تحریری

تحریری

 
 

Louange à Dieu qui a créé les cieux et la terre, qui a établi les ténèbres et la lumière, mais ceux qui ne croient pas en leur Seigneur, lui donnent des égaux. Nous n’associons rien à Dieu et nous ne prenons pas de maître autre que Lui.

Louange à Dieu à qui appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est dans sur la terre, à Lui la Louange dans l’Au-delà, Il est le Sage, le Bien Informé, Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui y remonte, Il est le Très-Miséricordieux, Celui qui pardonne. Ainsi est Dieu, il n’y a de Dieu que Lui et vers Lui a lieu le Retour.

Louange à Dieu qui retient le ciel pour l’empêcher de tomber sur la terre, sans Sa Permission, Dieu est en vérité Bon et Très-Miséricordieux envers les hommes. Notre Dieu, fais-nous Miséricorde par Ta Miséricorde et englobe-nous par Ton Pardon, car Tu es le Très-Elevé, le Très-Grand.

Louange à Dieu dont aucun lieu ne désespère de Sa Miséricorde, ni n’est privé de Ses Bienfaits, ni ne désespère de Son Esprit, ni ne s’abstient de L’adorer.

C’est par Sa Parole que les sept cieux se sont dressés, que la terre aplatie s’est stabilisée, que les sommets des montagnes se sont fixés, que les vents, pleins de semence, ont circulé, que les nuages ont cheminé dans l’atmosphère du ciel, que les mers se sont dressées dans leurs limites, et Il est Dieu pour eux et Impérieux.

Ceux qui se sont affermis s’humilient devant Lui, ceux qui se sont enorgueillis s’amenuisent devant Lui, les mondes s’assujettissent à Lui de leur propre volonté ou par force.
Nous Le louons comme Il se loue Lui-même et comme Il en est Digne, nous Lui demandons Son Aide, nous Lui demandons Son Pardon, nous Lui demandons Sa Guidance, et nous attestons qu’il n’y a de Dieu que Lui, uniquement Lui, point d’associé à Lui, qu’Il sait ce que cachent les âmes et ce que couvrent les mers.

Aucune ténèbre ne se voile à Lui et aucune [chose] absente ne Lui échappe, nulle feuille ne tombe d’un arbre, ni un grain dans les ténèbres sans qu’Il ne le sache, il n’y a de Dieu que Lui, ni rien de vert ou desséché qui ne soit [mentionné] dans un livre évident, et Il sait ce que font ceux qui agissent et par quelle voie ils passent et jusqu’à quel retournement, ils se retournent.

Nous demandons à Dieu Sa Guidance et nous attestons que Mohammed est Son Serviteur, Son Prophète, Son Messager pour Ses créatures Son Fidèle pour Sa Révélation, qu’il a transmis les Messages de son Seigneur, qu’il a combattu en Dieu ceux qui se sont détournés de Lui et qui Lui ont donné un associé, qu’il a adoré Dieu jusqu’à ce que la certitude l’ait atteint, que Dieu prie sur lui et sur sa famille et salue.

Je vous recommande la piété/crainte de Dieu que le Bienfait ne quitte pas, chez qui la Miséricorde ne s’épuise pas, dont les serviteurs ne peuvent se dispenser, dont les Bienfaits ne sont pas compensés par les actes, qui a poussé à la piété, a [exhorté] à ne pas s’attacher à ce monde, qui a mis en garde contre les péchés, qui S’est Enorgueilli de la Permanence et a assujetti Ses créatures par la mort et l’anéantissement.

La mort est le but des créatures, la voie des mondes, elle est attachée au toupet de ceux qui restent et les fuyards ne peuvent pas fuir d’elle. Quand elle est arrivée, elle capture les gens qui ont suivi les passions, détruit tout plaisir, fait disparaître tout bienfait, interrompt toute félicité.

Le monde ici-bas est une demeure pour laquelle Dieu a inscrit la disparition et pour ses habitants le départ (d’elle). Mais la majorité d’entre eux désire son maintien et accorde une grande importance à sa construction.

Il est agréable et verdoyant et s’est déjà empressé vers ceux qui sont demandeurs et a embrouillé le cœur des regardeurs aux yeux grands ouverts. Il exténue celui qui détient peu de trésors et le peureux craintif éprouve de la répugnance pour lui. Alors quittez-le, que Dieu vous fasse miséricorde du meilleur de ce qui est en votre présence (en vous), ne demandez pas de Lui plus que le peu, ne demandez pas plus que ce qui vous suffit.

Contentez-vous du peu de Lui, ne laissez pas vos yeux convoiter les plaisirs de ceux qui vivent dans l’aisance, méprisez-le [ce monde] et ne vous y établissez pas, contraignez-vous en ce [monde, dans la voie de Dieu].

Prenez garde à la jouissance, aux distractions, à l’aisance (ou aux amuseurs) car il y a en cela de l’insouciance et du leurre. C’est que le monde ici-bas s’est travesti, a tourné le dos, s’est substitué et a annoncé son départ, c’est que l’Au-delà est déjà parti, est arrivé, s’est approché et a annoncé son apparition!

C’est que la lice est pour aujourd’hui et la course pour demain! C’est que l’enjeu est le Paradis et l’aboutissement le Feu [de l’Enfer] ! Alors, n’allez-vous pas vous repentir de vos fautes avant le jour de votre mort ?! N’allez-vous pas agir pour votre âme avant le jour de votre misère et de votre pauvreté?!

Que Dieu nous place, ainsi que vous, au nombre de ceux qui Le craignent et qui aspirent à Ses Récompenses!

C’est que ce jour est un jour que Dieu a rendu pour vous un [jour de] fête et qu’Il vous a placés au nombre de ses tenants, alors, évoquez Dieu Il vous évoquera, invoquez-le Il vous exaucera, et payez la [zakat] de la Fitrat car elle est une sunna de votre Prophète et une prescription obligatoire de votre Seigneur.

Alors que chacun d’entre vous la verse, pour lui-même et pour tous les membres de sa famille, de sexe masculin ou féminin, petit ou grand, libre ou en votre possession, pour toute personne d’entre eux, un boisseau [2kg831] de blé ou de datte ou d’orge.

Obéissez à Dieu dans ce qu’Il vous a imposé et ce qu’Il vous a ordonné de faire, comme accomplir la prière, payer la zakat, faire le pèlerinage à la maison [de Dieu] (le Hajj), jeûner durant le mois de Ramadan, ordonner le bien et interdire le blâmable, bien se comporter avec vos femmes et avec les personnes en votre possession.
Obéissez à Dieu dans ce qu’Il vous a interdit comme diffamer une femme mariée, agir immoralement, boire de l’alcool, diminuer la mesure, fausser la balance, faire un faux témoignage, fuir le combat.

Que Dieu nous protège ainsi que vous par la piété, qu’Il rende l’Au-delà meilleur que la première [demeure] pour nous et pour vous.

C’est que le meilleur propos et la plus éloquente exhortation des pieux est le Livre de Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Sage :
Je cherche protection auprès de Dieu contre le démon maudit!

{Par la [grâce du] Nom de Dieu, le Tout- Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. Dis : « Lui, Dieu est Un, Dieu Impénétrable, Il n’engendre pas et n’est pas engendré. Nul n’est égal à Lui.»} (CXII)

Louange à Dieu, nous Le louons et nous demandons Son Aide, nous croyons en Lui et nous comptons sur Lui, nous attestons qu’il n’y a de Dieu que Dieu, uniquement Lui, point d’associé à Lui, et que Mohammed est Son Serviteur, Son Messager (que les Prières de Dieu et Son Salut soient sur lui et sa famille ainsi que Son Pardon et Sa Satisfaction).

Mon Dieu, prie sur Mohammed, Ton Serviteur, Ton Messager et Ton Prophète, d’une prière croissante, grandissante qui l’élève en degrés et qui fait apparaître ses faveurs, prie sur Mohammed et sur la famille de Mohammed, et bénis Mohammed et la famille de Mohammed, comme Tu as prié, béni et fait Miséricorde à Ibrahim et à la famille de Ibrahim, car Tu es Très-Loué, Très-Magnifié.

Mon Dieu, châtie les incroyants des Gens du Livre qui font obstacle à Ta Voie, qui nie Tes Signes, qui démentent Tes Messagers.

Mon Dieu sème la zizanie entre eux, jette la terreur dans leurs cœurs, fais descendre sur eux Ton Châtiment, Tes Punitions et Ta Force que Tu ne repousses pas des gens criminels!

Mon Dieu, pardonne aux croyants et aux croyantes, aux musulmans et aux musulmanes. Mon Dieu, fais que la piété soit leurs provisions, [place] la foi et la sagesse dans leurs cœurs, inspire-leur de [Te] remercier pour les Bienfaits que Tu leur as donnés, de respecter le pacte de Tu as conclu avec eux en tant que Dieu de la Vérité, Créateur de la création.

Mon Dieu, pardonne à celui des croyants et des croyantes, des musulmans et des musulmanes qui meurt et à celui d’entre eux qui va le suivre, car Tu es Tout-Puissant, Très-Sage.

C’est que Dieu ordonne la justice, le bien et le don aux proches parents et interdit la turpitude, le blâmable et l’injustice. Il vous exhorte, peut-être vous en souviendrez-vous.
Evoquez Dieu, Dieu se souviendra de vous car Il se souvient de celui qui l’évoque, demandez à Dieu qu’Il vous fasse Miséricorde et [qu’Il vous accorde] de Ses Faveurs, car n’est pas déçu de Lui celui qui L’a invoqué.

Notre Dieu, donne-nous en ce monde un bienfait et dans l’Au-delà un bienfait et préserve-nous du Châtiment du Feu.

 


Le jour du Fitr. C’est un jour béni. Dieu, le Très-Haut, a voulu que les Musulmans de tout le monde s’y rencontrent et se sentent unis en fêtant, après avoir senti qu’ils sont unis pendant le mois de Ramadan en jeûnant le jour, en priant la nuit et en implorant Dieu, à Lui la Grandeur, dans leurs invocations Lui demandant de leur permettre d’être proches de Lui.
Avons-nous pu pendant le mois de Ramadhãn, laver la poussière d’ignorance, de déviation et de pêché, qui recouvrait notre nature innée pure donnée par Dieu? Si c’est le cas, on annonce la victoire sur le Tãghout de l’âme pendant la prière d’Aïd El-Fitr en ces termes:
«Dieu est plus grand ! Dieu est plus grand! Il n’est pas de dieu si ce n’est Dieu et Dieu est le plus grand et à Dieu la louange et la louange à Dieu pour nous avoir guidé sur le droit chemin et merci à lui pour l’autorité qu’il a sur nous»


"الله اكبر، الله اكبر، لا اله الا الله و الله اكبر ولله الحمد والحمدلله على ما هدانا وله الشكرعلى ما اولانا"

Hadîth du Sainte Prophète Mohammad (psl) qui dit : "C'est une fête pour celui dont le jeûne et la prière ont été agréés par Dieu". (Rapporté par Ali ibn Abitaleb p)

Ali ibn Abitaleb (p) a  dit dans l'un de ses discours, à l'occasion de la fête "al-Fitr": son discoure :
" Chaque jour où Dieu n’est pas désobéi est une fête". "O gens ! Ce jour où vous vous trouvez est un jour dans lequel les bienfaiteurs sont récompensés -pour leurs bonnes actions effectuées dans l'esprit de l'obéissance  Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire- et un jour dans lequel les fautifs- ceux qui n'auront pas assumé leurs responsabilités lors de ce mois béni- sont perdants. C'est un jour qui ressemble à celui de votre Résurrection - Lorsque vous rejoignez les mosquées pour vous dresser devant  Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, pour invoquer Sa satisfaction et pour implorer Sa miséricorde, vous faites quelque chose de semblable à ce que vous ferez lorsque vous serez conduits devant  Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, au Jour de la Résurrection. Rappelez, en sortant de vos maisons pour rejoindre les mosquées, le moment dans lequel vous sortirez de vos tombes pour être conduits devant Dieu, lorsque Dieu fera sortir les hommes, vivants, de leurs tombes au jour de la Résurrection. Rappelez, en vous dressant dans vos mosquées, le moment où vous serez dressés devant votre Seigneur. Rappelez, en rentrant chez vous, après la prière de la fête, le moment où vous rentrez, après le jugement, pour rejoindre le Paradis ou l'Enfer. Sachez, ô serviteurs de Dieu, que la moindre récompense qui sera allouée à ceux et à celles qui jeûnent sera le fait d'être appelés, au dernier jour du mois de Ramadan, par un Ange qui leur dit : "Ayez, ô serviteurs de Dieu, la bonne nouvelle : Dieu vous a pardonnés vos fautes passées, pensez donc à votre action à venir !".

