تحریری

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Les Mérites Du Mois De Rajab


Le mois de Rajab avec les mois de Shaaban et de Ramadan  constitue les mois les plus honorés en Islam. En effet le Prophète (Que la Bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa Sainte Famille) dit: «Sachez que le mois de Rajab est le mois d’Allah, le mois de Shaaban est mon mois et celui de Ramadan est le mois de mon Umma. Sachez aussi que celui qui jeûne un jour de Rajab aura obligatoirement l’agrément d’Allah, écartera de lui la colère d’Allah, et l’une des portes de l’Enfer lui sera fermée.»

Selon l’Imam Jafar al-Sadiq (Que la Paix d'Allah soit sur lui): «Quiconque jeûne un jour du mois de Rajab, l’Enfer s’éloignera de lui et celui qui jeûne trois jours, l’entrée au Paradis lui sera obligatoire». Il (Que la Paix d'Allah soit sur lui) dit aussi: «Rajab est l’un des fleuves du Paradis. C’est un fleuve plus blanc que le lait et plus doux que le miel. Quiconque jeûne un jour du mois de Rajab, Allah-Il est Puissant et Sublime- l’abreuvera de ce fleuve». Selon l’Imam al-Sadiq (Que la Paix d'Allah soit sur lui), le Prophète (Que la Bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa Sainte Famille) dit: «Rajab est le mois de demande de Pardon à Allah pour mon Umma. Et le mois de Rajab est appelé Rajab al-Açab (le verseur ou le déverseur), parce que la Miséricorde y est déversée sur mon Umma. Multipliez-y la récitation de la formule: «J’implore le pardon à Allah et je me repens auprès de Lui». 1

Salim, un compagnon de l’Imam al-Sadiq témoigne: «Un jour je suis allé chez l’Imam al-Sadiq (Que la Paix d'Allah soit sur lui), alors qu’il ne restait que quelques jours du mois de Rajab. L’Imam (Que la Paix d'Allah soit sur lui) m’a regardé et m’a dit: «Ô Salim! As-tu jeûné quelques jours de ce mois?» «Non, par Allah, ô fils du Messager d’Allah», lui ai-je répondu. «Tu as donc manqué une telle récompense spirituelle. Car c’est un mois qu’Allah a valorisé et dont Il a amplifié le caractère sacré. Il a rendu obligatoire l’obtention de Sa Grâce pour ceux qui y jeûnent» m’a-t-il dit. «Je lui ai demandé alors: «Ô fils du Messager d’Allah! Si je jeûne les jours restants, obtiendrais-je la récompense décernée à ceux qui y jeûnent?» L’Imam (Que la Paix d'Allah soit sur lui) dit: 

«Ô Salim! Sache que celui qui jeûne un jour de la fin de ce mois, sera à l’abri des tourments de l’agonie et des tortures de la tombe. Celui qui jeûne deux jours de la fin de ce mois, il peut passer sur la Çirat (la Voie qui mène u Paradis). Celui qui jeûne trois jours de la fin de ce mois sera à l’abri des terribles épreuves du Jour de la Grande Terreur et obtiendra un relevé d’innocence de l’Enfer.» 2

* Source: www.bostani.com

Rajab est l’un des quatre mois « moharram » (c’est-à-dire le combat contre les incroyants y est interdit) durant lequel nous commémorons des évènements grandioses. Il est appelé de façon spécifique le « Mois de Dieu ». Il est le mois des effluves de la Miséricorde divine : d’abord et avant tout, le début de la révélation et de la divulgation du Message divin de l’Islam, le 27 de ce mois.

Un appel mondial à la soumission à Dieu, à Son Message et à Son Prophète (Que la Bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa Sainte Famille) et à l’éducation de l’homme.

Un appel clair lancé pour explorer les facultés de la raison humaine, flambeau du cheminement vers la Perfection. Elle seule permet de discerner le vrai du faux et de dominer les passions de l’âme, par la réflexion, l’argumentation et le raisonnement.

Un appel lumineux à l’éducation de l’âme afin de parachever les vertus morales et apprendre le Livre et la Sagesse, par sa présentation de Vérités éternelles et d’un programme progressif.

Enfin, un grand appel à la paix et à la sérénité que le Prophète (Que la Bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa Sainte Famille) s’est évertué à réaliser tout au long de sa vie, relançant le grand mouvement de l’histoire de l’humanité vers la Beauté et la Majesté divines, annonçant la victoire certaine des croyants, malgré ceux qui veulent éteindre la Lumière de Dieu.

Des autres Évènements :

L’autre dimension spirituelle de ce mois est le rapprochement de Dieu par l’intermédiaire des Imams nés en ce mois. Nous pensons d’abord à la naissance du Prince des croyants (Que la Paix soit sur lui), le 13 de ce mois dans la « Maison de Dieu » au cœur de la Ka‘bah, puis à celle de l’Imam al-Bâqer (Que la Paix soit sur lui) le premier de ce mois enfin à celle des deux Imams (Que la Paix soit sur eux) évoqués dans cette fameuse invocation : « Mon Dieu ! Je Te demande par la [grâce des] deux personnes nées en ce mois de Rajab, Mohammed fils de Alî le second et son fils Alî fils de Mohammed l’élu. »

Par la grâce de ces Imams (Que la Paix soit sur eux), nous demandons à Dieu de nous accorder « une âme se contentant de ce dont Dieu l’a pourvue jusqu’à la descente dans la tombe et l’occurrence de l’Au-delà et ce à quoi elle est destinée », de nous faire bénéficier de tous les actes d’adoration recommandés de façon spécifique en ce mois, comme le jeûne, les prières, les invocations, l’accomplissement de la Umrah à La Mecque bénie, la visite de l’Imam al-Ridâ (Que la Paix soit sur lui) à Mashhad, pour renforcer notre foi, notre détermination et notre guidance.

* Source: www.lumieres-spirituelles.net, N°38.

 

Le vingtième jour de Jumâdâ II, l`an 5 après le début du Révélation, de la prophétie, est le jour de l'anniversaire parfumé de la naissance de la Sainte, la Purifiée Sayyida Fatima az-Zahrâ' (p).

En rappelant la mémoire de cet anniversaire, nous rappelons toute cette pureté et toute cette clarté vécues par Sayyida az-Zahrâ' (p) dans sa relation avec son Seigneur et avec les gens qu'elle a fréquentés. Nous rappelons toute la fermeté, toute la fierté et toute la patience dans sa confrontation avec les défis. Nous rappelons ses efforts pour faire vivre l'Islam dans la conscience des Musulmans et ses efforts pour préserver l'Islam. Nous le faisons pour dire qu'az-Zahrâ' doit être présente dans la vie de toute fille, de toute épouse et de toute mère, ainsi que dans la vie de toute femme porteuse du Message et dans la vie de tout homme.

La Journée de la femme musulmane 

L'Imâm Khomeyni (que Dieu ait son âme) a bien fait lorsqu'il a institué le jour de la naissance de Sayyida Fatima az-Zahrâ' (p) comme la Journée de la femme musulmane. Le faisant, il n'a pas exprimé un avis particulier. Il n'a pas voulu imposer ce modèle au Musulmans face à d'autres modèles qui pourraient être proposés par d'autres. Il a plutôt mis l'accent sur les soins consacrés par Dieu, le Très-Haut, à az-Zahrâ' (p) lorsqu'Il l'a purifiée de toute déviance et de toute souillure, pour qu'elle soit un symbole de toutes les femmes et un exemple à suivre par tous les gens.  

Le Messager de Dieu (P), à l'endroit duquel Dieu, le Très-Haut, a dit : ((Il ne tient langage de passion, car ce n’est qu’une révélation qui lui est révélée)) (Coran LIII, 3-4), a affirmé tout cela lorsqu'il a dit, à l'endroit de Sayyida az-Zahrâ' (p), qu'elle est la Maitresse des dames des Mondes dans ce monde ci, et la Maitresse des dames du Paradis. Le Messager de Dieu (P) nous a présenté cette image sous une autre forme lorsqu'il a dit : "Fâtima fait partie de moi ; ce qui ne lui plaît pas ne me plaît pas et ce qui lui porte préjudice me porte préjudice". Il l'a dit pour montrer dans quelle mesure Sayyida az-Zahrâ' (p) était dissoute dans sa personnalité. Elle est en effet le produit de sa pensée, de son cœur, de ses sentiments et même de ses émotions. 'A'isha l'a prouvé également en disant à l'endroit d'Az-Zahrâ' (p) : "Je n’ai vu personne d’aussi semblable au Messager de Dieu que Fâtima".

Le noble Prophète Mohammad (psl) a dit au sujet de sa fille Fatima: «Quatre femmes sont les meilleures, entre toutes, dans le Paradis: Asiyâ fille de Muzâhim (la femme de pharaon), Maryam, fille de 'Imrân, (la mère de 'Issa- Jésus (p)), Khadîja, fille de Khuwaylid, la mère des croyants, et Fâtima, fille de Muhammad (p)».

Le Noble Prophète (P) dit: «Tout enfant suit la famille de son père, sauf la progéniture de Fâtima, dont je suis l'ancêtre et la source»

En effet, Les enfants garçons du prophète (sas) sont tous morts en bas âge et de ce fait les hypocrites et les mécréants se moquaient du prophète (sas) en disant de lui que sa postérité serait caduque, qu'il était "ABTAR".
Allah swt fit descendre le sourat Al-Kawthar afin que les doués de raison comprennent qu'au contraire sa postérité serait abondante par le biais de Fatima Zahra (as).
" INNA  ATAYNAKAL  KAWTHAR  FA  SALIH LI  RABBIKA  WAN HAR  INNA  CHÂNI_AKA  HOUWAL  ABTAR "
" Certes nous t'avons donné l'abondance, prie donc ton seigneur et sacrifie. Voilà celui (ton ennemie) qui n'aura jamais de postérité. "

C’est ainsi que Fatima devint la source brillante pour la continuation de la génération du Prophète psl.


Cette Dame du Paradis avait plusieurs noms, tous plus significatifs les uns que les autres: les plus célèbre :

  1. Fâtimà (qui a sevré son enfant, qui a été coupé de toute les pèches, exempts du feu de l'enfer)
  2. Sedigah (femme sincère, véridique).
  3. Tahèreh (pure).
  4. Mobarakeh (sainte).
  5. Zakyeh (vertueuse).
  6. Razyeh (satisfaite).
  7. Marzieh (louable).
  8. Zahra (brillance).

D'autres noms encore pour Fâtima : al-Batul (la vierge) / al-Azra (la toute pure) / Sayedat Nissâ' (la Souveraine des femmes) / Afzalun Nisa / Khairun Nisa (la Meilleure des femmes) / Mariam al-Kubra / al-Muhraka (Celle qui est bénie de Dieu) / Al -Siddîqa (la Véridique) / Al Muhadissa (Celle qui a parlé à sa mère dans l'utérus avant sa naissance).

