تحریری
Cérémonie au Cachemire en mémoire du Leader Martyr
Des centaines de scientifiques, de poètes et d'habitants se sont rassemblés à Bemina, au Cachemire, pour honorer le Leader martyr de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et les élèves de l'école de Minab
@PressTVFrançais
Changements régionaux : l’Irak face aux manœuvres américaines et israéliennes
Changements régionaux : l’Irak face aux manœuvres américaines et israéliennes
IQNA-L’Imam de la mosquée de Bagdad, l’ayatollah Seyyed Yassin Mousavi, a averti que les récentes évolutions dans la région constituent un projet politique et sécuritaire orchestré par les États-Unis, Israël et le Royaume-Uni, visant à remodeler l’équilibre politique régional et à consolider la domination occidentale.
Lors de son sermon du vendredi, il a critiqué l’ingérence directe de Washington dans la formation du nouveau gouvernement irakien et les pressions exercées sur les chiites de Bahreïn.
Selon lui, les événements actuels ne peuvent être considérés comme isolés, mais doivent être analysés comme partie d’un plan coordonné pour renforcer la suprématie américaine et redessiner les alliances au Moyen-Orient, de l’Irak aux pays du Golfe comme Bahreïn, le Koweït et les Émirats. Il a rappelé que des rumeurs sur la présence d’une base israélienne dans le désert de Najaf pendant la guerre contre la République islamique d’Iran avaient déjà circulé, mais que l’État irakien en était informé, et que tourner ce sujet en dérision sur les réseaux sociaux déforme la réalité et éloigne l’opinion publique des menaces réelles.
L’ayatollah Mousavi a dénoncé l’influence américaine sur la formation du gouvernement irakien, soulignant que ce que l’on présente comme « neutralité » pourrait masquer une tentative de fragiliser la souveraineté nationale. Il a également exprimé son inquiétude face aux pressions sur les chiites de Bahreïn, visant les savants religieux, les représentants des autorités religieuses et les figures sociales, qualifiant cette situation de « grande calamité » nécessitant une intervention médiatique et juridique.
Sur le plan international, il a rappelé que les États-Unis, après l’échec de leurs options militaires et économiques contre l’Iran, cherchent de nouveaux leviers de pression, tandis que la Chine s’oppose à certaines politiques de tension, créant de nouveaux défis pour Washington. L’ayatollah a insisté sur le fait que l’Iran n’a jamais été une menace pour les peuples de la région et qu’il soutient depuis toujours la cause palestinienne, tandis que les politiques des puissances mondiales sont à l’origine de crises et de divisions régionales.
Enfin, il a souligné les problèmes persistants en Irak, tels que les coupures d’électricité, le manque d’infrastructures, le chômage et la corruption, et a appelé à la formation d’un gouvernement fort, indépendant et capable de protéger la souveraineté nationale, soutenu par une armée efficace.
Il a exhorté le peuple irakien à préserver son identité nationale et civilisationnelle, affirmant que l’avenir du pays doit reposer sur l’indépendance, la souveraineté et le renforcement des institutions et capacités nationales.
Jean-Luc Mélenchon défend le droit de l’Iran à se défendre et appelle à la solidarité avec Gaza.
Jean-Luc Mélenchon défend le droit de l’Iran à se défendre et appelle à la solidarité avec Gaza.
Jean-Luc Mélenchon, leader du parti La France insoumise, a déclaré que l’Iran a le droit de se défendre face à ce qu’il considère comme une menace à ses frontières.
Mélenchon a affirmé que l’Iran se trouve dans un état de légitime défense et lutte contre une « armada » présente à ses frontières, appelant à laisser les peuples décider eux-mêmes de leur sort.
Il a également exprimé son soutien à Gaza, soulignant que le travail de solidarité n’est pas terminé et promouvant une pétition visant à pousser le Parlement européen à débattre d’une possible cessation des relations commerciales avec le gouvernement de Benjamin Netanyahu tant que le conflit et les violences se poursuivent.
