تقي زاده

تقي زاده

Des millions d’Iraniens de tous horizons sont descendus dans la rue à travers le pays à l'occasion des rassemblements nationaux marquant le 47e anniversaire de la Révolution islamique.

Selon les annonces officielles, les foules ont commencé à se rassembler mercredi matin le long d'itinéraires prédéfinis à Téhéran et dans plus d'un millier d'autres villes iraniennes.

Les participants devaient se rassembler à partir de 9h30, heure locale, et se diriger vers des points de rassemblement centraux, notamment la place Azadi à Téhéran, où le président Massoud Pezeshkian devait prononcer un discours.

Les organisateurs indiquent que plus de 1 400 lieux à travers le pays accueillent des marches. Les chiffres officiels font également état d'environ 7 200 journalistes iraniens et de près de 200 représentants de médias étrangers couvrant les événements pour documenter la participation massive du public et les cérémonies associées.

Mardi soir, à 21h00, des Iraniens ont scandé « Allahu Akbar » (Dieu est plus grand) dans tout le pays pour commémorer la victoire de la Révolution. Des rassemblements ont eu lieu dans de nombreuses villes, notamment à Téhéran. Des foules spontanées, brandissant des drapeaux iraniens, se sont formées sur les places publiques.

Dans les jours précédant ces manifestations, les autorités et les institutions gouvernementales avaient publié des communiqués encourageant une forte participation.

Les autorités ont présenté la participation à cet événement comme un symbole d'unité nationale et de résilience face aux pressions étrangères.

Les observateurs notent que ces événements véhiculent un message politique et culturel visant à démontrer la solidarité et la présence citoyenne dans la vie nationale.

Les 8 et 9 janvier, des émeutiers et des terroristes armés, soutenus par l'étranger, ont détourné des manifestations pacifiques liées à des revendications économiques. Ces actions ont provoqué des destructions massives de commerces, d'institutions gouvernementales et d'infrastructures publiques, et ont fait des milliers de morts et de blessés, parmi lesquels des civils et des membres des forces de sécurité.

Les autorités iraniennes ont confirmé l'implication directe des services de renseignement américains et israéliens, qui ont fourni financement, formation et soutien médiatique aux auteurs de ces actes terroristes.

D'après un communiqué publié le mois dernier par la Fondation iranienne des martyrs et des anciens combattants, 3 117 personnes ont perdu la vie lors des émeutes, dont 2 427 civils innocents et membres des forces de sécurité.

Lundi, le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, a appelé la nation iranienne à faire preuve de volonté et de fermeté à l'occasion de l'anniversaire de la Révolution islamique, affirmant qu'une telle unité contrarierait l'ennemi du pays.

Les rassemblements de ce 11 février commémorent le renversement par le peuple iranien de la dictature des Pahlavi, qui bénéficiait du soutien total des États-Unis, durant l'hiver 1979.

L'imam Khomeini est rentré d'exil le 1er février 1979, accueilli triomphalement par la population quelques semaines après le départ du shah à la mi-janvier.

La chute du régime Pahlavi fut scellée le 11 février 1979, lorsque l'armée abandonna son allégeance au shah et s'allia à la Révolution.

En marge de la marche, plusieurs véhicules incendiés et endommagés lors des récentes émeutes soutenues par l'étranger ont été exposés. Selon les autorités, ils avaient été incendiés et vandalisés par des émeutiers.

Certains manifestants brandissaient des exemplaires du Noble Coran et scandaient : « La vérité ne brûle pas », en signe de condamnation de la profanation du Livre saint lors des actes terroristes de janvier, perpétrés par des agents entraînés par le Mossad.

Plusieurs missiles de croisière – dont les modèles Soumar, Noor et Qadir – ainsi que des missiles balistiques tels que les Zolfaghar, Haj Qassem et Emad, ont été exposés sur la place Azadi.

Outre les missiles, des débris de plusieurs drones israéliens, apparemment abattus durant la guerre des douze jours, ont également été exposés sur cette place.

En images, commémoration du 47e anniversaire de la Révolution islamique à Téhéran :

 

Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran affirme que Téhéran n'a reçu aucune proposition concrète de la part de Washington concernant la résolution des différends relatifs au programme nucléaire pacifique.

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera Arabic, Ali Larijani a déclaré, mercredi 11 février, que Téhéran et Washington n'avaient échangé que des messages lors du premier cycle de négociation tenu le 4 février à Oman.

Le chef de la sécurité iranienne a salué la décision « sage et logique » de Washington d'entamer des pourparlers avec l'Iran plutôt que de menacer le pays d'une action militaire.

Il a également annoncé la poursuite des négociations irano-américaine que Téhéran perçoit positivement, ajoutant que « les pays de la région œuvrent pour que ces pourparlers aboutissent ».

 

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme a averti mercredi que les récentes décisions israéliennes d'étendre la confiscation de terres en Cisjordanie occupée enfreignent le droit des Palestiniens à l'autodétermination et risquent d'aggraver l'annexion.

