تحریری
DIEU le DONATEUR
DIEU le DONATEUR
« Louange à Dieu
Que la rétention (s’interdire, se retenir) et l’avarice n’augmentent pas (n’enrichissent pas),
Que le don et la générosité ne diminuent pas (n’appauvrissent pas)
alors que celui qui donne voit diminuer [sa fortune] sauf Lui,
alors que tout avare (celui qui se retient de donner) est blâmé sauf Lui.
Il est le Donateur des avantages du Bienfait
et des utilités de l’augmentation et de la répartition.
Ses « familles à charge » sont les créatures
dont Il assure les ressources et mesure les provisions.
Il trace (rend claire) la voie de ceux qui Le désirent,
de ceux qui recherchent ce qui est auprès de Lui.
Il n’y a pas plus généreux que Lui pour ce qui est demandé
et pour ce qui n’est pas demandé. »
(…)
S’Il octroyait ce que les montagnes répandent en métaux précieux,
et ce que les mers regorgent en coquillages,
[comme] le cuivre (ou bronze), l’argent pur, l’or pur,
les gouttes de perles, la récolte de corail,
cela n’aurait aucun effet sur Sa générosité
ni ne diminuerait l’abondance de ce qu’il y a chez Lui.
Il y a auprès de Lui des réserves de troupeaux
que la demande des gens ne diminue pas,
parce qu’Il est le Généreux
que les demandes de ceux qui demandent ne diminuent pas
et que l’insistance de ceux qui insistent ne rend pas avare. »
(du Prince des croyants Ali ibn Abitaleb(p), Nahj-al-Balâgha, sermon 91 (ou 87 ou 90) pp211-212)
La notion de tawhid dans le Coran
La notion de tawhid dans le Coran
D’après le commentaire du Saint Coran : Al-Mizân de ’Allâmeh Tabâtabâ’i
Cet article vient ouvrir une série d’études consacrées à la pensée de ’Allâmeh Tabâtabâ’i, l’un des plus grands penseurs, philosophes, et commentateurs du Coran du XXe siècle, dans le but de faire découvrir à nos lecteurs certains aspects importants de la pensée iranienne contemporaine dans les domaines religieux et spirituel. Elles s’inspireront principalement du commentaire du Coran Al-Mizân, œuvre maîtresse de ’Allâmeh, mais aussi d’autres ouvrages de grands penseurs iraniens des siècles précédents et contemporains tels que Mortezâ Motahari, qui fut l’un de ses élèves et contribua largement à diffuser la pensée de son maître. En Iran et dans plusieurs pays musulmans, Al-Mizân est considéré comme l’une des œuvres les plus importantes de la pensée islamique contemporaine.
La notion de "tawhid"
Le mot tawhid vient de la racine w-h-d qui évoque les notions de singulier, seul, un et unique. [4] Le concept de tawhid a été traduit de diverses façons : parfois simplement par "monothéisme", mais aussi par "unicité divine", "unité divine", "doctrine de l’unité divine"… Ces traductions sont toutes justes en partie, mais aucune n’épuise la profondeur de cette notion. D’un point de vue grammatical, le mot tawhid est un nom verbal (masdar) de deuxième forme qui exprime l’idée d’un processus de réunion, d’unification, et qui pourrait ainsi être traduit par "l’acte d’unifier". Dans ce sens, le mowahhid ou monothéiste, est aussi un "’unificateur", une personne qui "ramène la multiplicité vers l’unité, vers un principe unique". Le tawhid n’implique donc pas seulement l’affirmation d’une croyance, mais est aussi un cheminement, une action constituant à aller du multiple à l’Un, et à réaliser cette unité en soi-même. Dès lors, on pourra parler de tawhid comme monothéisme ou doctrine de l’unité, mais aussi comme réalisation concrète de cette unité. [5]
L’unicité divine comporte ainsi plusieurs étapes ou "degrés" : on peut ainsi distinguer l’unicité de l’essence divine, c’est-à-dire du Dieu unique et Créateur de toute chose ; l’unicité des attributs, selon laquelle les différents attributs divins comme la miséricorde, le pardon, la puissance, etc. ne forment qu’une seule et même réalité ; l’unicité des actes, selon laquelle l’ensemble du système de causalité est lié à la volonté divine ; et enfin l’unicité dans l’adoration, qui consiste pour le croyant à n’adorer que Dieu dans ses actes de dévotion, ainsi qu’au travers de ses paroles et actions. Plus qu’une simple croyance en un Dieu unique et un état de fait, le tawhid constitue donc une force, un élan qui oriente l’ensemble des conceptions et actes du croyant. Il a pour but de faire disparaître la dispersion dont l’homme est victime en suivant des divinités multiples – qui peuvent être des idoles extérieures tout autant que ses désirs intérieurs – afin d’unifier les différentes dimensions de sa personne et lui permettre de contempler l’unité de la création au-delà de sa multiplicité apparente : "Ma prière et mes actes de dévotion, ma vie et ma mort sont entièrement dévoués à Dieu, le Seigneur de l’Univers." (6 : 162). Pour résumer, le tawhid n’implique pas seulement une connaissance et une reconnaissance de l’existence d’un Dieu unique, mais aussi tout un mode d’être visant à réaliser cette unité en soi.
La question du tawhid dans le Coran selon Al-Mizân [6]
Selon ’Allâmeh Tabâtabâ’i, la question du tawhid est à la fois la plus centrale et la plus difficile à concevoir en ce qu’elle doit être abordée selon un horizon situé bien au-delà du monde matériel et de ses lois à travers lesquelles nous avons tendance à analyser tout phénomène. A titre d’exemple, lorsque l’on dit que "Dieu est un", la première chose qui vient à l’esprit est que Dieu est une personne ou une entité séparée des autres, très haut dans le ciel ou vivant "quelque part" dans l’espace. Les conceptions humaines de Dieu ont ainsi naturellement tendance à Le réduire à une détermination spatiale et temporelle, et dès lors à inconsciemment penser le Créateur comme un être soumis aux lois de la matière et du changement. Le Coran s’élève contre cette représentation simpliste du Dieu unique consistant à Le considérer comme un "super être" au-dessus des êtres, et à croire que le monothéisme consiste essentiellement à fondre tout un ensemble d’idoles en une seule entité, à laquelle on applique ensuite le qualificatif de "Dieu" : "Et ils [les Mecquois] s’étonnèrent qu’un avertisseur parmi eux leur soit venu, et les infidèles disent : “C’est un magicien et un grand menteur, réduira-t-il les divinités à un Seul Dieu ? Voilà une chose vraiment étonnante”." (38:4-5) Ces versets évoquent ainsi que les adorateurs d’idoles concevaient l’invitation à adorer un Dieu unique comme un appel à ramener toutes les idoles à une seule : ils se représentaient Dieu comme une unité numérale (wahdat ’adadiyya), c’est-à-dire comme un "un" appartenant à la simple classe des unités. Dans une telle conception, le concept d’unité s’oppose à celui de multiplicité, et Dieu n’est qu’une "super-entité" d’un genre particulier surplombant une multiplicité d’entités plus petites du même genre. Selon cette logique, Dieu est réduit à un simple "un parmi d’autres" et est donc limité par le temps et l’espace, tel un roi par rapport à ses sujets : il règne sur eux, mais son pouvoir n’en est pas moins limité. Une telle logique dans la façon d’aborder la relation entre polythéisme et monothéisme peut être comparée à dix verres d’eau que l’on verse dans un bassin pour en faire une eau unique. On peut ainsi reverser cette même eau dans les dix verres, et transformer ainsi de nouveau l’eau unique en dix unités séparées. L’unité numérale est donc limitée, et peut être transformée en une multiplicité d’unités séparées des autres et encore plus limitées. Il faut donc ici distinguer entre ce qui est un et qui peut être comparé à d’autres unités, et ce qui est unique, au-delà de toute comparaison : "Rien ne Lui ressemble" (42 : 11).
Par des versets comme "Et votre Divinité est une divinité unique. Pas de divinité à part lui" (2 : 163) ou "C’est Lui le Vivant. Point de divinité à part Lui. Appelez-Le donc, en Lui vouant un culte exclusif" (40 : 65), le Coran invite clairement à s’éloigner des divinités éparpillées et à n’adorer que le Créateur des mondes. Cependant, le Coran ne se limite pas à attester l’existence d’un Dieu unique, mais expose aussi la façon dont Dieu est Un, en invalidant notamment toute notion de contrainte et limitation à Son sujet : "La force tout entière est à Dieu" (2 : 165) ; "C’est Lui l’Unique, le Dominateur suprême (qahhâr) ” (13 : 6) ; "Qui est le meilleur : des Seigneurs éparpillés ou Dieu, l’Unique, le Dominateur suprême ? Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l’appui desquels Dieu n’a fait descendre aucune preuve."(12 : 39-40). Il est ainsi intéressant de constater que dans plusieurs versets, l’attribut "Dominateur suprême" (qahhâr) vient immédiatement après l’attribut "Unique" (wâhid), venant ainsi souligner que le sens de "Dieu unique" n’est pas "un parmi les autres", et que l’on ne doit pas penser Son unité comme celle d’un individu ou d’une espèce particulière.
