تحریری
Un extrait de testament historique de Imam Khomeiny(R) 6/4/1989
Au Nom de Dieu,
le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux,
L’Imam Ayatollah Khomeiny, le fondateur de la Révolution islamique d`Iran, est décédé le 4 Juin 1989. À cette occasion voici un extrait de son testament historique, Riche et instructif.
*l’Envoyé* de Dieu, que Dieu prie sur lui et sa famille et leur donne la Paix, a dit : « Je laisse parmi vous les deux Trésors : le Livre de Dieu et ma parenté, les Gens* de ma Demeure ; ils ne se sépareront pas jusqu’à ce qu’ils viennent me rejoindre au Bassin [paradisiaque] ».
Louange et gloire à Dieu ! O mon Dieu, répands Tes Prières sur Mohammad et sa famille, eux en qui apparaissent Ta Beauté et Ta Majesté et qui recèlent les secrets de Ton Livre où l’Unité se manifeste avec l’ensemble de Tes Noms, même celui que Tu T’es réservé et que nul autre que Toi ne connaît !
Il faut mentionner ce fait que le hadith* des deux Trésors est transmis parmi tous les musulmans d’après un grand nombre de témoins sûrs, qu’il se trouve dans les “six livres authentiques” des sunnites et d’autres de leurs livres, répété en plusieurs occasions et rapporté en divers termes par des chaînes de garants ininterrompues depuis le plus noble Envoyé, que Dieu prie sur lui et sa famille et leur donne la Paix. Ce noble hadith est un argument catégorique pour tous les humains et plus particulièrement pour les musulmans des diverses écoles doctrinales et juridiques : l’argument étant pour eux accompli, tous les musulmans doivent en répondre, et s’il y a une excuse pour les ignorants qui ne sont pas informés, il n’y en a aucune pour les savants des [diverses] écoles.
Le Coran a été envoyé sur terre par Dieu omniscient à Hazrat Muhammad (SAW) pour achever et sceller de pareilles révélations divines (Kashf -e Tomm-e Muhammadi) …, pour unifier l’humanité et la faire avancer à son état approprié ; pour sauver la question des attributs divins de la tyrannie et du mal ; pour instituer la règle de la justice et de l’équité, et conférer la souveraineté aux autorités divines ; ils ont à leur tour transmis cette souveraineté divine à des personnes de valeur, qualifiées…..
...Nous sommes fiers, et notre nation dévouée est fière, d’adhérer à une foi dans laquelle le saint Coran parle de l’unité de tous les Musulmans, et de l’unité de l’humanité. Nous sommes fiers que notre foi ait exhumé le Coran des cimetières et sauvé ce saint Livre comme prescription à l’homme pour la liberté par rapport à tous les liens physiques, mentaux et intellectuels qui le poussent plus profondément dans l’esclavage et le néant. …
Notre nation, en fait toutes les nations islamiques ainsi que les humbles et les opprimés, sont heureux de voir que leurs ennemis, qui sont les ennemis du Dieu tout puissant, de l’islam et du saint Coran, sont en fait des sauvages qui ne s’abstiennent pas de commettre des actes criminels pour faire avancer leur buts mesquins, et sont incapables de distinguer un ami d’un ennemi pour réaliser de traîtres objectifs. Les USA sont le pire ennemi de l’Islam. C’est un Etat terroriste par nature, qui a mis le feu à tout et partout, et son allié, le sionisme international ne manque pas le moindre crime pour réaliser son fondement et ses désirs avides, des crimes que la langue et la plume ont honte d’émettre ou d’écrire. L’idée stupide du grand Israël… (36) les entraîne à commettre tout crime honteux. Les nations islamiques et les peuples ‘Mustazafeen’ (les humbles, les opprimés) du monde sont heureux d’avoir comme ennemis les commensaux d’Israël Hussein de Jordanie (37) un criminel professionnel, itinérant, Hassan du Maroc… (38) et Hosni Moubarak …(39) d’Égypte. Ceux-là sont des complices des crimes d’Israël, et ils commettent tout acte de trahison contre leurs propres nations pour servir les USA….
Je saisis maintenant cette opportunité pour conseiller aux nations nobles et opprimées, y compris la nôtre, de demeurer fermement sur ce droit chemin divin qui ne conduit ni vers l’Est athée (Mulhid), ni vers l’occident païen oppresseur, mais vers le chemin que le Dieu Tout Puissant a décrété pour nous. Je conseille ensuite de ne pas être négligent même pendant un simple moment, en rendant grâce à cette bénédiction. Ne laissez pas les mains d’une superpuissance, ou de ses agents, qu’elles soient domestiques ou étrangères, affecter votre détermination et votre volonté. Sachez que plus le pouvoir satanique à l’Est ou à l’Occident devient tapageur, plus c’est une preuve du support divin pour vous, et Dieu récompensera et punira ceux qui le méritent de la meilleure manière, dans ce monde et dans les autres. « Vraiment, Il est le Seigneur de toute bénédiction, et dans sa main repose la domination sur toutes choses » (le Coran, sourate 23, al Muminum, les Croyants, verset 88).
Je demande avec ardeur à toutes les nations musulmanes de suivre les pratiques et les traditions du Prophète psl et des imams de sa descendant; en ce qui concerne les affaires politiques, sociales, économiques et militaires, et de sacrifier en leur nom tout ce qui peut être requis. De même, je veux enjoindre à chacun de vous de sauvegarder et d’observer la Sunna fiqh ( fiqh traditionnelle) …(41) ou les canons religieux pour ceux placés devant les écoles de mission prophétique, et ‘l’imamat’ et garantir le développement des nations par leurs décrets primaires et secondaires … (42), tous les deux étant des écoles de jurisprudence islamique. Mon conseil est que vous ne devez pas dévier d’un iota des enseignements des deux écoles de fiqh islamique, et ne pas prêter l’oreille aux soupirs du furtif (Satan) qui sont les ennemis de la religion et de la vérité. Soyez certains que même un petit pas vers une déviation peut être le prélude à la chute de la religion, des dogmes de l’Islam, et de la règle divine de justice. Ne manquez jamais les prières de masse du vendredi … (43) et les prières de congrégation quotidiennes … (44) (Salaat-al-Jumah et Salaat-al-Jamaat.). La prière de la congrégation du vendredi est l’une des plus grandes bénédictions divines pour la République Islamique d’Iran, elle reflète la dimension politique des prières. …
Laissez-moi dire à ce point que ce testament politico-religieux n’est pas destiné au seul noble peuple d’Iran. Bien plutôt, il est recommandé à toutes les nations islamiques, et aux peuples opprimés du monde, sans considération de religion et de nationalité. Je prie humblement pour que le Dieu Tout Puissant ne nous abandonne pas et nos nations à nous-mêmes, même pour un moment. Puisse-t-il ne pas retirer ses bénédictions aux enfants de l’islam, et aux combattants musulmans chéris.
Ruhollah Al-Musavi Al-Khomeini
1989
(La version complet : http://www.imam-khomeini.com)
Les Paroles et les conseils de l`Imam Moussa al-Kazim (AS)

Les Paroles et les conseils de l`Imam Moussa al-Kazim (AS)
Le petit fils de messager de Dieu(sawas)
« Ne considérez pas comme considérable le grand nombre de bonnes œuvres que vous faites ; et ne considérez pas comme peu important le peu de péchés que vous commettez, car le peu de péchés s’ajoute au peu de péchés pour faire beaucoup de péchés. Craignez Dieu lorsque personne ne vous voit autre que Lui et soyez équitables même contre vous-mêmes… ».
