dormir et de rester éveillée. Son ventre était pour toi un récipient, et ses bras ton abri, ses seins ton outre, et son âme le gardien de ton âme. Elle supportait la chaleur et le froid pour toi, tu dois donc la remercier de la même façon. Et ce n'est pas possible sans l'aide et le secours de Dieu.
22
Le droit de ton père c'est que tu saches qu'il est ton origine et que tu viens de lui et que sans lui tu n'existerais pas. Ainsi pour chaque chose qui te plaît en toi sache que c'est ton père qui est à l'origine de cette grâce. Rends louange à Dieu et remercie le de même. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
23
Le droit de ton enfant c'est que tu saches qu'il est de toi et que le bien et le mal qu'il a, test attribué dans ce monde et que tu es responsable de ce que tu lui a appris des bonnes manières et de la connaissance de Dieu, et que tu l'aides à être obéissant envers toi et envers lui même, soit récompensé par cela, soit châtié. Agis avec lui de telle façon que ça t'apporte de bons résultats et que tu en sois embelli, et qu'auprès de son Seigneur tu sois pardonné par la bonne éducation que tu lui a donnée, et la récompense divine te soit offerte par lui. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
24
Le droit de ton frère c'est que tu saches qu'il est ta main par laquelle tu frappes, ton dos et ton refuge auprès duquel tu te réfugies, ton honneur auquel tu fais confiance, ta force par laquelle tu combats, ne l'utilise pas comme une arme en désobéissant à Dieu, en aidant à l'oppression des créatures de Dieu. Aide le à combattre ses ennemis, sois un rempart entre lui et les démons, accorde lui de bons conseils, invite le auprès de Dieu, qu'il accepte et devienne obéissant au Seigneur. Sinon, que Dieu te soit plus digne et plus cher que lui.
25
Le droit du bienfaiteur qui t'a affranchi c'est que tu saches qu'il a dépensé pour toi son argent, qu'il t'a sorti de l'humiliation de l'esclavage et de ses atrocités, pour l'honneur de la liberté et ce qu'elle a d'agréable. Il a brisé tes chaînes et t'a libéré des entraves de l'esclavage, il t'a fait sentir l'odeur de la dignité, il t'a sorti de l'emprisonnement de la contrainte, il t'a écarté du mal, il t'a donné la langue de la justice, et t'a rendu permise la vie dans le monde entier, il t'a rendu maître de toi, il t'a sauvé de l'emprisonnement et t'a permis d'être entièrement au service et l'adoration de ton Seigneur, et a renoncé à son argent, donc tu dois savoir qu'il t'est le plus proche après tes parents, vivants ou morts. Il est la plus digne des créatures à recevoir ton aide et ton secours devant Dieu, ne refuse donc jamais de l'aider, chaque fois qu'il a besoin de toi.
26
Le droit de l'esclave que tu as affranchi c'est que tu saches que Dieu a fait de toi son défenseur, son aide, son secours et son refuge. Il a fait de lui un moyen entre toi et Lui même (Dieu). Il est possible qu'il te protège du feu de l'Enfer, et ce bienfait dans l'autre monde .c'est de lui qu'il peut te parvenir, et dans ce monde, s'il n'a pas d'héritier, il peut te laisser son héritage en contrepartie de l'argent que tu as dépensé pour lui et en plus de ses droits que tu as respectés. Et si tu n'as pas respecté ses droits, il se peut qu'il ne laisse pas son héritage. I1 n'y a de puissance qu'en Dieu.
27
Le droit de celui qui t'a fait du bien c'est que tu le remercies, que tu te rappelles le bien qu'il t'a fait que tu énonces aux autres ses bienfaits, que tu pries pour lui sincèrement entre toi et Dieu qu'il soit exalté. Si tu agis ainsi, tu l'as donc remercié en secret et en public. Si tu peux, rendslui le bien qu'il t'a fait sinon, prends la décision de lui rendre ses bienfaits dès que tu pourras.
28
Le droit du muezzin c'est que tu saches qu'il est celui qui té rappelle ton Seigneur et qui t'invite à la félicité. Il est ta plus grande aide dans l'accomplissement de tes obligations que Dieu a décrété. Remercie le pour cela comme tu remercies celui qui t'a fait du bien. Si dans ta maison tu donnes de l'importance â cela (la prière qu'il te rappelle), tu ne seras pas accusé par Dieu. Sache qu'il est une bénédiction que Dieu t'a accordée, sans aucun doute, donc agis de bonne façon avec la bénédiction de Dieu, en louant Dieu. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
29
Le droit de ton imam dans la prière c'est que tu saches qu'il est tin ambassadeur entre toi et Dieu et un représentant. Il a parlé pour toi auprès de Dieu alors que tu n'as pas parlé pour lui. Il a prié pour toi et tu n'as pas prié pour lui. Il a invoqué (Dieu) pour toi et tu n'as pas invoqué pour lui. II t'a évité le souci d'être debout entre les mains de Dieu, et des réclamations à ton égard, et tu ne lui as pas évité cela. S'il y a des négligences en cela c'est de sa faute, non la tienne, s'il est un pécheur, tu ne seras pas son associé mais tu n'en seras pas honoré pour cela. II t'a sauvé en se sauvant lui même, et a sauvé ta prière en sauvant sa prière. Remercie le donc pour cela. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
30
Le droit de ton compagnon c'est que tu sois doux avec lui et que tu sois bienveillant, que tu lui parles avec droiture, que tu ne le regardes pas avec colère, que tu lui parles de façon à ce qu'il te comprenne. Si c'est toi qui es allé le voir, tu es libre de le quitter quand tu veux et si c'est lui qui est venu te voir, il est libre de te quitter quand il veut, et ne le quitte qu'avec sa permission. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
31
Le droit de ton voisin c'est que tu surveilles ses biens lorsqu'il est absent, que tu l'honores lorsqu'il est présent, que tu l'aides et que tu lui rendes service dans tous les cas, que tu ne cherches pas â savoir ses défauts, que tu ne fouines pas pour lui trouver un vice, et si tu lui découvres un défaut sans le vouloir et sans le chercher, sois pour lui comme un mur et un couvert (ne le divulgue pas), et si tu cherches dans sa conscience, bien que tu n'y parviendras pas, ne va pas écouter ses paroles sans qu'il le sache. Ne l'abandonne pas lorsqu'il est dans le besoin, et ne le jalouse pas lorsqu'il est dans la richesse. Oublie ses erreurs et pardonne ses faux pas, et s'il a agi en ignorant avec toi. N'épargne pas ta douceur envers lui et reste calme avec lui. Réponds aux mauvaises paroles qu'on lui adresse, et protège le des fourberies, et sois en bonnes relations avec lui. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
32