Le martyre du commandant des Brigades Qassam, preuve de la vivacité de la Résistance (général Qaani) Monday, 18 May 2026
Dans un message publié dimanche 17 mai sur son compte de réseau social, le commandant en chef de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), Esmaïl Qaani, a salué le martyre d’Ezzeddin al‑Haddad, commandant des Brigades Qassam, affirmant que cet événement démontre que la Résistance demeure vivante dans la bande de Gaza.
En utilisant le nom de guerre d’Al-Haddad, le général Qaani a écrit : « Abu Suhaib, félicitations pour ton martyre. »
« L’assassinat perfide du grand commandant Ezzeddin Al‑Haddad (Abu Suhaib) par de lâches sionistes a démontré que la Résistance est vivante, en particulier au cœur de Gaza héroïque », selon son message, dans lequel on peut lire : « Ce sang pur inspirera les jeunes combattants palestiniens jusqu’à la libération de Qods sacré et l’anéantissement du régime d’occupation ».
À noter qu’Ezzeddin al‑Haddad était un haut commandant de terrain des Brigades Qassam, la branche armée du mouvement de résistance palestinien Hamas.
Il a été assassiné lors d’une frappe israélienne dans la bande de Gaza au cours des derniers jours.
Les détails de l’assassinat n’ont pas été officiellement publiés, mais des sources palestiniennes ont confirmé son martyre.
Israël poursuit sa guerre génocidaire à Gaza lancée en octobre 2023, qui a fait des dizaines de milliers de morts parmi les Palestiniens, majoritairement des femmes et des enfants.
Les Brigades Qassam sont à l’avant-garde de la résistance armée contre l’occupation.
Jean Luc Mélenchon: Guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran : l'opposition française dénonce la « complicité européenne » et la « subordination » à des « criminels »
Une figure de premier plan de l’opposition française a dénoncé la « complicité européenne » dans la récente guerre d’agression menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a embrasé une partie plus large de la région.
Jean-Luc Mélenchon, personnalité importante du Parti de gauche La France insoumise et candidat pressenti à l’élection présidentielle française de 2027, a tenu ces propos dans un message publié lundi sur son compte X.
Il a reproché aux capitales occidentales de sacrifier la paix mondiale au profit des ambitions coloniales du président américain Donald Trump et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Les menaces grossières de Trump et Netanyahu pour la destruction de l'Iran ne sont possibles que grâce à la complicité européenne. La paix du monde est réduite aux intérêts du colonialisme de Trump et Netanyahu », a-t-il écrit.
L’homme politique s’est aussi adressé directement aux électeurs français, les appelant à utiliser les prochaines élections pour mettre fin à la subordination de leur pays à de tels « criminels ».
« Vivement la fin de l'alignement de la France sur ces criminels. 2027, brisons la laisse ! Redevenons indépendants », a-t-il écrit.
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L’agression criminelle américano-israélienne contre l’Iran a commencé le 28 février par des frappes aériennes faisant tomber en martyr de hauts responsables et commandants iraniens, dont le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.
Les forces armées iraniennes ont répliqué en lançant chaque jour des opérations de missiles et de drones visant des sites dans les territoires occupés par Israël, ainsi que des bases et des installations militaires américaines dans la région.
Par ailleurs, l’Iran a riposté à ces frappes en fermant le détroit d’Hormuz à ses ennemis et à leurs alliés, ce qui a entraîné une forte hausse des prix du pétrole et de ses dérivés.
Le président français Emmanuel Macron a écarté la semaine dernière tout déploiement militaire français unilatéral dans le détroit d’Hormuz, affirmant que Paris n’avait « jamais envisagé » d’y envoyer des navires de guerre sans « coordination avec l’Iran ».
Il a aussi indiqué que Paris était prêt à apporter son aide, « en coordination avec l’Iran », pour permettre la reprise du trafic maritime dans le détroit d’Hormuz.
Bahreïn : des manifestants dénoncent la répression du régime d’Al Khalifa
Les Bahreïnis sont descendus dans la rue à travers le pays pour exprimer leur colère face à la répression accrue des citoyens chiites perpétrée par le régime d'Al Khalifa.