Les versets "C’est Lui certes qui embrasse toute chose [par Sa science et Sa puissance]" (41 : 54) ou "A Dieu seul appartiennent l’Est et l’Ouest. Où que vous vous tourniez, la Face (direction) de Dieu est donc là, car Dieu a la grâce immense ; Il est Omniscient" (2 : 115) soulignent ainsi que Dieu ne peut être conçu selon la logique des lois de la matière, étant donné que celui qui est omniprésent et embrasse toute chose n’est limité ni à un temps, ni à un espace particuliers comme c’est le cas des objets physiques. Enfin, la sourate intitulée "Le monothéisme pur" (al-Ikhlâs) vient confirmer cette vison du tawhid : "Dis : "Il est Dieu, Unique (ahad), Dieu, le Samad. Il n’a jamais engendré, ni n’a été engendré, et nul n’est égal à Lui" (112-1:4). Ici, le concept de samad évoque un être de plénitude, qui ne connaît ni augmentation ni diminution, et qui recouvre tout ce qui existe. Le verset suivant évoquant qu’Il n’a pas engendré vient réfuter l’existence d’une relation entre Dieu et Sa création du type de celle d’une mère mettant au monde son enfant ; c’est-à-dire une création qui se séparerait de son Dieu après avoir été "engendrée" et qui enlèverait quelque chose à son Créateur. La création n’est donc pas "chose" face à Dieu qui se serait séparée de lui, mais elle Lui est au contraire intimement liée, le tout formant un ensemble plein, unifié, inséparable. L’unité divine selon le Coran exclut donc toute hypothèse de séparation entre Dieu et Ses créatures. Dès lors, la conception du tawhid telle que présentée dans le Coran va bien au-delà de la notion de Dieu unique, pour embrasser tous les aspects de la création.
La question de la relation entre Dieu et Ses créatures
Cependant, l’absence de séparation ne signifie pas pour autant l’incarnation de Dieu dans Sa création, car dans ce cas, le tawhid ne serait que synonyme de panthéisme. Dans Nahj al-Balâgha, l’Imâm ’Ali, premier Imâm des chiites, a parfaitement exprimé toute la subtilité de la relation entre Dieu et Ses créatures :
« Dieu est à l’intérieur des choses, sans qu’Il se mélange avec elles
Et Il est à l’extérieur des choses, sans qu’Il soit séparé d’elles ». [7]
Ainsi, pour saisir toute la profondeur de la notion de tawhid, il faut considérer Dieu comme à la fois intensément proche de l’homme : "Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire." (50 :16) ; "Sachez que Dieu s’interpose entre l’homme et son cœur" (8 :24) ; "Il est avec vous où que vous soyez" (57 : 4), "Je suis tout proche : Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie."(2 :186), mais aussi comme demeurant absolument transcendant par rapport à Sa création : "Il est Supérieur à tout ce qu’ils décrivent." (23 : 91) ; "Nul n’est égal à Lui." (112 : 4) ; "Rien ne Lui ressemble." (42 : 11).
En nous disant que Dieu est plus proche de l’homme que sa veine jugulaire et en même temps qu’Il est Très-Haut et Elevé, le Coran nous invite à dépasser les conceptions trop simplistes de Dieu et de la façon dont Il est "Un". Selon la vision coranique du tawhid, proximité intense et transcendance absolue ne s’excluent nullement étant donné que Dieu n’est pas un être matériel limité, mais au contraire l’Etre suprême qui englobe et enveloppe tout : "C’est Lui le Premier et le Dernier, l’Apparent et le Caché." (57 : 3)
Le Coran considère également que le tawhid fait partie de la nature divine primordiale de l’homme qui recherche naturellement ce qui est un et unique, et s’efforce constamment d’atteindre une unité au milieu de la multiplicité. Cette tendance naturelle est notamment perceptible dans une relation amoureuse, où chacun cherche à aimer une personne unique et à se dévouer à elle. Il en va de même dans le domaine spirituel, comme l’évoque Joseph dans ce beau verset : "Que vaut-il mieux ? Une multitude de divinités ou Dieu l’Unique ?" (12:39)
Dès lors, le tawhid se confond avec l’être même et englobe tout ce qui existe d’un point de vue ontologique, constitue le socle des croyances de l’islam du point doctrinal, tandis que sa réalisation intellectuelle et concrète constitue le but suprême du croyant. Ainsi, la vie du croyant doit avoir une dimension "unifiante", de façon à ce que chaque pensée et acte contribue à le rapprocher de Dieu, ainsi qu’à lui révéler la présence de son Créateur dans le monde et en lui-même : "Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident qu’Il [Dieu] est la Vérité." (41 : 53). De par sa dimension pratique et concrète, le tawhid invite l’homme à se défaire des idoles extérieures et intérieures pour réaliser que chaque chose est un signe (âya) de Dieu et la manifestation de Ses perfections divines, et que "Où que vous vous tourniez, la Face de Dieu est donc là, car Dieu a la grâce immense" (2 : 115). Du Dieu un, le tawhid conduit ainsi à "l’unicité de l’existence" (wahdat al-wujoud) ainsi qu’à redéfinir son rapport au monde et à soi-même. La réalisation de l’unité en sa propre âme permet l’ouverture progressive de l’œil intérieur pour pouvoir ultimement dire, avec l’Imâm ’Ali, "Je n’ai vu aucune chose sans voir Dieu devant elle et avec elle." [8]
Aperçu sur la vie et l’œuvre de ’Allâmeh Tabâtabâ’i
Seyyed Mohammad Hossein Tabâtabâ’i Qâzi, plus connu sous le nom de ’Allâmeh [1] Tabâtabâ’i, est né en 1892 à Tabriz en Iran, dans une famille de savants religieux. Il perd sa mère à l’âge de 5 ans et son père à l’âge de dix ans. Après avoir commencé des études primaires et secondaires dans sa ville natale, il part pour Najaf en Iraq, afin de poursuivre ses études religieuses. Il y fait la connaissance de Seyyed ’Ali Qâzi, qui deviendra son maître et qui, par une simple phrase, suscita un profond bouleversement en lui : "Outre les études, il est bon que celui qui vient étudier à Najaf se préoccupe aussi de l’éducation et du perfectionnement de sa propre âme". [2] ’Allâmeh s’engage alors dans un cheminement spirituel et gnostique vers son Créateur tout en acquérant la maîtrise de nombreuses sciences, et en menant une vie d’une simplicité extrême. Sa situation matérielle s’aggravant, il est contraint de revenir à Tabriz et de se consacrer à des travaux agricoles durant dix ans. Tout au long de ces années, il demeure dans un état d’attention constante à Dieu. Après une amélioration de sa situation financière, il part s’installer à Qom avec sa famille en 1945, ville où il demeurera jusqu’à la fin de sa vie. Il se consacre alors à l’enseignement de la philosophie ainsi que, pour un groupe plus restreint et avec discrétion, de la gnose. L’immensité de son savoir contraste avec son apparence simple et sa grande humilité. Il ne tarde pas à être reconnu et respecté par les grandes autorités religieuses de l’époque non seulement pour l’ampleur de son savoir, mais aussi pour ses perfections morales, sa patience, sa douceur et la gentillesse dont il fait preuve en toute situation. ’Allâmeh Tabâtabâ’i fut le maître de nombreuses grandes personnalités telles que ’Allâmeh Tehrâni, Shahid Mortezâ Motahari, Mohammad Mofatteh, Hassanzâdeh Amoli, Seyyed Hossein Nasr, mais également de Henry Corbin, dont il influença profondément la pensée. ’Allâmeh Tabâtabâ’i fut rappelé à Dieu en 1981 et enterré à Qom. Tout au long de sa vie, il rédigea de nombreuses œuvres dans les domaines de la philosophie, de la religion, de l’histoire… Son œuvre principale demeure cependant son commentaire du Coran intitulé Al-Mizân et publié en vingt volumes. Ce monument de savoir, qui a notamment été traduit en anglais, demeure un ouvrage de référence en Iran, et constitue une véritable mine de sagesse et de subtilités. Comme nous l’avons évoqué, nous nous proposons ici de présenter certains sujets centraux abordés dans le Coran, en nous inspirant notamment de certains points développés dans ce commentaire. La raison pour laquelle nous avons choisi de commencer par aborder la notion de tawhid est que selon ’Allâmeh, c’est de cette notion que sont issues et dépendent toutes les autres questions de l’islam : "Selon les hauts enseignements de l’islam, la question du tawhid est l’unique principe qui règne sur tous les aspects du monde, et on peut clairement voir qu’en islam, toute question théorique ou pratique est en réalité la question du tawhid qui apparaît sous différents aspects et sous l’apparence de diverses propositions théoriques et pratiques." [3]
Bibliographie :
Seyyed Mohammad-Hossein Tabâtabâ’i, Tafsir al-Mizân, Vol. 6, traduction persane de Seyyed Mohammad Bâqer Moussavi Hamedâni, Daftar-e enteshârât-e eslâmi, Qom.
Mortezâ Motahhari, Concevoir le monde : la vision de l’islam, Al-Bouraq.
Imâm ’Ali, Nahj al-Balâgha (La voie de l’éloquence).
Kish-e Mehr (La religion de l’amour), Enteshârât-e Henâres, Qom, 2009. [Biographie de ’Allâmeh Tabâtabâ’i]
Reig, Daniel, Dictionnaire arabe français, Larousse.
Notes
[1] ’Allâmeh désigne en arabe quelqu’un de très savant et érudit. Ce mot vient de la racine ’alama dans le sens de connaître, percevoir, ou encore apprendre.
[2] Kish-e Mehr (La religion de l’amour), Enteshârât-e Henâres, Qom, 2009.
[3] Ibid.
[4] Reig, Daniel, Dictionnaire arabe français, Larousse, p. 5766.
[5] Bonaud, Christian (Yahya Alavi), L’Imam Khomeyni, un gnostique méconnu du XXe siècle, Al-Bouraq, pp. 131-132.
[6] Nous abordons ici la question de l’unicité évoquée dans le volume 6 du commentaire Al-Mizân.
[7] Imâm ’Ali, Nahj al-Balâgha (La voie de l’éloquence).
[8] Ibid
*Le Dhikr(Rappel) du mois béni Radjab
*Le Dhikr(Rappel) conseillé par Noble Prophète (p), à répéter 100 fois tous les jours du mois béni Radjab:
سُبْحَانَ الإلهِ الْجَلِيلِ!
سُبْحَانَ مَنْ لا يَنْبَغِي التّسْبِيحُ إلاّ لَهُ!
سُبْحَانَ الأعَزِّ الأكْرَمِ!
سُبْحَانَ مَنْ لَبِسَ الْعِزَّ وَهُوَ لَهُ أَهْلٌ.