C'est la fête, la fête de "al-Fitr" (la rupture du jeûne). C'est un jour que Dieu a consacré comme fête aux Musulmans afin qu'ils vivent, dans son ambiance, tous les sens de la spiritualité qui les fait élever vers Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire. Afin qu'ils vivent la joie spirituelle parce qu'ils ont assumé leurs responsabilités envers Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, en obéissant à Ses ordres, en exécutant ce qu'Il leur conseille et en évitant ce qu'Il leur déconseille.
Le Jour de la rétribution
L'Imâm al-Hassan (p) a vu, un jour du Fitr, un groupe de gens qui s'amusaient et riaient. Il s'est arrêté face à eux et il leur a dit : "Dieu a fait du mois de Ramadân un champ de course pour ses créatures. Ils devraient y concurrencer en Lui obéissant pour gagner Son agrément. Ceux qui devancent les autres sont ceux qui gagnent et ceux qui s'attardent sont ceux qui perdent. Il est tellement et tellement étrange de voir quelqu'un rire et jouer à un jour où l'on rétribue les bienfaiteurs et où perdent les fautifs. Par Dieu, si la couverture (derrière laquelle se trouve l'Autre monde) pouvait s'enlever, ils auraient su que le bienfaiteur est occupé de ses bienfaits et que le malfaiteur est occupé de ses méfaits".
La fête est le jour où Dieu veut que l'homme soit content du fait que Dieu est content de lui, et qu'il soit content parce qu'il introduit la joie dans les cœurs des autres. La fête, et en particulier celle du Fitr, (la rupture du jeûne à la fin du mois de Ramadan) commence par le sentiment du pardon divin. L’Imam 'Alî a dit : "C'est une fête pour celui dont Dieu lui a agréé son jeune et ses prières. Chaque jour où Dieu n'est pas désobéi est une fête".
Que faire après la fête ? Une question que nous posons alors que nous vivons encore cette joie de la fête.
Quel est le programme à suivre pour les jours à venir ? La marche s'arrête-t-elle de la recherche de la joie et de la régulation telles qu'elles sont voulues par Dieu ? L'effort se relâche-t-il et le contrôle intérieur s'affaiblit-il ? Retournerons-nous à notre rythme antérieur sans remaniement et évolution ? Ce sont des questions que doit se poser avec insistance chacun d'entre nous, car, chers bien-aimés, le lien avec Dieu doit se poursuivre en se renouvelant après le mois de Ramadan et la fête. Il nous faut fixer plusieurs importants objectifs à atteindre. Le premier est de faire en sorte que Dieu nous retrouvera changés au prochain mois de Ramadan, ou plutôt en état de faire tout ce qui est en notre possibilité pour purifier notre esprit, pour nourrir notre raison et pour faire davantage de bien envers ceux qui nous entourent.
Le prochain mois de Ramadan ne nous retrouvera-t-il avec des projets de véritable joie dans notre vie ? Avec l'intention d'agir sans relâche pour faire jaillir la joie en nous ? Pour que la joie donne à notre vie le sens de son existence et de son repos ?
Cette joie de ce monde ci, nous la vivons pas après pas pour arriver à la plus grande joie, celle de l'Autre monde : ((Le Jour où chacun trouvera présent [devant soi] ce qu’il a fait de bien et ce qu’il a fait de mal, il souhaitera entre soi [-même] et lui (le mal) une grande distance. Dieu vous met en garde de [désobéir à] Lui. Dieu est Compatissant envers [Ses] serviteurs.)) (Coran III, 30). ((Qui aura fait le poids d’un atome de bien le verra. Qui aura fait le poids d’un atome de mal le verra.)) (Coran XCIX, 7-8).
Seigneur ! Réjouis nos cœurs par la foi et par le Coran, par le bien, par la science et par la guidance. Que chaque année soit bonne pour vous !


 
Sur la notion de fête en Islam, on rapporte de l’Imam ‘Ali – paix sur lui -


"انما هوعید لمن قبل الله صیامه و شكر قیامه، وكل ‏یوم لا یعصى الله فیه فهو عید"

 

El-Fitr est une fête pour celui dont Dieu accepte le jeûne et récompense les prières,
Désobéi est un jour de fête"  et chaque jour dans lequel Dieu n’est pas
Imam ‘Ali – paix sur lui – a tiré cette parole de la source de la Révélation puisqu’il a posé la question au Prophète (pslf) après son discours sur les bienfaits du mois de Ramadhãn: «quelle est la meilleure action pendant le mois de Ramadhãn?». Le Saint Prophète a répondu: «éviter les interdits de Dieu».
C’est-à-dire que la fête (de l’arabe Aïd = «retour») un retour sur soi et sur sa nature innée monothéiste.
Le sujet d’Aïd El-Fitr dans le Coran
 

Le terme «Aïd» apparaît une seule fois dans le Coran en relation avec le saint Prophète Jésus, fils de Marie – paix sur eux – et ses apôtres, qui dirent afin de compléter leur foi: «ton Dieu peut-il nous envoyer un repas venu du ciel?». Jésus – paix sur lui – s’inquiéta de cette requête qui traduisait un doute et une hésitation de la part de ses disciples et dit: «craignez Dieu si vous avez la foi». Mais il comprit bientôt que ce qu’ils désiraient réellement, c’était observer un grand miracle de la part de Jésus –paix sur lui-, afin que leur cœur soit complètement rassuré et purifié de tout doute, si bien qu’il s’adressa à Dieu en ces termes:
«Ô Dieu! Notre seigneur! Fais descendre sur nous une table servie du ciel, qui soit pour nous une fête pour le premier et le dernier d’entre nous et un signe de Ta part»
«اللهم ربنا انزل‏علینا مائده من السماء تكون لنا عیدا لاولنا وآخرنا وآیه منك؛ خداوندا مائده‏اى ازآسمان برما بفرست تا عیدى براى اول و آخرما باشد و نشانه‏اى ازتو.»
Puisque le jour de la descente d’une «table servie» est le jour du renouement avec la victoire, la pureté et la foi en Dieu, Jésus - paix sur lui- le nomma «fête» si bien que dans le Coran, le terme «Aïd» signifie «répétition» annuelle et «complétion».
Toutefois, d’Aïd El-Fitr devient réellement «fête» quand le mois de Ramadhãn a vraiment été l’occasion d’un effort sur soi, d’une victoire sur soi et si nous sentons un profond changement en nous.
 
Le Coran considère ouvertement la connaissance de Dieu et la religion comme une question innée; ainsi en est-il du verset 30 de la Sourate Les Romains:
«فاقم وجهك للدین حنیفا فطرة الله التى فطرالناس علیها لاتبدیل لخلق الله ذلك الدین القیم.»
«Ô Prophète! Tourne ton visage vers la vraie religion de Dieu, cette nature innée (Fitrat-Allah) selon laquelle Dieu a créé les êtres humains; tu ne trouveras aucun changement dans la création de Dieu».
«   On recense deux catégories de natures innées: celle du cœur et celle de la raison. La nature innée de la raison, c’est-à-dire l’argumentation rationnelle amène l’être humain arrivé au sommet de sa raison, à avouer suite à l’observation de l’Univers, que cet ordre universel n’a pas pu être créé sans un intellect rationnel; cette raison innée rationnelle atteint l’objectif sans avoir besoin d’un professeur, mais la nature innée peut signifier autre chose: la nature innée du cœur grâce à laquelle on peut plus facilement qualifier la religion, de sorte que l’être humain,  quand il observe les profondeurs de son âme, voit la lumière de la vérité et entend un appel avec les oreilles de son cœur à la source de la connaissance et sent un pouvoir sans égal de l’existence, que l’on appelle parfois «l’entendement conscient»; c’est un entendement comparable au fait pour un individu de voir une fleur, celui-ci est alors conscient de sa beauté sans qu’il ait besoin de l’argumenter et il y prend un réel plaisir
L’Aïd El-Fitr signifie littéralement «retour sur sa nature innée»; en fait, la question de l’effort sur soi pendant le mois de Ramadhãn porte l’individu vers un état dans lequel tout voile d’ignorance, passion et obstacle est retiré de la voie vers la nature innée et l’être humain musulman retrouve sa nature innée qui n’est autre que la religion de Dieu;
Les psychologues ont identifié quatre domaines innés dans l’âme de l’être humain: le sentiment de connaissance, le sentiment esthétique, le sentiment du bien et le sentiment religieux. L’omniprésence de ce sentiment religieux se veut un autre signe pour qualifier la religion d’innée.
Dans sourate « Fatir » : « Le créateur », verset (1) ALLAH  dit :

الحمد لله فاطر السموات و الأرض

" Al hamdulillahi Fatiri assamawati wal-ard"

« Louange à Dieu, créateur des cieux et de la terre ».

Le mot "Fatir" : issu du verbe « Fatara » ou « chaqqa » qui veut dire : couper, fissurer ou briser.
Les savants ont expliqué la création des terres et des cieux par ce phénomène qui consistait à fissurer le néant pour créer la terre et les cieux.
Ce qui nous intéresse ici c’est le verbe « fatara » qui veut dire couper et fissurer.
Quand on mange le soir après une journée de jeûne on dit qu’on coupe le jeûne.
Et c’est la même chose pour la fin du mois : on coupe le mois de Ramadan pour passer à un autre mois, d’où l’appellation de la fête de « Al-Fitre »




 

Pendant la matinée du dix-neuvième jour du mois de Ramadan de l'an 40 de l'Hégire, l’Imam Ali est allé faire la prière de l’aube à la mosquée d’Al-Koufa, il répétait toujours :
Prépare-toi à affronter la mort lorsqu’elle arrivera
Et n’aies crainte de la mort quand elle t’appellera…
Il était dans la première Rakah, dès qu'il releva la tête de sa prosternation, le maudit Ibn Moljam al-Mouradi la frappa.
A ce moment il (que la paix soit sur lui) a dit: J'ai remporté le succès, par le Seigneur de la Ka'ba.
L'archange Gabriel appelait entre le ciel et la terre: les piliers de la bonne voie, par Allah, sont détruits, les étoiles du ciel et les drapeaux de la dévotion, par Allah, sont disparus, le lien ajusté, par Allah, s'est brisé, le cousin de Muhammad al-Mustafa est tué, al-Wasi al-Mujtaba est tué, Ali al-Murtada est tué.