Les manifestations se sont déroulées samedi 16 mai à Sitra, Bilad al-Qadeem, Maqabah, Sanabis, Abou Saiba et Bani Jamra. Les participants ont condamné la répression des cérémonies chiites et l'arrestation de religieux chiites par les forces du régime.
Les manifestants ont scandé des slogans en soutien aux religieux détenus et appelé à la fin de la persécution des chiites dans ce pays du golfe Persique.
Parallèlement, la chaîne d'information affiliée à la Coalition des jeunes du 14 février, un groupe d'opposition bahreïni, a rapporté des affrontements entre manifestants et forces du régime à Sitra.
Récemment, les forces bahreïnies ont mené plusieurs raids à travers le pays, arrêtant et transférant de nombreux religieux chiites éminents vers des lieux inconnus, et ce, sans mandat judiciaire ni précision des charges retenues contre eux.
Les manifestants bahreïnis protestent contre la répression des citoyens chiites perpétrée par le régime d'Al Khalifa. Les rassemblements, organisés samedi 16 mai, ont eu lieu dans plusieurs villes, exigeant la libération des religieux emprisonnés et condamnant les arrestations massives et la perte de nationalité de 69 personnes. Bahreïn, sous l'influence des États-Unis et d'Israël, a également servi de base pour des opérations anti-iraniennes.
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Plus tôt ce mois-ci, le ministère bahreïni de l'Intérieur a annoncé l'arrestation de 41 personnes soupçonnées, selon lui, d'avoir des liens avec l'Iran.
Le mois dernier, les autorités du régime ont déchu de leur nationalité 69 ressortissants bahreïnis, parmi lesquels des religieux, des orateurs, des militants, des femmes, des hommes, et même des enfants et des nourrissons, une décision arbitraire qui viole les principes des droits de l'homme.
Le ministère de l'Intérieur a accusé ces personnes d'avoir « soutenu les attaques (de représailles) iraniennes » contre des installations militaires américaines et israéliennes en Asie de l’Ouest.
Bahreïn, où est stationnée la Cinquième flotte navale américaine, a autorisé les États-Unis et le régime israélien à utiliser son territoire et son espace aérien pour mener des attaques anti-iraniennes durant la guerre d'agression, qui a éclaté le 28 février contre l'Iran et s'est arrêtée le 8 avril à la suite d’un cessez-le-feu négocié par le Pakistan.
Les brigades Qassam confirment l'assassinat d'un haut commandant lors d'une frappe israélienne sur la ville de Gaza
Les brigades Qassam confirment l'assassinat d'un haut commandant lors d'une frappe israélienne sur la ville de Gaza
Les Brigades Ezzedine Qassam ont confirmé l’assassinat de leur commandant en chef, Izz al-Din al-Haddad, lors d’une frappe israélienne à Gaza, dénonçant cela comme une violation de l’accord de cessez-le-feu de Charm el-Cheikh. La ministre palestinienne des Affaires étrangères a souligné la situation catastrophique à Gaza, avec des milliers de
La branche militaire du Hamas a officiellement confirmé l’assassinat de son commandant en chef lors d’une frappe aérienne israélienne contre la bande de Gaza, malgré un accord de cessez-le-feu en vigueur.
Dans un communiqué publié, samedi 16 mai, les Brigades Ezzedine Qassam ont confirmé qu’Izz al-Din al-Haddad avait été tué en martyr lors d’une attaque aérienne israélienne « lâche » sur la ville de Gaza la nuit précédente, dénonçant cet assassinat ciblé comme une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu de Charm el-Cheikh.
Le communiqué précise que Haddad été tué avec son épouse et sa fille et d’un nombre indéterminé d’autres personnes.
Plus tôt cette semaine, la ministre palestinienne des Affaires étrangères Varsen Aghabekian a averti que le génocide contre les Palestiniens à Gaza se poursuit sans relâche, et décrit un effondrement catastrophique des conditions de vie. Aussi, une pression internationale immédiate pour mettre fin aux actes d’agression israéliens s’impose, a martelé la responsable.
« Cinq mois après la signature de l’accord de Charm el-Cheikh, la situation à Gaza est catastrophique », a-t-elle déclaré.