« Subhân-al-Ilâh-il-Jalîl-i ! Subhâna man lâ yanbaghî-t-tasbîhu illâ lahu ! Subhân-al-a‘azz-ilakram ! Subhân man labis-al-‘izza wa Huwa lahû ahlun »
(Gloire à Allah, le Majestueux ! Gloire à Celui en dehors Duquel personne n’a le droit à la glorification ! Gloire à Allah le Plus-Puissant, le Plus-Noble ! Gloire à Celui Qui se revêt de la Puissance dont Il est tout à fait Digne !)
(Si on est dans l`incapacité de jeuner, ce Dhikr qui représente le pure monothéisme, peut donner le même récompense que jeuner un jour de mois bénie de Radjab.)
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*Selon le Noble Prophète (Psl) : «Quiconque dit au mois de Rajab l’invocation suivante 100 fois et offre une aumône après, Allah lui accorde Son Pardon et Sa Miséricorde ….
«Astagh-fir-ullâh-al-lathî lâ Ilâha illâ Huwa, Wahdahu lâ charîka Lahu wa atûbu Ilayh-i »
(Je demande pardon à Allah - en dehors de Qui il n’y a pas d’autre divinité, et Qui est Unique et sans associé – et je me repens auprès de Lui !) [1][7]
اَسْتَغْفِر اللهَ الَّذي لا اِلـهَ اِلاّ هُوَ وَحْدَهُ لا شَريكَ لَهُ وَاَتُوبُ اِلَيْه
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Selon le Prophète (Psl) cité par l’Imam Ali (p), il est très recommandé de réciter 3 fois chaque jour et chaque nuit des mois de Rajab, de Cha‘bân et de Ramadhân :
sourate al-Hamd,
Äyat al-Kursî,
sourate al-Kâfirûn,
sourate al-Ikhlâç,
sourate al-Falaq (chap.113),
sourate al-Nâs (chap. 114), et les trois invocations suivantes :
« Subhân-Allâh wa-l-hamdu lillâh wa lâ ilâha illâllâh wallâhu akbar, wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh-il-‘Aliyy-il-‘Adhîm)
(Gloire à Allah, Louanges à Allah et il n’y a de Dieu qu’Allah, et il n’y a ni force si pouvoir qui n’émanent pas d’Allah, le Très-Haut, l’Immense !)
سُبْحانَ اللهِ وَالْحَمْدُ للهِ وَلا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ وَلا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيمِ
« Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa Âle Muhammad-in»
(O mon Dieu ! Prie sur Muhammad et sur les Membres de sa famille)
اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد وَآلِ مُحَمَّد
« Allâhumma-gh-fir li-l-mu’minîna wa-l-Mu’minâti »
(O mon Dieu ! Pardonne aux croyants et aux croyantes)
اَللّـهُمَّ اغْفِرْ لِلْمُؤمِنينَ وَالْمُؤمِناتِ
et de conclure le tout par la récitation de l’istigh-fâr :
« Astagh-fir-ullâh wa atûbu Ilayhi »
(Je sollicite le Pardon d’Allah et je me repens auprès de Lui ) 400 fois.[2][12]
اَسْتَغْفِرُ اللهَ وَاَتُوبُ اِلَيْهِ
[2][12] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.pp.192-193.
Les invocations et les actes de piété du mois de Rajab
Les invocations et les actes de piétés du mois de Rajab
-Les a‘mâl (les actes cultuels) du mois de Rajab
Ils sont de deux catégories :
1- Les actes cultuels communs que l’on accomplit pendant tous les jours du et non à des occasions ou anniversaires précis.
2- Les actes (a‘mâl) à accomplir pendant des jours précis du mois
Les actes cultuels communs à tous les jours de Rajab
■ ■ Selon le Noble Prophète (Psl) : «Quiconque dit au mois de Rajab l’invocation suivante 100 fois et offre une aumône après, Allah lui accorde Son Pardon et Sa Miséricorde ….
«Astagh-fir-ullâh-al-lathî lâ Ilâha illâ Huwa, Wahdahu lâ charîka Lahu wa atûbu Ilayh-i »
(Je demande pardon à Allah - en dehors de Qui il n’y a pas d’autre divinité, et Qui est Unique et sans associé – et je me repens auprès de Lui !) [1][7]
اَسْتَغْفِر اللهَ الَّذي لا اِلـهَ اِلاّ هُوَ وَحْدَهُ لا شَريكَ لَهُ وَاَتُوبُ اِلَيْه
■ ■ Selon le Saint Prohète (P) il est hautement recommandé d’accomplir le vendredi du mois de Rajab 4 rak‘ah de prière entre la Prière de Midi (çalât al-Dhuhr)et celle de l’après-midi (çalât al-‘Açr), et de réciter dans chaque rak‘ah 1 fois sourate al-Hamd (al-Fâtihah), 7 fois Äyat al-Kursî, et 5 fois sourate al-Ikhlâç; et de dire par la suite 10 fois :
«Astagh-fir-ullâh-al-lathî lâ Ilâha illâ Huwa, wa as’aluhu-t-tawbah»
(Je demande pardon à Allah - en dehors de Qui il n’y a pas d’autre divinité – et je me repens auprès de Lui !)[2][9]
اَسْتَغْفِرُ اللهَ الَّذى لا اِلـهَ اِلاّ هُوَ وَاَسْئَلُهُ التَّوْبَةَ
■ ■ Il est très recommandé de jeûner trois jours de ce mois. Ce sont le jeudi, le vendredi et le samedi
- Il est recommandé de Réciter tous les jours du mois le du‘â’ suivant que l’Imam Zayn al-‘Âbidine (p)(le fils de Imam Hussein p ) a récité pendant sa rétention au mois de Rajab :
« Ya man yamliku hawâ’ij-as-sâ’ilîn-a, wa ya‘lamu dhamîr-aç-çâmitîna, likulli mas’alatin minka sam‘un hâdhirun wa jawâbun ‘atîdun. Allâhumma mawâ‘îduk-aç-çâdiqatu wa ayâdik-al-fâdhilatu wa rahmatuk-al-wâsi‘atu, fa-as’aluka an tuçallî ‘alâ Muhammadin wa âle Muhammadin wa an taq-dhî hawâ’ijî lid-dunyâ wa-l-âkhiratî innaka ‘alâ kulli chay’in qadîr »
(O Toi Qui disposes des besoins des solliciteurs et Qui sais ce qui se passe dans le for intérieur des gens silencieux, Tu as pour chaque demande une ouïe attentive et une réponse toute prête ! O mon Dieu, Tes Promesses sont véridiques, Tes Mains généreuses et Ta Miséricorde est large ! Je Te demande donc de prier sur Muhammad et sur les Membres de sa Famille, et de satisfaire mes besoins de ce monde et de l’aitre monde. Tu as certes un Pouvoir sur toute chose)
يا مَنْ يَمْلِكُ حَوآئِجَ السّآئِلينَ ويَعْلَمُ ضَميرَ الصّامِتينَ لِكُلِّ مَسْئَلَة مِنْكَ سَمْعٌ حاضِرٌ وَجَوابٌ عَتيدٌ اَللّـهُمَّ وَمَواعيدُكَ الصّادِقَةُ واَياديكَ الفاضِلَةُ ورَحْمَتُكَ الواسِعَةُ فَاَسْئَلُكَ اَنْ تُصَلِّىَ عَلى مُحَمَّد وَآلِ مُحَمَّد واَنْ تَقْضِىَ حَوائِجى لِلدُّنْيا وَالاَْخِرَةِ اِنَّكَ عَلى كُلِّ شَىْء قَديرٌ.
Réciter le du‘â’ suivant que l’Imam Jafar al-Sâdiq (p) (le 6em Imam de descendant de Prophète psl) récitait chaque jour de Rajab :
« Khâb-al-wâfidûna ‘alâ ghayrika wa khasir-al-muta‘arridhûna illâ laka, wa dhâ‘a-l-mulimmûna illâ bika, wa ajdab-al-muntaji‘ûna illâ man-intaja‘a fadhluka. Bâbuka maftûhun li-r-râghibîna wa khayruka mab-thûlun li-t-tâlibîna, wa fadhluka mubâhun li-l-âmilîna, wa rizquka mabsûtun li-man ‘açâka, wa hilmuka mu‘taridhun li-man nâwâka. ‘âdatuk-al-ihsânu ilâ-l-musî’îna, wa sabîluk-al-ibqâ’i ‘alâ-l-mu‘tadîna. Allâhumma fa-hdinî hudâ-l-muhtadîna, wa-rzuqnî-jtihâd-al-mujtahidîna, wa lâ taj‘alnî min-al-ghâfilîn-al-mub‘adîn-a, wa-gh-fir lî yawm-ad-dîn-i »
(Seront déçus ceux qui se rendent chez quelqu’un d’autre que Toi, perdants ceux qui sollicitent la bienfaisance de quelqu’un d’autre que Toi, égarés ceux qui se dirigent vers quelqu’un d’autre que Toi, reviendront bredouilles ceux qui recherchent des faveurs, en dehors de Toi. Ta porte est ouverte à ceux qui désirent quelque chose, Ton bienfait est généreusement offert aux solliciteurs, Ta faveur est à la disposition de ceux qui espèrent (l’obtenir), La subsistance (dont Tu es le pourvoyeur) est offerte (même) à ceux qui Te désobéissent, Ta clémence est Ta réaction à ceux qui se montrent hostiles envers Toi. Ton habitude est la bienfaisance envers ceux qui font le mal, et Ta voie est de T’apitoyer sur les transgresseurs. O mon Dieu ! Guide-moi donc de la guidance des ceux qui sont bien-guidés, accorde-moi le savoir des mujtahids (juristes), ne fais pas que je sois au nombre des oublieux et profanes, et pardonne-moi le Jour de la Religion)[3][4]
الثّاني: أن يدعو بهذا الدّعاء الّذي كان يدعو به الصّادق (عليه السلام) في كلّ يوم من رجَبَ:
خابَ الوافِدُونَ عَلى غَيْرِكَ وَخَسِرَ المُتَعَرِّضُونَ اِلاّ لَكَ وَضاعَ المُْلِّمُونَ اِلاّ بِكَ وَاَجْدَبَ الْمُنْتَجِعُونَ اِلاّ مَنِ انْتَجَعَ فَضْلَكَ بابُكَ مَفْتُوحٌ لِلرّاغِبينَ وَخَيْرُكَ مَبْذُولٌ لِلطّاغينَ وَفَضْلُكَ مُباحٌ لِلسّآئِلينَ وَنَيْلُكَ مُتاحٌ لِلامِلينَ وَرِزْقُكَ مَبْسُوطٌ لِمَنْ عَصاكَ وَحِلْمُكَ مُعْتَرِضٌ لِمَنْ ناواكَ عادَتُكَ الاِْحْسانُ اِلَى الْمُسيئينَ وَسَبيلُكَ الاِبْقآءُ عَلَى الْمُعَتَدينَ اَللّـهُمَّ فَاهْدِنى هُدَى الْمُهْتَدينَ وَارْزُقْنى اجْتِهادَ الْمُجْتَهِدينَ وَلا تَجْعَلْنى مِنَ الْغافِلينَ الْمُبْعَدينَ واغْفِرْ لى يَوْمَ الدّينِ.