Ces paroles rappellent à un évènement survenu lorsque le Prophète (sawas), se trouvant avec ses compagnons dans un désert, leur a demandé d’aller chercher du bois pour allumer un feu. Les compagnons n’avaient trouvé que des petits brins qui, posés devant le Prophète (P) ont fait une grande quantité de bois. Alors le Prophète (P) leur a dit : « C’est de cette façon que les petits péchés se rassemblent pour donner lieu à de plus grands péchés ».
L’Imâm (p) a donné à l’un de ses fils la recommandation suivante : « Ô mon fils ! Garde-voie d’être vu par Dieu en commettant un péché qu’Il t’avait interdit de commettre, et de na pas être vu par Dieu en faisant une bonne œuvre qu’Il t’avait recommandée. Sois persévérant et ne te considère jamais comme ayant suffisamment adoré Dieu, le Très Haut, et comme étant suffisamment obéissant à Lui, car on n’adore jamais Dieu comme Il le mérite. Garde-toi de la plaisanterie car elle éteint la lumière de ta foi et entame ta magnanimité. Garde-toi de t’ennuyer et d’être paresseux car cela te prive de tes chances dans ce monde ci et dans l’Autre monde. Il ne fait pas partie de nous celui qui ne demande pas des comptes à soi-même tous les jours ; s’il trouve qu’il a fait du bien, il demande à Dieu de lui permettre d’en faire davantage, et s’il trouve qu’il a fait du mal, il demande à Dieu de le pardonner et il se repent de ce qu’il a fait ».
On signale ce qu’il a dit à son compagnon al-Fadl Ibn Yûnus : « Rapporte du bien, dis du bien et ne sois pas sans position ». Et comme le compagnon a demandé une explication, l’Imâm (p) a dit : « Être sans position c’est dire tout le temps : ‘Je suis avec les gens, je suis comme l’un des gens’. Le Messager de Dieu a dit : ‘Il n’existe que deux chemins ; celui du bien et celui du mal. Que le chemin du mal ne soit pas plus préférable pour vous que le chemin du bien’ ».
Il disait :
-Le croyant est comparable à deux plateaux de balance équilibrés : Chaque fois que sa foi se consolide, son épreuve devient autant difficile.
-Le bon voisinage ne consiste pas seulement à ne pas déranger ses voisins mais surtout à les supporters lorsqu'ils vous dérangent.
-Le jour du Jugement, seront appelés ceux qui ont droit de la récompense auprès d'Allah, ce jour-là se lèveront seulement ceux qui auront pardonné et rétabli la concorde sans attendre d'autre récompense que celle d'Allah.
-Il n'est pas des nôtres celui qui délaisse sa religion au profit de la vie et n'est pas des nôtres celui qui délaisse sa vie au profit de sa religion.
Il a fait à Hishâm Ibn al-Hakam la recommandation suivante : « Dieu a deux témoins auprès des hommes ; un témoin apparent et un témoin occulte. Le témoin apparent est les prophètes et les messagers, alors que le témoin occulte est les raisons ». Il demandait à ses compagnons de rendre des comptes eux-mêmes à eux-mêmes au sujet de tout ce qu’ils disent et de tout ce qu’ils font. Il disait : « celui qui, tous les jours, ne rend pas des comptes lui-même à lui-même ne fait pas partie de nous. S’il trouve qu’il avait fait du bien, il doit en faire d’avantage et glorifier Dieu. S’il trouve qu’il avait fait du mal, il doit demander pardon à Dieu et se repentir ».
L’Imâm (p) a indiqué aux gens ce qu’ils doivent apprendre : « Les connaissances nécessaires pour les humains sont au nombre de quatre. La première est de connaître ton Seigneur. La deuxième est de voir comment Il t’a fait. La troisième est de savoir ce qu’Il veut de toi. La quatrième est de savoir ce qui t’écarte de ta religion ».
L’Imâm (p) a donné à ses fils la recommandation suivante : « Partagez votre temps en quatre épisodes : Un premier épisode pour invoquer Dieu, un deuxième épisode pour travailler et gagner sa vie, un troisième épisode pour fréquenter des gens sincères qui vous éclairent sur vos vices et qui dans leur for intérieur restent loyaux envers vous, et un quatrième épisode pour vous adonner à vos plaisirs licites ».
Il a dit dans l'une de ses recommandations à Hishâm Ibn al-Hakam : "O Hishâm, le Commandeur des Croyants Ali(p) faisait à ses compagnons la recommandation que voici : "Je vous recommande de craindre Dieu publiquement et en secret. Je vous recommande d'être justes lorsque vous êtes mécontents ou contents. Je vous recommande de travailler pour gagner votre vie tout en étant pauvres ou riches. Je vous recommande de ne pas rompre vos liens avec ceux qui les rompent avec vous, de pardonner ceux qui vous traitent injustement et de donner à ceux qui vous privent. Vos regards devraient être destinés à apprendre. Votre silence devrait être destiné à la réflexion et vos paroles devraient être destinées à invoquer Dieu. Votre nature devrait être généreuse car le Paradis ne sera jamais gagné par un avare et l'Enfer ne sera jamais gagné par un généreux".
Beaucoup de gens et de savants tiennent leurs connaissances de l'Imâm Mussa al-Kâzim (p). On compte parmi eux Ahmad Ibn Hanbal, l'imâm des Hanbalites qui a dit : "Mûssâ Ibn Ja'far m'a dit : "Mon père, Ja'far Ibn Muhammad m'a rapporté de son père, 'Alî Ibn al-Hussein, qui le tient de son père, al-Hussein Ibn 'Ali, qui le tient de son père 'Ali Ibn Abû Tâlib, qui le tient du Messager de Dieu…". Et Ibn Hanbal d'ajouter : "Si un fou entend cette chaîne de transmission, il se serait réveillé", car ses transmetteurs occupent le sommet de toutes les significations de la science, de l'esprit et de la guidance.
Voilà les mots lumineux prononcés par l’Imâm al-Kâzim (p). Nous devons profiter de cette lumière et agir en conséquence pour nous engager dans la voie du Messager de Dieu (Psl) qui est celle de la satisfaction de Dieu. C’est la voie tracée par le Messager de Dieu (Psl) lorsqu’il a dit : « Seigneur ! Rien ne me chagrine si Tu n’es pas en colère contre moi ».les Ahlul-Bayte sont les guides qui nous dirigent vers Dieu, le Très-Haut. (« Dis : je ne vous demande aucun salaire pour cela (la prophétie; si ce n`est votre amour envers les proches » (al-choura, 42)
Que la paix soit sur l’Imâm al-Kâzim, le jour où il est né, le jour où il s’est fait martyr et le Jour où il sera ressuscité
Le 25e mois bénie Radjab , Le martyre de Imam Mussa Al-Kazim(p)

Le 25e mois bénie Radjab , Le martyre de Imam Mussa Al-Kazim(p)
Le septième Imâm de descendant de Saint Prophète (sawas), est Mûssâ al-Kâzim (p), fils de Imam Ja’far Sadeq. L'Imâm est né à Abwa (entre la Mecque et Médine), le Dimanche 7 safar, 128 Ap.H/744J.C
Il mourut en prison, empoisonné par le calife Harûn ar-Rachîd, le 25 radjab 183 A.H/799JC, après avoir passé 14 ans d'emprisonnement pendant lesquels il a subi d'indicibles souffrances et oppressions. Ses funérailles furent conduites par son fils ‘Alî ar-Ridâ (p). Il fut inhumé à Kâzimiyya (en Iraq) où se trouve son mausolée aujourd'hui.