Dont chacun témoigne de ses qualités et des bienfaits de son immense fertile existence. Il est suffisant de dire que, dans son célèbre nom, Fatima, est caché la plus grande des bonnes nouvelles pour ceux qui la suivent sur son chemin puisque la racine du nom "Fatima" signifie "rompre" ou "sevrer", Le Prophète(p) a expliqué : "C'est parce qu'elle et ceux qui la suivent  seront exempts du feu de l'enfer."

D'entre tous ses noms, " Zahra " aussi a une précieuse signification et un éclat particulier. Elle fut nommée Az-Zahra = l’éclatante, car elle est l’éclat du Prophète élu (pslf). Elle fut celle qui lui ressemblait le plus, autant dans son attitude que dans sa compréhension.

Il fut demandé au sixième imam de descendant du prophète psl, Imam jafar Sadegh (p): "Pourquoi Fatimah s'appelait-elle aussi Zahra?" Il répondit :

" Parce que Zahra signifie brillance et que Fatima était telle que, quand elle se tenait dans le Mihrab, la lumière qu'elle dégageait était visible par tous les gens des Cieux, de la même façon que la lumière des étoiles est visible par les gens de la Terre. C'est pour cette raison qu'elle fut aussi appelée Zahra!!"

La relation du Messager de Dieu (P) avec sa fille az-Zahrâ' (p) était une relation parmi les plus profondes. Ils menaient une sorte de vie avec laquelle ils s'intégraient l'un dans l'autre. La raison de Fâtima (p) faisait partie de la raison du Prophète (P); son cœur faisait partie de son cœur et il voyait en elle toutes les significations spirituelles de son Message.  

 Les historiographes parlent de cette relation entre le Messager de Dieu et sa fille qui lui ressemblait physiquement et moralement et dont la façon de se déplacer en marchant était identique à celle de son père. Selon eux, chaque fois que Fâtima se rendait chez le Prophète(p), il lui cédait sa place après lui avoir embrassé la main. Chaque fois que le Prophète se rendait chez Fâtima, elle lui cédait sa place après lui avoir embrassé la main. Il y a dans la relation entre az-Zahrâ’ (p) et le Messager de Dieu (P) un état spirituel que nous ne pouvons pas saisir. Fâtima n’était pas seulement un être physique. Elle était un esprit qui s’élève et qui se raffine au point de fondre en pureté et en lueur. 

Sayyida Fâtima (p), elle a une servitude, au plus haut niveau de la servitude, envers Dieu.

Sayyida az-Zahrâ' (p) exerçait beaucoup d'activité en relation avec la communication du Message. Elle instruisait les femmes des Muhâjirûn (Émigrants) et des Ansâr (Partisans). Elle pratiquait le jihâd, elle montait sur la tribune et haranguait les Musulmans... Elle faisait face aux autres pour défendre le droit.

Dévotion et puissance

En ce qui est de la dévotion de Sayyida az-Zahrâ' (p), son fils, l'Imâm al-Hassan (p) a dit : "J’ai vu ma mère dressée sur son tapis de prière une nuit de jeudi à vendredi. Elle ne faisait que s’agenouiller et se prosterner jusqu’à l’aube. Elle invoquait Dieu, et le répétait, pour les croyants et les croyantes en les désignant de leurs noms, sans L’invoquer pour elle-même. Alors, je lui ai dit : ‘O mère ! Pourquoi n’invoques-tu pas Dieu pour toi-même ?’. Elle m’a répondu : 'O mon fils ! Le voisin d’abord, la maison ensuite'".

 

Cette grande Dame  la plus prestigieuse au monde, qui, à chaque fois que son nom est évoqué cela rappel la renaissance de l’esprit de justice, de courage, de détermination et de sainteté. Cette dame qui  est un modèle vivant, un signe dans la voie de Dieu, et un objectif originel de la mission divine. 

Elle consacra sa vie entre les travaux ménagers, qu’elle partageait, à tour de rôle, avec sa servante la Dame Fidha, l’éducation de ses enfants et l’adoration nocturne. Elle proposait, souvent, des solutions aux problèmes des femmes et aidait les nécessiteux du produit de la vente des cueillettes de son verger, nommé, Fadak, qu’elle avait reçu du Prophète (SAWA).

Elle était très assidue, dans la préservation de la Sunna de son père, dont elle écrivait les paroles sur une peau qu’elle gardait jalousement. Un jour n’ayant pas retrouvé un de ses précieux objets, elle affirma à sa servante que ces écrits lui étaient aussi précieux qu’Al-Hassan (béni soit-il) et Al-Hussein (béni-soit-il). Elle était douée, également, d’un très fort caractère, ce qui est attesté par le discours qu’elle prononça, après la mort de son père (SAWA), dans la mosquée du Prophète (SAWA) et devant tous les Musulmans.

Az-Zahrâ' est notre Dame pure, dévote, savante, enseignante, et puissante. Les hommes et les femmes devraient l'imiter pour ce qui est de toutes les valeurs spirituelles et humaines qu'elle incarnait. Elle a donné à la nation sa fille Sayyida Zaynab (p) qui a pris des attitudes très puissantes face aux Tyrans de son époque

( Zaynab la petite fille de Prophète (psl), était la patiente et la combattante qui s'est chargée de la responsabilité après le martyre de l'Imâm al-Hussein (p).)

Az-Zahrâ’ (p) ne doit pas être pour la femme musulmane une simple femme, mais un modèle de pensée, d’esprit et de jihâd pour le vrai. Elle est la Maîtresse des femmes, la Pure et les femmes doivent la prendre comme modèle. ‘Alî (p) l’a bien expliqué en disant : « Votre Imâm se contente dans sa vie de ses deux robes usées et de ses deux morceaux de pain d’orge. Vous ne pouvez pas faire de même, mais vous devez m’aider avec votre piété et votre conséquence, votre abstinence et votre droiture ».

Az-Zahrâ’ n’est pas un exemple pour les femmes seules. Elle l’est pour tous les Musulmans

Que la paix soit sur elle, sur son père, sur son mari, et sur ses enfants ! Nous invoquons Dieu pour qu’Il permette à ce qu’elle intercède pour nous le Jour du Jugement à côté de son père, le messager de Dieu, car elle est grande parmi ceux qui intercèdent !

Que la Paix soit sur vous ainsi que la Miséricorde d'Allah et sa Bénédiction

 

 

 

 

 

 

 

 

Dieu, le Très-Haut, a enseigné à ses prophètes et messagers de s'adresser aux hommes avec douceur. Chaque fois qu'un prophète voyait son expérience aboutir à l'échec, il s'adressait à son peuple en disant : ((J'ai été pour vous un bon conseiller, mais vous n'aimez pas les conseillers)) (Coran VII, 79). Je suis venu vers vous pour vous conseiller, pour vous sauver, pour vous faciliter la vie et pour ouvrir vos raisons à ce qui élève votre niveau, et à ce qui vous rapproche de Dieu. Je l'ai fait par souci de vous servir et d'améliorer votre condition.

Dieu, le Très-Haut, nous a parlé des bons caractères du Prophète (P) et de sa manière d'échanger avec les gens. Il dit, à Lui la Grandeur, dans Son Noble Livre : ((C’est par quelque miséricorde venue de Dieu que tu te montres si accommodant à leur égard ; eusses-tu fait preuve de rudesse, de dureté de cœur, qu’ils se seraient dispersés d’autour de toi)) (Coran III, 159). Dieu, à Lui la Grandeur, a été miséricordieux envers eux comme envers toi, car tu as été doux de cœur en échangeant avec eux. Ton cœur bat de l'amour que tu portes aux gens; car tu as été doux quant à tes paroles. Ta langue ne prononçait que des paroles douces. C'est ce qui t'a rendu aimable pour les gens, et c'est ce qui les a attirés vers toi et les a portés à accepter ton appel. Ces sont tes paroles bonnes et douces, et ton cœur ouvert vis-à-vis d'eux et de leurs intérêts, qui les ont portés à accepter ce à quoi tu les appelais.

Faisant la différence entre la douceur et la violence, le Messager de Dieu (P) a dit : "Jamais les bonnes paroles ne sont mises sur une chose sans l’embellir et jamais elles ne sont enlevées d’une chose sans la rendre laide". Il a dit aussi : "Si la douceur était une créature visible, aucune autre créature de Dieu ne saurait l'égaler en beauté". C'est que la douceur est au summum de la beauté et de la magnificence; elle est à la limite extrême de ce qui attire l'homme et le passionne.

Parlant des gens qui s'accompagnent dans un voyage ou se fréquentent en général, le Messager de Dieu (P) a dit : "Jamais deux personnes ne se sont accompagnées sans que celle qui est la plus aimée de Dieu et la plus rétribuée ne soit celle qui est plus douce par rapport à l’autre". Il a dit aussi : "Celui qui est le plus sage parmi les hommes est celui qui les ménage le plus".

 

Le Messager de Dieu (P) a dit : "Mon Seigneur m'a ordonné de ménager les gens, tout comme Il m'a ordonné de m'acquitter des rites obligatoires". C'est que le fait de ménager les gens conduit les gens à se rencontrer et à communiquer les uns avec les autres afin que personne ne supprime l'autre. Il a dit aussi : "La douceur est la moitié de la vie", car elle améliore les conditions de ta vie à travers tes relations avec les autres.

Etre doux à l'égard du mécréant

S'adressant à sa femme 'A'isha qui s'était révoltée contre un Juif qui, en passant et pour se moquer du Prophète (P), s'est conduit méchamment en lui disant : "Que la mort soit sur toi !", au Lieu de ''Que la paix soit sur toi !", le Prophète (P) qui s'est contenté de lui répondre : "Et sur toi !", a dit à 'A'isha : "O 'A'isha ! Dieu est doux et Il aime la douceur. Il donne pour la douceur ce qu’Il ne donne pas pour la violence, et ce qu'Il ne donne pas pour toute autre chose".     

Il a dit aussi : "La douceur est la tête de la sagesse. Seigneur ! Sois doux avec tout chacun qui, se chargeant de quelques responsabilités dans la gouvernance de ma Nation, se conduit avec douceur. Et sois brutal avec celui qui se conduit brutalement à l'égard de ma Nation".

Etre doux à l'égard de l'animal :

Parlant de la douceur à l'égard de l'animal, le Prophète (P) a dit : "Dieu aime la douceur et aide à être doux. Si vous montez des bêtes maigres et fatiguées, descendez de leurs dos et laissez-les brouter l'herbe de la terre. Si la terre est aride ne montez pas vos bêtes".

 

(Imam Zeinol Abedine(le fils d’Imam Hussein ibn Ali) disait:

La monture a des droits sur son propriétaire: il doit commencer par lui donner du fourrage dès qu'il descend de son dos, l'abreuver chaque fois qu'il passe par un point d'eau, ne pas la frapper à la gueule, car elle chante les louanges de son Seigneur, ne pas se mettre debout sur son dos, sauf pour la Cause d'Allah, ne pas la surcharger, ne pas la faire marcher au-delà de ses capacités. )

 

Au nom Allah le miséricordieux, le plus miséricordieux.