Elle a décrit des conditions de vie déplorables, avec des Palestiniens déplacés abrités dans des tentes exposées aux inondations et à des conditions insalubres.
Ses remarques interviennent alors que les violations quotidiennes du cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre 2025 sont perpétrées par Israël. Le ministère de la Santé a annoncé que ces violations ont jusqu’à présent fait 856 morts et plus de 2 140 blessés parmi les Palestiniens.
Le cessez-le-feu a fait suite à deux années de génocide israélien qui ont débuté en octobre 2023.
La guerre israélienne contre Gaza a tué près de 73 000 Palestiniens et en a blessé plus de 172 250 autres, tout en détruisant environ 90 % des infrastructures de Gaza, selon les autorités gazaouies
.
L'Iran a condamné l'assassinat ciblé par le régime israélien d'un haut commandant du Hamas, ainsi que de sa femme et de son enfant, qualifiant cette attaque lâche de nouvelle tentative désespérée de l'entité d'apartheid pour écraser l'esprit indomptable de la Résistance palestinienne.
@PressTVFrançais
Le Hezbollah annonce avoir mené 19 opérations contre des cibles israéliennes en 24 heures
Le Hezbollah annonce avoir mené 19 opérations contre des cibles israéliennes en 24 heures
May 17, 2026 by French Presstv
Le Hezbollah affirme avoir mené 19 opérations contre des cibles israéliennes en 24 heures, notamment des attaques par drones, tirs d'artillerie et explosifs. L'armée israélienne a reconnu des tirs en réponse, tandis que ses frappes aériennes continuent malgré la prolongation d'un cessez-le-feu. Des milliers de civils ont été tués ou blessés depuis le début de l'offensive israélienne en mars 2026.
Le Hezbollah annonce avoir mené au moins 19 opérations militaires contre des positions, des troupes et du matériel militaire israéliens au cours des dernières 24 heures, le long de la frontière libanaise avec les territoires occupés et plus profondément à l'intérieur du front sud.
Dans un communiqué détaillé publié samedi 16 mai, le mouvement de résistance libanais a indiqué que ces frappes consistaient en une série d'« opérations militaires massives et consécutives » visant des positions et des ressources militaires appartenant à l'armée israélienne.
Selon le communiqué, ces opérations ont notamment inclus des attaques de drones, des tirs d'artillerie lourde et d'engins explosifs.
Le Hezbollah a déclaré que ses combattants avaient utilisé des drones chargés d'explosifs et des quadricoptères offensifs pour mener des frappes de précision contre les équipements logistiques appartenant à l'armée israélienne.
Dans un communiqué distinct publié tôt ce matin, le mouvement a annoncé que ses combattants avaient ciblé un quartier général de l'armée israélienne dans la municipalité d'al-Bayyad, dans le sud du Liban, à l'aide de deux drones offensifs.
Le Hezbollah a également affirmé que ses combattants avaient fait exploser des engins explosifs improvisés contre un bulldozer de l'armée israélienne qui tentait de progresser de la région de Rashaf vers Hadatha, toujours dans le sud du Liban.
L'armée israélienne a de son côté reconnu officiellement que le Hezbollah avait tiré plusieurs missiles vers des positions militaires israéliennes dans le sud du Liban.
Ces derniers échanges de tirs interviennent alors que l'armée israélienne poursuit ses frappes aériennes sur le sud du Liban, malgré la prolongation de 45 jours de l'accord de cessez-le-feu entre Beyrouth et le régime de Tel-Aviv.
Selon l'Agence nationale d'information libanaise (NNA), les raids israéliens ont touché plusieurs zones, dont al-Marwaniyah, Kawtharieh al-Sayyad, Qaaqaaiyet El Snoubar, Deir Qanoun Ras al-Ain, Ghassaniyah, Baisariyah et Tefahta.
L'armée israélienne a prétendu que les frappes visaient des installations militaires appartenant au Hezbollah dans le sud du Liban, mais des sources locales ont rejeté cette allégation, indiquant que des quartiers résidentiels avaient été touchés.