Le droit de ton camarade c'est que tu sois obligeant envers lui, si tu peux, sinon sois au moins juste envers lui et honore le comme il t'honore. C'est aussi que tu le protèges comme il te protège, qu'il ne te devance pas dans ses attentions envers toi et s'il t'a devancé, rends lui la pareille. Ne sois pas négligent dans l'amitié qu'il mérite. Rends toi obligé de le conseiller, de le défendre et de l'aider vers l'obéissance du Seigneur, et de secourir son âme du péché, et sois pour lui une miséricorde et non tin châtiment. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
33
Le droit de l'associé c'est que s'il s'absente, tu t'occupes de ses affaires, et que s'il est présent, tu l'aides, que tu ne prennes aucune décision sans son accord, que tu ne règles aucune affaire sans le consulter, que tu surveilles ses biens, que tu ne le trompes pas ni sur une grande ni sur une petite chose. Car il nous a été transmis que la main de Dieu est avec les associés tant qu'ils ne se trahissent pas. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
34
Le droit de l'argent c'est que tu n'en prennes que ce qui est permis et que tu ne le dépenses que pour ce qui est permis, que tu ne le dépenses pas inopportunément et que tu ne le dépenses que poui ce qui est de droit. Si cet argent te vient de Dieu, dépense le dans la voie de Dieu et pour ce qui te permet d'arriver à Dieu. Ne pense pas aux autres avant toi s'ils ne te remercieraient pas, et surtout ceux qui pourraient mal utiliser l'argent que tu leur donnes et qui pourraient mal le dépenser, tu serais une aide pour eux dans cette action. Et s'il utilise bien ton argent et le dépense dans la voie de Dieu c'est donc un profit et un avantage qu'il remporte et il te délivre du poids du péché, des regrets, des repentirs et du châtiment. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
35
Le droit de ton débiteur c'est que si tu peux, tu le payes, qu'il n'ait besoin de rien, que tu ne le renvoies pas et que tu ne retardes pas la dette car le Prophète, que la paix soit sur lui et sa Famille, a dit: "Qu'une personne retarde le paiement de ses dettes alors qu'elle en a les moyens, c'est de l'oppression et de l'injustice."
Et si tu n'en as pas les moyens, prends son consentement avec de bonnes paroles, demandelui de façon agréable, renvoie le avec douceur, et du fait que tu as pris son argent, n'agis pas envers lui de mauvaise façon car c'est la bassesse. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
36
Le droit de ton ami c'est que tu ne le trompes pas, que tu n'agisses pas de façon hypocrite, et que s'il te fait confiance, que tu voies son intérêt avant ton préjudice car tromper celui qui t'a fait confiance est une forme d'usure. II n'y a de puissance qu'en Dieu.
37
Le droit dé celui qui plaide contre toi c'est que tu n'annules pas ses preuves si elles sont exactes, et que tu n'abroges pas ses revendications, et que tu combattes ton âme et que tu la maîtrises et que tu sois témoin de ses droits avant même le témoignage d'autres témoins. C'est le droit que Dieu a sur toi. Et si ses preuves sont fausses, traite le avec bienveillance et fais lui peur et menace le par sa religion. Apaise sa colère par le rappel de Dieu, évite les paroles et les cris inutiles qui ne peuvent pas être une réponse â l'agressivité de ton ennemi; cela te fait commettre un péché et aiguise la lame de son hostilité car les mauvaises paroles entraînent au mal et le bien détruit le mal. II n'y a de puissance qu'en Dieu.
38
Le droit de celui contre qui tu plaides, si ce que tu plaides est juste, c'est que tu lui parles avec douceur car il lui est difficile d'entendre ta plaidoirie. Apporte lui les preuves avec ménagement et laisse lui un délai, sois bienveillant, dans tes preuves ne te laisse pas aller à des démêlés et des racontars, ainsi tu perdras tes preuves et tu n'obtiendras rien. II n'y a de puissance qu'en Dieu.
39
Le droit de celui qui te prend en conseil c'est que tu le conseilles si tu as un avis correct et que tu lui indiques ce que tu ferais si tu étais à sa place. Fais cela avec douceur et compassion car la douceur familiarise l'appréhension et la dureté appréhende la familiarité. Si tu n'as pas de bon avis et que tu connais une personne dont tu es sûre, indique lui cette personne et guide le vers elle. Ne néglige rien envers lui et ne manque pas de le conseiller comme il le faut. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
40
Le droit de celui que tu prends en conseil c'est que tu ne lui en veuilles pas si son conseil est contraire à tes pensées car l'avis des gens diffère, et que si son conseil ne te plaît pas. tu es libre de le suivre ou non, mais il est interdit de l'accuser si tu le vois digne de conseil, tu dois aussi le remercier du conseil qu'il t'a donné. Et si son avis est le même que le tien, tu dois rendre louange à Dieu et accepter son conseil avec remerciement dans l'attente qu'il vienne te prendre en conseil pour que tu le récompenses. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
41
Le droit de celui qui prend ton avis c'est que tu lui donnes ton avis de façon à ce qu'il accepte, d'une manière plaisante à ses oreilles, que tu lui parles selon sa compréhension car chaque intelligence comprend et interprète à sa façon, que ta méthode soit la douceur, il n'y a de puissance qu'en Dieu.
42
Le droit de celui de qui tu prends l'avis c'est que tu sois humble envers lui, que tu l'encourages, que tu l'écoutes afin de comprendre son avis, que tu voies, s'il dit vrai, rends louange à Dieu et accepte ce qu'il dit, et s'il se trompe, sois indulgent envers lui et ne lui en veux pas, si tu sais qu'il n'a pas donné son avis avec négligence mais seulement il s'est trompé, sauf si tu penses qu'il mérite d'être accusé, dans ce cas, n'écoute plus aucune de ses paroles. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
43
Le droit du plus âgé c'est que tu le respectes pour son âge et que tu honores son Islam s'il est des gens de mérite et qu'il a accepté l'Islam avant toi, et que tu ne te querelles pas avec lui, que tu ne marches pas devant lui et que tu ne le devances pas en chemin, que tu n'agisses pas envers lui de façon puérile. S'il t'ignore, supportele et honore le pour son Islam et son âge car le droit de l'âge est égal au droit de l'Islam. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
44
Le droit du plus jeune c'est que tu sois bon avec lui, que tu lui enseignes le bien et le mal, que tu l'éduques et que tu lui pardonnes, que tu dissimules ses défauts, que tu sois aimable envers lui, que tu l'aides, que tu fermes les yeux sur ses fautes de jeunesse car c'est ainsi qu'il peut se repentir, que tu le ménages, que tu ne l'embêtes pas, car cela est mieux pour sa maturité.
