تحریری

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lundi, 06 juillet 2015 15:55

Les nuits de Qadr



Les nuits de Qadr ont une place très importante dans le vocabulaire coranique et les revãyãts(Hadith). La nuit de Qadr dans le Coran, est une nuit qui équivaut à 1000 mois, c’est aussi la nuit de la Révélation du Coran et une nuit bénie où le destin des créatures est fixé pour une année. 
Les revãyãts ont donné de belles définitions de cette nuit la qualifiant de «nuit où les péchés sont pardonnés» ou de «nuit où sont maudits par Dieu ceux qui n’ont pas réussi à se faire pardonner».

Le Prophète (AS) a déclaré:

«Celui qui a négligé la nuit de Qadr s’est privé de tous ses bienfaits»

Une chose qui a été recommandée pendant toute l’année et principalement pendant le mois de Ramadhãn et la nuit de Qadr, est la prière nocturne. Le Prophète (AS) a déclaré à ce sujet:  

«Celui qui veille la nuit de Qadr ne sera pas touché par le châtiment jusqu’à l’année suivante»
(Bihãr Al-Anwãr, v.95, p.145)


   Les Imams d`Ahlul-Bayte(AS) du descendant du Prophète(pslf), suivaient cette prescription et profitaient de cette occasion spirituelle.

 1-  Le Prophète (AS) non seulement était éveillé pendant la nuit de Qadr mais rangeait complètement la natte sur laquelle il se reposait, les dix dernières nuits du mois de Ramadhãn, et passait ces nuits à prier et à veiller.

L’Imam ‘Ali (AS) a dit à ce sujet:  

«Le prophète (AS) rangeait la natte sur laquelle il se reposait et pendant les dix dernières nuits du mois de Ramadhãn et se consacrait à la prière, il gardait éveillés les membres de sa famille pendant la 23ème nuit et arrosait ceux qui étaient endormis pour les réveiller et leur permettre de profiter de cette nuit de veille»
(Bihãr Al-Anwãr, v.95, p.10)

 Même les nuits de pluie, dans la mosquée de Médine qui n’avait pas de toit, il pratiquait ce rite et encourageait par son comportement, les gens à rester éveillés et à faire leurs prières sous la pluie.

2- L’Imam ‘Ali (AS) aussi veillait la nuit et se consacrait à la prière.

Mais pendant les nuits de Qadr, il avait un empressement particulier et passait même ces nuits à la mosquée de Médine, remplie parfois de boue à cause de la pluie. Les dernières nuits de Qadr à la mosqué de Koufa, l’Imam ‘Ali (AS) avait un empressement tout à fait particulier pour ces cérémonies.

 3- Le Vénéré Fatima (AS) priait tellement que l’Imam Hassan (AS) a déclaré:

«Il n’y a personne qui a autant prié que Fatima (AS) dans le monde, elle priait tellement que ses jambes étaient enflées»
(Bihãr Al-Anwãr, v.8, p.12)

La raison du nom de Zahrã qui lui avait été donné, était la lumière qui émanait d’elle vers le ciel pendant ses nuits de prières. Cependant les nuits de Qadr, Hazrat Fatima (AS), obligeait ses enfants à rester éveillés comme le montrent les revãyãts:

Fatima (AS) ne laissait personne dormir la nuit du 23ème jour du Ramadhãn. Elle préparait ses enfants à cette nuit de veille par un repas frugal et un programme spécial dans la journée, et disait que celui qui s’était privé des bénédictions de cette nuit était à plaindre.

 4- L’Imam Mohammad Bãqir (AS) a déclaré que Dieu pardonne les péchés de celui qui vieille cette nuit.                       

Le cheikh Abbãs Qomi a rapporté que l’Imam Bãqir (AS) passait les nuits des 21ème et 23ème jours du mois de Ramadhãn en invocations puis faisait la prière du matin.

5- Le septième Imam (AS), l’Imam Moussã Al-Kãdhim (AS) aussi, avait l’habitude de prier la nuit et dans la litanie qui lui est réservée nous lisons:

Il était éveillé jusqu’à l’aube, implorait le pardon de Dieu, se prosternait longuement et priait avec ferveur

Que dire des nuits du mois de Ramadhãn au sujet desquelles il avait déclaré:

 «Celui qui prend la douche rituelle et reste éveillé pendant la nuit de Qadr jusqu’à l’aube, verra ses péchés pardonnés.»