Le 3e jour de mois Jamadiol –Akhar de l`an 11 Hijir, selon certain source, est le martyre de la grande dame d`islam Fatima Al-Zahra (as) à l’Age de 18 ans ,3 mois après le départ de noble prophète (pslf).

Enfant, elle a vécu, tout comme ‘Alî (p) avec le Messager (P) à la Mecque. Nous disions à ce propos « qu’ils étaient, tous les deux, deux élèves internes à l’école du Prophète (P) ». Donc, il éduquait Fâtima comme il le faisait avec ‘Alî et, de ce fait, tous les deux avaient le même esprit. Et de ce fait aussi, la Tradition a dit : « Si ‘Alî n’avait pas existé, Fâtima n’aurait pas eu d’équivalent ».

Leur situation équivalente n’était pas due à la proche parenté, car le Messager de Dieu (P) avait d’autres cousins. Il s’agissait donc d’une équivalence de raison, d’esprit, de spiritualité, de pureté et d’infaillibilité. On sait d’après la biographie du Prophète (P) que plusieurs parmi les illustres Compagnons ont demandé Fâtima (P) en mariage. Mais le Prophète (P) répondait toujours :

« J’attends l’ordre de mon Seigneur ».

Il avait d’autres filles et les avait mariées. Mais Fâtima (P) se distinguait d’elles. Lorsque ‘Alî (p) l’a demandée en mariage, il était démuni. Pourtant, le visage du Prophète (P) rayonnait de bonheur en donnant son accord. Il savait le sens de l’un dans celui de l’autre et le secret de l’un dans celui de l’autre. ‘Alî n’avait qu’un bouclier. Le Prophète l’a pris en guise de dot pour Fâtima et l’a vendu à cinq cents dirhams. Il ne s’agit pas là d’un prix ou d’une garantie. Dieu a dit :

((Donnez aux femmes sans contrepartie leurs dons nuptiaux)) (Coran IV, 4).

Il s’agit donc d’un don. L’ordre divin a donc été donné au Prophète (P) de donner Fâtima à ‘Alî en mariage. Depuis, sa maison était devenue celle de son père. Les historiographes parlent de cette relation entre le Messager de Dieu et sa fille qui lui ressemblait physiquement et moralement et dont la façon de se déplacer en marchant était identique à celle de son père. Selon eux, chaque fois que Fâtima se rendait chez Prophète(p), il lui cédait sa place après lui avoir embrassé la main. Chaque fois que le Prophète(p) se rendait chez Fâtima, elle lui cédait sa place après lui avoir embrassé la main. Il y a dans la relation entre az-Zahrâ’ (p) et le Messager de Dieu (P) un état spirituel que nous ne pouvons pas saisir. Fâtima n’était pas seulement un être physique. Elle était un esprit qui s’élève et qui se raffine au point de fondre en pureté et en lueur. Le prince des poètes, Ahmad Shawqui a dit au sujet de l’attitude du Prophète envers sa fille :

« Il n’a souhaité qu’elle comme progéniture

« Et celui qui donne naissance à az-Zahrâ’

« Trouve sa valeur tout ce qui n’est pas elle !

 

 Au moment où le Prophète (P) quittait ce monde, az-Zahrâ’ s’est approchée de lui. Il l’a alors couvée et, lui chuchotant quelques mots, elle s’est mise à pleurer. Il l’a couvée une seconde fois et là, elle s’est mise à sourire. L’assistance lui a demandé de l’informer sur ce qui se passe mais elle a refusé de dévoiler le secret que le Messager de Dieu (P) lui a communiqué. Elle ne l’a dévoilé qu’après sa mort en disant :

« Quand il m’a couvée, la première fois, il m’a dit qu’il allait mourir, et c’est alors que j’ai pleuré. Quand il m’a couvée la seconde fois, il m’a dit que je serai la première parmi les siens qui mourra après lui, et c’est alors que j’ai souri ».

À sa mort, az-Zahrâ’ (p) avait dix-huit ans. Elle était une épouse qui aimait son époux et son époux l’aimait. Elle était une mère qui aimait ses enfants et ses enfants l’aimaient. Quoique sa relation avec son père était très profonde, elle préférait ordinairement vivre avec son marie et ses enfants. Mais le fait qu’elle ait souri à l’annonce de sa propre mort prouve que sa relation spirituelle avec son père était encore plus profonde. Elle a été contente de savoir qu’elle sera la première parmi les siens qui mourra après lui. Elle accompagnait ses deux fils, al-Hassan (p) et al-Hussein (p) et allaient visiter le tombeau de leur grand-père. Elle leur parlait de lui afin d’approfondir sa présence dans leurs deux cœurs et leurs deux esprits.

Nous savons que az-Zahrâ’ (p) a tant souffert après la mort du Messager de Dieu (P). Elle s’est dressée pour défendre la vérité en défendant les droits de ‘Alî (p). Elle n’a pas parlé de ses maux et des injustices dont elle souffrait, mais elle a parlé de ‘Alî :

« Et qu’est-ce qu’ils ont reproché à Abû al-Hassan (‘Alî -p-) ? Par Dieu ! Ils lui ont reproché les coups de son épée et le peu de peur qu’il a devant la mort ».

Malade, elle disait aux médinoises qui venaient pour la visiter :

« Je me trouve avec un sentiment de répulsion envers votre monde et ses habitants » .

Son sermon à la Mosquée du Messager (P) représentait la culture de l’Islam dans toute la profondeur des concepts et des lois, dans toute l’histoire vécue par le Messager de Dieu (P) dans le but de donner la supériorité à la parole divine. Elle a représenté dans son sermon la culture islamique profonde et consciente, l’argument décisif et crucial en ce qui concerne son héritage.

Elle s’est mise aux côtés de ‘Alî (p) pour défendre son droit et la légalité de son Imamat. Elle a pris la parole à la Mosquée du Messager de Dieu (P), et a lancé son formidable discours où elle a expliqué beaucoup de mystères concernant la législation islamique….

Az-Zahrâ’ (p) était une grande femme, savante, pure, et patiente au sujet de laquelle le Messager de Dieu (P) a dit qu’elle est « La mère de son père ». Elle était l’exemple à suivre pour tous les Musulmans et les Musulmanes, pour tous les croyants et les croyantes, sur le plan de la science, de la spiritualité, de la place proche de Dieu, de l’appel au jihâd et à l’Islam.

 

Après le décès du Prophète (saw), Fatima-Zahra (as) survécut seulement 75 jours selon certain source. Elle décéda le 14 Jamadil Aval et selon d`autre source le 03 Jamadil Akhar du 11 AH, à l’âge de 18 ans (an 632JC).
Imam Ali (as) l’enterra durant la nuit conformément au vœu de son épouse qui souhaitait que n’assistent pas à ses funérailles ceux dont elle était mécontente.
Elle est inhumée à Medina, mais l’endroit exact de sa tombe est en réalité inconnu.
Jannat-oul Baqi ? Masdjid Nabwi (Rawdha, sa maison)?

Que la paix soit sur elle le jour où elle est née, le jour où elle a décédé et le Jour où, vivante, elle se sera ressuscitée.


بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Les dimensions de la grande personnalité de la vénérée Fatima Zahra (bénie soit-elle) sont très vastes. Seule une réflexion approfondie nous permettra de les connaître.
Certaines particularités manifestes de la grande Dames sur les plans humain et moral  –selon différents ouvrages chiites et sunnites – sont :
1- L’abondance de prières et d’invocations devant le Tout Puissant.
2-     L’abnégation et la dépense sur le chemin de Dieu des biens mêmes ceux auxquels elle tenait beaucoup.
3-     La manifestation et la cristallisation de la pudeur et de la chasteté.
4  -     La dévotion ainsi que la tempérance dans les biens et modestes moyens dont elle disposait, alors même qu’elle aurait pu profiter des plus grands moyens possibles. , car elle était la fille du Messager de l’Islam (que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants) et que ce dernier lui a offert le jardin de « Fadak » dont les revenus étaient importants. N’est-ce pas que le soir de son mariage, cette grande Dame du monde a offert sa robe de Mariée. Ou n’est-ce pas cette vénérée Dame qui a distribué sa propre nourriture aux nécessiteux, aux orphelins et à ceux qui avaient faim, trois nuits durant dont le noble Coran en témoigne dans la sainte sourate « L’Homme ».
5-     L’incarnation par excellence du hijab islamique et le modèle parfait du code vestimentaire.
6-     Le savoir et la science de la grande Dame de ce monde.( enseignante qui donnait la science aux autres femmes.)
7-     La lutte politique et sociale de cette grande Dame


Un des aspects de la personnalité de la vénérée Fatima Zahra (bénie soit-elle) c’est l’abondance de ses prières et de ses invocations devant le Tout Puissant.

 Ses prières sont tellement nombreuses sur le plan quantitatif, qu’elles sont présentes à pratiquement chaque moment et chaque seconde de sa noble vie. Son comportement, son attitude, son regard, ses efforts, sa respiration étaient tous une prière. Elle priait nuit et jour.  D’ailleurs la vénérée Fatima fut surnommée Zahra, car lorsqu’elle se recueillait pour la prière, sa lumière inondait les habitants du ciel.

Nous voulons connaître la spiritualité de Fatima az-Zahrâ’ (p) et sa façon de vivre l’émanation spirituelle et ce pour la comprendre de l’intérieur ,connaitre ses vertus, ses moralités et ses qualités.

 

Sayyida az-Zahrâ' (p) a incarné tout cela en aimant Dieu d'un amour qui est le plus puissant, en Lui témoignant d'une fidélité qui est la plus puissante, en communiquant avec Lui sur le plan de l'adoration et de l'obéissance qui sont les plus puissantes, et qui a suivi la voie de sa guidance.

 

Le Messager de Dieu (Psl) lui a adressé les paroles suivantes : "Dieu s'irrite lorsque tu es irritée et se montre satisfait lorsque tu es satisfaite". Il signale ainsi qu'elle n'était satisfaite qu'à travers la satisfaction de Dieu, et qu'elle ne s'irritait que pour la cause de Dieu.

 

Les historiens ont signalé sa relation avec Dieu et comment elle priait, debout, toute la nuit jusqu'à avoir les pieds enflés. Son fils, l'Imâm al-Hassan (p) dit à propos de sa dévotion : "J’ai vu ma mère dressée sur son tapis de prière une nuit de jeudi à vendredi. Elle ne faisait que s’agenouiller et se prosterner jusqu’à l’aube. Elle invoquait Dieu, et le répétait, pour les croyants et les croyantes…".

 

Avec tout ce qu’elle avait comme force de personnalité et de spiritualité qui l’élevaient au-dessus de toute autre femme, az-Zahrâ’ (p) invoquait Dieu en ces termes :

 

 « Seigneur ! Rend-moi satisfaite de ce que Tu me donnes comme subsistance,

 

donne-moi le salut tant que Tu me laisses en vie,

 

pardonne-moi et sois miséricordieux avec moi lorsque Tu me feras mourir !