45
Le droit du mendiant c'est que tu lui donnes si tu sais qu'il est sincère et que tu as les moyens de satisfaire ses besoins et que tu pries pour lui pour ce qui lui est arrivé, et que tu l'aides dans ce qu'il désire. Si tu n'es pas sûr de sa sincérité et que tu as déjà douté de sa pauvreté et tu ne lui as rien donné, tu n'es pas sûr que ce ne soit pas une ruse du Diable. Il veut t'écarter de cette chance et ce profit, être un obstacle entre toi et le rapprochement de ton Seigneur. Si tu ne lui donnes rien, sauvegarde son honneur et renvoie le gentiment, et si tu as vaincu tes pensées à son sujet et tu lui as donné ce qu'il t'a demandé, cela fait partie des bonnes résolutions.
46
Le droit de celui à qui tu mendies c'est que tu acceptes ce qu'il te donne en le remerciant et en reconnaissant son geste, et que tu lui demandes pardon, et s'il refuse que tu acceptes son excuse, que tu penses du bien de lui et que tu saches que s'il a refusé c'est son propre argent qu'il a refusé et que le blâme n'est pas dans son argent, même si c'est une injustice qu'il a commise, car l'homme est injuste et ingrat.
47
Le droit de celui par qui Dieu t'a rendu heureux, c'est que si par son action il voulait ton bonheur, tu rendes louange à Dieu en premier, puis tu le remercies pour ce qu'il a fait de la façon qu'il mérite et que tu le récompenses et que tu sois prêt à lui rendre la pareille. Si par son action il ne voulait pas (ton bonheur), que tu rendes louange à Dieu et que tu le remercies et que tu saches que cela vient de Dieu et que c'est par lui qu'il a été envoyé, et tu dois aimer cette personne car elle a été une cause parmi les causes des bienfaits de Dieu, que tu lui souhaites du bien car toutes les causes des bienfaits sont une bénédiction même s'il n'avait pas pensé ton bien. II n'y a de puissance qu'en Dieu.
48
Le droit de celui par qui la destinée t'a rendu malheureux par une parole ou une action, c'est que s'il l'a fait volontairement, il est préférable que tu lui pardonnes car c'est une sujétion pour lui et cela fait partie des bonnes manières avec la quantité qu'il y a de ces gens là entre les créatures, car Dieu a dit :
"Quant à ceux qui après avoir subi un tort, se font justice à eux mêmes, voilà ceux contre lesquels aucun recours n'est possible. Le recours n'est possible que contre ceux qui sont injustes envers les hommes et qui, sans raison, se montrent violents sur la terre, voilà ceux pui subiront un châtiment douloureux. Mais celui qui est patient 'et qui pardonne, fait montre des meilleures dispositions." Sourate 42, verset 21
Et Il a dit qu'Il soit exalté: "Si vous châtiez, châtiez comme vous l'avez été, mais si vous êtes patients, c'est mieux pour ceux qui sont patients." Sourate 16, verset 12
Cela s'il la fait volontairement, et s'il ne la pas fait volontairement, ne te venge pas de lui injustement, tu lui répondrais ainsi volontairement par un mal pour une erreur. Agis avec lui avec douceur et amitié. Il n'y a de puissance qu'en Dieu.
49
Le droit de tous tes coreligionnaires c'est que tu leur veuilles du bien, que tu sois clément envers eux, que tu sois bon avec ceux d'entre eux qui sont mauvais, que tu les consoles, que tu les corriges, que tu remercies ceux qui font du bien (pour eux mêmes ou pour toi) car le bien qu'ils se mont c'est ton bien tant que cela ne t'apporte pas de mal et que tu n'en sois pas gêné. Ensuite, que tu pries pour eux tous et que tu les aides, tu dois les estimer selon leur valeur. Les vieux comme ton père, les jeunes comme tes enfants et les autres comme tes frères. Sois obligeant, bon et compatissant envers ceux qui viennent à toi et agis envers ton frère comme il est obligatoire d'agir envers son frère.
50
Le droit des minorités religieuses (qui ont le droit de protection du gouvernement Islamique par l'impôt qu'ils payent, non pas celles qui combattent l'Islam) c'est que tu acceptes pour elles ce que Dieu a décrété et que tu respectes le pacte de Dieu vis à vis d'elles, et que tu leur remettes ce qui leur est dû, que tu négocies avec eux comme Dieu l'a décrété. Ne les opprime pas et respecte leurs droits de protection que Dieu leur a accordé, reste fidèle au pacte de Dieu et du Prophète que la paix soit sur lui et sa Famille, car il nous est parvenu que le Prophète a dit: "Celui qui viole un pacte, je suis son adversaire. " Crains Dieu, il n'y a de puissance qu'en Dieu.
Voici donc cinquante droits qui te concerne, ne les violes dans aucun cas, il est obligatoire pour toi de les respecter et de les accomplir et de demander l'aide de Dieu, qu'Il soit exalté, pour cela. Il n'y a de puissance qu'en Dieu, louange à Dieu, Seigneur des mondes
Le 3 Chaaban, L`Heureuse naissance de Imam Hussein (p)
Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux
A l`occasion de la naissance de Imam Hussein, le petit fils du prophète (pslf) au 3 er jour de mois bénie Chaaban :
Sa personnalité sacrée a été tellement fidèle à Dieu au point de se sacrifier pour Lui, la personnalité qui a été fidèle à l’Islam dans l’appel, dans la culture et dans l’action.
L'Imam Hussein est le fils d’Ali (as) et Fatima Zahra (as) il est né le 3 Cha'bane de la 4ème année de l'Hégire.
Le prophète (saws) fut ravi lors de cette naissance, cette bonne nouvelle et dès qu'il en eut connaissance, il accourut auprès de sa fille lorsqu'elle eut accouché de ce deuxième enfant.
Comme pour son aîné al Hassan (as), al Hussein (as) eut comme mentor le prophète (sas) ainsi que ses parents, le meilleur des entourages possibles pour une parfaite éducation.
C'est Mohammed (saws) lui-même qui récita les premières invocations à l'oreille de son petit-fils al Hussein (as) tout comme il l'avait fait auparavant à al Hassan (as).
Le septième jour de sa naissance, l'Imam Ali (as) fit le sacrifice du mouton et distribua la viande aux pauvres et aux orphelins.
