تقي زاده
Palestine Action remporte une victoire juridique historique contre la répression du gouvernement britannique
La Haute Cour britannique a porté un revers juridique important à la tentative du gouvernement britannique de faire taire les soutiens déclarés à la Palestine, en jugeant que la décision prise en 2025 par le ministère de l’Intérieur d’interdire le groupe pro-palestinien Palestine Action en le qualifiant d’organisation terroriste est illégale.
Ce jugement historique, rendu vendredi à Londres, donne raison aux critiques qui avaient averti que l’interdiction constituait une atteinte grave aux libertés civiles fondamentales et un dangereux détournement des lois antiterroristes.
Palestine Action, fondé en 2020 pour contester le soutien britannique aux invasions militaires israéliennes et les liens des entreprises avec le régime d’occupation, a été ajouté à la liste des organisations extrémistes du Royaume-Uni en juillet 2025 en vertu de la loi de 2000 sur le terrorisme.
Cette désignation assimilait Palestine Action à des organisations terroristes internationalement interdites, faisant du fait d’en être membre ou de manifester publiquement son soutien une infraction pénale passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison.
Les partisans et les défenseurs des libertés civiles en étaient indignés, arguant que l’interdiction criminalisait les manifestations pacifiques et la solidarité avec les Palestiniens plutôt qu’une véritable menace pour la sécurité publique.
Les détracteurs du gouvernement ont souligné que les actions du groupe — telles que le blocage d’entrées, les jets de peinture sur les sites des entreprises de défense et les actions directes visant la complicité britannique dans la production d’armes — étaient des actes politiques et non du terrorisme, et qu’elles devraient être traitées par le droit pénal ordinaire lorsque cela s’avérait nécessaire.
Dans son jugement, la juge Victoria Sharp et ses confrères de la Haute Cour de Londres ont estimé que l’interdiction du gouvernement manquait de justification valable et empiétait de manière disproportionnée sur les droits à la liberté d’expression et de réunion.
Cette décision a été saluée par les militants et les défenseurs des droits de l’homme comme une « victoire monumentale » pour les libertés démocratiques au Royaume-Uni et dans un sens plus large, en faveur d’une lutte pour obtenir justice pour le peuple palestinien.
L’interdiction restera temporairement en vigueur le temps que le gouvernement examine l’opportunité de faire appel, mais cet arrêt ouvre la voie à un réexamen complet de l’interdiction. Cela pourrait également entraîner l’annulation ou la révision de nombreuses arrestations et poursuites engagées contre des manifestants sous cette étiquette controversée.
Depuis l’instauration de l’interdiction, la police a arrêté des milliers de personnes lors de manifestations — même pour des actes symboliques comme le fait de brandir des pancartes de soutien à Palestine Action — ce qui souligne les inquiétudes quant au fait que l’étiquette antiterroriste ait été utilisée pour réprimer l’activisme pacifique plutôt que pour protéger la sécurité publique.
Les progrès de l'Iran sont « miraculeux, extraordinaires » malgré les sanctions (chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique)
Le président de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, affirme que le pays a réussi à réaliser des progrès remarquables dans l’industrie nucléaire malgré les pressions intenses de ses ennemis.
Les ennemis ont toujours maintenu une stratégie constante qui consistait à exercer une pression sur l’Iran de l’extérieur et à briser le pays de l’intérieur, a-t-il déclaré ce vendredi 13 février devant un parterre d’étudiants à Machhad.
« Autrement dit, ils ont systématiquement mené une politique de pression extérieure et de déstabilisation interne, en utilisant tous les outils matériels et logiciels à leur disposition. Cependant, nos progrès ont été extraordinaires », a-t-il ajouté.
Il a fait remarquer que l’Arrogance mondiale cherche à dominer l’Iran parce que ce pays est le deuxième au monde en termes de réserves de pétrole et de gaz, et possède de vastes réserves minérales.
La région offre d’excellentes opportunités d’investissement et bénéficie de nombreux atouts économiques, a-t-il expliqué.
L’Iran fait bloc contre les projets hostiles des États-Unis et d’Israël
Le chef du mouvement de résistance yéménite Ansarallah affirme que Washington et Tel-Aviv se sont focalisés sur l’Iran car la République islamique fait obstacle à leur projet de vaste envergure, celui de la domination de la région.
Abdul-Malik al-Houthi a déclaré vendredi que « l’ennemi israélien, avec la participation de l’Amérique, cherche à dominer les nations de la région », soulignant que leur attention portée à l’Iran est motivée par le rôle dissuasif de celui-ci face à ces projets.
Il a décrit la position de l’Iran comme « forte et inébranlable », la présentant comme un rempart contre un agenda américano-israélien coordonné.
Ces remarques interviennent dans un contexte de menaces américaines croissantes contre l’Iran, alors que le président américain Donald Trump a déployé des flottes navales et d’autres forces dans la région, parallèlement aux pourparlers indirects en cours sur la question nucléaire iranienne.
L’industrie automobile en France a perdu un tiers de ses emplois entre 2010 et 2023, selon l’Insee
Selon une enquête de l’Insee, l’industrie automobile française a perdu un tiers de ses emplois entre 2010 et 2023. Délocalisations, fermetures de sites et baisse des ventes ont durement frappé la filière, désormais réduite à moins de 10 % de l’emploi industriel total.
Les effectifs de l’industrie automobile française - constructeurs, équipementiers et fournisseurs - ont chuté de 33 % entre 2010 et 2023, indique jeudi l’Insee. Une contraction massive, liée notamment à la baisse des ventes, aux délocalisations et à la fermeture de sites, alors que les annonces de suppressions d’emplois se multiplient depuis deux ans.
Cette étude, la première à cartographier l’ensemble de la production industrielle dédiée au secteur auto, révèle que les emplois sont passés de 425.500 en 2010 à 286.800 en 2023, soit près de 139.000 équivalents temps plein supprimés. Dans le reste de l’industrie, hors automobile, les effectifs sont restés quasiment stables (–1 %).