Le haut responsable onusien Volker Turk a déclaré que les mesures prises par le cabinet du régimle israélien étaient les dernières d'une série d'initiatives visant à annexer des terres palestiniennes, en violation flagrante du droit à l'autodétermination.

« Il s'agit d'une nouvelle étape franchie par les autorités israéliennes pour rendre impossible la création d'un État palestinien viable, ce qui constitue une violation du droit du peuple palestinien à l'autodétermination », a-t-il indiqué dans un communiqué.

 

Les dirigeants de l'Union européenne se réunissent jeudi pour accélérer les réformes visant à redresser la compétitivité de l'économie européenne, débordée par la concurrence chinoise exacerbée et la puissance américaine débridée.

Éliminer les barrières internes, supprimer les fardeaux réglementaires et protéger le « Made in Europe » seraient les questions importantes de ce jeudi 12 février en Belgique pour les Vingt-sept.

Au programme de cette « retraite », dont le format informel vise à mettre en œuvre des solutions pour confronter à la guerre commerciale, l’urgence est de réformer le marché unique européen, étendue à environ 450 millions de consommateurs, qui demeure la colonne vertébrale de la construction européenne.

L'UE est aujourd'hui confrontée à la guerre commerciale menée par Donald Trump, et plus récemment aux menaces de droits de douane liées au sort du Groenland, ainsi qu'aux restrictions chinoises sur les exportations de terres rares dont les Vingt-Sept ont un besoin urgent.

Alors que la part de l'UE dans le PIB mondial est tombée sous les 15%, ce diagnostic est largement partagé en Europe, depuis le rapport aux allures d'électrochoc présenté il y a 18 mois par l'ancien président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi.

 

Les capacités balistiques de l’Iran constituent une « ligne rouge » qui ne sera jamais mise sur la table des négociations, a déclaré le contre-amiral Ali Shamkhani.

Le secrétaire du Conseil de défense iranien, organe subordonné du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN), a tenu ces propos en marge des rassemblements commémorant le jour anniversaire de la Révolution islamique.

Cette déclaration intervient alors que Washington continue de faire pression pour que les négociations nucléaires en cours incluent le programme balistique iranien. Les propos de Shamkhani constituent une réponse directe aux appels renouvelés de l’administration du président Donald Trump en faveur de restrictions sur les missiles.

Si l’Iran s’est dit prêt à discuter de ses activités nucléaires en échange d’un allègement des sanctions, il a systématiquement dissocié son programme de missiles défensifs de ces négociations.

Ce mercredi 11 février, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d’Iran, Ali Larijani, s’est entretenu à Doha avec l’émir du Qatar, le Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, une semaine après le début d’un nouveau cycle de négociations indirectes Téhéran-Washington sur le dossier nucléaire iranien.

Au cours de cette rencontre de deux heures, les discussions ont porté sur les évolutions régionales ainsi que sur le renforcement de la coopération bilatérale, entre autres sujets.

Les deux hommes ont échangé leurs points de vue sur les derniers développements des pourparlers nucléaires et sur la question de l’allègement des sanctions, que l’Iran exige dans le cadre d’un éventuel accord avec les États-Unis.

À la suite de sa rencontre avec l’émir du Qatar, M. Larijani et la délégation qui l’accompagnait ont rencontré le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, le Cheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani.

Dans un communiqué, le bureau de l’émir du Qatar a indiqué que le Cheikh Tamim s’est entretenu au téléphone avec le président américain Donald Trump plus tôt dans la journée. D’après ce communiqué, cette conversation a porté sur « les efforts internationaux visant à la désescalade et au renforcement de la sécurité et de la paix régionales ».

 

Les félicitations ont afflué du monde entier à l’occasion du 47e anniversaire de la victoire de la Révolution islamique en Iran. Des dirigeants et responsables internationaux ont adressé leurs vœux de bonne volonté au Leader de la Révolution islamique, au président du pays et au peuple iranien pour marquer cet événement national.

Dans un communiqué, le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a félicité le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, le président Massoud Pezeshkian et le peuple iranien à l’occasion de cet anniversaire.

« Alors que nous commémorons le 47e anniversaire de la glorieuse Révolution islamique d’Iran le 11 février, au nom du peuple et du gouvernement de réconciliation et d’unité nationale de la République du Nicaragua, nous adressons nos plus chaleureuses et révolutionnaires félicitations à vous [l’Ayatollah Khamenei], au gouvernement et au peuple iraniens », peut-on lire dans son message.

Par ailleurs, le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, le Cheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, a envoyé un message au président Pezeshkian pour le féliciter à l’occasion de cet événement national.

 

Le président iranien Massoud Pezeshkian a salué la mobilisation remarquable du peuple iranien à la marche du 11 février, partout dans le pays pour défendre sa patrie, renouveler son allégeance au Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei et célébrer l'anniversaire de la victoire de la Révolution islamique.