6- L’Imam Hassan Al-‘Askari (AS) comme ses pères, avaient l’habitude de prier et de veiller pendant l’année, spécialement pendant les nuits de Qadr, et conseillait aux diciples d`Ecole d`Ahlul-Bayte de faire de même en disant:

 «Ne perdez pas l’occasion de cette veillée de prière de la nuit du 23ème jour du mois de Ramadhãn»

lundi, 06 juillet 2015 14:00

I’tikaf : la retraite spirituelle

Nous entrons dans les dix derniers jours de ramadan. C’est à la fois une joie de pouvoir de profiter de ce moment intense et particulier, où chaque acte de dévotion pèse lourd, et une tristesse, celle de voir ramadan prendre fin.

Les dix derniers jours du mois de ramadan ont un caractère particulier, liée à une pratique prophétique, la retraite spirituelle (i’tikaf). Comme le rapporte un hadith authentique, le Prophète (paix et bénédiction sur lui et sa famille) se retirait lors de la dernière décade de ramadan.

L’Itikaf est désigné par  "Le printemps de la vie dans un monde frappé par la sécheresse de la négligence d'Allah (Gloire et grandeur à Lui) "
Une des plus grandes traditions de l'islam, l'étincelle qui a récemment été relancée dans le cœur de la jeunesse, est celle de l’Itikaf. Il s'agit d'une tradition qui a été dans l'Islam dès les premiers jours de la révélation et c'est aussi quelque chose de reconnu dans les autres religions divines envoyées par Allah (Gloire et grandeur à Lui) :


«وَ عَهِدْنا الی ابراهیمَ و اِسماعیلَ أنْ طَهَّرا بَیْتِیَ لِلطّائِفینَ و العاکِفینَ و الرُّکَّعِ السُّجودِ [بقره/125]

"  Purifiez Ma Maison pour ceux qui (la) visitent et ceux qui demeurent (à l'intérieur) pour le dévouement, ceux qui s'inclinent (et) ceux qui se prosternent "  Le Saint Coran (Sourate 2, La Vache, verset125).
Définition de Itikaf
La définition littérale du mot Itikaf est de rester dans un lieu particulier, mais dans la définition religieuse de  l'Islam, ce mot signifie rester dans la mosquée pendant une période de temps particulière, dans l'adoration d'Allah (Gloire et grandeur à Lui ) tout en conservant certaines conditions comme jeûner.

Dans l'état de l’Itikaf, une personne peut rester debout, s'asseoir, dormir, etc ... et il n'existe pas  de «forme» précise ni des normes pour cette retraite (contrairement à la Prière qui a une forme propre à elle). Ce qui est important dans cette période c’est d'obéir aux commandements d'Allah (Gloire et grandeur à Lui), de s’abstenir des actes qu'Il a interdits (à la fois dans la vie en général et dans ce séjour de trois jours) et d’être à Son service.