« Éradication coloniale de la Palestine » : l’Iran condamne le projet israélien d’annexion de la Cisjordanie
L'Iran a fermement condamné la récente décision du régime israélien de s'emparer de davantage de terres palestiniennes en Cisjordanie occupée, déclarant que cette mesure vise à étendre la « construction de colonies illégales » et à consolider l'occupation et le contrôle israéliens sur le territoire, parallèlement à la poursuite du « génocide » à Gaza.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a dénoncé, jeudi 12 février, la poursuite des massacres de Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, ainsi que les « violations flagrantes des droits de l'homme et du droit humanitaire », notamment « la détention illégale continue de Palestiniens dans les prisons et les actes de torture graves infligés aux prisonniers palestiniens ».
Il a qualifié ces actes de « conduite criminelle » menée dans le cadre de la politique de « génocide contre les Palestiniens et d'éradication coloniale de la Palestine », et a souligné « la responsabilité partagée de tous les gouvernements pour empêcher la poursuite du génocide du peuple palestinien et l’escalade de la confiscation de ses terres ».
M. Baghaï a déclaré que l’impunité, dont jouit le régime israélien et le soutien indéfectible des États-Unis et de certains pays européens, notamment l’Allemagne et le Royaume-Uni sont à l'origine du génocide des Palestiniens en cours.
Il a également vivement critiqué l’inaction des Nations Unies et d'autres instances internationales compétentes face aux politiques coloniales et expansionnistes du régime israélien.
Esmaïl Baghaï a réaffirmé la position de principe de la République islamique d’Iran, qui soutient le rétablissement des droits légitimes du peuple palestinien, en particulier son droit à l’autodétermination, à la libération de l’occupation et à la création d’un État palestinien indépendant avec la noble Qods pour capitale.
Le régime israélien a approuvé récemment une série de mesures radicales en Cisjordanie occupée, mesures que les Palestiniens considèrent comme une violation flagrante des accords d’Oslo et une annexion de facto de territoires palestiniens.
La politique annoncée par le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, et le ministre de la Guerre, Israel Katz, modifie profondément la gouvernance en Cisjordanie, ouvrant la voie à l'expansion des colonies, aux expropriations foncières et à l'érosion des droits civiques des Palestiniens.
Gaza : près de 90 % des écoles endommagées ou détruites lors de la guerre israélienne, selon l'UNRWA
L'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a averti qu’environ 90 % des écoles de Gaza ont été endommagées ou détruites lors de l’agression israélienne, ce qui menace l’avenir des Palestiniens et place les enfants de cette région dans une situation humanitaire tragique.
Selon le site d’information qatari Al Jazeera, citant un communiqué de l'agence onusienne sur X ce jeudi 12 février, la plupart des bâtiments scolaires de la bande de Gaza ont été anéantis par l’agression israélienne, tandis que les écoles de l'UNRWA ont été transformées en centres d’hébergement.
L’UNRWA a précisé que l’occupation israélienne avait détruit une école à Jabalia, qui était le dernier bâtiment d’un complexe regroupant six écoles, et que huit écoles de l’agence avaient été démolies depuis janvier dernier.
Plus de 2 000 ressortissants britanniques ont combattu pour Israël pendant le génocide à Gaza
Plus de 2 000 ressortissants britanniques ont servi dans l’armée israélienne durant la guerre génocidaire menée par le régime de Tel-Aviv contre la bande de Gaza.
Un rapport publié mercredi par Declassified UK révèle que plus de 2 000 ressortissants britanniques ont combattu aux côtés des militaires israéliens pendant le génocide perpétré par Israël à Gaza.
Ce rapport s’appuie sur des données obtenues pour la première fois grâce à une demande d’accès à l’information adressée aux responsables israéliens.
Munajat Chaabaniya
❤Ô Allah, bénis Muhammad et sa famille immaculée, et écoute ma supplication quand je Te supplie, et écoute mon appel quand je T'appelle, et tourne-toi vers moi quand je Te chuchote ; car je me suis enfui vers Toi et je me tiens devant Toi, dans le besoin, T'implorant, espérant la récompense que Tu as pour moi ; et Tu sais ce qui est dans mon coeur, et Tu es conscient de mon souhait, et Tu me connais ; et mon itinéraire et ma destination, et ce avec quoi je veux commencer mon discours, et ce que je veux formuler pour mes demandes, et ce que j'espère pour ma destination, ne Te sont pas cachés.
❤Allâhumma, salli ‘alâ Muhammadinn wa âli Muhammadinn. wa-sma‘ du‘â’î idhâ da'awtuka wa-sma‘ nidâ’î idhâ nâdaytuka wa aqbil ‘alayya idhâ nâjaytuka. Faqad harabtu ilayka wa waqaftu bayna yadayka mustakînann laka mutadarri‘ann ilayka râjiyann limâ ladayka thawâbî. Wa ta‘lamu mâ fî nafsî wa takhburu hâjatî wa ta'rifu damîrî wa lâ yakhfâ ‘alayka amru munqalabî wa mathwâya. wa mâ urîdu an ubdî’a bihi min mantiqî wa atafawwahu bihi min talibatî wa arjûhu li-‘âqibatî.
