تحریری

تحریری

Après avoir quitté le commerce à Sham et donné en aumône tout ce qui Dieu lui avait gratifié de ce commerce, le Messager de Dieu(s) se rendit à Hirâ’. Tous les jours, il escaladait la montagne et regardait, de son sommet, les Traces de la Miséricorde de Dieu, les [différentes] sortes de Prodiges de Sa Miséricorde, les Merveilles de Sa Sagesse.

Il(s) regardait les flancs du ciel, les contrées de la terre, les mers, les régions désertiques, les déserts plats exposés aux vents. Alors, il(s) prenait en considération ces traces, se rappelait les signes et adorait Dieu d’une adoration à sa juste valeur.

Quand il acheva ses quarante ans, Dieu Tout-Puissant regarda son cœur et trouva qu’il était le meilleur, le plus majestueux, le plus obéissant, le plus humble et le plus soumis des cœurs. Alors, Il donna l’autorisation aux portes du ciel [de s’ouvrir] : elles s’ouvrirent et Mohammed( s) les vit.

Il donna l’autorisation aux Anges(p) [de descendre] : ils descendirent et Mohammed(s) les vit.

Il donna l’ordre à la Miséricorde [de descendre] : elle descendit sur lui(s), du tronc de l’Arche, sur la tête et le front de Mohammed(s).

Il regarda l’Ange Gabriel(p), l’Esprit sûr, cerné de lumière, le paon des Anges : il(p) descendit sur lui(s), l’attrapa par le bras, le secoua et dit :

« Ô Mohammed ! Lis ! ».

Il(s) dit : « Je ne lis pas. » [= « Je ne sais pas. »]

Il dit : « Ô Mohammed ! {Lis, par le Nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’un « caillot de sang » ! Lis et ton Seigneur est le plus Noble qui a enseigné par la plume (le « qalam »), a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas.} » (1-5/96 Le Caillot de sang)

 

Ensuite, il(p) s’éleva et Mohammed(s) descendit de la montagne. Il(s) était comme frappé par la fièvre du fait de la Grandeur de la Majesté de Dieu et de l’importance de la chose qui venait de lui arriver. Celui qui contredit parle.

Il(s) craignait d’être traité de menteur par les gens de Quraïsh pour ses paroles et d’être considéré comme fou ou habité par les démons alors qu’il était, dès le début de son ordre, la plus raisonnable et la plus honorable des créatures de Dieu et que le shaytân était pour lui la chose la plus détestable ainsi que les actes et les paroles des fous. Et il(s) en était gêné.

Alors, Dieu Tout-Puissant a voulu élargir sa poitrine, rendre son cœur courageux. Il fit parler les montagnes, les rochers et la boue sèche.

Chaque fois qu’il(s) atteignait une de ces choses, elle l’appelait : « Que la Paix soit sur toi, ô Mohammed !

Que la Paix soit sur toi, ô Walî de Dieu !

Que la Paix soit sur toi, ô Messager de Dieu !

Annonce la bonne nouvelle car Dieu Tout-Puissant t’a préféré, a rendu belle ta parure et t’a honoré au-dessus de l’ensemble des créatures, des premières aux dernières.

Ne t’attriste pas si les gens de Quraïsh disent de toi que tu es fou, éloigné de la religion. Car le meilleur est celui que le Seigneur des mondes a favorisé. Le plus noble est celui que le Créateur de l’ensemble des créatures a honoré. Que ta poitrine ne soit pas serrée par le dénigrement des gens de Quraïsh et les méchantes paroles des Arabes te concernant, car ton Seigneur va bientôt te faire atteindre l’extrême des limites des Honneurs, va t’élever au plus haut des Degrés..»

 

in ‘Bihâr al-Anwâr, vol.18 p205-207 H36

www.lumierespirituelle

 

 

Le septième Imâm de descendant de saint Prophète (sawas), est Mûssâ al-Kâzim (p), fils de Imam Ja’far Sadeq. L'Imâm est né à Abwa (entre la Mecque et Médine), le Dimanche 7 safar, 128 Ap.H/744J.C

Il mourut en prison, empoisonné par le calife Harûn ar-Rachîd, le 25 radjab 183 A.H/799JC, après avoir passé 14 ans d'emprisonnement pendant lesquels il a subi d'indicibles souffrances et oppressions. Ses funérailles furent conduites par son fils ‘Alî ar-Ridâ (p). Il fut inhumé à Kâzimiyya (en Iraq) où se trouve son mausolée aujourd'hui.

Il fut le plus grand érudit de son temps. Il fut également le meilleur, le plus généreux, le plus courageux, le plus aimable et le plus correct de son temps. Sa grandeur était connue de tous. Son savoir fut inégalable, son engouement pour l'adoration ne saurait être dépassé. C'est parce qu'il contenait toujours sa colère qu'il fut surnommé «al-Kâzim» (celui qui contient sa colère). Pour son intégrité, on le surnomma également «al-‘Abd as-Sâleh» (le bon serviteur d'Allah).

Durant sa jeunesse, l'Imam al Kadzim (as) passa 20 ans sous l'Imamat de son père Ja’far-sadiq (as). Son génie inhérent et ses vertus étaient combinés avec les conseils et l'éducation éclairés qu’ils lui avaient enseignés.

.   Le récit qui va suivre montre combien cette connaissance était large :   Un jour abou Hanifa était venu voir l'Imam Ja'far as-Sadeq (as) en sa demeure, afin de le questionner sur un sujet religieux. L'Imam était endormi et ainsi abou Hanifa attendait que l'Imam soit réveillé.   Pendant ce temps, Moussa al Kadzim (as), qui était très jeune, sorti et vit Abou Hanifa qui pour passer le temps lui demanda son avis en ces termes :   " Ô petit-fils du prophète ! Quel est ton avis au sujet des actes d'un homme ? Les fait-il par lui-même ou les fait-il parce qu'Allah l'incite à les faire ? "   " Ô Abou Hanifa, les actes d'un homme pourraient être classés en trois catégories :   Premièrement, les actes qu'Allah lui enjoindrait indépendamment de sa volonté. En second lieu, Les actes que l'homme ferait avec l'appui d'Allah. Troisièmement, les actes que l'homme ferait seul. La logique humaine pourrait faire croire alors que dans les 2 premiers cas Allah pourrait être responsable; mais il n'en est rien. Si la première déduction était vraie, cela voudrait dire qu'Allah pourrait être injuste et pourrait punir les hommes pour des péchés qu'ils n'ont pas commis. Si la deuxième condition était acceptable, cela voudrait dire qu’Allah pourrait être injuste et pourrait punir les hommes pour les crimes dans lesquels il est associé. Mais l'impossibilité de ces deux premières conditions est évidente car Allah ne peut être injuste. Donc, la troisième alternative est que les hommes sont absolument responsables de leurs propres actes. "   Abou Hanifa était réputé pour être partisan de la déduction par syllogisme ou analogie, cet entretien avec le jeune Imam (as) lui montra qu’ `il devrait revoir sa méthode de déduction.

Lorsque Moussa al Kadzim (as) devint Imam, la première décennie il put paisiblement dispenser les préceptes de l'Islam par le biais des enseignements du prophète (sas).

Ses connaissances furent révélées en diverses occasions, et elles éblouirent les gens. Son dialogue avec Buraiha est bien connu. À la suite de ce dialogue l'Imâm (p) convainquit en effet son interlocuteur chrétien de se convertir à l'Islam.

Un jour, un homme mendia cent dinars de l'Imâm. Celui-ci lui posa quelques questions pour sonder ses connaissances religieuses et lui donna deux mille dirhams.

L’Imâm al-Kâzim (p) a rempli le monde à son époque en matière de science, d’ascétisme et de protestation contre les injustes. L’Imâm (p) a gagné la confiance du peuple ce qui a suscité la crainte du calife ‘abbâsside Haroun Ar Rashid surtout lorsqu’il a su que les Musulmans se réfèrent à l’Imâm pour lui poser leurs questions et lui envoient l’impôt légal. Pour cette raison, il a décidé d’emprisonner l’Imâm (p) qui disait dans sa prison : « Seigneur ! Je te demandais de me permettre de me consacrer pour T’adorer et voilà que Tu exauces ma demande. À Toi donc mes remerciements ».

 

L'Imâm (p) avait une belle voix en récitant le Coran. On rapporte qu'il restait quatre heures debout pour accomplir des actes cultuels, et qu'il récitait le Coran et se prosternait pendant longtemps. Il pleurait souvent par amour d'Allah (swt). Il mourut alors qu'il était en prosternation.

Un jour, Abû Hamza, voyant l'Imâm al-Kâzim (p) en train de travailler dans son jardin alors que la sueur perlait de sa tête jusqu'à ses pieds, lui demanda où étaient ses serviteurs. L'Imâm (p) lui répondit qu'il y avait quelqu'un de meilleur que l'Imâm et son père. Lorsque Abû Hamza lui demanda qui était cet homme, l'Imâm, répondit que c'était le Prophète d'Allah, Muhammad (P), ainsi que l’Imâm ‘Alî (p), et que tous ses ancêtres travaillaient de leurs propres mains. Tel fut donc la Sunna (la Ligne tracée) des Prophètes, des Délégués d'Allah et des gens droits.

Les Imams de Ahlul-Bayte(P) étaient tellement vénérés par le peuple que la plupart des califes les craignaient et les persécutaient avec férocité.

En célébrant la mémoire de l’Imâm Mûssâ al-Kâzim (p), nous renouvelons notre engagement à suivre la voie d`Ahlul-Bayte(P) car ils représentent la voie de l’Islam authentique à partir du Prophète (P). Un poète n’a-t-il pas dit à ce propos :

Suis des gens dont les paroles sont :

« Notre grand-père a rapporté

Ce qu’il détient de Jabrâ’îl

Qui lui-même le détient du Créateur » !

 

 

 

 

 

Au Nom Allah le miséricordieux le plus miséricordieux

Le 15 de mois bénie Rajjab ,est l’anniversaire de la mort de la femme pieuse, l’héroïne, la combattante et la savante, qu’est la Dame Zaynab, la petite  Fille de prophète(psl), la Grande Fille de ‘Alî (p) et Fatima(p) ,elle a vécu dans le giron de sa mère, la Dame Fâtima az-Zahrâ’ (p), sous la surveillance de son grand- père Prophète (psl) et de ses deux frères, al-Hassan (p) et al-Hussein (p).

C`est le Messager de Dieu p qui l'a nommé : Zaynab ce qui signifie la beauté de son père ». (Donc la fierté de son père).
Elle est très reconnue par des grandes qualités qu'elle possédait notamment on dit d'elle qu'Elle reflétait les meilleurs attributs de ceux qui l’avaient élevée. En sobriété et sérénité elle ressemblait à Oummoul Mo’minine (sa Grand-mère Khadija), en modestie et chasteté à sa mère Fatima Zahra(as), en éloquence à son père Imam Ali (as), en prévoyance et patience à son frère l’Imam Hassan (as), et en bravoure et tranquillité a son frère l’Imam Hussein (as). Son visage reflétait l’âme de son père Ali (as), et la révérence de son grand père, Prophète Mohammad (sas),

Elle était très reconnue pour sa science, sa noblesse et sa patience.

Elle était capable de donner des enseignements avec une telle clarté et éloquence qu’elle devient connu comme FASILAH = extrêmement habile et BALIGHAH = intensivement éloquente.
L’Imam Zayn al Abydine dit à son sujet :
« Tu es par la Miséricorde d’Allah, la plus savante par excellence que nulle ne peut égaler parmi les femmes, ta compréhension des choses fait de toi la femme la plus douée de ton temps »
Elle était présente le jour Achoura avec son frère Imam Hussein, le petit fils du noble Prophète Psl , à Karbala ,après la fin de combat une fois Imam Hussein tombé en martyre ,lui et ses compagnons; c'est Zeinab qui a pris la direction en main.

Elle était forte et ferme. Elle n'a pas failli devant le drame. Le drame était une expérience parmi les plus difficiles qu'un homme pourrait éprouver, parmi les événements qui pourraient inciter l'homme à être triste face à la sauvagerie des ennemis. Pourtant, Zaynab (p) se sentait responsable envers les enfants d’al-Hussein (p) et envers l'Imâm Zayn al-'Abidîn (p) qui était malade. Elle a pris ses soignes.