La période de l’Itikaf est le meilleur moment pour forcer soi-même à réfléchir et songer au monde qui nous entoure, la période de la Itikaf est le meilleur moment pour oublier les soucis du monde transitoire et pour revenir à l'âme et au Créateur de l'âme, la période de l’Itikaf est le meilleur moment pour revenir à Allah (Gloire et grandeur à Lui) dans le vrai repentir de nos péchés commis pendant l'année et de se concentrer sur les paroles d'Allah dans le Coran , les prières et les supplications utilisées pour  faire appel auprès de Lui et toutes ces choses qui sont liés à Lui et à Son Essence Sacrée.
L’Itikaf est vraiment une retraite spirituelle pour restaurer soi-même, c'est l'acte de quitter sa propre maison pour être au service d'Allah (Gloire et grandeur à Lui) et  reconnaître soi-même dans la maison d'Allah (la mosquée), et en même temps, d'être un invité à la Maison d'Allah (Gloire et grandeur à Lui) - manger Sa nourriture qu'Il a envoyée et être autour de Ses serviteurs qu'Il a guidés.
« Le Prophète (paix et bénédiction sur lui et sa famille) accomplissait l’i’tikaf pendant la dernière décade du mois de ramadan jusqu’à sa mort. Il dit: «La mosquée est le refuge de tout homme pieux. Dieu a promis à celui qui y fait sa retraite de lui accorder sérénité et miséricorde, de le faire traverser le Sirat [pont jeté sur l'Enfer] pour le faire parvenir à Sa grâce au Paradis».
durant Itikaf on ne peut pas sortie de la mosquée sauf pour participer a la prière de vendredi ou résoudre des problèmes important des croyants.
pour l`histoire, un jour le petit fils du Prophète(psl), Hassan Ibn Ali(p) connu pour sa générosité, était à  la mosquée du Prophète en état d`Itikaf. Un médinoise en difficulté important, venue lui demander de résoudre son Problème. Alors, tout de suite le petit fils du Prophète(p) a quitter la mosquée pour résoudre le Problème d`un croyant. Devant l`étonnement des gens ,il a dit j`ai entendu de mon père Ali qui rapport du messager d`Allah (psl), la récompense de resoudre les problemes des musulmanes est equivalent de récompense d`adoration(la prière, le jeûne,...) de 9000ans. Le petit fils du Prophète(psl)  retourna à la mosquée par la suite.

 
La victorieuse bataille de Badr


La grande conquête de Badr a eu lieu le vendredi 17 Ramadhan de l'an deux de l'Hégire. (17 mars 624), c’est la date commémorative de la bataille de Badr désignée aussi dans le Coran par « Yawm Al-Fourqân » (Le jour du discernement). En effet, c’est le jour où une séparation entre le juste et l’injuste a été faite. La bataille  de Badr est la première bataille victorieuse des musulmans. Cette bataille a mis face à face quelques 300 croyants sous le commandement du Prophète (pslf) et plus de 1000 idolâtres Quraychites.
Il est dit dans le Coran que Dieu a fait triompher les croyants, en nombre inférieur, en leur envoyant des Anges en renforts. À l'issue de cette bataille, 14 fidèles sont morts en martyrs alors que les idolâtres Koraïchites ont perdu 70 des leurs et 70 autres fait prisonniers.

Que de petits groupes ont battu des armées entières avec la volonté de Dieu !
 
Le Prophète (pslf) pria en implorant le Vivant, l'Éternel en disant :

« Ô Dieu, voici Quraych venant défier et démentir Ton Prophète, dans sa vanité et son arrogance. Accorde-moi le soutien que Tu m’as promis. Fais que nos ennemis soient vaincus en l’espace d’un matin ! " Ô Seigneur ! Je Te demande Ton engagement et Ta promesse. Ô Seigneur ! Si Tu fais périr ce petit groupe, Tu ne seras plus adoré sur terre" ».  

Et il leva ses mains vers le ciel jusqu'à ce que son manteau tomba de ses épaules; puis, avant que le Messager d'Allah n'abaisse ses mains après avoir invoqué Allah(SWT), avec sincérité et conviction sa demande sera exaucée ; les anges descendirent pour secourir les musulmans et combattre dans leurs rangs :
 {(Et rappelez-vous) le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous exauça aussitôt : "Je vais vous aider d'un millier d'Anges déferlant les uns à la suite des autres}. [Sourate 8 - Verset 9].

Le prophète (pslf) avait pris part à cette bataille muni d’un poitrail très lourd pour se protéger. Il est rapporté que l’armure était si imposante qu’elle blessait le Prophète (pslf). C’est alors que l’ange Gabriel (paix et salut sur Lui) vint au Prophète (pslf) et lui dît: “O’ Muhammad! Ton Seigneur te salue. Il t’ordonne de te défaire ce poitrail (Jawshan) et de réciter cette invocation, ce sera une protection pour toi et ta communauté (Ummah) ’’   
C’est le titre d'une longue prière qui comporte 250 noms d’Allah, exalté soit-Il,  et 750 attributs divins plus connue sous le nom de al-Jawshan al-Kabir. (Voir les invocations sur le site)
Cette prière a été rapportée dans le livre Balad al-Amin où  `Ali ibn al-Husayn (paix et salut sur lui) raconte le récit transmis par son père (paix et salut sur lui), qui le tenait lui-même de son grand-père maternel, le Messager d’Allah (pslf).
Il faut se rappeler aussi que le jeûne fut prescrit à la communauté islamique pendant le mois de Châabane de l'an deux de l'Hégire, c'est-à-dire la même année que la bataille de Badr.