❤اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَ آلِ مُحَمَّدٍ وَ اسْمَعْ دُعَائِي إِذَا دَعَوْتُكَ وَ اسْمَعْ نِدَائِي إِذَا نَادَيْتُكَ وَ أَقْبِلْ عَلَيَّ إِذَا نَاجَيْتُكَ فَقَدْ هَرَبْتُ إِلَيْكَ وَ وَقَفْتُ بَيْنَ يَدَيْكَ مُسْتَكِينا لَكَ مُتَضَرِّعا إِلَيْكَ رَاجِيا لِمَا لَدَيْكَ ثَوَابِي وَ تَعْلَمُ مَا فِي نَفْسِي وَ تَخْبُرُ حَاجَتِي وَ تَعْرِفُ ضَمِيرِي وَ لا يَخْفَى عَلَيْكَ أَمْرُ مُنْقَلَبِي وَ مَثْوَايَ وَ مَا أُرِيدُ أَنْ أُبْدِئَ بِهِ مِنْ مَنْطِقِي وَ أَتَفَوَّهَ بِهِ مِنْ طَلِبَتِي وَ أَرْجُوهُ لِعَاقِبَتِي
Wa qad jarat maqâdîruka ‘alayya yâ sayyidî fimâ yakûnu minnî ilâ âkhiri ‘umrî min sarîratî wa ‘alâniyatî, wa bi-yadika lâ bi-yadi ghayrika ziyâdatî wa naqsî wa naf‘î wa darrî. Ilâhî, in haramtanî faman dhâ-l-ladhî yarzuqunî wa in khadhaltanî fa-man dhâ-l-ladhî yansurunî. Ilâhî, a'ûdhu bika min ghadabika wa hulûli sakhatika. Ilâhî, in kuntu ghayra musta’hilinn li-rahmatika fa-anta ahlunn an tajûda ‘alayya bi- fadli sa'atika. Ilâhî, ka-annî bi-nafsî wâqifatunn bayna yadayka wa qad azhallahâ husnu tawakkulî ‘alayka fa-qulta mâ anta ahluhu wa taghammadtanî bi-‘afwika. Ilâhî, in ‘afawta faman awlâ minka bi-dhâlika
Ô mon Dieu, Ta bonté envers moi n'a jamais cessé de mon vivant, alors ne
Ilâhî, lam yazal birruka ‘alayya ayyâma hayâtî falâ taqta ‘birraka ‘annî fî mamâtî. Ilâhî, kayfa âyasu min husni nazharika lî ba‘da mamâtî wa anta lam tuwallinî illâ-l-jamîla fî hayâtî. Ilâhî, tawalla min amrî mâ anta ahluhu wa ‘ud ‘alayya bi-fadlika ‘alâ mudhnibinn qad ghamarahu jahluhu. Ilâhî, qad satarta ‘alayya dhunûbann fi-d-dunyâ wa anâ ahwaju ilâ satrihâ ‘alayya minka fî-l-ukhrâ. idh lam tuzhhirhâ li-ahadinn min ‘ibâdika-s-sâlihîna falâ tafdahnî yawma-l-qiyâmati ‘alâ ru’ûsi-l-ashhâdi.
Ô mon Dieu, Ton don a prolongé mes souhaits, et Ton pardon vaut mieux
إِلَهِي جُودُكَ بَسَطَ أَمَلِي وَ عَفْوُكَ أَفْضَلُ مِنْ عَمَلِي إِلَهِي فَسُرَّنِي بِلِقَائِكَ يَوْمَ تَقْضِي فِيهِ بَيْنَ عِبَادِكَ إِلَهِي اعْتِذَارِي إِلَيْكَ اعْتِذَارُ مَنْ لَمْ يَسْتَغْنِ عَنْ قَبُولِ عُذْرِهِ فَاقْبَلْ عُذْرِي يَا أَكْرَمَ مَنِ اعْتَذَرَ إِلَيْهِ الْمُسِيئُونَ . إِلَهِي لا تَرُدَّ حَاجَتِي وَ لا تُخَيِّبْ طَمَعِي وَ لا تَقْطَعْ مِنْكَ رَجَائِي وَ أَمَلِي
Ô mon Dieu, si Tu voulais que je sois déshonoré, Tu ne me guiderais pas, et si Tu voulais ma disgrâce, Tu ne me rassurerais pas. Ô mon Dieu, je ne crois pas que Tu décevras ma demande, que j'ai passé ma vie à Te demander. Ô mon Dieu, la louange est à Toi de façon permanente, permanente, perpétuelle, éternelle, grandissant et ne diminue pas, comme Tu le veux et comme cela Te plaît.
Ilâhî, law aradta hawânî lam tahdinî wa law aradta fadîhatî lam tu‘âfinî. Ilâhî, mâ adhunnuka taruddanî fî hâjatinn qad afnaytu ‘umrî fi talabihâ minka. Ilâhî, falaka-l-hamdu abadann dâ’imann sarmadann yazîdu wa lâ yâbîdu kamâ tuhibbu wa tardâ.
إِلَهِي لَوْ أَرَدْتَ هَوَانِي لَمْ تَهْدِنِي وَ لَوْ أَرَدْتَ فَضِيحَتِي لَمْ تُعَافِنِي إِلَهِي مَا أَظُنُّكَ تَرُدُّنِي فِي حَاجَةٍ قَدْ أَفْنَيْتُ عُمُرِي فِي طَلَبِهَا مِنْكَ إِلَهِي فَلَكَ الْحَمْدُ أَبَدا أَبَدا دَائِما سَرْمَدا يَزِيدُ وَ لا يَبِيدُ كَمَا تُحِبُّ وَ تَرْضَى
❤Ô mon Dieu, si Tu me prends par de mes fautes, je tiens à Ton par ta
❤Ilâhî, in akhadhtanî bi-jurmî akhadhtuka bi-‘afwika wa in akhdhtanî bi-dhunûbî akhadhtuka bi-maghfiratika wa in adkhaltanîn-nâra a'lamtu ah-lahâ innî uhibbuka. Ilâhî, in kâna saghura fi janbi tâ'atika ‘amalî faqad kabura fi janbi rajâ’ika amalî. Ilâhî, kayfa anqalibu min ‘indika bi-l-khaybati mahrûmann wa qad kâna husnu zhannî bi-jûdika an taqlibanî bi-n-najâti marhûmann.
