Trois étapes vers la sérénité familiale selon la perspective coranique

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Trois étapes vers la sérénité familiale selon la perspective coranique

Trois étapes vers la sérénité familiale selon la perspective coranique
Dans la psychologie islamique, la relation familiale saine repose sur trois principes fondamentaux, directement ancrés dans les versets du Coran et les traditions prophétiques. Ces trois piliers peuvent constituer les colonnes d’une vie conjugale et familiale paisible, chaleureuse et propice à l’épanouissement :

La chaleur dans la relation
« L’affection et la miséricorde » (mawadda wa raḥma)

Dieu dit dans le Coran :
« Et Il a placé entre vous affection et miséricorde » (Coran, 30 : 21).
Le fondement de la relation repose ainsi sur une affection tangible et une miséricorde effective.
En pratique, cela se traduit par un ton calme, une attention soutenue, un regard bienveillant, des gestes tendres et l’initiation des échanges dans la sérénité.
Le Prophète (paix et salut sur lui) a également enseigné :
« Dites aux gens les plus belles paroles que vous aimeriez entendre vous-mêmes. »
Parlez aux membres de votre famille de la manière dont vous souhaiteriez qu’on vous parle.

La transparence sans violence
« Parlez aux gens avec bienveillance » (qūlū li-n-nāsi ḥusnan)

Le Coran ne se limite pas à recommander de « belles paroles » ; il ordonne d’exprimer la vérité avec une méthode empreinte de beauté.
L’Imam Ali (que la paix soit sur lui) a déclaré :
« Ne sois ni rude ni dur. »
Exprimer la vérité ne doit pas s’accompagner de dureté.
Cela signifie une honnêteté alliée à la douceur, suivant par exemple le schéma :
Observation → sentiment → besoin → demande.

La responsabilité mutuelle
« Elles ont des droits équivalents à leurs devoirs » (wa-lahunna mithlu lladhī ʿalayhinna)

Le Coran affirme que l’homme et la femme ont, dans le cadre familial, des droits et des devoirs réciproques (Coran, 2 : 228).
Nul n’est juge, nul n’est victime ; chacun porte une part de responsabilité dans les difficultés comme dans leur résolution.
L’Imam Jafar al-Sadiq (que la paix soit sur lui) a dit :
« Le croyant assume sur lui-même la moitié de la charge religieuse. »
Le véritable croyant prend en charge sa propre part sans rejeter la faute sur l’autre.

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