Il fut le plus grand érudit de son temps. Il fut également le meilleur, le plus généreux, le plus courageux, le plus aimable et le plus correct de son temps. Sa grandeur était connue de tous. Son savoir fut inégalable, son engouement pour l'adoration ne saurait être dépassé. C'est parce qu'il contenait toujours sa colère qu'il fut surnommé «al-Kâzim» (celui qui contient sa colère). Pour son intégrité, on le surnomma également «al-‘Abd as-Sâleh» (le bon serviteur d'Allah).
Beaucoup de gens et de savants tiennent leurs connaissances de l'Imâm Mussa al-Kâzim (p). On compte parmi eux Ahmad Ibn Hanbal, l'imâm des Hanbalites qui a dit : "Mûssâ Ibn Ja'far m'a dit : "Mon père, Ja'far Ibn Muhammad m'a rapporté de son père, 'Alî Ibn al-Hussein, qui le tient de son père, al-Hussein Ibn 'Ali, qui le tient de son père 'Ali Ibn Abû Tâlib, qui le tient du Messager de Dieu…". Et Ibn Hanbal d'ajouter : "Si un fou entend cette chaîne de transmission, il se serait réveillé", car ses transmetteurs occupent le sommet de toutes les significations de la science, de l'esprit et de la guidance.
Durant sa jeunesse, l'Imam al Kadzim (as) passa 20 ans sous l'Imamat de son père Ja’far-sadiq (as). Son génie inhérent et ses vertus étaient combinés avec les conseils et l'éducation éclairés qu’ils lui avaient enseignés.
Le récit qui va suivre montre combien cette connaissance était large : Un jour abou Hanifa
(R) était venu voir l'Imam Ja'far as-Sadeq (as) en sa demeure, afin de le questionner sur un sujet religieux. L'Imam était endormi et ainsi abou Hanifa attendait que l'Imam soit réveillé. Pendant ce temps, Moussa al Kadzim (as), qui était très jeune, sorti et vit Abou Hanifa qui pour passer le temps lui demanda son avis en ces termes : " Ô petit-fils du prophète ! Quel est ton avis au sujet des actes d'un homme ? Les fait-il par lui-même ou les fait-il parce qu'Allah l'incite à les faire ? " " Ô Abou Hanifa, les actes d'un homme pourraient être classés en trois catégories : Premièrement, les actes qu'Allah lui enjoindrait indépendamment de sa volonté. En second lieu, Les actes que l'homme ferait avec l'appui d'Allah. Troisièmement, les actes que l'homme ferait seul. La logique humaine pourrait faire croire alors que dans les 2 premiers cas Allah pourrait être responsable; mais il n'en est rien. Si la première déduction était vraie, cela voudrait dire qu'Allah pourrait être injuste et pourrait punir les hommes pour des péchés qu'ils n'ont pas commis. Si la deuxième condition était acceptable, cela voudrait dire qu’Allah pourrait être injuste et pourrait punir les hommes pour les crimes dans lesquels il est associé. Mais l'impossibilité de ces deux premières conditions est évidente car Allah ne peut être injuste. Donc, la troisième alternative est que les hommes sont absolument responsables de leurs propres actes. " Abou Hanifa était réputé pour être partisan de la déduction par syllogisme ou analogie, cet entretien avec le jeune Imam (as) lui montra qu’ `il devrait revoir sa méthode de déduction.
Lorsque Moussa al Kadzim (as) devint Imam, la première décennie il put paisiblement dispenser les préceptes de l'Islam par le biais des enseignements du prophète (sas).
Ses connaissances furent révélées en diverses occasions, et elles éblouirent les gens. Son dialogue avec Buraiha est bien connu. À la suite de ce dialogue l'Imâm (p) convainquit en effet son interlocuteur chrétien de se convertir à l'Islam.
Un jour, un homme mendia cent dinars de l'Imâm. Celui-ci lui posa quelques questions pour sonder ses connaissances religieuses et lui donna deux mille dirhams.
L’Imâm al-Kâzim (p) a rempli le monde à son époque en matière de science, d’ascétisme et de protestation contre les injustes. L’Imâm (p) a gagné la confiance du peuple ce qui a suscité la crainte du calife ‘abbâsside Haroun Ar Rashid surtout lorsqu’il a su que les Musulmans se réfèrent à l’Imâm pour lui poser leurs questions et lui envoient l’impôt légal. Pour cette raison, il a décidé d’emprisonner l’Imâm (p) qui disait dans sa prison : « Seigneur ! Je te demandais de me permettre de me consacrer pour T’adorer et voilà que Tu exauces ma demande. À Toi donc mes remerciements ».
L'Imâm (p) avait une belle voix en récitant le Coran. On rapporte qu'il restait quatre heures debout pour accomplir des actes cultuels, et qu'il récitait le Coran et se prosternait pendant longtemps. Il pleurait souvent par amour d'Allah (swt). Il mourut alors qu'il était en prosternation.
Un jour, Abû Hamza, voyant l'Imâm al-Kâzim (p) en train de travailler dans son jardin alors que la sueur perlait de sa tête jusqu'à ses pieds, lui demanda où étaient ses serviteurs. L'Imâm (p) lui répondit qu'il y avait quelqu'un de meilleur que l'Imâm et son père. Lorsque Abû Hamza lui demanda qui était cet homme, l'Imâm, répondit que c'était le Prophète d'Allah, Muhammad (P), ainsi que l’Imâm ‘Alî (p), et que tous ses ancêtres travaillaient de leurs propres mains. Tel fut donc la Sunna (la Ligne tracée) des Prophètes, des Délégués d'Allah et des gens droits.
Les Imams de Ahlul-Bayte(P) étaient tellement vénérés par le peuple que la plupart des califes les craignaient et les persécutaient avec férocité.
En célébrant la mémoire de l’Imâm Mûssâ al-Kâzim (p), nous renouvelons notre engagement à suivre la voie d`Ahlul-Bayte(P) car ils représentent la voie de l’Islam authentique à partir du Prophète (P). Un poète n’a-t-il pas dit à ce propos :
Suis des gens dont les paroles sont :
« Notre grand-père a rapporté
Ce qu’il détient de Jabrâ’îl
Qui lui-même le détient du Créateur » !
Le 15 de mois bénie Rajjab, Le Dèce de Grande Dame Zaynab (p)

Le 15 de mois bénie Rajjab, Le Dèce de Grande Dame Zaynab (p)
Au Nom Allah le miséricordieux le plus miséricordieux
Le 15 de mois bénie Rajjab ,est l’anniversaire de la mort de la femme pieuse, l’héroïne, la combattante et la savante, qu’est la Dame Zaynab, la petite Fille de prophète(psl), la Grande Fille de ‘Alî (p) et Fatima(p) ,elle a vécu dans le giron de sa mère, la Dame Fâtima az-Zahrâ’ (p), sous la surveillance de son grand- père Prophète (psl) et de ses deux frères, al-Hassan (p) et al-Hussein (p).
C`est le Messager de Dieu p qui l'a nommé : Zaynab ce qui signifie la beauté de son père ». (Donc la fierté de son père).