Elle était forte devant les ennemis tyranniques, surtout à Kûfa où elle a prononcé son célèbre discours dans lequel elle a tancé ceux qui n'ont pas accouru à assister al-Hussein (p) ainsi que ceux qui ont participé à la guerre contre lui. Elle leur a parlé avec force et on dit qu'ils ont pleuré en entendant son discours. Aussi Elle ne tremblait pas devant le pouvoir de khalife tyran Yazid ni devant la force de ses armées. Elle ressemblait à son père, 'Ali (p) qui a dit : "Si tous les Arabes se rassemblaient pour me combattre, je ne les fuirais jamais".

Ayant être emprisonner, Pendant toute sa marche, Sayyida Zaynab (p) possédait une personnalité de dirigeante. Elle était la dirigeante qui a pu poursuivre le mouvement de la révolution husseinite. S'il n'y avait pas Zaynab (p), cette révolution aurait pu échouer. Al-Hussein (p) a sacrifié. Quant à Zaynab (p), elle a complété le sacrifice et a fait connaître au monde ce qu'est le sens de la révolution d’Al-Hussein (p).

C'est cela qui nous fait comprendre que la femme musulmane qui vit sa spiritualité et sa force islamique est capable de vaincre les hommes dans les situations les plus difficiles, qu'elle est capable de combler les points de faiblesse dans la marche. Ses discours sont disponibles.

Apres le trajedie de Karbala, Dame Zaynab fut envoyée de Cham(Syrie) à Médine. Aussitôt arrivée, elle se dirigea vers le tombeau de son grand-père. On rapporte l’avoir vue accrochée à la porte de la mosquée du Prophète, les larmes coulant sur les joues appelant : «Ô grand-père je t’annonce le martyr de mon frère al-Husayn». Elle se mit ensuite à raconter aux habitants de Médine les événements amers qui se déroulèrent à Karbala et al-Kûfah. Ceci suscita l’inquiétude du gouverneur de Médine qui avertit Yazîd contre le danger de sa présence dans les terres saintes. On demanda alors à Dame Zaynab de choisir une autre contrée que celle de son grand-père pour s’y installer. Il y a divergence pour ce qui est du choix de la noble dame, certains narrateurs rapportent qu’elle a choisi cham et d’autres ont rapportés qu’elle a émigrée vers l’Égypte.

Le 15 du mois de Rajjab en l’an 62 de l’Hégire. Sayyeda Zaynab (as) rendu l’âme, décéda à Cham (Syrie, Damas d`aujourd’hui) selon certain source et y fut enterrée.


Que la paix soit sur notre Sayyida Zaynab (p), le jour où elle est née, le jour où elle est passée auprès de son Seigneur et le Jour où, vivante, elle sera ressuscitée.      

 

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Un appercue sur la vie de Seyedna Imam Ali(p):

Au treizième jour du mois de rajab, 23 ans avant l`Hijir, 'Alî ibn Abou-Taleb(p) est né à l'intérieur de la Ka'ba. Personne avant lui et après lui n'a jamais vu le jour dans cet endroit. C'est un honneur que Dieu, que Son nom soit béni, a donné à 'Alî (p). Al-Allûssî, qui est un savant sunnite, a dit à ce propos "La naissance du Prince, que Dieu honore sa face, à l'intérieur de la Maison est une chose très connue dans le monde et reconnue dans les livres des deux parties, les Sunnites et les Chiites". De son côté, 'Abdulbâqî a dit :

Tu es l'Eminent (littéralement, 'Alî) qui a occupé une haute place au-dessus des hauteurs !

Tu es né au milieu de la Mecque, à l'intérieur de la Maison !

Dieu, cela va de soi, n'a pas une maison à la manière des hommes. La maison de Dieu est la maison à partir de laquelle s'élève le culte que l'homme voue à Dieu, ainsi que ses invocations et ses implorations. Elle est l'endroit à partir duquel l'âme de l'homme prend son chemin vers Dieu.

Dès ses premières prises de conscience, 'Alî (p) était une personne qui aimait Dieu et que Dieu aimait. Lors de la bataille de Khaybar, le Prophète (P) a dit : "Demain, je donnerai l'étendard à une homme qui aime Dieu et qui est aimé de Dieu".

'Alî (p) s'adressait avec humilité à son Seigneur et L'invoquait en ces termes : "Comment Tu me tortures alors que ton amour remplit mon cœur ?". Nous lisons dans l'invocation dite de Kumayl : "Suppose, ô mon Seigneur, que je supporterai ton châtiment, mais comment supporterai-je le fait de me séparer de Toi ? Suppose que je supporterai la chaleur de Ton Feu, mais comment supporterai-je le fait de ne pas regarder Ta Gloire ?". Si tu m'enverras au Feu, cela signifie que je serai séparé de Toi. Mais je ne supporte pas le fait d'être séparé de Toi, car mon cœur est avec Toi, ma raison est avec Toi, mes sentiments sont avec Toi et ma vie est avec Toi. Seigneur ! Toute ma conduite est fondée sur le fait que je sais que Tu es Dieu et qu'il n'existe d'autres divinités en dehors de Toi.

Les vertus de 'Alî (p)  

L'histoire nous fait savoir que l'un des compagnons de 'Alî (p), à savoir Dhirâr Ibn Dhamra, a rejoint Mu'âwiya après la mort en martyr de 'Alî (p). Un jour  Mu'âwiya lui a dit : "Décris-moi 'Alî". L'homme s'est refusé tout d'abord mais, obligé de la faire par Mu'âwiya, il a fini par dire :

"Comme le fait de le décrire est incontournable, par Dieu, il était très clairvoyant et possédait d'immenses capacités. Sa parole était décisive et son jugement juste. Sa parole est véridique et dans son jugement, il s'attache à la justice et au droit. La science jaillissait de tout son être et la sagesse fusait de toute son âme. Il se sentait mal à l'aise face à ce monde-ci et ses plaisirs et se montrait satisfait avec la nuit et sa solitude. Il ne s'intéressait pas à la vie de ce bas-monde. Cette vie ne l'attirait pas, car il était complètement attiré par l'Autre monde et par Dieu. Il préférait la nuit car son calme lui permettait de prier et de s'adresser à son Seigneur. Ses larmes étaient abondantes. Il pleurait et ses larmes couvraient son visage. Il se plongeait longuement dans ses pensées. Il avait la pensée occupée et les idées ouvertes à l'univers tout entier, à la vie toute entière et à toute la responsabilité, car tout en lui était ouvert à la connaissance de Dieu et à la responsabilité de l'homme devant Dieu.  Il tournait ses doigts en pensant et il parlait à soi-même. Il s'adressait à soi-même pour s'étudier et pour demander à son âme de lui rendre des comptes sur tous les détails de sa vie. Il n'était pas comme ceux qui s'oubliaient à force de contacter les gens. Les vêtements et les aliments durs lui plaisaient. Parmi nous, il était comme l'un de nous. Il ne voulait pas être traité comme calife et que ses sujets soient traités comme des simples auxiliaires. Il nous rapprochait de lui quand nous nous rendions chez lui et nous répondait quand nous l'interrogions. Il s'exécutait lorsque nous l'appelions et nous apprenait lorsque nous cherchions à apprendre auprès de lui. Bien qu'il nous rapprochait de lui, par Dieu, nous n'osions pas lui adresser la parole tellement il était majestueux. Sa personnalité était majestueuse et il s'imposait là où il se trouvait. Lorsqu'il souriait, il montrait des dents telles des perles bien rangées. Il vouait un grand respect aux personnes pieuses, et il rapprochait les pauvres. Les puissants n'espéraient point trouver chez lui de l'injustice à exploiter, et les faibles ne désespéraient point de sa justice. Je témoigne que je l’ai vu, dans certaines de ses postures, au milieu de la nuit, alors qu’il se tenait debout dans son lieu de prière tout en tenant comme pour l’arracher, sa barbe de sa main, tout en gémissant comme quelqu’un qui est mordu par un serpent, tout en pleurant comme un affligé et tout en disant : « O la vie de ce monde-ci ! Eloigne-toi de moi. Est-ce moi que tu tentes de séduire ? Est-ce moi que tu désires ? Que je n’ai pas besoin de toi ; ce que tu tentes est irréalisable. Va donc séduire d’autres. Je t’ai répudiée par trois fois sans possibilité d’arrangement. Vie ! Tu es courte ; tu as peu d’importance et ce qu’on peut espérer de toi est ridicule. Les provisions sont chétives, le chemin est long, le voyage est interminable et l’endroit où nous irons est d’une gravité immense ". On dit que Mu‘âwiya a pleuré en entendant ces propos de Dhirâr et s'est mis à essuyer ses larmes de ses manches. Toute l'assistance a également pleuré. Mu'âwiya a fini par dire : "Que la miséricorde de Dieu soit sur Abû al-Hassan et, s'adressant à Dhirâr, il lui a dit : "As-tu été triste pour sa mort ?". Et Dhirâr de répondre : "J'étais triste comme une mère qu'on égorge son enfant dans son sein, une mère dont les larmes ne s'épuisent pas et la tristesse ne se calme point".



Ahmad ibn Hanbal, l'imâm de l'école hanbalite, a dit : "On n'a jamais noté chez les Compagnons du Prophète (P) des belles vertus de la taille de celles de 'Alî Ibn Abû Tâlib". On a dit aussi : "Que puis-je dire au sujet d'un homme que ses partisans n'osaient parler de ses vertus, par peur, et ses ennemis ne l'évoquaient pas, par envie. Pourtant, ses vertus connus remplissent le monde".

 

Voilà ce qu'était 'Alî (p) qui s'est élevé grâce à Dieu car il a tout donné à Dieu sans rien laisser pour lui-même. Cela est exprimé par le Noble Verset qui a été révélé à son sujet, la nuit de la Grotte lorsque, pour lui permettre de se sauver, il a passé la nuit dans le lit du Messager de Dieu.

Ce Verset dit : ((Il en est un, parmi les hommes, qui s'est vendu lui-même pour satisfaire à Dieu)) (Coran II, 207). 'Alî (p) s'est vendu pour satisfaire à Dieu. Il Lui a vendu sa raison, son cœur, ses sentiments et sa vie. 'Alî (p) était du côté de la vérité car Dieu est la Vérité et la Vérité était du côté de 'Alî (p), elle le suivait là où il se dirigeait.

 

La maison du Messager de Dieu (p)… La couveuse de 'Alî (p)

Parmi les signes distinctifs de 'Alî (p), on note le fait qu'il a été élevé dans le giron du Messager de Dieu (P). Son père Abû Tâlib avait une famille nombreuse et ne possédait pas assez d'argent. L'un de ses frères a pris en charge l'un de ses enfants alors que le Messager de Dieu (p) a pris 'Alî chez lui dans sa maison. Certaines traditions notent qu'il avait alors deux ans. 'Alî (p) a donc été élevé dans le giron du Prophète (P). Il a été éduqué d'une éducation provenant du Prophète (P). Il a assimilé ses moralités, il a été guidé par lui, il a pris pour exemples ses paroles et ses actes et il a passé toute sa vie auprès de lui.

 

L'Imâm 'Alî (p) en parle lui-même en disant : 'vous savez bien que je suis un proche parent du Messager de Dieu et qu'il me donnait auprès de lui une place distinguée. Il m'a mis dans son giron alors que j'étais nouveau-né, comme le fait une mère avec son enfant. Il me faisait dormir dans son lit où je touchais son corps et je humais son parfum. Il mâchait la nourriture avant de me la mettre dans la bouche. Il n’a jamais trouvé à mon compte un mensonge dans mes paroles ou une stupidité dans mes actions. Dieu avait chargé le plus Grand parmi Ses anges de l'accompagner et de le guider, jour et nuit, sur la voie des bonnes œuvres et des grandes moralités. C'est donc Dieu qui a éduqué le Prophète (P). Je le suivais comme le petit chameau qui suit sa mère. Chaque jour, il m’apprenait l’un de ses bons caractères, et m'ordonnait de le suivre et de l'imiter. Il se retirait chaque année à Hirâ' et, comme je l'accompagnais, je le voyais et personne en dehors de moi ne le voyait. Il n’y avait aucune maison dont tous les habitants étaient musulmans en dehors de celle du Messager de Dieu et de Khadîja ; moi j’en étais le troisième. Je voyais la lumière de la révélation et je humais le parfum de la prophétie".  