-L’Imam Jafar al-Sâdiq (p) a recommandé la récitation le du‘â’ suivant pendant tous les jours du mois de Rajab :
« Allâhumma innî as’aluka çabr-al-châkirîna laka, wa ‘amal al-khâ’ifîna minka, wa yaqîn-al-‘âbidîna laka. Allâhumma anta-l-‘Aliyy-ul-‘Adhîmu, wa anâ ‘abduka-l-bâ’is-ul-faqîru, Anta-l-Ghaniyy-ul-Hamîdu wa anâ-‘abdu-l-thalîlu. Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa âlihi wa-mnun bi-ghinâka ‘alâ faqrî, wa bi-hilmika ‘alâ jahlî, wa bi-Quwwatika ‘alâ dhu‘fî, Yâ Qawwiyyu Ya ‘azîzû. Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa âlihi-l-Awçiyâ’-il-mardhiyyina, wa-kfini mâ ahammani min amr-id-duniyâ wa-l-âkhirati, Yâ Arham-ar-Râhimîn-a »
(O mon Dieu ! Je Te demande de m’armer de la patience des reconnaissants, de me faire accomplir les actes de ceux qui Te craignent, de m’inspirer la certitude de Tes vrais adorateurs ! O mon Dieu ! Tu es le Très-Haut, l’Immense, et je suis Ton serviteur misérable et pauvre ! Tu es l’Auto-suffisant, le Didne-de-Louanges, et je suis le serviteur humilié ! O mon Dieu. Prie sur Muhammad et sur les Membres de sa Famille, et comble par Ton Auto-suffisance ma pauvreté, couvre par Ta Clémence mon ignorance, et par Ta Force ma faiblesse, O Fort, O Puissant ! O mon Dieu ! Prie sur Muhammad et sur les Membres de sa Famille, les Héritiers-prédésignés et agréés, et dissipe mes soucis relatifs aux affaires de ce monde et de l’autre monde ! Tu es certes le plus Miséricordieux des miséricordieux ! »[4][5]
اَللّـهُمَّ اِنّى اَساَلُكَ صَبْرَ الشّاكِرينَ لَكَ وَعَمَلَ الْخائِفينَ مِنْك وَيَقينَ الْعابِدينَ لَكَ اَللّـهُمَّ اَنْتَ الْعَلِىُّ الْعَظيمُ وَاَنَا عَبْدُكَ الْبآئِسُ الْفَقيرُ اَنْتَ الْغَنِىُّ الْحَميدُ وَاَنَا الْعَبْدُ الذَّليل اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد وَآلِهِ وَاْمْنُنْ بِغِناكَ عَلى فَقْرى وَبِحِلْمِكَ عَلى جَهْلى وَبِقُوَّتِكَ عَلى ضَعْفى يا قَوِىُّ يا عَزيزُ اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد وَآلِهِ الاْءَوصياءِ الْمَرْضِيِّينَ وَاكْفِنى ما اَهَمَّنى مِنْ اَمْرِ الدُّنْيا وَالاخِرَةِ يا اَرْحَمَ الرّاحِمينَ.
■ Sayyid Ibn Tâwûs, rapporte le témoignage suivant de Muhammad Ibn Thakwân, surnommé al-Sajjâd (le Prosternateur) : « J’ai dit à l’Imam al-Sâdiq (p) : « Nous sommes au mois de Radjab. Apprends-moi-y un du‘â’ qui me soit utile auprès d’Allah ». L’Imam (p) m’a dicté le du‘â suivant et m’a recommandé de le réciter chaque jour du mois de Rajab, matin et soir, après les prières, jours et nuits :
«Bism-illâh-ir-Rahmân-ir-Rahîm. Yâ Man arjûhu bi-kulli khayr-in, wa âmanu sakh-tahu ‘inda[5][6] kulli charr-in ! Yâ Man yu‘tî-l-kathîra bi-l-qalîl-i ! Yâ Man yu‘tî man sa’alahu ! Yâ Man yu‘tî man lam yasa’alahu wa man lam ya‘rif-hu tahannunan Minhu wa Rahmatan ! I‘tinî bi-mas’alatî Iyyâka jamî‘a khayr-id-dunyâ wa jamî‘a khayr-il-âkhirati, wa-çrif ‘annî bi-mas’alatî Iyyâka jamî‘a charr-id-dunyâ wa charr-il-âkhirati, fa-innahu ghayru manqûçin mâ a‘tayta, wa zidnî min Fadhlika Yâ Karîm-u ! »
(Au Nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux. O (Toi) Celui en Qui je palce mon espoir pour chaque bien et dont la Colère m’épargne chaque fois je ferais un mal ! O (Toi) Celui qui donne beaucoup pour le peu (de bien) qu’on fasse ! O (Toi) Celui Qui donne, par Tendresse et par Miséricorde, à celui qui Le sollicite et Qui donne également et à celui qui ne Le sollicite pas ne ne Le connaît. Donne-moi donc, suite à la prière de demande que je formule à Ton Intention, tout le bien de ce monde et de l’autre monde, et écarte de moi, suite à la prière de demande que je formule à Ton Intention, tout le mal de ce monde et de l’autre monde ! Car il n’est jamais incomplet ce que Tu donne ! Et augmente ma part dans Ta Grâce, O Généreux ! )
يا مَنْ اَرْجُوهُ لِكُلِّ خَيْر وَآمَنَ سَخَطَهُ عِنْدَ كُلِّ شَرٍّ يا مَنْ يُعْطِى الْكَثيرَ بِالْقَليلِ يا مَنْ يُعْطى مَنْ سَئَلَهُ يا مَنْ يُعْطى مَنْ لَمْ يَسْئَلْهُ وَمَنْ لَمْ يَعْرِفْهُ تَحَنُّناً مِنْهُ وَرَحْمَةً اَعْطِنى بِمَسْاَلََتي اِيّاكَ جَميعَ خَيْرِ الدُّنْيا وَجَميعَ خَيْرِ الاْخِرَةِ وَاصْرِفْ عَنّى بِمَسْئَلَتى اِيّاكَ جَميعَ شَرِّ الدُّنْيا وَشَرِّ الاْخِرَةِ فَاِنَّهُ غَيْرُ مَنْقُوص ما اَعْطَيْتَ وَزِدْنى مِنْ فَضْلِكَ يا كَريمُ.
■ ■ Il est très recommandé d’accomplir pendant ce mois 60 rak‘ah de prière, à raison de 2 rak‘ah par nuit, et de réciter dans chaque rak‘ah 1 fois sourate al-Hamd, 3 fois sourate al-Kâfirûn (chap. 109), 1 fois sourate al-Ikhlâç, et une fois la prière terminée, de lever les mains vers le ciel pour réciter l’invocation suivante :
لا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ
Lâ ilâha illâ-llâh,
Il n’y a de Dieu qu’Allah !
وَحْدَهُ لا شَريكَ لَهُ
Wahdahu lâ charîka Lahu,
Il est Unique et Il n’a pas d’associé !
لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ
Lahu-l-Mulk wa Lahu-l-Hamd,
A Lui le Royaume et à Lui les louanges !
يُحْيى وَيُميتُ وَهُوَ حَىٌّ لا يَمُوتُ
yuhyî wa yumîtu waHuwa Hayyun lâ yamût-u,
Il fait vivre et fait mourir, alors qu’Il est Vivant et Immortel.
بِيَدِهِ الْخَيْرُ وَهُوَ عَلى كُلِّ شَىْء قَديرٌ
bi-Yadihi-l-khayru waHuwa ‘alâ kulli chay’in Qadîr-un,
Dans Sa Main est le Bienfait et Il a pouvoir sur toute chose.
وَاِلَيْهِ الْمَصيرُ
Tous les destins se dirigent vers Lui.
wa Ilayhi-l-maçîru
وَلا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيمِ
wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh-il-‘Aliyy-il-‘Adhîm-i.
Et il n’y a de Force ni de Pouvoir si ce n’est par Allah, le Très-Haut, l’Immense !
Allâhumma çalli ‘alâ-al-Nabiyy-il-ummiyyi wa Âlihi
اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد النَّبِىِّ الاُْمِّىِّ وَآلِهِ
O mon Dieu ! Prie sur Muhammad l’illettré et sur les Membres de sa Famille !
Puis on passe les deux mains sur le visage.
■ Selon le Prophète (Psl) : « Quiconque accomplit une nuit du mois de Rajab 10 rak‘ah de prière, dont chacune comporte la récitation de la sourate al-Hamd (1 fois), la sourate al-Kâfirûn (1 fois) et la sourate al-Ikhlâç (3 fois), Allah lui pardonnera ses péchés[6][11].
