تحریری

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dimanche, 08 septembre 2013 10:27

Le Mois « Dhou el-Qida »

Le Mois « Dhou el-Qida »



Sachez que le mois de Dhou-el-qi'da est le premier mois sacré invoqué dans le livre Saint. Durant laquelle les pèlerins partent vers la terre sacrée  pour visiter Le Noble Prophète (sawas) puis faire le Oumra suivie de grand pèlerinage. C`est le mois de repentir, le mois des invocations…


* Le dimanche de ce mois, il est très conseillé de prendre le bain rituel (Ghusl), de faire les petites ablutions, et de prier deux rak'ats. Dans les deux rak'ats, réciter : sourate el-fatiha (1x), sourate el-Ikhlas (3x), sourate el-falaq (1x) et sourate an-nass (1x). Après avoir accompli la prière de 2 rak'ats, il est conseillé de dire (70x), et de réciter ceci: "Ya'azizou ya ghaffar(ou), ghfirli dhounoubi wa dhounouba jami'i el-moumin_in(a) wa elmouminat(i), fa innahou la yaghfirou dhounoub(a) illa anta. "

Selon le Saint Prophète (SAWAS), celui qui prie cette prière, Dieu accepte son repentir, il est pardonné de ses péchés et le jour du jugement, ses ennemis lui pardonnent et il meurt sur sa foi et nul ne peut le détourner de sa religion, son tombeau s'élargira et s'éclairera et ses parents seront satisfaits de lui ; ses parents et sa descendance seront pardonnés et son bien s'amplifiera et l'Ange de la mort lui sera clément et son âme sortira avec douceur et facilité.


*Selon le Saint Prophète (SAWAS) : Selon d'autres sources: "Allah lui inscrira l'équivalent de 900 années d'adorations. "

Les Événements :

*Le premier, Hazrat Fatima-Masoumeh, la sœur de Imam Ali ar-Rida(p) est née. Le sanctuaire de Fatima Ma’soumeh est situé à Qom, en Iran. Le sanctuaire est une des raisons pour laquelle Qom est une des villes les plus sacrées en Iran, et pour laquelle Qom est devenue le centre des hawzat(Universités Islamiques).

Elle est connue et révérée pour sa piété et meurt à Qom en 816JC.


* Le 11ème jour de ce mois, de l'année 148AH, est la naissance de l'Imam Redha (P).

Il est le savant, le pieux, le 8e Imam de Ahlul-Bayte.

Il est enterré à Mashhad, la première ville sainte de l`Iran.



*Le 14 au soir (la nuit du 15) de ce mois est une nuit bénite. Selon le saint prophète (SAW), Dieu regarde ses fidèles, ses croyants avec miséricorde. Dieu accorde au croyant 100 bienfaits.

Cette nuit est celle où sont nés le grand prophète Ibrahim (SAW) et l'Esprit d'Allah Issa (SAW) Ibn Maryam(as). Cette nuit est aussi celle où la Terre s'est déployée et où la Ka'ba a été placée au Hadjaz. Il est conseillé de jeûner la journée du 25, et de prier toute la nuit du 24 jusqu'à l'aube.

La nuit du 25 est aussi celle où Adam (SAW) est descendu du Paradis sur la terre.

*Le dernier jour de ce mois, est la mort de l'Imam Mohamed Ibn Ali al-Taqi, suite à l`empoisonnement par le Calife Abbasside de l`époque.




samedi, 07 septembre 2013 19:32

Le mois Dhou el-Qida :Les Événements

Le mois Dhou el-Qida :



Il est le onzième mois du musulman. Sachez que le mois de Dhou-el-qi'da est le premier mois sacré invoqué dans le livre Saint.

Durant laquelle les pèlerins partent vers la terre sacrée  pour visiter Le Noble Prophète (sawas) puis faire le Oumra suivie de grand pèlerinage. Quelle merveille ! Le mois de repentir, le mois d`exaucer les invocations…

Les Événements :

*Le premier, Hazrat Fatima-Masoumeh, la sœur de Imam Ali ar-Rida(p) est née. Le sanctuaire de Fatima Ma’soumeh est situé à Qom, en Iran. Le sanctuaire est une des raisons pour laquelle Qom est une des villes les plus sacrées en Iran, et pour laquelle Qom est devenue le centre des hawzat(Universités Islamiques).

Elle est connue et révérée pour sa piété et meurt à Qom en 816JC.


* Le 11ème jour de ce mois, de l'année 148AH, est la naissance de l'Imam Redha (P).

Il est le savant, le pieux, le 8e Imam de Ahlul-Bayte.

Il est enterré à Mashhad, la première ville sainte de l`Iran.



*La nuit du 25 (c'est-à-dire le 24 au soir) est bénite. Cette nuit est celle où sont nés le grand prophète Ibrahim (as) et l'Esprit d'Allah Issa (as) Ibn Maryam(as). Cette nuit est aussi celle où la Terre s'est déployée et où la Ka'ba a été placée au Hadjaz. La nuit du 25 est aussi celle où Adam (SAW) est descendu du Paradis sur la terre.

*Le dernier jour de ce mois, est la mort de l'Imam Mohamed Ibn Ali al-Taqi, suite à l`empoisonnement par le Calife Abbasside de l`époque.

Pour les actes de piété de ce mois voir la section d’Invocations sur le site.

Bismihi Ta‘âlâ

Que faire pour nos chers disparus ?

selon l`École d`Ahlul-Bayte

Les Etapes de l’Au-delà

La mort, la première des étapes menant vers l’Autre-monde

Cette étape comporte des obstacles durs à franchir et des moments difficiles à supporter. En voici deux des plus importants :

Le premier obstacle : L’agonie et la difficulté de l’arrachage de l’âme du corps : “L'agonie de la mort fait apparaître la vérité: ‹Voilà ce dont tu t'écartais›”[1]. C’est une étape très difficile, car l’agonisant doit faire face à des épreuves de toutes sortes : les douleurs de la maladie, la paralysie de la langue, la disparition des forces du corps, les lamentations de la famille et leurs adieux, le souci de l’orphelinat des enfants, la séparation des biens, des trésors, des économies qu’on a tant peiné à obtenir durant toute une vie, et dont beaucoup seraient peut-être mélangés avec des propriétés illégales appartenant à autrui et usurpées injustement, ou sur lesquels la part d’Allah (zakât, khoms etc) n’a pas été prélevée, ce qui en fait des biens illicites (harâm), problème auquel il n’a pas attaché l’importance due et dont le souci n’est né qu’une fois la mort s’est pointée, souci que l’Imam Ali a si bien décrit dans Nahj-ul-Balâghah : “Il (l’agonisant) se rappelle des biens qu’il a amassés sans se soucier de la légalité de leur origine, ni de ce qu’ils contiennent de légal et de douteux. Il doit donc assumer les conséquences de leur thésaurisation au moment où il ne peut que s’en séparer pour les laisser à ceux qui lui succèdent et qui vont en jouir. Le résultat est que les autres en seront les heureux bénéficiaires, et à lui d’en assumer la lourde responsabilité.”

D’autre part il y a la terreur de l’entrée dans un monde qu’il n’a jamais vécu avant et de la vue d’un spectacle que ses yeux n’ont jamais vu : “Et bien, Nous ôtons ton voile; ta vue est perçante aujourd'hui.”[2] où il voit le Messager d’Allah (P) et les Membres de sa Famille (p), les Anges de la Miséricorde et ceux de la colère, pour émettre leur jugement à son égard, et éventuellement une recommandation en sa faveur. D’un autre côté il voit réunis autour de lui Iblis (Satan) et ses partisans pour lui inculquer le scepticisme et l’empêcher d’avoir la foi, alors que plane sur lui la terreur de la présence de l’Ange de la mort, et la façon dont son âme est arrachée de son corps, situation que l’Imam Ali (p) résume en quelques mots dans “Nahj-ul-Balâghah” : “Les agonies de la mort s’emparent de lui et ce qui lui arrive est indescriptible !”.

Al-Kulayni rapporte de l’Imam al-Sâdiq (p) que l’Imam Ali (p) eut un jour mal aux yeux. Le Prophète (P) lui rendit visite et le voyant crier et s’écrier lui demanda :“Cries-tu par douleur, affliction ou crainte ?” L’Imam Ali (p) répondit : “Que la douleur est insupportable, lorsqu’on ne l’a pas connue auparavant ! ” . Le Prophète (P) lui dit alors : “Lorsque l’ange de la mort se présente pour arracher l’âme du mécréant (kâfir), il se pointe avec une barre de feu par lequel il arrache son âme. Le mourant crie alors à tue-tête “C’est l’Enfer”, à cause de l’intensité de la douleur !”. Ayant entendu ce hadith (cette description), l’Imam Ali (p) se leva, puis se rassit et dit :“ O Messager d’Allah ! Répète-moi ce hadith, car il m’a fait oublier ma douleur !” et de demander : “Est-ce que l’âme de l’un des membres de ta Communauté pourrait être arrachée comme tu viens de le décrire ?” Le Prophète (P) répondit : “Oui ! Un gouvernant injuste, quelqu’un qui s’approprie les biens d’un orphelin injustement et par transgression, ainsi qu’un faux témoin”[3].

Ce qui facilite et allège l’agonie de la mort

Al-Sadûq rapporte le hadith suivant de l’Imam al-Sâdiq (p) : “Quiconque désire qu’Allah lui facilite son agonie, les difficultés de la mort seront allégées”[4]

Il est rapporté que le Prophète (P) assistait un jour à l’agonie d’un jeune homme. Il essayait de lui dicter (faire prononcer) la traditionnelle attestation de foi islamique “Lâ ilâha illâllâh...” (Il n' y a de divinité qu’Allah..), mais la langue de l’agonisant se bloquait n et ne parvenait pas à répéter cette attestation. Le Prophète (P) demanda alors à une dame assise près de la tête du mourant si elle était sa mère. Celle-ci répondit par l’affirmative. Le Prophète (P) lui demanda encore : “Est-tu mécontente de lui ?” Elle répondit :“Oui, et je ne lui pas adressé la parole depuis six ans”. Le Prophète (P) lui recommanda : “Pardonne-lui”. La mère acquiesça : “Qu’Allah soit satisfait de lui comme suite à ta satisfaction de lui ! ” Dès qu’elle exprima ainsi son pardon et sa satisfaction de son fils, la langue de ce dernier se débloqua et le Prophète (P) put ainsi lui faire répéter la formule “Lâ ilâha illâllaâh...”

Le Prophète (P) questionna le jeune agonisant : “Que vois-tu maintenant ?” Il répondit : “Je vois un homme noir, d’aspect laid, putréfié, portant des vêtements sales et exhalant une mauvaise odeur. Il vient vers moi, il serre ma gorge et ma trachée”. Le Prophète (P) lui commanda alors de dire :“Yâ man yaqbal-ul-yacîr-a wa ya‘fû ‘an-il-kathîr-i, iqbal mannî-l-yacîra wa-‘fu ‘annî-l-kathîr-a, Innaka anta-l-Ghafûr-ur-Rahîm-u”[5] (O Toi Qui acceptes le peu (de bonnes actions que le serviteur accomplittout en pardonnant beaucoup ! Accepte de moi le peu (que j’ai fait) et pardonne-moi la multitude (de péchés que j’ai commis)! ). Le jeune mourant s’exécuta. Le Prophète (P) lui demanda, une fois qu’il avait terminé la récitation : “Et maintenant que vois-tu?” Le jeune homme répondit :“Je vois un homme au visage d’une blancheur pure, gracieux, parfumé, portant des vêtements propres, se diriger vers moi, alors que l’homme noir tourne les talons et s’apprête à partir”. Le Prophète lui dit de répéter ce qu’il venait de dire et il le fit, avant de lui demander : “Et maintenant que vois-tu ?”. Il répondit : “L’homme noir a fiché le camp sans laisser de traces, et l’homme blanc reste à mes côtés”. Sur ce le jeune homme rendit le dernier soupir[6].

Ce hadith en dit long sur l’effet néfaste et la gravité de la désobéissance aux parents, car bien que le jeune homme fût au nombre des compagnons du Prophète (P) et que celui-ci se soit assis à côté de son lit en essayant de lui faire répéter l’attestation de foi, il ne put le faire que lorsque sa mère accepta de lui pardonner, ce qui eut pour effet immédiat le déblocage de sa langue.

Selon l’Imam al-Sâdiq (p) : “Quiconque habille son frère de religion d’un vêtement d’été ou d’hiver, aura sur Allah le droit de l’habiller d’un vêtement du Paradis, de lui faciliter l’agonie et d’élargir son tombeau”[7]

Selon le Prophète (P) : “Quiconque nourrit son frère musulman d’une sucrerie, Allah lui enlèvera l’amertume de la mort”.

La lecture de la sourate Yâ-Sîn, de la sourate al-Sâffât et Du‘â’ al-Faraj[8] est bénéfique pour l’agonisant[9]

.

Selon l’Imam al-Sâdiq (p) : “Quiconque jeûne le dernier jour du mois de Rajab, Allah le préservera des difficultés de l’agonie, de la terreur après la mort et des supplices de la tombe”[10].

Le jeûne de 24 jours au mois de Rajab appelle beaucoup de mérites spirituels (thawâb), entre-autres, la venue de l’Ange de la mort sous forme d’un jeune homme, luxueusement vêtu et portant dans sa main une boisson du Paradis qu’il offre au mourant afin d’alléger son agonie.

Selon notre Prophète (P) : “Quiconque accomplit la nuit du 7 au 8 Rajab quatre rak‘ah de prière en récitant dans chacune d’elles une fois la sourate al-Hamd, trois fois la sourate al-Ikhlâç, suivies des sourates al-Falaq et al-Nâs, et récite après cette prière 10 fois “Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa âle Muhammad-in” (O mon Dieu, prie sur Muhammad et sur les membres de sa Famille), 10 fois “al-tasbîhât al-Arba‘ah” (les quatre glorifications)[11], Allah le placera sous l’ombre de Son Trône, lui accordera le mérite spirituel décerné à celui qui fait le jeûne du mois de Ramadhân, et les Anges se mettront à demander pardon pour lui jusqu’à ce qu’il termine sa prière. De plus, Allah lui facilitera l’arrachage de son âme et lui allégera la pression de la tombe. En outre, il ne mourra qu’après avoir vu le Paradis et Allah le préservera de la Peur majeure (al-faza‘ al-akbar)”

Selon al-Kaf‘ami, le Prophète (P) dit :Quiconque lit le Du‘â’ suivant chaque jour dix fois, Allah lui pardonnera quatre mille grands péchés, le sauvera des supplices de l’agonie et de la pression de la tombe et de cent mille peurs de celles du Jour de la Résurrection, le préservera du méfait de satan et ses soldats et enlèvera ses soucis et ses angoisses :

-“A‘dadtu li-kulli hawlin lâ ilâha illâllâh-u”,

(Je me prépare à prononcer la formule : “il n’y a de Dieu qu’Allah” chaque fois que je rencontre une terreur),

-wa li-kulli hammin wa ghammin : “mâchâ’-Allâh-u”,

(Et “Allah fait ce qu’Il veut”, chaque fois que j’ai un souci ou une angoisse),

-wa li-kulli ni‘matin : “al-hamdu li-llâh-i”,

(Et “Louanges à Allah”, chaque fois que j’obtients une bénédiction,

-wa li-kulli rakhâ’in : “ach-chukru il-llâh-i”,

(Et “Merci à Allah”, chaque fois aisance),

-wa li-kulli u‘jubatin subhân-Allâh-i

(Et “Gloire à Allah”, chaque fois que je vois une merveille),

-wa li-kulli thanbin astagh-fir-ullâh-a,

(Et “Je demande pardon à Allah”, chauque fois que je commets un péché),

-wa li-kulli ma‘çiyatin : “innâ lillâhi wa innâ ilayhi râji‘ûn-a”,

(Et “Nous appartenons à Allah et nous retournerons vers Lui”, chaque fois que je désobéit à Allah,

-wa li-kulli dhîqin : “hasbiya-llâh-u”,

(Et “Allah me suffit”, devant chaque difficulté),

-wa li-kulli qadhâ’in wa qadarin : “tawakkaltu ‘alâllah-i”,

(Et “Je place ma confiance en Allah”, chaque fois que je me trouve devant un Décret et une Décision divins),

-wa li-kulli ‘aduwwin : “i‘taçamtu billâhi”,

(Et “Je me protège auprès d’Allah”, chaque fois que je rencontre un ennemi),

-wa li-kulli tâ‘atin wa ma‘çiyatin : lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh-il-‘aliyy-il-‘adhîm-i”[12]

(Et “il n’y a de force ni de pouvoir qui n’émanent d’Allah, le Très-Haut, le Très-Grand” devant chaque acte d’obéissance et de désobéissance).

Une autre invocation qui apporte 70 grands mérites spirituels à quiconque la récite , dont celui de lui annoncer la bonne nouvelle lors de sa mort :

“Yâ Asma‘-as-sâmi‘în-a wa Yâ Abçar-al-bâçirîn-a wa Yâ Asra‘-al-hasibîn-a wa Yâ Ahkam-al-hâkimîn-a” (O le Plus Entendant des entendants ! O le Plus Voyant des voyants ! O le Meilleur comptable des comptables ! O le Meilleur Juge des juges !)

Selon al-Kulayni, l’Imam al-Sâdiq (p) recommanda : “Ne vous lassez jamais de lire et relire la sourate “al-Zalzalah” (chapt. 99), car quiconque lit cette sourate pendant ses prières surérogatoires, Allah l’écartera des tremblements de terre, ne mourra pas lors d’une secousse ou d’un tonnerre, ni dans une des épidémie de ce monde. De plus, un Ange généreux descendra auprès de lui et s’assoit au niveau de sa tête lors de sa mort en disant à l’Ange de la mort :“Sois compatissant envers lui, car c’est un ami proche d’Allah et il m’évoquait beaucoup”[13].

Le Deuxième obstacle : la ‘adîlah (l’abjuration ou l’apostasie) lors de la mort : ‘adîlah, signifie abandonner la Vérité ou s’en détourner pour le Faux lors de la mort, sous l’effet de la présence de satan auprès du mourant et de ses tentations en vue de susciter en lui le scepticisme et le conduit à l’apostasie.

Contre le risque de ce mal du dernier moment de l’existence de l’homme, il y a des du‘â’ et des ta‘withah (invocation de protection) :

Selon Fakhr al-Muhaqqiqîn : “Quiconque veut être à l’abri de la ‘adîlah, qu’il remette en mémoire les preuves de la Foi, qu’il se rappelle clairement les cinq Fondements de la Religion et qu’il y réfléchisse à tête reposée. Puis se confiant totalement à Allah, qu’il récite l’invocation suivante :

“Allâhumma yâ Arham-ar-râhimîn-a, innî qad wadda‘tuka yaqînî hâthâ wa thabâta dînî, wa Anta Khayru Mustawda‘in wa qad amartanâ bi-hifdh-il-wadâ’i‘i, fa-ruddahu ‘alayya waqta hudhûri mawtî”.