 

Le prestige de ne pas adorer une idole

On note, parmi les prestiges de 'Alî (p), son ancienneté en Islam et le fait de ne s'être jamais prosterné devant une idole. C'est pour cette raison que les Musulmans sunnites disent, lorsqu'ils parlent de 'Alî (p), "Dieu a honoré son visage". Cette expression est d'une grande valeur car elle se réfère au prestige donné par Dieu à 'Alî en lui offrant la faveur de ne pas se prosterner devant une idole. Ibn Abû al-Hadîd dit à ce propos : "Que puis-je dire au sujet d'un homme qui a devancé les autres par son adhésion à la guidance, un homme qui a cru en Dieu et qui L'a adoré, à une époque où les vivants adoraient des pierres et niaient le Créateur. Il n'a été devancé que par celui qui a devancé tout le monde par l'attachement au bien, que par Muhammad, le Messager de Dieu (P)".

 

Passer la nuit dans le lit du Messager de Dieu

Parmi ces autres vertus, on note également la nuit de l'hégire, cette nuit qu'il a passée dans le lit du Prophète (P) pour le protéger en s'exposant à la mort à sa place. Le prophète (P) l'avait mis au courant du danger, mais apprenant que le Prophète (P) arrivera à se sauver, 'Alî (p) lui a dit : "Va et sois dans le vrai et la guidance. Quant à moi, je ne fait pas de différence entre la mort sur laquelle je tombe et la mort qui tombe sur moi !".

Parmi ces autres vertus, on note également le fait que, la nuit de l'Hégire, le Prophète (P) l'a chargé de le remplacer pour rendre ses dépôts, rembourser et accompagner les Fawâtim(Les 3 Fatima) à Médine. Le Prophète (P) n'a pas jugé quelqu'un d'autre aussi fidèle pour remplir une telle tâche car il savait combien il était compétent et courageux. 'Alî (p) a bien rempli sa tâche.

Fraternisation

On note à son compte un autre mérite, à savoir lorsqu'il a été choisi par le Prophète (P) pour être son frère lorsqu'il a fraternisé entre les Emigrants (Muhâjirûn) et les Partisans (Ansar). Il lui a dit à l'occasion : "Tu es mon frère dans ce monde-ci et dans l'Autre monde". Il a ainsi représenté la fraternité le plus sincère et la plus profonde.



'Alî (p), le héros de la paix et de la guerre 

'Alî (p) était le héros de l'Islam dans les guerres des Musulmans. La moitié des polythéistes tués dans la bataille de Badr l'ont été par lui, et tous les autres Musulmans ont participé à tuer l'autre moitié. Il était le héros de la bataille de 'Uhud et de la batailles des Factions. Dans cette dernière bataille, les polythéistes et leurs alliés avaient attaqué Médine en vue d'y liquider l'Islam. 'Amr Ibn 'Abd Widd s'est présenté et s'est mis à marcher face aux Musulmans pour les braver. Et le Prophète (P) appelait les Musulmans en leur disant : "Je garantis le Paradis à celui qui lutte contre ‘Amr''. Il a répété cet appel par trois fois et, chaque fois, personne n'a répondu en dehors de 'Alî (p). Alors le Prophète (P) lui a donné l'autorisation de se battre puis, levant ses bras vers le ciel, il a invoqué Dieu en disant : "Seigneur ! Ne me laisse pas seul, Tu es le meilleur des héritiers!". Puis il a dit : "Toute la foi entre en lutte avec toute la mécréance!". L'Islam s'est incarné ainsi dans 'Alî (p). Sa victoire sur 'Amr a donc été une victoire de l'Islam. Et la mécréance s'est incarné ainsi dans 'Amr, et sa victoire possible aurait été considérée comme une victoire de la mécréance.

'Alî (p) a fini par tuer 'Amr. Il a reçu la médaille de la part du Prophète (P) qui  ((ne tient langage de passion, car ce n’est qu’une révélation qui lui est révélée)) (Coran LIII, 3-4) a alors dit : "Le coup de ‘Alî, dans la bataille du Fossé, équivaut à l’adoration des hommes et des djinns". 'Alî (p) était également le héros de la bataille de Khaybar. Il y a emporté la victoire par la grâce de Dieu. Juste avant, le Prophète (P) avait envoyé des chefs, mais chaque fois ils retournaient en échangeant avec leurs soldats des accusations de lâcheté. 'Alî (p) y avait défoncé la portail en la déracinant. Il disait à ce propos : "Par Dieu ! Je n’ai pas arraché la porte de Khaybar par ma propre force physique mais par la force divine".  

'Alî (p) était le héros de l'Islam dans toutes les guerres du Messager de Dieu (P). Il l'accompagnait jour et nuit et le prophète lui parlait de tous les révélations qu'il recevait. 'Ali (p) disait à ce propos : "Interrogez-moi avant de me perdre. Il n'y a aucun Verset que je ne connais pas s'il est révélé dans une plaine ou sur une montagne, pendant le jour ou pendant la nuit".

Le Prophète (P) faisait connaître aux gens ce qu'est la place de 'Alî (p) sur tous les plans. On note, parmi ses paroles à ce propos : "Je suis la cité de la science, 'Alî en est la porte". "Celui qui me considère comme son maître doit considérer 'Alî comme son maître". "'Alî est avec le Coran, et le Coran est avec 'Alî. Ils ne se sépareront avant de me rejoindre près du Bassin". "Celui qui aimerait voir Adam et sa science, Noé et sa piété, Abraham et son indulgence, Moïse et sa majesté, Jésus et sa dévotion, n'a qu'à regarder 'Alî Ibn Abû Tâlib". Lorsque le Prophète (P) a donné Fâtima az-Zahrâ' (p) en mariage à 'Alî (p), il lui a dit : "Dieu t'a donné Fâtima en mariage au ciel avant que je te la donne dans ce monde. Si 'Alî n'existait pas Fâtima n'aurait pas eu d'équivalent".

Le jihâd de 'Alî (p)      

'Alî (p) a vécu pour Dieu et pour l'Islam. Aucun, parmi les Compagnons du Prophète (P) ne pouvait se comparer à lui et, par conséquent, le devancer. A la question posée à  al-Khalîl Ibn Ahmad al-Farâhîdî sur les raisons pour lesquelles il a considéré 'Alî (p) comme supérieur, il a donné la réponse suivante : "Le fait que tous avaient besoin de lui alors qu’il n’avait pas besoin d’eux est une preuve sur le fait qu’il est l’Imâm de tous". Il s'adressait à Dieu et Lui confiait la raison pour laquelle il a revendiqué le califat en disant : "Seigneur! Tu sais que ce que nous avons fait n'était pas par concurrence pour le pouvoir, ni pour nous approprier des frivolités parmi les choses futiles de ce monde, mais c'était pour faire revivre Ta vrai religion et pour faire triompher les bonnes actions sur la terre. Pour assurer la sécurité pour les opprimés parmi Tes serviteurs et pour mettre en application Tes enseignements oubliés. Seigneur! Je suis le premier à avoir entendu et obéi. Personne, en dehors du Prophète (P) n'a fait la prière avant moi".

'Alî (p) s'est adressé aux Musulmans que les discordes s'agitaient dans leurs sociétés pour leur dire : "Sois dans la discorde comme le petit d'une chamelle laitière : Il n'est pas assez fort pour qu'on le monte et il n'a pas de mamelles pour qu'on le trait". Il disait : "Je me soumettrai tant que les affaires des Musulmans seront respectées et tant que je serai le seul à être traité injustement". Sa cause n'était pas une cause personnelle mais la cause de l'Islam.

 Dans l'un de ses discours au sujet du fait de conseiller le bien et de déconseiller le mal, 'Alî (p) a dit : "Les bonnes œuvres et le jihâd pour la cause de Dieu ne sont en rien comparables au fait de conseiller le bien et de déconseiller le mal. Ils sont semblables à un souffle dans une mer agitée. Le fait de conseiller le bien et de déconseiller le mal ne rapproche pas la mort et ne diminue pas les revenus. Ce qui vaut mieux que tout cela est une parole de justice devant un imâm tyrannique". Il a dit "Garde-toi d’être vu par Dieu en commettant un péché qu’Il t’avait interdit de commettre, et de na pas être vu par Dieu au moment où il te faut Lui obéir. Cela te rangera parmi les perdants. Si tu te sens fort, sois-le pour obéir à Dieu. Si tu te sens faible, soit-le pour ne pas Lui désobéir".

Interrogé au sujet du bien, 'Alî (p) a répondu : "Le bien ce n'est pas de voir tes biens et ta progéniture augmenter. Le bien est de voir augmenter ta science et ton indulgence, c'est de devancer les autres par l'adoration de ton seigneur. Si tu fias de bonnes œuvres, tu dois glorifier Dieu; si tu fais de mauvaises œuvres, tu dois demander pardon à Dieu. Le bien dans ce monde-ci n'appartient qu'à deux hommes : Un homme qui a commis des péchés et qui se hâte de se repentir et un homme qui se hâte de faire du bien".

'Alî (p), l'école des générations

'Alî (p) est toujours avec nous. Ses leçons, ses idées et son attachement à son Seigneur sont toujours avec nous. Sa vie toute entière était consacrée à la pensée, au jihâd et à l'obéissance à Dieu.

 

 

Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

Dieu dit dans Son Noble Livre : ((Dieu ne veut qu’écarter de vous la souillure, ô Gens de la Famille et vous purifier totalement)) (Coran XXXIII, 33). Et parmi les Gens de la Famille, on note L'Imam Mohammad Ibn Ali at-Taqi (le pieux), aussi nommé al-jawâd (le magnanime) ou Ibn al-Rezâ.le 10em Imam de descendant du prophète (psl).Il est né le 10 Rajab en 195hejir/809 JC à Médine et, est mort martyr  le 29 zul-qad en 220/835.

 

Si nous parlons de la vie des Gens de la Maison (p) du noble prophète (psl), c’est pour apprendre comment vivre l’Islam à travers ces élus purifiés. C’est pour apprendre à faire face à notre présent à travers les lignes lumineuses de notre passé. C’est pour construire notre avenir à tous sur la base de la Révélation divine et des enseignements du Messager de Dieu (P), enseignements qu’ont diffusés les Imâms appartenant aux Gens de la Famille (P), qui ont concrétisé –par leurs paroles, leurs enseignements, leurs actions et leurs faits et gestes- tout ce qui est révélé dans le Livre de Dieu et tout ce qui est exprimé dans la Sunna du Prophète (P).

Imam al-jawâd (p) est l’un des plus jeunes parmi les Imâms. Mais malgré son jeune âge qui a coïncidé avec celui du prophète Yahyâ (Jean Baptiste) (p), il fut ce qui ressemblait à un miracle, ((Nous lui avons donné la sagesse alors qu’il était tout enfant)). Il a vécu à l’époque des Abbassides qui ont tant persécuté les Imâms, car ils les craignaient pour leurs trônes du fait que les Musulmans, de toutes les écoles et tendances, leur vouaient une grande confiance.

Il a atteint en matière de science, de sagesse, de culture et de perfection d’esprit, un  degré qui n’était atteint par aucun des savant de son époque; et çà en dépit de son bas âge.

L'Imam fut le plus grand érudit de son temps, le plus généreux et le meilleur bienfaiteur. Il fut très coopératif, gentil et de bonne disposition, et très éloquent.
Il avait l'habitude de monter sur son cheval en apportant de l'argent et des aliments pour les distribuer aux nécessiteux. Son savoir fut célèbre parmi les gens.

Malgré son jeune âge, lui qui n’a vécu que vingt-cinq ans, l’Imâm al-Jawâd (p) a émis des hadiths qui ont été rapportés par un grand nombre de savants. Comme « Al-Khatîb al-Baghdâdî a écrit dans ‘Târîkh Baghdâd’ –l’Histoire de Baghdâd; le livre intitulé ‘al-Manâqib’  ….