■ Selon le Prophète (Psl) cité par l’Imam Ali (p), il est très recommandé de réciter 3 fois chaque jour et chaque nuit des mois de Rajab, de Cha‘bân et de Ramadhân :
sourate al-Hamd,
Äyat al-Kursî,
sourate al-Kâfirûn,
sourate al-Ikhlâç,
sourate al-Falaq (chap.113),
sourate al-Nâs (chap. 114), et les trois invocations suivantes :
« Subhân-Allâh wa-l-hamdu lillâh wa lâ ilâha illâllâh wallâhu akbar, wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh-il-‘Aliyy-il-‘Adhîm)
(Gloire à Allah, Louanges à Allah et il n’y a de Dieu qu’Allah, et il n’y a ni force si pouvoir qui n’émanent pas d’Allah, le Très-Haut, l’Immense !)
سُبْحانَ اللهِ وَالْحَمْدُ للهِ وَلا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ وَلا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيمِ
« Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa Âle Muhammad-in»
(O mon Dieu ! Prie sur Muhammad et sur les Membres de sa famille)
اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد وَآلِ مُحَمَّد
« Allâhumma-gh-fir li-l-mu’minîna wa-l-Mu’minâti »
(O mon Dieu ! Pardonne aux croyants et aux croyantes)
اَللّـهُمَّ اغْفِرْ لِلْمُؤمِنينَ وَالْمُؤمِناتِ
et de conclure le tout par la récitation de l’istigh-fâr :
« Astagh-fir-ullâh wa atûbu Ilayhi »
(Je sollicite le Pardon d’Allah et je me repens auprès de Lui ) 400 fois.[7][12]
اَسْتَغْفِرُ اللهَ وَاَتُوبُ اِلَيْهِ
2-Les actes cultuels à accomplir pendant des jours précis du mois
A-La nuit de la veille du 1e Rajab : C’est une nuit bénie pendant laquelle beaucoup d’actes de piété sont à accomplir :
A la vue du croissant, on emboîte le pas au Prophète (P) qui récitait l’invocation suivante à la vue du croissant du mois de Rajab :
« Allâhumma Bârik lanâ fî Rajab-a wa Cha‘bân-a wa ballighnâ chahra Ramadhâna, wa a‘innâ ‘alâ-ç-çiyâmi wa-l-qiyâmi wa hif-dh-il-lisâni wa ghadh-dhi-l-baçari wa lâ taj‘al hadh-dh mihu al-jû‘a wa-l-‘atachi »
(O mon Dieu ! Bénis-nous pour l’avènement de Rajab et de Cha‘abân et fais-nous atteindre le mois de Ramadhân, et aide-nous à y observer le jeûne, la veillée d’adoration, la rétention de notre langue (ne pas dire de mal) et de notre vue (ne pas regarder ce qui est interdit), et donne que notre lot n’y soit pas uniquement la faim et la soif)[8][13]
اَللّـهُمَّ بارِكْ لَنا فى رَجَب وَشَعْبانَ وبَلِّغْنا شَهْرَ رَمَضانَ واَعِنّا عَلَى الصِّيامِ وَالْقِيامِ وَحِفْظِ اللِّسانِ وَغَضِّ الْبَصَرِ وَلا تَجْعَلْ حَظَّنا مِنْهُ الْجُوعَ وَالْعَطَشَ.
Le ghusl : On rapporte que le Prophète (P) dit : «Quiconque accomplit le ghusl les veilles du 1e, du milieu et de la fin du mois de Rajab, se dépouille de ses péchés, comme au jour où sa mère l’a mis au monde. »[9][14]
-Accomplir la Visite pieuse (ziyârah) de l’Imam al-Hussain (p)
-Accomplir 10 prières de deux rak‘ah après la Prière du Maghrib (crépuscule) en récitant dans chaque rak‘ah sourate al-Hamd et sourate al-Ikhlâç, ce qui lui vaudra la protection de sa famille, ses enfants et ses bien, ainsi que l’exemption des épreuves de la tombe, et le passage rapide sur le çirât (sans interrogatoire le Jour de la Résurrection)[10][15]
-Accomplir 2 rak‘ah de prière après la Prière de ‘Ichâ’ (Pière de la Nuit) : dans la 1ère rak‘ah on récite sourate al-Hamd 1 fois, sourate al-Charh (chapt. 94) 1 fois et sourate al-Ikhlâç 3 fois, et dans la seconde : sourate al-Hamd, sourate al-Charh, sourate al-Ikhlâç, sourate al-Falaq (chap. 113) et sourate al-Nâs (chap. 114). Une fois la prière terminée, on récite 30 fois « lâ ilâha illâllâh »[11][16] (Il n’y a de Dieu qu’Allah) et 30 fois « çallâ-llâhu ‘alâ-n-Nabiyy »[12][17] (Allah prie sur le Prophète) [1][1]
-Consacrer cette nuit à l’adoration d’Allah : Selon l’Imam Jafar al-Sâdiq (p), l’Imam Ali (P) aimait se dégager de toutes ses occupations pour se consacrer à l’adoration pendant 4 nuits par an : la nuit de la veille du 1e Rajab, la nuit de la veille du milieu de Cha‘bân, la nuit de la veille de la Fête de Ramadhân, et la nuit de la veille de la Fête du Sacrifice[13][18].
B-Le 1e Rajab
Le jeûne : il est hautement recommandé de jeûner ce jour. En effet, le Prophète Nûh (Noé-P) s’embarqua sur son arche ce jour et demanda à tous ceux qui s’étaient embarqué avec lui de jeûner. Et il est rapporté que l’Enfer s’éloigne de celui qui y jeûne d’une distance d’une année de marche[14][20].
La Ziyârah de l’Imam al-Hussain (p
Commencer la Prière de Salman(le grand compagnon du prophete p (qu’Allah l’agrée), laquelle consiste en 30 rak‘ah (15 prière de 2 rak‘ah ) divisée en trois étapes de 10 rak‘ah, dont chacune est accomplie à une date déterminée : le 1e Rajab, le milieu de Rajab et la fin de Rajab. Au premier Rajab on accomplit donc 5 prières de deux rak‘ah dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd 1 fois, la sourate al-Ikhlâç 3 fois et la sourate al-Kâfirûn (chap. 109) 3 fois. Après chaque prière on lève les main vers le ciel et on récite l’invocation suivante :
« Lâ ilâha illâ-llâh, Wahdahu lâ charîka Lahu, Lahu-l-Mulk wa Lahu-l-Hamd, yuhyî wa yumîtu waHuwa Hayyun lâ yamût-u, bi-Yadihi-l-khayru waHuwa ‘alâ kulli chay’in Qadîr-un,»
(Il n’y a de Dieu qu’Allah ! Il est Unique et Il n’a pas d’associé ! A Lui le Royaume et à Lui les louanges ! Il fait vivre et fait mourir, alors qu’Il est Vivant et Immortel. Dans Sa Main est le Bienfait et Il a pouvoir sur toute chose.»[15][21]
لا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَحْدَهُ لا شَريكَ لَهُ لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ يُحْيى وَيُميتُ وَهُوَ حَىٌّ لا يَمُوتُ بِيَدِهِ الْخَيْرُ وَهُوَ عَلى كُلِّ شَىْء قَديرٌ
Puis on prononce cette autre invocation :
« Allâhumma lâ mâni‘a li-mâ a‘tayta wa lâ mu‘tî li-mâ mana‘ta wa lâ yanfa‘u thâ-l-jaddi minka-l-jaddu »
(Om mon Dieu ! Rien ne peut retenir ce que Tu donnes, et personne ne peut donner ce que Tu retiens, la richesse d’un riche ne lui sert à rien auprès de Toi !)
اَللّـهُمَّ لا مانِعَ لِما اَعْطَيْتَ وَلا مُعْطِىَ لِما مَنَعْتَ وَلا يَنْفَعُ ذَا الْجَدِّ مِنْكَ الْجَدُّ
Et de passer les deux mains ensuite sur le visage en l’essuyant[16][22].
Le jour du milieu de Rajab, il accomplit de la même façon les 10 rak‘ah suivantes, mais en remplaçant la dernière invocation par celle-ci :
« Ilâhan wâhidan ahadan fardan çamadan, lam yattakhith çâhibatan wa lâ waladan »
(Un Dieu Unique, Un, Seul, Impénétrable, ne Se donnant ni compagne ni enfant !)
اِلهاً واحِداً اَحَداً فَرْداً صَمَداً لَمْ يَتَّخِذْ صاحِبَةً وَلا وَلَداً وَصَلَّى اللهُ عَلى مُحَمَّد
Et enfin le dernier jour de Rajab, on accomplit les 10 dernières 10 Rak‘ah toujours de la même façon, en remplaçant la dernière invocation par celle-ci :
« wa Ilâh-it-tâhirîna wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh-il-‘Aliyy-il-‘Adhîm-i »
(et le Dieu des purs, et il n’y a de force ni de puissance en dehors d’Allah, le Très-Haut, l’Immense ! )
وَآلِهِ الطّاهِرينَ وَلا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيمِ
Puis, on passe les deux mains sur le visage en l’essuyant et on demande à Allah la satisfaction de ses besoins et l’exaucement de ses vœux.
Il est à noter que cette prière est très hautement recommandée et appelle beaucoup de récompenses et de mérites. A ne pas négliger[17][23].
d- Salmân a une autre prière pour ce jour. Elle consiste en 10 rak‘ah dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd, 1 fois, et la sourate al-Ikhlâç 3 fois. C’est une prière méritoire : elle suscite la rémission des péchés, l’exemption de l’épreuve de la tombe et de la torture du Jour de la Résurrection, et la prévention de plusieurs maladies.
C- La nuit (la veille) du 13 jour Rajab :
Il est recommandé d’accomplir des prières spécifiques pendant les Nuits Blanches du mois de Rajab, de Sha‘bân et de Ramadan.
Les Nuits blanches sont la veille du 13, 14 et 15 du mois lunaire. La prière à accomplir pendant cette nuit du 13 au 14 consiste en 10 rak‘ah (5 prière de 2 rak‘ah) dont chacune comporte la lecture des sourate al-Hamd, Yâs-sine (chap 36), al-Mulk (chap. 67) et al-Ikhlâç (chap. 112).