L'Imam Ali (paix sur lui) souffrait de cette blessure pour trois jours, il transmit ainsi l'Imamat à son fils al-Hassan (al-Sibt).
Durant ces trois jours, il rendit gloire à Allah, accepta sa prédestination et consenti à son jugement. .
Ce que lui arriva (paix sur lui), fut parmi les pires catastrophes qui frappèrent la nation islamique après celle de la disparation du Prophète Muhammad (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa famille).

Les dernières recommendations de l'Imam Ali à ses fils Hassan et Hussein (Pse) après l'attentat de Ibn Maljam

« Soyez pieux, dédaignez le monde en dépit de ses séductions, n'en regrettez rien qui vous échappe, proclamez la vérité, travaillez pour l'éternité, soyez l'ennemi du tyran et l'appui de l'opprimé.

Je vous recommande ainsi qu'à tous mes descendants, parents et lecteurs de cette lettre, d'aimer Dieu, de vous entendre, de resserrer vos liens car j'ai bien entendu votre grand-père, le Prophète, dire: "Réconcilier les esprits est préférable à toute prière et à tout jeûne".
Je vous recommande particulièrement les orphelins; pourvoyez continuellement à leur nourriture, ne les négligez point.

Soyez dévoués à vos voisins. Le Prophète nous les a tellement recommandés que nous avons cru qu'il allait leur allouer une part de notre héritage.

Je vous recommande la lecture du Coran, soyez toujours les premiers à l'appliquer.

Aimez la prière qui est le pilier de votre religion.
Et la maison de Dieu! Fréquentez - ta, ne l'abandonnez point tant que vous serez en vie. Son abandon portera atteinte à votre dignité.

Luttez avec vos biens, vos âmes et vos paroles, au service de Dieu.

Veillez toujours à vous entendre et à vous entraider. Gare à la dissension et l'inimitié; ne manquez point de recommander la pratique du bien et le rejet du mal sous peine de souffrir la domination des méchants et de voir vos invocations non exaucées.

Puis il dit: O descendants d'Abdul Muttalib! Ne versez pas le sang des musulmans en disant: "Le Prince des croyants a été assassiné". Vous ne mettrez à mort que mon assassin. Si je meurs de son épée rendez-lui coup pour coup sans plus. Ne le mutilez point.

Notre Prophète prohibait la "mutilation même à l'encontre du chien enragé".

C'était dans la vingt et unième nuit, du mois de Ramadan où l'Imam Ali (que la paix soit sur lui) est martyrisé pour qu'il arrive au Paradis.

Certes nous appartenons à Allah, et c'est vers Lui que nous retournerons et les oppresseurs vont connaître leur fin.



lundi, 06 juillet 2015 15:55

Les nuits de Qadr



Les nuits de Qadr ont une place très importante dans le vocabulaire coranique et les revãyãts(Hadith). La nuit de Qadr dans le Coran, est une nuit qui équivaut à 1000 mois, c’est aussi la nuit de la Révélation du Coran et une nuit bénie où le destin des créatures est fixé pour une année. 
Les revãyãts ont donné de belles définitions de cette nuit la qualifiant de «nuit où les péchés sont pardonnés» ou de «nuit où sont maudits par Dieu ceux qui n’ont pas réussi à se faire pardonner».

Le Prophète (AS) a déclaré:

«Celui qui a négligé la nuit de Qadr s’est privé de tous ses bienfaits»

Une chose qui a été recommandée pendant toute l’année et principalement pendant le mois de Ramadhãn et la nuit de Qadr, est la prière nocturne. Le Prophète (AS) a déclaré à ce sujet:  

«Celui qui veille la nuit de Qadr ne sera pas touché par le châtiment jusqu’à l’année suivante»
(Bihãr Al-Anwãr, v.95, p.145)


   Les Imams d`Ahlul-Bayte(AS) du descendant du Prophète(pslf), suivaient cette prescription et profitaient de cette occasion spirituelle.

 1-  Le Prophète (AS) non seulement était éveillé pendant la nuit de Qadr mais rangeait complètement la natte sur laquelle il se reposait, les dix dernières nuits du mois de Ramadhãn, et passait ces nuits à prier et à veiller.

L’Imam ‘Ali (AS) a dit à ce sujet:  

«Le prophète (AS) rangeait la natte sur laquelle il se reposait et pendant les dix dernières nuits du mois de Ramadhãn et se consacrait à la prière, il gardait éveillés les membres de sa famille pendant la 23ème nuit et arrosait ceux qui étaient endormis pour les réveiller et leur permettre de profiter de cette nuit de veille»
(Bihãr Al-Anwãr, v.95, p.10)

 Même les nuits de pluie, dans la mosquée de Médine qui n’avait pas de toit, il pratiquait ce rite et encourageait par son comportement, les gens à rester éveillés et à faire leurs prières sous la pluie.

2- L’Imam ‘Ali (AS) aussi veillait la nuit et se consacrait à la prière.

Mais pendant les nuits de Qadr, il avait un empressement particulier et passait même ces nuits à la mosquée de Médine, remplie parfois de boue à cause de la pluie. Les dernières nuits de Qadr à la mosqué de Koufa, l’Imam ‘Ali (AS) avait un empressement tout à fait particulier pour ces cérémonies.

 3- Le Vénéré Fatima (AS) priait tellement que l’Imam Hassan (AS) a déclaré:

«Il n’y a personne qui a autant prié que Fatima (AS) dans le monde, elle priait tellement que ses jambes étaient enflées»
(Bihãr Al-Anwãr, v.8, p.12)

La raison du nom de Zahrã qui lui avait été donné, était la lumière qui émanait d’elle vers le ciel pendant ses nuits de prières. Cependant les nuits de Qadr, Hazrat Fatima (AS), obligeait ses enfants à rester éveillés comme le montrent les revãyãts:

Fatima (AS) ne laissait personne dormir la nuit du 23ème jour du Ramadhãn. Elle préparait ses enfants à cette nuit de veille par un repas frugal et un programme spécial dans la journée, et disait que celui qui s’était privé des bénédictions de cette nuit était à plaindre.

 4- L’Imam Mohammad Bãqir (AS) a déclaré que Dieu pardonne les péchés de celui qui vieille cette nuit.                       

Le cheikh Abbãs Qomi a rapporté que l’Imam Bãqir (AS) passait les nuits des 21ème et 23ème jours du mois de Ramadhãn en invocations puis faisait la prière du matin.

5- Le septième Imam (AS), l’Imam Moussã Al-Kãdhim (AS) aussi, avait l’habitude de prier la nuit et dans la litanie qui lui est réservée nous lisons:

Il était éveillé jusqu’à l’aube, implorait le pardon de Dieu, se prosternait longuement et priait avec ferveur

Que dire des nuits du mois de Ramadhãn au sujet desquelles il avait déclaré:

 «Celui qui prend la douche rituelle et reste éveillé pendant la nuit de Qadr jusqu’à l’aube, verra ses péchés pardonnés.»

6- L’Imam Hassan Al-‘Askari (AS) comme ses pères, avaient l’habitude de prier et de veiller pendant l’année, spécialement pendant les nuits de Qadr, et conseillait aux diciples d`Ecole d`Ahlul-Bayte de faire de même en disant:

 «Ne perdez pas l’occasion de cette veillée de prière de la nuit du 23ème jour du mois de Ramadhãn»

lundi, 06 juillet 2015 14:00

I’tikaf : la retraite spirituelle

Nous entrons dans les dix derniers jours de ramadan. C’est à la fois une joie de pouvoir de profiter de ce moment intense et particulier, où chaque acte de dévotion pèse lourd, et une tristesse, celle de voir ramadan prendre fin.

Les dix derniers jours du mois de ramadan ont un caractère particulier, liée à une pratique prophétique, la retraite spirituelle (i’tikaf). Comme le rapporte un hadith authentique, le Prophète (paix et bénédiction sur lui et sa famille) se retirait lors de la dernière décade de ramadan.

L’Itikaf est désigné par  "Le printemps de la vie dans un monde frappé par la sécheresse de la négligence d'Allah (Gloire et grandeur à Lui) "
Une des plus grandes traditions de l'islam, l'étincelle qui a récemment été relancée dans le cœur de la jeunesse, est celle de l’Itikaf. Il s'agit d'une tradition qui a été dans l'Islam dès les premiers jours de la révélation et c'est aussi quelque chose de reconnu dans les autres religions divines envoyées par Allah (Gloire et grandeur à Lui) :


«وَ عَهِدْنا الی ابراهیمَ و اِسماعیلَ أنْ طَهَّرا بَیْتِیَ لِلطّائِفینَ و العاکِفینَ و الرُّکَّعِ السُّجودِ [بقره/125]

"  Purifiez Ma Maison pour ceux qui (la) visitent et ceux qui demeurent (à l'intérieur) pour le dévouement, ceux qui s'inclinent (et) ceux qui se prosternent "  Le Saint Coran (Sourate 2, La Vache, verset125).
Définition de Itikaf
La définition littérale du mot Itikaf est de rester dans un lieu particulier, mais dans la définition religieuse de  l'Islam, ce mot signifie rester dans la mosquée pendant une période de temps particulière, dans l'adoration d'Allah (Gloire et grandeur à Lui ) tout en conservant certaines conditions comme jeûner.

Dans l'état de l’Itikaf, une personne peut rester debout, s'asseoir, dormir, etc ... et il n'existe pas  de «forme» précise ni des normes pour cette retraite (contrairement à la Prière qui a une forme propre à elle). Ce qui est important dans cette période c’est d'obéir aux commandements d'Allah (Gloire et grandeur à Lui), de s’abstenir des actes qu'Il a interdits (à la fois dans la vie en général et dans ce séjour de trois jours) et d’être à Son service.