Parlant du fait d’écouter les autres et de faire attention à ce qu’ils disent lorsqu’ils parlent des concepts et des principes, l’Imâm al-Jawâd (p) a dit : « Celui qui écoute quelqu’un qui parle ne fait que l’adorer. Si celui qui parle rapporte ce que Dieu dit, celui qui écoute adore Dieu. Si celui qui parle le fait comme s’il était le Diable, celui qui écoute ne fait qu’adorer le Diable ».

Au sujet des qualités du croyant, l’Imâm al-Jawâd (p) a dit : « Le croyant a besoin de trois qualités : Une bonne direction de la part de Dieu, un bon sermonneur de la part de soi-même et un bon accueil des conseils qu’on lui fournit ». Après cela, l’Imâm (p) dit : « Ne sois pas l’ami de Dieu en public et Son ennemi en secret ».

 Il dit aussi : « L’homme est suffisamment traître lorsqu’il est fidèle aux traîtres ».

L’Imâm al-Jawâd (p) rapporte une Tradition émanant du Commandeur des croyants, ‘Alî (p) qui, pour consoler Abû Dharr le grand compagnon du prophète (psl) ; lorsqu’il a été expulsé de Médine, la ville du Messager de Dieu (P) où il avait passé toute sa vie au service de l’islam, lui a dit : « Tu t’es révolté pour Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire ; aie donc confiance en celui pour qui tu t’es révolté. Ils ont eu peur de toi pour leur vie d’ici-bas, et tu as eu peur d’eux pour ta vie de l’Autre monde. Même si les cieux et la terre étaient complètement fermés devant un serviteur qui craint Dieu, Dieu lui trouverait un moyen d’en sortir. Ne te laisse attirer que par le vrai et n’aie de la répulsion que pour le faux ».

Un certain homme a dit à l’Imâm al-Jawâd (p) : « donne-moi un conseil ». Il lui a répondu : « Tu l’accepterais ? ». Obtenant une réponse positive, il lui a dit : « Que la patience soit ton coussin et que l’indigence soit ton collier ; renonce à tes désirs, lâche tes envies et sache que tu es toujours sous l’œil de Dieu ».

Une quantité d’étoffe de grande valeur a été une fois envoyée à l’Imâm al-Jawâd (p) ; mais des pilleurs s’y sont emparés en route. La personne qui la transportait a écrit à l’Imâm (p) pour le mettre au courant de l’affaire. Pour répondre, l’Imâm (p) a écrit de sa propre main ce qui suit : « Nos âmes et nos biens sont des dons que Dieu nous donne en les déposant en notre possession. Il nous laisse en jouir tout en étant contents et satisfaits, mais Il peut les récupérer et Il nous inscrit des bonnes œuvres pour nous récompenser notre privation. Celui dont la mortification due à leur perte est plus grande que sa patience, se verra perdre la récompense ; nous demandons refuge auprès de Dieu contre une telle perte »

L’Imâm (p) a dit : « Le croyant ne trahit jamais ». Il a prononcé ces paroles en réponse à un homme qui voulait s’établir à la Mecque et à Médine parce qu’il a une dette à rembourser dans un autre pays. « Retourne vers ton créancier, a dit l’Imâm, et fait en sorte que ta dette soit remboursée avant de rencontrer Dieu, car le croyant ne trahit jamais ». L’homme doit être fidèle à ses engagements et ne pas s’acquitter de ses dettes est une trahison et un manque de fidélité alors que la religion consiste dans la fidélité. Dieu dit à ce propos : ((Ô vous qui croyez ! Ne trahissez pas Dieu et le Messager, ce qui serait trahir les dépôts confiés à vous, alors que vous le savez)) (Coran VIII, 27).

ENCORE QUELQUES PAROLES DE L'IMAM AL JAWAD(p)


-La dignité d'un croyant réside dans son indépendance des autres (matérielle).
-Le croyant a besoin de 3 qualités :
-la bonne orientation d'Allah.
-Une exhortation de soi-même.
-l'acceptation des conseils.
-Le jour de la Justice est plus dur pour l'injuste que le jour l'injustice pour l'opprimé.
-L'adorateur n'obtient jamais la plénitude et la vérité de la foi tant que sa religion n'influe pas sur ses propres désirs.

 

L’Imâm al-Bâqir (p) enseignait aux Chiites la façon d’être un vrai Chiite(Les partisans d`Ecole d`Ahlul-Bayte). A ce propos, il s’adresse à Jâbir Ibn ‘Abdullâh en disant : « Ô Jâbir ! Est-il suffisant pour ceux qui prétendent être de Chiites de dire qu’ils nous aiment, nous les Gens de la Famille ? Par Dieu, nos Chiites (partisans) ne sont autres que ceux qui craignent Dieu et qui Lui obéissent. Ils n’étaient connus que par la modestie, par l’humilité devant Dieu, par la fidélité, par l’évocation permanente de Dieu, par le jeûne, par la prière, par la charité envers les parents, par les services offerts aux voisins démunis, par la sincérité des paroles, par la récitation du Coran, et par le fait de s’interdire de dire autre chose que le bien. Ils étaient les fidèles parmi les leurs ».

Il dit aussi : « Il se peut que quelqu’un dise qu’il aime ‘Ali et qu’il le prend pour dirigeant, mais sans agir en conséquence. Il ne suit pas ses actes et son amour pour ‘Ali ne lui est d’aucune utilité ». Car le vrai amour est celui qu’on porte à la conduite de la personne avant la personne elle-même.

L’Imâm (p) poursuit son enseignement en ces termes : « Craignez Dieu et agissez pour ce qui est chez Dieu. Il n’existe aucune parenté entre Dieu et quiconque parmi les gens. Celui qui, parmi les serviteurs, est le plus aimé par Dieu, le Très Haut, est celui qui Le craigne le plus, celui qui agit le plus dans Son obéissance. Ô Jâbir ! On ne s’approche de Dieu que par l’obéissance, alors tout chacun qui obéit à Dieu est notre partisan et tout chacun qui désobéit à Dieu est notre ennemi. Par Dieu ! Nul ne peut prétendre à être notre partisan que par l’action et par le fait de s’écarter des interdits fixés par Dieu ».

Après quoi, l’Imâm (p) aborde la question de l’extrémisme en disant : « Ô Chiites ! Soyez au milieu, alors ceux qui avancent vers l’extrême retourneront vers vous et ceux qui sont à l’arrière vous suivront ». Alors, l’un des Ansârs du nom de Sa’d lui a dit : «Que je sois sacrifié pour toi ! Qui sont les extrémistes ? Et l’Imâm (p) de répondre : «Les extrémistes sont des gens qui disent à notre égard des propos que nous ne disons pas de nous-mêmes. Ceux-là n’ont rien de nous et nous n’avons rien d’eux ». Et ceux qui sont à l’arrière, qui sont-ils ? a encore demandé l’Ansarite. Ils sont, a répondu l’Imâm (p), ceux qui cherchent le bien auront le bien. Par Dieu ! Nous ne portons pas un testament de Dieu, nous n’avons aucun privilège auprès de Dieu, nous n’avons avec Lui aucun lien de parenté et nous ne nous approchons de Lui que par l’Obéissance. Ceux qui parmi vous Lui obéissent tireront du profit en nous suivant. Attention ! Attention ! Ne Soyez pas dupes ! ».

A quelqu’un qui a dit que les Chiites sont très nombreux dans son pays, l’Imâm (p) a répondu : « Les riches de ton pays soutiennent-ils les pauvres, les bienfaisants pardonnent-ils les malfaisants, et les uns se traitent-ils d’égaux à égaux ? ». Et comme l’homme a répondu par la négative, l’Imâm a dit : « Les Chiites n’agissent pas de la sorte ».

L’école des Imâms (p)

Voilà, ce qu’étaient nos Imâms qui nous lient à Dieu et qui nous lient les uns aux autres. Ils veulent que nous communiquions, que nous solidarisions, que nous nous unissions et que nous nous sentions -chacun selon ses capacités- responsables de l’Islam et des Musulmans. Ceux qui sèment la discorde entre les Musulmans ne suivent pas les Gens de la Famille de même que ceux qui virent vers l’extrémisme tout en se considérant comme des partisans des Gens de la Famille.

Je vous appelle tous à étudier les faits et gestes de Gens de la Famille et vous trouverez que ce sont eux qui établissent la liaison entre ce monde-ci et l’Autre monde, qui nous demandent de nous rapprocher de Dieu en portant nos responsabilités envers l’humanité et la vie, qui nous enseignent d’être ouverts à l’amour et non pas à la haine. Voilà ce qu’est le message de l’Islam ; les Gens de la Famille sont les Imâms de l’Islam authentique qui nous lie à Dieu, le Très Haut, par la voie la plus courte.

 

dimanche, 19 avril 2015 20:56

Notion à réfléchir : LA CORRUPTION

Au nom Allah le miséricordieux, le plus miséricordieux

Une notion à réfléchir : LA CORRUPTION

Dieu, le Très-Haut, dit dans Son Noble Livre : ((La corruption est apparue sur la terre et sur la mer par suite des actes accomplis par les mains des hommes afin que Dieu leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont fait. Peut-être reviendront-ils !)) (Coran XXX, 41).

Le Messager de Dieu (P) a dit : "Dieu ne punit le commun des mortels pour les actions des élites que lorsqu'ils voient le mal sévir autour d'eux /ce mal qui est fait par les élites/ sans le condamner alors qu'ils sont capables de la faire. Là, Dieu punit le commun des mortels et les élites".

Il a dit également : "Chaque fois que des divergences apparaissent au sein d'une nation après la mort de son prophète, ceux qui y sont dans l'erreur l'emportent sur ceux qui y sont sur la bonne voie".

Et il a dit : "Lorsque quelqu’un commet un péché en secret, ce péché ne nuit qu’à celui qui le commet, mais s’il le commet en public sans que personne ne le désapprouve, alors ce péché nuit à tous ".

L'Imâm 'Alî (p) a dit: "Ce qui a fait périr ceux qui vous ont précédés est qu'ils ont frustré les gens de leurs droits et les gens ont accepté de les acheter (ils payaient des pots-de-vin pour obtenir leurs droits). Ils ont régné sur les gens par le faux, et les gens l'ont accepté".

Le Messager de Dieu (P) a dit : "Dieu ne sanctifie pas une nation où le faible n'obtient pas son dû de la part du puissant sans bégayement aucun".

Il a dit aussi : "Comment Dieu sanctifierait-Il un peuple lorsqu'on ne prend rien du puissant pour donner au faible ?".

Une Tradition attribuée à l'Imâm 'Alî (p) dit : "Il existe quatre éléments grâce auxquels fonctionne le monde : Un savant qui fructifie sa science, un ignorant qui ne refuse pas d'apprendre, un généreux qui n'hésite pas de donner et un démuni qui ne vend pas sa vie dans l'Autre monde contre sa vie dans ce monde-ci. Lorsque le savant gaspille sa science, l'ignorant refuse d'apprendre, Lorsque le riche s'interdit de donner, le démuni vend sa vie dans l'Autre monde contre sa vie dans ce monde-ci".

L'Imâm 'Alî (p) : La corruption est due à l'homme

Parlant de certaines formes de corruption qui frappent le temps et les gens, l'Imâm 'Alî (p) a dit : "Sachez, que Dieu soit miséricordieux envers vous, que vous vivez à une époque où sont peu nombreux ceux qui prennent parti pour la vérité, où la langue se montre faible quand il s'agit d'être sincère. La vérité et la sincérité désertent la vie des hommes, et cela est en vigueur dans maints aspects de la situation que nous vivons sur les plans social, politique, économique et autre. Il n'est plus facile d'avoir confiance dans beaucoup de ce que disent beaucoup d'hommes.

Celui qui dit la vérité est humilié, car la situation générale des hommes suit la ligne de la fausseté? Cela fait que la vérité devient étrangère parmi eux, et celui qui prend parti pour la vérité se voit humilié de par la nature de la réalité sociale.