❤إِلَهِي إِنْ أَخَذْتَنِي بِجُرْمِي أَخَذْتُكَ بِعَفْوِكَ وَ إِنْ أَخَذْتَنِي بِذُنُوبِي أَخَذْتُكَ بِمَغْفِرَتِكَ وَ إِنْ أَدْخَلْتَنِي النَّارَ أَعْلَمْتُ أَهْلَهَا أَنِّي أُحِبُّكَ إِلَهِي إِنْ كَانَ صَغُرَ فِي جَنْبِ طَاعَتِكَ عَمَلِي فَقَدْ كَبُرَ فِي جَنْبِ رَجَائِكَ أَمَلِي إِلَهِي كَيْفَ أَنْقَلِبُ مِنْ عِنْدِكَ بِالْخَيْبَةِ مَحْرُوما وَ قَدْ كَانَ حُسْنُ ظَنِّي بِجُودِكَ أَنْ تَقْلِبَنِي بِالنَّجَاةِ مَرْحُوما
Ô mon Dieu, j'ai passé ma vie dans le mal de Te négliger, et j'ai décrépit ma jeunesse dans l'ivresse de l'éloignement de Toi. Alors, ô mon Dieu, je ne me suis pas réveillé dans la fierté de la jeunesse et lors de la tentation, je n'ai pas été conscient de de Ta colère.
Ilâhî, wa qad afnaytu ‘umrî fi shirrati-s-sahwi ‘anka wa ablaytu shabâbî fi sakrati-t-tabâ'udi minka. Ilâhî, fa-lam astayqizh ayyâma-ightirârî bika wa rukûnî ilâ sabîli sakhatika
إِلَهِي وَ قَدْ أَفْنَيْتُ عُمُرِي فِي شِرَّةِ السَّهْوِ عَنْكَ وَ أَبْلَيْتُ شَبَابِي فِي سَكْرَةِ التَّبَاعُدِ مِنْكَ إِلَهِي فَلَمْ أَسْتَيْقِظْ أَيَّامَ اغْتِرَارِي بِكَ وَ رُكُونِي إِلَى سَبِيلِ سَخَطِكَ
Ô mon Dieu, je suis Ton serviteur et l'enfant de Ton serviteur, me tenant devant Toi, comptant sur Ta munificence à Toi. Ô mon Dieu, je suis un serviteur qui se dissocie de ce que j'ai effectué de faible, et me confronte à Toi et demande de me pardonner parce que le pardon est un attribut digne de Ta munificence.
Ilâhî, wa anâ ‘abduka wabnu ‘abdika qâ’imunn bayna yadayka mutawassilunn bi-karamika ilayka. Ilâhî, anâ ‘abdunn atanassalu ilayka mimmâ kuntu uwâjihuka bihi min qillati-stihyâ’î min nazharika wa atlubu-l-‘afwa minka idhil-‘afwu na'tunn li-karamika.
إِلَهِي وَ أَنَا عَبْدُكَ وَ ابْنُ عَبْدِكَ قَائِمٌ بَيْنَ يَدَيْكَ مُتَوَسِّلٌ بِكَرَمِكَ إِلَيْكَ إِلَهِي أَنَا عَبْدٌ أَتَنَصَّلُ إِلَيْكَ مِمَّا كُنْتُ أُوَاجِهُكَ بِهِ مِنْ قِلَّةِ اسْتِحْيَائِي مِنْ نَظَرِكَ وَ أَطْلُبُ الْعَفْوَ مِنْكَ إِذِ الْعَفْوُ نَعْتٌ لِكَرَمِكَ
Ô mon Dieu, je n'ai pas le pouvoir d'arrêter mes désobéissances à Ton égard, sauf quand Tu m'as réveillé par Ton amour, et que j'étais comme Tu voulais que je sois, alors je Te remercié de m'avoir fait entrer dans Ta munificence, et d'avoir purifié mon coeur de la saleté de la négligence et l'ignorance.
Ilâhî, lam yakun lî hawlunn fa-antaqila bihi ‘an ma'siyatika illâ fi waqtinn ayqazhtanî li-mahabbatika wa kamâ aradta an akûna kuntu. fa-shakartuka bi-idkhâlî fi karamika wa li-tat’hîri qalbî min awsâkhi-l-ghaflati ‘anka.
Ô mon Dieu regarde-moi; regarde celui que Tu as appelé et celui qui t'a répondu; et celui que Tu as désigné pour T'aider, qui T'a obéi. Ô le Proche, Celui qui ne s'éloigne pas de ceux qui se sont éloignées de lui; et ô le Généreux qui n'est pas avare avec celui qui espère la récompense. Ô mon Dieu, accorde-moi un coeur dont la passion m'approchera de Toi, une langue dont la vérité m'élèvera vers Toi, et une vision dont la justesse l'amènera à Toi.
إِلَهِي انْظُرْ إِلَيَّ نَظَرَ مَنْ نَادَيْتَهُ فَأَجَابَكَ وَ اسْتَعْمَلْتَهُ بِمَعُونَتِكَ فَأَطَاعَكَ يَا قَرِيبا لا يَبْعُدُ عَنِ الْمُغْتَرِّ بِهِ وَ يَا جَوَادا لا يَبْخَلُ عَمَّنْ رَجَا ثَوَابَهُ إِلَهِي هَبْ لِي قَلْبا يُدْنِيهِ مِنْكَ شَوْقُهُ وَ لِسَانا يُرْفَعُ إِلَيْكَ صِدْقُهُ وَ نَظَرا يُقَرِّبُهُ مِنْكَ حَقُّهُ
Ô mon Dieu, celui que Tu connais n'est pas inconnu, celui qui cherche Ton refuge n'est pas abandonné, et celui vers qui Tu te tournes n'est pas un esclave. Ô mon Dieu, celui qui cherche un chemin vers Toi est éclairé, et celui qui s'attache à Toi est assisté. Et je m'abrite auprès de Toi, ô mon Dieu, alors ne déçois pas mon espoir de Ta miséricorde et ne me prive pas de Ta bonté.