(O mon Dieu ! Je Te confie ma certitude (concernant ma foi ferme dans les fondement de la Religion) que voici et ma fermeté dans ma croyance en ma Religion, sachant que Tu es le Meilleur Dépositaire, et que c’est Toi Qui nous as ordonné de bien garder les dépôts ! Rends-les-moi donc au moment de ma mort!)

De même la récitation du fameux Du‘â’ ‘Adîlah est la meilleure prévention contre le danger ou le risque de l’apostasie au moment de la mort.

Muhammad Ibn Sulaymân al-Daylami, cité par al-Tûsî, rapporte : «J’ai dit à l’Imam al-Sâdiq (p) un jour : “Tes Chiites disent que la foi est de deux sortes : l’une est fixe et stable, l’autre  déposée et éphémère.  Apprends-moi donc un du‘â’ par lequel je parferais ma foi, pour qu’elle ne me quitte plus, lorsque je l’aurai lu”. L’Imam (p) m’a recommandé alors de lire le du‘â’ suivant après chaque prière obligatoire» :

“Radhaytu billâhî Rabban wa bi-Muhammadin çallâ-llâhu ‘alayhi wa âlihi nabiyyan, wa bi-l-Islâmi Dînan, wa bi-l-Qur’âni Kitâban wa bi-l-K‘abati qiblatan, wa bi-‘Aliyyin waliyyan wa Imâman, wa bi-l-Hasani wa-l-Husayni wa ‘Aliyy-Ibn-il-Husayn-i wa Muhammad-ibni ‘Aliyyin wa Ja‘far-ibni Muhammad-in wa Mûsâ-bni Ja‘far-in wa ‘Aliyy-ibni Mûsâ wa Muhammad-ibni ‘Aliyy-in wa ‘Aliyy-ibni Muhammad, wa-l-Hasan-ibni ‘Aliyyin wa-l-Hujjat-ibni-l-Hasan-i çalawât-ullâhi ‘alayhim A’immatan ! Allâhumma innî radhaytu bihim A’immatan, fa-r-dhanî lahum, Innaka ‘Alâ kulli chay’in qadîr-un”.

(J’ai agréé Allah comme Seigneur, Muhammad -que la Prière d’Allah soit sur lui et sur sa Famille- comme Prophète , l’Islam comme Religion, le Coran comme Livre, la Ka‘bah comme Direction (Qiblah), Ali comme Maître obéi (waliyy) et Imam, al-Hassan et al-Hussain, Ali fils de Hussain, Muhammad fils de Ali, Ja‘far fils de Muhammad, Mûssâ fils de Ja‘far, Ali fils de Mûssâ, Muhammad fils de Ali, Ali fils de Muhammad, al-Hassan fils de Ali, et l’Argument fils d’al-Hassan, que la prière d’Allah soit sur eux tous, comme Imams. O mon Dieu ! Je les ai agréés comme Imams, fais-les donc m’agréer, Tu as certes Pouvoir sur toute chose” [14]

Il est à noter que l’accomplissement des prières quotidiennes obligatoires toujours à l’heure exacte ou dès le début de leur horaires prescrits respectifs[15] aide à franchir cette étape ou à se soustraire à ce danger (la ‘adîlah ou l’apostasie, l’abjuration), car selon le Hadîth l’Ange de la mort regarde tout le monde cinq fois par jour pendant les horaires des Prières quotidiennes, et dicte l’attestation de foi à ceux qui accomplissaient assidûment leurs prières à l’heure et éloigne d’eux ainsi la tentation d’Iblis le Maudit[16].

L’Imam al-Sâdiq (p) dit : “Si tu veux qu’Allah scelle tes actes de ce monde avec une bonne mention pour que te rende l’âme, crédité des meilleurs actes, tu dois respecter les droits d’Allah en ne dépensant pas Ses bienfaits dans des actes de désobéissance, t’abstenir de considérer Sa clémence envers toi comme une incitation à Sa désobéissance, être généreux envers quiconque prétend nous aimer (nous les Ahl-ul-Bayt), peu importe qu’il dise la vérité ou non, car ton intention sera bénéfique pour toi et son mensonge nuisible pour lui.”[17]

D’autres actes, invocations et pratiques cultuels sont recommandés pour se soustraire au risque de la ‘âdîlah au moment de la mort :

- La récitation assidue de l’invocation suivante : “Rabbanâ lâ tuzigh qulûbanâ b‘da ith hadaytanâ wa hib lanâ min ludunka rahmatan Innaka Anta-l-Wahhâb” (Seigneur! Ne laisse pas dévier nos coeurs après que Tu nous as guidés; et accorde-nous Ta miséricorde. C'est Toi, certes, le Grand Donateur! ”(sourate Âle ‘Imrâne : 3/8)

- La lecture assidue de “Tasbîhat al-Zahrâ’ ”, (La Glorification qui porte le nom de Fâtimah al-Zahrâ’ ) lequel consiste en la récitation de :

34 fois “Allâhu Akbar” (Allah est le plus Grand)

33 fois “Alhamdu lillâh” (Louange à Allah)

33 fois “Subhân-Allâh” (Gloire à Allah).

- Le port d’une bague ‘aqîq (agate), notamment si la mention “Muhammadun rasûlullâh, ‘Aliyyun waliyy-ullâh” (Muhammad est le Messager d’Allah, Ali est l’Ami proche d’Allah) sur cette pierre précieuse.

-La récitation de la sourate al-Mu’minûn (chapt. 23) chaque vendredi.

-La récitation de cette invocation “Bism-illâh-ir-Rahmân-ir-Rahîm, lâ hawla wa lâ quwwata illâ bi-llâh-il-‘Aliyy-il-‘Adhîm” (Au Nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. Il n’y a de force ni de pouvoir qui n’émanent pas d’Allah, le Très-Haut, l’Immense), chaque jour après les Prières du matin et du crépuscule.

-L’accomplissement, le 22 du mois de Rajab, de huit rak‘ah de prière dont chacune comporte la récitation de la sourate al-Hamd une fois et la sourate al-Kâfirûn (chapt. 109) 7 fois. Et à la fin de la prière, on récite “Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa âle Muhammad-in” (O mon Dieu ! Prie sur Muhammad et sur les membre de la Famille de Muhammad) 10 fois et “Atagh-fir-ullâh” (Je demande pardon à Allah) 10 fois.

Selon Ibn Tâwûs, le Prophète (P) dit que quiconque accomplit la nuit du 6 au 7 Cha‘bân quatre rak‘ah de prière dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd (une fois) et la sourate al-Ikhlâç (50 fois), Allah enlève son âme alors qu’il se sent heureux, élargit son tombeau dont il sortira avec un visage pareil à la pleine lune en disant :“ Ach-hadu anlâ ilâha illâllâh wa ach-hadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasûluh-u” (J’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager”[18]

Il est à noter que cette prière qui était également la prière de l’Imam Ali (p) a beaucoup de vertu et commande de grands mérites spirituels (thawâb).

Deux contes relatifs à ce sujet méritent d’être mentionné ci-après :

Le premier conte :

Fadhîl Ibn ‘Ayâdh, cheikh d’une école de Hadith a rendu visite un jour à l’un de ses disciple en agonie. Il s’est assis à côte de son lit de mort près de sa tête et s’est mis à réciter sourate Yâ-Sîn. Le disciple l’a interrompu net : “Ne lis pas cette sourate, o Maître!” Cheick Fadhîl s’est tu et s’est contenté de lui dicter l’attestation de foi islamique. Le disciple a ajouté : “Je ne te dis pas cela (ne pas lire cette sourate) parce que je serais à l’abri de la ‘adhîla” et rendit l’âme tout de suite.

Le cheikh, affligé par l’attitude de son disciple, a regagné son domicile et n’en est plus sorti. La nuit pendant son sommeil il a fait un rêve dans lequel il a vu son disciple en train d’être conduit à Géhenne. Aussi lui a-t-il demandé : “A ma connaissance tu était le plus érudit de mes disciples ! Comment donc Allah t’a dépouillé du savoir et t’a fait connaître une aussi mauvaise fin? Pourquoi ?”

Le disciple répondit : “ A cause de trois traits de caractère : l’envie, la calomnie et la consommation d’alcool une fois par an que mon médecin m’avait prescrite pour soigner une maladie dont je souffrais. Ces trois défauts m’ont amené à cette triste fin et à mourir dans cet état”.

Sur le même registre et en relation avec le contenu de ce conte Al-Kulaynî rapporte d’Abû Baçîr le témoignage  suivant :

“Om Khâlid al-Ma‘badiyyah entra chez l’Imam al-Sâdiq (p) alors que j’étais là. S’adressant à l’Imam (p) elle lui dit : “Que mon âme te soit sacrifiée ! Je souffre de gonflement et de borborygme dans le ventre, et les médecins d’Irak m’ont recommandé de boire du vin, mais je n’ai pas suivi leur conseil, sachant que vous détestez la consommation de l’alcool. Aussi suis-je venue te demander ton avis à ce sujet”. L’Imam al-Sâdiq (p) voulant s’assurer de la raison de son abstention de suivre le conseil des médecins, lui demanda de la lui répéter. Elle dit : “J’ai décidé de suivre tes instructions concernant les affaires de ma religion, pour que le Jour de la Résurrection je me défende en disant que Ja’far Ibn Muhammad (al-Sâdiq) m’ a ordonne de faire ceci et de ne pas faire cela”. (...) L’Imam al-Sâdiq (p) lui dit alors sur un ton ferme : “Non par Allah, je ne te permets pas de prendre même une goûte de cette boisson, autrement tu le regretteras, lorsque l’âme atteindra le gosier”. Il répéta cela trois fois et lui dit : “As-tu bien compris ce que je dis ?!”[19]

Le second conte :

Al-Cheikh al-Bahâ’î relate dans son “Kach-kûl” qu’un homme aisé, lorsqu’il se trouva en agonie et qu’on lui dicta l’attestation de foi islamique, au lieu de répéter celle-ci il récita le vers suivant :

“Quelle nostalgie pour cette dame qui, ayant été fatiguée de chercher, demanda le chemin conduisant au hammam de Manjâb !”

Le secret de ce vers était qu’une dame chaste, respectable et belle était sortie un jour de son foyer pour aller à un bain public dénommé hammam Minjâb. Elle s’était égarée. Fatiguée à force de recherche sans résultat, il demanda à un homme qui se trouvait devant la porte de sa maison l’adresse dudit hammam. L’homme pointa du doigt la porte de sa maison en guise de réponse. La dame l’a cru et entra dans sa maison. L’homme entra tout de suite derrière elle et referma la porte. Il voulut la violer. Elle comprit alors le piège dans lequel elle était tombée. Elle cherchait donc le moyen de s’en sortir. Elle fit mine alors qu’elle était consentante et qu’elle était prête à satisfaire son désir. Elle lui demanda d’aller apporter du parfum et un repas copieux pour l’occasion, sans oublier de lui dire de se hâter pour lui faire croire qu’elle avait le même désir que lui et le mettre ainsi en confiance. L’homme s’est rassuré et sortit hâtivement à la recherche de ce qu’elle demandait, la laissant seule à la maison. Elle profita donc de son absence pour échapper à ses mauvaises attentions. A son retour, l’homme comprit, soupira de chagrin et de regret de la perte de sa proie. Au moment de son agonie, ce souvenir est revenu à sa mémoire, et au lieu de l’attestation de foi islamique, il récita ce vers de nostalgie.

Moralité, ce conte illustre le maxime islamique : “ce sont les intentions qui comptent dans les actes”. Car comme on le voit, cet homme n’a pas commis son méfait, mais avait l’intention de le faire, et c’est la simple intention qui l’a conduit à être privé de la prononciation de l’attestation de foi islamique lors de sa mort, bien qu’il n’eût pas réussi à traduire en acte sa mauvaise intention.

Il y a d’autres facteurs qui contribuent à empêcher le croyant à mourir en bon Musulman. Le fait d’omettre de payer la Zakât (aumône purificatrice de 10% prélevée sur certains gains et acquisitions) en est un[20], et le fait de négliger l’accomplissement du pèlerinage obligatoire pour celui qui en a la capacité et les moyens en est un autre[21].

La Tombe

La tombe est l’une des étapes les plus terrifiantes et les plus désolantes du voyage vers l’Autre-monde. Car n’est-ce pas la tombe qui dit : “Je suis la maison du dépaysement ! Je suis la maison de la désolation ! Je suis la maison des vers !”.

Cette étape comporte des obstacles très difficiles à négocier et des lieux désolants et terrifiants dont  nous mentionnons quelques-uns :

Le premier obstacle : la désolation de la tombe :

Il est dit dans “Man lâ Yah-dhuruh-ul-Faqîh” que la tombe comporte des terreurs affreuses. Aussi ne doit-on pas entrer le mort d’un coup dans sa fosse. On doit le déposer d’abord près de celle-ci et on attend un peu jusqu’à ce que le mort se prépare à cette entrée. Puis on doit le rapprocher encore un peu plus de la fosse et on attend là encore quelques minutes avant de le déposer enfin dans son tombeau[22].

Al-Majlicî explique ce souci de dépôt progressif du corps dans la fosse ainsi : “Certes l’âme s’est séparée du corps, mais il y a l’âme animale qui est déjà morte, alors que l’âme parlante reste vivante lorsqu’elle quitte le corps. De ce fait, elle éprouve la peur de la pression de la tombe, l’interrogatoire de Munkar et Nakîr[23], les supplices d’al-Barzakh. De plus cette procédure progressive de la mise sous terre du mort, devrait servir de leçon aux vivants afin qu’ils réfléchissent à ce qui les attend dans l’avenir.

On rapporte selon un hadith crédible que l’Imam Mûssâ al-Kadhim (p) dit : “Les maisons malgré leur largesse me paraissent trop étroites, chaque fois que je me rappelle ce qu’on dit à propos de l’enterrement du mort, à savoir : “Lorsque vous amenez un mort vers sa tombe, accordez-lui un délai d’une heure avant de l’y déposer, afin qu’il se prépare à l’interrogatoire de Mukar-un et Nakîr-un”.

Barâ’ Ibn ‘Âzib, l’un des Compagnons les plus connus du Prophète (P) témoigna : “Nous étions un jour avec le Messager d’Allah, lorsque son regard tomba sur un attroupement de gens. Il demanda alors : “Pourquoi cet attroupement ?” On lui répondit : “Ces gens se sont rassemblés pour creuser un tombeau !”  Dès qu’il a entendu le mot “tombeau”, il s’y dirigea promptement et une fois arrivé à son niveau, il s’assit sur ses genoux à côté du tombeau. Je suis allé de l’autre côté pour être en face de lui et voir ce qu’il faisait. Je l’ai vu alors pleurer tellement que la terre était trempée de ses larmes. Puis il nous regarda et dit : “O mes frères ! Préparez-vous à un sort pareil à celui-ci !”, c’est-à-dire à cette fosse et à cet enterrement.

Selon Cheikh Bahâ’ al-‘Âmilî, on a vu un sage soupirer au moment de sa mort. On lui demanda la raison de ces soupirs. Il répondit : “Que pensez-vous de quelqu’un qui part en long voyage (sur monture ou à pieds à l’époque) sans porter de provisions !? ou qui séjourne dans une fosse sans compagnon ni ami !? ou qui se présente devant un juge juste et intègre, alors qu’il n’a rien préparé ni n’a rien à dire pour sa défense !?”

Al-Rutb al-Rawandî rapporte : “‘Issâ appela sa mère, Mariyam (Marie) (p) après sa mort : “O mère! Dis-moi ! Est-ce que tu désires retourner à ce monde ?” Marie (p) répondit : “Oui, pour prier Allah pendant une nuit glaciale et jeûner pendant une journée torride ! Eh oui, mon fils ! Cette voie est terrifiante”.

Il est rapporté que Fatimah-al-Zahrâ’ (p) laissa dans son testament à l’Imam Ali, ce qui suit, entre bien d’autres :

“Lorsque je mourrai, lave-moi, enveloppe-moi, prie sur moi, dépose-moi dans le tombeau, remets la terre sur moi, assieds-toi à côté de ma tête en face de moi, récite le Livre d’Allah et lis beaucoup  de du‘â’, car c’est un moment où le mort a besoin de l’agréable compagnie des vivants”[24].

Selon le hadith, le Prophète (P) dit : “Le mort ne connaît pas un temps plus difficile que la première nuit passée dans la tombe. Sollicitez donc la Miséricorde d’Allah pour vos morts en faisant l’aumône. Que celui qui n’a pas les moyens d’offrir celle-ci accomplisse à sa place deux rak‘ah de prière dont la première comporte la lecture de la sourate al-Hamd une fois, suivie de la sourate al-Ikhlâç 2 fois, et la seconde, la sourate al-Hamd une fois, suivie de la al-Takâthur 10 fois, et qu’il dise après la fin de la prière : “Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa Âle Muhammadin wa -b‘ath thawâbahâ ilâ qabri ......(mentionner le nom du défunt)

(O mon Dieu ! Prie sur Muhammad et les Membres de la Famille de Muhammad et envoie le mérite spirituel de cette prière à Untel fils d’Untel - mentionner le nom du défunt). Allah envoie alors tout de suite mille Anges vers la tombe du mort portant chacun un manteau, élargis sa tombe jusqu’au Jour où l’on soufflera dans Trompe (le Jour de la Résurrection). En outre celui qui accomplit cette prière sera crédité du mérite spirituel d’un nombre de bonnes actions équivalent au nombre de jours où le soleil se lève durant sa vie...”[25]

Il y a une autre prière pour conjurer la désolation de la première nuit de la tombe : Salât-il-Wahchah", qu'on appelle aussi "Salât-il-Hadiyah lil-Mayyet". On l’accomplit la nuit du jour où on a enterré le mort. Cette Prière consiste en deux rak‘ah. Dans la première rak‘ah on doit réciter la Sourate al-Hamd suivie d' Âyat al-Kursî". Dans la seconde rak‘ah, on doit réciter la Sourate al-Qadr (Innâ anzalnâhu) dix fois après la récitation de la Sourate al-Hamd. On récite le do‘â' suivant après la fin de la Prière :

“Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa âli Muhammad, wa-b‘ath thawâbaha ilâ qabri… Untel (Le nom de la personne morte)”

[Seigneur ! Que Ta Paix soit sur Muhammad et sa Progéniture, et envoie sa récompense (de cette Prière) au tombeau de… ( le nom du mort)][26].