L'armée israélienne a également ordonné aux habitants de neuf villages des districts de Sidon et de Nabatieh d'évacuer la région et de s'en tenir à au moins 1 000 mètres de distance, sous prétexte que ses troupes entendaient agir avec force contre le Hezbollah dans la région.
Selon les autorités libanaises, au moins 2 951 personnes ont été tuées et plus de 8 800 autres blessées à la suite de l'agression israélienne contre le Liban depuis début mars.
L’Empire américain en chute libre : les menaces désespérées contre l’Iran montrent que les États-Unis ont complètement perdu le contrôle May 17, 2026 by French Presstv
L’Empire américain en chute libre : les menaces désespérées contre l’Iran montrent que les États-Unis ont complètement perdu le contrôle
May 17, 2026 by French Presstv
Par le service d’analyse stratégique de Press TV
La rhétorique menaçante qui émane de Washington ces jours-ci n’est pas simplement le fruit d’une administration incompétente et en difficulté ni une posture électorale.
Il s’agit d’un instrument calculé de guerre psychologique, utilisé après des résultats désastreux tant sur le champ de bataille qu’à la table des négociations.
Comme l’a succinctement formulé un conseiller de haut rang du Leader de la Révolution islamique, le ton menaçant de l’ennemi sert un but unique : intimider l’Iran et le contraindre à un retrait partiel – ou total – des conditions qu’il a présentées pour mettre fin à cette guerre non provoquée et illégale.
Mais derrière ces fanfaronnades se cache une réalité plus profonde et plus inquiétante. Les États-Unis ne menacent plus d’une position de suprématie incontestée comme par le passé. Ils se livrent désormais à des démonstrations de force au bord du déclin et de la ruine.
Après une série de défaites militaires et stratégiques – de la guerre des Douze Jours en juin 2025 à la guerre du Ramadan cette année –, l’empire américain voit son image de puissance réduite à néant. Ces menaces vaines ne sont pas des signes de force, mais plutôt les derniers soubresauts désespérés d’une prétendue « superpuissance » qui tente de regagner en influence par le chantage.
Pourquoi les menaces seront-elles plus efficaces que l’action ?
L’élément le plus crucial pour l’ennemi pour son diktat n’a jamais été uniquement son arsenal militaire. En outre, il faut prêter attention à la manière dont l’Iran réagit au concept même de guerre.
Après avoir imposé deux guerres dévastatrices et non provoquées à la République islamique d’Iran en l’espace de dix mois, infligeant de lourdes pertes humaines et économiques au pays, l’ennemi cherche maintenant à instrumentaliser les souffrances endurées par le peuple iranien.
La stratégie est brutale, mais simple : brandir la menace de plus de morts et de destructions, puis exiger de l’Iran le recul de sa position de principe.
C’est là où réside l’erreur fatale de l’ennemi. Dans les deux guerres imposées, ni les États-Unis ni leur allié sioniste n’ont remporté la moindre victoire militaire sur l’Iran. Ils ont pilonné des quartiers civils, des hôpitaux et des centres de recherche. Ils ont tué en martyr le Leader de la Révolution islamique et massacré quelque 170 enfants dans une école – des actes d’une lâcheté et d’une criminalité sans précédent qui ont franchi toutes les limites.
Mais sur le champ de bataille, là où la puissance matérielle se heurte à la volonté d’une nation, ils n’ont rien obtenu. Absolument rien. La nation iranienne a résisté de toutes ses forces, et l’ennemi a subi des pertes inimaginables.
Par conséquent, la menace de guerre s’est révélée plus efficace pour l’ennemi que la guerre elle-même. Pendant des années, Washington a fait chanter l’Iran en brandissant la menace de la guerre.
Et dans certains cas, notamment avec le Plan global d’action conjoint (PGAC), cette extorsion psychologique a porté ses fruits pour obtenir des concessions que la guerre n’aurait jamais pu apporter. Mais cette époque touche à sa fin, et les Américains en sont conscients.
Aujourd’hui, l’ennemi n’a jamais eu autant besoin de maintenir l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de l’Iran. Et paradoxalement, cette urgence témoigne de sa profonde faiblesse.