 

Seigneur ! Ne me fatigue pas lorsque je cherche à obtenir ce que Tu m’as destiné et ce que Tu m’as destiné rend-le facile à atteindre.

 

Seigneur ! Récompense pour moi, de la meilleure récompense, mes parents et tous ceux qui m’ont comblée de leurs services.

 

Seigneur ! Rend-moi libre de toute occupation en dehors de ce pourquoi Tu m’as créée !

 

((Nous n’avons créé les hommes et les génies qu’afin qu’ils Nous adorent)) (Coran LI, 56),

et ne m’occupe pas à faire ce que Tu t’es proposé de faire pour moi.

 

Ne me torture pas alors que je Te demande pardon !

 

Ne me prive pas alors que je t’implore !

 

Seigneur ! Fais que je sois humble au regard de moi-même et fais que Tu sois grand au regard de moi-même.

 

Inspire-moi de T’obéir et d’agir pour Te satisfaire et pour éviter ce qui provoque Ton courroux,

 

ô Toi, le plus Miséricordieux des Miséricordieux ! ».

 

C’est de cette façon que Fâtima az-Zahrâ’ (p) se mettait devant Dieu pour apprendre la signification d’être serviteur de Dieu ! 

 

L’Imâm al-Hassan (P) parle de la dévotion de sa mère (p) en ces termes : « J’ai vu ma mère dressée sur son tapis de prière une nuit de jeudi à vendredi. Elle ne faisait que s’agenouiller et se prosterner jusqu’à l’aube. Elle invoquait Dieu, et le répétait, pour les croyants et les croyantes en les désignant de leurs noms, sans L’invoquer pour elle-même. Alors, je lui ai dit : ‘Ô mère ! Pourquoi n’invoques-tu pas Dieu pour toi-même ?’. Elle m’a répondu : « Ô mon fils ! Le voisin d’abord, la maison ensuite’ ». 

 

 

Fâtimah az-Zahrâ(p) glorifiait Allah swt, le 3e jour de chaque mois hégirien en ces termes :

 

بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمٰنِ ٱلرَّحِيمِ

 

اَللَّهُمَّ صَلِّ عَلَىٰ مُحَمَّدٍ وَآلِ مُحَمَّدٍ

 

 

Gloire à Celui Qui a illuminé par la force et la puissance !

Subhana mani-stanara bi-l-hawli wa-l-quwwati,

 

 

Gloire à Celui Qui s’est caché dans sept cieux alors aucun œil ne Le voit !

Subhana mani-htajaba fi sab`i samawatinn fala aynu tarahu,

 

Gloire à Celui Qui a humilié les créatures par la mort et qui s’est Magnifié par la Vie !

Subhana man adhalla-l-khala`iqa bi-l-mawti wa a`aza nafsahu bi-l-hayati,

 

Gloire à Celui Qui reste alors que toute chose autre que Lui disparait !

Subhana man yabqa wa yafna kullu shay`inn siwahu,

 

Gloire à Celui Qui s’est réservé la Louange pour Lui-même et Qui en est Satisfait !

Subhan mani-stakhlasa al-hamda li-nafsihi wa-rtadahu,

 

Gloire au Vivant, au Très-Savant !

Subhana-l-hayyi al-alimi,

 

Gloire au Plein de Mansuétude, au Très-Généreux !

subhana-halimi al-karimi,

 

Gloire au Souverain, au Sanctissime !

Subhana-l-maliki al-quddusi,

 

Gloire au Très Haut, au Grandiose !

Subhana [al-aliya] al-azhimi,

 

Gloire à Dieu et par Sa Louange !

Subhana-llahi wa bi-hamdihi !

 

 

دعاؤها عليهاالسلام في تسبيح اللّه سبحانه في اليوم الثالث من الشهر

سُبْحانَ مَنِ اسْتَنارَ بِالْحَوْلِ وَ الْقُوَّةِ،
سُبْحانَ مَنِ احْتَجَبَ فِي سَبْعِ سَماواتٍ، فَلاعَيْنَ تَراهُ،
 سُبْحانَ مَنْ اَذَلَّ الْخَلائِقَ بِالْمَوْتِ، وَاَعَزَّ نَفْسَهُ بِالْحَياةِ،
 سُبْحانَ مَنْ يَبْقى وَ يَفْنى كُلُّ شَيْ‏ءٍ سِواهُ
.
سُبْحانَ مَنِ اسْتَخْلَصَ الْحَمْدَ لِنَفْسِهِ وَارْتَضاهُ،
سُبْحانَ الْحَيِّ الْعَليمِ، سُبْحانَ الْحَليمِ الْكَريمِ،
 سُبْحانَ الْمَلِكِ الْقُدُّوسِ،
 سُبْحانَ الْعَلِيِّ الْعَظيمِ، سُبْحانَ اللَّهِ وَ بِحَمْدِه

N°61 - Jumâdî II 1435 - Avril 2014 www.lumieres-spirituelles.net

 

 



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Les invocations et les paroles de Dame Fatima(p) sont

Rassemblé dans un livre « Sahifa de Fatima » en anglais sur le site: http://www.duas.org/Sahife -Zehra/

 

Hazrat Zahra’s Dua’a for glorifying God on the third day of the month

Glory be to He who is illuminated with power and strength
Glory be to He who is concealed in the seven heavens, so no eye can see Him
Glory be to He who subdued creation through death and honored Himself through (everlasting) life
Glory be to He who will remain (forever) and everything else will perish
Glory be to He who made praise exclusively for Himself and He is pleased with that
Glory be to the Ever-Living, the All-Knowing
Glory be to the Forbearing, the Generous
Glory be to the King, the Holy
Glory be to the High, the Mighty,
Glory be to Allah and with His praise

 

 

 

 

 

 

 

samedi, 14 mars 2015 12:27

« la femme dans le Hadith »

Extrait du livre « la femme dans le Hadith » (www.bostani.com)

La meilleure des épouses

« قال الله عزَّ وجل : "اذا اردت ان اجمع للمسلم خير الدنيا والآخرة ، جعلت ته قلباً خاشعاً ولساناً ذاكراً وجسداً على البلاء صابراً وزوجةً مؤمنةً تسره اذا نظر اليها وتحفظه اذاغاب عنها في نفسها وماله"»

Selon le Prophète (P) : « Allah –  Il est Puissant et Sublime- dit : «Quand Je veux octroyer au Musulman le bienfait du monde terrestre et du monde éternel, Je le dote d’un cœur recueilli, d’une langue invoquant (le Nom d’Allah), d’un corps endurant avec patience les maladies et d’une épouse pieuse qui l’égaie lorsqu’il la regarde, et qui  préserve son honneur (par sa conduite irréprochable) et son bien, lorsqu’il s’absente »[46] 

عن رسول الله (ص) : »قول الرجل للمراة اني احبك لا يذهب من قلبها ابداَ «

Selon le Prophète (P) : « Le fait qu’un homme dise à sa femme : " Je t’aime", ne quittera jamais le cœur de celle-ci»[25] 

جاء رجل الى رسول الله (ص) وقال: ان لي زوجة اذا دخلت تلقتني، واذا خرجت شيعتني، واذا رأيتني مهموماً قالت لي : "مايهمّك، ان كنتَ تهتمُّ لرزقك فقد تكفَّل لك به غيرك، وان كنت تهتم لامر آخرتك فزادك اللَّه همّاً". فقال رسول الله (ص) :" اِنَّ لله عمّالاً وهذه من عمَّاله، ولها اجر نصف شهيد".

Un homme vient voir le Messager d’Allah (P) et lui raconta :

« J’ai une femme qui m’accueille à la porte quand je rentre, me reconduit à la porte, lorsque je sors.  Si elle me voit soucieux elle me dit : «Pourquoi ce souci ! Si tu te soucies pour ta subsistance, quelqu’un d’autre (Allah) l’a garantie pour toi, et si tu te soucies pour la Vie future, qu’Allah augmente ton souci ». Et le Prophète (P) de commenter : «Certes Allah a des ouvriers, et celle-ci en fait partie. Elle aura la moitié de la récompense spirituelle d’un martyr.»[48]    

Les mérites spirituels des femmes

عن الامام الصادق (ع) : سألت ام سلمة رسول الله عن فضل النساء في خدمة ازواجهن فقال : ايّما امرأة رفعت من بيتها شيئاً من موضع الى موضع تريد به صلاحاً الاّ نظر الله اليها ومن نظر الله اليه لم يعذّبه. فقالت ام سلمة رضي الله عنها : زدني في النساء المسكين من الثواب بأبي انت وامي، فقال (ص) : يا ام سلمة ان المرأة اذا حملت كان لها من الاجر كمن جاهد بنفسه وماله في سبيل الله فاذا وضعت قيل لها : قد غفر الله لك ذنبك فاستانفي العمل، فاذا رضعت فلها بكل رضعة تحرير رقبة من ولد اسماعيل.

Selon l’Imam Jafar al-Sâdiq (p) : Lorsque Om Salamah demanda au Messager d’Allah (P) (son époux) quel est le mérite spirituel (thawâb) du fait que les femmes servent leurs époux, il répondit : «Il n’est pas une épouse qui déplace un objet dans sa maison pour arranger celle-ci sans qu’Allah ne la regarde. Or quiconque Allah regarde, Il ne le torturera jamais. » Om Salamah, qu’Allah l’agrée dit : «Que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! Dis-moi davantage sur le mérite spirituel attribué aux pauvres femmes! » Le Prophète (P) poursuivit : «O Om Salamah ! Lorsque la femme tombe enceinte, elle obtient la rétribution spirituelle (ajr) de quelqu’un qui fait le jihâd avec sa personne et ses biens pour la Cause d’Alah- Il est Puissant et Sublime- et lorsqu’elle accouche, on lui dira : «Allah t’a pardonné tes péchés ! Continue donc ton travail! ». Quand elle allaitera, elle obtiendra pour chaque tétée la rétribution spirituelle.

 

* انا (اسماء اخت يزيد الانصاري) وافدة النساء اليك ان الرجال فضلوا علينا بالجمع والجماعات وعيادة المرضى وشهود الجنائز والحج والعمرة والرباط. قال رسول الله : اِنصرفي ايتها المرأة وَاْعلِمي من وراءك من النساء ان حُسن تبعل احداكنَّ لزوجها وطلبها مرضاته اتباعا موافقة يعدل ذلك كله.