Elle est très reconnue par des grandes qualités qu'elle possédait notamment on dit d'elle qu'Elle reflétait les meilleurs attributs de ceux qui l’avaient élevée. En sobriété et sérénité elle ressemblait à Oummoul Mo’minine (sa Grand-mère Khadija), en modestie et chasteté à sa mère Fatima Zahra(as), en éloquence à son père Imam Ali (as), en prévoyance et patience à son frère l’Imam Hassan (as), et en bravoure et tranquillité a son frère l’Imam Hussein (as). Son visage reflétait l’âme de son père Ali (as), et la révérence de son grand père, Prophète Mohammad (sas),
Elle était très reconnue pour sa science, sa noblesse et sa patience.
Elle était capable de donner des enseignements avec une telle clarté et éloquence qu’elle devient connu comme FASILAH = extrêmement habile et BALIGHAH = intensivement éloquente.
L’Imam Zayn al Abydine dit à son sujet : « Tu es par la Miséricorde d’Allah, la plus savante par excellence que nulle ne peut égaler parmi les femmes, ta compréhension des choses fait de toi la femme la plus douée de ton temps »
Elle était présente le jour Achoura avec son frère Imam Hussein, le petit fils du noble Prophète Psl , à Karbala ,après la fin de combat une fois Imam Hussein tombé en martyre ,lui et ses compagnons; c'est Zeinab qui a pris la direction en main.
Elle était forte et ferme. Elle n'a pas failli devant le drame. Le drame était une expérience parmi les plus difficiles qu'un homme pourrait éprouver, parmi les événements qui pourraient inciter l'homme à être triste face à la sauvagerie des ennemis. Pourtant, Zaynab (p) se sentait responsable envers les enfants d’al-Hussein (p) et envers l'Imâm Zayn al-'Abidîn (p) qui était malade. Elle a pris ses soignes.
Elle était forte devant les ennemis tyranniques, surtout à Kûfa où elle a prononcé son célèbre discours dans lequel elle a tancé ceux qui n'ont pas accouru à assister al-Hussein (p) ainsi que ceux qui ont participé à la guerre contre lui. Elle leur a parlé avec force et on dit qu'ils ont pleuré en entendant son discours. Aussi Elle ne tremblait pas devant le pouvoir de khalife tyran Yazid ni devant la force de ses armées. Elle ressemblait à son père, 'Ali (p) qui a dit : "Si tous les Arabes se rassemblaient pour me combattre, je ne les fuirais jamais".
Ayant être emprisonner, Pendant toute sa marche, Sayyida Zaynab (p) possédait une personnalité de dirigeante. Elle était la dirigeante qui a pu poursuivre le mouvement de la révolution husseinite. S'il n'y avait pas Zaynab (p), cette révolution aurait pu échouer. Al-Hussein (p) a sacrifié. Quant à Zaynab (p), elle a complété le sacrifice et a fait connaître au monde ce qu'est le sens de la révolution d’Al-Hussein (p).
C'est cela qui nous fait comprendre que la femme musulmane qui vit sa spiritualité et sa force islamique est capable de vaincre les hommes dans les situations les plus difficiles, qu'elle est capable de combler les points de faiblesse dans la marche. Ses discours sont disponibles.
Le 15 du mois de Rajjab en l’an 62 de l’Hégire. Sayyeda Zaynab (as) rendu l’âme, décéda à Cham (Syrie, Damas d`aujourd’hui) et y fut enterrée.
Que la paix soit sur notre Sayyida Zaynab (p), le jour où elle est née, le jour où elle est passée auprès de son Seigneur et le Jour où, vivante, elle sera ressuscitée.
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La conception de l’âme chez l’Imam Ali (p) :
La conception de l’âme chez l’Imam Ali (p) :
Komayl ibn Ziyâd a rapporté : « J’ai interrogé Mawlânâ Ali, Émir des croyants – sur lui mille bénédictions et salutations –lui disant : « O Émir des croyants ! Je voudrais que tu me fasses connaître mon âme (nafs, moi-même). L’Imam de répondre : «O Komayl ! Quelle âme souhaites-tu que je te fasse connaître? Je dis : O mon Seigneur, n’y a-t-til pas une âme unique? Il me dit :
« O Komayl ! Il y a quatre sortes d’âmes :
1- il y a l’âme végétative qui fait croître ;
2- il y a l’âme vitale qui a la sensibilité ;
3- il y a l’âme pensante, indépendante de la matière (dodsîya, sainte ) :
4- il y a l’âme divine intégrale.
Chacune de ces âmes a cinq puissances et deux propriétés.
L’âme végétative a cinq puissances : 1-celle qui attire, 2-celle qui saisit, 3-celle qui assimile, 4-celle qui repousse, 5-celle qui engendre. Elle a deux propriétés : l’une est l’accroissement, l’autre est la décroissance. Elle est émise à partir du foie.
L’âme vitale sensible a cinq puissances : 1-l’ouie, 2-la vue, 3-l’odorat, 4-le goût, 5-le toucher, et elle a deux propriétés : appétit de désir et appétit de domination. Elle émise à partir du cœur.
L’âme pensante sainte a cinq puissances : 1-réflexion, 2-souvenir, 3-connaissance, 4-clémence, 5-noblesse. Elle n’est pas émise à partir d’un organe. Elle est celle qui, entre toutes, ressemble le plus aux âmes angéliques. Elle possède aussi deux propriétés : l’une est la pureté, l’autre est la sagesse.
L’âme divine totale a cinq puissances : 1-surexistence dans l’anéantissement, 2-bien-être dans la misère, 3-puissance dans l’abaissement, 4-richesse dans la pauvreté, 5-constance dans l’épreuve. Elle a deux propriétés : agrément et abandon à Dieu. C’est elle qui a son origine en Dieu et qui retourne à lui. Dieu le dit : « J’ai insufflé en lui de mon esprit » ( 15 : 29) et « O âme pacifiée ! retourne à ton Seigneur, agréante et agréée » (89- : 27-29). Et l »Intelligence est au centre du tout.
(Molla Sadra, Le Livre des pénétrations, par Henri Corbin,.Ed. Verdier, pp. 154-155 )
Communion avec Allah swt
Imam 'Ali (as): communion avec ALLAH swt
Communion avec Allah swt
Consacre la meilleure part de ton temps pour entrer en communion avec Allãh, bien que chaque moment de ton temps soit seulement pour Allãh, si tu le passes sincèrement à servir ton peuple. Il faut que l’obligation que tu dois directement à Allãh soit incluse dans les cinq temps de prières prescrits par la religion.
Consacre-toi jour et nuit aux prières. Que tes prières soient aussi parfaites et aussi exemptes de défauts que possible, et ne te laisse pas tracasser par un quelconque malaise physique.
Lorsque tu diriges une prière en assemblée, n’ennuie pas les gens par une prolongation non nécessaire de la prière, car il se peut qu’une telle prolongation leur cause des inconvénients et les indispose, ce qui fait perdre son effet, car, il y a dans la prière en assemblée des gens qui sont malades ou qui ont des obligations importantes à accomplir.
En effet, un jour, lorsque j’ai reçu l’ordre de me rendre au Yémen, j’ai demandé au Messager d’Allãh (p) comment je devais diriger la prière en assemblée là-bas. II m’a dit: "Accomplis tes prières comme le ferait le plus faible parmi les priants, et donne ainsi l’exemple de respect d’autrui aux croyants."
Le 10 Radjab,5/21/2013:naissance d`Imam Mohammad Al-Jawad
Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

Dieu dit dans Son Noble Livre : ((Dieu ne veut qu’écarter de vous la souillure, ô Gens de la Famille et vous purifier totalement)) (Coran XXXIII, 33). Et parmi les Gens de la Famille, on note L'Imam Mohammad Ibn Ali at-Taqi (le pieux), aussi nommé al-jawâd (le magnanime) ou Ibn al-Rezâ.le 10em Imam de descendant du prophète (psl). I1 est né le 10 Rajab en 195hejir/809 JC à Médine et, est mort martyr le 29 zul-qad en 220/835.