Dès sa naissance, il était le bien aimé du Messager de Dieu (P) qui voulait que les Musulmans s’attachent à lui et à l’Imâm al-Hassan (p) car ils avaient atteint le paroxysme dans la connaissance de Dieu, dans la fidélité à Dieu et dans la lutte pour Dieu et pour la protection de l’Islam. Tous les Musulmans connaissent la Tradition prophétique qui dit : « Al-Hassan et al-Hussein sont les deux maîtres des jeunes habitants du Paradis », et qui prouve que les deux Imâms (p) avaient accédé à un niveau supérieur en fait de rapprochement à l’égard de Dieu.
Au sujet de l’Imâm al-Hussein (p), le Prophète (P) a dit : « Hussein fait partie de moi et moi je fais partie de Hussein ; que Dieu aime ceux qui aiment Hussein ! ». Ces paroles nous font saisir ce genre de fusion qui n’était pas celle de la parenté mais celle du Message : Celui-ci s’est incarné dans le Prophète (P) et dans al-Hussein (p) pour donner lieu à une interaction et à une complémentarité du grand-père et du petit fils. Al-Hussein (p) a été éduqué par le Messager de Dieu (P) et par son père ‘Alî (p) et sa mère Fâtima (p). Il a vécu avec son frère l’Imâm al-Hassan (p) et, après sa mort, il était devenu l’Imâm responsable et a fait face avec conscience, force, patience et sacrifice à l’épreuve qu’il a subie dans sa relation avec la Nation et qu’il a exprimée en disant : « Je ne me suis pas soulevé de gaîté de cœur ni par arrogance. Je me suis soulevé pour réformer la Umma de mon grand-père, le Messager d’Allah, pour commander le bien et interdire le mal et pour suivre l’exemple de mon grand-père et de mon père. Si on m’accepte dans la vérité, c’est à Dieu que revient la vérité et si on ne m’accepte pas, je me résigne jusqu’à ce que Dieu prononce sa sentence, Il est le meilleur des juges ».
La révolution de la vérité et de la réforme :
Al-Hussein (p) a fait face à ceux que Yazîd avait asservis avec son argent et Ibn Ziyâd par sa tyrannie. Ils lui ont proposé de se soumettre et de prêter serment d’allégeance à Yazîd, mais il a refusé en disant : « Non par Dieu ! Je ne me soumettrai pas à vous comme un humilié ni ne me baisserai devant vous comme à la manière des esclaves ». Il leur a dit aussi : « Le bâtard et fils de bâtard nous force à choisir entre deux choses qui sont la mort ou l’infamie ; mais jamais nous n’accepterons l’infamie. Dieu, son Messager et les croyants ne l’acceptent pas pour nous ». Et il a fini par se donner en martyr avec les meilleurs parmi les membres de sa famille et ses compagnons pour la cause de l’Islam et pour Dieu.
En commémorant al-Hussein (p), nous voulons porter ses principes et lutter comme lui contre l’erreur et pour la vérité et le droit. La révolution d’Al-Hussein (p) n’était pas un drame bien que le drame y était du genre qui appelle à la grande tristesse ; elle était plutôt une révolution pour la vérité, pour la réforme, pour le changement et pour l’Islam sur tous les plans.
La fidélité à l’Imâm al-Hussein (p) est de suivre l’exemple de sa réforme, d’ordonner le bien et d’interdire le mal comme il l’a fait, et d’être puissants et non pas infâmes dans notre combat contre les arrogants, car Dieu veut la puissance pour les croyants comme Il la veut pour Lui-même et pour son Messager : ((La vraie puissance n’appartient qu’à Dieu, à son Prophète et aux croyants)) (Coran LXIII, 8). Telle était la devise de l’Imâm al-Hussein (p) dans sa révolution.
Imam Hussein as disait : Les gens sont les esclaves de cette vie alors qu'ils tâtent à peine la religion. Ils continuent à garder cette dernière tant qu'elle leur rapporte du bien, mais dès qu'ils sont touchés par l'épreuve, les religieux deviennent rares.
-Si vous n'arrivez pas à être de bons croyants alors au moins soient des hommes libres.
Un poète s’est identifié à lui et a adressé en son nom ces paroles au Seigneur :
« Par amour de Toi,
J’ai abandonné toute la créature.
Pour Te voir,
J’ai rendu mes enfants orphelins.
Même si, pour m’obliger à ne pas T’aimer,
Tu me coupes en morceaux,
Le cœur ne fera que T’aimer ! ».
As Salam alayk Ya ibno Rassoulillah (sas)

De la Précellence du mois de Cha’bân

De la Précellence du mois de Cha’bân
Cha‘bân est un mois noble et qualifié comme étant le « mois du Prophète (P) » lequel y jeûnait et reliait le jeûne de ce mois à celui du mois de Ramadhân (c’est-à-dire qu’il jeûnait deux mois d’affilée).
En effet le noble Prophète disait: «Cha‘bân est mon mois; quiconque jeûne un jour de mon mois aura obligatoirement droit au Paradis».
L’Imam Jafar al-Sâdiq (p) dit : «Lorsque le mois de Cha‘bân arrivait, l’Imam al-Sajjâd (p) réunissait ses compagnons et leur déclarait : « O mes compagnons! Savez-vous ce qu’est ce mois? C’est le mois de Cha‘bân dont le Prophète (P) disait: « C’est mon mois ». Jeûnez donc pendant ce mois par amour pour votre Prophète (P) et pour vous rapprocher de votre Seigneur.
Je jure, par Celui qui détient mon âme, que j’ai entendu l’Imam al-Hussain (p) dire : « Quiconque jeûne le mois de Chabân par amour pour le Prophète (P) et pour se rapprocher d’Allah, Allah l’aimera, le rapprochera de Sa Grâce le Jour du Jugement et le destinera obligatoirement au Paradis » ».
Safwân al-Jammâl rapporte : «L’Imam al-Sâdiq (p) me dit un jour : “ Incite les gens autour de toi à faire le jeûne pendant le mois de Cha‘bân ”. Je lui demanda alors : “ Que je te sois sacrifié! Y a-t-il quelque chose de particulier dans ce mois? ”: “ Oui bien sûr! Lorsque le croissant du mois de Cha‘bân apparaissait, le Messager d’Allah ordonnait à un crieur de proclamer : « O Habitants de Yathrib (Médine)! Je suis le Messager d’Allah auprès de vous.
Sachez que le mois de Cha‘bân est mon mois. Qu’Allah entoure de Sa Miséricorde quiconque participe avec moi au jeûne de mon mois. » ”. Et l’Imam al-Sâdiq (p) d’ajouter : “ L’Imam Ali (p) disait: «Depuis que j’ai entendu le crieur du Prophète (P) proclamer (le jeûne) au mois de Cha‘bân, je n’ai jamais manqué de jeûner pendant ce mois et je ne manquerai jamais, inchâ’Allah (si Dieu le veut) de le faire le restant de ma vie.