Il est recommandé d’accomplir 4 rak‘ah (2 prières de 2 rak‘ah) de la même façon, la nuit du 14 Rajab et 6 rak‘ah (3 prières de 2 rak‘ah) la nuit du 15 Rajab.
Selon l’Imam Jafar al-Sâdiq (as) celui qui accomplit ces prières pendant les 3 nuits précitées, aura la récompense spirituelle propres aux 3 mois bénis que sont Rajab, Sha‘bân et Ramadan et Allah lui pardonnera tous ses péchés, excepté celui d’associationnisme.
D- Le jour du 13 Rajab :
C’est le premier des 3 Jours blancs, soit le 13, le 14 et le 15 du mois lunaire. Le fait de jeûner ces jours et les deux jours suivant appelle une grande récompense spirituelle. Selon une opinion largement répandue, c’est le jour anniversaire de la naissance de l’Imam Ali (as) dans la Ka‘bah, 30 ans avant l’An de l’Eléphant.
E- La Nuit de la mi-Rajab :
a-Accomplir le ghusl
b- veillée d’adoration (prière, du‘â’, lecture de Coran, etc)
c- Accomplir la ziyârah de ‘Imam al-Hussain (as)
d- Accomplir la prière de 6 rak‘ah décrites à la section (C).)
e- Accomplir 6 prière de 2 rak‘ah, dont chaque rak‘ah comporte la lecture de la sourate al-Hamd et de n’importe quelle autre sourate, et une fois la prière terminée, on récite 4 fois les sourates al-Hamd, al-Falaq, al-Nâs, al-Ikhlâç, yat al-Kursî et l’invocation suivante :
سُبْحانَ اللهِ وَالْحَمْدُ للهِ وَلا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ
Subhân-Allâhi wa-l-Hamdu lillâhi wa lâ Ilâha illâ-llâhu wa-llâhu Akbar
Gloire à Allah, Louanges à Allah, il n’y a de Dieu qu’Allah, et Allah est le Plus-Grand.
Puis terminer par la lecture suivante :
اَللهُ اَللهُ رَبّى لا اُشْرِكُ بِهِ شَيْئاً وَما شآءَ اللهُ لا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيمِ
Allâhu Allâhu Rabbî ! Lâ achruku bi-hi chay’an, wa mâ châ’-Allâh, lâ quwwata illâ bi-llaĥ-il-‘Aliyy-il-‘Adhîm
Allah, Allah est mon Seigneur, je Ne Lui associe rien! Allah réalise ce qu’Il veut ! Il n’y a pas de force en dehors d’Allah, le Très-Haut, l’Immense !
F- Le jour de la mi-Rajab :
a- Accomplir le ghusl
b-Accomplir la ziyârah de ‘Imam al-Hussain (p) : L’Imam Ali al-Redhâ (p) affirma que le meilleur moment d’effectuer la ziyârah de l’Imam al-Hussain c’est la mi-Rajab et la mi-Cha‘bân
c-La 3ème partie de la prière de Salmân (Voir ;C), la Nuit du 13 Rajab)
d-La récitation du du‘â’ d’Om Dâwûd.
G-Le jour du 25 Rajab :
C’est le jour du Martyre de l’Imam Mûsâ Ibn Ja‘far, al-Kâdhim (as),7em Imam de descendant de Noble Prophete(psl), décédé à Baghdad en l’an 183 à l’âge de 55 ans. C’est donc un jour de deuil et de commémoration de ce deuil pour la famille du Prophète et ses partisans.
H- La Nuit (de la veille) du 27 Rajab :
En ce jour béni, Allah SWT,a affirmé Son Messager en tant que Prophète et Messager (Mab‘ath). C’est une nuit bénie et très méritoire. Les actes de piété à accomplir pendant cette nuit sont nombreux :
a- Le ghusl
b- Accomplir 6 prière de 2 rak‘ah, dont chaque rak‘ah comporte la lecture de la sourate al-Hamd et de n’importe quelle autre sourate, et une fois la prière terminée, on récite 4 fois les sourates al-Hamd, al-Falaq, al-Nâs, al-Ikhlâç, ayat al-Kursî et l’invocation suivante :
«Allâhi wa-l-Hamdu lillâhi wa lâ Ilâha illâ-llâhu wa-llâhu Akbar »
Gloire à Allah, Louanges à Allah, il n’y a de Dieu qu’Allah, et Allah est le Plus Grand
سُبْحانَ اللهِ وَالْحَمْدُ للهِ وَلا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ
Puis on termine avec la lecture suivante :
اَللهُ اَللهُ رَبّى لا اُشْرِكُ بِهِ شَيْئاً وَما شآءَ اللهُ لا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيم
Allâhu Allâhu Rabbî ! Lâ achruku bi-hi chay’an, wa mâ châ’-Allâh, lâ quwwata illâ bi-llaĥ-il-‘Aliyy-il-‘Adhîm
Allah, Allah est mon Seigneur, je Ne Lui associe rien ! Allah réalise ce qu’Il veut ! Il n’y a pas de force en dehors d’Allah, le Très-Haut, l’Immense
c- Accomplir la ziyârah de l’Imam Ali (p).
I- Le jour du 27 Rajab :
C’est le jour anniversaire de l’avènement de la Mission du Prophète (P). C’est en ce jour que l’Archange Jibrâ’îl (Gabriel) descendit auprès du Prophète (P) pour lui apporter le Message de l’Islam. Il constitue l’une des plus grandes fêtes des Musulmans .
Les actes de piété à accomplir :
a- Le ghusl
b- Le Jeûne : c’est l’un des 4 jours de l’année pendant lesquels il est hautement recommandé de jeûner. La récompense spirituelle du jeûne de ce jour est égale à celle du jeûne de 70 ans.
c- La récitation aussi nombreuse que possible de la prière sur le Prophète Muhammad, soit : « Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa Âle Muhammad-in » (O mon Dieu! Prie sur Muhammad et sur les Membres de sa Famille)
d- Effecteur la ziyârah du Prophète (P) et de l’Imam Ali (p)
e-Accomplir 6 prière de 2 rak‘ah, dont chaque rak‘ah comporte la lecture de la sourate al-Hamd et de n’importe quelle autre sourate, et une fois la prière terminée, on récite 4 fois les sourates al-Hamd, al-Falaq, al-Nâs, al-Ikhlâç, Äyat al-Kursî et 4 fois l’invocation suivante :
لا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ وَ سُبْحانَ اللهِ وَالْحَمْدُ للهِ وَ لا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيم
Lâ Ilâha illâ-llâhu wa-llâhu Akbar wa Subhân-Allâhi wa-l-Hamdu lillâhi wa lâ quwwata illâ bi-llaĥ-il-‘Aliyy-il-‘Adhîm.
Il n’y a de Dieu qu’Allah! Allah est le Plus Grand ! Gloire à Allah, Louanges à Allah, et il n’y a pas de Force en dehors d’Allah, le Très-Haut, l’Immense !
Puis on termine avec la lecture suivante (4 fois) :
اَللهُ اَللهُ رَبّى لا اُشْرِكُ بِهِ احَداً
Allâhu Allâhu Rabbî ! Lâ achruku bi-Rabbî ahadan.
Allah ! Allah est mon Seigneur, je ne Lui associe personne.
Annexe :
Généralités et récapitulation: D’autres actes d’adoration à accomplir :
---Le jeûne de 4 jours au mois de Rajab, ainsi que 12 jours du mois de Cha‘bân contribue à conjurer les supplices de la tombe.
---Selon l’Imam Jafar al-Sâdiq (p) : “Quiconque jeûne le dernier jour du mois de Rajab, Allah le préservera des difficultés de l’agonie, de la terreur après la mort et des supplices de la tombe”.
---Le jeûne de 24 jours au mois de Rajab appelle beaucoup de mérites spirituels (thawâb), entre-autre, la venue de l’Ange de la mort sous forme d’un jeune homme, luxueusement vêtu et portant dans sa main une boisson du Paradis qu’il offre au mourant afin d’alléger son agonie.