Si nous parlons de la vie des Gens de la Maison (p) du noble prophète (psl), c’est pour apprendre comment vivre l’Islam à travers ces élus purifiés. C’est pour apprendre à faire face à notre présent à travers les lignes lumineuses de notre passé. C’est pour construire notre avenir à tous sur la base de la Révélation divine et des enseignements du Messager de Dieu (P), enseignements qu’ont diffusés les Imâms appartenant aux Gens de la Famille (P), qui ont concrétisé –par leurs paroles, leurs enseignements, leurs actions et leurs faits et gestes- tout ce qui est révélé dans le Livre de Dieu et tout ce qui est exprimé dans la Sunna du Prophète (P).
Imam al-jawâd (p) est l’un des plus jeunes parmi les Imâms. Mais malgré son jeune âge qui a coïncidé avec celui du prophète Yahyâ (Jean Baptiste) (p), il fut ce qui ressemblait à un miracle, ((Nous lui avons donné la sagesse alors qu’il était tout enfant)). Il a vécu à l’époque des Abbassides qui ont tant persécuté les Imâms, car ils les craignaient pour leurs trônes du fait que les Musulmans, de toutes les écoles et tendances, leur vouaient une grande confiance.
Il a atteint en matière de science, de sagesse, de culture et de perfection d’esprit, un degré qui n’était atteint par aucun des savant de son époque; et çà en dépit de son bas âge.
L'Imam fut le plus grand érudit de son temps, le plus généreux et le meilleur bienfaiteur. Il fut très coopératif, gentil et de bonne disposition, et très éloquent.
Il avait l'habitude de monter sur son cheval en apportant de l'argent et des aliments pour les distribuer aux nécessiteux. Son savoir fut célèbre parmi les gens.
Malgré son jeune âge, lui qui n’a vécu que vingt-cinq ans, l’Imâm al-Jawâd (p) a émis des hadiths qui ont été rapportés par un grand nombre de savants. Comme « Al-Khatîb al-Baghdâdî a écrit dans ‘Târîkh Baghdâd’ –l’Histoire de Baghdâd; le livre intitulé ‘al-Manâqib’ ….
Parlant du fait d’écouter les autres et de faire attention à ce qu’ils disent lorsqu’ils parlent des concepts et des principes, l’Imâm al-Jawâd (p) a dit : « Celui qui écoute quelqu’un qui parle ne fait que l’adorer. Si celui qui parle rapporte ce que Dieu dit, celui qui écoute adore Dieu. Si celui qui parle le fait comme s’il était le Diable, celui qui écoute ne fait qu’adorer le Diable ».
Au sujet des qualités du croyant, l’Imâm al-Jawâd (p) a dit : « Le croyant a besoin de trois qualités : Une bonne direction de la part de Dieu, un bon sermonneur de la part de soi-même et un bon accueil des conseils qu’on lui fournit ». Après cela, l’Imâm (p) dit : « Ne sois pas l’ami de Dieu en public et Son ennemi en secret ».
Il dit aussi : « L’homme est suffisamment traître lorsqu’il est fidèle aux traîtres ».
L’Imâm al-Jawâd (p) rapporte une Tradition émanant du Commandeur des croyants, ‘Alî (p) qui, pour consoler Abû Dharr le grand compagnon du prophète (psl) ; lorsqu’il a été expulsé de Médine, la ville du Messager de Dieu (P) où il avait passé toute sa vie au service de l’islam, lui a dit : « Tu t’es révolté pour Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire ; aie donc confiance en celui pour qui tu t’es révolté. Ils ont eu peur de toi pour leur vie d’ici-bas, et tu as eu peur d’eux pour ta vie de l’Autre monde. Même si les cieux et la terre étaient complètement fermés devant un serviteur qui craint Dieu, Dieu lui trouverait un moyen d’en sortir. Ne te laisse attirer que par le vrai et n’aie de la répulsion que pour le faux ».
Un certain homme a dit à l’Imâm al-Jawâd (p) : « donne-moi un conseil ». Il lui a répondu : « Tu l’accepterais ? ». Obtenant une réponse positive, il lui a dit : « Que la patience soit ton coussin et que l’indigence soit ton collier ; renonce à tes désirs, lâche tes envies et sache que tu es toujours sous l’œil de Dieu ».
Une quantité d’étoffe de grande valeur a été une fois envoyée à l’Imâm al-Jawâd (p) ; mais des pilleurs s’y sont emparés en route. La personne qui la transportait a écrit à l’Imâm (p) pour le mettre au courant de l’affaire. Pour répondre, l’Imâm (p) a écrit de sa propre main ce qui suit : « Nos âmes et nos biens sont des dons que Dieu nous donne en les déposant en notre possession. Il nous laisse en jouir tout en étant contents et satisfaits, mais Il peut les récupérer et Il nous inscrit des bonnes œuvres pour nous récompenser notre privation. Celui dont la mortification due à leur perte est plus grande que sa patience, se verra perdre la récompense ; nous demandons refuge auprès de Dieu contre une telle perte »
L’Imâm (p) a dit : « Le croyant ne trahit jamais ». Il a prononcé ces paroles en réponse à un homme qui voulait s’établir à la Mecque et à Médine parce qu’il a une dette à rembourser dans un autre pays. « Retourne vers ton créancier, a dit l’Imâm, et fait en sorte que ta dette soit remboursée avant de rencontrer Dieu, car le croyant ne trahit jamais ». L’homme doit être fidèle à ses engagements et ne pas s’acquitter de ses dettes est une trahison et un manque de fidélité alors que la religion consiste dans la fidélité. Dieu dit à ce propos : ((Ô vous qui croyez ! Ne trahissez pas Dieu et le Messager, ce qui serait trahir les dépôts confiés à vous, alors que vous le savez)) (Coran VIII, 27).
ENCORE QUELQUES PAROLES DE L'IMAM AL JAWAD(p)
-La dignité d'un croyant réside dans son indépendance des autres (matérielle).
-Le croyant à besoin de 3 qualités :
-la bonne orientation d'Allah.
-Une exhortation de soi-même.
-l'acceptation des conseils.
-Le jour de la Justice est plus dur pour l'injuste que le jour l'injustice pour l'opprimé.
-L'adorateur n'obtient jamais la plénitude et la vérité de la foi tant que sa religion n'influe pas sur ses propres désirs.
Quelle est La notion de tawhid dans le Coran?
Quelle est La notion de tawhid dans le Coran?
D’après le commentaire du Saint Coran : Al-Mizân de ’Allâmeh Tabâtabâ’i
Cet article vient ouvrir une série d’études consacrées à la pensée de ’Allâmeh Tabâtabâ’i, l’un des plus grands penseurs, philosophes, et commentateurs du Coran du XXe siècle, dans le but de faire découvrir à nos lecteurs certains aspects importants de la pensée iranienne contemporaine dans les domaines religieux et spirituel. Elles s’inspireront principalement du commentaire du Coran Al-Mizân, œuvre maîtresse de ’Allâmeh, mais aussi d’autres ouvrages de grands penseurs iraniens des siècles précédents et contemporains tels que Mortezâ Motahari, qui fut l’un de ses élèves et contribua largement à diffuser la pensée de son maître. En Iran et dans plusieurs pays musulmans, Al-Mizân est considéré comme l’une des œuvres les plus importantes de la pensée islamique contemporaine.