*Asmâ’, la sœur de Yazîd al-Ançâtî vint voir le Prophète (P) et lui dit : « Je suis la déléguée des femmes auprès de toi : Les hommes ont obtenu des avantages spirituels sur nous en ayant le droit d’accomplir la Prière du Vendredi et la Prière en assemblée, de visiter les malades, d’assister aux cérémonies funéraires, de faire le Hajj (pèlerinage majeur de la Mecque) et la ‘Umrah (pèlerinage mineur)  et de garder les frontières. » Le Messager d’Allah (P) lui répondit : «Va informer les femmes que tu représentes que si que chacune de vous est une bonne épouse, qu’elle essaie de donner satisfaction à son époux et de lui obéir, cette conduite aura une récompense spirituelle équivalente à celle que les hommes obtiennent par leurs avantages »[65].   

ان للمرأة في حملها الى وضعها الى فصلها من الاجر كالمرابط  (أي المجاهد) في سبيل الله، فان هلكت فيما بين ذلك فلها اجر شهيد»

« La femme obtient, depuis sa grossesse et son accouchement jusqu’ à son servage, le mérite spirituel d’un combattant pour la Cause d’Allah. Et si elle venait à mourir entre-temps, elle aura la rétribution spirituelle d’un martyr. »[68]   

عن النبي (ص) : »يأتي على الناس زمان بطونهم آلهتهم ونساؤهم قبلتهم ودنانيرهم دينهم وشرفهم متاعهم لا يبقى من الايمان الاّ اسمه ومن الاسلام الاّ رسمه ومن القرآن الاّ درسه، مساجدهم معمورة وقلوبهم خراب عن الهدى علمائهم اشرّ خلق الله على الارض.«

Le Prophète (P) dit : «Les gens connaîtront une époque où leur dieu sera leurs ventres, leur qiblah (direction de la prière) leurs femmes, leur religion, leurs dinars, leur honneur leurs marchandises. Il ne restera de la Foi que son nom, de l’Islam que son dessin (sa forme), du Coran que sa leçon. Leurs mosquées seront bien construites, mais leurs cœurs en ruine sur le plan de la guidance, et leurs uléma seront les plus méchants des créatures d’Allah sur terre.»[75] 

عن اميرالمؤمنين (ع)  : كتب الله الجهاد على الرجال والنساء، فجهاد الرجل بذل ماله ونفسه حتى يقتل في سبيل الله ، وجهاد المرأة ان تصبر على ما ترى من اذا زوجها وغيرته.

Le Commandeur des Croyants, l’Imam Ali (p) dit : «Allah a prescrit le jihâd aux hommes et aux femmes. Le jihâd de l’homme c’est de sacrifier ses biens et sa vie jusqu’à ce qu’il soit tué sur la Voie d’Allah, tandis que le jihad de la femme c’est d’endurer avec patience la nuisance et la jalousie de son mari . »[79]

Mariage 

عن رسول الله (ص) قال :» من تزوّج فقد احرز نصف دينه فليَـتَّــقِ الله في النصف الباقي.«

Le Messager d’Allah (P) dit : «Quiconque se marie, acquiert la moitié de sa religion, qu’il craigne donc Allah pour la seconde moitié. »[85]

عن رسول الله (ص) قال :» التمسوا الرزق بالنكاح.«

Le Messager d’Allah (P) dit :« Attendez-vous aux moyens de subsistance (rizq) en vous mariant (le mariage appelle les bienfaits d’Allah). »[87]

Allah a accordé à l’homme autorité sur la femme pour qu’il prenne mieux soin d’elle et non pour l’opprimer

قال رسول الله (ص) :  »خيرالرجال من اُمتي الذين لايتطاولون على اهليهم ويحنون عليهم ولا يظلمونهم ، ثم قرأ : "الرِّجالُ قوَّامون على النساء بما فضَّلَ الله بعضهم على بعض"« (سورة النساء : آية 38 ).

Le Messager d’Allah (P) dit : «Les meilleurs hommes de ma Communauté sont ceux qui ne se montrent ni agressifs ni injustes, mais plutôt tendres envers leurs familles », et le Prophète (P) de réciter, à l’appui, le verset coranique suivant : «Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci » (Sourate al-Nisâ’, 4/34)[148]

عن الامام الصادق (ع) قال :» رحم الله عبداً احسن فيما بينه وبين زوجته ، فاِن الله عز وجل قد ملّكه ناصيتها وجعله القيّم عليها .«

L’Imam al-Sâdiq (p) dit : «Qu’Allah entoure de Sa Miséricorde le serviteur qui établit de bons rapports avec son épouse, car Allah –Il est Puissant et Sublime- lui a confié son sort et lui a accordé autorité sur elle. »[149]

قال امير المؤمنين علي (ع) لمحمد بن الحنفية : » أذا قُوّيت فاقوَ على طاعة الله ، وان ضعفت فاضعف عن معصية الله . وان استطعت ان لا تملك المراة من امرها ما جوز نفسها فافعل ، فانه ادوم لجمالها وارخى لبالها واحسن لحالها ، فان المرأة ريحانة وليست قهرمانة ، فدارها على كل حال واحسن الصحبة لها فيصفو عيشك.«  

Le Commandeur des Croyants, l’Imam Ali (p) recommanda à Muhammad Ibn al-Hanafiyyah :

« Si tu deviens fort, sois fort dans l’obéissance d’Allah et si tu deviens faible, sois faible dans la désobéissance à Allah. Et si tu peux faire en sorte que ton épouse ne s’occupe pas de ce qui dépasserait ses capacités, fais-le, car cela est plus durable pour sa beauté, plus reposant pour son esprit et mieux pour son état, étant donné que la femme est une douce fleur et non un majordome. »[154] 

عن رسول الله (ص) : »من صبر على خلق امرأة سيّئة الخلق واحتسب في ذلك الاجر، اعطاه الله ثواب الشاكرين. «

Le Messager d’Allah (P) dit : « Quiconque supporte le mauvais caractère de sa femme par amour pour Allah, Allah lui accordera la récompense spirituelle décernée aux Reconnaissants (châkirine = ceux qui ne cessent pas de remercier Allah de Ses bienfaits) »[155]

عن الامام  زين العبدين (ع) : » واما حق الزوجة فان تعلم  ان الله عزوجل جعلها لك سكناً وانساً فتعلم ان ذلك نعمة من الله عزوجل عليك فتكرمها وترفق بها، وان  كان حقك عليها اوجب، فان لها عليك ان ترحمها لانها اسيرك و تطعمها وتكسوها واذا جهلت عفوت عنها «

L’Imam Zayn al-Âbidîne (p)(le fils de Imam Hussein p) dit : « Quant au droit de l’épouse, tu dois savoir qu’Allah –Il est Puissant et Sublime- en a fait pour toi un motif de repos et de plaisir, et que tu as là un bienfait de la part d’Allah-Il est Puissant et Sublime- ce qui t’oblige de l’honorer et de la traiter aimablement et, bien que ton droit sur elle soit plus obligatoire, tu dois avoir de la compassion pour elle, la nourrir, la revêtir et lui pardonner si elle commet une faute par ignorance, car elle est comme ta captive »[156].     

Les Mérites des Filles

عن الامام الصادق (ع) قال :» البنات حسنات والبنون نعمة ، فالحسنات يُثاب عليها والنعمة يُسأ عنها . «

L’Imam al-Sâdiq (p) dit : « Les filles équivalent à des bonnes actions et les garçons à un bienfait. Or, on obtient une récompense spirituelle (thawâb) pour les bonnes actions, et on devra rendre des comptes pour le bienfait reçu. »[160]

)Moralité : Avoir des filles appelle la récompense d’Allah. Et quelle meilleure récompense!

عن حذيفة اليماني قال :   »قال رسول الله (ص) : خير اولادكم البنات .«

Le Messager d’Allah (p), cité par Huthayfah al-Yamânî, dit :

« Les meilleurs de vos enfants sont vos filles.»[162]

قال رسول الله (ص) : »لا تكرهوا البنات ، فانهنَّ المؤنسات الغاليات .«

Le Messager d’Allah (P) dit :

« Ne détestez pas les filles, car elles sont les compagnes agréables et chères ».[163]

قال رسول الله (ص) :  »من كانت له ابنة فأدَّبها واحسن تأديبها ، وعلَّمها فأحسن تعليمها ، فأوسع عليها من نعم الله التي أسبغ عليه ، كانت له منعة وسترمن النار .«

Le Messager d’Allah (P) dit :

« Quiconque a une fille à qui il donne une bonne éducation, une bonne instruction, et une large part des bienfaits qu’Allah lui a octroyés, elle lui servira de rideau et de protection le mettant à l’abri du Feu. »[164]

 (من كتاب نوادر الحكمة) عن ابن عباس (رض) قال : قال النبي (ص) : » من دخل السوق فاشترى تحفة فحملها ألى عياله كان كحامل صدقة الى قوم محاويج . وليبدأ بالاناث قبل الذكور ، فانه من فرَّح إبنته فكأنما أعتق رقبة من ولد اسماعيل . ومن أقرَّ عين إبن فكأنما بكى من خشية الله ، ومن بكى من خشية الله أدخله الله جنات النعيم .«

Le Messager d’Allah (P), cité par Ibn Abbas (R), dit : « Quiconque entre dans un marché, y achète un cadeau et l’apporte à sa famille aura la récompense de quelqu’un qui apporterait une aumône à des nécessiteux.  Qu’il commence par les filles avant les garçons (dans l’achat et la distribution des cadeaux), car celui qui les réjouit aura agi comme s’il venait à affranchir l’un des fils d’Ismâ’îl.  D’autre part celui qui réjouit son fils, aurait agi comme s’il avait pleuré par crainte d’Allah, or quiconque pleure par crainte d’Allah, Allah le fera entrer dans les Jardins du Délice ».[169]

L’amour des femmes

عن الامام الصادق (ع) قال رسول الله (ص) :«جعل قرَّة عيني في الصلاة، ولذّتي في الدنيا النساء وريحانتيَّ الحسن والحسين.»

Le Messager d’Allah (P), cité par l’Imam Jafar al-Sâdiq (p), dit :

«La lumière de mes yeux est dans la Prière, mon plaisir dans la vie d’ici-bas est les femmes, et mes deux fleurs odorantes sont al-Hassan et al-Hussain.»[192]  

عن الامام الصادق (ع) عن رسول الله (ص) :« اوصاني جبرئيل بالمرأة حتى ظننت انه لا ينبغي طلاقها الاَّ من فاحشة مبيّنة »

L’Imam al-Sâdiq (p) citant le Messager d’Allah (P)  dit :

« L’Archange Jibrä’îl m’a tellement recommandé la femme que j’ai cru qu’il ne faille en divorcer, à moins qu’elle commette une turpitude avérée. »[194]  

* عن عبدِالله بْنِ عَمْرو ، أَنَّ رَسولَ الله (ص) قالَ : "ألدُّنْيا مَتاعٌ وخَيْرُ مَتاعِ الدُّنيا ألمَرأ’ الصَّالِحَةُ". (صحيح مسلم : 1467/64)

* Selon Abdullah Ibn ‘Amr, le Messager d’Allah (P) dit :

« Le bas-monde n’est qu’une jouissance passagère, et la meilleure des jouissances y est une femme pieuse ». (Sahih Muslim 64/1467)  

عن ألإمام الصادق (ع) ، قال : " أوّل ما عُصي الله تعالى بستّ خصال : حبّ الدنيا ، وحبّ الرئاسة ، وحبّ النوم ، وحبّ النساء ، وحبّ الطعام ، وحبّ الراحة "

Selon l’Imam al-Sadiq (p) : « Les premières choses par lesquelles Allah a- le Très-Haut- a été désobéi sont au nombre de six : L’amour de ce bas monde, l’amour de la présidence (pouvoir), l’amour du sommeil, l’amour des femmes, l’amour de la nourriture et l’amour du repos. »[199]

عن الامام الصادق (ع) :«الخيِّرات الحسان من نساء اهل الدنيا ، هن اجمل من الحور العين»

Selon l’Imam al-Sâdiq (p) : «Les femmes pieuses et bonnes de ce monde sont plus belles que les houris aux grands yeux »[207].