Al-Hâj Mullâ Fat-h-‘Alî al-Sultânâbâdî rapporte un témoignage significatif et instructif à ce sujet : “J’ai l’habitude d’offrir deux rak‘ah de prière pour chaque mort parmi les partisans des Ahl-ul-Bayt (p) la nuit qui suit son décès, et ce peu importe si je le connaissais ou non, et sans que personne ne le sache. Un jour j’ai rencontré un ami sur mon chemin et il m’a dit : “J’ai vu en rêve la nuit d’hier Untel qui était décédé quelques jours avant. Je lui ai demandé alors comment il allait et ce qui lui est arrivé après sa mort. Il m’a répondu :“J’étais en difficultés, soumis à de rudes épreuves. Je subissais le châtiment et souffrais des supplices. Mais deux rak‘ah de prière accomplies par Untel (il t’a nommé) m’ont sauvé des supplices. Qu’Allah couvre de sa Miséricorde son père pour la faveur et le grand service qu’il m’a rendus”. Mon ami m’a demandé alors quelle était l’histoire de cette prière et je lui ai raconté mon habitude de prier pour les mortes des adeptes d’Ahl-ul-Bayt (p)[27].

Si on lit 100 fois la récitation de l’invocation “Lâ ilâha illâllâhu-l-Malik-ul-Haqq-ul-Mubîn”, (Il n’y a de Dieu qu’Allah, le Roi, la Vérité évidente) on sera à l’abri de la pauvreté et de la désolation de la tombe. De même cette récitation apporte la richesse et ouvre les portes du Paradis à celui qui la fait.

La lecture de la sourate Yâ-Sîn avant de dormir contribue aussi à alléger la désolation de la tombe.

Celui qui jeûne 12 jours au mois de Cha‘bân, aura droit à la visite de 70 mille Anges dans sa tombe chaque jour jusqu’au Jour où on soufflera dans la Trompe[28].

Celui rend visite à un malade, Allah affectera un Ange pour lui rendre visite dans sa tombe chaque jour jusqu’au Jour de la Résurrection[29]

L’amour d’Ahl-ul-Bayt est aussi un facteur de la conjuration du sentiment de désolation dans la tombe. Abû Sa‘îd al-Khudari rapporte qu’il a entendu le Prophète dire à l’Imam Ali (p) : “Je t’annonce une bonne nouvelle O Ali ! Tes adeptes ne pousseront pas de soupirs lors de leur mort, ni n’éprouveront le sentiment de désolation dans leurs tombes, ni la crainte le Jour de la Résurrection”[30]

La prière spéciale de la nuit de Raghâ’ib[31] est particulièrement recommandée pour supporter la désolation de la tombe. En effet, on rapporte du Prophète (P) que celui qui accomplit cette prière Allah lui pardonne beaucoup de péchés, lui enverra le thawâb (récompense ou mérite spirituel) de cette prière la première nuit qu’il passera dans la tombe sous forme d’un visage souriant ayant la langue déliée. Il lui dira : “Je t’apporte une bonne nouvelle : tu es sauvé de toute épreuve difficile”. Le mort lui demandera : “mais qui es-tu ? Je n’ai jamais vu un visage plus beau que toi, ni une parole plus douce que la tienne, ni un parfum meilleur que le tien”. Le visage répondra : “Je suis le thawâb (la récompense spirituelle) de la Salât que tu as accomplie en telle nuit, dans telle ville, en tel mois, en telle année. Je suis venu donc cette nuit pour te faire jouir du droit que tu as acquis grâce à ta Salât, agrémenter ta solitude et enlever ton sentiment de désolation.  Et lorsqu’on soufflera dans la Trompe, je constituerai une ombre au-dessus de ta tête le Jour de la Résurrection. Sois heureux donc, car tu ne seras jamais privé de bien”

Le mode d’accomplissement de cette Salât : On fait le jeûne le premier jeudi du mois de Rajab, et entre la prière du maghrib et du ‘Ichâ’, on accomplit 12 rak‘ah de prière par groupes de deux rak‘ah se terminant par le Salâm (ou disons six prières similaires de deux rak‘ah). Dans chaque rak‘ah on récite une fois la sourate al-Hamd, 3 fois la sourate al-Qadr (chapt. 97) et 12 fois la sourate al-Ikhlâç. A la fin de la 12 e rak‘ah (la fin de la Salât) on récite 70 fois “Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin al-Nabiyy-il-umiyy-i wa âlihi” (O mon Dieu, prie sur Muhammad, le Prophète analphabète et sur les membres de sa Famille). Puis on se prosterne et on récite (en prosternation) 70 fois “Subbuhun Quddûsun, Rabb-ul-Malâ’ikati wa-r-rûhi” (Il est glorifié et sanctifié, Seigneur des Anges et de l’Esprit). Puis on se rassoit et récite 70 fois «Rabbi-gh-fir wa-rham wa tajâwaz ‘ammâ ta‘lam-u Innaka Anta-l-‘Aliyy-ul-A‘dham-u” ( O Seigneur ! Pardonne et accorde Ta Miséricorde, et ne tiens pas rigueur de ce que Tu sais, car Tu es certes le Très-Haut, l’Immense». On se prosterne de nouveau et on récite encore 70 fois “Subbuhun Quddûsun, Rabb-ul-Malâ’ikati wa-r-rûhi” (Il est glorifié et sanctifié, Seigneur des Anges et de l’Esprit). Après quoi on demande à Allah d’exaucer tous les voeux qu’on forme sur le moment[32].

Le Deuxième obstacle : La pression de la tombe :

C’est un obstacle tellement difficile qu’il est insupportable pour l’homme même de l’imaginer. En effet l’Imam Ali (p) dit : “O Serviteurs d’Allah ! L’après-mort c’est la tombe. Elle est plus dur que la mort pour celui qui n’a pas obtenu le pardon. Méfiez-vous donc de son étroitesse, son exiguïté, son obscurité et sa désolation. La tombe s’écrie chaque jour : “Je suis la maison du dépaysement, je suis la maison de la désolation, je suis la maison des vers !” La tombe peut être aussi bien un des jardins du Paradis qu’une des fosses de l’Enfer (...) La vie des bêtes sauvages dont Allah a prévenu Ses ennemis consiste en les 99 serpents qu’Il lâche sur le mécréant dans sa tombe : ils mordent sa chair, brisent ses os et continuent à le visiter jusqu’au Jour de la Résurrection. Si l’un de ces serpent soufflait sur la terre, celle-ci deviendrait stérile ! O serviteurs d’Allah ! Vos âmes si fragiles et vos corps si délicats et si chétifs, qu’il leur suffit un rien pour les détruire, sont trop faibles pour supporter de telles épreuves”[33]

Lorsque l’Imam al-Sâdiq (p) se levait vers la fin de la nuit, il disait à haute voix de sorte que toute sa famille l’entendait : “O mon Dieu! Elargit l’étroitesse de ma tombe et accorde-moi le bien d’avant la mort et le bien d’après la mort”[34]

De même l’Imam al-Sâdiq (p) avait l’habitude de réciter le du‘â’ suivant : “Allâmma bârik lî fî-l-mawt, Allâhumma a‘innî ‘alâ sakarât-il-mawt, Allâhumma a‘innî ‘alâ ghamm-il-qabr, Allâhumma a‘innî ‘alâ dhîq-il qabr, Allâhumma a‘innî ‘alâ dhulmat-il-qabr, Allâhumma a‘innî ‘alâ wah-chat-il-qabr !” (O mon Dieu ! Bénis-moi dans la mort ! O mon Dieu! Aide-moi à supporter l’agonie de la mort ! O mon Dieu ! Aide-moi à endurer l’affliction de la tombe! O mon Dieu ! Aide-moi à supporter l’étroitesse de la tombe ! O mon Dieu ! Aide-moi à supporter l’obscurité de la tombe ! O mon Dieu ! Aide-moi à supporter la désolation de la tombe !”

Parmi les facteurs qui concourent à l’augmentation des supplices de la tombe, on souligne le fait de ne pas se soucier suffisamment de l’impureté de l’urine, la calomnie, la médisance et l’éloignement de l’homme de sa famille[35]. D’autre part, le mauvais caractère de l’homme avec sa famille et le fait de lui parler avec rudesse commande la pression de la tombe[36].

Selon un hadith rapporté de l’Imam al-Sâdiq (p) : “Personne parmi les croyants n’échappera à la pression de la tombe”[37] et “La pression de la tombe est une expiation d’un bienfait que le croyant aurait négligé”[38]

Toujours selon l’Imam al-Sâdiq (p) : “Tout croyant qui omet de satisfaire le besoin de son frère croyant tout en le pouvant, Allah lui envoie dans sa tombe un serpent énorme qui mordra ses doigts  incessamment”[39].

Les facteurs qui sauvent les morts de la pression de la tombe :

De nombreux facteurs contribuent à soustraire un mort à la pression de la tombe. Nous nous bornons à en citons quelques-uns des plus importants :

1- Le Prophète (P) dit : “Quiconque récite la sourtae al-Takathur lorsqu’il s’apprête à dormir, Allah le préservera des supplices de la tombe”[40]

2-L’Imam Ali (p) : “Quiconque lit la sourate al-Nisâ’ (chapt. 4) chaque vendredi se mettra à l’abri de la pression de la tombe”[41].

3-Selon un récit hagiographique: “Quiconque lit assidûment la sourate al-Zukhruf (chapt. 43), Allah le préservera des insectes de la terre, des animaux sauvages et de la pression de la tombe”[42].

4-Selon un récit : “Quiconque récite la sourate al-Qalam (chapt. 68) dans une prière obligatoire ou recommandée, Allah le soustraira à la pression de la tombe”[43].

5-L’Imam al-Sâdiq (p) : “Quiconque meurt entre jeudi midi et vendredi midi, Allah le préservera de la pression de la tombe”[44].

6-L’Imam al-Redhâ (p) dit : “Je vous recommande vivement la Prière de l’Après-minuit (çalât -ul-Layl)[45], car il n’y a pas un serviteur qui se lève vers la fin de la nuit et accomplit les 8 rak‘ah de çalât-ul-Layl, les 2 rak‘ah de çalât al-Chaf‘ et une rak‘ah de çalât al-Watr pendant le qunût de laquelle il récite 70 “Astagh-fir-ullâh” sans qu’Allah ne le préserve des supplices de la tombe et de l’Enfer, et sans qu’Il ne prolonge sa vie et élargisse ses moyens de subsistance”[46]

7-La lecture de l’invocation suivante, 10 fois chaque jour :

-“A‘dadtu li-kulli hawlin lâ ilâha illâllâh-u”,

(Je me prépare à prononcer la formule : “il n’y a de Dieu qu’Allah” chaque fois que je rencontre une terreur),

-wa li-kulli hammin wa ghammin : “mâchâ’-Allâh-u”,

(Et “Allah fait ce qu’Il veut”, chaque fois que j’ai un souci ou une angoisse),

-wa li-kulli ni‘matin : “al-hamdu li-llâh-i”,

(Et “Louanges à Allah”, chaque fois que j’obtiens une bénédiction,

-wa li-kulli rakhâ’in : “ach-chukru il-llâh-i”,

(Et “Merci à Allah”, chaque fois que je me trouve dans l’aisance),

-wa li-kulli u‘jubatin subhân-Allâh-i

(Et “Gloire à Allah”, chaque fois que je vois une merveille),

-wa li-kulli thanbin astagh-fir-ullâh-a,

(Et “Je demande pardon à Allah”, chaque fois que je commets un péché),

-wa li-kulli ma‘çiyatin : “innâ lillâhi wa innâ ilayhi râji‘ûn-a”,

(Et “Nous appartenons à Allah et nous retournerons vers Lui”, chaque fois que je désobéis à Allah,

-wa li-kulli dhîqin : “hasbiya-llâh-u”,

(Et “Allah me suffit”, devant chaque difficulté),

-wa li-kulli qadhâ’in wa qadarin : “tawakkaltu ‘alâllah-i”,

(Et “Je place ma confiance en Allah”, chaque fois que je me trouve devant un Décret et une Décision divins),

-wa li-kulli ‘aduwwin : “i‘taçamtu billâhi”,

(Et “Je me protège auprès d’Allah”, chaque fois que je rencontre un ennemi),

-wa li-kulli tâ‘atin wa ma‘çiyatin : lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh-il-‘aliyy-il-‘adhîm-i”

(Et “il n’y a de force ni de pouvoir qui n’émanent d’Allah, le Très-Haut, le Très-Grand” devant chaque acte d’obéissance et de désobéissance)[47].

8-L’enterrement dans la ville sainte de Najaf en Irak, car l’une des propriétés de la terre de cette ville est justement la conjuration des supplices de la tombe et l’interrogatoire de Munkar et Nakîr[48].

9-Le dépôt avec le corps du défunt de deux bâtons frais, car selon le Hadith, ceci éloigne les supplices de la tombe tant que les deux bâtons conservent leur fraîcheur[49]. Toujours selon le Hadith, le Prophète (P) passa un jour près du tombeau d’un mort qui subissait des tortures. Il demanda qu’on lui apportât un bâton frais qu’il découpa en deux. Il en déposa une moitié du côté de la tête du mort, l’autre moitié du côté des pieds.

On dit également qu’il est recommandé d’arroser la surface de la tombe, car les supplices sont supprimés tant que la terre reste humide[50].

10-L’accomplissement de deux rak‘ah de prière dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd, 1 fois et la sourate al-Ikhlâç 3 fois met le croyant à l’abri des épreuves de la tombe et des supplices de la Jour de la Résurrection.

11- Accomplir la veille du premier vendredi (jeudi soir) du mois de Rajab, entre les prière du Maghrib et du ‘Ichâ’, 20 rak‘ah de prière, comportant chacune la lecture des sourates al-Hamd et al-Ikhlâç, commande la conjuration des supplices de la tombe[51].

12-Le jeûne de 4 jours au mois de Rajab, ainsi que 12 jours du mois de Cha‘bân.

13-La lecture de la sourate al-Mulk (chapt. 67) sur la tête du mort. Selon Ibn Abbas, un homme installa un jour sa tente sur l’emplacement d’une tombe sans le savoir. Et alors qu’il récitait par hasard la sourate al-Mulk, il entendit un cri strident disant “c’est une sourate salvatrice”[52]. Aussi informa-t-il le Prophète (P) de ce qu’il avait entendu. Le Prophète (P) lui dit : “Certes, oui, c’est une sourate qui sauve (le mort) des supplices de la tombe.

14-On rapporte que le Prophète (P) dit : “Quiconque dit 3 fois l’invocation suivante lors de l’enterrement d’un mort “Allâhumma innî as’aluka bi-Haqqi Muhammadin wa Âle Muhammadin an-lâ tu‘ath-thiba hathâ-l-mayyit” (O mon Dieu je te demande par Muhammad et les membres de la Famille de Muhammad de ne pas torturer ce mort), Allah supprime audit mort les supplices jusqu’au Jour où l’on soufflera dans la Trompe”[53]

15-Al-Tûcî rapporte le hadith suivant du Prophète (P) :“Quiconque accomplit toutes les veilles du vendredi (jeudis soir) 2 rak‘ah de prière dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd (1 fois) et la sourate al-Zalzalah (chapt.99) 15 fois, Allah lui accordera une assurance contre les supplices de la tombe et les terreurs du Jour de la Résurrection”.

16-L’accomplissement, la nuit du 14 au 15 Rajab, de 30 rak‘ah de prière dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd, suivie de 10 fois la sourate al-Ikhlâç, met à l’abri des supplices de la tombe”[54]. Il en va de même si on accomplit cette prière la nuit du 15 au 16 Rajab ou la nuit du 17 au 18 Rajab. De même, on sera préservé des supplices de la tombe si on :

-Accomplit la veille (la nuit) du 1e Ch‘abân, 100 raka‘ah de prière comportant chacune la lecture de la sourate al-Hamd et de la sourate al-Ikhlâç, ainsi que la récitation de la sourate al-Ikhlâç 50 fois après la fin de la prière.

-Accomplit la nuit du 23 au 24 Cha‘bân deux rak‘ah de prière comportant chacune la lecture de la sourate al-Hamd, une fois et la sourate al-Naçr (chapt 110) 10 fois.

- Accomplit la journée du 15 Rajab 50 rak‘ah comportant chacune la lecture des sourate al-Hamd, al-Ikhlâç, al-Falaq (chapt. 113) et al-Nâs (chapt. 114)[55].

Le Troisième obstacle : L’interrogatoire de Munkar et Nakîr dans la tombe :

L’Imam al-Sâdiq (p) dit : “Il n’est pas au nombre de nos chiites (adeptes) quiconque renie trois choses : “L’Ascencion (al-Mi‘râj), l’interrogatoire dans la tombe et l’intercession“[56]

Il est rapporté[57] que les deux Anges (Munkar et Nakîr) arrivent sous une forme terrifiante, avec une voix comme le tonnerre et des yeux pareils à l’éclair. Et ils interrogent le mort : “Qui est ton Seigneur ? Qui est ton Prophète ? Quelle est ta religion ? Quel est ton Imam ? etc.” Et étant donné qu’il est difficile pour le mort de répondre dans une situation terrifiante comme celle-ci, il est normal qu’il ait besoin de l’aide. De là la raison d’être du “talqîn” (la dictée, l’inculcation), lequel doit se faire dans deux endroits :

1-Lorsqu’on est en train de déposer le mort dans la tombe, et là il est recommandé que l’on tienne son épaule droite avec la main droite et son épaule gauche avec la main gauche et que l’on le secoue et le remue pendant la dictée et son dépôt dans la tombe.

2-Lorsqu’il sera enterré, et là il est recommandé que l’un de ses proches, notamment son tuteur, s’assoit du côte et près de la tête du mort, lorsque les autres participants au cortège funèbre seraient partis, pour lui faire à haute voix le talqîn. Il est recommandé que celui qui fait le talqîn pose ses mains sur la tombe et y rapproche sa bouche, car il est dit que lorsque les deux Anges entendent ce talqîn, Munkar dit à Nakîr :“Retournons. On lui a dicté l’argument (la réponse); l’interrogatoire n’est plus nécessaire” et ils rebrousseront chemin sans l’interroger”[58]

Dans son oraison funèbre de son fils Tharr, Abû Tharr, l’un des Compagnons du Prophète les plus intimes, les plus pieux et les plus intègres, laisse entrevoir ce qui attend le mort après son inhumation. Essuyant la surface de la tombe avec sa main Abu Tharr dit : “Qu’Allah te couvre de Sa Miséricorde, car par Allah, tu étais bienfaisant envers moi et tu t’es bien acquitté des devoirs de  filiation. Maintenant que tu m’as été arraché et que tu t’es séparé de moi, j’en suis content, et par Allah je ne pâtis pas de ton départ ni rien ne me manque à cause de ce départ, car je n’ai besoin de personne d’autre qu’Allah. Et sans le choc de la confrontation avec terreur de l’après-mort, j’aurais été heureux d’être à ta place, mais je voudrais palier à ce que j’ai manqué de faire dans ma vie et me préparer à cet autre-monde (le monde de l’après-mort). L’affliction que tu éprouves maintenant m’a distrait de ma propre affliction de ta mort, c’est-à-dire que le fait de me soucier et de m’occuper de l’accomplissement des actes cultuels qui pourraient t’être utiles, me fait oublier mon affliction de ta perte. Par Allah je n’ai pas pleuré de te voir mourir ou de t’avoir perdu, mais de ce qui t’attendra et de ce que tu subiras ! Que je désire savoir ce qu’on t’a demandé et ce que tu a répondu (l’interrogatoire de Munkar et Nakîr) ! O mon Dieu ! Je renonce à mes droits sur lui que Tu lui as imposés, renonce alors à Tes droits sur lui que Tu lui a imposés comme obligation, car Tu es certes plus digne que moi de générosité et clémence”[59].