 

Allâhoumma çolli alâ Mouhammadine wa âli Mouhammadine wa Ashabihil Montajabine.

O mon Dieu! Prie sur Muhammad, Ton serviteur et Ton prophète, Ton confident, Ton élu,

O mon Dieu! Ce que Tu nous as fait savoir de la Vérité, fais‑nous l'appliquer, et ce qui nous en a échappé, veuillez nous l’indiquer.

 

O mon Dieu! Rassemble-nous et mets un terme à notre disper­sion, colmate notre brèche;

rétablis notre intégrité,

transforme notre humiliation en puissance; et assure nos moyens de subsistance;

purifie nos faces;…..Ameen

 

Celui qui exhume la connaissance, L'Imam Muhammad al-Bâqir (P).

     Le cinquième Imam du descendant du Prophète(pslf)est Muhammad al-Bâqir (P). Son père est l'Imam Zayn al-'Âbidîn (P) et sa mère est Fâtima, fille de l'Imam Hassan.

     Il est né le lundi première Rajab de l'an 57 de l'Hégire. Son père et sa mère étaient respectivement le petit-fils et la petite-fille de l'Imam Ali fils d'Abou Tâlib (P). Ainsi, il était le premier à être le descendant de l'Imam Ali fils d'Abou Tâlib (P) des deux côtés. Il mourut empoisonné le lundi 7 dul-Hija, de l'an 114 après l'Hégire, à l'âge de 57 ans. Il fut inhumé à Baqi', à Médine.

     l fut un homme de beaucoup de qualités de grandeur, de révérence et de piété. Il était la quintessence du savoir, de la courtoisie et des dispositions au bien. Il fut dévot, humble et généreux.
Les récits ci-après sont révélateurs de la qualité de son caractère :
Un jour, un chrétien insulta l'Imam en le traitant de taureau(Baqara).

   L'Imam lui répondit     : «Je suis al-Bâqir (celui qui exhume la connaissance» Le Chrétien rétorqua : «Tu es le fils d'un cuisinier». L'Imam répondit «C'était son travail». Le Chrétien, injurieux, répliqua : «Tu es le fils d'une mère barbare». L'Imam lui dit : «Si tu as dit la vérité qu'Allah lui pardonne, et si tu as menti, qu'Allah te pardonne».
Ayant constaté cette bonté chez l'Imam, le Chrétien se convertit à l'Islam. 

     Jabir Ibn Abdullah al-Ançâri, un compagnon du noble Prophète raconta : «Un jour j'étais avec le prophète(pslf), qui gardait son petit-fils, Hussayn sur ses genoux et jouait avec lui. Le Prophète me dit alors : «0 Jâbir ! ce fils des miens engendrera un Fils ayant pour nom Ali. Le Jour du Jugement Dernier, un crieur proclamera : «Laissez le Dirigeant des Adorateurs se mettre en avant». Ainsi, Ali, fils de Hussayn s'avancera. Ce Ali fils de Hussayn engendrera un fils appelé Muhammad. 0 Jâbir ! Lorsque tu le rencontreras, transmets-lui mes salutations. Après quoi, tu ne vivras pas longtemps».

     L'Imam al-Bâqir (P) était un océan de connaissances et pouvait répondre à toute question sans hésitation. Ibn Ata al-Makki dit à ce propos  «Je n'ai jamais vu de grands savants se sentir aussi inférieurs devant quelqu'un, qu'ils le sont devant l'Imam Muhammad al-Bâqir (P) (c'est-à-dire : chaque fois qu'un savant se trouvait devant l'Imam, il sentait en lui-même un manque de connaissances). Ainsi j'ai assisté à son entretien avec Hakim Ibn 'Utayba : celui-ci était comme un enfant face à son instituteur».

     Muhammad, fils de Muslim relate : «jamais une question ne m'est venue à l'esprit sans que je manque de la poser à l'Imam Muhammad al-Bâqir, jusqu'à ce que le nombre de questions que je lui ai posées ait atteint 30 000».

     Il se rappelait toujours Allah. Son fils, l'Imam Ja'far al-Çâdiq (P) raconta : «Mon père se rappelait Allah à tout moment ; partout où je l'accompagnais, je le voyais évoquer Allah ; même lorsqu'il conversait avec les gens, il gardait Allah dans la mémoire ; il accomplissait la prière de Tahajjud(*) régulièrement, il était dévoué à l'adoration d'Allah, et pleurait d'amour d'Allah.
(La prière de minuit. Elle n'est pas obligatoire mais très recommandée.)

Il disait :

  1. L'injustice est le fléau du courage,
    L'orgueil est le fléau du mérite,
    La redevance est le fléau du pardon,
    La vanité est le fléau de la beauté,
    Le mensonge est le fléau de la parole,
    L'oubli est le fléau de la science,
    La grossièreté est le fléau de la mansuétude,
    Le gaspillage est le fléau de la générosité,
    Les  passions sont le fléau de la religion.

Les invocations et les actes de piétés du mois de Rajab

 

 

-Les a‘mâl (les actes cultuels) du mois de Rajab

Ils sont de deux catégories :

 

1-     Les actes cultuels communs que l’on accomplit pendant tous les jours du et non à des occasions ou anniversaires précis.

2-     Les actes (a‘mâl) à accomplir pendant des jours précis du mois

 

Les actes cultuels communs à tous les jours de Rajab

■ ■ Selon le Noble Prophète (Psl) : «Quiconque dit au mois de Rajab l’invocation suivante 100 fois et offre une aumône après, Allah lui accorde Son Pardon et Sa Miséricorde ….

«Astagh-fir-ullâh-al-lathî lâ Ilâha illâ Huwa, Wahdahu lâ charîka Lahu wa atûbu Ilayh-i »

(Je demande pardon à Allah - en dehors de Qui il n’y a pas d’autre divinité, et Qui est Unique et sans associé – et je me repens auprès de Lui !) [1][7]

اَسْتَغْفِر اللهَ الَّذي لا اِلـهَ اِلاّ هُوَ وَحْدَهُ لا شَريكَ لَهُ وَاَتُوبُ اِلَيْه

 

 

■ ■ Selon le Saint Prohète (P) il est hautement recommandé d’accomplir le vendredi du mois de Rajab 4 rak‘ah de prière entre la Prière de Midi (çalât al-Dhuhr)et celle de l’après-midi (çalât al-‘Açr), et de réciter dans chaque rak‘ah 1 fois sourate al-Hamd (al-Fâtihah), 7 fois Äyat al-Kursî, et 5 fois sourate al-Ikhlâç; et de dire par la suite 10 fois :

«Astagh-fir-ullâh-al-lathî lâ Ilâha illâ Huwa, wa as’aluhu-t-tawbah»

(Je demande pardon à Allah - en dehors de Qui il n’y a pas d’autre divinité – et je me repens auprès de Lui !)[2][9]

اَسْتَغْفِرُ اللهَ الَّذى لا اِلـهَ اِلاّ هُوَ وَاَسْئَلُهُ التَّوْبَةَ

 

■ ■ Il est très recommandé de jeûner trois jours de ce mois. Ce sont le jeudi, le vendredi et le samedi

 

- Il est recommandé de Réciter tous les jours du mois le du‘â’ suivant que l’Imam Zayn al-‘Âbidine (p)(le fils de Imam Hussein p ) a récité pendant sa rétention au mois de Rajab :

 

« Ya man yamliku hawâ’ij-as-sâ’ilîn-a, wa ya‘lamu dhamîr-aç-çâmitîna, likulli mas’alatin minka sam‘un hâdhirun wa jawâbun ‘atîdun. Allâhumma mawâ‘îduk-aç-çâdiqatu wa ayâdik-al-fâdhilatu wa rahmatuk-al-wâsi‘atu, fa-as’aluka an tuçallî ‘alâ Muhammadin wa âle Muhammadin  wa an taq-dhî hawâ’ijî lid-dunyâ wa-l-âkhiratî innaka ‘alâ kulli chay’in qadîr »

 

(O Toi Qui disposes des besoins des solliciteurs et Qui sais ce qui se passe dans le for intérieur des gens silencieux, Tu as pour chaque demande une ouïe attentive et une réponse toute prête ! O mon Dieu, Tes Promesses sont véridiques, Tes Mains généreuses et Ta Miséricorde est large ! Je Te demande donc de prier sur Muhammad et sur les Membres de sa Famille, et de satisfaire mes besoins de ce monde et de l’aitre monde. Tu as certes un Pouvoir sur toute chose)

 

يا مَنْ يَمْلِكُ حَوآئِجَ السّآئِلينَ ويَعْلَمُ ضَميرَ الصّامِتينَ لِكُلِّ مَسْئَلَة مِنْكَ سَمْعٌ حاضِرٌ وَجَوابٌ عَتيدٌ اَللّـهُمَّ وَمَواعيدُكَ الصّادِقَةُ واَياديكَ الفاضِلَةُ ورَحْمَتُكَ الواسِعَةُ فَاَسْئَلُكَ اَنْ تُصَلِّىَ عَلى مُحَمَّد وَآلِ مُحَمَّد واَنْ تَقْضِىَ حَوائِجى لِلدُّنْيا وَالاَْخِرَةِ اِنَّكَ عَلى كُلِّ شَىْء قَديرٌ.

 

Réciter le du‘â’ suivant que l’Imam Jafar al-Sâdiq (p) (le 6em Imam de descendant de Prophète psl)  récitait chaque jour de Rajab :

« Khâb-al-wâfidûna ‘alâ ghayrika wa khasir-al-muta‘arridhûna illâ laka, wa dhâ‘a-l-mulimmûna illâ bika, wa ajdab-al-muntaji‘ûna illâ man-intaja‘a fadhluka. Bâbuka maftûhun li-r-râghibîna wa khayruka mab-thûlun li-t-tâlibîna, wa fadhluka mubâhun li-l-âmilîna, wa rizquka mabsûtun li-man ‘açâka, wa hilmuka mu‘taridhun li-man nâwâka. ‘âdatuk-al-ihsânu ilâ-l-musî’îna, wa sabîluk-al-ibqâ’i ‘alâ-l-mu‘tadîna. Allâhumma fa-hdinî hudâ-l-muhtadîna, wa-rzuqnî-jtihâd-al-mujtahidîna, wa lâ taj‘alnî min-al-ghâfilîn-al-mub‘adîn-a, wa-gh-fir lî yawm-ad-dîn-i »

(Seront déçus ceux qui se rendent chez quelqu’un d’autre que Toi, perdants ceux qui sollicitent la bienfaisance de quelqu’un d’autre que Toi, égarés ceux qui se dirigent vers quelqu’un d’autre que Toi, reviendront bredouilles ceux qui recherchent des faveurs, en dehors de Toi. Ta porte est ouverte à ceux qui désirent quelque chose, Ton bienfait est généreusement offert aux solliciteurs, Ta faveur est à la disposition de ceux qui espèrent (l’obtenir), La subsistance (dont Tu es le pourvoyeur) est offerte (même) à ceux qui Te désobéissent, Ta clémence est Ta réaction à ceux qui se montrent hostiles envers Toi. Ton habitude est la bienfaisance envers ceux qui font le mal, et Ta voie est de T’apitoyer sur les transgresseurs. O mon Dieu ! Guide-moi donc de la guidance des ceux qui sont bien-guidés, accorde-moi le savoir des mujtahids (juristes), ne  fais pas que je sois au nombre des oublieux et profanes, et pardonne-moi le Jour de la Religion)[3][4]

 

الثّاني: أن يدعو بهذا الدّعاء الّذي كان يدعو به الصّادق (عليه السلام) في كلّ يوم من رجَبَ:

خابَ الوافِدُونَ عَلى غَيْرِكَ وَخَسِرَ المُتَعَرِّضُونَ اِلاّ لَكَ وَضاعَ المُْلِّمُونَ اِلاّ بِكَ وَاَجْدَبَ الْمُنْتَجِعُونَ اِلاّ مَنِ انْتَجَعَ فَضْلَكَ بابُكَ مَفْتُوحٌ لِلرّاغِبينَ وَخَيْرُكَ مَبْذُولٌ لِلطّاغينَ وَفَضْلُكَ مُباحٌ لِلسّآئِلينَ وَنَيْلُكَ مُتاحٌ لِلامِلينَ وَرِزْقُكَ مَبْسُوطٌ لِمَنْ عَصاكَ وَحِلْمُكَ مُعْتَرِضٌ لِمَنْ ناواكَ عادَتُكَ الاِْحْسانُ اِلَى الْمُسيئينَ وَسَبيلُكَ الاِبْقآءُ عَلَى الْمُعَتَدينَ اَللّـهُمَّ فَاهْدِنى هُدَى الْمُهْتَدينَ وَارْزُقْنى اجْتِهادَ الْمُجْتَهِدينَ وَلا تَجْعَلْنى مِنَ الْغافِلينَ الْمُبْعَدينَ واغْفِرْ لى يَوْمَ الدّينِ.