Si les États-Unis échouent dans leur actuelle tentative de chantage envers l’Iran – ce qui est inévitable –, ils perdront les derniers vestiges de leur crédibilité et de leur prestige. Washington a déjà utilisé sa dernière flèche : une agression militaire à grande échelle. Cette flèche n’a atteint aucun de ses objectifs. Elle n’a pas pu remettre en question les droits nucléaires de l’Iran. Elle n’a pas mis la République islamique d’Iran à genoux. Elle n’a même pas réussi à atteindre ses objectifs militaires les plus fondamentaux.
Si l’extorsion échoue, l’Empire américain se retrouvera sans atouts. Il n’y aura ni victoire sur le terrain, ni capitulation diplomatique, ni effondrement économique à Téhéran. Ce scénario marquerait la fin de l’illusion d’une puissance américaine incontournable, laissant Washington au bord du précipice.
Les menaces proférées par les États-Unis ne visent donc pas tant à intimider l’Iran qu’à préserver leur propre image sur la scène internationale. Washington redoute un effet domino : si l’Iran refuse de céder et maintient sa position, les alliés et les partenaires régionaux des États-Unis verront leur position totalement anéantie face à la puissance iranienne.
Un à un, les alliés et partenaires régionaux des États‑Unis réajusteront leurs allégeances, car la menace de guerre n’est plus un élément offensif, mais une posture défensive, comme le dernier souffle d’un empire en décadence qui tente d’empêcher son effondrement brutal et irréversible.
En réalité, ces menaces représentent les ultimes tentatives d’une prétendue « superpuissance » pour éviter un effondrement total. Si elles aboutissaient – et si l’Iran se retirait, ne serait‑ce que tactiquement, de ses positions logiques et légitimes –, les États‑Unis bénéficieraient d’un répit temporaire. Ils assureraient leur survie, obtiendraient un sursis, et s’empresseraient de compenser leurs faiblesses matérielles et, plus important encore, de réparer les dommages causés à leur réputation par leurs échecs face à l’Iran. Ils pourraient alors s’appuyer sur cette crédibilité retrouvée lors de futurs conflits.
Les responsables iraniens comprennent parfaitement l’étendue de ce piège. Tout recul par rapport à des positions de principe n’empêchera pas de nouvelles pertes. Au contraire, il les accélérera. Car les calculs de l’ennemi sont d’une simplicité brutale : chaque recul de l’Iran légitimerait la stratégie de la menace des Américains.
Face aux menaces existentielles, il faudrait une résistance existentielle
Pour les États-Unis et Israël, cette guerre est perçue comme une menace existentielle. Ils ont misé sur une quelconque capitulation de l’Iran pour préserver leur hégémonie régionale et la crédibilité de leur politique de dissuasion. Néanmoins, l’inverse est tout aussi vrai. De la même manière que la guerre représente une menace existentielle pour l’ennemi, elle l’est aussi pour l’Iran.
Un ennemi qui a déjà perpétré le crime le plus abominable – l’assassinat du Leader – ne connaît plus aucune limite. Lorsqu’un adversaire dépasse ce seuil, il déclare au monde entier qu’il est capable de tout. Aucune négociation, aucune concession, aucun recul, même partiel, ne pourra le satisfaire. Les concessions ne garantiront pas la paix ; elles ne feront qu’intensifier l’agression, et les deux dernières guerres imposées à l’Iran en sont des preuves irréfutables.
Par conséquent, face aux menaces existentielles, il faudrait une résistance existentielle et une fermeté absolue. Cela signifie qu’il n’y aura aucun recul – même verbal – dans la protection de l’ordre établi. Cela signifie une dissuasion maximale, obtenue non par la négociation, mais par une volonté inébranlable.
À l’inverse, la résistance à une menace existentielle – ainsi que la déception qui en résulte pour l’ennemi – produit la forme ultime de dissuasion : la puissance intrinsèque. Ce n’est pas une puissance dépendante de l’approbation américaine ou de la médiation européenne. La puissance intrinsèque provient de la résilience de la nation, de son ingéniosité militaire et de son refus de se plier.