L’Imam al-Sâdiq (p) décrivant la scène de l’interrogatoire par Munkar et Nakîr, dit : “Lorsque le croyant mort est mis dans la tombe, sa Prière (qu’il a accomplie de son vivant) se met à sa droite, sa Zakât, à sa gauche, ses bonnes oeuvres et ses bonnes actions au-dessus de lui, alors que sa patience se tient à l’écart. Lorsque les deux Angers se présentent pour l’interroger, la Patience dit à la Prière, la Zakât et aux bonnes actions : “Aidez votre compagnon (le mort), et si vous n’y parvenez pas, moi je suis prête à le faire !”[60]

Al-Majlicî, citant l’Imam al-Bâqir et l’Imam al-Sâdiq (p), écrit dans “al-Mahâsin” : “Lorsque le croyant mort est enterré, six visages, dont chacun est plus beau, plus parfumé et plus propre que les autres, entrent avec lui dans la tombe. Ils s’installent respectivement dans six endroits différents: à sa droite, à sa gauche, derrière lui, devant lui, à côté de ses pieds, et le plus beau d’entre eux se met du côté de sa tête. Lorsque l’interrogatoire et les supplices se dirigent vers l’un des six côtés, le visage qui s’y trouve installé les empêche de l’atteindre. Le visage le plus beau demande alors aux autres visages : “Mais qui êtes-vous ? Qu’Allah vous récompense bien de ma part.” Là, le visage installé à la droite du mort répond : “Je suis As-Salât (la Prière)”, celui installé à gauche : “Je suis la Zakât”, celui qui fait face au mort : “Je suis le Jeûne”, celui qui se trouve derrière lui : “Je suis le Hajj (le Pèlerinage de la Mecque), et celui installé près de ses pieds : “Je suis les bonnes actions et la bienfaisance envers les frères croyants”. Puis les cinq visages demandent ensemble, à leur tour au plus beau visage : “Et toi, qui es si beau et si parfumé, qui es-tu ?” Il répondra : “Je suis la Wilâyah (l’attachement à la Direction) des Ahl-ul-Bayt (P)[61].

Toujours dans le même registre, al-Sadûq note que le jeûne de 9 jours au mois de Cha‘abân conduit Munkar et Nalîr à se montrer compatissants lors de l’interrogatoire.

Selon l’Imam al-Bâqir (p) le fait de veiller la nuit du 22 au 23 Ramadhân en adoration, et notamment en accomplissant 100 rak‘ah de prière génère beaucoup de récompensent spirituelles, notamment la conjuration de la terreur de Munkar et Nakîr.

Il est enfin important de rappeler que l’enterrement dans la ville de Najaf ( Irak) où se trouve la tombe de l’Imam Ali (p) vaut l’élimination de l’interrogatoire de Munkar et Nakîr. Voici quelques  contes connus à cet égard :

Al-Allâmah al-Majlicî rapporte le récit suivant d’un habitant pieux de la ville de Kûfa : “Lors d’une nuit pluvieuse que je passais dans la Mosquée de Kûfa, on a frappé à la porte attenante au Mausolée de Muslim Ibn ‘Aqîl[62]. Quand on a ouvert la porte, un cortège funèbre est entré et on a déposé le cercueil à côté de la tombe de Muslim Ibn ‘Aqîl (p). Un membre du cortège s’est alors endormi. Dans son sommeil il fit un rêve où il vit venir deux individus près du cercueil. L’un dit à l’autre : “Vérifie si nous avons un compte à lui demander de régler avant qu’il n’atteigne Najaf où ne nous pourrons plus rien contre lui”[63]. Sur ce, le rêvant se réveilla et raconta à ses compagnons le contenu de son rêve. Ceux-ci conduisirent le cortège immédiatement à Najaf”[64].

Dans le même registre, al-Muhaqqiq al-Bahbahânî témoigne : “J’ai vu en songe l’Imam al-Hussain (p) et je lui ai demandé : “Mon Maître et mon Tuteur! Un mort qui est enterré à votre voisinage subira-t-il l’interrogatoire ?” Il répondit : “Qui parmi les Anges osera-t-il l’interrogé !?”

Un autre conte

Il est relaté dans “al-Habl al-Matîn” que Mîr Mu’în Achraf, l’un des Serviteurs pieux du Mausolée de l’Imam al-Redhâ (p), à Mach-had (Iran) témoigne : “J’ai fait un rêve dans lequel je sortais du bureau des Serviteurs (chambre de garde) du saint Mausolée pour faire mes ablutions. Quand je me suis trouvé dans l’enceinte (du Mausolée), j’ai vu un groupe d’homme nombreux y entrer, et suivre un personnage prestigieux, au visage lumineux et brillant. Les hommes qui le suivaient portaient des pics. Lorsqu’ils sont arrivés au milieu de l’enceinte, l’homme au visage lumineux leur a ordonné de déterrer une tombe et dit en désignant le cadavre qui y était inhumé : “Sortez-moi cet homme ignoble”. Lorsqu’ils ont commencé à creuser, je leur ai demandé : “Quel est ce personnage prestigieux qui vous commande ?” Ils ont répondu : “C’est l’Imam Ali (p)”. En ce moment-là j’ai vu l’Imam al-Redhâ (p) sortir du Mausolée et venir vers l’Imam Ali. Il l’a salué. L’Imam Ali a répondu à sa salutation. L’Imam al-Redhâ l’a supplié alors : “O grand-père ! Je te demande et je t’implore de pardonner à ce mort et d’oublier sa faute !” L’Imam Ali (p) lui a dit : “Sais-tu que ce pervers et libertin buvait de l’alcool ?” “Oui, mais avant de mourir il a demandé dans son testament d’être enterré dans mon voisinage. Aussi te demande-je de lui pardonner ! L’Imam Ali (p) a accédé à sa demande : “Je lui pardonne pour toi” et il est sorti. Je me suis alors réveillé terrifié et j’ai réveillé mes collègues avec qui nous sommes allé vers l’endroit que j’avais vu en rêve. J’ai remarqué que la tombe en question était nouvelle et qu’un peu de terre en était enlevée. J’ai demandé qui était enterré dans cette tombe, et on m’a répondu que c’était un Turc qui y avait été inhumé la veille”.[65]

al-Barzakh

Parmi les étapes terrifiantes du long voyage vers l’autre-monde figure le Barzakh (le monde intermédiaire entre la mort et le Jour de la Résurrection) que le Coran évoque : “Derrière eux (après la mort), il y a une barrière (barzakh) jusqu’au Jour où ils seront ressuscités”[66].

Un jour l’Imam al-Sâdiq (p) dit : “...Car par Allah je crains pour vous le Barzakh !” On lui demanda alors : “Et qu’est-ce que le Barzakh ?”  Il répondit : “C’est la tombe depuis la mort jusqu’au Jour de la Résurrection”[67].

Dans son livre “Lub al-Lubâb”, al-Qutb al-Râwandî écrit que les morts se présentent chaque nuit de jeudi à vendredi du mois de Ramadhân en larmes. Ils appellent leurs familles, leurs enfants et leurs proches en criant : “Compatissez à notre sort et faites-nous la faveur de bénéficier de vos bonnes actions et de vos bienfaits. Ne nous oubliez pas, qu’Allah vous entoure de Sa Miséricorde ! Car nous sommes assis dans des prisons étroites, accablées d’une profusion d’angoisses et d’afflictions profondes. Ne soyez pas avares de vos du‘â’ et de vos aumônes en notre faveur, avant que votre sort ne soit pareil au nôtre. Ce faisant, peut-être Allah vous entourera-t-Il de Sa Miséricorde ! Quels remords ! Nous étions comme vous dans l’aisance, mais nous n’avons pas fait des dépenses pour la cause d’Allah. Il s’est ensuivi que notre argent est devenu un malheur pour nous, et un bénéfice pour les autres ! Ecoutez-nous! N’oubliez pas de nous accorder vos actes de bienfaisance ! Faites-nous la faveur de donner en aumône en notre nom, un dirham, un pain ou tout ce que vous voulez ! Car demain sera votre tour de nous rejoindre et de pleurer comme nous, sans que vos larmes ne servent à rien, tout comme les nôtres ne nous sont d’aucune utilité ! Saisissez donc l’occasion avant qu’il ne soit trop tard et avant que votre sort ne soit comme le nôtre !”[68].

On rapporte que le Prophète (P) recommanda un jour : “Envoyez vos cadeaux à vos morts !” Lorsqu’on lui demanda quels étaient les cadeaux des morts, il répondit :“L’aumône et le du‘â’ ”, et d’ajouter : “Les âmes des morts viennent chaque vendredi vers ce monde devant les maisons. Ils se mettent à crier tristement et à se lamenter en appelant leurs familles, leurs amis et leurs enfants à l’aide et à la compassion : “Soyez compatissants envers nous en dépensant ce que nous possédions, qu’Allah vous couvre de Sa Miséricorde ! D’autres ont bénéficié de nos biens, alors qu’on nous  demande d’en fournir les comptes. Compatissez à notre sort par l’offre en aumône d’un dirham, un pain ou un vêtement, qu’Allah vous revête de l’habit du Paradis !” Puis le Prophète (p) pleura tellement que ses larmes l’empêchèrent de parler et que tous ses compagnons éclatèrent en sanglots. Et le Prophète (P) d’ajouter : “Ce sont vos frères de religion. Ils se sont transformés en terre après avoir joui de la vie. Ils crient de douleur des supplices et disent : “Si nous avions dépensé des biens dont nous disposions entre nos mains pour l’agrément d’Allah, nous n’aurions pas besoin de vous !” Puis ils retournent avec un soupir et des remords en s’écriant : “Envoyez-nous rapidement vos aumônes”[69].

Selon un autre hadith, le Prophète (P) dit aussi : “Quand l’un d’entre vous fait l’aumône au nom d’un mort, un Ange porte cette aumône sur un plateau de lumière dont les rayons s’étendent jusqu’au ciel, et il s’arrête au bord de la tombe en criant à tue-tête : “Que la paix soit sur vous, o habitants des tombes. C’est le cadeau de vos parents pour vous”. Le mort le reçoit alors et le met dans sa tombe, laquelle s’élargit tout de suite”. Le Prophète (P) d’ajouter :“Sachez que quiconque offre une aumône au nom d’un mort, obtiendra d’Allah une récompense spirituelle aussi grande que la montagne d’Uhud, et le Jour de la Résurrection, il sera sous l’ombre du Trône d’Allah, à un moment où il n’y aura pas d’autre ombre. L’aumône sauve aussi bien les morts que les vivants”[70].

Selon al-‘Allâmah al-Majlicî dans “Zâd al-Ma‘âd”, le croyant ne doit pas négliger de se rappeler ses proches morts, car ceux-ci n’ont plus la possibilité d’accomplir des bonnes actions et les actes de bienfaisance (pour se racheter) et espèrent vivement que leurs descendants, leurs proches et leurs frères croyants en général le font à leur place et en leur nom. Ils attendent d’eux un geste de bienfaisance de leur part et surtout leur do‘â’ lors de la Prière de la Nuit. Le croyant doit faire le do‘â’ à ses parents après les Prières obligatoires et dans les lieux saints, sans oublier les bonnes oeuvres dédiées à leur mémoire. Car selon le Hadîth : “Peut-être un homme qui avait été noté comme ‘âq (désobéissant à ses parents) de leur vivant, serait-t-il considéré comme bâr (obéissant et bienfaiteur envers ses parents) après leur mort, grâce aux bonnes oeuvres qu’il aura accomplies en leur nom. De même un homme qui avait été noté comme bâr envers ses parents de leur vivant, serait-il enregistré comme ‘âq envers eux, à cause de son manque d’accomplissement d’actes de bienfaisance qui leur sont dus”.

Parmi les devoirs les plus importants qu’on doit accomplir envers les parents et les proches figure l’acquittement de leurs dettes impayées et de toutes autres obligations non acquittées envers les gens ou envers Allah. Ainsi, on doit s’efforcer accomplir en leur nom (soit soi-même, soit en déléguant un autre -moyennant rémunération- pour le faire) un pèlerinage dû qu’ils auraient manqué ou tous autres actes d’adoration qu’ils auraient négligés. Selon un hadith sain (çahîh) l’Imam la-Sâdiq (p) accomplissait chaque nuit deux rak‘ah de prière dédiées à son fils, et chaque jour deux autres rak‘ah au nom et à la place de ses parents. Dans la première rak‘ah, de chaque prière il récitait après la sourate al-Hamd, la sourate al-Qadr (chapitre 97), et dans la seconde la sourate al-Kawthar (chapitre 108).

Toujours selon l’imam al-Sâdiq (p) : “Il arrive que le mort qui se trouve en difficulté soit subitement soulagé et que l’on l’informe que ce soulagement est dû à la prière faite à son bénéfice par un tel frère croyant”. Et lorsque le rapporteur de ce hadith demanda à l’Imam s’il était possible qu’on accomplisse une prière de deux rak‘ah pour deux morts à la fois, il répondit par l’affirmative. Il dit également : “Le mort se réjouit du do‘â’ et de l’istigh-fâr[71]

” Et l’Imam d’ajouter : “La Prière, le jeûne, le Pèlerinage, l’aumône, l’acte de bienfaisance et le do‘â’ faits au nom d’un mort parviennent à sa tombe”. Il dit également : “La récompense (la rétribution = ajr) de ces actes (faits au nom d’un mort) bénéficie aussi bien au mort à qui ils sont destinées qu’à la personne qui les lui a dédiés. Selon un autre hadith attribué à l’Imam al-Sâdiq (p) : “Tout Musulman qui accomplit une oeuvre (acte de piété ou de bienfaisance) au bénéfice d’un mort, Allah lui accorde une double récompense tout en faisant parvenir la rétribution de cette oeuvre audit mort.”[72] (Mafâtîh al-Jinân, 2e partie, pp. 71-72)



[1]Sourate Qâf : 50/19.

[2]Sourate Qâf : 50/22.

[3]“Bihâr al-Anwâr” : 6/170.

[4]“Bihâr al-Anwâr” : 6/170 et “Safînat al-Bihar” : 3/553.

[5]On peut trouver ce du’â’ dans “Mafâtîh al-Jinân”, chapitre du mois de Rajab.

[6]“Mustadrak Wasâ’il al-Chî‘ah” : 1/92, Bâb 29, Hadith 1.

[7]“Bihâr al-Anwâr” : 74/380.

[8]Du‘â’ al-Faraj : “Lâ ilâha illâllâhu-l-Halîm-ul-Karîm-u, lâ ilâha illâllâhu-l-‘Aliyy-ul-’‘adhîm-u, Subhân-Allâhi Rabb-is-samâwât-is-sab‘i wa Rabbi-l-ardhîn-as-sab‘i wa mâ fîhunna wa mâ baynahunna wa Rabb-il-‘Arch-il-‘Adhîm-i wa salâmun ’alâ-l-mursalîn-a wa-l-hamdu lillâhi Rabb-il-‘âlamin-a”.

[9] “Bihâr al-Anwâr” : 81/380, 339, 340.

[10]“Bihâr al-Anwâr” : 97/33.

[11]

[12]“Safînat al-Bihâr” : 2/397, le mot “qabr” (tombe).

[13]“Tafsîr Majma’‘ al-Bayân”, et “Bihâr al-Anwâr” : 92/331.

[14] “Mafâtîh al-Jinân”, 2e partie, p.131.

[15]Par exemple, si l’horaire de la Prière de midi commence aujourd’hui à 13 H. et se termine à 17 H., on l’accomplit à 13 H. plutôt qu’à 14 H. Ou à 16h. 45.

[16]“Safînat al-Bihâr” : 2/549.

[17]“Bihâr al-Anwâr” : 74/303.

[18]“Iqbâl al-A‘mâl”, p. 690.

[19]“Wasâ’il al-Chî‘ah” : 17/275.

[20]“Al-Kâfî” : 3/507.

[21]“Al-Kâfî” : 4/268.

[22] “Man lâ Yah-dhuruh-ul-Faqîh” : 1/170

[23] Munkar et Nakîr : deux Anges chargés d’interroger le mort dans la tombe sur ces actes.

[24]“Mustadrak al-Wasâ’il” : 1/148, Bâb 79, hadith 7.

[25]“Safînat al-Bihâr” de Cheikh Abbâs al-Qummî: 2/47.

[26]“Uçûl al-Kâfî” : 3/285.

[27]Dâr al-Salâm” d’al-Nûrî : 2/315.

[28] Jour où l’on soufflera dans la Trompe : expression métaphorique désignant le Jour de la Résurrection.

[29]“Bihâr al-Anwâr” : 8/217

[30] “Bihâr al-Anwâr” : 7/168.

[31]La Nuit de Raghâ’il, c’est la première nuit de jeudi à vendredi du mois de Rajab.

[32]“Mafâtîh al-Jinân”, 1e Partie, p.193.

[33] “Bihâr al-Anwâr” : 6/218.

[34]“Uçûl al-Kâfî” : 4/327, hadith 13.

[35] “Bihâr al-Anwâr” : 6/222.

[36] “Bihâr al-Anwâr” : 6/217 et 220..

[37] “Bihâr al-Anwâr” : 6/221 et “Safînat al-Bihâr” de Cheikh Abbâs al-Qummî: 2/74..

[38]“Bihâr al-Anwâr” : 6/221, Hadith 9.

[39]“Bihâr al-Anwâr” : 74/330.

[40]“Mustadrak al-Wasâ’il” : 1/340, Bâb 11.

[41]“Safînat al-Bihâr” : 2/397.

[42]“Safînat al-Bihâr” : 2/397.

[43] “Safînat al-Bihâr” : 2/397.

[44]“Bihâr al-Anwâr” : 6/221 et 243.

[45]çalât-ul-Layl ou la Prière de l’Après-minuit consiste en 11 rak‘ah répartie en 8 rak‘ah, 2 rak‘ah (çalât al-chaf‘) et une rak‘ah (çalât al-Watr).

[46]“Safînat al-Bihâr” : 2/397.

[47]“Safînat al-Bihâr” : 2/397, le mot “qabr” (tombe).

[48]“Safînat al-Bihâr” : 2/397, le mot “Najaf”.

[49]“Bihâr al-Anwâr” : 6/215.

[50] “Bihâr al-Anwâr” : 82/23, Tome 10.

[51]“Iqbâl al-A‘mâl”, p.629.