عن الامام الصادق (ص) :«من نظر الى امرأة فرفع بصره الى السماء او غضَّ بصره لم يرتد اليه بصره حتى يزوجه الله من الحور العين»

Selon l’Imam al-Sâdiq (p) : « Quiconque regarde une femme et en détourne tout de suite son regard en le relevant vers le ciel  ou en regardant ailleurs, Allah le mariera  immédiatement à des houris aux beaux yeux.»[212] 

*» اول ما تُسأل المرأة يوم القيامة عن صلاتها ثم عن بعلها كيف عملت اليه«

* La première chose que sur laquelle on interroge la femme le Jour de la Résurrection, c’est ses prières, puis sur sa conduite avec son mari.[213] 

عن رسول الله (ص) قال : « ايّما امرأة لم ترفق بزوجها و حملته على ما لا يقدرعليه وما لا يطيق لم يقبل الله منها حسنة وتلقى الله وهو عليها غضبان »

Le Prophète (P) dit :

« Toute femme qui ne ménage pas son mari et qui l’oblige à faire ce qu’il ne peut ou ne supporte pas, Allah n’acceptera d’elle aucune bonne action, et elle rencontrera Allah, alors qu’Il est en colère contre elle. »[224]   

عن الامام الصادق (ع) : "اغلب الاعداء للمؤمن زوجة السوء".

Selon l’Imam al-Sâdiq (p)« Le plus redoutable des ennemis du croyant est la mauvaise épouse.

*» اذا صلت المرأة خمسها وصامت شهرها وحفظت فرجها واطاعت زوجها دخلت الجنة.«

* « Si la femme accomplit ses cinq prières quotidiennes et son jeûne du mois de Ramadhan, et qu’elle reste fidèle et obéissante à son mari, elle entrera au Paradis! »[237]

عن النبي (ص) قال»ايّما امرأة اعانت زوجها على الحج والجهاد اوطلب العلم اعطاها الله من الثواب ما تعطي امرأَة ايّوب.«

Le Prophète (P) dit :

« Toute femme qui aide son mari à accomplir le hajj (le Pèlerinage de la Mecque), le jihâd ou les études, Allah lui accordera la récompense spirituelle accordée à la femme de Ayyûb. »[242] 

قال الامام الصادق(ع) : « ما اظن رجلاً يزداد في الايمان خيراً الا ازداد حباً للنساء.»

L’Imam al-Sâdiq (p) dit : « Je ne crois pas qu’il y ait un homme dont la foi augmente sans que son amour pour les femmes n’augmente en même temps »[197].

عن الامام الصادق (ع) عن رسول الله (ص) :« من اخلاق الانبياء صلى الله عليهم حب النساء»

Selon l’Imam al-Sâdiq (p) :

«L’amour des femmes fait partie de l’éthique des Prophètes – que la Prière d’Allah soit sur eux.»[198]  

 

 

 

 L’Imam Ali (p) rapporte :

« Je suis entré avec Fatimah chez le Messager d’Allah (P). L’ayant trouvé en train de pleurer à chaudes larmes, je lui ai demandé : «Que mon père et ma mère te soient sacrifiés! Qu’est-ce qui t’a fait pleurer!» Il a dit : «O Ali! La nuit où on m’a fait l’ascension vers le ciel, j’ai vu des femmes de ma Communauté subir des supplices sévères. J’ai été choqué de les voir dans cet état et je me suis mis à pleurer à cause de la sévérité de leurs supplices : J’ai vu une femme suspendue par ses cheveux, son cerveau en train de bouillir dans sa tête. J’ai vu aussi une femme suspendue par sa langue, et on versait un liquide bouillant dans sa bouche. J’ai vu une femme suspendue pas ses seins, une autre en train de manger la chair de son corps, alors qu’on alimentait un feu au-dessous d’elle. J’ai vu une femme, les pieds liés aux mains, assaillie par des serpents et des scorpions. J’ai vu une femme sourde, aveugle, sourde et muette dans un cercueil de feu, coupant avec des ciseaux de feu la chair du devant et du derrière de son corps. J’ai vu une femme brûler son visage et ses mains, et manger son estomac. J’ai vu une femme dont la tête est celle d’un cochon et le corps celui d’un âne, subissant mille mille sortes de supplices. J’ai vu une femme sous forme d’un chien, le feu entrant dans son anus et sortant de sa bouche, alors que les Anges la frappaient sur la tête et le corps avec des bâtons crochus en feu. » Fâtimah a demandé alors : «O mon bien-aimé et lumière de mon œil ! Dis-moi ce qu’elles avaient fait et quelle était leur conduite pour qu’Allah les soumette à ces supplices ? » Il répondit : «O ma fille! Concernant la femme suspendue par les cheveux, elle ne couvrait pas ses cheveux devant les hommes. Quant à celle suspendue par sa langue, elle faisait mal à son mari, celle suspendue par ses seins, elle refusait d’aller au lit de son mari, celle suspendue par ses pieds, elle sortait sans la permission de son époux, celle qui mangeait la chair de son corps, elle ornait son corps pour les gens, celle dont les mains étaient liées aux pieds, et assaillie par les serpents et les scorpions, elle faisait mal son ablution, avait les vêtements sales, n’accomplissait pas le ghusl[81] de janâbah[82] ni le celui menstrues, ne se purifiait pas et négligeait sa prière. En ce qui concerne la femme aveugle, sourde et muette, elle mettait au monde des enfants adultérins et les attribuait à son mari. Celle dont on découpait la chair avec des ciseaux, elle s’offrait aux hommes, celle dont brûlait le visage et le corps alors qu’elle mangeait son estomac, elle avait été entreteneuse; celle qui avait la tête d’un cochon et le corps d’un âne, elle avait été semeuse de discorde et menteuse; celle qui était réincarnée sous forme de chien alors que le feu entrait dans son anus et sortait de sa bouche, elle avait été chanteuse, pleureuse et envieuse.» Et le Prophète d’ajouter : «Malheur à une femme qui met en colère son mari, et heureuse est la femme dont l’époux est content d’elle. »[83]    

 


Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

« Fâtimah est une partie de moi, quiconque la blessera m’aura blessé et quiconque l’aimera m’aura aimé » ; « Fâtimah est mon cœur et l’âme entre mes côtes » ; « Certes, Dieu se courrouce en raison de la colère de Fâtimah et se réjouit de son contentement » ; « Fâtimah est la maîtresse des femmes du Monde ». Ces témoignages et d’autres, similaires, abondent dans les recueils de hadiths et les biographies consacrées au Messager de Dieu, Mohammad, qui ne s’exprime pas par passion ni sous l’influence des liens familiaux ou matrimoniaux, et qu’aucune réprimande de quiconque ne peut toucher en Dieu.

Les positions, la parole, les actes et le silence du Prophète de l’islam, bref son existence tout entière – lui qui s’était fondu en son apostolat et en qui les gens trouvèrent un modèle à suivre, dans les palpitations de son cœur, les regards portés par ses yeux, le toucher de sa main, les enjambées de sa démarche, le reflet de sa pensée – était devenue enseignement religieux, prescriptions divines, éclairs de guidance et voies de salut. Or, les insignes du Sceau des Prophètes sur la poitrine de Fâtimah la Resplendissante deviennent plus éclatants avec le passage du temps, avec le progrès des sociétés et à mesure que l’on médite le fondement de l’islam enfoui dans cette narration prophétique adressée à son égard : « ô Fâtimah ! Œuvre pour ton propre compte, car sans l’ombre d’un doute, je ne te serais d’aucun secours une fois en présence de Dieu… ». Fâtimah la Resplendissante est l’idéal féminin conforme à la volonté divine, un fragment de cet islam incarné par Mohammad, un modèle de vie pour la femme musulmane et pour l’être humain croyant en tout lieu et en tout temps. La connaissance de Fâtimah, l’étude de sa vie s’apparente à une tentative pour comprendre l’islam et représente une inspiration précieuse pour l’humanité contemporaine.

 

La porte de la maison de Fatima(p) à Médine

 

Dieu, le Très Haut, dit dans Son Noble Livre : (( Dieu ne veut qu’écarter de vous la souillure, ô Gens de la Famille et vous purifier totalement )) (Coran XXXIII, 33 ). Notre Dame la Sainte Purifiée az-Zahrâ’ (Que la Paix de Dieu soit sur elle) est selon maintes Traditions Prophétiques, « la Maîtresse des femmes des mondes », « la Maîtresse des femmes des croyants », « la Maîtresse des femmes du Paradis » et « la Maîtresse de femmes de cette Nation ». Nous assistons à l’anniversaire de son passage à l’Autre-Monde.

Car d’après l’Imam Jaafar as-Sadeq (Que la Paix de Dieu soit sur lui), elle a vécu après la mort de son père, le Messager de Dieu (Que la Paix de Dieu soit sur lui et sur sa famille), pendant 75 jours. On rapporte qu’elle s’est présentée auprès du Prophète (Que la Paix de Dieu soit sur lui et sur sa famille) alors qu’il agonisait ; Il l’a prise dans ses bras et, lui chuchotant quelque chose dans l’oreille, elle s’est mise à pleurer, puis il l’a prise dans ses bras et, lui chuchottant encore quelque chose dans l’oreille, elle a souri. On lui a dit alors : « Pourquoi tu as pleuré et pourquoi, ensuite, tu as souri ? ». Az-Zahrâ’ (Que la Paix de Dieu soit sur elle) a répondu : « Je ne suis pas celle qui divulgue le secret du Messager de Dieu (Que la Paix de Dieu soit sur lui et sur sa famille) alors qu’il est encore en vie ».

Après sa mort, elle s’est expliquée ainsi : « La première fois, il m’a dit qu’il était sur le point de mourir ; et cela m’a fait pleuré. La seconde fois, il m’a dit que je serais la première des Membres de sa Famille à le réjoindre, et cela m’a fait sourir ». Elle voulait dire que leur séparation ne sera pas pour longtemps et qu’ils se rencontreront très prochènement.