La période de l’Itikaf est le meilleur moment pour forcer soi-même à réfléchir et songer au monde qui nous entoure, la période de la Itikaf est le meilleur moment pour oublier les soucis du monde transitoire et pour revenir à l'âme et au Créateur de l'âme, la période de l’Itikaf est le meilleur moment pour revenir à Allah (Gloire et grandeur à Lui) dans le vrai repentir de nos péchés commis pendant l'année et de se concentrer sur les paroles d'Allah dans le Coran , les prières et les supplications utilisées pour  faire appel auprès de Lui et toutes ces choses qui sont liés à Lui et à Son Essence Sacrée.
L’Itikaf est vraiment une retraite spirituelle pour restaurer soi-même, c'est l'acte de quitter sa propre maison pour être au service d'Allah (Gloire et grandeur à Lui) et  reconnaître soi-même dans la maison d'Allah (la mosquée), et en même temps, d'être un invité à la Maison d'Allah (Gloire et grandeur à Lui) - manger Sa nourriture qu'Il a envoyée et être autour de Ses serviteurs qu'Il a guidés.
« Le Prophète (paix et bénédiction sur lui et sa famille) accomplissait l’i’tikaf pendant la dernière décade du mois de ramadan jusqu’à sa mort. Il dit: «La mosquée est le refuge de tout homme pieux. Dieu a promis à celui qui y fait sa retraite de lui accorder sérénité et miséricorde, de le faire traverser le Sirat [pont jeté sur l'Enfer] pour le faire parvenir à Sa grâce au Paradis».
durant Itikaf on ne peut pas sortie de la mosquée sauf pour participer a la prière de vendredi ou résoudre des problèmes important des croyants.
pour l`histoire, un jour le petit fils du Prophète(psl), Hassan Ibn Ali(p) connu pour sa générosité, était à  la mosquée du Prophète en état d`Itikaf. Un médinoise en difficulté important, venue lui demander de résoudre son Problème. Alors, tout de suite le petit fils du Prophète(p) a quitter la mosquée pour résoudre le Problème d`un croyant. Devant l`étonnement des gens ,il a dit j`ai entendu de mon père Ali qui rapport du messager d`Allah (psl), la récompense de resoudre les problemes des musulmanes est equivalent de récompense d`adoration(la prière, le jeûne,...) de 9000ans. Le petit fils du Prophète(psl)  retourna à la mosquée par la suite.

 
La victorieuse bataille de Badr


La grande conquête de Badr a eu lieu le vendredi 17 Ramadhan de l'an deux de l'Hégire. (17 mars 624), c’est la date commémorative de la bataille de Badr désignée aussi dans le Coran par « Yawm Al-Fourqân » (Le jour du discernement). En effet, c’est le jour où une séparation entre le juste et l’injuste a été faite. La bataille  de Badr est la première bataille victorieuse des musulmans. Cette bataille a mis face à face quelques 300 croyants sous le commandement du Prophète (pslf) et plus de 1000 idolâtres Quraychites.
Il est dit dans le Coran que Dieu a fait triompher les croyants, en nombre inférieur, en leur envoyant des Anges en renforts. À l'issue de cette bataille, 14 fidèles sont morts en martyrs alors que les idolâtres Koraïchites ont perdu 70 des leurs et 70 autres fait prisonniers.

Que de petits groupes ont battu des armées entières avec la volonté de Dieu !
 
Le Prophète (pslf) pria en implorant le Vivant, l'Éternel en disant :

« Ô Dieu, voici Quraych venant défier et démentir Ton Prophète, dans sa vanité et son arrogance. Accorde-moi le soutien que Tu m’as promis. Fais que nos ennemis soient vaincus en l’espace d’un matin ! " Ô Seigneur ! Je Te demande Ton engagement et Ta promesse. Ô Seigneur ! Si Tu fais périr ce petit groupe, Tu ne seras plus adoré sur terre" ».  

Et il leva ses mains vers le ciel jusqu'à ce que son manteau tomba de ses épaules; puis, avant que le Messager d'Allah n'abaisse ses mains après avoir invoqué Allah(SWT), avec sincérité et conviction sa demande sera exaucée ; les anges descendirent pour secourir les musulmans et combattre dans leurs rangs :
 {(Et rappelez-vous) le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous exauça aussitôt : "Je vais vous aider d'un millier d'Anges déferlant les uns à la suite des autres}. [Sourate 8 - Verset 9].

Le prophète (pslf) avait pris part à cette bataille muni d’un poitrail très lourd pour se protéger. Il est rapporté que l’armure était si imposante qu’elle blessait le Prophète (pslf). C’est alors que l’ange Gabriel (paix et salut sur Lui) vint au Prophète (pslf) et lui dît: “O’ Muhammad! Ton Seigneur te salue. Il t’ordonne de te défaire ce poitrail (Jawshan) et de réciter cette invocation, ce sera une protection pour toi et ta communauté (Ummah) ’’   
C’est le titre d'une longue prière qui comporte 250 noms d’Allah, exalté soit-Il,  et 750 attributs divins plus connue sous le nom de al-Jawshan al-Kabir. (Voir les invocations sur le site)
Cette prière a été rapportée dans le livre Balad al-Amin où  `Ali ibn al-Husayn (paix et salut sur lui) raconte le récit transmis par son père (paix et salut sur lui), qui le tenait lui-même de son grand-père maternel, le Messager d’Allah (pslf).
Il faut se rappeler aussi que le jeûne fut prescrit à la communauté islamique pendant le mois de Châabane de l'an deux de l'Hégire, c'est-à-dire la même année que la bataille de Badr.

 



Le Récit de  la bataille de Badr :
La bataille de Badr, du nom d’une vallée située entre La Mecque et Médine, est la première bataille décisive de l’Islam, et marque le début des confrontations armées entre les Musulmans et les polythéistes mecquois. Cette bataille se déroula le vendredi 17 Ramadân de l’an 2 de l’Hégire (mars 624 de l’ère chrétienne).
Au milieu du mois de Jamadil Awwal  2 A.H., il fut rapporté à Médine qu’une caravane de commerce se rendait de la Mecque vers la Syrie sous la direction de Abou Soufyan.
 
    Le Saint Prophète (s) décida d’envoyer deux hommes pour en savoir plus sur cette caravane. Il leur dit de se renseigner sur sa trajectoire, le nombre de gardiens ainsi que la nature des marchandises qu’elle transportait. Les deux hommes rassemblèrent les informations suivantes :
 
1. Il s’agissait d’une grosse caravane et tous les Mecquois y avaient une part de marchandises
2. Le chef de la caravane se nommait Abou Soufiyane et il était escorté par 40 hommes.  
3. 1000 dromadaires transportaient les marchandises estimées à 50 000 dinars.
 Comme les Mecquois représentaient un danger permanent, à cause de leur puissance militaire, il était indispensable pour les musulmans de trouver des moyens préventifs afin d'essayer de les affaiblir. C'est dans cette optique que le Prophète (QSSSL) décida de mener une petite expédition militaire contre cette caravane commerciale dirigée par Abou Sofiane, et ce, justement, afin de porter un coup à la puissance économique et donc, militaire, des infidèles mecquois. En plus Les Koraïchites avaient confisqué la propriété de tous les Musulmans ayant émigré vers Médine, et le Saint Prophète (s) décida alors de saisir la propriété des Mecquois en échange.
Bien que les Musulmans se mirent à la poursuite de Abou Soufiyane, ils ne parvinrent pas à le rattraper. Mais, la date de retour de la caravane était pratiquement précise car les Koraïchites retournaient  toujours de la Syrie vers la Mecque en début d’automne.

    Le Saint Prophète (pslf) quitta Médine pour se rendre vers la vallée de Badr, à 80 milles du sud de Médine, où il  attendit le retour de la caravane.
Il faut rappeler que le Prophète (pslf) était à ce moment accompagné de trois cent treize Compagnons : soixante-dix-sept émigrés de La Mecque et deux cent trente-six habitants de Médine, Ansar. L'armée musulmane avait en tout et pour tout six cottes de mailles, huit épées, deux chevaux et quelque soixante-dix chameaux, que les soldats devaient monter à tour de rôle.
 
Le Prophète(pslf) demanda au malvoyant Ibn Oum Maktoûm d’assurer l’intérim au poste de dirigeant de Médine et d’imam à la mosquée en son absence.
Lorsqu’il arriva au lieu-dit Ar-Rawhâ’, il confia à Mousâab Ibn Omayr l’étendard de l’armée musulmane, à Ali Ibn Abî Tâlib la bannière des Muhâjirûn et à Saâd Ibn Mouâdh celle des Ansâr.
Puis il envoya Basbas Ibn Amr Al-Juhanî et Adiyy Ibn Abî Az-Zaghbâ en tant qu’éclaireurs pour récolter des affirmations de la caravane, alors qu’elle approchait de la localité de Badr.


Abou Sofiane fut informé de l`expédition des musulmanes. Il dépêcha un homme à La Mecque afin qu'il aille alerter les Qoraïchites du danger qui guettait leur caravane et leurs biens. En apprenant cette nouvelle, ces derniers s'empressèrent de former une solide armée, dans le but d'en finir une bonne fois pour toutes avec les musulmans. Le groupe des infidèles, avec à sa tête Outba Ibn Abi Djahl, comptait pas moins de neuf cent cinquante soldats parfaitement armés, cent chevaux et sept cents chameaux. Ils s'étaient préparés pour une bataille de grande envergure.

Il est important de noter que, lorsque les musulmans quittèrent Médine, ils ne s'imaginaient pas du tout qu'ils allaient être entraînés dans une véritable guerre et ne s'étaient donc pas préparés à cette éventualité.


En prenant connaissance de cela, le Prophète (pslf) consulta ses Compagnons. Le Saint Prophète(pslf) fut assez sage de s’assurer que personne n’y prît part sans en avoir pleine connaissance et sans y mettre toute sa volonté et tout son cœur. Il leur déclara clairement que ce n’était plus la caravane à laquelle ils devraient faire face, mais à l’armée de La Mecque, et il leur demanda conseil.
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Ils étaient, en effet, sortis intercepter une caravane marchande, et voici qu’ils auraient probablement à faire face à l’armée la plus puissante d’Arabie. Certains Compagnons étaient d’avis de ne pas combattre, le déséquilibre des forces étant trop manifeste, l’armée musulmane n’étant pas suffisamment préparée pour tenir tête à Quoraysh. L’un des Muhajirin dit notamment : « Ô Messager de Dieu, c’est Quraysh la perfide ! Par Dieu, elle n’a jamais été vaincue depuis qu’elle est une puissance ; et elle n’a jamais cru en Dieu depuis qu’elle L’a renié. Par Dieu, pour rien au monde, elle n’abandonnera sa puissance. Elle te combattra. Prépare-toi donc soigneusement et prends toutes les dispositions qui s’imposent. »
 Mais les autres compagnons décidèrent à presque  l'unanimité de faire face à cette armée.
Le grand compagnon, Al-Miqdaad ibn 'Amr(Ra) qui était un fervent Musulman se leva et dit:  
"O Messager d'Allah ! Fais ce qu'Allah t'a inspiré car nous sommes avec toi, je jure par Allah que nous ne te dirons pas comme Les fils d'Israël dirent à Moïse : [Va, toi et ton Seigneur, combattez, nous ne bougerons pas d'ici], mais va, toi et ton Seigneur, combattez, et nous combattrons avec vous ; car je jure par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, si tu partais avec nous à "Bark Al-Ghamaad [une endroit]", nous combattrions avec toi jusqu'à ce que tu y parviennes".