Voici l’avantage stratégique que les analystes occidentaux ignorent systématiquement : atteindre le plus haut niveau de dissuasion garantit la sécurité. La sécurité attire les capitaux et les investissements. Les investissements neutralisent les pressions économiques. Cette résilience qui déjoue le chantage de Washington est la clé de l’avenir économique de l’Iran.
L’écart militaire conventionnel entre l’Iran et l’alliance américano-israélienne demeure considérable en termes d’équipements, de technologies et de puissance de feu. Ce constat n’est un secret pour personne. Mais la guerre ne se résume pas à des chiffres. Face à cette disparité, l’Iran a adopté des méthodes de guerre asymétriques, qui se sont révélées d’une efficacité incroyable lors du récent conflit.
Face aux bombardements aériens massifs et intenses, l’Iran n’a pas cherché à riposter par la force. Au contraire, il a opté pour une stratégie défensive et offensive axée sur l’impact, utilisant un équipement minimal et peu coûteux afin d’obtenir des effets stratégiques disproportionnés. Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais une démonstration d’intelligence stratégique.
De plus, un nouvel élément est désormais entré en jeu dans les calculs de la guerre. Pendant des décennies, les États-Unis ont cru pouvoir combattre l’Iran en essayant de l’isoler de plus en plus. Le Front de la Résistance – qui s’étend du Liban au Yémen, de l’Irak à la Palestine – a transformé la guerre asymétrique en un redoutable multiplicateur de force régional.
Dans les deux guerres imposées, cet élément a fait pencher la balance de manière décisive en faveur de l’Iran.
Cette logique s’applique à la riposte aux menaces classiques. Les réponses asymétriques sont toujours plus efficaces face à une superpuissance rigide et technologiquement dépendante. Il ne faut pas s’y tromper : si l’ennemi passe à l’acte une fois de plus, l’Iran déploiera des options qu’il s’est délibérément abstenu d’utiliser jusqu’à présent.
Ce n’est pas un mystère. Ces options englobent l’engagement d’autres axes économiques mondiaux dans la région, et pas seulement le détroit d’Ormuz. Elles incluent le déploiement d’armes stratégiques de nouvelle génération, élaborées exactement pour une telle situation. En outre, elles impliquent la réactivation de toutes les lignes rouges et des considérations militaires qui avaient été respectées ou mises de côté pendant la guerre des Douze Jours et la guerre du Ramadan.
La voie tracée par les forces armées iraniennes sur le champ de bataille et par son peuple dans les rues des villes du pays doit désormais se poursuivre sur deux fronts essentiels : la diplomatie et la résilience économique.
Les appareils exécutif et diplomatique de l’Iran agissent actuellement comme des combattants postés derrière un système de lancement de missiles. Ce ne sont pas des administrateurs en coulisses, mais des défenseurs de première ligne, contraints de se battre jusqu’à la mort pour la survie de leur pays.
Il n’y a pas de place pour la fatigue ni pour la capitulation tactique déguisée en pragmatisme.
La résilience du gouvernement et du peuple n’est pas un simple slogan politique. Elle est la condition sine qua non pour surmonter cette crise, préserver l’existence de l’Iran, instaurer une dissuasion durable et écarter à jamais la menace de la guerre.
La diplomatie iranienne, forte d’une compréhension claire et juste du caractère crucial de ce moment, ne doit laisser aucune porte ouverte à l’ennemi pour atteindre ses objectifs. Cela implique l’absence de compromis ambigus, de concessions officieuses et de signes subtils de faiblesse susceptibles d’être interprétés à Washington et à Tel-Aviv comme de prétendues failles dans la volonté iranienne.
L’Empire américain ne peut se permettre une autre défaite majeure
Les États-Unis menacent aujourd’hui l’Iran non pas parce qu’ils sont en position de force, mais parce qu’ils sont faibles et dans un état de déroute. Ces menaces visent à obtenir ce que le champ de bataille n’a pu garantir : un retrait symbolique de l’Iran qui permettrait aux États-Unis de redorer son image ternie.