La notion de "tawhid"
Le mot tawhid vient de la racine w-h-d qui évoque les notions de singulier, seul, un et unique. [4] Le concept de tawhid a été traduit de diverses façons : parfois simplement par "monothéisme", mais aussi par "unicité divine", "unité divine", "doctrine de l’unité divine"… Ces traductions sont toutes justes en partie, mais aucune n’épuise la profondeur de cette notion. D’un point de vue grammatical, le mot tawhid est un nom verbal (masdar) de deuxième forme qui exprime l’idée d’un processus de réunion, d’unification, et qui pourrait ainsi être traduit par "l’acte d’unifier". Dans ce sens, le mowahhid ou monothéiste, est aussi un "’unificateur", une personne qui "ramène la multiplicité vers l’unité, vers un principe unique". Le tawhid n’implique donc pas seulement l’affirmation d’une croyance, mais est aussi un cheminement, une action constituant à aller du multiple à l’Un, et à réaliser cette unité en soi-même. Dès lors, on pourra parler de tawhid comme monothéisme ou doctrine de l’unité, mais aussi comme réalisation concrète de cette unité. [5]
L’unicité divine comporte ainsi plusieurs étapes ou "degrés" : on peut ainsi distinguer l’unicité de l’essence divine, c’est-à-dire du Dieu unique et Créateur de toute chose ; l’unicité des attributs, selon laquelle les différents attributs divins comme la miséricorde, le pardon, la puissance, etc. ne forment qu’une seule et même réalité ; l’unicité des actes, selon laquelle l’ensemble du système de causalité est lié à la volonté divine ; et enfin l’unicité dans l’adoration, qui consiste pour le croyant à n’adorer que Dieu dans ses actes de dévotion, ainsi qu’au travers de ses paroles et actions. Plus qu’une simple croyance en un Dieu unique et un état de fait, le tawhid constitue donc une force, un élan qui oriente l’ensemble des conceptions et actes du croyant. Il a pour but de faire disparaître la dispersion dont l’homme est victime en suivant des divinités multiples – qui peuvent être des idoles extérieures tout autant que ses désirs intérieurs – afin d’unifier les différentes dimensions de sa personne et lui permettre de contempler l’unité de la création au-delà de sa multiplicité apparente : "Ma prière et mes actes de dévotion, ma vie et ma mort sont entièrement dévoués à Dieu, le Seigneur de l’Univers." (6 : 162). Pour résumer, le tawhid n’implique pas seulement une connaissance et une reconnaissance de l’existence d’un Dieu unique, mais aussi tout un mode d’être visant à réaliser cette unité en soi.
La question du tawhid dans le Coran selon Al-Mizân [6]
Selon ’Allâmeh Tabâtabâ’i, la question du tawhid est à la fois la plus centrale et la plus difficile à concevoir en ce qu’elle doit être abordée selon un horizon situé bien au-delà du monde matériel et de ses lois à travers lesquelles nous avons tendance à analyser tout phénomène. A titre d’exemple, lorsque l’on dit que "Dieu est un", la première chose qui vient à l’esprit est que Dieu est une personne ou une entité séparée des autres, très haut dans le ciel ou vivant "quelque part" dans l’espace. Les conceptions humaines de Dieu ont ainsi naturellement tendance à Le réduire à une détermination spatiale et temporelle, et dès lors à inconsciemment penser le Créateur comme un être soumis aux lois de la matière et du changement. Le Coran s’élève contre cette représentation simpliste du Dieu unique consistant à Le considérer comme un "super être" au-dessus des êtres, et à croire que le monothéisme consiste essentiellement à fondre tout un ensemble d’idoles en une seule entité, à laquelle on applique ensuite le qualificatif de "Dieu" : "Et ils [les Mecquois] s’étonnèrent qu’un avertisseur parmi eux leur soit venu, et les infidèles disent : “C’est un magicien et un grand menteur, réduira-t-il les divinités à un Seul Dieu ? Voilà une chose vraiment étonnante”." (38:4-5) Ces versets évoquent ainsi que les adorateurs d’idoles concevaient l’invitation à adorer un Dieu unique comme un appel à ramener toutes les idoles à une seule : ils se représentaient Dieu comme une unité numérale (wahdat ’adadiyya), c’est-à-dire comme un "un" appartenant à la simple classe des unités. Dans une telle conception, le concept d’unité s’oppose à celui de multiplicité, et Dieu n’est qu’une "super-entité" d’un genre particulier surplombant une multiplicité d’entités plus petites du même genre. Selon cette logique, Dieu est réduit à un simple "un parmi d’autres" et est donc limité par le temps et l’espace, tel un roi par rapport à ses sujets : il règne sur eux, mais son pouvoir n’en est pas moins limité. Une telle logique dans la façon d’aborder la relation entre polythéisme et monothéisme peut être comparée à dix verres d’eau que l’on verse dans un bassin pour en faire une eau unique. On peut ainsi reverser cette même eau dans les dix verres, et transformer ainsi de nouveau l’eau unique en dix unités séparées. L’unité numérale est donc limitée, et peut être transformée en une multiplicité d’unités séparées des autres et encore plus limitées. Il faut donc ici distinguer entre ce qui est un et qui peut être comparé à d’autres unités, et ce qui est unique, au-delà de toute comparaison : "Rien ne Lui ressemble" (42 : 11).
Par des versets comme "Et votre Divinité est une divinité unique. Pas de divinité à part lui" (2 : 163) ou "C’est Lui le Vivant. Point de divinité à part Lui. Appelez-Le donc, en Lui vouant un culte exclusif" (40 : 65), le Coran invite clairement à s’éloigner des divinités éparpillées et à n’adorer que le Créateur des mondes. Cependant, le Coran ne se limite pas à attester l’existence d’un Dieu unique, mais expose aussi la façon dont Dieu est Un, en invalidant notamment toute notion de contrainte et limitation à Son sujet : "La force tout entière est à Dieu" (2 : 165) ; "C’est Lui l’Unique, le Dominateur suprême (qahhâr) ” (13 : 6) ; "Qui est le meilleur : des Seigneurs éparpillés ou Dieu, l’Unique, le Dominateur suprême ? Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l’appui desquels Dieu n’a fait descendre aucune preuve."(12 : 39-40). Il est ainsi intéressant de constater que dans plusieurs versets, l’attribut "Dominateur suprême" (qahhâr) vient immédiatement après l’attribut "Unique" (wâhid), venant ainsi souligner que le sens de "Dieu unique" n’est pas "un parmi les autres", et que l’on ne doit pas penser Son unité comme celle d’un individu ou d’une espèce particulière.
Les versets "C’est Lui certes qui embrasse toute chose [par Sa science et Sa puissance]" (41 : 54) ou "A Dieu seul appartiennent l’Est et l’Ouest. Où que vous vous tourniez, la Face (direction) de Dieu est donc là, car Dieu a la grâce immense ; Il est Omniscient" (2 : 115) soulignent ainsi que Dieu ne peut être conçu selon la logique des lois de la matière, étant donné que celui qui est omniprésent et embrasse toute chose n’est limité ni à un temps, ni à un espace particuliers comme c’est le cas des objets physiques. Enfin, la sourate intitulée "Le monothéisme pur" (al-Ikhlâs) vient confirmer cette vison du tawhid : "Dis : "Il est Dieu, Unique (ahad), Dieu, le Samad. Il n’a jamais engendré, ni n’a été engendré, et nul n’est égal à Lui" (112-1:4). Ici, le concept de samad évoque un être de plénitude, qui ne connaît ni augmentation ni diminution, et qui recouvre tout ce qui existe. Le verset suivant évoquant qu’Il n’a pas engendré vient réfuter l’existence d’une relation entre Dieu et Sa création du type de celle d’une mère mettant au monde son enfant ; c’est-à-dire une création qui se séparerait de son Dieu après avoir été "engendrée" et qui enlèverait quelque chose à son Créateur. La création n’est donc pas "chose" face à Dieu qui se serait séparée de lui, mais elle Lui est au contraire intimement liée, le tout formant un ensemble plein, unifié, inséparable. L’unité divine selon le Coran exclut donc toute hypothèse de séparation entre Dieu et Ses créatures. Dès lors, la conception du tawhid telle que présentée dans le Coran va bien au-delà de la notion de Dieu unique, pour embrasser tous les aspects de la création.