Car le Messager d’Allah (P) disait : “Le jeûne pendant deux mois consécutifs est une repentance auprès d’Allah ”»
Si on ne peut pas faire le jeûne tous les jours du mois, on pourrait se contenter de trois jours de jeûne avec l’accomplissement de deux rakah de prière la nuit. Dans chaque rakah on doit réciter la sourate al-Hamd une fois et la sourate al-Tawhîd onze fois.
Un beau Récit a l`occasion de Début de la Révélation
Le 27 Radjab: L`Ascension du saint Prophète (Psl): معراج

بسم الله الرحمن الرحیم
Le Voyage nocturne du Prophète (Psl)
et de son Ascension
Un miracle divin
Dieu a dit : ((Gloire à Celui qui fit aller de nuit, en un instant de la nuit, Son adorateur de l’Oratoire consacrée à l’Oratoire éloigné dont nous avons béni le pourtour afin de lui découvrir de Nos signes. Il est l’Entendant, le Clairvoyant)) (Coran XVII, 1). Il dit aussi, à Lui la grandeur et la Gloire : ((Gloire à Celui qui a fait voyager de nuit son serviteur de la Mosquée sacrée à la Mosquée très éloignée dont Nous avons béni l'enceinte, et ceci pour lui montrer certains de nos signes. Dieu est celui qui entend et qui voit parfaitement)) (Coran XVII, 1).
Le 27 Rajjab de la douzieme année de la mission ,alors que prophete (psl) venait de terminer ses priers de nuit a la maison de sa cousine ,omHani,la fille d`Abutalib et que les habitants de la Meque dormaient déjà,l`ange Gabriel l`amena a la Ka`bah.la il le fit monter sur un cheval nomme Boraq,et le conduisit a jerusalem ; ou il descendit dans le temple .puis il est transporte vers les cieux.il y a encore l`empeinte du pied du prophete (psl)sur la pierre d`une roche a Jerusalem,roche sur la quelle il était monte pour enfourcher boraq et effectuer son voyage aux cieux.la mosquee construite par le calife Omar en vue de preserver la mémoire de l`empreinte sur la pierre se dresse toujours la.
Ainsi, le Prophète (Psl) a, par la puissance de Dieu et par le miracle divin, voyagé en une seule nuit à la Mosquée éloignée (al-Aqssâ), rencontré tous les prophètes dont il en est le Seau, et les a dirigés en prière avant de voir les signes de Dieu et retourner à la Mecque . cette nuit là qui est celle du Voyage Nocturne (isrâ’) et de l’Ascension (mi’râj), et par la puissance de Dieu, pour monter au ciel, pour voir ce monde où Dieu y a incarné pour lui le monde de l’Au-delà, du Paradis et de l’Enfer. Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, a voulu faire connaître à Son Messager (Psl) la Mosquée Eloignée (al-Aqçâ) qui est le lieu de rencontre de tous les prophètes (p), pour en faire le lieu où se termine cette grande marche prophétique. On dit que Dieu a présenté tous les prophètes à Son Messager Muhammad (P) et que celui-ci a dirigé une prière à laquelle ils ont tous participé. On dit aussi que Dieu l’a fait visiter tout le royaume des Cieux.
Nous trouvons également dans le parcours de l’Ascension, les paroles divines qui disent : ((Il a vu, parmi les Signes de Son seigneur, le plus grand)) (Coran LIII, 18). Dieu voulait ainsi donner à Son Prophète (Psl) la totale culture de l’univers, dans les Cieux comme sur sa terre, pour qu’il puisse donner aux hommes cette culture universelle du Message qui élève leur niveau et qui leur permet, au moyen du dialogue, de s’ouvrit les uns aux autres : ((Si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le devant Dieu et le Messager)) (Coran IV, 59). Avec ce Voyage, le Prophète (Psl) institué un rapport de sacralité entre la Mosquée sacrée et la Mosquée al-Aqssâ afin que les Musulmans se sentent responsables de la seconde comme ils le sont de la première. La Mosquée al-Aqssâ représente les messages précédents alors que la Mosquée sacrée représente le statut du message de Ibrâhîm (Abraham) (p) qui s’est terminée par celui de Muhammad (Psl). Par le Voyage Nocturne (Isrâ’) et l’Ascension (Mi’râj), Dieu a voulu montrer au Prophète (Psl) certains de Ses Signes pour l’instruire de quoi aller au delà du monde mecquois où il vivait, de quoi élargir sa culture par une connaissance plus sensible. Il a voulu aussi lui réunir Ses Signes sur la terre tout en le faisant monter dans le ciel de façon concrète car les savants sont unanimes sur le fait que l’Ascension n’était pas seulement spirituel, mais tout autant corporel que spirituel.
Ainsi Dieu a donné au Prophète (Psl) la science du Ciel et de la terre, et le Prophète (Psl) a donné la science à ‘Alî (p) qui a dit à ce propos : « Le Messager de Dieu m’a ouvert mille portes de science dont chacune s’ouvre à mille autres portes ». L Messager lui-même a dit aussi : « Je suis la cité de la science et ‘Alî en est la porte ; quiconque veut entrer dans la ville doit passer par la porte ».
Nous devrions nous respecter les uns les autres et nous interdire de faire tout ce qui porterait atteinte aux autres Musulmans. Il faudrait aussi que les autres s’interdisent de nous porter atteinte. C’est cela la grande signification du Voyage Nocturne et de l’Ascension. C’est porter l’Islam et le mettre à la portée du monde entier : ((Nous ne t’avons envoyé à la totalité des hommesque comme annonciateur de la bonne Nouvelle et comme annonciateur)) (Coran XXXIV, 28) ; ((Dis : Humains, je suis un Envoyé de Dieu à vous tous ensemble)) (Coran VII, 158). C’est ainsi que nous nous élevons vers les Cieux comme l’a fait le Prophète (P) lors de son ascension, et c’est ainsi que nous protégeons la Mosquée al-Aqçâ tout comme nous protégeons la Mosquée Sacrée.
L’Islam, notre responsabilité à nous tous !