Chaque fois que le Saint Prophète(pslf) entendait l’avis d’un musulman mecquois, il demandait encore conseil. Pendant ce temps, les musulmans de Médine gardaient le silence.
En effet, les agresseurs étaient de La Mecque, liés par le sang à beaucoup de ces musulmans qui avaient émigré à Médine avec le Saint Prophète et qui faisaient maintenant partie de cette petite troupe. Ils craignaient donc que leur zèle à combattre l’ennemi mecquois ne blessât les sentiments de leurs frères. Mais lorsque le Prophète (pslf) insista encore pour entendre d’autres avis, l’un des musulmans médinois se leva et dit :
«Prophète de Dieu, tu as eu tous les conseils que tu voulais, et cependant, tu continues à en demander d’autres. Peut-être te réfères-tu à nous, musulmans de Médine. Est-ce vrai ?»
«Oui», dit le Prophète.
Ainsi, le prophète (pslf) s'adressa aux Ansars, Sâad ibn Mou'âadh dit :
« Nous avons cru en toi et souscrit à ton message. Nous avons attesté que ce que tu as apporté est la vérité et nous nous sommes engagés à t’écouter et à t’obéir. Poursuis donc l’objectif que tu veux, nous sommes avec toi. Par Celui Qui t’a envoyé, si tu partais en direction de cette mer et que tu entreprenais de la traverser nous la traverserions avec toi, sans qu’un seul homme parmi nous ne reste derrière. Nous ne détestons guère d’aller avec toi confronter l’ennemi. Nous sommes patients dans la guerre, sincères lors de l’affrontement. Qu’Allâh fasse que nous te donnions un beau spectacle, mène-nous donc avec la bénédiction d’Allâh. »
               Le visage resplendissant, le Prophète (pslf) dit : « Marchez et recevez la bonne nouvelle ! Allâh m’a promis l’une des deux troupes ; c’est comme si je voyais déjà les gens passer à trépas. »
Après avoir entendu ces déclarations de dévouement, le Messager de Dieu (pslf) donna l’ordre d’aller jusqu’aux puits de Badr.

Abou Soufiyane réalisa que les Musulmans l’attendraient à Badr qui était un lieu d’arrêt sur la route vers la Mecque; à environ 120 kilomètres au Sud de Médine. Abou Soufiyane décida de faire un long détour pour rentrer en évitant Badr. Une fois de retour sain et sauf à la Mecque, il envoya un message à Abou Djahal pour qu’il revienne, mais Abou Djahal était trop fier pour rebrousser chemin et voulait écraser les Musulmans avec son armée.

La nouvelle de fuite d`Abou Soufiyan est arrivé à l`armé d`Islam. Certain compagnons étaient mécontents, alors le verset 7 de Sourate Al-Anfal a été révélé :

(Rappelez-vous), quand Allah vous promettait qu'une des deux bandes sera à vous. Vous désiriez vous emparer de celle qui était sans armes, alors qu'Allah voulait par Ses paroles faire triompher la vérité et anéantir les mécréants jusqu'au dernier.

Une fois arrivée à Badr, Le Prophète (pslf) envoya donc Ali, Saâd et Az-Zoubayr à Badr pour guetter les mouvements ennemis. Lorsqu’ils revinrent dans l’armée, ils ramenèrent avec eux deux esclaves de Quraysh qu’ils avaient arrêtés durant leur mission. Interrogés par les Compagnons du Prophète (pslf), ils affirmèrent être en charge du ravitaillement en eau de l’armée mecquoise. Le Prophète (pslf) leur demanda: «Dites-moi où est Quraysh.» Derrière cette dune, répondirent-ils. Combien sont-ils ? Nous l’ignorons. Combien égorgent-ils de dromadaires chaque jour? Neuf ou dix, c’est selon. Ils sont donc entre neuf cents et mille hommes, conclut le Messager de Dieu. Ce soir-là, il plut une averse.
Le Messager de Dieu et ses Compagnons arrivèrent au puits indiqué par Al-Houbâb au milieu de la nuit. Ils y installèrent leur campement et bouchèrent les autres puits de Badr. Ils ont passé la nuit en prière et adoration d`Allah(Swt). Cette nuit, il a plu.
 Le Prophète(pslf) eut droit à une tente située au sommet d’une colline surplombant le champ de bataille, depuis laquelle il pourrait superviser les opérations.

Les musulmans montrèrent beaucoup de courage. La détermination de cette petite force musulmane à mourir au combat est démontrée par un incident. La bataille n’avait pas encore commencé quand Abû Jahl envoya un chef bédouin pour reconnaître le nombre des musulmans. Il rapporta qu’ils étaient trois cents au plus. Abû Jahl et ses soldats s’en réjouirent, pensant que les musulmans seraient une proie facile. «Mais, dit le chef bédouin, je vous conseille ceci : ne combattez pas ces hommes, car chacun d’eux semble déterminé à mourir. J’ai vu non pas des hommes, mais la mort montée sur des chameaux.» (Tabarî ; Hishâm).

Le moment de l’engagement approchait. Le Saint Prophète(pslf) sortit de la petite hutte où il avait prié et annonça : «Les légions seront certainement mises en déroute et montreront leurs dos.»

    Les deux armées s’affrontèrent le 17 Ramzane 2 A.H. L’armée musulmane se composait de 313 soldats avec pour tout et en tout 2 chevaux et 70 dromadaires. L’armée mecquoise possédait 900 soldats, 100 chevaux et 700 dromadaires. Ils étaient bien plus équipés que les Musulmans.

Le Prophète (pslf) pria en implorant le Vivant, l'Éternel en disant :
« Ô Dieu, voici Quraych venant défier et démentir Ton Prophète, dans sa vanité et son arrogance. Accorde-moi le soutien que Tu m’as promis. Fais que nos ennemis soient vaincus en l’espace d’un matin !
Et il leva ses mains vers le ciel jusqu'à ce que son manteau tomba de ses épaules; puis, avant que le Messager d'Allah n'abaisse ses mains après avoir invoqué Allah avec sincérité et conviction sa demande sera exaucée ; les anges descendirent pour secourir les musulmans et combattre dans leurs rangs :
 {(Et rappelez-vous) le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous exauça aussitôt : "Je vais vous aider d'un millier d'Anges déferlant les uns à la suite des autres}. [Sourate 8 - Verset 9].

Le prophète (pslf) avait pris part à cette bataille muni d’un poitrail très lourd pour se protéger. Il est rapporté que l’armure était si imposante qu’elle blessait le Prophète (pslf). C’est alors que l’ange Gabriel (paix et salut sur Lui) vint au Prophète (pslf) et lui dît: “O’ Muhammad! Ton Seigneur te salue. Il t’ordonne de te défaire ce poitrail (Jawshan) et de réciter cette invocation, ce sera une protection pour toi et ta communauté (Ummah) ’’                                                                                         c'est le titre d'une longue prière qui comporte 250 noms d’Allah, exalté soit-Il,  et 750 attributs divins plus connue sous le nom de al-Jawshan al-Kabir.(pour consulter voir les invocations sur le site).

 Le Vénéré Prophète(pslf)  rassura ses Compagnons en leur promettant le soutien de Dieu et s’exprima à eux en disant : « Tel polythéiste mourra ici, un tel mourra là en posant la main sur la terre à tel ou tel endroit. »

      Selon la coutume arabe, la bataille était précédée d’un combat singulier (d’homme à homme). Trois valeureux guerriers, Outbah bin Rabiyah (le père de Hind, donc le grand père de Mouavya),  Chaybah bin Rabiyah et Walid bin Outbah (l`oncle maternelle de Mouavya ) défièrent les Musulmans. Trois Musulmans, Awf, Ma'ouz et Abdoullah Rawahah s’avancèrent. Ces hommes étant des Ansar de Médine, Outbah dit : "Nous ne nous battrons pas avec vous. Envoyez-nous nos égaux. "

    Le Saint Prophète (pslf) envoya alors Ali Ibn Abî Tâlib, son gendre et son cousin, Hamzah Ibn ‘Abd Al-Muttalib, son oncle et Ubaydah Ibn Al-Hârith Ibn `Abd Al-Muttalib.
 Oubaydah affronta Shaybah, Hamza affronta Outbah et Ali  affronta Walid. Hamza et Imam Ali (a) eurent vite fait de tuer leurs adversaires, mais Oubaydah fut gravement blessé et mourut. , alors Hamzah et Ali attaquèrent 'Shaybah et le tuèrent.
Les Koraïchites furent perturbés de voir l’adresse des guerriers musulmans et se mirent à attaquer ensemble.

    Le Saint Prophète (s) retint son armée en arrière et les ordonna d’envoyer des flèches aux ennemis. Cette attaque organisée déstabilisa les troupes mecquoises et constatant leur confusion, le Saint Prophète (s)  réclama : " Ô Seigneur ! Je Te demande Ton engagement et Ta promesse. Ô Seigneur ! Si Tu fais périr ce petit groupe, Tu ne seras plus adoré sur terre" ».
Puis il ordonna une attaque générale. Les Musulmans se mirent à se battre avec conviction et la guerre retentit sur la vallée de Badr.  Imam Ali (a) déchira l’armée mecquoise, tuant les soldats ennemis avec une facilité terrifiante. Sa puissance et son habileté à manier l’épée terrifièrent les Mecquois qui commencèrent à prendre la fuite. Pendant la bataille d’al-Badr, ce qu’il récita en répétant :
le Nom le plus Grandiose (al-Ism al-‘Azham)  « Ô Lui ! Ô Qui point
De lui autre que Lui ! »(Ou selon une autre source : « Ô Lui ! Ô Celui Qui Seul sait à l’exclusion des autres ! ») Et aussi : {Dis : « Lui, Dieu, est Un..} (Sourate De l’Unicité). Quand, il eut fini, il dit : « Ô Lui ! Ô Qui, point de lui autre que Lui !
Pardonne-moi et rends-moi victorieux sur les incroyants ! »

D'après Abou Dhar (Ra), Kaîs ibn Oubbâd a dit : « J'ai entendu Abou Dhar jurer que ce verset coranique : « Voici deux clans adverses qui disputaient au sujet de leur Seigneur », fut révélé au sujet de ceux qui, le jour de Badr, sortirent des rangs pour se battre en combat singulier, à savoir : Hamza, 'Ali, 'Oubaîda  ibn Al-Hârith,avec Outba, et Chaîba, tous deux fils de Rabî'a et Al-Walîd ibn 'Outba.
 Et la bataille s’est engagée :
 « Lorsque vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous a exaucés : Je vous aide d'un millier d'anges déferlants par vagues successives. Allah a fait que cela soit pour vous une bonne nouvelle et pour qu'avec cela vos cœurs se tranquillisent. Il n'y a de victoire que de la part d’Allah, Allah est puissant et sage. » (Coran 9/9-10).

D'après Ibn Djourayh, Ibn Abbas a dit : « Au cours de la bataille de Badr, Satan se présenta à la tête des Qoraïchites, étendard à la main, pour apporter son soutien aux polythéistes. Il fit croire à ces derniers que personne ne pouvait les vaincre et leur fit savoir qu'il était leur protecteur. Quand les belligérants se rencontrèrent et que Satan se rendit compte que les anges étaient venus en renfort, il prit la fuite en disant : « Je vois ce que vous ne voyez pas ... ». (2/318). « Et aussi, au moment de la rencontre, Il vous les montrait peu nombreux à vos yeux, de même qu'Il vous faisait paraître à leurs yeux peu nombreux afin qu'Allah parachève un ordre qui devait être exécuté. C'est à Allah que sont ramenées les choses. » (Coran 8/44).
Bilâl vit-il Umayyah Ibn Khalaf, celui-là même qui lui avait fait goûté la torture sous toutes ses formes à La Mecque ; il s’écria alors : « Umayyah Ibn Khalaf, puissé-je périr s’il s’en sort ! » Il ne cessa de le combattre jusqu’à ce qu’il eut triomphé de lui. De même, Mu`âdh Ibn `Amr Ibn Al-Jamûh tua Abû Jahl. Le combat redoubla d’intensité ; les Musulmans scandaient : « Ahadun Ahad » (Dieu est Un ! Dieu est Un !), cette parole éternelle que Bilâl répétait jadis sous la torture. Le Prophète (pslf) saisit une poignée de sable et se tourna vers Quraysh disant : « Moches soient vos visages ! » Il jeta le sable en leur direction et donna l’ordre à ses compagnons d’attaquer de plus belle.