La question de la relation entre Dieu et Ses créatures
Cependant, l’absence de séparation ne signifie pas pour autant l’incarnation de Dieu dans Sa création, car dans ce cas, le tawhid ne serait que synonyme de panthéisme. Dans Nahj al-Balâgha, l’Imâm ’Ali, premier Imâm des chiites, a parfaitement exprimé toute la subtilité de la relation entre Dieu et Ses créatures :
« Dieu est à l’intérieur des choses, sans qu’Il se mélange avec elles
Et Il est à l’extérieur des choses, sans qu’Il soit séparé d’elles ». [7]
Ainsi, pour saisir toute la profondeur de la notion de tawhid, il faut considérer Dieu comme à la fois intensément proche de l’homme : "Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire." (50 :16) ; "Sachez que Dieu s’interpose entre l’homme et son cœur" (8 :24) ; "Il est avec vous où que vous soyez" (57 : 4), "Je suis tout proche : Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie."(2 :186), mais aussi comme demeurant absolument transcendant par rapport à Sa création : "Il est Supérieur à tout ce qu’ils décrivent." (23 : 91) ; "Nul n’est égal à Lui." (112 : 4) ; "Rien ne Lui ressemble." (42 : 11).
En nous disant que Dieu est plus proche de l’homme que sa veine jugulaire et en même temps qu’Il est Très-Haut et Elevé, le Coran nous invite à dépasser les conceptions trop simplistes de Dieu et de la façon dont Il est "Un". Selon la vision coranique du tawhid, proximité intense et transcendance absolue ne s’excluent nullement étant donné que Dieu n’est pas un être matériel limité, mais au contraire l’Etre suprême qui englobe et enveloppe tout : "C’est Lui le Premier et le Dernier, l’Apparent et le Caché." (57 : 3)
Le Coran considère également que le tawhid fait partie de la nature divine primordiale de l’homme qui recherche naturellement ce qui est un et unique, et s’efforce constamment d’atteindre une unité au milieu de la multiplicité. Cette tendance naturelle est notamment perceptible dans une relation amoureuse, où chacun cherche à aimer une personne unique et à se dévouer à elle. Il en va de même dans le domaine spirituel, comme l’évoque Joseph dans ce beau verset : "Que vaut-il mieux ? Une multitude de divinités ou Dieu l’Unique ?" (12:39)
Dès lors, le tawhid se confond avec l’être même et englobe tout ce qui existe d’un point de vue ontologique, constitue le socle des croyances de l’islam du point doctrinal, tandis que sa réalisation intellectuelle et concrète constitue le but suprême du croyant. Ainsi, la vie du croyant doit avoir une dimension "unifiante", de façon à ce que chaque pensée et acte contribue à le rapprocher de Dieu, ainsi qu’à lui révéler la présence de son Créateur dans le monde et en lui-même : "Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident qu’Il [Dieu] est la Vérité." (41 : 53). De par sa dimension pratique et concrète, le tawhid invite l’homme à se défaire des idoles extérieures et intérieures pour réaliser que chaque chose est un signe (âya) de Dieu et la manifestation de Ses perfections divines, et que "Où que vous vous tourniez, la Face de Dieu est donc là, car Dieu a la grâce immense" (2 : 115). Du Dieu un, le tawhid conduit ainsi à "l’unicité de l’existence" (wahdat al-wujoud) ainsi qu’à redéfinir son rapport au monde et à soi-même. La réalisation de l’unité en sa propre âme permet l’ouverture progressive de l’œil intérieur pour pouvoir ultimement dire, avec l’Imâm ’Ali, "Je n’ai vu aucune chose sans voir Dieu devant elle et avec elle." [8]
Aperçu sur la vie et l’œuvre de ’Allâmeh Tabâtabâ’i
Seyyed Mohammad Hossein Tabâtabâ’i Qâzi, plus connu sous le nom de ’Allâmeh [1] Tabâtabâ’i, est né en 1892 à Tabriz en Iran, dans une famille de savants religieux. Il perd sa mère à l’âge de 5 ans et son père à l’âge de dix ans. Après avoir commencé des études primaires et secondaires dans sa ville natale, il part pour Najaf en Iraq, afin de poursuivre ses études religieuses. Il y fait la connaissance de Seyyed ’Ali Qâzi, qui deviendra son maître et qui, par une simple phrase, suscita un profond bouleversement en lui : "Outre les études, il est bon que celui qui vient étudier à Najaf se préoccupe aussi de l’éducation et du perfectionnement de sa propre âme". [2] ’Allâmeh s’engage alors dans un cheminement spirituel et gnostique vers son Créateur tout en acquérant la maîtrise de nombreuses sciences, et en menant une vie d’une simplicité extrême. Sa situation matérielle s’aggravant, il est contraint de revenir à Tabriz et de se consacrer à des travaux agricoles durant dix ans. Tout au long de ces années, il demeure dans un état d’attention constante à Dieu. Après une amélioration de sa situation financière, il part s’installer à Qom avec sa famille en 1945, ville où il demeurera jusqu’à la fin de sa vie. Il se consacre alors à l’enseignement de la philosophie ainsi que, pour un groupe plus restreint et avec discrétion, de la gnose. L’immensité de son savoir contraste avec son apparence simple et sa grande humilité. Il ne tarde pas à être reconnu et respecté par les grandes autorités religieuses de l’époque non seulement pour l’ampleur de son savoir, mais aussi pour ses perfections morales, sa patience, sa douceur et la gentillesse dont il fait preuve en toute situation. ’Allâmeh Tabâtabâ’i fut le maître de nombreuses grandes personnalités telles que ’Allâmeh Tehrâni, Shahid Mortezâ Motahari, Mohammad Mofatteh, Hassanzâdeh Amoli, Seyyed Hossein Nasr, mais également de Henry Corbin, dont il influença profondément la pensée. ’Allâmeh Tabâtabâ’i fut rappelé à Dieu en 1981 et enterré à Qom. Tout au long de sa vie, il rédigea de nombreuses œuvres dans les domaines de la philosophie, de la religion, de l’histoire… Son œuvre principale demeure cependant son commentaire du Coran intitulé Al-Mizân et publié en vingt volumes. Ce monument de savoir, qui a notamment été traduit en anglais, demeure un ouvrage de référence en Iran, et constitue une véritable mine de sagesse et de subtilités. Comme nous l’avons évoqué, nous nous proposons ici de présenter certains sujets centraux abordés dans le Coran, en nous inspirant notamment de certains points développés dans ce commentaire. La raison pour laquelle nous avons choisi de commencer par aborder la notion de tawhid est que selon ’Allâmeh, c’est de cette notion que sont issues et dépendent toutes les autres questions de l’islam : "Selon les hauts enseignements de l’islam, la question du tawhid est l’unique principe qui règne sur tous les aspects du monde, et on peut clairement voir qu’en islam, toute question théorique ou pratique est en réalité la question du tawhid qui apparaît sous différents aspects et sous l’apparence de diverses propositions théoriques et pratiques." [3]
Bibliographie :
Seyyed Mohammad-Hossein Tabâtabâ’i, Tafsir al-Mizân, Vol. 6, traduction persane de Seyyed Mohammad Bâqer Moussavi Hamedâni, Daftar-e enteshârât-e eslâmi, Qom.