Ilâhî, inna man ta'arrafa bika ghayru majhûlinn wa man lâdh bika ghayru makhdhûlinn wa man aqbalta ‘alayhi ghayru mamlûkinn. Ilâhî, inna mani-ntahaja bika la-mustanîrunn wa inna mania'tasama bika la-mustajîrunn wa qad ludhtu bika. Yâ Ilâhî, falâ tukhayyib zhannî min rahmatika wa lâ tahjubnî 'an ra’fatika.
إِلَهِي إِنَّ مَنْ تَعَرَّفَ بِكَ غَيْرُ مَجْهُولٍ وَ مَنْ لاذَ بِكَ غَيْرُ مَخْذُولٍ وَ مَنْ أَقْبَلْتَ عَلَيْهِ غَيْرُ مَمْلُوكٍ، إِلَهِي إِنَّ مَنِ انْتَهَجَ بِكَ لَمُسْتَنِيرٌ وَ إِنَّ مَنِ اعْتَصَمَ بِكَ لَمُسْتَجِيرٌ وَ قَدْ لُذْتُ بِكَ يَا إِلَهِي فَلا تُخَيِّبْ ظَنِّي مِنْ رَحْمَتِكَ وَ لا تَحْجُبْنِي عَنْ رَأْفَتِكَ
❤Ô mon Dieu, place-moi parmi Tes fidèles, dans la position de quelqu'un qui espère l'excès de Ton amour. Et, ô mon Dieu, inspire-moi constamment la passion du rappel de Toi, et mets mon effort dans le bonheur d'atteindre Tes attributs, et Ton lieu saint. Ô mon Dieu, je T'invoque par Toi-même pour que Tu me place dans le statut des gens qui T'obéissent, et dans la belle demeure construite de ce qui Te plait, car je ne peux ni me défendre ni me faire du bien (tout seul).
❤Ilâhî, aqimnî fî ahli wilâyatika muqâma man rajâ-z-ziyâdata min mahabbatika. Ilâhî, wa alhimnî walahann bi-dhikrika ilâ dhikrika wa himmatî fi rawhi najâhi asmâ-'ika wa mahalli qudsika. Ilâhî, bika ‘alayka illâ alhaqtanî bi-mahalli ahli tâ'atika wa-lmath-wâ-s-sâlihi min mardâtika, fa-innî lâ aqdiru li-nafsî daf ann wa lâ amliku lahâ naf‘ann.
❤إِلَهِي أَقِمْنِي فِي أَهْلِ وَلايَتِكَ مُقَامَ مَنْ رَجَا الزِّيَادَةَ مِنْ مَحَبَّتِكَ إِلَهِي وَ أَلْهِمْنِي وَلَها بِذِكْرِكَ إِلَى ذِكْرِكَ وَ هِمَّتِي فِي رَوْحِ نَجَاحِ أَسْمَائِكَ وَ مَحَلِّ قُدْسِكَ إِلَهِي بِكَ عَلَيْكَ إِلا أَلْحَقْتَنِي بِمَحَلِّ أَهْلِ طَاعَتِكَ وَ الْمَثْوَى الصَّالِحِ مِنْ مَرْضَاتِكَ فَإِنِّي لا أَقْدِرُ لِنَفْسِي دَفْعا وَ لا أَمْلِكُ لَهَا نَفْعا
Ô mon Dieu, je suis Ton faible serviteur pécheur, et Ton esclave qui vient se repentir, alors ne fais pas de moi l'un de ceux de qui Tu as tourné Ta face, et dont l'oubli les a bannis de Ton pardon. Ô mon Dieu, accorde-moi la séparation parfaite (de tout pour venir) envers Toi, et illumine les yeux de nos cœurs de la lumière de regard sur Toi, jusqu'à ce que les yeux des cœurs déchirent les voiles de lumière, et atteignent le noyau de la magnificence, et que nos âmes soient suspendues dans la majesté de Ta sainteté ; et Ô mon Dieu, fais de moi l'un de ceux que Tu as appelés et qui T'ont répondu, et que Tu as remarqués et qui ont tremblé par Ta majesté, puis que Tu leur as chuchoté en secret et qu'ils ont travaillé pour Toi, ouvertement.
إِلَهِي أَنَا عَبْدُكَ الضَّعِيفُ الْمُذْنِبُ وَ مَمْلُوكُكَ الْمُنِيبُ فَلا تَجْعَلْنِي مِمَّنْ صَرَفْتَ عَنْهُ وَجْهَكَ وَ حَجَبَهُ سَهْوُهُ عَنْ عَفْوِكَ إِلَهِي هَبْ لِي كَمَالَ الانْقِطَاعِ إِلَيْكَ وَ أَنِرْ أَبْصَارَ قُلُوبِنَا بِضِيَاءِ نَظَرِهَا إِلَيْكَ حَتَّى تَخْرِقَ أَبْصَارُ الْقُلُوبِ حُجُبَ النُّورِ فَتَصِلَ إِلَى مَعْدِنِ الْعَظَمَةِ وَ تَصِيرَ أَرْوَاحُنَا مُعَلَّقَةً بِعِزِّ قُدْسِكَ إِلَهِي وَ اجْعَلْنِي مِمَّنْ نَادَيْتَهُ فَأَجَابَكَ وَ لاحَظْتَهُ فَصَعِقَ لِجَلالِكَ فَنَاجَيْتَهُ سِرّا وَ عَمِلَ لَكَ جَهْرا
Ilâhî, lam usallit ‘alâ husni zhannî qunûta-l-i’yâsi wa lâ-nqata‘a rajâ’î min jamîli karamika. Ilâhî, in kânati-l-khatâyâ qad asqatatnî ladayka fa-asfah ‘annî bihusni tawakkulî ‘alayka. Ilâhî, in hattatnî adh-dhunûbu min makârimi lutfika fa-qad nabbahnî-l-yaqînu ilâ karami ‘atfika. Ilâhî, in anâmatnî-l-ghaflatu ‘ani-l-isti‘dâdi li-liqâ’ika faqad nabbahatnî-l-ma‘rifatu bi-karami âlâ’ika. Ilâhî, in da'ânî ilâ-n-nâri ‘azhîmu ‘iqâbika faqad da‘ânî ilâ-l- jannati jazîlu thawâbika.