 



Le Récit de  la bataille de Badr :
La bataille de Badr, du nom d’une vallée située entre La Mecque et Médine, est la première bataille décisive de l’Islam, et marque le début des confrontations armées entre les Musulmans et les polythéistes mecquois. Cette bataille se déroula le vendredi 17 Ramadân de l’an 2 de l’Hégire (mars 624 de l’ère chrétienne).
Au milieu du mois de Jamadil Awwal  2 A.H., il fut rapporté à Médine qu’une caravane de commerce se rendait de la Mecque vers la Syrie sous la direction de Abou Soufyan.
 
    Le Saint Prophète (s) décida d’envoyer deux hommes pour en savoir plus sur cette caravane. Il leur dit de se renseigner sur sa trajectoire, le nombre de gardiens ainsi que la nature des marchandises qu’elle transportait. Les deux hommes rassemblèrent les informations suivantes :
 
1. Il s’agissait d’une grosse caravane et tous les Mecquois y avaient une part de marchandises
2. Le chef de la caravane se nommait Abou Soufiyane et il était escorté par 40 hommes.  
3. 1000 dromadaires transportaient les marchandises estimées à 50 000 dinars.
 Comme les Mecquois représentaient un danger permanent, à cause de leur puissance militaire, il était indispensable pour les musulmans de trouver des moyens préventifs afin d'essayer de les affaiblir. C'est dans cette optique que le Prophète (QSSSL) décida de mener une petite expédition militaire contre cette caravane commerciale dirigée par Abou Sofiane, et ce, justement, afin de porter un coup à la puissance économique et donc, militaire, des infidèles mecquois. En plus Les Koraïchites avaient confisqué la propriété de tous les Musulmans ayant émigré vers Médine, et le Saint Prophète (s) décida alors de saisir la propriété des Mecquois en échange.
Bien que les Musulmans se mirent à la poursuite de Abou Soufiyane, ils ne parvinrent pas à le rattraper. Mais, la date de retour de la caravane était pratiquement précise car les Koraïchites retournaient  toujours de la Syrie vers la Mecque en début d’automne.

    Le Saint Prophète (pslf) quitta Médine pour se rendre vers la vallée de Badr, à 80 milles du sud de Médine, où il  attendit le retour de la caravane.
Il faut rappeler que le Prophète (pslf) était à ce moment accompagné de trois cent treize Compagnons : soixante-dix-sept émigrés de La Mecque et deux cent trente-six habitants de Médine, Ansar. L'armée musulmane avait en tout et pour tout six cottes de mailles, huit épées, deux chevaux et quelque soixante-dix chameaux, que les soldats devaient monter à tour de rôle.
 
Le Prophète(pslf) demanda au malvoyant Ibn Oum Maktoûm d’assurer l’intérim au poste de dirigeant de Médine et d’imam à la mosquée en son absence.
Lorsqu’il arriva au lieu-dit Ar-Rawhâ’, il confia à Mousâab Ibn Omayr l’étendard de l’armée musulmane, à Ali Ibn Abî Tâlib la bannière des Muhâjirûn et à Saâd Ibn Mouâdh celle des Ansâr.
Puis il envoya Basbas Ibn Amr Al-Juhanî et Adiyy Ibn Abî Az-Zaghbâ en tant qu’éclaireurs pour récolter des affirmations de la caravane, alors qu’elle approchait de la localité de Badr.


Abou Sofiane fut informé de l`expédition des musulmanes. Il dépêcha un homme à La Mecque afin qu'il aille alerter les Qoraïchites du danger qui guettait leur caravane et leurs biens. En apprenant cette nouvelle, ces derniers s'empressèrent de former une solide armée, dans le but d'en finir une bonne fois pour toutes avec les musulmans. Le groupe des infidèles, avec à sa tête Outba Ibn Abi Djahl, comptait pas moins de neuf cent cinquante soldats parfaitement armés, cent chevaux et sept cents chameaux. Ils s'étaient préparés pour une bataille de grande envergure.