Mortezâ Motahhari, Concevoir le monde : la vision de l’islam, Al-Bouraq.
Imâm ’Ali, Nahj al-Balâgha (La voie de l’éloquence).
Kish-e Mehr (La religion de l’amour), Enteshârât-e Henâres, Qom, 2009. [Biographie de ’Allâmeh Tabâtabâ’i]
Reig, Daniel, Dictionnaire arabe français, Larousse.
Notes
[1] ’Allâmeh désigne en arabe quelqu’un de très savant et érudit. Ce mot vient de la racine ’alama dans le sens de connaître, percevoir, ou encore apprendre.
[2] Kish-e Mehr (La religion de l’amour), Enteshârât-e Henâres, Qom, 2009.
[3] Ibid.
[4] Reig, Daniel, Dictionnaire arabe français, Larousse, p. 5766.
[5] Bonaud, Christian (Yahya Alavi), L’Imam Khomeyni, un gnostique méconnu du XXe siècle, Al-Bouraq, pp. 131-132.
[6] Nous abordons ici la question de l’unicité évoquée dans le volume 6 du commentaire Al-Mizân.
[7] Imâm ’Ali, Nahj al-Balâgha (La voie de l’éloquence).
[8] Ibid
Ayat al Kursi" (le verset du trone)
بسمِ اللهِ الرَّحمنِ الرَّحيم
اللَّهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ لاَ تَأْخُذُهُ سِنَةٌ وَلاَ نَوْمٌ لَهُ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَمَا فِي الأَرْضِ مَنْ ذَا الَّذِي يَشْفَعُ عِنْدَهُ إِلاَّ بِإِذْنِهِ يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ وَلاَ يُحِيطُونَ بِشَيْءٍ مِنْ عِلْمِهِ إِلاَّ بِمَا شَاءَ وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضَ وَلاَ يَئُودُهُ حِفْظُهُمَا وَهُوَ الْعَلِيُّ الْعَظِيمُ . لاَ إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ قَدْ تَبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنْ الغَيِّ فَمَنْ يَكْفُرْ بِالطَّاغُوتِ وَيُؤْمِنْ بِاللَّهِ فَقَدْ اسْتَمْسَكَ بِالْعُرْوَةِ الْوُثْقَى لاَ انفِصَامَ لَهَا وَاللَّهُ سَمِيعٌ عَلِيمٌ . اللَّهُ وَلِيُّ الَّذِينَ آمَنُوا يُخْرِجُهُمْ مِنْ الظُّلُمَاتِ إِلَى النُّورِ وَالَّذِينَ كَفَرُوا أَوْلِيَاؤُهُمْ الطَّاغُوتُ يُخْرِجُونَهُمْ مِنْ النُّورِ إِلَى الظُّلُمَاتِ أُوْلَئِكَ أَصْحَابُ النَّارِ هُمْ فِيهَا خَالِدُونَ .
Bism-illâh-ir-Rahamâ-ir-Rahîm
All âhu lâ ilâha illâ huw-al-Hayy-ul-Qayyûm-u lâ ta’akhuthuhu sinatun wa lâ nawm, lahu mâ fî-s-samâwâti wa ma fî-l-ardhi man thâ-l-lathî yachfa`u `indahu illâ bi-ithnihi, ya`lamu mâ bayna aydîhim wa mâ khalfahum wa lâ yuhîtûna bi-chay’in min `ilmihi illâ bi-mâ châ’a, wasi`a kursiyyuhu-s-samâwâti wa-l-ardh a wa lâ ya’ûduhu hif-dhuhumâ wa-huwa-l-`Aliyy-ul-`Adhîm-u. Lâ ikrâha fî-d-dîn-i qad tabayyan-ar-ruch-du min al-ghayyi faman yakfur bi-t -tâghûti wa yu’min billâhi faqad istamsaka bi-l-`urwati-l-wuth qâ lâ-n-fiçâma lahâ wallâhu samî`un `alîm. Allâhu waliyy-ul-lathîna âmanu yukhrijuhum min-adh-dhulumâti ilâ-n-nûri wa-l-lathîna kafaru awliyâ’uhum ut-tâghûtu yukhrijûnahum min-an-nûri ilâ-dh-dhulumâti ula’ika açhâb-un-nâri hum fîhâ khâlidûn.
Au Nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux
Allah! Point de Dieu que Lui, le Vivant, le Sustentateur. Ni somnolence ni sommeil n’ont de prise sur Lui. Lui appartient ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il sait ce qu’ils ont devant eux et derrière eux, alors qu’ils ne cernent de Sa Science que ce qu’Il veut. Son Trône comprend les cieux et la terre, dont le maintient ne Lui est pas une charge : Il est le Très-Haut, l’Immense. Pas de contrainte en religion, car la rectitude s’est bien distinguée de l’errance. Celui donc qui reniera le Tâghût et croira en Allah, aura saisi l’anse la plus solide et snas fêlure; Allah est Celui qui entend et qui sait tout. Allah est le Maître des croyants : Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière. Quant à ceux qui mécroient, leurs maîtres sont les Tâghûts : ceux-ci les font sortir de la lumière vers les ténèbres : ils sont les compagnons du Feu; ils y demeureront éternellement.
Sourate 2 / verset 255
Ce Verset a un pouvoir de protection et de bien être incontestable.
DIEU le DONATEUR
DIEU le DONATEUR
« Louange à Dieu
Que la rétention (s’interdire, se retenir) et l’avarice n’augmentent pas (n’enrichissent pas),
Que le don et la générosité ne diminuent pas (n’appauvrissent pas)
alors que celui qui donne voit diminuer [sa fortune] sauf Lui,
alors que tout avare (celui qui se retient de donner) est blâmé sauf Lui.
Il est le Donateur des avantages du Bienfait
et des utilités de l’augmentation et de la répartition.
Ses « familles à charge » sont les créatures
dont Il assure les ressources et mesure les provisions.
Il trace (rend claire) la voie de ceux qui Le désirent,
de ceux qui recherchent ce qui est auprès de Lui.
Il n’y a pas plus généreux que Lui pour ce qui est demandé
et pour ce qui n’est pas demandé. »
(…)
S’Il octroyait ce que les montagnes répandent en métaux précieux,
et ce que les mers regorgent en coquillages,
[comme] le cuivre (ou bronze), l’argent pur, l’or pur,
les gouttes de perles, la récolte de corail,
cela n’aurait aucun effet sur Sa générosité
ni ne diminuerait l’abondance de ce qu’il y a chez Lui.
Il y a auprès de Lui des réserves de troupeaux
que la demande des gens ne diminue pas,
parce qu’Il est le Généreux
que les demandes de ceux qui demandent ne diminuent pas
et que l’insistance de ceux qui insistent ne rend pas avare. »
(du Prince des croyants Ali ibn Abitaleb(p), Nahj-al-Balâgha, sermon 91 (ou 87 ou 90) pp211-212)



