Ô mon Dieu, je Te le demande, je Te prie, je me tourne vers Toi, et Te demande de bénir Muhammed et sa Famille immaculée, et faire de moi l'un de ceux qui se rappellent constamment de Toi, qui ne rompent pas Ton alliance et ton amitié, qui ne négligent pas de Te remercier et qui ne prennent pas à la légère Ton ordre. Et, ô mon Dieu, attache-moi à la majesté la plus délicieuse qui soit, afin que je Te connaisse, et me dissocie de tout ce qui n'est pas Toi, et pour avoir peur de Toi, et être attentif à Toi, ô le Maître de la majesté et de la munificence ; et que Dieu bénisse Muhammad, Son Prophète, et sa pure Famille, et leur adresse Son grand salut.
Ilâhî, falaka as’alu wa ilayka abtahilu wa arghabu, Wa as’aluka an tusalliya ‘alâ Muhammadinn wa âli Muhammadinn wa an taj'alanî mimman yudîmu dhikraka wa lâ yanqudu ‘ahdaka wa lâ yaghfulu ‘an shukrika wa lâ yastakhifïu bi-amrika. Ilâhî, wa alhiqnî bi-nûri ‘izzika-l-abhaji fa-akûna laka ‘ârifann wa ‘an siwâka munharifann wa minka khâ’ifann murâqibann. Yâ dhâ-l-jalâli wa-l-ikrâmi wa salla-llâhu ‘alâ Muhammadinn rasûlihi wa âlihi-t-tâhirîna wa sallama taslîmann kathîrann.
إِلَهِي فَلَكَ أَسْأَلُ وَ إِلَيْكَ أَبْتَهِلُ وَ أَرْغَبُ وَ أَسْأَلُكَ أَنْ تُصَلِّيَ عَلَى مُحَمَّدٍ وَ آلِ مُحَمَّدٍ وَ أَنْ تَجْعَلَنِي مِمَّنْ يُدِيمُ ذِكْرَكَ وَ لا يَنْقُضُ عَهْدَكَ وَ لا يَغْفُلُ عَنْ شُكْرِكَ وَ لا يَسْتَخِفُّ بِأَمْرِكَ إِلَهِي وَ أَلْحِقْنِي بِنُورِ عِزِّكَ الْأَبْهَجِ فَأَكُونَ لَكَ عَارِفا وَ عَنْ سِوَاكَ مُنْحَرِفا وَ مِنْكَ خَائِفا مُرَاقِبا يَا ذَا الْجَلالِ وَ الْإِكْرَامِ وَ صَلَّى اللَّهُ عَلَى مُحَمَّدٍ رَسُولِهِ وَ آلِهِ الطَّاهِرِينَ وَ سَلَّمَ تَسْلِيما كَثِيرا.
Cet entretien intime est d’une grande importance, rapportée de les Imams d'AhlulBayte du Prophète (p), renfermant un contenu élevé. Il est bon de l’invoquer avec la présence du coeur.
La signification de la prière
Alors le maître des croyants dit: "Dieu (swt) envoya le prophète Mohammed (sawas) ainsi que les prophètes précédents dans le but d'expliquer la véritable essence et la signification, les raisons des révélations divines et la façon de proclamer chaque acte d'adoration."
Puis l'homme dit "S'il-te-plaît mon maître enseigne-moi la signification de la prière."
Le maître des croyants répondit "Quand tu prononces "Allah akbar" dans le premier takbirat ul ahram"cela signifie que Dieu est le plus grand au-delà de notre compréhension. Dans le second takbir nous admettons son immensité et que cela ne peut être décrit par les moyens des mains. Nous le récitons une troisième fois pour admettre que Dieu est au-delà de la perception pour que nous puissions lu donner un profile et une image. Dans le quatrième takbir nous admettons que Dieu a été avant le début des temps et qu'il ne peut être atteint par une quelconque détérioration ou corruption. Dans le cinquième takbir nous admettons que son essence n'est pas reconnaissable et qu'il est partout sans être une partie de quoi que ce soit ou que quoi que soit fasse partie de lui. Dans le sixième nous reconnaissons que ses attributs ne sont pas sujets à variation ou évolution au cours du temps. Dans le septième nous reconnaissons notre incapacité à le reconnaître à travers nos six sens.Etends ton cou quand tu courbes ton dos et offre ta tête pour sa cause. Lorsque nous levons la tête et que nous nous tenons debout nous récitons "samia..." et remercions Dieu de nous avoir amené à la vie à partir du néant.
En faisant la première prostration, nous offrons notre prostration à Dieu (swt), nous lui rendons grâce pour nous avoir créés de poussière et le remercions (en relevant la tête après la première prostation) de nous avoir sorti de terre. En nous prosternant une seconde fois nous admettons que nous mourrons et redeviendrons poussière et en relevant notre têtre (après la prosternation) nous reconnaissons qu'il nous ressuscitera. Et quand nous nous asseyons en nous appuyant sur notre main gauche tandis que notre pied droit croise la plante de notre pied gauche nous indiquons symboliquement que nous avons établi le droit chemin et avons annihilé le mensonge. Dans le "tachahoud" nous renouvelons notre foi et la continuité de l'islam et l'approbation de la mort et de la resurrection après la mort. Dans le "Aihata.." nous louons Dieu (swt) et demandons son pardon et sa protection contre les oppresseurs cruels et leurs pièges mortels et la signification du "salama..." est de prier pour que Dieu (swt) nous protège de la torture et du jour du jugement et nous bénisse avec la paix. Le maître des croyants finit par dire: "Si tu ne connais pas la signification des tes prières alors tes prières sont bancales et incomplètes".
Al-Bihar, vol84, pg 253, h38.
C'est d'elle (la terre) que Nous vous avons créés, et en elle Nous vous retournerons, et d'elle Nous vous ferons sortir une fois encore.