[52]“Mustadrak al-Wasâ’il”, 301, Bâb 32, hadith 1.

[53]“Safînat al-Bihâr” : 2/396, le mot “Qabr”.

[54]“Iqbâl al-A‘mâl”, p. 656

[55] “Iqbâl al-A‘mâl”, p. 656, 664, 665, 683, 658.

[56]“Bihâr al-Anwâr” : 6/223.

[57]Id.Ibid.

[58]“Rawdhat al-Muttaqîn” : 1/458.

[59]“Man Lâ Yah-duruhu-l-Faqîh” : 1/185.

[60]“Mustadrak al-Wasâ’il”, 1/183, Bâb 4, et  “Bihâr al-Anwâr” : 6/224 avec une légère nuance.

[61]“Bihâr al-Anwâr” : 6/134.

[62]Muslim Ibn ‘’Aqîl était le neveu de l’Imam Ali (p) et l’émissaire de l’Imam al-Hussain auprès des Kûfites. Il fut assassiné à Kûfa lors de sa venue dans cette ville en vue de vérifier la loyauté de ses habitants envers l’Imam al-Hussain qui préparait son départ pour l’Irak en vue d’organiser la résistance au califat usurpé par Yazîd.

[63]La ville de Kûfa se situe à une dizaine de kilomètre de la ville de Najaf.

[64]“Safînat al-Bihâr” : 2/572, le mot “Najaf”.

[65]“Dâr al-Salâm” d’al-Nûrî : 1/286.

[66]Sourate al-Mu’minûn : 23/100.

[67]“Safînat al-Bihâr” : 1/71.

[68]Idem.

[69]“Jami‘ al-Akhbâr”, p. 197.

[70]Idem.

[71]Dire : “Astagh-fir-ullâha” (Je demande pardon à Allah”.

[72] (Mafâtîh al-Jinân, 2e partie, pp. 71-72)

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La philosophie de la fête en Islam et d’Aïd El-Fitr en particulier


Sur la notion de fête en Islam, on rapporte de l’Imam ‘Ali – paix sur lui -

"انما هوعید لمن قبل الله صیامه و شكر قیامه، وكل ‏یوم لا یعصى الله فیه فهو عید"

El-Fitr est une fête pour celui dont Dieu accepte le jeûne et récompense les prières,

désobéi est un jour de fête" et chaque jour dans lequel Dieu n’est pas

Imam ‘Ali – paix sur lui – a tiré cette parole de la source de la Révélation puisqu’il a posé la question au Prophète (pslf) après son discours sur les bienfaits du mois de Ramadhãn: «quelle est la meilleure action pendant le mois de Ramadhãn?». Le Saint Prophète a répondu: «éviter les interdits de Dieu».

C’est-à-dire que la fête (de l’arabe Aïd = «retour») un retour sur soi et sur sa nature innée monothéiste.

Le sujet d’Aïd El-Fitr dans le Coran

Le terme «Aïd» apparaît une seule fois dans le Coran en relation avec le saint Prophète Jésus, fils de Marie – paix sur eux – et ses apôtres, qui dirent afin de compléter leur foi: «ton Dieu peut-il nous envoyer un repas venu du ciel?». Jésus – paix sur lui – s’inquiéta de cette requête qui traduisait un doute et une hésitation de la part de ses disciples et dit: «craignez Dieu si vous avez la foi». Mais il comprit bientôt que ce qu’ils désiraient réellement, c’était observer un grand miracle de la part de Jésus –paix sur lui-, afin que leur cœur soit complètement rassuré et purifié de tout doute, si bien qu’il s’adressa à Dieu en ces termes:

«Ô Dieu! Notre seigneur! Fais descendre sur nous une table servie du ciel, qui soit pour nous une fête pour le premier et le dernier d’entre nous et un signe de Ta part»

«اللهم ربنا انزل‏علینا مائده من السماء تكون لنا عیدا لاولنا وآخرنا وآیه منك؛ خداوندا مائده‏اى ازآسمان برما بفرست تا عیدى براى اول و آخرما باشد و نشانه‏اى ازتو.»

Puisque le jour de la descente d’une «table servie» est le jour du renouement avec la victoire, la pureté et la foi en Dieu, Jésus - paix sur lui- le nomma «fête» si bien que dans le Coran, le terme «Aïd» signifie «répétition» annuelle et «complétion».

Toutefois, d’Aïd El-Fitr devient réellement «fête» quand le mois de Ramadhãn a vraiment été l’occasion d’un effort sur soi, d’une victoire sur soi et si nous sentons un profond changement en nous.

Le Coran considère ouvertement la connaissance de Dieu et la religion comme une question innée; ainsi en est-il du verset 30 de la Sourate Les Romains:

«فاقم وجهك للدین حنیفا فطرة الله التى فطرالناس علیها لاتبدیل لخلق الله ذلك الدین القیم.»

«Ô Prophète! Tourne ton visage vers la vraie religion de Dieu, cette nature innée selon laquelle Dieu a créé les êtres humains; tu ne trouveras aucun changement dans la création de Dieu».

«   On recense deux catégories de natures innées: celle du cœur et celle de la raison. La nature innée de la raison, c’est-à-dire l’argumentation rationnelle amène l’être humain arrivé au sommet de sa raison, à avouer suite à l’observation de l’Univers, que cet ordre universel n’a pas pu être créé sans un intellect rationnel; cette raison innée rationnelle atteint l’objectif sans avoir besoin d’un professeur, mais la nature innée peut signifier autre chose: la nature innée du cœur grâce à laquelle on peut plus facilement qualifier la religion, de sorte que l’être humain,  quand il observe les profondeurs de son âme, voit la lumière de la vérité et entend un appel avec les oreilles de son cœur à la source de la connaissance et sent un pouvoir sans égal de l’existence, que l’on appelle parfois «l’entendement conscient»; c’est un entendement comparable au fait pour un individu de voir une fleur, celui-ci est alors conscient de sa beauté sans qu’il ait besoin de l’argumenter et il y prend un réel plaisir

L’Aïd El-Fitr signifie littéralement «retour sur sa nature innée»; en fait, la question de l’effort sur soi pendant le mois de Ramadhãn porte l’individu vers un état dans lequel tout voile d’ignorance, passion et obstacle est retiré de la voie vers la nature innée et l’être humain musulman retrouve sa nature innée qui n’est autre que la religion de Dieu;

Les psychologues ont identifié quatre domaines innés dans l’âme de l’être humain: le sentiment de connaissance, le sentiment esthétique, le sentiment du bien et le sentiment religieux. L’omniprésence de ce sentiment religieux se veut un autre signe pour qualifier la religion d’innée.

Dans sourate « Fatir » : « Le créateur », verset (1) ALLAH dit :

الحمد لله فاطر السموات و الأرض


" Al hamdulillahi Fatiri assamawati wal-ard"

« Louange à Dieu, créateur des cieux et de la terre ».


Le mot "Fatir" : issu du verbe « Fatara » ou « chaqqa » qui veut dire : couper, fissurer ou briser.

Les savants ont expliqué la création des terre et des cieux par ce phénomène qui consistait à fissurer le néant pour créer la terre et les cieux.
Ce qui nous intéresse ici c’est le verbe « fatara » qui veut dire couper et fissurer .
Quand on mange la soir après une journée de jeûne on dit qu’on coupe le jeûne.
Et c’est la même chose pour la fin du mois : on coupe le mois de Ramadan pour passer à un autre mois, d’où l’appellation de la fête de « Al-Fitre »


lundi, 05 août 2013 16:36

La fête "al-Fitr":Mabrouk

La fête "al-Fitr"

Moubarak


Le jour du Fitr. C’est un jour béni. Dieu, le Très-Haut, a voulu que les Musulmans de tout le monde s’y rencontrent et se sentent unis en fêtant, après avoir senti qu’ils sont unis pendant le mois de Ramadan en jeûnant le jour, en priant la nuit et en implorant Dieu, à Lui la Grandeur, dans leurs invocations Lui demandant de leur permettre d’être proches de Lui.

Avons-nous pu pendant le mois de Ramadhãn, laver la poussière d’ignorance, de déviation et de pêché, qui recouvrait notre nature innée pure donnée par Dieu? Si c’est le cas, on annonce la victoire sur le Tãghout de l’âme pendant la prière d’Aïd El-Fitr en ces termes:

«Dieu est plus grand ! Dieu est plus grand! Il n’est pas de dieu si ce n’est Dieu et Dieu est le plus grand et à Dieu la louange et la louange à Dieu pour nous avoir guidé sur le droit chemin et merci à lui pour l’autorité qu’il a sur nous»

"الله اكبر، الله اكبر، لا اله الا الله و الله اكبر ولله الحمد والحمدلله على ما هدانا وله الشكرعلى ما اولانا"

Hadîth du Sainte Prophète Mohammad (psl) qui dit : "C'est une fête pour celui dont le jeûne et la prière ont été agréés par Dieu". (Rapporté par Ali ibn Abitaleb p)

Ali ibn Abitaleb (p) a  dit dans l'un de ses discours, à l'occasion de la fête "al-Fitr": son discoure :

" Chaque jour où Dieu n’est pas désobéi est une fête". "O gens ! Ce jour où vous vous trouvez est un jour dans lequel les bienfaiteurs sont récompensés -pour leurs bonnes actions effectuées dans l'esprit de l'obéissance  Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire- et un jour dans lequel les fautifs- ceux qui n'auront pas assumé leurs responsabilités lors de ce mois béni- sont perdants. C'est un jour qui ressemble à celui de votre Résurrection - Lorsque vous rejoignez les mosquées pour vous dresser devant  Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, pour invoquer Sa satisfaction et pour implorer Sa miséricorde, vous faites quelque chose de semblable à ce que vous ferez lorsque vous serez conduits devant  Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, au Jour de la Résurrection. Rappelez, en sortant de vos maisons pour rejoindre les mosquées, le moment dans lequel vous sortirez de vos tombes pour être conduits devant Dieu, lorsque Dieu fera sortir les hommes, vivants, de leurs tombes au jour de la Résurrection. Rappelez, en vous dressant dans vos mosquées, le moment où vous serez dressés devant votre Seigneur. Rappelez, en rentrant chez vous, après la prière de la fête, le moment où vous rentrez, après le jugement, pour rejoindre le Paradis ou l'Enfer. Sachez, ô serviteurs de Dieu, que la moindre récompense qui sera allouée à ceux et à celles qui jeûnent sera le fait d'être appelés, au dernier jour du mois de Ramadan, par un Ange qui leur dit : "Ayez, ô serviteurs de Dieu, la bonne nouvelle : Dieu vous a pardonnés vos fautes passées, pensez donc à votre action à venir !".

C'est la fête, la fête de "al-Fitr" (la rupture du jeûne). C'est un jour que Dieu a consacré comme fête aux Musulmans afin qu'ils vivent, dans son ambiance, tous les sens de la spiritualité qui les fait élever vers Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire. Afin qu'ils vivent la joie spirituelle parce qu'ils ont assumé leurs responsabilités envers Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, en obéissant à Ses ordres, en exécutant ce qu'Il leur conseille et en évitant ce qu'Il leur déconseille.

Le Jour de la rétribution

L'Imâm al-Hassan (p) a vu, un jour du Fitr, un groupe de gens qui s'amusaient et riaient. Il s'est arrêté face à eux et il leur a dit : "Dieu a fait du mois de Ramadân un champ de course pour ses créatures. Ils devraient y concurrencer en Lui obéissant pour gagner Son agrément. Ceux qui devancent les autres sont ceux qui gagnent et ceux qui s'attardent sont ceux qui perdent. Il est tellement et tellement étrange de voir quelqu'un rire et jouer à un jour où l'on rétribue les bienfaiteurs et où perdent les fautifs. Par Dieu, si la couverture (derrière laquelle se trouve l'Autre monde) pouvait s'enlever, ils auraient su que le bienfaiteur est occupé de ses bienfaits et que le malfaiteur est occupé de ses méfaits".

La fête est le jour où Dieu veut que l'homme soit content du fait que Dieu est content de lui, et qu'il soit content parce qu'il introduit la joie dans les cœurs des autres. La fête, et en particulier celle du Fitr, (la rupture du jeûne à la fin du mois de Ramadan) commence par le sentiment du pardon divin. L’Imam 'Alî a dit : "C'est une fête pour celui dont Dieu lui a agréé son jeune et ses prières. Chaque jour où Dieu n'est pas désobéi est une fête".


Que faire après la fête ? Une question que nous posons alors que nous vivons encore cette joie de la fête.

Quel est le programme à suivre pour les jours à venir ? La marche s'arrête-t-elle de la recherche de la joie et de la régulation telles qu'elles sont voulues par Dieu ? L'effort se relâche-t-il et le contrôle intérieur s'affaiblit-il ? Retournerons-nous à notre rythme antérieur sans remaniement et évolution ? Ce sont des questions que doit se poser avec insistance chacun d'entre nous, car, chers bien-aimés, le lien avec Dieu doit se poursuivre en se renouvelant après le mois de Ramadan et la fête. Il nous faut fixer plusieurs importants objectifs à atteindre. Le premier est de faire en sorte que Dieu nous retrouvera changés au prochain mois de Ramadan, ou plutôt en état de faire tout ce qui est en notre possibilité pour purifier notre esprit, pour nourrir notre raison et pour faire davantage de bien envers ceux qui nous entourent.

Le prochain mois de Ramadan ne nous retrouvera-t-il avec des projets de véritable joie dans notre vie ? Avec l'intention d'agir sans relâche pour faire jaillir la joie en nous ? Pour que la joie donne à notre vie le sens de son existence et de son repos ?

Cette joie de ce monde ci, nous la vivons pas après pas pour arriver à la plus grande joie, celle de l'Autre monde : ((Le Jour où chacun trouvera présent [devant soi] ce qu’il a fait de bien et ce qu’il a fait de mal, il souhaitera entre soi [-même] et lui (le mal) une grande distance. Dieu vous met en garde de [désobéir à] Lui. Dieu est Compatissant envers [Ses] serviteurs.)) (Coran III, 30). ((Qui aura fait le poids d’un atome de bien le verra. Qui aura fait le poids d’un atome de mal le verra.)) (Coran XCIX, 7-8).

Seigneur ! Réjouis nos cœurs par la foi et par le Coran, par le bien, par la science et par la guidance. Que chaque année soit bonne pour vous !

Invocation45 de Sahifa Imam Zainolabedine.

En faisant Ses adieux avec le mois de Ramadan.