L’armée mecquoise se dispersa dans une fuite honteuse, laissant dernière elle ses morts et quelques prisonniers. Parmi ces derniers se trouvait Abbâs, l’oncle du Saint Prophète (pslf). Abbâs qui généralement se rangeait à ses côtés pendant son séjour à La Mecque. On l’avait obligé à se joindre aux Mecquois et à combattre le Prophète (pslf) .Il cachait sa conversion en Islam. Un autre prisonnier était Abûl-’As, un gendre du Saint Prophète(pslf). Parmi les morts figurait Abû Jahl, commandant en chef de l’armée mecquoise et, d’après tous les témoignages, ennemi juré de l’Islam.  
La bataille s'est terminée par la victoire des musulmans. 14 compagnons furent tués en martyre (Rahimahoum Allah), tandis que 70 polythéistes Mecquois incluant leurs chefs Abou Jahal, Nawfal, Oumayyah et d’autres encore furent tués. 70 hommes furent prisonniers par les Musulmans.

Le Prophète  s’adressa aux polythéistes morts en leur disant : « Ô untel, ô untel... Vous auriez dû écouter Dieu et son Prophète. Nous autres, avons obtenu ce que Dieu nous avait promis ! En est-il de même pour vous ?  Ses compagnons lui dirent  : « Pourquoi tu t’adresses à des corps sans vie ! ». Le Messager répondit : « Par celui qui tient mon âme, ils m’entendent aussi bien que vous !

Le lendemain matin, le Messager de Dieu(pslf) ordonna aux gens de remettre tout le butin qui était en leur possession, et qu’on le porte jusqu’à ce qu’il eut décidé de ce qu’on allait en faire, ou que la décision vienne de Dieu.
Il chargea `Abd Allâh Ibn Rawâhah et Zayd Ibn Hârithah de porter la bonne nouvelle de la victoire aux habitants de Médine. `Abd Allâh y arriva par le Nord, tandis que Zayd entra dans la ville par le Sud annonçant la victoire accordée par Dieu aux Musulmans. La joie fut immense, mais était légèrement ternie par un sentiment de tristesse. Il se trouva en effet que les Musulmans venaient d’enterrer Dame Ruqayyah, la fille du Messager de Dieu(pslf), décédée des suites d’une maladie. Son époux, `Uthmân Ibn `Affân, avait été autorisé par le Messager de Dieu (pslf) à ne pas prendre part à la bataille de Badr et à rester au chevet de son épouse .

Le prophète (pslf) et les compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) retournèrent à Médine en étant vainqueurs, et tous les ennemis eurent peur de lui et beaucoup de gens parmi les habitants de Médine embrassèrent l'Islam ; l'hypocrite Abdoullah ibn Oubay et ses amis embrassèrent l'Islam en apparence.

Le Prophète (pslf) devait régler le sort des 70 prisonniers faits par les musulmans et à ce sujet il consulta ses Compagnons. Certains proposèrent qu’ils soient libérés contre une rançon et d’autres par contre proposèrent qu’ils soient exécutés. Le Prophète(pslf) opta pour la première solution, privilégiant ainsi la Vie et la Pitié. Par ailleurs, l’argent gagné des rançons contribuerait à aider les musulmans.
Les prisonniers étaient traités avec beaucoup de bonté par les citoyens de Médine et certains devinrent Musulmans. "Bénis soient les gens de Médine ", dit un des prisonniers plus tard, "ils nous faisaient monter sur des chevaux alors qu’ils marchaient eux-mêmes, ils nous donnaient du blé et du pain à manger quand il en restait un tout petit peu, se contentant de manger des dattes."
    Les prisonniers riches achetèrent leur liberté en s’acquittant d’une rançon. On demanda aux autres d’apprendre à 10 enfants à lire et à écrire tandis que d’autres encore furent lâchés par le Saint Prophète (s) et eurent le droit de rentrer à la Mecque.  
Pendant que les Musulmans discutaient du sort des prisonniers de guerre, un homme ayant échappé à la mort et à la captivité arriva à La Mecque et informa ses habitants de ce qui venait d’arriver à leurs chefs et leaders. Il leur parla des tués, des prisonniers, de l’humiliation et de la défaite. Dans un premier temps, ils restèrent incrédules, puis à mesure qu’elle se confirmait, la nouvelle les terrassa. Abû Lahab en fit une fièvre et mourut une semaine tard.
Après de longues discussions, les Qurayshites décidèrent de verser une rançon pour leurs prisonniers, parmi lesquels figurait Abû Al-`Âs Ibn Ar-Rabî`, l’époux de Dame Zaynab la fille du Messager de Dieu(pslf). Les habitants de La Mecque envoyèrent de l’argent pour la libérer leurs prisonniers, tandis que la fidèle épouse musulmane envoya ce qu’elle pouvait pour libérer son époux polythéiste. Elle envoya, entre autres effets, un collier que sa mère, Dame Khadîjah(as), lui avait offert à l’occasion de son mariage. Lorsqu’on posa la rançon devant le Prophète(pslf), il vit le collier et fut saisi d’émotion au souvenir de son épouse, Dame Khadîjah (as). Devant l’émotion visible sur le visage du Prophète (pslf), ses compagnons décidèrent de libérer le prisonnier gracieusement et de lui remettre la rançon que son épouse avait envoyée, y compris le collier en question. L’époux polythéiste retourna à La Mecque, non sans avoir promis d’autoriser son épouse musulmane à émigrer vers Médine aussitôt qu’il sera arrivé à La Mecque. L’époux tint sa parole et l’épouse musulmane partit pour Médine alors qu’elle était enceinte. Mais un polythéiste mecquois la prit à partie et l’effraya de sa lance, au point qu’elle fit une fausse couche. Puis elle poursuivit son voyage vers Medine où elle rejoignit le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui —.

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    La victoire de Badr endurcit la foi des Musulmans et mirent en garde les mécréants mecquois contre la force de l’Islam à présent reconnue.
La bataille de Badr marqua la différence claire et évidente entre la foi et la mécréance, et entre la vérité et le faux ; de même que l'ange Gabriel et les anges descendirent du ciel pour combattre avec les musulmans.
Allah (qu'Il soit exalté) a parlé de cette bataille dans Son Livre, Il a dit (qu'Il soit glorifié) :
{Allah vous a donné la victoire, à Badr, alors que vous étiez insignifiants. Craignez Allah donc. Afin que vous soyez reconnaissants ! (Allah vous a bien donné la victoire) lorsque tu disais aux croyants : "Ne vous suffit-il pas que votre Seigneur vous fasse descendre en aide trois milliers d'Anges ?". Mais oui ! Si vous êtes endurants [patients] et pieux, et qu'ils [les ennemis] vous assaillent immédiatement, votre Seigneur vous enverra en renfort cinq mille Anges marqués distinctement. Et Allah ne le fit que (pour vous annoncer) une bonne nouvelle, et pour que vos cœurs s'en rassurent. La victoire ne peut venir que d'Allah, le Puissant, le Sage ; pour anéantir une partie des mécréants ou pour les humilier (par la défaite) et qu'ils en retournent donc déçus} [Aali 'Imraane : 123-127].

Et Il a dit (qu'Il soit exalté) :
(Rappelez-vous), quand Allah vous promettait qu'une des deux bandes sera à vous. "Vous désiriez vous emparer de celle qui était sans armes, alors qu'Allah voulait par Ses paroles faire triompher la vérité et anéantir les mécréants jusqu'au dernier. Afin qu'Il fasse triompher la vérité et anéantir le faux, en dépit de la répulsion qu'en avaient les criminels. (Et rappelez-vous) le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous exauça aussitôt : "Je vais vous aider d'un millier d'Anges déferlant les uns à la suite des autres. Allah ne fit cela que pour (vous) apporter une bonne nouvelle et pour qu'avec cela vos cœurs se tranquillisent. Il n'y a de victoire que de la part d'Allah. Allah est Puissant est Sage. Et quand Il vous enveloppa de sommeil comme d'une sécurité de Sa part, et du ciel Il fit descendre de l'eau sur vous afin de vous en purifier, d'écarter de vous la souillure du Diable, de renforcer les cœurs et d'en raffermir les pas [vos pas] ! Et ton Seigneur révéla aux Anges : "Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l'effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. Ce, parce qu'ils ont désobéi à Allah et à Son messager". Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager... Allah est certainement dur en punition !"} [Le butin : 7-13].

Et Il a dit (qu'Il soit exalté) :
{Et sachez que, de tout butin que vous avez ramassé, le cinquième appartient à Allah, au messager, à ses proches parents, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs (en détresse), si vous croyez en Allah et en ce que Nous avons fait descendre sur Notre serviteur, le jour du Discernement : le jour où les deux groupes s'étaient rencontrés, et Allah est Omnipotent. Vous étiez sur le versant le plus proche, et eux (les ennemis) sur le versant le plus éloigné, tandis que la caravane était plus basse que vous. Si vous vous étiez donné rendez-vous, vous l'auriez manqué (effrayés par le nombre de l'ennemi). Mais il fallait qu'Allah accomplisse un ordre qui devait être exécuté, pour que, sur preuve, pérît celui qui (devait) périr, et vécût, sur preuve, celui qui (devait) vivre. Et certes, Allah est Auditent et Omniscient. En songe, Allah te les avait montrés peu nombreux ! Car s'Il te les avait montrés nombreux, vous auriez certainement fléchi, et vous vous seriez certainement disputés à propos de l'affaire. Mais Allah vous en a préservés. Il connaît le contenu des cœurs. Et aussi, au moment de la rencontre, Il vous les montrait peu nombreux à Vos yeux, de même qu'Il vous faisant paraître à leurs yeux peu nombreux afin qu'Allah parachève un ordre qui devait être exécuté. C'est à Allah que sont ramenées les choses. O Vous qui croit ! Lorsque vous rencontrez une troupe (ennemie), soyez fermes, et invoquez beaucoup Allah afin de réussir. Et obéissez à Allah et à Son messager ; et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez votre force. Et soyez endurants, car Allah est avec les endurants. Et ne soyez pas comme ceux qui sortirent de leurs demeures pour repousser la vérité et avec ostentation publique, obstruant le chemin d'Allah. Et Allah cerne ce qu'ils font. Et quand le Diable leur eut embelli leurs actions et dit : "Nul parmi les humains ne peut vous dominer aujourd'hui, et je suis votre soutien". Mais, lorsque les deux groupes furent en vue l'un de l'autre, il tourna les deux talons et dit : "Je vous désavoue. Je vois ce que vous ne voyez pas ; je crains Allah, et Allah est dur en punition". (Et rappelez-vous), quand les hypocrites et ceux qui ont une maladie au cœur [dont la foi est douteuse] disaient : "Ces gens-là, leur religion les trompe". Mais quiconque place sa confiance en Allah (sera victorieux)... car Allah est Puissant et Sage. Si tu voyais, lorsque les Anges arrachaient les âmes aux mécréants ! Ils les frappaient sur leurs visages et leurs derrières, (en disant) : "Goûtez au châtiment du Feu. Cela (le châtiment), pour ce que vos mains ont accompli". Et Allah n'est point injuste envers les esclaves} [Le butin : 41-51].
Dieu est toujours du côté des Croyants...