Les dirigeants iraniens comprennent parfaitement ce calcul. Ils savent que tout recul – même temporaire ou partiel – n’empêchera pas une nouvelle guerre, mais la provoquera inévitablement. Car le seul moyen pour l’ennemi de préserver sa crédibilité est de briser la volonté iranienne.
Mais l’ennemi échouera. L’Iran n’a d’autre choix que de tenir bon. La menace existentielle exige une résistance existentielle et la résistance, et en fin de compte, c’est la seule voie vers la sécurité, l’investissement, le redressement économique et une paix durable dans le pays et la région.
L’épée de la guerre plane toujours au-dessus de nos têtes, mais la main qui la brandit tremble. L’Iran a appris une vérité simple : une main tremblante ne peut frapper pas efficacement une nation qui refuse de se plier.
La présence militaire américaine en Asie de l’Ouest n’apporte « que de l’insécurité » à la région (Qalibaf)
La présence militaire américaine en Asie de l’Ouest n’apporte « que de l’insécurité » à la région (Qalibaf)
May 17, 2026 by French Presstv
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, affirme que la présence militaire américaine en Asie de l’Ouest ne contribue qu’à l’insécurité et à l’instabilité dans la région. Lors d’une rencontre avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, il a souligné la nécessité pour les pays locaux de renforcer la coopération sans ingérence étrangère. Le Pakistan joue un rôle de médiateur entre l’Iran et les États-Unis, mais des négociations menées en avril ont échoué en raison des exigences américaines jugées trop élevées.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, affirme que l’agression conjointe américano-israélienne contre l’Iran a montré que la présence militaire américaine en Asie de l’Ouest n’apporte « que de l’insécurité » à la région.
S’exprimant dimanche 17 mai à Téhéran lors d’une rencontre avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, Qalibaf a déclaré que certains gouvernements de la région avaient autrefois cru que leur sécurité serait garantie par leur dépendance envers Washington.
« Les événements récents ont clairement démontré que la présence américaine n’a pas apporté la sécurité à la région ; au contraire, elle est devenue une source d’insécurité et d’instabilité », a-t-il ajouté.
Selon lui, les États-Unis et le régime israélien n’ont apporté que « le mal et l’instabilité » aux nations de la région par la guerre, l’interventionnisme et les pressions exercées sur elles.
Qalibaf a réaffirmé que les pays de la région doivent renforcer leur coopération et mettre en place des mécanismes de sécurité fondés sur la confiance et la coordination, sans ingérence étrangère.
« La solution à cette situation réside dans la confiance et la coopération mutuelles entre les pays de la région », a-t-il indiqué.
Naqvi, pour sa part, a déclaré que les liens entre Téhéran et Islamabad s’étaient encore renforcés ces derniers mois. Il a salué la position de l’Iran lors des négociations à Islamabad, affirmant que Téhéran avait fermement défendu ses intérêts nationaux tout en cherchant des solutions au conflit avec les États-Unis.
« Nous avons constaté votre insistance sur les intérêts nationaux de l’Iran lors des négociations d’Islamabad, alors même que vous essayiez de résoudre le conflit », a-t-il déclaré exprimant l’espoir qu’Islamabad contribuerait à faire aboutir les négociations.
Qalibaf, qui a participé aux pourparlers de paix menés sous l’égide du Pakistan en tant que négociateur en chef iranien à Islamabad, a également salué le soutien d’Islamabad à la République islamique d’Iran.
Le Pakistan joue un rôle de médiateur dans les négociations indirectes entre Téhéran et Washington après l’accord de cessez-le-feu conclu le 8 avril, suite à 40 jours d’intenses combats.
Les 11 et 12 avril, les deux parties ont mené une intense session diplomatique de 21 heures à Islamabad afin de tenter de parvenir à un consensus, mais les pourparlers ont échoué en raison des exigences excessives des États-Unis.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré récemment que la médiation du Pakistan n’avait pas échoué, mais qu’elle rencontrait des difficultés.
M. Araghchi a également évoqué des messages contradictoires de la part des États-Unis, affirmant que Téhéran n’était pas intéressé par des négociations, sauf si Washington était sincère.



