A partir de ces Versets, nous sommes responsables de la foi musulmane. Nous devons nous y engager de par nos raisons et nos cœurs. Nous devons la mettre en pratique dans notre vie. Il relève de la responsabilité de chaque Musulman parmi les savants, les intellectuels et les penseurs ainsi que de tout chacun qui connaîtrait un Verset ou une qualification légale, de les communiquer aux gens : ((Ceux qui communiquent les Messages de Dieu, qui Le craignent et ne craignent quiconque en dehors de Dieu)) (Coran XXXIII, 39). ((C’est Lui qui a envoyé Son Messager avec la Direction et la religion du Vrai afin qu’Il l’exhausse sur toutes les autres, et Dieu suffit comme témoin)) (Coran XLVIII, 28).
nous avons la responsabilité de communiquer l’Islam à tous les humains. Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, a dit à Son Messager : ((Commande la prière à ta famille, fais-la avec persévérance)) (XX, 132) ; ((Ô vous les croyants ! Sauvez vous-mêmes et vos familles du feu qui aura pour aliment les hommes et les pierres. Au-dessus d’elles paraîtront des anges menaçants et terribles, obéissants aux ordres du Seigneur ; ils exécutent tout ce qu’Il leur demande)) (Coran LXVI, 6).
Le Messager de Dieu (Psl) a dit : « Lorsque les innovations surgissent dans ma Nation, les savants doivent alors montrer leur science. Celui qui ne le fait pas est maudit par Dieu » ; « Dieu n’a demandé aux ignorants d’apprendre avant d’avoir chargé les savant d’enseigner ».
! En nous nous rappelons l’envoi du Prophète (Psl) ainsi que le Voyage nocturne et l’Ascension, et en constatant toute cette expansion de l’Islam partout dans le monde, nous devons nous considérer comme des disciples, comme des partisans et des compagnons du Messager de Dieu (Psl), ((Muhammad est le Messager de Dieu et ceux qui sont avec lui sont durs face aux mécréants et miséricordieux entre eux. Tu les verras agenouillés, prosternés, rechercher la faveur de Dieu et Sa satisfaction. Voici à quoi les comparent la Thora et l’Evangile)) (Coran XLVIII, 29). Voilà donc ce que sont les suggestions de l’occasion que nous commémorons. Il ne s’agit pas d’une simple célébration, mais d’une responsabilité qui est celle de ceux qui sont des porteurs du Message. Nous avons la responsabilité de faire avancer l’Islam ne serait ce que d’un pas en avant. ((Dis : « Agissez ! Dieu verra vos actions, ainsi que Son Prophètes et les croyants)) (Coran IX, 105).
Le 27 Radjab,l’anniversaire de l’Envoi de Prophète (Psl): MABAATH
بسم الله الرحمن الرحیم
L’Envoi du Prophète (P) : Le jour de la naissance de l’Islam
Nous célébrons, le vingt-sept rajjab, deux grands jours parmi les jours de l’Islam. Il s’agit de l’anniversaire de la Descente de la Révélation coranique, l’Envoi de Muhammad (Psl) et de l’anniversaire du Voyage nocturne(isrâ’) et de l’Ascension (mi’râj)du Prophète (Psl) vers les Cieux.
Dieu a envoyé Son Messager (Psl) et lui a demandé de communiquer le Message qui lui a été révélé : ((Ô Messager ! Communique ce qui t’a été révélé par Ton Seigneur)) (Coran V, 67). A ce propos, Dieu adresse à Son Messager les paroles suivantes : ((Nous t’avons envoyé pour être témoin, pour annoncer nos promesses et nos avertissement. Pour être porteur de l’appel de Dieu avec Son autorisation et pour être un flambeau lumineux)) (Coran XXXIII, 45-46). Il lui adresse aussi les paroles suivantes : ((C’est Lui qui a envoyé Son Messager avec la Direction et la religion du Vrai afin qu’Il l’exhausse sur toutes les autres, dussent les infidèles en concevoir du dépit)) (Coran LXI, 9).
Dieu, le Très-Haut, dit dans Son Noble Livre : ((C’est Lui qui a suscité au milieu des hommes illettrés un messager pris parmi eux, afin qu’il leur récite les Versets de Dieu, afin qu’il les purifient, leur enseigner le Livre et la sagesse, à eux qui étaient naguère dans un égarement évident)) (Coran LXII, 2).
C’est au vingt-septième jour du mois de radjab que l’Islam est né, l’Islam que Dieu, à Lui la Grandeur, l’a consigné à Son Messager Muhammad (Psl) et lui a demandé d’y appeler les hommes, d’ouvrir leurs cœurs à sa loi, et d’affirmer dans toute leur existence la vérité que l’unicité de Dieu, à Lui la Grandeur, comme Dieu unique dans le culte et dans la loi.
L’Envoi du Prophète (Psl) est la naissance de l’Islam révélé par Dieu, le Très Haut, à son Messager Muhammad (Psl) pour faire sortir les gens des ténèbres vers la lumière car ils vivaient dans l’Ignorantisme aveugle.
Dans l’ambiance de ce genre d’occasions, nous nous rappelons des actes glorieux du Messager de Dieu (Psl), ce Messager qui a été formé par Dieu, quarante ans durant, pour qu’il soit un homme distingué par toutes les perfections scientifiques, spirituelles et morales. Dieu l’a formé ainsi après l’avoir créé, comme Il a créé Ses autres messagers avant lui, afin de parfaire sa raison, d’ouvrir son cœur, pour faire de sa vie une vie infaillible, pour que sa place soit la plus haute, la plus éminente et la plus influente dans le domaine de l’obéissance à Dieu, dans le domaine du rapprochement avec Dieu.
Le Messager (Psl) incarnait les bons caractères prônés par le Coran de telle manière que les gens lisaient le Coran dans le Livre mais également dans les faits et actes du Prophète (Psl). Le jour de l’Envoi du Prophète (Psl) nous transporte à l’époque où le Messager (Psl) était un individu seul et où Dieu lui a communiqué la Révélation : ((Lis au nom de ton Seigneur qui a créé. Il a créé l’homme d’un caillot de sang ? Lis ! Car ton Seigneur est le très généreux qui a instruit l’homme au moyen du calame, Il lui a enseigné ce qu’il ignorait)) (Coran XCVI, 1, 2, 3, 4, 5). Le Messager (Psl) était seul et Dieu l’a chargé du Message : ((Nous allons te dicter une parole lourde)) (Coran LXIII, 5). Dieu l’a chargé de responsabilités auprès de tous les humains ((Nous ne t’avons envoyé à la totalité des hommes que comme annonciateur de la bonne Nouvelle et comme annonciateur)) (Coran XXXIV, 28). Ainsi, le Message appelle à islamiser le monde ; il appelle les blancs et les noirs, les Arabes et les non Arabes, sur la base de l’appel par les moyens humains et civilisés ((Appelle les hommes dans le chemin de Ton Seigneur par la sagesse et une belle exhortation ; discute avec eux de la meilleure manière)) (Coran XVI, 125). Dieu n’a pas envoyé son Messager pour faire soumettre les humains à sa pensée et à sa culture par la force, mais pour les appeler à ouvrir leurs raisons et leurs cœurs devant la vérité de l’Islam.
