Pékin emboîte le pas au CGRI?

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Pékin emboîte le pas au CGRI?

Les capacités aérospatiales croissantes de l’Iran, y compris la conception et la fabrication de missiles balistiques et de drones ont semé la panique à la Maison-Blanche. Dans le même temps, les États-Unis s’inquiètent de la construction par la Chine de 230 nouveaux silos de missiles.

En outre, les États-Unis s’avèrent incapables de repousser les attaques contre leurs forces militaires au Moyen-Orient. Dans ce contexte les Américains cherchent en vain à affaiblir la puissance balistique iranienne par leur ancienne politique de sanctions contre l’Iran par tous les moyens possibles. Mais pourquoi ne choisissent-ils pas le remède efficace et le moyen le plus facile ? Quitter le Moyen-Orient sans aucune condition préalable.

Selon le Wall Street Journal, l’administration Biden cherche à recourir à la vieille politique des sanctions afin de freiner le programme de missiles balistiques de l’Iran.

Le Wall Street Journal citant des responsables américains a rapporté : « Au milieu des inquiétudes croissantes concernant le développement des capacités balistiques iraniennes en particulier la fabrication de missiles guidés et de drones modernes, l’administration Biden cherche à lancer une campagne de sanctions contre l’Iran ».

Selon les médias américains, cette tentative est menée à un moment où les responsables de la sécurité des pays occidentaux affirment qu’ils considèrent ces capacités comme une menace immédiate pour la stabilité du Moyen-Orient.

Sans évoquer le caractère pacifique du programme nucléaire iranien, les médias américains affirment que les récents efforts des responsables américains interviennent alors qu’ils estiment que le programme de missiles balistiques de l’Iran parallèlement au programme d’enrichissement nucléaire, constitue une menace immédiate pour la stabilité au Moyen-Orient.

« Notre démarche fait partie d’une approche globale et nous avons affaire à tous les aspects qui, de notre point de vue, constituent une menace de la part de l’Iran », a déclaré le haut responsable américain.

De hauts responsables militaires et diplomatiques américains affirment également qu’il y a eu une augmentation significative de l’utilisation de missiles guidés et de drones contre les forces américaines et leurs alliés au Moyen-Orient, et que les drones iraniens deviennent une menace croissante pour les alliés de Washington dans la région.

 Au cours de ces dernières années, les États-Unis ont imposé des sanctions à l’Iran dont l’un des objectifs a été de perturber le programme balistique de l’Iran, mais selon le Wall Street Journal, les responsables américains affirment que s’ils peuvent cibler les infrastructures d’approvisionnement tels que les fournisseurs de pièces utilisées pour construire des drones et des missiles guidés, ils peuvent affecter les activités de l’Iran plus efficacement.

Mais, la menace américaine de sanctionner les réseaux fournisseurs de pièces utilisées par l’industrie des missiles iranienne, est-elle en principe réalisable ? À moins qu’on suppose que l’Iran soit dépendant des pays étrangers afin d’acquérir les composants de ses missiles ; rien n’est moins sûr. Le pays a plus d’une fois annoncé ces dernières années le dévoilement de missiles à fabrication totalement indigène. En outre, il est de notoriété publique que les armements fabriqués en Iran sont à l’heure actuelle déployés dans différentes régions en Asie de l’Ouest, ce qui n’est pas passé inaperçu par les Chinois, reconnus eux-mêmes pour une puissance balistique à l’échelle internationale.

Au cours des dernières décennies, les unités de missiles de l’armée chinoise ont élargi leur capacité balistique dans le cadre d’un important programme de modernisation militaire, dont l’un des objectifs a été la construction d’un grand nombre de tunnels et de silos de lancement de missiles.

Jusqu’à il y a quelques mois, de nombreux experts pensaient que la Chine, sur la base de sa politique en matière d’armes nucléaires, disposait d’un arsenal nucléaire presque réduit et ne commencerait jamais à utiliser de telles armes.

Mais au début du mois de juillet, la publication d’images satellites montrant environ 119 ou 120 lance-roquettes dans la région de Yunnan a présenté une version très différente de la capacité de missiles de la Chine.

Cette zone désertique se trouve dans la province du Gansu, dans le nord de la Chine à proximité de l’ancien site d’essais d’armes nucléaires de la Chine.

Les experts pensent que ces silos ont été développés pour stocker et lancer des missiles chinois du type DF-41.

La semaine dernière, dans la région de Hami de la province chinoise du Xinjiang, de nouveaux silos de missiles comprenant 110 nouveaux silos ont été constatés.

Les estimations montrent qu’une partie importante de ces silos a été conçue et fabriquée pour entretenir et lancer des missiles balistiques intercontinentaux de la série DF-41. À cet égard on estime qu’il y a environ 230 nouveaux silos de missiles en Chine ayant dans la phase de la planification de la construction.

De nombreux experts pensaient auparavant que la Chine disposait de moins de 50 lanceurs de missiles souterrains utilisés pour lancer des missiles à combustible liquide de la série DF-5.

Les missiles de la série DF-41 utilisent du combustible solide et peuvent être tirés à partir de lanceurs mobiles ainsi que des silos souterrains.

Ces missiles ont une portée d’environ 14 000 kilomètres et peuvent emporter jusqu’à 12 ogives nucléaires, selon le type de mission.

 En principe, ces missiles mobiles ont été conçus pour être lancés à partir des porteurs mobiles et il semble maintenant que leur modèle de silo de lancement a également été préparé.

Mais en ce moment, il semble que leur nouvelle version, ayant la capacité d’être tirée à travers des silos souterrains, soit également prête à fonctionner.

La récente mesure chinoise peut être interprétée en deux manières : Premièrement la Chine cherche à changer sa politique militaire globale et à adopter une approche plus agressive en raison des approches hostiles des États-Unis.

Deuxièmement les responsables chinois ont estimé qu’ils doivent bientôt engager des pourparlers sur la réduction des armements avec les grandes puissances, et recherchent déjà plus de cartes gagnantes à jouer dans les pourparlers.

Quoi qu’il en soit, quel que soit l’objectif chinois de cette nouvelle action et le développement des villes et des silos souterrains de missiles, il faut dire que les nouvelles phases de constructions montrent que la stratégie des forces armées de l’Iran, notamment de l’armée de l’air du CGRI, pour la construction de villes balistiques souterraines et ces centaines de silos à missiles non seulement ce n’est pas une vieille initiative, mais relève d’une tactique efficace et importante.

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