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45. Ô Dieu! Ô Celui qui ne désire aucune récompense! Ô Celui qui ne regrette point Ses Dons! Ô Celui qui récompense Son serviteur bien plus de ce qu'il mérite! Ta Bonté précède la demande, Ton Indulgence est une Grâce, Ta Punition est Justice, Ton Décret est une choix pour le meilleur! Si Tu donnes, Ton Don n'est teinté d'aucune obligation, et si Tu refuses, Ton refus n'est point une transgression! Tu remercies celui qui Te rend Grâce quand c'est Toi qui l'inspires à Te rendre grâce! Tu récompenses celui qui Te loue en lui apprenant Ta Louange. Tu couvres celui qui, si Tu le voulais, Tu l'aurais dénoncé et Tu es Généreux envers celui à qui Tu pouvais lui refuser Ton Pardon, pendant que les deux, méritent Ta Dénonciation et Ton Refus, mais Tu as fondé Tes Actions sur la Grâce, et as exécuté Ta Puissance avec la Tolérance. Tu as reçu avec Clémence et Douceur celui qui Ta désobéi, et Tu accordes un délai à celui qui avait l'intention de se faire du mal. Tu leur accordes un délai avec Ta Patience, pour qu'ils reviennent vers Toi, et Tu réfrènes à les dépêcher vers la repentance, de sorte que celui qui malgré Ta Volonté doit périr ne périt pas, et celui qui a abusé de Tes Bontés et mérite le malheur n'est point malheureux, sauf après Tes longues Menaces, et des preuves consécutives envers lui, et tout ceci est dû à la Générosité de Ton Indulgence, Ô Celui qui est Généreux! Et aussi à la Grâce de Ta Tendresse, Ô Celui qui est Clément! C'est Toi qui as ouvert pour Tes serviteurs une porte à Ton Indulgence, et que Tu as nommée "repentance"!. Tu as placé sur cette porte, un signal de Ta Révélation, pour que personne ne puisse se perdre. Tu as dit (Béni soit Ton Nom)! "Ô vous les croyants! Revenez à Dieu avec un repentir sincère. Il se peut que votre Seigneur efface vos fautes, et qu'Il vous fasse entrer dans des Jardins où coulent les ruisseaux. Le Jour où Dieu ne couvrira de honte, ni le Prophète, ni ceux qui auront cru avec lui. Leur lumière courra devant eux et à leur droite. Ils diront: 'Notre Seigneur! Parachève pour nous notre lumière; Pardonne-nous! Oui, Tu es Puissant sur toute chose. Or, quelle est l'excuse de celui qui néglige à entrer dans cette maison, après l'ouverture de la porte, et l'érection du signal? C'est Toi qui, dans ce commerce, renchéris à l'avantage de Tes serviteurs, en désirant leurs profits dans le commerce qu'ils font avec Toi, et leurs profits par leur rapprochement à Toi, et leurs gains de Ta part, car Tu à dit: Toi, dont le Nom est Béni et Tu es Exalté! "Celui qui accomplit une bonne action, recevra dix fois le nombre de ce qu'il a fait, et celui qui commet une mauvaise action, recevra sa punition exactement à la mesure de son méfait". Et Tu as dit: Ceux qui dépensent leurs biens dans le chemin de Dieu sont semblables à un grain qui produit sept épis; et chaque épi contient cent grains. Dieu accorde le double à qui Il veut. Dieu est présent partout et Il sait. Et Tu as dit: "A celui qui fait à Dieu un beau prêt, Dieu le lui rendra avec abondance." Ainsi, par de pareils versets que Tu as faits descendre dans le Coran, Tu as parlé sur la multiplication des bienfaits. De par Ta Parole sur Ton Monde Invisible, et de par Ton Encouragement, dans lesquels résident leurs bonnes fortunes, c'est Toi qui les as guidés vers les choses que si Tu leur avais cachés, leurs yeux ne les auraient certainement point vues, et leurs oreilles ne les auraient point entendues, et leur imagination ne les aurait point perçues, car Tu as dit: "Souvenez-vous de moi, et je me souviendrai de vous, rendez grâce à Moi!" et ne soyez point ingrats envers Moi!" Tu as dit: "Si vous êtes reconnaissant, j'élèverai votre station, j'augmenterai vos biens mais si vous êtes ingrats, Mon châtiment sera sûrement terrible"! Et Tu as dit: "Suppliez moi, et je vous répondrai; sûrement ceux qui par orgueil, se retiennent de M'adorer, entreront à la Géhenne, complètement abjects!" Ainsi Tu as nommé l'action de Te supplier "Adorer", et l'action de refuser de faire cela "Orgueil", et Tu as menacé que le fait de refuser de faire cela, se terminerait à entrer dédaigneusement à la Géhenne! Ainsi Tes serviteurs se souviennent de Toi pour Ta Grâce et Ta Bonté, et Te remercient pour Tes Bienfaits, et Te supplient de par Ta Commande, et donnent des aumônes, pour recevoir le surplus de Ta Générosité; Et dans tout cela réside leur délivrance de Ta Colère, et leur succès d'atteindre Ton Bon Plaisir. Et si une créature existait qui dirigeait une autre créature vers le droit chemin, comme ce que Tu fais pour Tes serviteurs, elle serait sans doute digne de Ta Générosité, et serait qualifiée de bonne, et louée en toutes les langues. Louange appartient à Toi, aussi longtemps qu'existe une voie pour Te glorifier, et des mots et des expressions par lesquels Tu sois loué, et des sens qui soient utilisés en louange de Toi! Ô Celui qui se montre Louable envers Ses serviteurs, de par la Bienfaisance et la Générosité, en les inondant de Bonté et de Grâce (Miséricorde). Combien Ta Faveur a été distribuée parmi nous, et Ta Tendresse offerte à nous en profusion, et Ta Bonté qui nous appartient tout particulièrement! Tu nous as guidés vers Ta Religion, et à Ta Croyance louable, et à Ta Voie, dont Tu as facilité la traversée, et nous as faits percevoir le moyen (la voie) de rapprocher à Ta Personne, et atteindre Ta Générosité! Ô Dieu! Tu as désigné parmi les meilleurs de ces devoirs, et parmi les obligations les plus spéciales: le mois de Ramadan! Tu l'as particularisé aux autres mois, Tu l'as choisi parmi tous les temps et tous les âges, et l'as préféré à tous les autres temps de l'année, à cause du Coran et de la Lumière que Tu as faits descendre dans ce mois, et par la foi que Tu as multipliée dans ce mois, et par le jeûne que Tu as décrété dans ce mois, et par la veille que Tu as exhorté, et par la "Nuit qui décrète les Destins", que Tu as révérée dans ce mois, comme étant la nuit qui est meilleure que mille mois! Donc de par ce mois, Tu nous as préférés à d'autres communautés, et de par son mérite, Tu nous as choisis et préférés aux autres croyants, nous avons jeûné ses journées, et avec Ton Aide, nous sommes restés debout en prière dans ses heures nocturnes, en nous présentant avec son jeûne, et l'action de rester en prière, en nous exposant à Ton Indulgence, que Tu as mis à notre portée, et nous avons trouvé de par ce mois, le moyen d'atteindre a Ta Récompense. Et Tu es Puissant à nous accorder tout ce qui a été demandé et prié de Toi, et Munificent envers tout ce qui a été demandé de Ta Générosité, et près de celui qui s'acharne à se trouver rapproché de Toi. Et en vérité ce mois est resté distingué parmi nous, dans une place spéciale de louange, et nous a parus comme un compagnon admirable et approuvé, et nous a faits don de tous les profits des hommes de ce monde; Ensuite il s'est séparé de nous, au terme de sa durée, et par l'interruption de son temps et l'accomplissement de ses nombres. Ainsi nous lui disons adieu: avec l'adieu de celui dont ladite séparation lui est très pénible; et dont le départ nous attriste et nous chagrine, et nous a laissés dans une solitude terrible, et il nous faut veiller à sauvegarder le contrat qu'il a avec nous, son respect bien inviolable, son droit bien honoré. Ainsi nous disons: que la paix soit avec toi, ô le plus grand mois de Dieu! Ô Fête des fidèles amis de Dieu! Que la paix soit avec toi, ô le plus noble compagnon de tout temps! Ô le meilleur des mois dans tous les jours, et dans toutes les heures! Que la paix soit avec Toi, ô mois dont la réalisation des souhaits y est facilitée, et les bonnes actions y sont bien répandues et abondantes! Que la paix soit avec toi, ô camarade dont le mérite est grand, et l'absence est une disparition douloureuse, ô cause de réjouissance qui, en s'écoulant nous inflige une douleur violente! Que la paix soit avec toi, ô intime compagnon, qui nous as bien confortés en arrivant, et en nous rendant heureux, et qui laisses la solitude en partant, en produisant l'angoisse! Je te salue, voisin dont le voisinage rend les coeurs et diminue les péchés! Je te salue, ô assistant secourable, qui nous aidas dans notre combat contre Satan, compagnon qui facilitas les voies de la bienveillance! Je te salue, ô combien sont abondants les libères de Dieu en toi. Ô combien sont heureux ceux qui observèrent le respect dû à toi! Je te salue, toi qui as effacé combien de péchés! Ô toi qui as voilé combien de fautes, de toutes sortes. Je te salue, ô combien long étais-tu pour les pécheurs! Ô combien redoutable étais-tu dans les coeurs des fidèles! Je te salue, ô mois qu'aucun autre temps ne le rivalise! Je te salue, ô mois où pendant ta durée, toute affaire est en paix et salut! Je te salue, ô mois dont la compagnie n'est pas déplue, et dont l'amitié n'est pas désapprouvée (blâmée)! Je te salue, toi qui, à ton arrivée nous apportas des bénédictions, et nous essuyas toutes les souillures des pèches! Je te salue, ô celui qui au moment de la séparation, on ne lui dit adieu qu avec ennui, et dont on quitte le jeûne sans aucune lassitude! Je te salue, ô celui dont on espérait la venue avant son arrivée, et dont on s'attriste de son départ, avant même qu'il soit écoulé! Je te salue, ô que de maux ont été détournés de nous, de par ta présence, et que biens ont été coulés vers nous, à cause de toi! Je te salue, et aussi la "Nuit qui décrète les Destins" qui est bien meilleure que mille mois! Je te salue, ô combien étions-nous attachés à toi, hier! Et combien soupirerons-nous d'envie pour toi, demain! Je te salue, et aussi ta grâce (abondance), dont nous sommes privées, et tes bénédictions passées qui nous ont été extirpées! Ô Dieu! nous sommes les compagnons de ce mois. De par ce mois, Tu nous as ennoblis, et de par Ta Bonté, nous as accordés du succès, pendant que des malheureux misérables ont ignoré ton temps, et à cause de leur malheur, sont privés de ta grâce. Tu es Le Seigneur et Guide, qui nous as choisis et nous accordas le privilège de la connaissance de ce mois, et de ses pratiques, prescrites et vers lesquelles Tu nous y as conduis, de par le succès que Tu nous as accordés, nous avons accompli les règles du jeûne, et le fait de rester debout en prière, mais avec des manques (insuffisances) et des négligences; Et de beaucoup, nous avons accompli bien peu! Ô Dieu! Ainsi louange appartient à Toi, en admettant nos mauvaises actions, et en confessant notre négligence, et le remord qui s'est noué dans nos coeurs, et notre souhait d'être pardonné, qui est prononcé par la sincère demande d'excuse par nos langues. Récompense-nous malgré la négligence qui nous accapara dans ce mois, avec une récompense par laquelle nous puissions atteindre la Grâce tant désirée, et gagner les variétés mises en réserves et tant souhaitées! Accorde-nous Ton Pardon, pour avoir manqué à Ton Droit pendant ce mois, et dans la vie qui est devant nous, et fais-nous atteindre la venue du prochain Ramadan! Après nous avoir aidés à l'atteindre, viens à notre secours, de sorte que nous puissions accomplir une adoration qui Te sera digne, et quand Tu nous l'as fais atteindre, aide-nous à exécuter l'obéissance que Tu mérites, et accorde-nous des actions vertueuses pour que nous puissions accomplir Ton Bon Droit dans ce mois-ci, et le prochain mois de Ramadan! Ô Dieu! Et quant aux négligences petites ou grandes que nous avons commises dans ce mois, et les méfaits dans lesquels nous nous y sommes entraînés (tombés), et les offenses que nous avons commises, intentionnellement ou bien par oubli, en faisant du mal à nous-mêmes, ou bien en violant le respect dû aux autres, bénis Mohammad et toute sa Famille, et enveloppe-nous dans le voile de Ta Tolérance, et pardonne-nous de Par Ton Indulgence, ne nous dresse pas comme une cible, devant les regards avides des malveillants, et n'allonge pas les langues des calomnieuses vers nous, et emploie-nous dans tout ce qui allégera et fera expier tout ce que Tu désapprouves de nous, dans ce mois, de par Ta Clémence qui ne tarit point, et de par Ta Générosité qui ne se diminue pas! Ô Dieu! Bénis Mohammad et toute sa Famille! Et console-nous de la perte qui nous est arrivée par le départ de ce mois, et bénis-nous en ce jour de fête de "Fêtr" et transforme-le au plus beau jour, parmi les jours que nous avons eus, et Ton Pardon comme le plus attirante celui qui, efface le plus, nos péchés, et pardonne nos péchés, qu'ils soient voilés ou dévoilés! Ô Dieu! Avec l'écoulement de ce mois, dépouille nos esprits des péchés, et des offenses, et avec son départ, fais-nous sortir de nos perfidies, et de par la bénédiction de ce mois, désigne-nous parmi des gens les plus heureux, parmi ceux dont la part de Ta Grâce est plus abondante! Ô Dieu! Quand une personne a observé ce mois, comme il se doit d'être observé, et a sauvegardé son respect, comme il se doit d'être respecté, et s'incline comme il se doit devant ses limites, et a évité les péchés, comme ils se doivent d'être évités, ou bien cherche Ton rapprochement avec n'importe quelle bonne action que Tu as inscrite, pour qu'il se rapproche de Toi, et qui lui vaut Ton Bon Plaisir et incline (dirige) Ta Pitié envers lui, ainsi accorde-nous de même, de Ta Richesse, et de par Ta Générosité, accorde-nous cela de façon multiple, car Ton Abondance ne diminue jamais, et non seulement Tes Trésors ne se réduisent jamais, mais encore débordent! Et les mines de Ta Bienfaisance ne s'épuisent jamais, et ce que Tu accordes est un don pleinement agréable! Ô Dieu! Bénis Mohammad et toute sa Famille! Et inscris pour nous l'équivalent des récompenses de celui qui avait jeûné dans ce mois, ou bien qui avait adoré dans ce mois jusqu'au Jour de la Résurrection! Ô Dieu! En ce jour, où nous terminons le jeûne, et que Tu as appointé ce "Fêtr" comme une fête et une joie intense pour les croyants et les gens de Ta Religion, et comme une assemblée et une réunion, et nous nous repentons à Toi de tous les méfaits que nous avons commis, et de toutes les mauvaises actions durant la vie que nous avons eue, ou bien de toutes mauvaises pensées que nous avons conçues au plus secret de nous-mêmes; une repentance de celui qui ne pense aucunement à retourner vers le péché, et qui après cela, ne retournera point à son offense! Une repentance inébranlable et vide de tout doute, et de toute hésitation! Accepte-la de nous, et sois content de nous, et rends-nous fermes et stables dans cette repentance! Ô Dieu pourvois-nous avec la crainte d'une punition menacée, et d'un enthousiasme pour une récompense promise, de sorte que nous puissions trouver le plaisir de ce que nous Te supplions, et le degré de la tristesse pour ce que nous cherchons refuge auprès de Toi! Et inscris-nous dans Ton Registre, chez Toi, parmi ceux qui ont repenti: ceux pour lesquels Tu as rendu Ton Amour obligatoire, et dont Tu as accepté leur retour vers Ton Obéissance! Ô Le plus Juste des justes! Ô Dieu! Montre Ton Indulgence envers nos pères et nos mères, et tous les gens de notre religion: ceux qui nous ont précédés dans la mort, et ceux qui viendront jusqu'au Jour de la Résurrection! Ô Dieu! Bénis Mohammad, notre Prophète et toute sa Famille, comme Tu as béni Tes Anges qui sont rapprochés de Toi, Bénis-le et toute sa Famille, comme Tu as béni tous les Prophètes que Tu envoyas ici-bas, Bénis-le et toute sa Famille, comme Tu as béni tous Tes serviteurs vertueux, même meilleur que de tout cela, Ô Seigneur des mondes! Ne grâce dont la bénédiction nous atteigne, et le gain nous accède, et par laquelle notre supplication sera exaucée! Tu es la plus Généreux de tous les généreux, Le plus Confiant, Le plus Capable, Le plus Suffisant et Le plus Gratifiant parmi ceux à qui on demande la Générosité et la Grâce, et Tu es Puissant sur tout, et pour tout!

اللهم صل علي محمد و آله ، في كل وقت و كل اوان و علي كل حال عدد ما صليت علي من صليت عليه ، و اضعاف ذلك كله بالاضعاف التي لا يحصيها غيرك ، إنك فعال لما تريد .اللهم يا من لا يرغب في الجزاء .و يا من لا يندم علي العطاء .و يا من لا يكافئ عبده علي السواء .منتك ابتداء ، و عفوك تفضل ، و عقوبتك عدل ، و قضاؤك خيرة .إن أعطيت لم تشب عطاءك بمن ، و إن منعت لم يكن منعك تعديا .تشكر من شكرك و أنت الهمته شكرك .و تكافئ من حمدك و أنت علمته حمدك .تستر علي من لو شئت فضحته ، و تجود علي من لو شئت منعته ، و كلاهما اهل منك للفضيحة والمنع غير أنك بنيت افعالك علي التفضل ، و اجريت قدرتك علي التجاوز .و تلقيت من عصاك بالحلم ، و امهلت من قصد لنفسه بالظلم ، تستنظرهم بأناتك إلي الانابة ، و تترك معاجلتهم الي التوبة لكيلا يهلك عليك هالكهم ، و لا يشقي بنعمتك شقيهم إلا عن طول الاعذار إليه ، و بعد ترادف الحجة عليه ، كرما من عفوك يا كريم ، و عائدة من عطفك يا حليم .أنت الذي فتحت لعبادك بابا الي عفوك ، و سميته التوبة ، و جعلت علي ذلك الباب دليلا من وحيك لئلا يضلوا عنه ، فقلت - تبارك اسمك - : توبوا إلي الله توبة نصوحا عسي ربكم أن يكفر عنكم سيئاتكم و يدخلكم جنات تجري من تحتها الأنهار .يوم لا يخزي الله النبي و الذين امنوا معه ، نورهم يسعي بين أيديهم و بايمانهم ، يقولون : ربنا اتمم لنا نورنا ، و اغفر لنا ، إنك علي كل شي ء قدير . فما عذر من اغفل دخول ذلك المنزل بعد فتح الباب و اقامة الدليل ؟! .و أنت الذي زدت في السوم علي نفسك لعبادك ، تريد ربحهم في متاجرتهم لك ، و فوزهم بالوفادة عليك ، و الزيادة منك ، فقلت - تبارك اسمك و تعاليت - : من جاء بالحسنة فله عشر أمثالها ، و من جاء بالسيئة فلا يجزي إلا مثلها .و قلت : مثل الذين ينفقون اموالهم في سبيل الله كمثل حبة أنبتت سبع سنابل في كل سنبلة مائة حبة ، و الله يضاعف لمن يشاء ، و قلت : من ذا الذي يقرض الله قرضا حسنا فيضاعفه له اضعافا كثيرة . و ما أنزلت من نظائرهن في القرآن من تضاعيف الحسنات .و أنت الذي دللتهم بقولك من غيبك و ترغيبك الذي فيه حظهم علي ما لو سترته عنهم لم تدركه ابصارهم ، و لم تعه اسماعهم ، و لم تلحقه اوهامهم ، فقلت : اذكروني اذكركم ، و اشكروا لي و لا تكفرون ، و قلت : لئن شكرتم لازيدنكم ، و لئن كفرتم إن عذابي لشديد .و قلت : ادعوني استجب لكم ، إن الذين يستكبرون عن عبادتي سيدخلون جهنم داخرين ، فسميت دعاءك عبادة ، و تركه استكبارا ، و توعدت علي تركه دخول جهنم داخرين .فذكروك بمنك ، و شكروك بفضلك ، و دعوك بامرك ، و تصدقوا لك طلبا لمزيدك ، و فيها كانت نجاتهم من غضبك ، و فوزهم برضاك .و لو دل مخلوق مخلوقا من نفسه علي مثل الذي دللت عليه عبادك منك كان موصوفا بالاحسان ، و منعوتا بالامتنان ، و محمودا بكل لسان ، فلك الحمد ما وجد في حمدك مذهب ، و ما بقي للحمد لفظ تحمد به ، و معني ينصرف اليه .يا من تحمد الي عباده بالاحسان و الفضل ، و غمرهم بالمن و الطول ، ما افشي فينا نعمتك ، و اسبغ علينا منتك ، و اخصنا ببرك !هديتنا لدينك الذي اصطفيت ، و ملتك التي ارتضيت ، و سبيلك الذي سهلت ، و بصرتنا الزلفة لديك ، و الوصول الي كرامتك .اللهم و أنت جعلت من صفايا تلك الوظائف ، و خصائص تلك الفروض شهر رمضان الذي اختصصته من سائر الشهور ، و تخيرته من جميع الازمنة و الدهور ، و اثرته علي كل اوقات السنة بما أنزلت فيه من القرآن و النور ، و ضاعفت فيه من الايمان ، و فرضت فيه من الصيام ، و رغبت فيه من القيام ، و اجللت فيه من ليلة القدر التي هي خير من الف شهر .ثم اثرتنا به علي سائر الامم ، و اصطفيتنا بفضله دون اهل الملل ، فصمنا بامرك نهاره ، و قمنا بعونك ليله ، متعرضين بصيامه و قيامه لما عرضتنا له من رحمتك ، و تسببنا اليه من مثوبتك ، و أنت الملئ بما رغب فيه اليك ، الجواد بما سئلت من فضلك ، القريب الي من حاول قربك .و قد اقام فينا هذا الشهر مقام حمد ، و صحبنا صحبة مبرور ، و اربحنا افضل ارباح العالمين ، ثم قد فارقنا عند تمام وقته ، و انقطاع مدته ، و وفاء عدده .فنحن مودعوه وداع من عز فراقه علينا ، و غمنا و اوحشنا انصرافه عنا ، و لزمنا له الذمام المحفوظ ، و الحرمة المرعية ، و الحق المقضي ، فنحن قائلون : السلام عليك يا شهر الله الاكبر ، و يا عيد أوليائه .السلام عليك يا اكرم مصحوب من الاوقات ، و يا خير شهر في الايام و الساعات .السلام عليك من شهر قربت فيه الامال ، و نشرت فيه الاعمال .السلام عليك من قرين جل قدره موجودا ، و افجع فقده مفقودا ، و مرجو الم فراقه .السلام عليك من اليف انس مقبلا فسر ، و اوحش منقضيا فمض .السلام عليك من مجاور رقت فيه القلوب ، و قلت فيه الذنوب .السلام عليك من ناصر اعان علي الشيطان ، و صاحب سهل سبل الاحسان .السلام عليك ما اكثر عتقاء الله فيك ، و ما اسعد من رعي حرمتك بك .السلام عليك ما كان امحاك للذنوب ، و استرك لانواع العيوب !السلام عليك ما كان اطولك علي المجرمين ، و اهيبك في صدور المؤمنين !السلام عليك من شهر لا تنافسه الايام .السلام عليك من شهر هو من كل امر سلام .السلام عليك غير كريه المصاحبة ، و لا ذميم الملابسة .السلام عليك كما وفدت علينا بالبركات ، و غسلت عنا دنس الخطيئات .السلام عليك غير مودع برما ، و لا متروك صيامه ساما .السلام عليك من مطلوب قبل وقته ، و محزون عليه قبل فوته .السلام عليك كم من سوء صرف بك عنا ، و كم من خير افيض بك علينا .السلام عليك و علي ليلة القدر التي هي خير من الف شهر .السلام عليك ما كان احرصنا بالامس عليك ، و اشد شوقنا غدا اليك .السلام عليك و علي فضلك الذي حرمناه ، و علي ماض من بركاتك سلبناه .اللهم إنا اهل هذا الشهر الذي شرفتنا به ، و وفقتنا بمنك له حين جهل الاشقياء وقته ، و حرموا لشقائهم فضله .أنت ولي ما اثرتنا به من معرفته ، و هديتنا له من سنته ، و قد تولينا بتوفيقك صيامه و قيامه علي تقصير ، و ادينا فيه قليلا من كثير .اللهم فلك الحمد اقرارا بالاساءة ، و اعترافا بالاضاعة ، و لك من قلوبنا عقد الندم ، و من السنتنا صدق الاعتذار ، فاجرنا علي ما اصابنا فيه من التفريط اجرا نستدرك به الفضل المرغوب فيه ، و نعتاض به من انواع الذخر المحروص عليه .و اوجب لنا عذرك علي ما قصرنا فيه من حقك ، و ابلغ باعمارنا ما بين ايدينا من شهر رمضان المقبل ، فإذا بلغتناه فاعنا علي تناول ما أنت اهله من العبادة ، و ادنا الي القيام بما يستحقه من الطاعة ، و اجر لنا من صالح العمل ما يكون دركا لحقك في الشهرين من شهور الدهر .اللهم و ما الممنا به في شهرنا هذا من لمم أو إثم ، أو واقعنا فيه من ذنب ، و اكتسبنا فيه من خطيئة علي تعمد منا ، أو علي نسيان ظلمنا فيه انفسنا ، أو انتهكنا به حرمة من غيرنا ، فصل علي محمد و آله ، و استرنا بسترك ، واعف عنا بعفوك ، و لا تنصبنا فيه لاعين الشامتين ، و لا تبسط علينا فيه السن الطاعنين ، و استعملنا بما يكون حطة و كفارة لما انكرت منا فيه برأفتك التي لا تنفد ، و فضلك الذي لا ينقص .اللهم صل علي محمد و آله ، و اجبر مصيبتنا بشهرنا ، و بارك لنا في يوم عيدنا و فطرنا ، و اجعله من خير يوم مر علينا اجلبه لعفو ، و امحاه لذنب ، و اغفرلنا ما خفي من ذنوبنا و ما علن .اللهم اسلخنا بانسلاخ هذا الشهر من خطايانا ، و اخرجنا بخروجه من سيئاتنا ، و اجعلنا من اسعد اهله به ، و اجزلهم قسما فيه ، و اوفرهم حظا منه .اللهم و من رعي هذا الشهر حق رعايته ، و حفظ حرمته حق حفظها ، و قام بحدوده حق قيامها ، و اتقي ذنوبه حق تقاتها ، أو تقرب اليك بقربة اوجبت رضاك له ، و عطفت رحمتك عليه ، فهب لنا مثله من وجدك ، و اعطنا اضعافه من فضلك ، فإن فضلك لا يغيض ، و إن خزائنك لا تنقص بل تفيض ، و إن معادن احسانك لا تفني ، و إن عطاءك للعطاء المهنا .اللهم صل علي محمد و آله ، و اكتب لنا مثل اجور من صامه ، أو تعبد لك فيه الي يوم القيمة .اللهم إنا نتوب اليك في يوم فطرنا الذي جعلته للمؤمنين عيدا و سرورا ، و لاهل ملتك مجمعا و محتشدا من كل ذنب اذنبناه ، أو سوء اسلفناه ، أو خاطر شر اضمرناه ، توبة من لا ينطوي علي رجوع الي ذنب ، و لا يعود بعدها في خطيئة ، توبة نصوحا خلصت من الشك و الارتياب ، فتقبلها منا ، و ارض عنا ، و ثبتنا عليها .اللهم ارزقنا خوف عقاب الوعيد ، و شوق ثواب الموعود حتي نجد لذة ما ندعوك به ، و كابة ما نستجيرك منه .و اجعلنا عندك من التوابين الذين اوجبت لهم محبتك ، و قبلت منهم مراجعة طاعتك ، يا اعدل العادلين .اللهم تجاوز عن ابائنا و امهاتنا و اهل ديننا جميعا من سلف منهم و من غبر الي يوم القيمة .اللهم صل علي محمد نبينا و آله كما صليت علي ملائكتك المقربين ، و صل عليه و آله كما صليت علي انبيائك المرسلين ، و صل عليه و آله كما صليت علي عبادك الصالحين ، و افضل من ذلك يا رب العالمين ، صلوة تبلغنا بركتها ، و ينالنا نفعها ، و يستجاب لها دعاؤنا ، إنك اكرم من رغب اليه ، و اكفي من توكل عليه ، و اعطي من سئل من فضله ، و أنت علي كل شئ قدير .