C’est pour cette raison que Dieu a voulu que les gens prennent le Prophète (Psl) comme exemple, car il était le Coran parlant alors que le Coran était le Messager silencieux. Dieu a évoqué les bons caractères du Prophète (Psl), son humanisme, sa sensibilité à l’égard des souffrances des gens et sa compassion envers eux en disant : ((Il vous est venu un Envoyé élu parmi vous-mêmes. Lourdes lui sont vos fatigues. Vous êtes sa passion. Aux croyants vont sa tendresse et sa miséricorde)) (Coran IX, 128. Il voulait ouvrir les cœurs de tous les humains à la vérité, à l’humanisme et à tout ce qui rend plus humaines leurs relations : ((Humains ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle. Si nous avons fait de vous des peuples et des tribus, c’est en vue de votre connaissance mutuelle. Le plus digne au regard de Dieu, c’est celui qui est plus pieux)) (Coran XLIX, 13).
Avant d’être chargé de porter le Message, le Messager (Psl) était analphabète. Il n’avait jamais lu un livre. Il ne savait pas lire non plus. Dieu, le Très-Haut, a dit à ce propos en s’adressant au Prophète (Psl) : ((Et avant cela, Tu ne récitais pas le Livre, ni ne l’écrivais de ta main ; -alors les gens du faux auraient certainement eu du soupçon)) (Coran XXIX, 48).
Pourtant le Messager de Dieu (Psl) s’est distingué par rapport à tous les hommes en étant le plus savant sans pour autant savoir lire et écrire. La raison est que Dieu était celui qui lui a appris, qui l’a inspiré et qui lui a donné une raison grâce à laquelle il s’ouvrait aux vérités de l’Univers et aux mystères de l’Invisible. Ne pas savoir lire et écrire ne relevait pas pour lui d’une imperfection. C’était plutôt une perfection car il n’était pas synonyme d’ignorance mais expression, par la grâce avec laquelle Dieu l’a entouré, d’une personnalité qui intègre toutes les dimensions de la connaissance et de la culture. Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, a voulu dire aux hommes en leur envoyant ce Prophète (psl), que c’est ce Prophète qui remplira la vie en matière de science ; que c’est ce Prophète qui donnera à l’homme une science qui l’enrichira. Nous avons là une preuve qu’il est vraiment un Messager envoyé par Dieu, sinon il serait possible de se demander d’où lui venait toute cette science ? A ce propos, ‘Alî (p) nous apprend que Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, a chargé l’un de Ses valeureux anges de lui transmettre chaque jour une science nouvelle. Le Coran lui a été révélé pour raffermir son cœur, pour ouvrir sa raison et pour résoudre, grâce à lui, les problèmes qui se posaient à lui et aux Musulmans avec lui.
Le Prophète (Psl) a entreprit d’appeler les hommes à Dieu dans une société où prédominaient le polythéisme et le culte des idoles. Il était un homme de Dialogue qui n’a jamais été violent en s’adressant à son peuple. Il n’utilisait pas avec eux les moyens durs. Il supportait leurs mauvaises actions. Il dialoguait avec eux en utilisant les bonnes paroles et les manières les plus courtoises. Pourtant, ils ne faisaient que devenir encore plus arrogants et ne lui montraient que davantage d’hostilité. Ils n’ont jamais pu réfuter ce qu’il leur proposait parmi les vérité de l’unicité et les vérité de la vie, parmi les enseignements que Dieu leur proposait pour les aider à organiser leur vie. Au contraire, ils ont riposté par le recours à la violence. Ils ont persécuté les compagnons du Prophète (Psl), les assiégeant et les boycottant. Ils ont tenté d’assassiner le Prophète (psl). C’est à ce propos que Dieu lui a adressé les paroles suivantes : ((Quand les infidèles tramaient un complot contre toi, quand ils voulaient te saisir, te tuer ou te chasser, Dieu à son tour complota contre eux, et certes Dieu est le plus habile à nouer un complot)) (Coran VIII, 30). Mais Dieu l’a sauvé, la veille de son Emigration, lorsque ‘Alî (p) s’est couché dans son lit pour couvrir son retrait, en faisant croire aux polythéistes qu’il était toujours à la Mecque et même endormi dans son lit. ‘Alî (p) avait demandé au Prophète (Psl) s’il avait des chances d’être sauvé grâce à cet artifice, et le Prophète (Psl) lui avait assuré que cela sera complètement réussi. C’est à cette occasion que Dieu a révélé, en parlant de ‘Alî (p), le Verset qui dit : ((Il en est un, parmi les hommes, qui s'est vendu lui-même pour satisfaire à Dieu)) (Coran II, 207).
Dès son arrivée à Médine, le Prophète (Psl) s’est mis à organiser la société. Il a construit la Mosquée comme endroit où les Musulmans se rencontraient loin de leurs fanatismes et de leurs sectarismes familiaux. Il a conclu un pacte entre les Musulmans, c’est-à-dire les Ansârs de Médine et les Emigrés venus de la Mecque, d’une part, et les Juifs de Médine, d’autre part. C’est ainsi que le Prophète (psl) a jeté les assises du premier Etat islamique. Il a défini les principes et les législations nécessaires pour la construction d’une vie islamique à part entière.
De leur côté, les polythéistes s’étaient mis à l’œuvre pour l’empêcher d’agir. Ils lui ont ainsi imposé la guerre et des combats ont eu lieu à Badr, à Uhud, au Fossé, à Khaybar et à Hunayn. Mais Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, a donné la victoire à Son Prophète (Psl). L’appel à l’Islam a, par la suite, gagné en vigueur et une nouvelle puissance qu’est la puissance islamique était née en Arabie. Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, a révélé, après la conquête de la Mecque, les Versets qui disent : ((Lorsque l’assistance de Dieu et la victoire arrivent, et lorsque tu verras les gens accourir en foule et embrasser la religion de Dieu, célèbre alors les louanges de Ton Seigneur et implore Son pardon, car Il aime à pardonner)) (Coran CX, 1-2-3).
Dieu, à Lui la Grandeur, a envoyé Son Messager par la vérité pour annoncer aux hommes la bonne nouvelle du Paradis s’ils suivent le droit chemin, pour les avertir du Feu s’ils dévient et s’écartent de ce chemin, pour purifier leurs âmes en faisant développer en eux tous les élément de la crainte révérencielle, de la justice et du bien. Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, a désigné Son Messager comme maître à enseigner aux hommes le Livre tout entier, en le leur récitant et commentant : ((Une lumière et un Livre évident vous sont venus de Dieu)) (Coran V, 15). Il en est ainsi car le Coran est une lumière divine qui émane de Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, pour éclairer les raisons, les âmes et la vie, pour apprendre aux hommes ce qu’ils ne savaient pas, pour se battra contre l’ignorance dans laquelle ils erraient depuis très longtemps et l’arriération qui les portait à réfléchir d’une lanière incorrecte.