#IR47 : un long chemin vers la liberté - L'Imam Khomeini et le moment historique de la nation iranienne
Par Syed Zafar Mehdi
Qu’est-ce qui a fait de l’Ayatollah Rouhollah Moussavi Khomeini, plus connu sous le nom d’« Imam Khomeini », une personnalité si énigmatique ? Qu’est-ce qui a poussé des millions de personnes à descendre dans la rue en réponse à ses appels depuis l’exil, à son retour le 1er février 1979, ou à sa mort le 3 juin 1989 ?
Plus de trente ans après sa disparition et quarante-sept ans après la Révolution islamique, la vie et l’héritage illustres de l’Imam Khomeini continuent d’être une source d’inspiration pour les défenseurs de la vérité, de la justice et de la liberté dans le monde entier, y compris dans les pays occidentaux.
Contrairement à nombre de ses contemporains qui ont intentionnellement maintenu la religion séparée de la politique, l’Imam Khomeini considérait les deux comme intrinsèquement liées, au point de développer le concept révolutionnaire de Velayet-e faqih (jurisprudence islamique).
Il a mis en œuvre ce principe, exposé en détail dans son ouvrage Hokumat-e-Eslami, par une action décisive, après avoir établi une république souveraine à la place d’une monarchie fantoche.
L’Imam était un homme hors du commun. Spirituellement élevé et politiquement avisé, son sens de l’État était sans égal. Depuis une modeste demeure dans un village montagneux du nord de Téhéran, il a profondément marqué le monde.
Le dirigeant du régime Pahlavi disposait de presque tous les avantages matériels, à l’exception du soutien et de la bienveillance essentielle du peuple. C’est là que résidait l’atout majeur de l’Imam. Il sut exploiter ce soutien populaire pour ébranler les fondements du régime et finalement le renverser.
Tandis que le Shah dépendait fortement du patronage occidental, l’Imam puisait sa force uniquement dans son peuple. Véritable chef des masses, il menait courageusement ses troupes en première ligne. C’est précisément ce qui déstabilisait le monarque, dont l’autorité reposait sur des puissances étrangères.
La philosophie socio-politique de l’Imam Khomeini était axée sur le bien-être des Iraniens ordinaires, en particulier des plus démunis, et sur une opposition résolue à la domination occidentale et aux politiques hégémoniques. Il s’opposait au régime Pahlavi qu’il jugeait anti-iranien et pro-occidental, soulignant le contraste saisissant entre la richesse du monarque et les souffrances du peuple.
Le fondateur de la République islamique a cherché à réintégrer le peuple dans la gouvernance, à lui redonner pouvoir et privilèges, et à transformer la société iranienne, soumise à l’influence occidentale, en une nation indépendante, souveraine et digne.
Dans les années 1960, alors que l’opposition au despote soutenu par l’Occident prenait de l’ampleur, l’Imam Khomeini s’imposa comme une figure de proue. Tandis que le Shah entreprenait une occidentalisation agressive, l’Imam devint un obstacle redoutable. Le monarque, connu pour ses frasques, fut déjoué.
Les discours puissants et profonds de l’Imam à l’École Feyziyeh de Qom ont insufflé espoir et détermination à ceux qui résistaient au régime imposé. Il a présenté une vision du monde qui a trouvé un écho auprès de ses fidèles, lui permettant ainsi de rassembler divers courants politiques et religieux à travers le pays.
Dans un discours historique prononcé en 1963, il a exhorté les citoyens à « résister fermement aux mesures illégales du régime », ajoutant qu’« aucune force, aussi grande soit-elle, ne peut nous faire taire ».
Ces mots ont inspiré courage et confiance, notamment chez les jeunes.
Lors de l’arrestation de l’Imam, des foules immenses envahirent les rues, scandant « La mort ou Khomeini », et écrivant « Mort au Shah » avec leur propre sang. Cette popularité extraordinaire de l’Imam, conjuguée à une hostilité généralisée envers le monarque, sema l’inquiétude au palais royal.
L’Imam fut finalement contraint à l’exil. Il passa plus de quatorze ans loin d’Iran, se déplaçant de Turquie en Irak puis en France, sans jamais se détourner de sa mission. Ses appels à la protestation depuis l’étranger mobilisèrent les rues à travers tout le pays.
Le Shah s’appuyait fortement sur la SAVAK, sa police secrète, pour réprimer l’opposition populaire. Des collaborateurs clés de l’Imam furent emprisonnés à Téhéran, même pendant son exil, mais la résistance persista jusqu’à l’effondrement total du régime.
Deux semaines avant le retour triomphal de l’Imam, le despote Reza Shah Pahlavi, soutenu par l’Occident, s’enfuit du pays, laissant son protégé Shahpour Bakhtiar diriger un gouvernement intérimaire. Le soulèvement populaire avait contraint Pahlavi à l’exil.
À bord d’un Boeing 747 d’Air France affrété, Peter Jennings, journaliste et présentateur canado-américain d’ABC World News, lui a demandé : « Que ressentez-vous ? » L’Imam a simplement répondu : « Rien ! » Interrogé à nouveau, sa réponse est restée inchangée.
Cette réponse brève et concise témoignait de la force intérieure extraordinaire du fondateur de la Révolution islamique. Son détachement émotionnel en ce moment crucial indiquait qu’il recherchait la proximité avec Allah plutôt que la grandeur, le pouvoir ou l’autorité terrestres.
Le 1er février 1979, l’Imam arriva à l’aéroport Mehrabad de Téhéran, mettant fin à son long exil. L’aéroport résonna des cris de « Allah est grand » et « Khomeini est notre Guide ! »
« Nous progressons, mais ce n’est que la première étape », a-t-il déclaré à ses partisans en liesse à l’aéroport. « Le mouvement ne triomphera que lorsque les racines du colonialisme seront complètement éradiquées », a-t-il ajouté, faisant référence au régime Pahlavi soutenu par les États-Unis.