---Selon notre Prophète (P) : “Quiconque accomplit la nuit du 7 au 8 Rajab quatre rak‘ah de prière en récitant dans chacune d’elles une fois la sourate al-Hamd, trois fois la sourate al-Ikhlâç, suivies des sourates al-Falaq et al-Nâs, et récite après cette prière 10 fois “Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa âle Muhammad-in” (O mon Dieu, prie sur Muhammad et sur les membres de sa Famille), 10 fois “al-tasbîhât al-Arba‘ah” (les quatre glorifications), Allah le placera sous l’ombre de Son Trône, lui accordera le mérite spirituel décerné à celui qui fait le jeûne du mois de Ramadhân, et les Anges se mettront à demander pardon pour lui jusqu’à ce qu’il termine sa prière. De plus, Allah lui facilitera l’arrachage de son âme et lui allégera la pression de la tombe. En outre, il ne mourra qu’après avoir vu le Paradis et Allah le préservera de la Peur majeure (al-faza‘ al-akbar)”
---La prière spéciale de la nuit de Raghâ’ib , la veille du premier vendredi (jeudi soir) du mois de Rajab, entre la prière du Maghrib et du ‘Ichâ’ est particulièrement recommandée pour supporter la désolation de la tombe. En effet, on rapporte du Prophète (P) que celui qui accomplit cette prière Allah lui pardonne beaucoup de péchés, lui enverra le thawâb (récompense ou mérite spirituel) de cette prière la première nuit qu’il passera dans la tombe sous forme d’un visage souriant ayant la langue déliée. Il lui dira : “Je t’apporte une bonne nouvelle : tu es sauvé de toute épreuve difficile”. Le mort lui demandera : “mais qui es-tu ? Je n’ai jamais vu un visage plus beau que toi, ni une parole plus douce que la tienne, ni un parfum plus meilleur que le tien”. Le visage répondra :“Je suis le thawâb (la récompense spirituelle) de la Salât que tu as accomplie en telle nuit, dans telle ville, en tel mois, en telle année. Je suis venu donc cette nuit pour te faire jouir du droit que tu as acquis grâce à ta Salât, agrémenter ta solitude et enlever ton sentiment de désolation. Et lorsqu’on soufflera dans la Trompe, je constituerai une au-dessus de ta tête le Jour de la Résurrection. Sois heureux donc, car tu ne seras jamais privé de bien”
Le mode d’accomplissement de cette Salât : On fait le jeûne le premier jeudi du mois de Rajab, et entre la prière du maghrib et du ‘Ichâ’, on accomplit 12 rak‘ah de prière par groupes de deux rak‘ah se terminant par le Salâm (ou disons six prières similaires de deux rak‘ah). Dans chaque rak‘ah on récite une fois la sourate al-Hamd, 3 fois la sourate al-Qadr (chapt. 97) et 12 fois la sourate al-Ikhlâç. A la fin de la 12 e rak‘ah (la fin de la Salât) on récite 70 fois “Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin al-Nabiyy-il-umiyy-i wa âlihi” (O mon Dieu, prie sur Muhammad, le Prophète analphabète et sur les membres de sa Famille). Puis on se prosterne et on récite (en prosternation) 70 fois “Subbuhun Quddûsun, Rabb-ul-Malâ’ikati wa-r-rûhi” (Il est glorifié et sanctifié, Seigneur des Anges et de l’Esprit). Puis se rassoit et récite 70 fois “Rabbi-gh-fir wa-rham wa tajâwaz ‘ammâ ta‘lam-u Innaka Anta-l-‘Aliyy-ul-A‘dham-u” ( O Seigneur ! Pardonne et accorde Ta Miséricorde, et ne tins pas rigueur de ce que Tu sais, car Tu es certes le Très-Haut, l’Immense. On se prosterne de nouveau et on récite encore 70 fois “Subbuhun Quddûsun, Rabb-ul-Malâ’ikati wa-r-rûhi” (Il est glorifié et sanctifié, Seigneur des Anges et de l’Esprit). Après quoi on demande à Allah d’exaucer les voeux qu’on forme sur le moment.
--- L’accomplissement de deux rak‘ah de prière dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd, 1 fois et la sourate al-Ikhlâç 3 fois met le croyant à l’abri des épreuves de la tombe et des supplices de la Jour de la Résurrection.
---L’accomplissement, la nuit du 14 au 15 Rajab, de 30 rak‘ah de prière dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd, suivie de 10 fois la sourate al-Ikhlâç, met à l’abri des supplices de la tombe”. Il en va de même si on accomplit cette prière la nuit du 15 au 16 Rajab ou la nuit du 17 au 18 Rajab. De même, on sera préservé des supplices de la tombe si on :
-Accomplit la veille (la nuit) du 1e Ch‘abân, 100 raka’‘ah de prière (selon les capacités) comportent chacune la lecture de la sourate al-Hamd et de la sourate al-Ikhlâç, et la récitation de la sourate al-Ikhlâç 50 fois après la fin de la prière.
-Accomplit la nuit du 23 au 24 Cha‘bân deux rak‘ah de prière comportant chacune la lecture de la sourate al-Hamd, une fois et la sourate al-Naçr (chapt 110) 10 fois.
--- Accomplit la journée du 15 Rajab 50 rak‘ah comportant chacune la lecture des sourate al-Hamd, al-Ikhlâç, al-Falaq (chapt. 113) et al-Nâs (chapt. 114).
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Dans un Hadith du Prophète (PSL), il est retenu ce qui suit " Tous les hommes seront affamés le jour de la résurrection, exceptés les prophètes et leurs fidèles, de même que ceux qui observaient le jeûne des mois de Rajab, Sha’bân et Ramadan, ceux là seront rassasiés et ils ne connaîtront pas la faim. "
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L'Envoyé de DIEU a dit " Rajab est le mois de DIEU, Sha’bân est mon mois alors que le mois de Ramadan est le mois de ma communauté ".
A la question des compagnons : " Pourquoi, Envoyé de DIEU, qualifiez-vous Rajab du mois du SEIGNEUR ? " Il répondit : " Dans ce mois DIEU nous a gratifié de son Absolution. Durant ce mois, verser le sang des autres est défendu. C'est dans ce mois, aussi, qu'Il a pardonné à ses envoyés, sauvés les saints des machinations de leurs ennemis. Quiconque jeûne le mois de Rajab sera assuré de trois choses par son SEIGNEUR :
- l'absolution de tous les pêchés précédents
- La préservation contre les pêchés le reste de sa vie
- Une garantie contre la soif du jour du jugement
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Quelqu'un se plaint devant le Prophète : " Envoyé de DIEU, je n'ai pas la force de jeûner tout le mois de Rajab ". Il lui répondit : " Jeûne au début du mois, au milieu et la fin du mois. Ainsi tu obtiendras les mérites de celui qui a jeûné tout le mois "
TRANSLITTÉRATION
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I. Les Voyelles
â Alîf (a long) ) ( آ ex. (bâ) ( با ) |
î Yâ' (i long) Exp (bî) بي |
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II. Les Semi-Voyelles |
y Yâ' ( î précédé ou suivi de voyelle) exp. Yâ Allah ياالله |
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III. Les Consonnes j jîm ج |
ç çâd ص |
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’ hamzah ء Exp : (sa’ala) سَــأ لَ ; ( samâ’ ) سَماء |
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‘ ‘ayn ع Exp : ( ‘Alî ) علي |
[3][4] «Mafâtih al-Jinân», op.cit. p.186.
[4][5] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.pp.186.187.
[6][11] Id. Ibid.
[7][12] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.pp.192-193.
[8][13] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.194.
[9][14] Idem
[10][15] Idem.
[11][16] لا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ
[12][17] وصلّى على النّبي
[13][18] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.194.
[14][20] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.196.
[15][21] Id. Ibid.
[16][22]Id. Ibid
[17][23] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.pp.196-197.
Condamnation de la destruction de tombeau de Grand Compagnon de Noble Prophète (p)
Condamnation de la destruction de tombeau de Grand Compagnon de Noble Prophète (p)
Hijrou ibn Adi en syrie

Au nom Allah le tous miséricordieux
Certes nous sommes à Allah, et c'est à Lui que nous retournerons
"قُل هَل نُنَبّئُکُم بالاَخسَرینَ اَعمالا ً اَلّذینَ ضَلَّ سَعیُهُم فی
الحَیوةِ الدُّنیا وَ هُم یَحسَبونَ اَنَّهُم یُحسِنوُنَ صُنعاَ".
"صدق الله العلي العظيم "سورة الكهف/103-104
Dis : "Voulez-vous que Nous vous apprenions lesquels sont les plus grands perdants, en œuvres ?
Ceux dont l'effort, dans la vie présente, s'est égaré, alors qu'ils s'imaginent faire le bien.
Triste nouvelle :
Les militants Takfiri Salafi (lié au groupe Al- Nosra dépendant d’Al Qaeda) en Syrie ont détruit le Mausole d’un célèbre compagnon de Noble Prophète (psl), et ont exhumé son corps.(01/05/2013)
Il s'agirait du compagnon de saint Prophète (sawa), Hijrou ibn 'Adi al kindi. Il était un des chefs militaires des foutouhat-l-islamiya, il était parmi les compagnons fidèle de Imam Ali (p) .Après le martyre de Imam Ali(p), Hijrou ibn Adi refusait l`ordre de khalife Mouavya ibn Abou-sofiane, a maudire et mépriser Imam Ali, c`est pour ça qu`il a été emprisonnée puis exécuté par Mouavya (en 660J.C) avec son fils et ses 7 amis. Ils ont été enterrés près de damas à Arda. Il est décrit comme un homme qui faisait beaucoup d’adoration, le Hafidh al Hakim dans son moustadrak le décrit en ces termes " le moine
(rahib) des compagnons du sceau des prophètes Mohamed ibn 'Abdallah psl). Les musulmanes visitait son tombeau depuis 14 siècle par respect et se rappeler de sa personalite courageux.
En Islam, l’exhumation des musulmans est interdite à moins qu’il y ait autorisation du Faqî pour des raisons de droit.
Le lendemain de cet acte terroriste, le mausolée d’Jaafar Tayyar, le cousin de Prophète (psy) et le frère de l’Imam Ali (p) qui se trouve en Jordanie, a été incendié par les Takfiri-Salafies.
Ils ont déclaré que s’ils arrivaient au tombeau de Dame, Grande Zeinab (AS) la petite fille de Prophète (sawa) (situe à Damas), ils le détruiraient et exhumeraient le corps!!
Jusqu’à quand les musulmans vont supporter ces crimes wahhabis et se taire. Depuis l`an passée ils ont détruit les tombeaux des croyants au Mali, Au Libye, au Soudan, Égypte,…
Où sont les hommes de raison ?
"La profanation de la tombe de Sahabie Hijrou ben Oudaï al-Kindi est inexcusable"
C’est un acte que condamnent tous les musulmans.
Qui bénéficie de la guerre interne en Syrie ? Ce sont les arrogants mondiaux et Israël. Car la Syrie est parmi les pays qui défendent le droit de Palestine, la ligne de résistance… Tout le monde comprend, et en particulier les musulmans, qu’il y a un complot contre l’Islam. L’Occident, le sionisme, se réjouissent de voir les musulmans divisés, s’entretuer actuellement en Irak, en Syrie et dans d’autres pays musulmans.
Ces wahhabites ne se rendent-ils pas compte qu’ils servent, avant tout, les intérêts des ennemis de l’Islam ? Ne comprennent-ils pas que répandre le sang des innocents musulmans est du pain béni pour les sionistes et les ennemis de l’Islam ? Comment expliquer que lorsqu’un musulman sort le sabre contre un autre musulman, il ne fait que suivre les préceptes de l’ennemi de notre Messager [le Prophète Mohamed (s), ndlr]. Il faut que les opposants en Syrie se mettent en discussion avec le gouvernement pour trouver une solution et arrêter cette guerre civile. Malheureusement certains opposants sont soutenus par certains pays à la solde des sionistes et ont le feu vert des organisations censées défendre les droits de l’homme qui au lieu de défendre les musulmans de Myanmar de Palestine occupée, se rendent coupable de tels crimes.