Le Messager de Dieu (Psl) a tout fait pour apprendre aux hommes ce que Dieu lui avait appris : ((Il t’a enseigné ce que tu ne savais pas)) (Coran IV, 113).
La miséricorde et la bonne nouvelle du Message
C’est ainsi que le Messager de Dieu (Psl) a pris son chemin pour être le témoin de la Nation : ((Ô Prophète, Nous t’avons envoyé pour témoigner, porter la bonne nouvelle, donner l’alarme, appeler à Dieu, sur Son ordre, être un flambeau rayonnant)) (Coran XXXIII, 45-46). Il est le flambeau qui éclaire toute la raison, tout le cœur, toute l’existence et toute la vie. Il est celui qui appelle, par la vérité, à Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire. Il est le porteur de la bonne nouvelle qui promet l’agrément de Dieu, et l’avertisseur contre sa colère. Il est la miséricorde avec laquelle Dieu exprime sa compassion envers mes hommes. En fait, l’Islam représente la miséricorde de la pensée, de la loi, du mouvement de la vie, et des relations humaines ouvertes face aux horizons du progrès et de l’évolution dans tous les domaines de la vie.
Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire a présenté ainsi Son Prophète (Psl) aux hommes à travers son humanité : ((Dis : ‘Je suis un homme comme vous, rien d’autre. Mais qui reçoit la Révélation)) (Coran XVIII, 110). Je mange comme vous, je bois comme vous et je m’habille comme vous… La seule différence entre vous et moi est que je suis ouvert vis-à-vis de mon Seigneur qui m’envoie la Révélation. Je ne suis pas venu vers vous comme le fait un homme riche qui possède les trésors de la terre, ni pour vous parler de l’Invisible, car Dieu me parle de l’Invisible dans les limites du Message : ((En voilà des informations sur l’Invisible. Vers toi Nous les révélons. Tu ne les savais pas, toi ni ton peuple, avant cela)) (Coran XI, 49). ((Dis : ‘En fait de messagers, je ne suis pas une nouveauté ; et je ne sais pas ce que l’on me fera, ni ce que l’on vous fera ; mais je ne fais que suivre ce qui m’est révélé’)) (Coran XVIL, 9).
Les qualités du Messager de Dieu (Psl)
Le frère sprituel du Messager de Dieu (Psl) et son cousin ‘Alî (p) a parlé de lui en disant : « Dieu l’a envoyé pour appeler au vrai et pour rendre témoignage des actes des créatures. Il a sans relâche et sans omission communiqué les Messages de son Seigneur. Il a lutté pour Dieu contre les ennemis de Dieu sans faiblesse et sans chercher des excuses. Il est l’Imâm de ceux qui craignent Dieu. Il est la vue de ceux qui se dirigent ».
Il a dit aussi au sujet du Messager de Dieu : « Dieu avait chargé l’un de Ses grands Anges d’éduquer le Prophète (Psl), qui le conduisait, jour et nuit, sur les voies des grands mérites et des bons caractères ». « Il l’a chargé de transmettre Son Message, Il a honoré grâce à Lui sa Nation, Il a fait de Lui le printemps de ses contemporains. Il donnait de la gloire à ses auxiliaires et de l’honneur à ses partisans ».
Recommandations faites par le Messager de Dieu aux Musulmans
Le Prophète (Psl) s’adressait à son peuple (et en s’adressant à eux, il s’adressait aux Musulmans de tous les temps et de partout) pour leur dire : « Ô gens ! Votre Seigneur est Un et votre père est un. Vous êtes tous les fils d’Adam, et Adam est fait de poussière. Le plus noble parmi vous auprès de Dieu est celui qui est le plus pieux. Un Arabe n’est supérieur à un non Arabe que par la piété ».
Il leur faisait des recommandations au sujet de leurs relations les uns avec les autres. Il disait à ce propos : « Ô gens ! Vos sangs sont sacrés (illicites) entre vous, comme l’est ce jour-ci (le Jour du Sacrifice), comme l’est ce mois-ci (le mois Sacré) et comme l’est votre pays (le pays sacré), et ce jusqu’au Jour où vous rencontrerez votre Seigneur. Ai-je bien communiqué mon Message ? Seigneur ! Sois-en témoin. Que celui qui détient un dépôt le rende à son propriétaire. Craignez Dieu dans vos façons de traiter les femmes et agissez en bien vers elles. Ai-je bien communiqué mon Message ? Seigneur ! Sois-en témoin. Ô gens ! Les croyants sont frères, et les biens de l’un ne sont pas licites pour un autre contre son gré. Ai-je bien communiqué mon Message ? Seigneur ! Sois-en témoin».
Puis et comme s’il voyait l’avenir des Musulmans, il leur a dit : « Ne redevenez pas, après moi, des mécréants dont les uns et les autres se frappent réciproquement les visages avec leurs sabres. J’ai laissé parmi vous ce qui vous protégera de l’égarement tant que vous le tenez fermement, le Livre de Dieu et les membres de ma Famille ».
Lorsque nous regardons notre monde d’aujourd’hui, nous voyons la mécréance et l’arrogance lancer une guerre contre tous les Musulmans et contre tout l’Islam. Contre l’Islam de la loi et l’islam de la doctrine. Contre l’Islam de la vie et l’Islam de la Nation. C’est pour cela qu’à l’exemple des compagnons du Messager de Dieu, les Musulmans devraient s’unir et être miséricordieux les uns envers les autres, tel que Dieu, le Très-Haut, l’a dit en disant : ((Muhammad est le Messager de Dieu et ceux qui sont avec lui sont durs face aux mécréants et miséricordieux entre eux)) (Coran XLVIII, 29).
C’est de l’unité islamique que nous sommes responsables dans ce domaine : ((Attachez-vous tous fortement à la corde de Dieu. Ne vous divisez pas ; souvenez-vous des bienfaits de Dieu)) (coran III, 103).
Si nous aimons Dieu, nous devons œuvrer pour que l’Islam soit fort, pour que les Musulmans soient une Nation unie. Si nous aimons le Messager de Dieu (Psl), nous devons garder le Messager de Dieu (Psl) en gardant son Message. Si nous aimons ‘Alî et la Progéniture pure du messager, nous devons suivre leur exemple sur la voie de l’Islam authentique.



