S'exprimant ce mercredi lors de la marche grandiose marquant le 47e anniversaire de la victoire de la Révolution islamique, place Azadi à Téhéran, M. Pezeshkian a souligné que le 11 février 1979 était « le jour où le peuple s'est soulevé contre l'injustice, l'oppression et la tyrannie ».

En allusion aux objectifs de la Révolution du peuple iranien de 1979, M. Pezeshkian a rappelé : « Le peuple iranien s'est soulevé pour instaurer la justice, assurer l'indépendance et montrer au monde que les Iraniens et les musulmans peuvent, grâce à leur volonté, leur savoir et leur compétence, construire leur pays et y instaurer la dignité et la liberté. »

 

L’affaire Epstein connaît un nouveau rebondissement en France. Après la révélation des liens entre le diplomate français Fabrice Aidan et Jeffrey Epstein, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a décidé de saisir la justice, tandis que l’Assemblée nationale a refusé la mise en place d’une commission d’enquête. Ceci ravive les débats sur les ramifications françaises d’un scandale international impliquant élites et abus sexuels.

Les informations récemment divulguées dans les affaires Epstein mettent en lumière des relations préoccupantes entre un haut fonctionnaire français et le pédocriminel américain. Ces éléments ont conduit à une réaction judiciaire immédiate, contrastant avec une forme d’inertie au sein de l’Assemblée.

Le nom du diplomate Fabrice Aidan apparaît plus de 200 fois dans les documents rendus publics par la justice américaine. En poste aux Nations Unies à New York, détaché par le Quai d’Orsay, il aurait échangé des dizaines de courriels avec Jeffrey Epstein entre 2010 et 2017. Il aurait fourni des informations diplomatiques, des rapports de l’ONU et même des services personnels, comme trouver la pointure de chaussures pour un contact. Bien que ces échanges ne le lient pas directement aux crimes sexuels d’Epstein, ils soulèvent des questions sur une éventuelle complaisance.

Le scandale pourrait être d’autant plus grand que depuis sa mise en cause en 2013, le diplomate a multiplié les postes prestigieux, selon Mediapart. 

 

La police sénégalaise a annoncé le 8 février avoir démantelé un vaste réseau de pédocriminalité opérant entre Dakar et Beauvais, avec l’arrestation de 14 personnes de nationalité sénégalaise. Ces individus, accusés de « pédophilie en bande organisée » et de viols sur mineurs, agissaient sous la houlette d’un Français arrêté en 2025.

Les autorités sénégalaises ont révélé l’interpellation de quatorze suspects dans une opération visant à éradiquer un groupe criminel transnational impliquant le Sénégal et la France. Les accusations portent sur des actes graves contre des enfants, orchestrés par un commanditaire français, Pierre Robert, déjà incarcéré.

La Division des investigations criminelles (DIC) de la police sénégalaise a décrit cette intervention comme un « coup de filet majeur », fruit d’une collaboration étroite avec les autorités françaises, incluant une délégation venue de l’Hexagone. Les perquisitions ont eu lieu dans plusieurs quartiers de Dakar et à Kaolack, à environ 200 kilomètres de la capitale. Les quatorze mis en cause, tous sénégalais, font face à des chefs d’inculpation incluant « pédophilie en bande organisée », proxénétisme, viols sur mineurs de moins de 15 ans, actes contre nature et transmission volontaire du VIH-sida.

Selon le communiqué officiel, ce réseau était actif depuis 2017 et se spécialisait dans l’exploitation sexuelle de jeunes garçons, transformés en « objets sexuels » et contraints à des rapports non protégés, souvent filmés.

Quatre des suspects auraient opéré sur instructions directes d’un Français de 72 ans, arrêté à Beauvais en avril 2025 pour des faits similaires. Ce notable, propriétaire d’immeubles et d’un restaurant, est soupçonné d’avoir financé le groupe via des transferts d’argent, dans le but de produire du contenu pédopornographique. Les enquêteurs estiment que jusqu’à 150 enfants pourraient avoir été victimes de ces abus.

L’affaire suscite un vif émoi au Sénégal, où les organisations de défense des droits humains appellent à des sanctions exemplaires et à un meilleur suivi des victimes.

Cette opération met en lumière les défis de la coopération internationale contre la pédocriminalité transfrontalière, renforcée par des lois durcies au Sénégal depuis 2020. Les autorités françaises, impliquées depuis l’arrestation initiale à Beauvais, poursuivent l’enquête pour identifier d’éventuelles autres ramifications, potentiellement au Maroc.

Les suspects ont été présentés à un juge à Dakar, où le procès pourrait révéler davantage sur l’ampleur de ce réseau odieux, alors qu’en France, l’affaire Epstein produit des effets collatéraux, à l’image des accusations contre l’ancien ministre Jack Lang.