 

-L’Imam Jafar al-Sâdiq (p) a recommandé la récitation le du‘â’ suivant pendant tous les jours du mois de Rajab :

 

« Allâhumma innî as’aluka çabr-al-châkirîna laka, wa ‘amal al-khâ’ifîna minka, wa yaqîn-al-‘âbidîna laka. Allâhumma anta-l-‘Aliyy-ul-‘Adhîmu, wa anâ ‘abduka-l-bâ’is-ul-faqîru, Anta-l-Ghaniyy-ul-Hamîdu wa anâ-‘abdu-l-thalîlu. Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa âlihi wa-mnun bi-ghinâka ‘alâ faqrî, wa bi-hilmika ‘alâ jahlî, wa bi-Quwwatika ‘alâ dhu‘fî, Yâ Qawwiyyu Ya ‘azîzû. Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa âlihi-l-Awçiyâ’-il-mardhiyyina, wa-kfini mâ ahammani min amr-id-duniyâ wa-l-âkhirati, Yâ Arham-ar-Râhimîn-a »

 

(O mon Dieu ! Je Te demande de m’armer de la patience des reconnaissants, de me faire accomplir les actes de  ceux qui Te craignent, de m’inspirer la certitude de Tes vrais adorateurs ! O mon Dieu ! Tu es le Très-Haut, l’Immense, et je suis Ton serviteur misérable et pauvre ! Tu es l’Auto-suffisant, le Didne-de-Louanges, et je suis le serviteur humilié ! O mon Dieu. Prie sur Muhammad et sur les Membres de sa Famille, et comble par Ton Auto-suffisance ma pauvreté, couvre par Ta Clémence mon ignorance, et par Ta Force ma faiblesse, O Fort, O Puissant ! O mon Dieu ! Prie sur Muhammad et sur les Membres de sa Famille, les Héritiers-prédésignés et agréés, et dissipe mes soucis relatifs aux affaires de ce monde et de l’autre monde ! Tu es certes le plus Miséricordieux des miséricordieux ! »[4][5]

اَللّـهُمَّ اِنّى اَساَلُكَ صَبْرَ الشّاكِرينَ لَكَ وَعَمَلَ الْخائِفينَ مِنْك وَيَقينَ الْعابِدينَ لَكَ اَللّـهُمَّ اَنْتَ الْعَلِىُّ الْعَظيمُ وَاَنَا عَبْدُكَ الْبآئِسُ الْفَقيرُ اَنْتَ الْغَنِىُّ الْحَميدُ وَاَنَا الْعَبْدُ الذَّليل اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد وَآلِهِ وَاْمْنُنْ بِغِناكَ عَلى فَقْرى وَبِحِلْمِكَ عَلى جَهْلى وَبِقُوَّتِكَ عَلى ضَعْفى يا قَوِىُّ يا عَزيزُ اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد وَآلِهِ الاْءَوصياءِ الْمَرْضِيِّينَ وَاكْفِنى ما اَهَمَّنى مِنْ اَمْرِ الدُّنْيا وَالاخِرَةِ يا اَرْحَمَ الرّاحِمينَ.

 

■ Sayyid Ibn Tâwûs, rapporte le témoignage suivant de Muhammad Ibn Thakwân, surnommé al-Sajjâd (le Prosternateur) : « J’ai dit à l’Imam al-Sâdiq (p) : «  Nous sommes au mois de Radjab. Apprends-moi-y un du‘â’ qui me soit utile auprès d’Allah ». L’Imam (p) m’a dicté le du‘â suivant et m’a recommandé de le réciter chaque jour du mois de Rajab, matin et soir, après les prières, jours et nuits :

 

«Bism-illâh-ir-Rahmân-ir-Rahîm. Yâ Man arjûhu bi-kulli khayr-in, wa âmanu sakh-tahu ‘inda[5][6] kulli charr-in ! Yâ Man yu‘tî-l-kathîra bi-l-qalîl-i ! Yâ Man yu‘tî man sa’alahu ! Yâ Man yu‘tî man lam yasa’alahu wa man lam ya‘rif-hu tahannunan Minhu wa Rahmatan ! I‘tinî bi-mas’alatî Iyyâka jamî‘a khayr-id-dunyâ wa jamî‘a  khayr-il-âkhirati, wa-çrif  ‘annî bi-mas’alatî Iyyâka jamî‘a charr-id-dunyâ wa charr-il-âkhirati, fa-innahu ghayru manqûçin mâ a‘tayta, wa zidnî min Fadhlika Yâ Karîm-u ! »

 

(Au Nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux. O (Toi) Celui en Qui je palce mon espoir pour chaque bien et dont la Colère m’épargne chaque fois je ferais un mal ! O (Toi) Celui  qui donne beaucoup pour le peu (de bien) qu’on fasse ! O (Toi) Celui  Qui donne, par Tendresse et par Miséricorde, à celui qui Le sollicite et Qui donne également et à celui qui ne Le sollicite pas ne ne Le connaît. Donne-moi donc, suite à la prière de demande que je formule à Ton Intention, tout le bien de ce monde et de l’autre monde, et écarte de moi, suite à la prière de demande que je formule à Ton Intention, tout le mal de ce monde et de l’autre monde ! Car il n’est jamais incomplet ce que Tu donne ! Et augmente ma part dans Ta Grâce, O Généreux ! )

 

يا مَنْ اَرْجُوهُ لِكُلِّ خَيْر وَآمَنَ سَخَطَهُ عِنْدَ كُلِّ شَرٍّ يا مَنْ يُعْطِى الْكَثيرَ بِالْقَليلِ يا مَنْ يُعْطى مَنْ سَئَلَهُ يا مَنْ يُعْطى مَنْ لَمْ يَسْئَلْهُ وَمَنْ لَمْ يَعْرِفْهُ تَحَنُّناً مِنْهُ وَرَحْمَةً اَعْطِنى بِمَسْاَلََتي اِيّاكَ جَميعَ خَيْرِ الدُّنْيا وَجَميعَ خَيْرِ الاْخِرَةِ وَاصْرِفْ عَنّى بِمَسْئَلَتى اِيّاكَ جَميعَ شَرِّ الدُّنْيا وَشَرِّ الاْخِرَةِ فَاِنَّهُ غَيْرُ مَنْقُوص ما اَعْطَيْتَ وَزِدْنى مِنْ فَضْلِكَ يا كَريمُ.

 

■ ■ Il est très recommandé d’accomplir pendant ce mois 60 rak‘ah de prière, à raison de 2 rak‘ah par nuit, et de réciter dans chaque rak‘ah 1 fois sourate al-Hamd, 3 fois sourate al-Kâfirûn (chap. 109), 1 fois sourate al-Ikhlâç, et une fois la prière terminée, de lever les mains vers le ciel pour réciter l’invocation suivante :

لا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ

Lâ ilâha illâ-llâh,
Il n’y a de Dieu qu’Allah !

وَحْدَهُ لا شَريكَ لَهُ

Wahdahu lâ charîka Lahu,
Il est Unique et Il n’a pas d’associé !

لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ

Lahu-l-Mulk wa Lahu-l-Hamd,
A Lui le Royaume et à Lui les louanges !

يُحْيى وَيُميتُ وَهُوَ حَىٌّ لا يَمُوتُ

yuhyî wa yumîtu waHuwa Hayyun lâ yamût-u,
Il fait vivre et fait mourir, alors qu’Il est Vivant et Immortel.

بِيَدِهِ الْخَيْرُ وَهُوَ عَلى كُلِّ شَىْء قَديرٌ

bi-Yadihi-l-khayru waHuwa ‘alâ kulli chay’in Qadîr-un,
Dans Sa Main est le Bienfait et Il a pouvoir sur toute chose.

وَاِلَيْهِ الْمَصيرُ

Tous les destins se dirigent vers Lui.
wa Ilayhi-l-maçîru

وَلا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيمِ

wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh-il-‘Aliyy-il-‘Adhîm-i.
Et il n’y a de Force ni de Pouvoir si ce n’est par Allah, le Très-Haut, l’Immense !
Allâhumma çalli ‘alâ-al-Nabiyy-il-ummiyyi wa Âlihi

اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد النَّبِىِّ الاُْمِّىِّ وَآلِهِ

O mon Dieu ! Prie sur Muhammad l’illettré et sur les Membres de sa Famille !

Puis on passe les deux mains sur le visage.

■ Selon le Prophète (Psl) : « Quiconque accomplit une nuit du mois de Rajab 10 rak‘ah de prière, dont chacune comporte la récitation de la sourate al-Hamd (1 fois), la sourate al-Kâfirûn (1 fois) et la sourate al-Ikhlâç (3 fois), Allah lui pardonnera ses péchés[6][11].

■ Selon le Prophète (Psl) cité par l’Imam Ali (p), il est très recommandé de réciter 3 fois chaque jour et chaque nuit des mois de Rajab, de Cha‘bân et de Ramadhân :

sourate al-Hamd,

Äyat al-Kursî,

sourate al-Kâfirûn,

sourate al-Ikhlâç,

sourate al-Falaq (chap.113),

sourate al-Nâs (chap. 114), et les trois invocations suivantes :

« Subhân-Allâh wa-l-hamdu lillâh wa lâ ilâha illâllâh wallâhu akbar, wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh-il-‘Aliyy-il-‘Adhîm)

(Gloire à Allah, Louanges à Allah et il n’y a de Dieu qu’Allah, et il n’y a ni force si pouvoir qui n’émanent pas d’Allah, le Très-Haut, l’Immense !)

سُبْحانَ اللهِ وَالْحَمْدُ للهِ وَلا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ وَلا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيمِ

« Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa Âle Muhammad-in»

(O mon Dieu ! Prie sur Muhammad et sur les Membres de sa famille)

اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد وَآلِ مُحَمَّد

« Allâhumma-gh-fir li-l-mu’minîna wa-l-Mu’minâti »

(O mon Dieu ! Pardonne aux croyants et aux croyantes)

اَللّـهُمَّ اغْفِرْ لِلْمُؤمِنينَ وَالْمُؤمِناتِ

et de conclure le tout par la récitation de l’istigh-fâr :

« Astagh-fir-ullâh wa atûbu Ilayhi »

(Je sollicite le Pardon d’Allah et je me repens auprès de Lui )   400 fois.[7][12]

اَسْتَغْفِرُ اللهَ وَاَتُوبُ اِلَيْهِ

 

2-Les actes cultuels à accomplir pendant des jours précis du mois

 

A-La nuit de la veille du 1e Rajab : C’est une nuit bénie pendant laquelle beaucoup d’actes de piété sont à accomplir :

 

A la vue du croissant, on emboîte le pas au Prophète (P) qui récitait l’invocation suivante à la vue du croissant du mois de Rajab :

« Allâhumma Bârik lanâ fî Rajab-a wa Cha‘bân-a wa ballighnâ chahra Ramadhâna, wa a‘innâ ‘alâ-ç-çiyâmi wa-l-qiyâmi wa hif-dh-il-lisâni wa ghadh-dhi-l-baçari wa lâ taj‘al hadh-dh mihu al-jû‘a wa-l-‘atachi »

(O mon Dieu ! Bénis-nous pour l’avènement de Rajab et de Cha‘abân et fais-nous atteindre le mois de Ramadhân, et aide-nous à y observer le jeûne, la veillée d’adoration, la rétention de notre langue (ne pas dire de mal) et de notre vue (ne pas regarder ce qui est interdit), et donne que notre lot n’y soit pas uniquement la faim et la soif)[8][13]

اَللّـهُمَّ بارِكْ لَنا فى رَجَب وَشَعْبانَ وبَلِّغْنا شَهْرَ رَمَضانَ واَعِنّا عَلَى الصِّيامِ وَالْقِيامِ وَحِفْظِ اللِّسانِ وَغَضِّ الْبَصَرِ وَلا تَجْعَلْ حَظَّنا مِنْهُ الْجُوعَ وَالْعَطَشَ.