Cela suggère la présence d’une relation spirituelle entre le Messager de Dieu (Que la Paix de Dieu soit sur lui et sur sa famille) et az-Zahrâ’ (Que la Paix de Dieu soit sur elle). Imaginez une jeune femme de dix-huit ans qui est une épouse qui aime son époux et qui est aimée par son époux, qui est une mère qui aime ses enfants et qui est aimée par ses enfants qui sont encore à un âge où ils ont besoin de ses soins … et qui rit lorsque son père lui annonce qu’elle mourra de si peu. Cela s’explique par l’état spirituel que Fâtimah (Que la Paix de Dieu soit sur elle) vivait avec le Messager (Que la Paix de Dieu soit sur lui et sur sa famille) qu’elle couvait de toute sa tendresse depuis la mort de sa mère.

 

 

Depuis ses plus tendres années, elle le surveillait et l’accompagnait lorsqu’il allait à la mosquée pour faire sa prière. Elle voyait comment il était maltraité par les polythéistes et, petite fille, elle le soutenait de ses larmes. Il l’appelait « la Mère de son père ». Après l’hégire, elle vivait avec lui dans une même maison. Elle était la dernière à le voir lorsqu’il voyageait et la première à le voir lorsqu’il rentrait. Le Messager (Que la Paix de Dieu soit sur lui et sur sa famille) retrouvait repos, calme, sérénité et tendresse dans la Maison d'Ali (Que la Paix de Dieu soit sur lui) et de Fâtimah (Que la Paix de Dieu soit sur elle), car cette maison incarnait l’Islam dans toutes ses valeurs, dans toutes ses significations, dans toute sa spiritualité et dans tout son jihad.

 

Fatima-Zahra, en assumant toutes ces responsabilités, elle possédait la force. La force de l’attitude, la force de la preuve et la force dans la confrontation. Elle a tant souffert après la mort du Messager de Dieu (Que la Paix de Dieu soit sur lui et sur sa famille).



Et à l’approche de la mort, elle a dit à Ali (Que la Paix de Dieu soit sur lui) : « Je n’étais pas menteuse ni traîtresse et je ne suis pas opposée à toi depuis le jour où je t’ai connu ». Il a répondu : « Tu es trop châritable, trop grande, trop pieuse et trop connaisseuse pour que je puisse te blâmer ». Il disait à son compte : « je ne l’ai pas mise en colère durant toute ma vie avec elle ; elle ne m’a pas mis en colère ni m’a désobéi durant toute sa vie avec moi ».

Elle a dit à Ali (Que la Paix de Dieu soit sur lui) : « Enterre-moi pendant la nuit. On ne s’accorde pas sur l’endroit où elle est enterrée. Certaines Traditions disent qu’elle l’est dans sa maison et l’endroit fait maintenant partie de la Mosquée. Il se peut que la Tradition Prophétique qui dit : « Entre ma tombe et ma chaire se trouve un jardin venu du Paradis » soit une allusion à l’enterrement de az-Zahrâ’ dans cet endroit. L’une des traditions dit qu’elle est enterrée à Baqî’.

Que la paix soit sur elle le jour où elle est née, le jour où elle est morte et le jour où elle sera ressuscitée ! Nous devons -hommes et femmes- la prendre comme exemple car elle est la meilleure parmi ceux qu’on peut prendre comme exemple. Elle était la bien aimée du Messager de Dieu, sa disciple et sa compagne.

 

Sa Naissance Dans Une Famille Bénie


Durant le mois de Jamoadiol Aval de l’an 5 A.H., Médine attendait une bonne nouvelle venant de la noble demeure du Messager (Paix et bénédictions sur lui sa descendance). Après la naissance d’al-Hasan et d’al-Husayn, Dame Fatimah al-Zahraa et Ali Ibn Abi Talib (Que le salut d’Allah soit sur eux) s’apprêtaient à accueillir un nouveau don d’Allah : Zaynab Bint Ali Ibn Abi Talib.

Aussitôt que Dame Fatimah al-Zahraa donna naissance à sa fille bénie, Dame Asmaa Bint Umays prit la nouveau-née dans ses bras et, s’adressant à Dame Fâtimah, elle dit : «Ô fille du Messager d’Allah ! Elle te ressemble dans l’apparence et la beauté. La splendeur de la Prophétie est incarnée dans cette nouvelle née qui ressemble tellement à son frère Al-Husayn !» Az-Zahraa loua alors Allah et Le remercia de Sa grâce.

Dame Zaynab grandit dans la maison de la prophétie, de la lumière et de la guidance. Elle reçut une éducation spirituelle raffinée du côté de sa mère ; son père l’Imam Ali Ibn Abi Talib ne manqua pas de lui inculquer les bonnes mœurs ainsi que les valeurs de la dignité, de la chasteté et de la décence. On rapporta qu’un jour, alors que la petite Zaynab était assise sur les genoux de son père (que le salut d’Allah soit sur lui) et que celui-ci jouait avec elle, il lui dit : «Dis "un"». Alors elle dit : «Un». Il lui demanda de dire «deux» mais elle se tut. L’Imam lui dit alors : «Vas-y chérie !» Zaynab sourit et dit : «Ma langue qui a prononcé le "Un" (l’Unique) ne pourrait pas prononcer le "deux"». L’Imam Ali (que le salut d’Allah soit sur lui) la serra alors dans ses bras et l’embrassa entre les yeux. Elle lui demanda aussi un jour : «Ô père, nous aimes-tu ?» Il répondit : «Comment voulez-vous que je fasse autrement alors que vous êtes le fruit de mon cœur !» Elle dit alors : «Ô père, l’amour est pour Allah et la tendresse pour nous».

On rapporta également qu’à l’âge de cinq ans, Dame Zaynab cherchait déjà à devancer sa mère en se précipitant pour faire ses ablutions aux heures des prières, puis vers son sanctuaire pour prier avec elle. Dame Fâtimah al-Zahraa la serrait alors tendrement dans ses bras et l’embrassait en lui disant : «Qu’Allah t’accorde le bien ainsi qu’à tes enfants pieux. Ma chère fille, comme si je te voyais défendre le droit par des arguments solides et une éloquence invraisemblable».

La même année, Dame Zaynab perdit son grand-père, le Messager d’Allah (Paix et bénédictions sur lui et sa descendance). Son décès enveloppa les musulmans d’un voile de deuil et un climat de tristesse régna dans la maison prophétique. Faisant l’adieu au Prophète, son père l’Imam Ali (Que la Paix soit sur lui) dit : «Toute patience est belle sauf vis-à-vis de toi et toute impatience est mauvaise sauf à ton endroit. Notre malheur en ta perte est immense ; et notre misère avant et après toi est infinie». Sa mère, Dame Fatimah al-Zahraa,; elle fut à son tour rappelée par son Créateur quelques mois plus tard.

C’est ainsi qu’en perdant très tôt sa mère, elle apprit le sens de la responsabilité, de la fermeté et fut bien consciente des grands événements qui se déroulèrent à l’époque des Califes. Durant le califat d'Oumar Ibn Al-Khattab, Dame Zaynab épousa Abd Allah Ibn Jaafar Ibn Abi Talib. Leur noce eut lieu à Médine alors que l’armée musulmane venait de réaliser de grandes victoires dans ses conquêtes en Iraq et au Damas. De grands Compagnons comme Abu Dharr Al-Ghifari et Salman Al-Farisi fêtèrent tous cette occasion bénie. Ce mariage donna naissance à quatre fils Ali, Abbas, Awn et Muhammad, ainsi qu’à une fille Umm Kulthûm. Awn et Abbas fut tombée en Martyre le jour d`Achoura l`an 61 Hijir.

 

 

La vie de Dame Zaynab (Que le salut d’Allah soit sur elle) ne peut être abordée sans mention des événements de Karbala’ et du malheur qu’encoururent les descendants du Prophète (Paix et bénédictions sur lui et sa descendance) pendant et après cette bataille qui affligea le cœur de tout croyant. En 61 A.H., l’Imam al-Husayn (Que la Paix soit sut lui), accompagné par les descendants du Prophète, dont Dame Zaynab, partit pour al-Kufah à la demande de ses habitants voulant se révolter contre calife Yazîd Ibn Mu`awiyah. À l’époque, ce dernier était un Calife connu pour son despotisme, son injustice et sa perversion.

Dame Zaynab (Que le salut d’Allah soit sur elle) ne cacha pas son inquiétude pour son frère qui risquait ainsi de se faire tuer, en comptant surtout sur des gens ayant autrefois manqué à leur promesse de soutenir son père. Bien que consciente du danger qui menaçait la vie de l’Imam al-Husayn (Que la Paix soit sut lui), elle choisit de l’accompagner et de le soutenir dans cette épreuve. Sur le chemin du convoi béni vers al-Kûfah, Dame Zaynab (Que le salut d’Allah soit sur elle) dit à son frère : «J’ai entendu (dans mon rêve) ce soir un appel me disant :

Ô les yeux, préservez donc quelques efforts, sinon, qui pleurera les martyrs après?

Qui pleurera sur ces gens conduits par leur sort, vers la réalisation d’une promesse faite avec mesure?»

L'Imam al-Husayn répondit alors : «Ô sœur, toute chose prédestinée arrivera».

Le convoi étant arrivé à Karbala, Abd Allah Ibn Ziyad, à l’époque gouverneur de Bassora et d’al-Kûfah, dépêcha sous la direction de Umar Ibn Saad une armée de quatre mille soldats afin de combattre l’Imam. Les gens d’al-Kufah ayant manqué à leur promesse, al-Husayn n’avait de son côté que 72 partisans,(18 membre de la famille du Prophète, en plus d’un groupe de personnes qui préféra le martyre dans le camp de l’Imam. Entendant arriver de loin l’armée d’Ibn Saad, Dame Zaynab alla chercher son frère et le trouva la tête sur les genoux. Elle s’approcha de lui et le réveilla, alors il leva les yeux vers elle et lui dit : «J’ai vu le Prophète (Paix et bénédictions sur lui et sa descendance) en songe et il me dit : "Tu viendras chez nous"». Émue, Dame Zaynab cria : «Ô malheur à moi!» Alors il répondit : «Le malheur n’est guère à toi, ma sœur. Calme-toi, qu’Allah te fasse miséricorde».

L'Imam al-Husayn (Que la Paix soit sut lui), le petit fils du Messager miséricordieux, avait demandé à ses compagnons de retourner chez eux, sains et saufs, accompagnés des femmes et des enfants, et de le laisser faire face aux injustes, seul. Mais ses vaillants partisans jurèrent de ne point l’abandonner et de le défendre corps et âme aussi longtemps qu’ils seront de ce monde.