lundi, 05 août 2013 15:44

La prière de l’Aïd Al-Fitr

La prière de l’Aïd Al-Fitr


La prière de l’Aïd est composée de deux Roukaa

Première Roukaa :


Nous lisons le chapitre Al-Fatiha (le commencement (1)) suivi du chapitre Al-Aala (Le Très- HautH(87)). Une fois la lecture terminée nous prononçons cinq fois Takbir (Allah Akbar) à l’exemple de takbir al-ihram. Chaque takbir est suivi par cette invocation (kounout) :

بِسْمِ اللهِ الرَّحمْنِ الرَّحيم

Bismillàhir Rahmànir Rahîm,

Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux




اَللّهُمَّ اَهْلَ الْكِبْرِياَّءِ وَالْعَظَمَةِ

Allàhoumma ahlal kibriyà’é wal'azamate

Ô Digne d’Orgueil et de Grandeur




وَاَهْلَ الْجُودِ وَالْجَبَرُوتِ

wa ahlal joudé wal jabaroute

Ô Digne de Générosité et de Puissance




وَاَهْلَ الْعَفْوِ وَالرَّحْمَةِ

wa ahlal ‘afwé warrahmah

Ô Digne de Grâce et de Clémence




وَاَهْلَ التَّقْوى وَالْمَغْفِرَةِ

wa ahlattaqwa wal maghférah

Ô Digne de Piété et de Pardon




اَسْئَلُكَ بِحَقِّ هذَا الْيَومِ

ass-aloka béhaqqé hàzal yaoum

Je Te demande, par le droit de ce jour




الَّذى جَعَلْتَهُ لِلْمُسْلِمينَ عيداً

allazi ja'altahou lil mouslimîna 'éida

que Tu as rendu pour les musulmans un jour de fête




وَلِمُحَمَّدٍ صَلَّى اللّهُ عَلَيْهِ وَ الِهِ ذُخْراً [وَشَرَفاً] وَمَزِيْداً

walé Mohammadine sallallàho ‘alayihé wa àléhi zoukran wa sharafan wa mazîda,

et pour le Prophète (Que la Paix soit sur lui et sur sa Noble famille) une source de provision, d’honneur et d’accroissement,




اَنْ تُصَلِّىَ عَلى مُحَمَّدٍ وَ الِ مُحَمَّدٍ

an-tosallé ya'alà Mohammad wa àlé Mohammad,

que Tu pries sur Mohamad et sur la famille de Mohamad




وَاَنْ تُدْخِلَنى فى كُلِّ خَيْرٍ اَدْخَلْتَ فيهِ مُحَمَّداً وَ الَ مُحَمَّدٍ

wa an-toud khélani fi koullé khairine adkhalta fihé Mohammadane wa àla Mohammad,

et que Tu me laisses accéder à tout Bien auquel ont accédé Mohamad et la famille de Mohamad




وَاَنْ تُخْرِجَنى مِنْ كُلِّ سُوَّءٍ اَخْرَجْتَ مِنْهُ مُحَمَّداً وَ الَ مُحَمَّدٍ

wa an-toukhréjani mine koullé sou’îne akhradjta mine-hou Mohammadane wa àla Mohammad,

et que Tu m’épargnes tout malheur duquel Tu as épargné Mohamad et la famille de Mohamad




صَلَواتُكَ عَلَيْهِ وَعَلَيْهِمْ

salawàtoka ‘alayhé wa ‘alayihim

Que la Paix soit sur eux







اَللّهُمَّ اِنّى اَسْئَلُكَ خَيْرَ ما سَئَلَكَ مِنْهُ عِبادُكَ الصّالِحُونَ وَاَعُوذُ بِكَ مِمَّا اسْتَعاذَ مِنْهُ عِبادُكَ الْصّالِحُونَ

Allàhoumma inni ass-aloka khaira mà-assàlaka béhi ‘ibàdokas-saléhoun wa a'ouzo béka mimmasta-àza minho 'ibàdokal moukhléssoune

Ô mon Dieu je Te demande le meilleur de ce qu’ils T’ont demandé Tes serviteurs vertueux et secours contre tout ce que Tes serviteurs vertueux ont demandé secours.

Après le cinquième Kounout nous disons Allah Akbar (Takbir) puis nous faisons le Roukouh suivi de deux prosternations (soujoud)

Deuxième Roukaa :


Identique à la première Roukaa sauf :


Dans la lecture : Nous lisons après Al-Fatiha (le commencement (1)) le chapitre Achchams (Le Soleil (91))..

Au lieu de faire Cinq Takbir et Kounout, nous ne faisons que Quatre
Le dernier soujoud (prosternation) se termine par Tachahoud et Taslim

Il est très recommandé de lire, après la prière, les exaltations (Tasbihat) de Fatima Al Zahra (P)


34
fois Allah Akbar (Dieu est Grand)

33
fois Alhamdoulillah (Dieu soit Loué)

33
fois Soubhanallah (Louange à Dieu).

Les actes de piété du mois de Chawwâl :



La 1e nuit (la veille du ‘ïd al-Fitr)

Elle fait partie des nobles nuits; aussi beaucoup de hadiths ont souligné les mérites d’y veiller (notamment dans la mosquée) et les mérites des actes de piété qu’on y accomplit.

Selon certains hadiths, elle ne serait pas moins importante sur ce plan que la Nuit du Destin.
Ci-après les actes de piété à accomplir pendant cette noble nuit :

A-
Accomplir le ghusl (ablution rituelle complète) au coucher du soleil

B- Veiller cette nuit en accomplissant des prières, en récitant des du’â’ et l’istighfâr [1]

C-
Dire après les Prières du Maghreb et du ‘Ichâ’ (ainsi qu’après la Prière du ‘ïd) :

اللهُ اَكْبَرُ اللهُ اَكْبَرُ لا اِلـهَ إلاّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ، اللهُ اَكْبَرُ وَللهِ الْحَمْدُ، الْحَمْدُ للهِ عَلى ما هَدانا وَلَهُ الشُّكْرُ على ما اَوْلانا.

Allâhu akbaru lâ ilâha illâ-llâhu wa-llâhu akbar, Alkâhu akbar wa lillâh-il-hamdu, al-hamdu lillâhi ‘alâ mâ hadânâ wa lahu-chukru ‘alâ mâ awlânâ.

Allah est Grand, Allah est Grand, Il n’y a de Dieu qu’Allah, et Allah est Grand; Allah est Grand et Louanges à Allah; lounages à Allah pour nous avoir guidé, et merci à Lui de nous avoir pris sous Sa Tutelle.


D-
Lever les deux mains vers le ciel, après la Prière obligatoire du Maghrib et la prière surérogatoire du maghrib, et dire :

يا ذَا الْمَنِّ وَالطَّوْلِا يا ذَا الْجُودِ، يا مُصْطَفِيَ مُحَمَّد وَناصِرَهُ، صَلِّ عَلى مُحَمَّد وَآل مُحَمَّد، وَاغْفِرْ لي كُلَّ ذَنْب اَحْصَيْتَهُا وَهُوَ عِنْدَكَ في كِتاب مُبين

Yâ thal-manni wa-t-tûli, yâ thâ-l-jûdi, yâ muçtafiya Muhahhad wa nâçirahu, çalli ‘alâ Mohammadin wa âle Mohammadin, wa-gh-fir lî kulla thanbin ahçaytahâ wa huwa ‘indaka fî kitabin mubîn

O Détenteur des Faveurs et de la Longanimité ! Ô Maître de la Générosité ! Ô l’Electeur de Mohammad et son Soutien ! Prie sur Mohammad et pardonne-moi tous les péchés que Tu as recensés chez moi et qui sont enregistrés dans un live clair auprès de Toi.


Puis, en se prosternant, on dit cent fois :

اَتُوبُ اِلَى اللهِ

atûbu ilâllâh-i

Je me repens auprès d’Allah


E-
Accomplir la ziyârah (visite pieuse) de l’Imam al-Hussain (p), car celle-ci a un grand mérite.(Voir Mafatih al-Jinan)

F-
Lire 10 fois du’â’ «yâ dâ’ma-l-fadhli »suivant :

يا دائِمَ الْفَضْلِ عَلى الْبَريِّةِ
يا باسِطَ الْيَدَيْنِ بِالْعَطِيَّةِ
يا صاحِبَ الْمَواهِبِ السَّنِيَّةِ
صَلِّ عَلى مُحَمِّد وَآلِهِ خَيْرِ الْوَرىْ سَجِيَّةً
وَاغْفِرْ لَنا يا ذَا الْعُلى فى هذِهِ الْعَشِيَّةِ

Yâ dâ’im-al-fadhli ‘alâ-l-bariyya-ti,
yâ bâsit-al-yadayni bi-l-‘atiyya-ti,
yâ çâhib-al-mawâhib-is-saniyya-ti,
çalli ‘alâ Muhammadin wa âlihi khayr-il-warâ sjiyya-ti, wa-gh-fir lanâ yâ thâ-l-‘ulâ fî hâthihi-l-‘achiyya-ti

(Ô Toi dont la Grâce est accordée aux gens en permanence,

Ô Toi, dont les mains sont toujours largement ouvertes pour les dons,
Ö Seigneur des dons sublimes !

Prie sur Mohammad et sur sa progéniture, qui sont, par nature, les meilleurs de l’humanité!

Et pardonne-nous, Ô Maître des supériorités, en cette nuit même!

G-
Accomplir 10 rak’ah de prière (5 prières de 2 rak’ah) dont chacune consiste en la récitation de la sourate al-Hamd une fois, et la sourate al-Ikhlâç 20 fois.

Une fois cette prière terminée, on dit 100 fois :


Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa âle Muhammad

اللّهُمَّ صلِّ على مُحمَّد وَآلِ مُحَمَّدً

Ö Mon Dieu, prie sur Mohammad et sur la Famille de Mohammad


Les actes de piété du jour de ‘Îd


1e jour du ‘Îd


Les actes de piété du jour du ‘Îd al-Fitr sont les suivants :


1-
réciter, après la Prière du Matin et celle du ‘Ïd les mêmes takbîr que ceux de la veille, soit :

اللهُ اَكْبَرُ اللهُ اَكْبَرُ لا اِلـهَ إلاّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ، اللهُ اَكْبَرُ وَللهِ الْحَمْدُ، الْحَمْدُ للهِ عَلى ما هَدانا وَلَهُ الشُّكْرُ على ما اَوْلانا.

Allâhu akbaru lâ ilâha illâ-llâhu wa-llâhu akbar, Alkâhu akbar wa lillâh-il-hamdu, al-hamdu lillâhi ‘alâ mâ hadânâ wa lahu-chukru ‘alâ mâ awlânâ.

Allah est Grand, Allah est Grand, Il n’y a de Dieu qu’Allah, et Allah est Grand; Allah est Grand et Louanges à Allah; lounages à Allah pour nous avoir guidé, et merci à Lui de ce qu’Il nous a alloué.


2-
Réciter du‘â’ : «Allâhumma innî tawajjahtu ilayka bi-Mohammadin …. » notamment après la Prière du ‘Îd.

3-
Prélever (payer ou mettre à part) la zakât-ul-fitrah, avant la Prière du ‘Ïd pour toutes les personnes se trouvant dans la maison, selon la procédure détaillée dans les livres de la Jurisprudence.

Et sachez que la zakât al-fitrah est au nombre des obligations certaines, et elle est une condition préalable à l’acceptation du jeûne du mois de Ramadhan, et constitue une assurance contre la mort jusqu’à l’année suivante. Il est à noter qu’Allah a placé cette obligation avant celle de la Prière (çalât) dans les deux versets coraniques (V 14 et 15) de la sourate al-A‘lâ (S87) [2].


4-
Accomplir le ghusl, de préférence dans un cours d’eau si possible. L’hoaraire du ghusl est de l’aube jusqu’au moment de la Prière du ‘Ïd. Selon le hadith, il vaut mieux que le ghusl soit accompli dans l’ombre au pied d’un mur. Et lorsqu’on s’apprête à accomplir le ghusl on doit dire :

اَللّـهُمَّ اِيماناً بِكَ وَتَصْديقاً بِكِتابِكَ، وَاتّباعَ سُنَّةِ نَبيِّكَ مُحَمَّد صَلّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ

Allâhumma îmânan bika wa taçdîqan bi-kitâbika, wa-t-tibâ‘a sunnata nabiyyika Muhammada çallâllâhu ‘alayhi wa âlihi

(Ô mon Dieu! Par foi en Toi, par croyance à Ton Livre et par application de la Tradition (Sunnah) de Ton Prophète Mohammad, que la Prière d’Allah soit sur lui et sue sa Famille)

Puis on dit «Bism-illâh-ir-Rahmân-ir-Rahîm » ( Au nom d’Allah le Clément, le Miséricordieux) et on accomplit le ghusl.

Et une fois le ghusl accompli, on dit :

اَللّـهُمَّ اجْعَلْهُ كَفّارَةً لِذُنُوبي وَطَهِّرْ ديني، اَللّـهُمَّ اَذْهِبْ عَنِّي الدَّنَسَ.