 

Le ghusl : On rapporte que le Prophète (P) dit : «Quiconque accomplit le ghusl les veilles du 1e, du milieu et de la fin du mois de Rajab, se dépouille de ses péchés, comme au jour où sa mère l’a mis au monde. »[9][14]

 

-Accomplir la Visite pieuse (ziyârah) de l’Imam al-Hussain (p)

 

-Accomplir 10 prières de deux rak‘ah après la Prière du Maghrib (crépuscule) en récitant dans chaque rak‘ah sourate al-Hamd et sourate al-Ikhlâç, ce qui lui vaudra la protection de sa famille, ses enfants et ses bien, ainsi que l’exemption des épreuves de la tombe, et le passage rapide sur le çirât (sans interrogatoire le Jour de la Résurrection)[10][15]

 

-Accomplir 2 rak‘ah de prière après la Prière de ‘Ichâ’ (Pière de la Nuit) : dans la 1ère rak‘ah on récite sourate al-Hamd 1 fois, sourate al-Charh (chapt. 94) 1 fois et sourate al-Ikhlâç 3 fois, et dans la seconde : sourate al-Hamd, sourate al-Charh,  sourate al-Ikhlâç,  sourate al-Falaq (chap. 113) et sourate al-Nâs (chap. 114). Une fois la prière terminée, on récite 30 fois « lâ ilâha illâllâh »[11][16] (Il n’y a de Dieu qu’Allah) et 30 fois « çallâ-llâhu ‘alâ-n-Nabiyy »[12][17] (Allah prie sur le Prophète) [1][1]

 

-Consacrer cette nuit à l’adoration d’Allah : Selon l’Imam Jafar al-Sâdiq (p), l’Imam Ali (P) aimait se dégager de toutes ses occupations pour se consacrer à l’adoration pendant 4 nuits par an : la nuit de la veille du 1e Rajab, la nuit de la veille du milieu de Cha‘bân, la nuit de la veille de la Fête de Ramadhân, et la nuit de la veille de la Fête du Sacrifice[13][18].        

 

B-Le 1e Rajab

Le jeûne : il est hautement recommandé de jeûner ce jour. En effet, le Prophète Nûh (Noé-P) s’embarqua sur son arche ce jour et demanda à tous ceux qui s’étaient embarqué avec lui de jeûner. Et il est rapporté que l’Enfer s’éloigne de celui qui y jeûne d’une distance  d’une année de marche[14][20].

La Ziyârah de l’Imam al-Hussain (p

Commencer la Prière de Salman(le grand compagnon du prophete p (qu’Allah l’agrée), laquelle consiste en 30 rak‘ah (15 prière de 2 rak‘ah ) divisée en trois étapes de 10 rak‘ah, dont chacune est accomplie à une date déterminée : le 1e Rajab, le milieu de Rajab et la fin de Rajab. Au premier Rajab on accomplit donc 5 prières de deux rak‘ah dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd 1 fois,  la sourate al-Ikhlâç 3 fois et la sourate al-Kâfirûn (chap. 109) 3 fois. Après chaque prière on lève les main vers le ciel et on récite l’invocation suivante :

« Lâ ilâha illâ-llâh, Wahdahu lâ charîka Lahu, Lahu-l-Mulk wa Lahu-l-Hamd, yuhyî wa yumîtu waHuwa Hayyun lâ yamût-u, bi-Yadihi-l-khayru waHuwa ‘alâ kulli chay’in Qadîr-un,»

 

(Il n’y a de Dieu qu’Allah ! Il est Unique et Il n’a pas d’associé ! A Lui le Royaume et à Lui les louanges ! Il fait vivre et fait mourir, alors qu’Il est Vivant et Immortel. Dans Sa Main est le Bienfait et Il a pouvoir sur toute chose.»[15][21]

لا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَحْدَهُ لا شَريكَ لَهُ لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ يُحْيى وَيُميتُ وَهُوَ حَىٌّ لا يَمُوتُ بِيَدِهِ الْخَيْرُ وَهُوَ عَلى كُلِّ شَىْء قَديرٌ

Puis on prononce  cette autre invocation :

« Allâhumma lâ mâni‘a li-mâ a‘tayta wa lâ mu‘tî li-mâ mana‘ta wa lâ yanfa‘u thâ-l-jaddi minka-l-jaddu »

(Om mon Dieu ! Rien ne peut retenir ce que Tu donnes, et personne ne peut donner ce que Tu retiens, la richesse d’un riche ne lui sert à rien auprès de Toi !)

اَللّـهُمَّ لا مانِعَ لِما اَعْطَيْتَ وَلا مُعْطِىَ لِما مَنَعْتَ وَلا يَنْفَعُ ذَا الْجَدِّ مِنْكَ الْجَدُّ

Et de passer les deux mains ensuite sur le visage en l’essuyant[16][22].

Le jour du milieu de Rajab, il accomplit de la même façon les 10 rak‘ah suivantes, mais en remplaçant la dernière invocation par celle-ci :

« Ilâhan wâhidan ahadan fardan çamadan, lam yattakhith çâhibatan wa lâ waladan »

(Un Dieu Unique, Un, Seul, Impénétrable, ne Se donnant ni compagne ni enfant !)

اِلهاً واحِداً اَحَداً فَرْداً صَمَداً لَمْ يَتَّخِذْ صاحِبَةً وَلا وَلَداً وَصَلَّى اللهُ عَلى مُحَمَّد

 

Et enfin le dernier jour de Rajab, on accomplit les 10 dernières 10 Rak‘ah toujours de la même façon, en remplaçant la dernière invocation par celle-ci :

« wa Ilâh-it-tâhirîna wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh-il-‘Aliyy-il-‘Adhîm-i »

(et le Dieu des purs, et il n’y a de force ni de puissance en dehors d’Allah, le Très-Haut, l’Immense ! )

وَآلِهِ الطّاهِرينَ وَلا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيمِ

 

Puis, on passe les deux mains sur le visage en l’essuyant et on demande à Allah la satisfaction de ses besoins et l’exaucement de ses vœux.

Il est à noter que cette prière est très hautement recommandée et appelle beaucoup de récompenses et de mérites. A ne pas négliger[17][23].

 

d- Salmân a une autre prière pour ce jour. Elle consiste en 10 rak‘ah dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd, 1 fois, et la sourate al-Ikhlâç 3 fois. C’est une prière méritoire : elle suscite la rémission des péchés, l’exemption de l’épreuve de la tombe et de la torture du Jour de la Résurrection, et la prévention de plusieurs maladies.

 

 

 

C- La nuit (la veille) du 13 jour Rajab :

Il est recommandé d’accomplir des prières spécifiques pendant les Nuits Blanches du mois de Rajab, de Sha‘bân et de Ramadan.
Les Nuits blanches sont la veille du 13, 14 et 15 du mois lunaire. La prière à accomplir pendant cette nuit du 13 au 14 consiste en 10 rak‘ah (5 prière de 2 rak‘ah) dont chacune comporte la lecture des sourate al-Hamd, Yâs-sine (chap 36), al-Mulk (chap. 67) et al-Ikhlâç (chap. 112).
Il est recommandé d’accomplir 4 rak‘ah (2 prières de 2 rak‘ah) de la même façon, la nuit du 14 Rajab et 6 rak‘ah (3 prières de 2 rak‘ah) la nuit du 15 Rajab.
Selon l’Imam Jafar al-Sâdiq (as) celui qui accomplit ces prières pendant les 3 nuits précitées, aura la récompense spirituelle propres aux 3 mois bénis que sont Rajab, Sha‘bân et Ramadan et Allah lui pardonnera tous ses péchés, excepté celui d’associationnisme.

 

D- Le jour du 13 Rajab :

C’est le premier des 3 Jours blancs, soit le 13, le 14 et le 15 du mois lunaire. Le fait de jeûner ces jours et les deux jours suivant appelle une grande récompense spirituelle. Selon une opinion largement répandue, c’est le jour anniversaire de la naissance de l’Imam Ali (as) dans la Ka‘bah, 30 ans avant l’An de l’Eléphant.

E- La Nuit de la mi-Rajab :

a-Accomplir le ghusl

b- veillée d’adoration (prière, du‘â’, lecture de Coran, etc)

c- Accomplir la ziyârah de ‘Imam al-Hussain (as)

d- Accomplir la prière de 6 rak‘ah décrites à la section (C).)

e- Accomplir 6 prière de 2 rak‘ah, dont chaque rak‘ah comporte la lecture de la sourate al-Hamd et de n’importe quelle autre sourate, et une fois la prière terminée, on récite 4 fois les sourates al-Hamd, al-Falaq, al-Nâs, al-Ikhlâç, yat al-Kursî et l’invocation suivante :

سُبْحانَ اللهِ وَالْحَمْدُ للهِ وَلا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ

Subhân-Allâhi wa-l-Hamdu lillâhi wa lâ Ilâha illâ-llâhu wa-llâhu Akbar
Gloire à Allah, Louanges à Allah, il n’y a de Dieu qu’Allah, et Allah est le Plus-Grand.

Puis terminer par la lecture suivante :

اَللهُ اَللهُ رَبّى لا اُشْرِكُ بِهِ شَيْئاً وَما شآءَ اللهُ لا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيمِ

Allâhu Allâhu Rabbî ! Lâ achruku bi-hi chay’an, wa mâ châ’-Allâh, lâ quwwata illâ bi-llaĥ-il-‘Aliyy-il-‘Adhîm
Allah, Allah est mon Seigneur, je Ne Lui associe rien! Allah réalise ce qu’Il veut ! Il n’y a pas de force en dehors d’Allah, le Très-Haut, l’Immense !

F- Le jour de la mi-Rajab :

a- Accomplir le ghusl

b-Accomplir la ziyârah de ‘Imam al-Hussain (p) : L’Imam Ali al-Redhâ (p) affirma que le meilleur moment d’effectuer la ziyârah de l’Imam al-Hussain c’est la mi-Rajab et la mi-Cha‘bân

c-La 3ème partie de la prière de Salmân (Voir ;C), la Nuit du 13 Rajab)

d-La récitation du du‘â’ d’Om Dâwûd.

G-Le jour du 25 Rajab :

C’est le jour du Martyre de l’Imam Mûsâ Ibn Ja‘far, al-Kâdhim (as),7em Imam de descendant de Noble Prophete(psl), décédé à Baghdad en l’an 183 à l’âge de 55 ans. C’est donc un jour de deuil et de commémoration de ce deuil pour la famille du Prophète et ses partisans.

 

 

H- La Nuit (de la veille) du 27 Rajab :

En ce jour béni, Allah SWT,a affirmé Son Messager en tant que Prophète et Messager (Mab‘ath). C’est une nuit bénie et très méritoire. Les actes de piété à accomplir pendant cette nuit sont nombreux :

a- Le ghusl

b- Accomplir 6 prière de 2 rak‘ah, dont chaque rak‘ah comporte la lecture de la sourate al-Hamd et de n’importe quelle autre sourate, et une fois la prière terminée, on récite 4 fois les sourates al-Hamd, al-Falaq, al-Nâs, al-Ikhlâç, ayat al-Kursî et l’invocation suivante :

«Allâhi wa-l-Hamdu lillâhi wa lâ Ilâha illâ-llâhu wa-llâhu Akbar »

Gloire à Allah, Louanges à Allah, il n’y a de Dieu qu’Allah, et Allah est le Plus Grand

سُبْحانَ اللهِ وَالْحَمْدُ للهِ وَلا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ

Puis on termine avec la lecture suivante :

اَللهُ اَللهُ رَبّى لا اُشْرِكُ بِهِ شَيْئاً وَما شآءَ اللهُ لا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيم

Allâhu Allâhu Rabbî ! Lâ achruku bi-hi chay’an, wa mâ châ’-Allâh, lâ quwwata illâ bi-llaĥ-il-‘Aliyy-il-‘Adhîm
Allah, Allah est mon Seigneur, je Ne Lui associe rien ! Allah réalise ce qu’Il veut ! Il n’y a pas de force en dehors d’Allah, le Très-Haut, l’Immense


c- Accomplir la ziyârah de l’Imam Ali (p).