La veille de la bataille de Karbalaa, Dame Zaynab entendit son frère composer des vers tristes décrivant la médiocrité de l’ici-bas. Elle se tourna vers lui et dit : «Mon frère, ce sont les paroles de celui qui sait qu’il sera certainement tué!» Il répondit alors : «Oui ma sœur». Elle pleura disant : «Ô combien grande est ma perte, ô combien grande est ma tristesse. Si seulement la mort m’arrachait la vie! Ô mon Husayn, Ô mon maitre, Ô celui qui me reste parmi ma famille, tu te présentes à tes assassins et perds tout espoir dans cet ici-bas. C’est seulement aujourd’hui que mourut mon grand-père le Messager d’Allah (Paix et bénédictions sur lui et sa descendance). C’est aujourd’hui que mourut ma mère Fatimah et mon père Ali

et mon frère al-Hasan». al-Husayn la regarda et essaya de la calmer en lui disant : «Ma sœur, que Satan ne vole pas ta clémence, garde donc la patience qu’Allah conseilla. Sache que tous les habitants de la terre mourront, que les habitants des cieux ne resteront pas et que toute chose périra à part la Face d’Allah Qui créa les créatures par Sa puissance, Qui les ressuscitera, leur rendra la vie et Qui est l’Unique. Mon grand-père est mieux que moi, mon père est mieux que moi, ma mère est mieux que moi, mon frère est mieux que moi. Nous sommes tous censés prendre le Messager d’Allah (Paix et bénédictions sur lui et sa descendance) comme modèle». Puis il dit : «Si le soir on laissait le ganga tranquille, il dormirait». Dame Zaynab dit : «Malheur à moi Husayn, tu te laisses prendre par tes ennemis. Ceci est plus brisant pour mon cœur et plus dur pour moi».

Le combat commença ; les descendants du Prophète tombèrent en martyrs l’un après l’autre sous les yeux de Dame Zaynab. Voici Ali, le fils de l’Imam al-Husayn combattant bravement aux côtés de son père jusqu’à ce qu’il fut épuisé et cria : «Ô père la soif me tue et la lourdeur du fer m’épuise». Les larmes de l’Imam coulèrent et il répondit : «Patience, un peu de courage et bientôt sera la rencontre avec ton grand-père Muhammad (Paix et bénédictions sur lui et sa descendance), alors il te donnera à boire de sa coupe la plus noble». Quelques instants et Dame Zaynab vit les soldats porter vers sa tente, le corps de son neveu. Aussitôt que ses yeux tombèrent sur cette scène, elle sortit de sa tente, se dirigea vers `Umar Ibn Sa`d et lui dit : «Ô Umar, tue-t-on Abû Abd Allah alors que tu restes spectateur?!» Les larmes aux yeux, `Umar ne supporta pas ses paroles et tourna son visage ailleurs. Voyant à la fin de la bataille al-Husayn assassiné et ses deux fils martyrisés, Dame Zaynab s’écria : «Ô Muhammad! Que le Seigneur du ciel t’accorde la paix, voici Husayn par terre, membres mutilés, et voici tes filles emprisonnées. À Allah est ma complainte, à Muhammad, à Ali al-Murtada, à Fatimah al-Zahraa et à Hamzah maître des martyrs».

Voyant la tête de son frère portée sur les lances des hypocrites, Dame Zaynab dit : Ô croissant qui, aussitôt devenu parfaitement abouti, fut injustement éclipsé et périt…. Frère de mon cœur, je n’ai guère imaginé, Que telle sera ta destinée…

Elle s’adressa ensuite aux gens d’al-Kufah qui s’étaient rassemblés pour voir le convoi triste conduit vers `Abd Allah Ibn Ziyad, et dit : «Louange à Allah et paix et bénédictions sur mon père Muhammad et sur sa descendance pieuse et bienfaisante. Ô gens d’al-Kûfah, gens de la tromperie et de la duperie, pleurez-vous? Que vos larmes ne cessent de couler et que votre douleur ne cesse de vous peiner. Vous êtes comme celle qui défit brin par brin sa quenouille après l’avoir solidement filée en prenant vos serments comme un moyen pour vous tromper les uns les autres. Malheur à vous, gens d’al-Kûfah, savez-vous quel proche parent du Prophète avez-vous attaqué et quel sang lui avez-vous effusé? Vous avez certes commis une chose abominable. Peu s’en faut que les cieux ne s’entrouvrent, que la terre ne se fende et que les montagnes ne s’écroulent. Que la clémence d’Allah ne vous enorgueillit car votre Seigneur est à l’affût».

À l’arrivée du convoi au palais de Abd Allah Ibn Ziyad, ce malheureux criminel dit avec réjouissance et fierté : «Louange à Allah qui vous a scandalisé, vous a tué et a démenti vos histoires.» Dame Zaynab prit alors la parole et répondit : «Louange à Allah qui nous a honoré par Son Messager (Paix et bénédictions sur lui et sa descendance) et qui nous a parfaitement purifié des vices. Allah ne scandalise que le pervers et ne dément que le vicieux qui est autre que nous.» Ibn Ziyad lui demanda alors : «N’as-tu pas vu ce qu’Allah fit de ta famille et de ton frère?». Dame Zaynab dit : «Je n’ai vu que le bien. Ce sont des gens qu’Allah enregistra comme martyrs et les voici martyrisés. Allah vous rassemblera un jour et l’on verra à qui sera la victoire». Il s’exclama alors : «Quel courage! Ton père était un poète courageux». Dame Zaynab répondit : «Fils de Ziyad, de quel courage parles-tu? Le courage n’est aucunement mon souci. Cela m’étonne que l’assassinat de tes Imams te soulage alors que tu es bien conscient de leur vengeance dans l’au-delà».

Remarquant un jeune homme parmi les prisonniers, `Abd Allah Ibn Ziyad se renseigna sur son identité. Apprenant qu’il s’agissait de Zayn al-`Abidîn, le fils d’al-Husayn, Ibn Ziyad voulut le tuer, sauf que Dame Zaynab le défendit farouchement disant : «Tu as suffisamment effusé notre sang et tu t’en es abreuvé! Nous as-tu laissé que lui? Par Allah, je ne me séparerai guère de lui. Si tu veux le tuer, tue moi donc avec lui!» C’est ainsi que, grace à la bravoure de Dame Zaynab, Zayn al-`Abidîn fut le seul survivant de Karbala’ parmi la progéniture de l’Imam al-Husayn (Que la Paix soit sut lui).

Le convoi fut ensuite envoyé vers la Syrie où siégeait Yazîd Ibn Mu`awyah. Dans son palais, Dame Zaynab ne craignit pas non plus de lui adresser ces paroles : «Louange à Allah, Seigneur des mondes et paix et bénédictions sur son Messager et sa descendance pieuse. Penses-tu Yazîd qu’en nous infligeant une défaite et qu’en nous conduisant comme prisonniers, Allah nous aurait humilié et qu’Il t’aurait honoré? Patience! As-tu oublié la parole d’Allah (Exalté soit-Il): "Que les incroyants ne voient pas un avantage dans le sursis que nous leur donnons. Ce sursis ne sert qu’à accroître leur péché. À eux la honte du tourment…" Allah te suffira comme juge, Muhammad (Paix et bénédictions sur lui et sa descendance) comme adversaire et Gabriel comme opposant… Qu’Allah nous rétribue, et réforme notre Califat, Il est certes le Tout Miséricordieux». Yazîd ne put commenter ce que lui adressa Dame Zaynab et lui proposa de l’argent. Dame Zaynab répondit : «Ô combien dur est ton cœur Yazîd? Tu tues mon frère et tu me proposes de l’argent? Par Allah, cela ne sera jamais!»

Dame Zaynab fut ensuite envoyée à Médine. Aussitôt arrivée, elle se dirigea vers le tombeau de son grand-père. On rapporte l’avoir vue accrochée à la porte de la mosquée du Prophète, les larmes coulant sur les joues appelant : «Ô grand-père je t’annonce le martyr de mon frère al-Husayn». Elle se mit ensuite à raconter aux habitants de Médine les événements amers qui se déroulèrent à al-Kûfah. Ceci suscita l’inquiétude du gouverneur de Médine qui avertit Yazîd contre le danger de sa présence dans les terres saintes. On demanda alors à Dame Zaynab de choisir une autre contrée que celle de son grand-père pour s’y installer. Il y a divergence pour ce qui est du choix de la noble dame, certains narrateurs rapportent qu’elle a choisit cham(Damas) et d’autres ont rapportés qu’elle a émigrée vers l’Égypte.

 

 

Le 1e jour du mois Thil-Hajja

Les actes de piété à accomplir en cet honorable jour sont :

1- Le jeûne (dont la récompense spirituelle est égale à celle de 80 jours de jeûne)

2- Il est conseillé de faire 4 rak'ats (la prière surérogatoire que Fatima-Zahra (as) faisait souvent)

composées de deux prières et dans chacune d'elles, réciter sourate el-Fatiha (1x) et sourate Tawhidi (Al- Ikhlâç) (50x). Après avoir terminé, il est préférable de réciter le Dhikr que Fatima (as) lisait souvent :

Subhâna thî-l-‘izz-ich-châmikh-il-munîfi,

سُبْحانَ ذِى الْعِزِّ الشّامِخِ الْمُنيفِ،

Subhâna thî-l-jalâl-il-bâthikh-il-‘adhîmi

سُبْحانَ ذِى الْجَلالِ الْباذِخِ الْعَظيمِ،

Subhâna thî-l-mulk-il-fâkhir-il-qadîmi

سُبْحانَ ذِى الْمُلكِ الْفاخِرِ الْقَديمِ،

Subhâna man yarâ athar-in-namlati fî-ç-çafâ

سُبْحانَ مَنْ يَرى اَثَرَ الَّنمْلَةِ فِى الصَّفا،

Subhâna man yarâ waq‘-at-tayri fî-hawâ’i

سُبْحانَ مَنْ يَرى وَقْعَ الطَّيْرِ فِى الْهَوآءِ،

Subhâna man huwa hâkathâ wa lâ hukathâ ghayruhu

سُبْحانَ مَنْ هُوَ هَكَذا وَلا هُكَذا غَيْرُهُ.

3- Accomplir une demi-heure avant le déclin du soleil une Prière de 2 rak‘ah dont chacune consiste en la lecture de la sourate al-Hamd une fois suivie de 10 fois la sourate Al-Ikhlâç, Äyat al-Kursî et la sourate Al-Qadr.

4- Quiconque craint un oppresseur et dit en ce jour :

حَسْبى حَسْبى حَسْبى مِنْ سُؤالى عِلْمُكَ بِحالى

Hasbî hasbî hasbî min su’âlî, ‘ilmuka bi-hâlî

Allah le mettra à l’abri de cet oppresseur inchaAllah.  Sachez aussi que c’est le jour anniversaire de la naissance de Prophète Ibrâhîm al-Khalîl (p), et selon certains récits hagiographiques c’est le jour anniversaire du mariage de Fatima al-Zahra’ (p) avec l’Imam Ali (p) en l`an 2 Hijir à Medine.un mariage simple mais exemplaire pour tous les jeunes musulmanes.

 

 

Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous. Al-Ma`ida3:5