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L’amour du Prophète pour L’Imam al-Hassan Al-Mojtabã (Psl)


Si la naissance de L'Imam al-Hassan (Psl) et avant elle le mariage de ses parents étaient deux occasions pour le Prophète (Pslf) de fixer à travers les êtres les plus aimés de son coeur, l’amour qu’il continuera d’exprimer à l’égard de son petit-fils pendant les quelques années qu’il lui restait à vivre, lui permettra de tracer aux Musulmans beaucoup d’autres lignes de conduite et d’apporter à ce dernier (L'Imam al-Hassan (Psl)) les premiers éléments indispensables à l’équilibre de la personnalité.


En effet la douce étreinte dont le grand-père a couvé le nouveau-né le jour de sa naissance inaugura une période de plus de sept ans au cours de laquelle le Prophète ne manquera aucune occasion d’entourer L'Imam al-Hassan (Psl) de son amour, de ses bons soins, de sa tendresse, de ses caresses et de toutes sortes de marques d’affection.

Cet amour et cette affection du Messager pour le premier descendant de la "Maison du Message" étaient devenus d’autant plus de notoriété publique qu’ils contrastaient avec l’attitude généralement assez distante d’un père envers son enfant dans les milieux bédouins de l’époque.

Ainsi, un jour, un bédouin voyant le Prophète embrasser, étreindre et renifler (1) le petit al-Hassan, dit à son adresse: « Moi aussi j’ai un fils! Mais je ne l’ai jamais embrassé». Le Messager, indigné de cette réflexion, répondit: « Ce n’est pas ma faute si Dieu a ôté la miséricorde de ton coeur ».


On dirait que chaque fois que le Prophète laissait déborder ses sentiments d’affection envers son petit-fils devant les visiteurs ou les Compagnons, il tenait à faire passer un message ou un enseignement aux Musulmans. Les exemples suivants confirment l’exemple précédent à cet égard:


Selon Abou Hurayrah:
Un jour le Prophète est venu nous accueillir en portant al-Hassan et al-Hussein chacun sur une épaule, et en les embrassant alternativement. Lorsqu’il arriva à notre niveau, un homme lui dit: « Par Dieu, tu les aimes vraiment, Messager de Dieu! » Le Prophète répondit: « Celui qui les aime m’aura aimé et celui qui les déteste m’aura détesté » (2)
 

Selon Al-Barã’ (cité par Al-Bukhãri et Muslim):
« J’ai vu le Messager de Dieu porter L'Imam al-Hassan (Psl) sur son épaule en disant: " mon Dieu! Je l’aime, aime-le donc (3)
 

Selon ’Aïchah:
« Le Prophète prenait al-Hassan et l’étreignait en disant: " Mon Dieu c’est mon fils, je l’aime et j’aime celui qui l’aime (4)

Selon Osãmah Ibn Zayd, cité par al-Tarmathi:
« J’ai vu le Messager de Dieu porter al-Hassan et al-Hussein sur ses hanches en disant: " Ce sont mes deux fils et les deux fils de ma fille je les aime! Aime-les donc et aime ceux qui les aiment! (5)


Comme on le voit à travers ces témoignages et les témoignages qui suivent, le Prophète aimait tellement l'Imam al-Hassan (Psl) qu’il ne pouvait pas résister à l’envie de se prêter à des jeux d’enfant avec lui ou à le faire jouer même en présence de personnes étrangères au cercle familial.


Ya’lã Ibn Marrah témoigne à cet égard:
« Un jour nous sommes sortis avec le Prophète pour nous rendre à une invitation. Chemin faisant, le Prophète apercevant al-Hassan en train de jouer, accourut vers lui devant tout le monde, ouvrit ses bras, laissant l’enfant passer tantôt par ci tantôt par là, s’amusant avec lui et le faisant rire. Il finit par l’attraper, posant l’une de ses mains sur son cou l’autre sur sa tête. Puis l’étreignant et l’embrassant, il dit:
" Hassan est de moi et je suis de lui. Dieu aimera celui qui aura aimé al-Hassan " (7)
 


Même lorsque le Prophète se trouvait en plein devoir religieux ou en pleine réunion publique, il évitait de contrarier son petit-fils et de le priver de son affection, comme s’il voulait signifier à la Ummah que cette affection n’était pas seulement une affaire personnelle. Ainsi, un jour, pendant que le Messager de Dieu faisait une prédication du haut de sa chaire et qu’il vit al-Hassan et son petit-frère al-Hussein se diriger vers lui en se faufilant entre l’assistance et en trébuchant dans leurs longues chemises qui entravaient leurs pas, il interrompit son prône et descendit de la chaire pour les porter sur ses genoux et s’adressant à l’auditoire, il dit comme pour s’excuser:
« Certes, Dieu et Son Messager ont dit la vérité: " Vos biens et vos enfants constituent une tentation pour vous...(8) et d’ajouter, comme pour se justifier: « Mais voyant ces deux enfants trébucher en marchant, je n’ai pu m’empêcher d’interrompre ma parole pour les porter » (9)


*Source: www.bostani.com
Notes:
1. Ibn Kathîr, citant Anãs Ibn Mãlik, écrit dans "Istich-hãd al-Hussein", P. 138: «Le Prophète disait: "Apportez-moi mes deux fils (al-Hassan et al-Hussein)". Puis il les reniflait et les étreignait».
2. Cité par Ibn Kathîr, "Istich-hãd al-Hussein", P. 138.
3. "Dãr al-Tawhid", P.19.
4. Cité par plusieurs sources. Voir:
- "Al-Fuçûl Al-Muhimmah" d’Ibn al-اabbãgh Al-Mvlikî;
- "A’lãm Al-Warã" d’Al-Tabarsi;
- "Ahl-Elbeit" de Tawfîq Abu ’Alam... etc.
5. Cité par M. J. Fadhlullãh, P. 17.
7. "Dãr al-Tawhîd", P. 20.
8. Le Prophète cite ici un Verset coranique: «Sachez que vos biens et vos enfants constituent pour vous une tentation, mais qu’une récompense sans limites se trouve auprès de Dieu». (Coran 8: 28)
9 . "Istich-hãd al-Hussein", P. 139.

بسم الله الرحمن الرحیم

« L’honorable Khadija(SA) était non seulement l’épouse du dernier Prophète divin, mais la mère de l’honorable Fatima (SA). Elle a fait tout dans la voie de l’extension de l’Islam. Aujourd’hui il est du devoir des musulmans d’honorer la mémoire de cette honorable femme et de maintenir leur dépendance et leur attachement aux enseignements islamiques et à ceux qui éprouvent du dévouement pour protéger cette religion. »

 

 

L`ancien cimetière Al-Mouala,  à la Mecque

 

le Dix du mois bénit Ramadan (En 619 J.C, Dixième année après l`avènement prophétique, trois ans avant l’hégire), coïncide avec l’anniversaire du décès de La Grande Dame d`Islam, La première femme de Vénéré Prophète (sawas),Dame Khadija Al-Kobra (que la paix d’Allah soit sur elle).

 

 

Son Excellence Khadîja (as) passa vingt-cinq ans dans la maison du Prophète Mohammad (sawas). Elle fut la première musulmane.

 

Khadija occupe une place sans équivoque dans l’histoire de l’islam. Elle détient la primauté en adoptant, l’islam juste après le prophète(p). Elle fut la première femme à croire en lui.

Le Messager de Dieu (pslf) présente, dans ses paroles, Khadidja (S) comme étant son épouse élevée à la plus haute station. Le Messager (pslf) a dit à ce propos:

"Les femmes les plus élevées au Paradis sont Khadidja Bint Khuwaylid ; Fatima Bint Mohammed; Asiyah Bint Muzahim(la femme de Pharaon)  et Maryam Bint Imran [la Mère de Jésus (p)]".



Le Messager de Dieu (pslf) déclara également ceci:

"Les meilleures de toutes les femmes sont au nombre de quatre: Maryam Bint Imran [la mère de Jésus (pse)] ; Khadidja Bint Khuwaylid; Fatima Bint Mohammed et Asiyah, l'épouse de pharaon".




« " Aicha  a déclaré ceci: "Un jour, le Messager de Dieu se remémorant Khadidja [après son décès], j'en fus jalouse et lui dis qu'elle était âgée et d'autres choses, et que maintenant Dieu, en ma personne, lui avait procuré une épouse bien meilleure. Le Messager de Dieu me répondit ceci:

"Dieu ne m'a jamais procuré une épouse meilleure; Khadidja crut en ma Prophétie alors que les autres se refusaient à me suivre; elle témoigna et prit fait et cause en faveur de mes paroles alors que les autres les contredisaient; elle mit toute sa fortune à ma disposition alors que tous les autres m'abandonnaient ; Allah m'a béni d'enfants par elle et non par aucune autre épouses.".

Le verset 8 du sourate  Al-Zoha, concerne la générosité de Khadija(p) :

وَوَجَدَكَ عَائِلًا فَأَغْنَىٰ

Ne t'a-t-Il pas trouvé pauvre? Alors Il t'a enrichi.

 

Elle fut considérée (que la paix d’Allah soit sur elle) parmi les riches de la péninsule arabique de l’époque. Elle organisa, à travers ses employés, des voyages au Levant et dans d’autres endroits pour le commerce. Nombreux notables de Quraysh lui proposèrent des fiançailles mais elle refusa d’épouser tout autre que le Messager (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa famille) après avoir connu sa sincérité, son honnêteté, son sens moral et sa fusion avec Allah. Elle l’hébergea quand il fut délaissé par ses ennemis et ses proches. Elle le crut quand les autres le tinrent pour menteur. Elle fut  dévouée corps, âme et argent pour la cause du prophète et de son message. Il mit l’argent au service du message de l’islam et de sa propagation.

 

Les racines de Dame Khadija se réfèrent à un arbre très haut de gloire, de fierté et d'honneur. Elle est la fille de Khowayled ibn Abed Al-Aaza ibn Qosay et elle a avec le prophète(p) un lien de parenté, Qosay étant le quatrième ancêtre du Messager d’Allah (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa famille).

 

Dame Khadija fut une femme riche et une commerçante honnête. Elle fut appelée « la Pure »Tahira. Son commerce se caractérisa par la véracité, l'honnêteté et la confiance de ses clients. Elle voulut, ainsi, trouver un homme honnête pour lui confier son commerce. Elle choisit Mohamad l’honnête et le loyal  et l’envoya pour du commerce au Levant avec son serviteur. Il revint de son voyage avec beaucoup du gain. Le serviteur lui décrira ses bonnes mœurs, sa probité, son honnêteté, son intelligence en ce qui concerne les affaires du commerce et la confiance et l’amour que lui portèrent les gens. Elle approuva ce propos et décida d’être sa fidèle épouse.