«Au sujet de destruction des tombes, Il y a un groupe en Arabie saoudite qui s’est développé et suit l’idéologie d’Abdoul Wahab. Ces gens estiment que la visite sur les tombes, est un signe de polythéisme et que ceux qui effectuent des visites sur les tombes ou des pèlerinages sont des impies. (Ce qui constitue une fausse idée envers des autre musulmanes).
C’est dans ce cadre qu’au début du siècle de l’Hégire, les tombeaux de cimetière Baqi à Médine, le cimetière d’Abou Taleb, le mausolée du père du prophète (AS) à Médine et des tombes de différents prophètes ont été détruites avec la montée au pouvoir de ce groupe wahhabite.
A l`époque, Les religieux du monde ont menacé d’appeler au djihad et le régime saoudien a renoncé à détruire le tombeau du prophète (AS).
Cependant les corps n’ont pas été exhumés et c’est la première fois avec la profanation du mausolée du Compagnon du prophète Mohamad (que la paix soit sur lui), Hajr ben Oudaï al-Kindi, en Syrie, que nous assistons à un si horrible spectacle dans le monde de l’islam.
VOICI LES REACTIONS DES SAVANTS ISLAMIQUE DU MONDE MUSULMANE :
Réaction de l’université Al Azhar en Égypte après la profanation du mausolée du Compagnon du prophète Mohamad (psl), Hajr ben Oudaï al-Kindi :
*Cheikh Mansour Mandour, religieux de l’université Al Azhar :
Le respect de l’université d’Al Azhar envers tous les musulmans est connu de tous, et spécialement envers les compagnons du prophète (AS) qui ont une haute place dans le cœur des musulmans. Nous condamnons cet acte odieux que nous considérons comme un acte illicite du point de vue religieux, spécialement quand il s’agit de grandes personnalités comme les compagnons du prophète (AS). Le centre de recherches dépendant de l’université d’Al Azhar, annoncera dès sa première réunion, ses positions sur ce sujet ».
*Ayatollah Khamenei, (le Guide suprême de révolution islamique d`Iran) a déclaré que les musulmans et spécialement les intellectuels, les religieux et les politiciens du monde de l'islam devaient réagir à cet acte odieux et éviter les divisions dans la communauté.
« La présence des gens rétrogrades et malveillants dans la communauté, qui considèrent le respect des brillantes personnalités du début de l'islam comme une forme de polythéisme et de mécréance, augmente le chagrin causé par cet acte hideux. Ce sont eux qui dans le passé, ont détruit les sanctuaires des membres de la famille de Saint Prophète (SAWA) au cimetière de Baqi à Médine, et si les musulmans ne s'étaient pas soulevés de toutes parts, ils auraient aussi détruit la tombe du prophète Mohammad (SAWA). Pour eux, se recueillir auprès des tombes des grandes personnalités de l'islam, et prier pour leur âme et nous-mêmes, sont des actes polythéistes, ce sont des gens qui sont dans l'erreur et souffrent d'une très mauvaise foi. Le polythéisme véritable est d'être un objet aux mains des services d'espionnage anglais et américains, et de faire du tort aux musulmans. Comment qualifier cette idéologie qui ne considère pas le service aux taghuts de notre époque comme une forme de polythéisme mais considère le respect des Saints et des personnalités vénérées comme une forme de polythéisme ? Les groupes takfiris qui sont soutenus financièrement et d'autres manières, constituent actuellement un vrai malheur pour l'islam. Les chiites ne doivent pas entrer dans le jeu des ennemis qui veulent attiser les discordes entre chiites et sunnites. Ils doivent au contraire montrer leur haut niveau de réflexion et de perspicacité. Les réactions des musulmans après cet évènement amer, et les condamnations qui ont suivi, doivent se poursuivre. Si les intellectuels et les élites politiques du monde de l'islam ne remplissent pas leur devoir, les problèmes et les dissensions deviendront de plus en plus graves. Il faut recourir à des solutions politiques, aux fatwas et aux travaux des intellectuels pour éteindre le feu de cette fitna » a fait remarquer Ayatollah Khamenei.
Le Guide suprême aussi signalé que le silence des personnalités et organisations internationales et des politiciens qui « pleurent la destruction d'un site historique » était étonnant et dénonçait une présence des ennemis derrière ces actes profanatoires.
« Dieu les attend au tournant et assurément, la ruse divine sera la plus forte, les atteindra et mettra un terme aux méfaits de ceux qui veulent nuire à l'union islamique et au progrès de la communauté », a conclu l'Ayatollah Khamenei
*La Société des sunnites de Zāhedān en Iran, à savoir : les ulémas, imams des mosquées et étudiants des écoles religieuses, ont publié un communiqué et condamné la profanation du mausolée de Hajr Ben Oudai en Syrie :
"Au nom de Dieu; Une fois encore, un acte lâche perpétré par les agents de Grand Satan a fait tomber les musulmans dans la douleur. La profanation de la tombe de grand compagnon de Hazrat Mohammad (a.s.), comme l’outrage au saint Coran n’a d’autre but que semer la discorde entre les musulmans et ternir les croyances des musulmans. Certainement, le monde musulman ne permettra pas à un groupe des Wahhabites de profaner les sacro-saints islamiques et ne restera pas silencieux devant cet acte inhumain. Tout outrage, porté aux valeurs islamiques ne sera toléré par les musulmans. Tenant compte de l’interdiction de l’exhumation dans la charia islamique, les Takfirits bientôt trouveront le résultat de leur péché, mais ici, le rôle des ulémas est très important pour montrer le vrai itinéraire aux musulmans"
*Le Conseil mondial du rapprochement des écoles islamiques a également condamne la profanation de la tombe de ce grand compagnon.
*L’Assemblée mondiale d’Ahl ul-Bayt (AS), a publié une déclaration :
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
"الَّذِينَ يَنقُضُونَ عَهْدَ اللَّهِ مِن بَعْدِ مِيثَاقِهِ وَيَقْطَعُونَ مَا أَمَرَ اللَّهُ بِهِ أَن يُوصَلَ وَيُفْسِدُونَ فِي الأَرْضِ أُولَـئِكَ هُمُ الْخَاسِرُونَ". سورة البقره/27
Qui rompent le pacte qu'ils avaient fermement conclu avec Allah, coupent ce qu'Allah a ordonné d'unir, et sèment la corruption sur la terre. Ceux-là sont les vrais perdants.
Exprime L’Assemblée mondiale d’Ahl ul-Bayt (AS), sa grande douleur et la condamnation pour l'exhumation du compagnon du Prophète Mohammad" Hajar ben Oudaï al-Kindi " par des terroristes des excommunications en Syrie et sépulcre de "Hajar ben Oudaï" est l'un des sanctuaires importants des musulmans en général et l'exhumation de cette brutalité montrer la mentalité de criminelles et terroristes de ces bandes armées que ne respectant pas les nobles compagnons et nous demandons où est l'opposition syrienne , qui a affirmé qu'il voulait protéger les lieux saints et s'est engagé à défendre les sanctuaires et centres religieux et où est la conscience des scientifiques et des politiciens qui soutiennent et encouragent ces terroristes par des fatwas errants pour la poursuite des massacres , de pillages et d'interférer avec le sacré islamique et le bombardement de mosquées et l'assassinat de scientifiques et d'adorateurs. "Hajar ben Oudaï" indicative la situation humanitaire dans le visage de l'oppression et les oppresseurs et c'est une expression de la souffrance humaine de tous l'histoire et ce crime est produit après deux jours de l'alerte Mujahid Sayyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah en ce qui concerne l'agression de la vie privée et la violation des lieux saints islamiques…
L`an passé, Le grand mufti d`égypt., Cheikh Ali Djama’a, a vivement critiqué les wahhabites pour l` intention de destruction des tombes, mais aussi parce qu`ils traitent de mécréants, de polythéistes ceux qui vénèrent la mémoire des saints comme si cela voulait dire les adorer. (Loin de ca). Pourtant de tout le temps ces lieux saints étaient visités et entretenus par les musulmans eux-mêmes, (sunnites, chiites. soufies,…) et même durant le temps des salafs, de 3 premiers siècles Hijir, aucun savant ne le considérait comme idolâtrie sauf Ibn-Thaymia au 6em siècle hijir, puis Mohamad Ibn-AbdolWahhab au 13em siècle Hijir.
-Par, le terme de Ziyârah, on désigne le fait de se rendre aux mausolées ou tombes des saints de l’Islam (le noble Prophète (psl) et les membres bénis de sa famille et de sa descendance, ses compagnons, ….)
Le vénéré Prophète swas, a dit clairement de visiter sa tombe, ainsi que la tombe de son oncle Hamza à Ouhud.
Est-ce que visiter, respecter, vénérer, le tombeau de notre bien aime, le saint Prophète (psl) est Shirk et de l`idolâtrie ? Est-ce que, croire son âme pure vivant et croire qu`il a un rang particulier auprès d`Allah swt et de ce faite demander qu`il intercède en notre faveur auprès Allah swt, et qu`il demande le pardon pour nous, ça vaut dire l`Adorer ?
N`est-ce pas le verset 64 de sourate Al-Nissa dit bien :
Nous n'avons envoyé de Messager que pour qu'il soit obéi par la permission d'Allah. Si, lorsqu'ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient à toi en implorant le pardon d'Allah et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils trouveraient, certes, Allah, Très Accueillant au repentir, Miséricordieux.
Donc, L`intention des musulmanes qui visitent les lieux saint n`est en aucun cas adorer les morts.
Qu’Allah swt, nous guide tous, et nous sauve de tous les Fitna.Amen



