Allâhumma-j‘alhu kaffâratan li-thunûbî wa tahhir dînî, Allâhumma ath-hib ‘annî ad-danasa

(Ö mon Dieu! Fais de ce ghusl une expiation de mes péchés et une purification de ma religion; Ô mon Dieu, éloigne de moi la souillure)


5-
Porter les meilleurs vêtements et les plus propres, et se parfumer

6-
Prendre tôt le matin, le petit-déjeuner, avant la Prière du ‘Îd. Il est préférable qu’on commence par des dattes ou des sucreries. Et selon al-Cheikh al-Mufîd, il est recommandé de commencer par avaler up petit peu de la terre de l’Imam al-Hussain, car elle est une guérison de toute maladie.

7-
Ne pas sortir pour la Prière du ‘Ïd avant le lever di soleil. Et avant de sortir, réciter des du‘â’, notamment le du‘â’ suivant rapporté par Abû Hamzah al-Thamâlî de l’Imam al-Bâqir (p), lequel recommande de le lire lorsqu’on s’apprête à sortir le vendredi et les deux Grand ‘Ïd (,Îd al-Fitr et ‘Ïd al-Adg-hâ):

اَللّـهُمَّ مَنْ تَهَيَّأَ في هذَا الْيَوْمِ اَوْ تَعَبَّأَ اَوْ اَعَدَّ وَاسْتَعَدَّ

Allâhumma man tahayya’a fî hâthâ-l-yawmi aw ta‘abba’ aw a‘adda wa-sta‘adda

لِوِفادَة اِلى مَخْلُوق رَجاءَ رِفْدِهِ وَنَوافِلِهِ وَفَواضِلِهِ وَعَطاياهُ،

li-wifâdatin ilâ makhlûqin rajâ’a rifdihiwa nawâfilihi wa fawâdhilihi wa ‘atâyâhu,

فَاِنَّ اِلَيْكَ يا سَيِّدي تَهْيِئَتي وَتَعْبِئَتي وَاِعْدادي وَاسْتِعْدادي

Fa-inna ilayka yâ sayyidî tahyi’atî wa ta‘bi’atî wa i‘dâdî wa-sti‘dâdî

رَجاءَ رِفْدِكَ وَجَوائِزِكَ وَنَوافِلِكَ وَفَواضِلِكَ وَفَضائِلِكَ وَعَطاياكَ،

Rajâ’a rifdika wa jawâ’izika wa nawâfilika wa fawâdhilika wa fadhâ’ilika, wa ‘atâyâka

وَقَدْ غَدَوْتُ اِلى عيد مِنْ اَعْيادِ اُمَّةِ نَبيِّكَ مُحَمَّد صَلَواتُ اللهِ عَلَيْهِ وَعَلى آلِهِ،

Wa qad ghadawtu ilâ ‘îdin min a‘yâdi ummati nabiyyika Muhammad çalawât-ullâhi ‘alayhi wa a‘lâ âlihi

وَلَمْ اَفِدْ اِلَيْكَ الْيَوْمَ بِعَمَل صالِح اَثِقُ بِهِ قَدَّمْتُهُ، وَلا تَوَجَّهْتُ بِمَخْلُوق اَمَّلْتُهُ،

Wa lamafid ilayka-l-yawma bi-‘amalin çâlihin athiqu bihi qaddamtuhu, wa lâ tawajjahtu bi-makhlûqin ammaltuhu

وَلكِنْ اَتَيْتُكَ خاضِعاً مُقِرّاً بِذُنُوبي وَاِساءَتي اِلى نَفْسي،

Wa lâkin ataytuka khâdhi‘an muqirran bi-thunûbi wa isâ’atî ilâ nafsî,

فَيا عَظيمُ يا عَظيمُ يا عَظيمُ اِغْفِرْ لِيَ الْعَظيمَ مِنْ ذُنُوبي،

Fa-yâ ‘adhîmu, yâ ‘adhîmu, yâ ‘adhîmu ! Ighfir liya-l-‘adhîma min thunûbî

فَاِنَّهُ لا يَغْفِرُ الذُّنُوبَ الْعِظامَ إلاّ اَنْتَ يا لا اِلـهَ إلاّ اَنْتَ، يا اَرْحَمَ الرّاحِمينَ.

Fa-innahu lâ yagh-firu-th-thunûba-l-‘idhâma illâ anta yâ lâ ilâha illâ anta, yâ arham-ar-râhimîn-a

8-
Accomplir la Prière du ‘Îd qui consiste en deux rak‘ah : dans la première rak‘ah on récite la sourate al-Hamd et la sourate al-A‘lâ (S 87) suivi de cinq takbîr (dire : Allâhu Akbar) dont chacun est suivi à son tour d’un qunût pendant lequel on récite le du‘â’ suivant :

اَللّـهُمَّ اَهْلَ الْكِبْرِياءِ وَالْعَظَمَةِ،

Allâhumma ahl-al-kibriyâ’i wa-l-‘adhama-ti

وَاَهْلَ الْجُودِ وَالْجَبَرُوتِ،

Wa ahl-al-jûdi wa-l-jabarûti

وَاَهْلَ الْعَفْوِ وَالرَّحْمَةِ،

Wa ahl-al-‘afwi wa-r-rahma-ti

وَاَهْلَ التَّقْوى وَالْمَغْفِرَةِ،

Wa ahl-at-taqwâ wa-l-magh-fara-ti

اَسْاَلُكَ بِحَقِّ هذَا الْيَومِ الَّذي جَعَلْتَهُ لِلْمُسْلِمينَ عيداً،

As’aluka bi-haqqi hâthâ-l-yawm-il-lathî ja‘altahu li-l-muslimîna ‘îdan

وَلُِمحَمَّد صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ ذُخْراً وَشَرَفاً وَمَزيْداً،

Wa li-Muhammadin çallâllâhu ‘alayhi wa âlihi thukhran wa charafan wa mazîdan

اَنْ تُصَلِّيَ عَلى مُحَمَّد وَآلِ مُحَمَّد،

An tuçalli ‘alâ Muhammadin wa âle Muhammad

وَاَنْ تُدْخِلَني في كُلِّ خَيْر اَدْخَلْتَ فيهِ مُحَمَّداً وَآلَ مُحَمَّد،

Wa an tud-khilnî fî kulli khayrin ad-khalta fîhi Muhammadan wa âle Muhammad

وَاَنْ تُخْرِجَني مِنْ كُلِّ سُوء اَخْرَجْتَ مِنْهُ مُحَمَّداً وَآلَ مُحَمَّد صَلَواتُكَ عَلَيْهِ وَعَلَيْهِمْ،

Wa an tukhrijanî min kulli sû’in akhrajta minhu Muhammadan wa âle Muhammad, çalawâtuka ‘alayhi wa ‘alayhim,

اَللّـهُمَّ اِنّي اَسْاَلُكَ خَيْرَ ما سَأَلَكَ مِنْهُ عِبادُكَ الصّالِحُونَ،

Allâhumma innî as’aluka khayra mâ sa’alaka minhu ‘ibâduk-aç-çâlihûn-a

وَاَعُوذُ بِكَ مِمَّا اسْتعاذَ مِنْهُ عِبادُكَ الْصّالِحُونَ.

Wa a‘ûthu bika mimmâ-sta‘âtha minhu ‘ibâduk-aç-çâlihûn-a

Puis, on dit un sixième takbîr, et on accomplit le rukû‘ et le sjûd.


Ensuite on se remet debout pour accomplir la seconde rak‘ah, dans laquelle on récite la sourate al-Hamd et la sourate al-Chams, puis on dit 4 takbîr dont chacun est suivi d’un qunût dans lequel on récite le du‘â’ précité. Ensuite on fait un cinquième takbîr et on termine le reste de la prière. Après la fin de la prière il est très recommandé de lire tasbîhat az-Zahrâ’


De nombreux du‘â’ sont recommandés après cette prière, mais sans doute le meilleurs d’entre eux est le 46e du‘â’ de la Sahîfah al-Sajjâdiyyah.


Ceci dit, il vaut mieux que la Prière du ‘Ïd soit accomplie en plein air, sur le sol nu, sans tapis ni natte, que l’on retourne chez soi par un chemin différent de celui qu’on a emprunté pour se rendre sur le lieu de la Prière. De même il est recommandé que l’on prie pour que les actes de piété de ses frères croyants soient agréés.


9-
Accomplir Ziyârat al-Hussain (p)

10-
Lire du ‘â’ al-Nudbah

Lorsqu’on termine ce du‘â’, on se prosterne et on dit :

اَعُوذُ بِكَ مِنْ نار حَرُّها لا يَطْفى، وَجَديدُها لا يَبْلى، وَعَطْشانُها لا يُرْوى

A‘ûthu bika min nârin harruhâ yatfâ, wa jadîdahâ lâ yablâ, wa ‘atchânuhâ lâ yurwâ
(Je me protégé auprès de Toi d’un feu dont la chaleur ne s’éteint jamais, dont le nouveau ne vieillit jamais, et dans lequel celui qui a soif (à cause de sa chaleur) ne sera jamais désaltéré).

Puis om pose la joue droite sur le sol et on dit :

اِلهي لا تُقَلِّبْ وَجْهي في النّارِ بَعْدَ سُجُودي وَتَعْفيري لَكَ بِغَيْرِ مَنٍّ مِنّي عَلَيْكَ بَلْ لَكَ الْمَنُّ عَلَيَّ

Ilâhî lâ toqallib wajhi fî-n-nâri ba‘da sujûdî wa ta ‘afîrî laka bi-ghayri mannin minnî
‘alayka, bal laka-l-mannu ‘alayya

(Ö mon Dieu, ne fais pas tourner mon visage dans le feu après que je me suis prosterné et que j’ai roulé ma joue dans la poussière pour Toi, sans que je considère cela comme une faveur pour Toi, mais bien au contraire, c’est moi qui suis ton obligé).


Ensuite on pose la joue gauche sur le sol, et on dit :

اِرْحَمْ مَنْ اَساءَ وَاقْتَرَفَ وَاسْتَكانَ وَاعْتَرَفَ

Irham man asâ’a wa-qtarafa wa-stakâna wa-‘tarafa
(Fais miséricorde à celui qui a commis un mal, perpétré un méfait, puis s’est humilié et a confessé)

Puis on se prosterne de nouveau et on dit :

اِنْ كُنْتُ بِئْسَ الْعَبْدُ فَاَنْتَ نِعْمَ الرَّبُّ، عَظُمَ الذَّنْبُ مِنْ عَبْدِكَ فَلْيَحْسُنِ الْعَفْوُ مِنْ عِنْدِكَ يا كَريمُ

In kuntu bi’sa-l-‘abdu, fa-Anta ni‘ma-r-Rabbu, ‘adhuma-th-thanbu min ‘abdika fa-layahsun-il-‘afwu min ‘indika yâ Karîmu

(Si je suis un pire serviteur, Tu es le Meilleur Seigneur : si le péché de Ton serviteur est grand, que ton pardon lui soit accordé, Ö Généreux !)


Puis on dit 100 fois :

الْعَفْوَ الْعَفْوَ

al-‘afwa, al-‘afwa

(Ô pardon! Ö pardon!)


Le 25 Chawwâl


Selon certaines sources l’Imam Ja‘far al-Sâdiq décéda en ce jour de l’an 148 de l’hégire, alors que d’autres estiment que son martyre eut lieu la mi-Rajab. En tout il décéda des suites d’un poison mis dans les raisin qu’on lui offrit. Il est rapporté que lors de son agonie l’Imam al-Sâdiq ouvrit ses yeux et demanda que l’on rassemble tous tes proches.


Lorsqu’ils se réunissent autour de lui, il les regarda et dit : «N’aura droit à notre intercession quiconque néglige sa prière et ne s’en préoccupe pas.»




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[1] Istighfâr : dire : astagh-fir-ullâha wa atûbu ilayhi (Je demande pardon à Allah et je me repens auprès de Lui) :

أَسْتَغْفِرُ الله وَ أتُوبُ اِلَيْهِ

[2] قَدْ أَفْلَحَ مَنْ تَزَكَّى(14)وَذَكَرَ اسْمَ رَبِّهِ فَصَلَّى(15)

)14(. Réussit, certes, celui qui se purifie (en payant la zakât) , )15( et se rappelle le nom de son Seigneur, puis célèbre la Salat.

Invocation d’adieu du mois de Ramadan



C’est une invocation  d’imam jafar as-Sâdeq (p) (le 6em imam de descendant du prophète psl) pour les adieux du mois de Ramadan:

Mon Dieu, Tu as dit dans Ton Livre révélé: { Le mois de Ramadan durant lequel Tu as révélé le Coran} ( Coran II, 185) et voici le mois de Ramadan qui s’est achevé, aussi, je Te demande, par Ta noble Face et par Tes Propos complets, s’il me reste un péché que Tu ne m’aurais pas pardonné ou pour lequel tu voudrais me châtier  ou par lequel Tu voudrais m’évaluer,  de  me le pardonner  avant que ne se lève l’aube de cette nuit ou que ne s’achève ce mois, ô le plus Miséricordieux des miséricordieux!

Mon Dieu, à Toi la Louange –par tout ce qui mérite Ta Louange, des premiers aux derniers, dont Tu as parlé pour Toi-même, et ce qu’ont dit les créatures  qui font des éloges, qui déploient leurs efforts, les peu nombreux, qui T’évoquent et Te remercient en abondance, que Tu as soutenues pour réaliser Ton Droit, de la catégorie de Tes créatures  des Anges proches, des Prophètes, des Envoyés, et des sortes de ceux qui parlent et te glorifient de l’ensemble des mondes, -[à Toi la Louange] pour nous avoir fait atteindre le mois de Ramadan , avec sur nous tes Bienfaits, et auprès de nous (de) Tes partages et (de) Tes Bienfaits, des manifestations de tes faveurs, alors, par cela, à Toi le summum de la Louange, éternelle, permanente, immuable, éternisée, perpétuelle qui ne disparaît pas avec le temps, que  Ton Eloge soit magnifié!

Tu nous a aidé à ce [mois] au point que Tu as effectué, à notre place, le jeûne, l’accomplissement de la prière, et ce qu’il y a eu de notre part en bonté, en remerciement ou en rappel.

Notre Dieu, accueille-le de nous du meilleur de Ton Accueil, de Ton Indulgence, de Ta Grâce, de Ton Absolution, de Ton Pardon et de Ta Satisfaction véritable pour nous faire obtenir, durant ce [mois], l’ensemble du bien demandé et l’abondance des dons octroyés et pour nous garantir, durant ce [mois], [contre le danger], de toute [chose] effrayante, d’une adversité éprouvante ou de l’accomplissement d’un péché.

Mon Dieu, je Te demande par la grandeur de ce que T’a demandé quiconque de Tes créatures, de Tes nobles Noms, de  Ton bel Eloge et de Ton Invocation particulière, de prier sur Mohammad  et sur la famille de Mohammad, de rendre notre mois de Ramadan que voici, le plus grandiose des mois de Ramadan qui se sont écoulés devant nous depuis que Tu nous a fait descendre en ce monde, du point de vue de la bénédiction dans la protection de ma religion, dans le salut de mon âme et dans la satisfaction de mes besoins, et de m’intercéder dans mes demandes, dans le complément  des  bienfaits sur moi, dans l’éloignement du mal de moi, le revêtement du salut/santé pour moi, durant ce [mois],  [je Te demande] de me placer, par Ta Miséricorde, parmi ceux pour qui Tu as réservé  la nuit d’al-Qadr  que Tu as rendue meilleure que mille mois, en grandeur des récompenses, en noblesse des provisions, en bienfait du remerciement, en longueur de la vie, en permanence de la facilité!

Mon Dieu, je Te demande, par [la grâce] de Ta Miséricorde, de Ta puissance, de Ton Pardon, de Tes Bienfaits, de Ta Majesté, par l’éternité de Tes Bienfaits et de  Tes Faveurs, de ne pas le rendre comme le dernier engagement [accompli] de notre part pour le mois de Ramadan, jusqu’à nous le faire atteindre [l’année] suivante, dans la meilleure des situations, de me faire connaître sa nouvelle lune avec ceux qui la regardent et qui la connaissent, dans la meilleure de Ta Santé/Salut, le meilleur de Tes Bienfaits, la plus étendue de Ta Miséricorde, la plus abondante de Ta Répartition, ô mon Seigneur, je n’ai pas de Seigneur autre que Lui!

Que ces adieux [à ce mois] de ma part ne soient pas des adieux d’anéantissement [sans retour], ni le dernier engagement [accomplissement] de ma part pour la Rencontre, afin que Tu me le fasses revoir [l’année] prochaine, dans le plus vaste des bienfaits, le meilleur des espoirs, étant moi-même dans le meilleur dévouement, car Tu es Celui qui entend l’invocation !

Mon Dieu, entends mon invocation, aie pitié de ma supplication, de mon humilité devant Toi, de ma soumission, de ma confiance en Toi, car je Te suis soumis, et ne souhaite une réussite, un pardon, un honneur et parvenir [au prochain Ramadan] que par Toi, de Toi!

Fais-moi la faveur –que Ta Louange soit magnifiée et que Tes Noms soient sanctifiés! – de me faire atteindre le mois de Ramadan [prochain] en étant déchargé de toute [chose] détestable, de tout objet de circonspection et de l’ensemble des adversités.

Louange à Dieu qui nous a aidés à jeûner pendant ce mois et à accomplir les actes d’adoration jusqu’à atteindre la dernière nuit de ce [mois]!

samedi, 03 août 2013 15:49

Connaître le Coran

Connaître le Coran

Petit opuscule du Martyr Murtada Mutahhari

La connaissance du Coran est impérative, nécessaire, voire un devoir pour tout musulman croyant, une exigence du fondement même de sa foi, la source de sa religion et la

Base de son idéologie. Elle est également nécessaire pour toute personne qui veut étudier les sociétés islamiques, même !, la société humaine en général, tant son emprise

Sur les hommes n’a pas d’égale au monde.

Petit opuscule du martyr Motahharî qui vient compléter l’ouvrage de Sayyed Tabâtabâ’î « Le Coran dans l’Islam ».

Ce livre est une invitation à la connaissance du Coran en mettant en évidence sa spécificité, son originalité : son inaltération au cours des ans depuis le début de sa révélation, l’absence de précédent (il n’existe aucun livre semblable à lui), son origine

Divine (il est un miracle et non une production humaine).

Puis Shahid Motahharî expose les trois modes de connaissance qui sont

Évoquées dans le Coran et qui sont demandées à tout croyant :

1-la connaissance analytique avec laquelle on découvre certaines apparences du Coran, ses thèmes (Dieu, l’univers, l’histoire des sociétés..), sa langue, sa fonction. ;

2-le Coran fait également appel à la raison, à la connaissance rationnelle, à l’argument rationnel ;

3-le Coran s’adresse au cœur dans la majeure partie du Livre, en donnant les  caractéristiques de cette connaissance et son mode d’emploi, liée à la purification de

L’âme. Le Coran enjoint l’homme à une connaissance beaucoup plus profonde et lui apprend à réaliser son identité morale et spirituelle supérieure pour laquelle il a été créé.

Cet ouvrage reste une référence de base pour une juste approche de la lecture du Coran.