 

Le Messager d'Allah (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa famille) aima beaucoup Khadija, il fut très triste quand elle décéda et appela cette année « l’année du chagrin ».Le grand oncle du Prophète (psl), Abou Tàlib (Ra) est décédé la même année.

L’extrême intelligence de Dame Khadija fut décrite par un poète arabe :

Si les femmes sont comme elle

On préférerait les femmes  sur les hommes

Parce que ni la féminité de la lune n’est une tare

Ni la masculinité du soleil est une gloire

 

 

Il suffit pour l’honneur de Dame Khadija, qu’Allah lui envoie une salutation spéciale pour lui rendre hommage grâce à son service au prophète et à son message.  En effet, il a été évoqué dans un récit  qu’Allah envoya le loyal Gabriel au Prophète (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa famille) pour lui dire :

« O Mohamad, dis à Khadija qu’Allah t’envoie ses salutations »

 

Khadija est ainsi la seule Dame à laquelle Allah envoya sa salutation après l’islam. Elle lui répondit:

«ان الله هو السلام ، وفیه السلام ، الیه السلام ، وعلی جبرئیل السلام

Allah c`est lui Salam, c`est de lui le Salam et se retourne vers lui le Salam, et sur l`ange Gabrielle le Salam."

(D`après Abou saeed Khidri, Rapporté par Bukhari dans son Sahih, volume 3, page 175, chapitre "La jalousie et l'amour des femmes", dans la conclusion de "Livre sur le Mariage-Nikah".

 

Il y a ici dans sa réponse un style littéraire qui confirme la sagesse et l’éloquence de Khadija, parce qu’elle n’a pas dit: « que la paix soit sur Allah » mais « qu’Allah est la paix ». Évidemment, comment peut-elle saluer Allah alors qu’il est la paix elle-même ? C’est une femme complète surtout en ce qui concerne son éloquence avec Allah (gloire pour lui)

 

Devant ces postions consciencieuse et son amour propre de l’islam Dame Khadija paya fortement l’impôt de loyauté. Elle souffrit de son isolément et de sa solitude après avoir été délaissée par les  femmes de Quraysh. Ce boycott se poursuivît même après sa grossesse de sa fille Fatima (que la paix d’Allah soit sur elle) et lors de son accouchement.

Pour cela, Allah envoya quatre femmes de paradis : Eve, Asia fille de Mozahem, Sarah et Marie fille d’Imran (que la paix d’Allah soit sur elles) et elles dirent à Khadija : « nous sommes les messagers de ton seigneur pour toi ». Et Elles l’aidèrent à  accoucher de Fatima Al-Zahra (que la paix d’Allah soit sur elle).

 

Le boycott des femmes de Mecque se poursuivît même après l’accouchement, Allah voulut que Fatima soit pour Khadija un soulagement même quand elle fut dans le ventre de sa mère ce qui caractérisa Dame Khadija (que la paix d’Allah soit sur elle). Elle passa de sa vie 24 ans et un mois avec le Messager (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa famille) et ils donnèrent naissance, pour les garçons, à Al-Kassem et Abdallah surnommés Al-Tayyeb et Al-Taher.

 

Khadija (que la paix d’Allah soit sur elle) décéda le 10 du mois de ramadan le bénit, trois ans avant l’hégire. Le Messager (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa famille) l’inhuma de sa main à la Mecque(le cimetière Al-Mouala). Il l’évoqua avec respect après sa mort.

 

Les musulmans seront pour toujours redevables pour cette femme pure. Elle fut, avec le jdihad d’Ali (que la paix soit sur lui) deux facteurs essentiels pour la diffusion et la victoire de l’islam.

 

 

 

Introduction à l’invocation al-Iftitah(Doua d`ouverture à lire les soires du mois Ramadan

L'invocation (doua) al-Iftitah (l`ouverture), fut enseignée par notre 12e Imam (as) du descendant du Noble Prophète (pslf) afin que les adeptes d`Ecole d`Alul-Bayte, le récitent toutes les nuits du mois béni de Ramadhan. Cette invocation (doua) est excellente pour façonner le comportement d’un être humain à l’égard de son Créateur dans la mesure où elle aborde les aspects qui sont à l’origine de la détresse humaine et le thème de la grâce d’Allah.

Elle peut être scindée en deux grands moments : d’une part le thème de la relation de l’homme avec Allah et d’autre part le sujet des leaders divins.

Description des attributs divins

La première partie de l'invocation (doua) décrit les différents attributs d’Allah et révèle Sa bonne grâce et Son affection à l’égard des êtres humains. On peut scinder cette partie en quatre thèmes :

  1. L’éloge d’Allah : c’est pour ainsi dire le thème central de cette invocation (doua) qui débute par la glorification et la louange d’Allah. Le Créateur n’a pas besoin que les hommes le glorifient pour qu’Il réponde à nos prières. C’est bien plus un procédé pour rappeler à celui qui supplie la suprématie de Celui à qui il s’adresse, ancrant ainsi dans les cœurs parfois insouciants la crainte d’Allah (takwa). Le début de cette supplication place aussi le solliciteur dans une position où il est partagé entre l’espoir et la crainte et c’est là une situation idéale pour la prière : Allah est le plus compatissant, mais Il est aussi le plus sévère lorsqu’il s’agit de châtiment. En bref, elle nous livre l’enseignement suivant : l’homme ne doit ni désespérer ni être trop confiant et il doit surtout lutter continuellement afin de rester sur la Voie Droite.
  2. Mise en lumière de l’unicité d’Allah : Allah n’a ni enfant, ni partenaire, ni compagnon. Il détient le contrôle absolu et sans partage sur l’ensemble de la création. Tous les habitants de la terre et des cieux dépendent de Lui. Et cette supplication permet d’affermir la foi et la confiance de ceux qui supplient Allah. Car en définitive, ils ne peuvent se tourner que vers Lui et rien ni personne d’autre que Lui.
  3. La générosité d’Allah : les bienfaits d’Allah n’ont pas de limites, les accordant de manière permanente. Les besoins de l’être humain sont gigantesques et en maintenant ouvertes les portes de la supplication, Allah lui accorde les clés de ses trésors. Aucune oraison n’est rejetée sans obtenir de réponse. Mais l’homme est trop souvent ingrat et avide : il s’attend à ce que toutes ses prières soient immédiatement accordées. Et lorsque la gratification tarde à venir ou lorsque son souhait ne se réalise pas, il se détourne de Lui au lieu de se rappeler toutes les faveurs qu’Allah lui accorde.
  4. Relation de l’homme avec son Créateur : quelle étrange relation ! Bien que ce soit l’homme qui a besoin d’Allah et qui devrait s’efforcer d’aller vers Lui, c’est au contraire Allah qui l’encourage et qui l’invite à venir vers Lui, lui exprimant Son affection et le couvrant de Sa miséricorde. Malgré l’ingratitude de l’être humain, Allah ne cesse de lui accorder Ses bienfaits et Sa bénédiction.

Comme notre 4e Imam Zainol-Abidin (as) le dit dans l’invocation (doua) Abu Hamza Thamali :

« Louange à Dieu qui me répond lorsque je L’appelle même si je tarde lorsqu’Il m’appelle. Louange à Dieu qui me donne lorsque je Lui demande même si je suis avare lorsqu’Il me sollicite. Louange à Dieu qui me témoigne de son amour bien qu’Il n’ait nul besoin de moi. Louange à Dieu qui est tolérant avec moi au point que j’apparais sans péchés. »

Cette invocation est en définitive une excellente leçon, du point de vue islamique, sur la nature des attributs d’Allah. Le Dieu de l’Islam est un Dieu aimant et bienveillant, traitant ses créatures avec bonté bien qu’elles ne le méritent pas parfois. Les racines de la relation existant entre l’homme et Dieu sont donc celles de l’amour du Créateur pour ses créatures. Il incombe donc à l’homme d’éduquer son cœur afin que cet amour soit réciproque.

Les Infaillibles ou les Massoumines et le rôle des musulmans

La seconde partie de cette invocation est une louange des Infaillibles (as). Elle se termine par une discussion autour du statut de notre 12e Imam (as) et de la responsabilité des musulmans durant son occultation.

  1. Salawat sur le Prophète (saww) : après la foi en Allah et en Son unicité, la foi en ses envoyés est le second fondement de l’Islam. Reconnaître la grandeur et la grâce du Créateur est un des points enseignés par cette invocation, mais il nous apprend aussi à apprécier le statut des leaders divins, guides désignés par Lui afin de nous mener vers Lui. Les bénédictions envoyées sur le Prophète (saww) sont un symbole de l’amour et de l’affection qui lui sont portés. Cette invocation nous demande de réfléchir à un point important : tout être humain a besoin de la Miséricorde et de la Bénédiction d’Allah, même le Prophète (saww) malgré sa proximité d’Allah. C’est enfin une exhortation pour les musulmans à suivre les pas du Messager de Dieu.
  2. Bénédiction sur les Massoumines (as) : après le Saint Prophète (saww), ses successeurs sont loués. Ils sont les leaders authentiques de l’Ummah musulmane, choisis par décret divin. La croyance en eux et en leur statut ainsi que l’affection qui leur est portée sans une autre facette primordiale de la confession chiite.
  3. Le rôle de notre 12e Imam (as) : À toutes les époques, Allah a désigné Son représentant chargé de guider Ses créatures et d’établir le règne de la justice et de la vérité sur terre. Chaque Imam fut le représentant divin de son époque. Notre 12e Imam (as) est celui de notre temps. Comme l’invocation (doua) al-Iftitah le stipule, il établira sur terre la religion d’Allah dans toute son originalité et dans toute sa pureté. Durant cette occultation, cette invocation nous incite à prier pour notre Imam (as), pour sa victoire, pour sa parousie et pour son aide. Le but est de nous faire prendre conscience de notre responsabilité : celui de se préparer afin d’être au nombre de ceux qui soutiendront l’action de notre Imam (as). Cette prière ne fait que retranscrire par des mots ce rêve ultime qui devrait animer tout musulman : celui d’un état ou d’une ère où la religion d’Allah est primordiale et l’hypocrisie ainsi que l’incroyance sont défaites.

En conclusion…

L’invocation (doua) al-Iftitah nous rappelle que pour être un bon croyant la foi n’est pas suffisante. Il faut aussi agir. La foi en Dieu implique des actions qui soient conformes au Message apporté aux hommes par l’intermédiaire du Sceau des Prophètes. Le but de chacun de nos actes est en définitive l’établissement de la religion divine sur terre. C’est une ère qui se construira pas à pas, conformément aux commandements divins, mais surtout sous le commandement du guide désigné par Allah : notre 12e Imam (as).

Cette invocation (doua) n’est pas une banale supplication visant à permettre à l’homme d’obtenir la satisfaction de ses besoins. C’est au contraire une synthèse des fondements essentiels, autrement dit, des racines de notre foi et un modèle à suivre au quotidien. Il nous incombe de vivre au présent le message de cette magnifique invocation (doua).

Traduit, préparé et proposé par www.al-misbah.org