Il attribua le succès de la Révolution à l’unité de tous les Iraniens, sans distinction de religion, d’idéologie ou d’origine régionale. Parmi ceux qui l’accueillirent figuraient également des représentants des Églises arménienne et assyrienne.
Durant le vol Paris-Téhéran, l’Imam avait informé les journalistes qu’il annoncerait un gouvernement provisoire et suspendrait les manifestations nationales si Bakhtiar acceptait de démissionner.
Le matin de son arrivée, des millions de personnes ont envahi les rues pour l’accueillir, soutenant avec véhémence la Révolution islamique et dénonçant la monarchie Pahlavi.
À son arrivée à Téhéran, l’Imam s’est rendu directement au cimetière Behesht-e-Zahra pour rendre hommage aux martyrs de la Révolution. Des partisans en liesse s’étaient massés le long du kilomètre et demi qui séparait l’aéroport du cimetière.
Dans son premier discours, il a présenté ses condoléances aux familles des martyrs et a juré de défendre les principes de résistance et de résilience face aux forces du mal. Il a dénoncé le gouvernement intérimaire de Bakhtiar et a exigé son abdication immédiate.
Il annonça rapidement la formation d’un nouveau gouvernement avec Mahdi Bazargan comme Premier ministre, contraignant Bakhtiar à la fuite. Dix jours plus tard, le 11 février, le régime Pahlavi s’effondra.
Ainsi, la monarchie soutenue par l’Occident s’effondra, marquant le succès retentissant de la Révolution islamique, suivie de la prise de contrôle de l’ambassade américaine par des étudiants révolutionnaires à Téhéran.
Avec la chute ignominieuse de Pahlavi, les États-Unis ont perdu un allié régional crucial et une influence considérable sur l’Iran, un grief qui perdure. Pourtant, les Iraniens sont restés résolus, et le restent encore aujourd’hui.
L’héritage éclairant de l’Imam Khomeini continue de guider la nation iranienne, son digne successeur, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, marchant sur ses traces, refusant de céder aux soi-disant superpuissances mondiales malgré diverses pressions et menaces.
L’idéologie socio-politique de l’Imam était fermement ancrée dans l’islam. Dans Kachf al-asrâr, il écrivait que la religion est « la seule chose qui dissuade l’humanité de la trahison et du crime ».
« Malheureusement, ceux qui détiennent le pouvoir en Iran sont soit animés d’une foi illusoire, soit dépourvus de toute foi », a-t-il observé, en faisant référence au régime du Shah. « Les démagogues qui prétendent servir la nation privilégient souvent leurs propres intérêts. »
L’Imam a inspiré des légions de disciples. Le martyr Mortéza Motahhiri l’a décrit comme « le plus grand et le plus cher de tous les héros et la fierté de la nation iranienne ».
Même les intellectuels occidentaux ont reconnu son influence. Richard Falk écrivait en 1979 que le cœur du mouvement de l’Imam Khomeini promouvait « la justice sociale, une répartition équitable des richesses, une économie productive alignée sur les besoins nationaux, la simplicité de la vie et une corruption minimale, réduisant ainsi les écarts entre riches et pauvres, gouvernants et gouvernés ».
L’Ayatollah Khamenei, lors du premier anniversaire du décès de l’Imam en 1990, l’a décrit comme une « vérité éternelle ».
« Son nom incarne cette Révolution, son chemin est celui de la Révolution et ses objectifs sont les siens », a déclaré l’Ayatollah Khamenei, jurant de protéger et de préserver son héritage.
La Révolution islamique menée par l’Imam Khomeini a ouvert la voie à un nouvel ordre mondial et a marqué le début du déclin de l’impérialisme occidental. Sa foi inébranlable et ses hautes valeurs spirituelles lui ont permis de défier de puissants adversaires, lui valant l’admiration du monde entier.
Les répercussions de la Révolution se sont étendues bien au-delà des frontières de l’Iran, de l’Asie du Sud à l’Amérique latine. L’Imam Khomeini est devenu un symbole de liberté pour les peuples opprimés et une source de fierté nationale pour les Iraniens.
Contrairement aux autres révolutions modernes, il s’agissait du combat d’un seul homme contre les superpuissances mondiales qui avaient installé un régime fantoche à Téhéran. Son leadership inspirant a uni le peuple et renversé la dictature impopulaire des Pahlavi, vainquant du même coup ses soutiens étrangers.
Après le décès de l’Imam, le flambeau du leadership a été transmis à son collaborateur le plus fidèle, qui avait occupé des postes clés au sein du gouvernement, notamment ceux de président et de ministre de la Défense, et qui était bien placé pour poursuivre la mission sacrée.
L’Ayatollah Khamenei a suivi la même trajectoire que son mentor, défendant les mêmes principes malgré l’évolution du contexte mondial.
L’Imam a décrit les États-Unis comme le « Grand Satan », une position maintenue par l’Ayatollah Khamenei au cours des trois dernières décennies.
Aujourd’hui, la stratégie de résistance iranienne inspire d’autres nations à contester l’hégémonie américaine, brisant les chaînes de l’asservissement, un héritage durable de la Révolution islamique.
À l’instar de l’Imam Khomeini, l’Ayatollah Khamenei insiste sur son soutien et sa solidarité aux peuples opprimés du monde entier, de Gaza au Yémen en passant par l’Afghanistan.
Sur le plan intérieur, il a encouragé la poursuite des progrès dans les domaines de la science, de la technologie, des capacités militaires et du développement nucléaire, aidant ainsi l’Iran à devenir autosuffisant dans des secteurs critiques.
Quarante-sept ans après la Révolution islamique, le flambeau de la foi et de la sagesse continue de briller dans le monde entier, la mission et les principes de l’Imam Khamenei étant perpétués par son digne successeur.
Syed Zafar Mehdi est un journaliste basé à Téhéran.




