I- Le jour du 27 Rajab :

C’est le jour anniversaire de l’avènement de la Mission du Prophète (P). C’est en ce jour que l’Archange Jibrâ’îl (Gabriel) descendit auprès du Prophète (P) pour lui apporter le Message de l’Islam. Il constitue l’une des plus grandes fêtes des Musulmans .

Les actes de piété à accomplir :

a- Le ghusl
b- Le Jeûne : c’est l’un des 4 jours de l’année pendant lesquels il est hautement recommandé de jeûner. La récompense spirituelle du jeûne de ce jour est égale à celle du jeûne de 70 ans.

c- La récitation aussi nombreuse que possible de la prière sur le Prophète Muhammad, soit : « Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa Âle Muhammad-in » (O mon Dieu! Prie sur Muhammad et sur les Membres de sa Famille)

d- Effecteur la ziyârah du Prophète (P) et de l’Imam Ali (p)

e-Accomplir 6 prière de 2 rak‘ah, dont chaque rak‘ah comporte la lecture de la sourate al-Hamd et de n’importe quelle autre sourate, et une fois la prière terminée, on récite 4 fois les sourates al-Hamd, al-Falaq, al-Nâs, al-Ikhlâç, Äyat al-Kursî et 4 fois l’invocation suivante :

لا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَاللهُ اَكْبَرُ وَ سُبْحانَ اللهِ وَالْحَمْدُ للهِ وَ لا قُوَّةَ اِلاّ بِاللهِ الْعَلِىِّ الْعَظيم

Lâ Ilâha illâ-llâhu wa-llâhu Akbar wa Subhân-Allâhi wa-l-Hamdu lillâhi wa lâ quwwata illâ bi-llaĥ-il-‘Aliyy-il-‘Adhîm.

Il n’y a de Dieu qu’Allah! Allah est le Plus Grand ! Gloire à Allah, Louanges à Allah, et il n’y a pas de Force en dehors d’Allah, le Très-Haut, l’Immense !

Puis on termine avec la lecture suivante (4 fois) :

اَللهُ اَللهُ رَبّى لا اُشْرِكُ بِهِ احَداً

Allâhu Allâhu Rabbî ! Lâ achruku bi-Rabbî ahadan.

Allah ! Allah est mon Seigneur, je ne Lui associe personne.

 

 

Annexe :

Généralités et récapitulation: D’autres actes d’adoration à accomplir :

---Le jeûne de 4 jours au mois de Rajab, ainsi que 12 jours du mois de Cha‘bân contribue à conjurer les supplices de la tombe.

---Selon l’Imam Jafar al-Sâdiq (p) : “Quiconque jeûne le dernier jour du mois de Rajab, Allah le préservera des difficultés de l’agonie, de la terreur après la mort et des supplices de la tombe”.

---Le jeûne de 24 jours au mois de Rajab appelle beaucoup de mérites spirituels (thawâb), entre-autre, la venue de l’Ange de la mort sous forme d’un jeune homme, luxueusement vêtu et portant dans sa main une boisson du Paradis qu’il offre au mourant afin d’alléger son agonie.

---Selon notre Prophète (P) : “Quiconque accomplit la nuit du 7 au 8 Rajab quatre rak‘ah de prière en récitant dans chacune d’elles une fois la sourate al-Hamd, trois fois la sourate al-Ikhlâç, suivies des sourates al-Falaq et al-Nâs, et récite après cette prière 10 fois “Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa âle Muhammad-in” (O mon Dieu, prie sur Muhammad et sur les membres de sa Famille), 10 fois “al-tasbîhât al-Arba‘ah” (les quatre glorifications), Allah le placera sous l’ombre de Son Trône, lui accordera le mérite spirituel décerné à celui qui fait le jeûne du mois de Ramadhân, et les Anges se mettront à demander pardon pour lui jusqu’à ce qu’il termine sa prière. De plus, Allah lui facilitera l’arrachage de son âme et lui allégera la pression de la tombe. En outre, il ne mourra qu’après avoir vu le Paradis et Allah le préservera de la Peur majeure (al-faza‘ al-akbar)”

---La prière spéciale de la nuit de Raghâ’ib , la veille du premier vendredi (jeudi soir) du mois de Rajab, entre la prière du Maghrib et du ‘Ichâ’ est particulièrement recommandée pour supporter la désolation de la tombe. En effet, on rapporte du Prophète (P) que celui qui accomplit cette prière Allah lui pardonne beaucoup de péchés, lui enverra le thawâb (récompense ou mérite spirituel) de cette prière la première nuit qu’il passera dans la tombe sous forme d’un visage souriant ayant la langue déliée. Il lui dira : “Je t’apporte une bonne nouvelle : tu es sauvé de toute épreuve difficile”. Le mort lui demandera : “mais qui es-tu ? Je n’ai jamais vu un visage plus beau que toi, ni une parole plus douce que la tienne, ni un parfum plus meilleur que le tien”. Le visage répondra :“Je suis le thawâb (la récompense spirituelle) de la Salât que tu as accomplie en telle nuit, dans telle ville, en tel mois, en telle année. Je suis venu donc cette nuit pour te faire jouir du droit que tu as acquis grâce à ta Salât, agrémenter ta solitude et enlever ton sentiment de désolation. Et lorsqu’on soufflera dans la Trompe, je constituerai une au-dessus de ta tête le Jour de la Résurrection. Sois heureux donc, car tu ne seras jamais privé de bien”

Le mode d’accomplissement de cette Salât : On fait le jeûne le premier jeudi du mois de Rajab, et entre la prière du maghrib et du ‘Ichâ’, on accomplit 12 rak‘ah de prière par groupes de deux rak‘ah se terminant par le Salâm (ou disons six prières similaires de deux rak‘ah). Dans chaque rak‘ah on récite une fois la sourate al-Hamd, 3 fois la sourate al-Qadr (chapt. 97) et 12 fois la sourate al-Ikhlâç. A la fin de la 12 e rak‘ah (la fin de la Salât) on récite 70 fois “Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin al-Nabiyy-il-umiyy-i wa âlihi” (O mon Dieu, prie sur Muhammad, le Prophète analphabète et sur les membres de sa Famille). Puis on se prosterne et on récite (en prosternation) 70 fois “Subbuhun Quddûsun, Rabb-ul-Malâ’ikati wa-r-rûhi” (Il est glorifié et sanctifié, Seigneur des Anges et de l’Esprit). Puis se rassoit et récite 70 fois “Rabbi-gh-fir wa-rham wa tajâwaz ‘ammâ ta‘lam-u Innaka Anta-l-‘Aliyy-ul-A‘dham-u” ( O Seigneur ! Pardonne et accorde Ta Miséricorde, et ne tins pas rigueur de ce que Tu sais, car Tu es certes le Très-Haut, l’Immense. On se prosterne de nouveau et on récite encore 70 fois “Subbuhun Quddûsun, Rabb-ul-Malâ’ikati wa-r-rûhi” (Il est glorifié et sanctifié, Seigneur des Anges et de l’Esprit). Après quoi on demande à Allah d’exaucer les voeux qu’on forme sur le moment.

--- L’accomplissement de deux rak‘ah de prière dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd, 1 fois et la sourate al-Ikhlâç 3 fois met le croyant à l’abri des épreuves de la tombe et des supplices de la Jour de la Résurrection.

---L’accomplissement, la nuit du 14 au 15 Rajab, de 30 rak‘ah de prière dont chacune comporte la lecture de la sourate al-Hamd, suivie de 10 fois la sourate al-Ikhlâç, met à l’abri des supplices de la tombe”. Il en va de même si on accomplit cette prière la nuit du 15 au 16 Rajab ou la nuit du 17 au 18 Rajab. De même, on sera préservé des supplices de la tombe si on :
-Accomplit la veille (la nuit) du 1e Ch‘abân, 100 raka’‘ah de prière (selon les capacités) comportent chacune la lecture de la sourate al-Hamd et de la sourate al-Ikhlâç, et la récitation de la sourate al-Ikhlâç 50 fois après la fin de la prière.

-Accomplit la nuit du 23 au 24 Cha‘bân deux rak‘ah de prière comportant chacune la lecture de la sourate al-Hamd, une fois et la sourate al-Naçr (chapt 110) 10 fois.

--- Accomplit la journée du 15 Rajab 50 rak‘ah comportant chacune la lecture des sourate al-Hamd, al-Ikhlâç, al-Falaq (chapt. 113) et al-Nâs (chapt. 114).

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Dans un Hadith du Prophète (PSL), il est retenu ce qui suit " Tous les hommes seront affamés le jour de la résurrection, exceptés les prophètes et leurs fidèles, de même que ceux qui observaient le jeûne des mois de Rajab, Sha’bân et Ramadan, ceux là seront rassasiés et ils ne connaîtront pas la faim. "
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L'Envoyé de DIEU a dit " Rajab est le mois de DIEU, Sha’bân est mon mois alors que le mois de Ramadan est le mois de ma communauté ".
A la question des compagnons : " Pourquoi, Envoyé de DIEU, qualifiez-vous Rajab du mois du SEIGNEUR ? " Il répondit : " Dans ce mois DIEU nous a gratifié de son Absolution. Durant ce mois, verser le sang des autres est défendu. C'est dans ce mois, aussi, qu'Il a pardonné à ses envoyés, sauvés les saints des machinations de leurs ennemis. Quiconque jeûne le mois de Rajab sera assuré de trois choses par son SEIGNEUR :
- l'absolution de tous les pêchés précédents
- La préservation contre les pêchés le reste de sa vie
- Une garantie contre la soif du jour du jugement
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Quelqu'un se plaint devant le Prophète : " Envoyé de DIEU, je n'ai pas la force de jeûner tout le mois de Rajab ". Il lui répondit : " Jeûne au début du mois, au milieu et la fin du mois. Ainsi tu obtiendras les mérites de celui qui a jeûné tout le mois "

 

 

 

TRANSLITTÉRATION

I. Les Voyelles
a Fat-hah    )  َ )  ex. ba  ( بَ )

 

â Alîf (a long) )  ( آ ex. (bâ) ( با )
i Kasrah   (  ِ )   (  ex.(bi)   (بِ )

î Yâ' (i long) Exp (bî)   بي
u Dhammah ( ُ  ) Exp. bu    بُ
û Wâw (= ou ) (و ) Exp. bû    بو

 

II. Les Semi-Voyelles
w Wâw (û précédé ou suivi de voyelle)   exp. Wâhid      واحِد

y Yâ' ( î précédé ou suivi de voyelle) exp. Allah    ياالله

 

III. Les Consonnes 
ch chîn     ش
gh ghayn  غ
h hâ'   ه
h hâ' ح
kh khâ'   خ

j jîm      ج
q qâf ق

ç çâd     ص
dh dhâd  ض
dh dhâ'  ظ
th thâ' ث think, thank (anglais) 
th thâlذ the, this (anglais) 
t tâ' ط

 

hamzah ء Exp : (saala) سَــأ لَ   ;  ( samâ’ )       سَماء

ayn ع Exp : ( Alî ) علي

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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[3][4] «Mafâtih al-Jinân», op.cit. p.186.

[4][5] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.pp.186.187.

 

[6][11] Id. Ibid.

[7][12] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.pp.192-193.

[8][13] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.194.

[9][14] Idem

[10][15] Idem.

[11][16] لا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ

[12][17] وصلّى على النّبي

[13][18] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.194.

[14][20] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.p.196.

[15][21] Id. Ibid.

[16][22]Id. Ibid

[17][23] «Mafâtih al-Jinân», op.cit.pp.196-197.