Il est important de noter que, lorsque les musulmans quittèrent Médine, ils ne s'imaginaient pas du tout qu'ils allaient être entraînés dans une véritable guerre et ne s'étaient donc pas préparés à cette éventualité.


En prenant connaissance de cela, le Prophète (pslf) consulta ses Compagnons. Le Saint Prophète(pslf) fut assez sage de s’assurer que personne n’y prît part sans en avoir pleine connaissance et sans y mettre toute sa volonté et tout son cœur. Il leur déclara clairement que ce n’était plus la caravane à laquelle ils devraient faire face, mais à l’armée de La Mecque, et il leur demanda conseil.
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Ils étaient, en effet, sortis intercepter une caravane marchande, et voici qu’ils auraient probablement à faire face à l’armée la plus puissante d’Arabie. Certains Compagnons étaient d’avis de ne pas combattre, le déséquilibre des forces étant trop manifeste, l’armée musulmane n’étant pas suffisamment préparée pour tenir tête à Quoraysh. L’un des Muhajirin dit notamment : « Ô Messager de Dieu, c’est Quraysh la perfide ! Par Dieu, elle n’a jamais été vaincue depuis qu’elle est une puissance ; et elle n’a jamais cru en Dieu depuis qu’elle L’a renié. Par Dieu, pour rien au monde, elle n’abandonnera sa puissance. Elle te combattra. Prépare-toi donc soigneusement et prends toutes les dispositions qui s’imposent. »
 Mais les autres compagnons décidèrent à presque  l'unanimité de faire face à cette armée.
Le grand compagnon, Al-Miqdaad ibn 'Amr(Ra) qui était un fervent Musulman se leva et dit:  
"O Messager d'Allah ! Fais ce qu'Allah t'a inspiré car nous sommes avec toi, je jure par Allah que nous ne te dirons pas comme Les fils d'Israël dirent à Moïse : [Va, toi et ton Seigneur, combattez, nous ne bougerons pas d'ici], mais va, toi et ton Seigneur, combattez, et nous combattrons avec vous ; car je jure par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, si tu partais avec nous à "Bark Al-Ghamaad [une endroit]", nous combattrions avec toi jusqu'à ce que tu y parviennes".

Chaque fois que le Saint Prophète(pslf) entendait l’avis d’un musulman mecquois, il demandait encore conseil. Pendant ce temps, les musulmans de Médine gardaient le silence.
En effet, les agresseurs étaient de La Mecque, liés par le sang à beaucoup de ces musulmans qui avaient émigré à Médine avec le Saint Prophète et qui faisaient maintenant partie de cette petite troupe. Ils craignaient donc que leur zèle à combattre l’ennemi mecquois ne blessât les sentiments de leurs frères. Mais lorsque le Prophète (pslf) insista encore pour entendre d’autres avis, l’un des musulmans médinois se leva et dit :
«Prophète de Dieu, tu as eu tous les conseils que tu voulais, et cependant, tu continues à en demander d’autres. Peut-être te réfères-tu à nous, musulmans de Médine. Est-ce vrai ?»
«Oui», dit le Prophète.
Ainsi, le prophète (pslf) s'adressa aux Ansars, Sâad ibn Mou'âadh dit :
« Nous avons cru en toi et souscrit à ton message. Nous avons attesté que ce que tu as apporté est la vérité et nous nous sommes engagés à t’écouter et à t’obéir. Poursuis donc l’objectif que tu veux, nous sommes avec toi. Par Celui Qui t’a envoyé, si tu partais en direction de cette mer et que tu entreprenais de la traverser nous la traverserions avec toi, sans qu’un seul homme parmi nous ne reste derrière. Nous ne détestons guère d’aller avec toi confronter l’ennemi. Nous sommes patients dans la guerre, sincères lors de l’affrontement. Qu’Allâh fasse que nous te donnions un beau spectacle, mène-nous donc avec la bénédiction d’Allâh. »
               Le visage resplendissant, le Prophète (pslf) dit : « Marchez et recevez la bonne nouvelle ! Allâh m’a promis l’une des deux troupes ; c’est comme si je voyais déjà les gens passer à trépas. »
Après avoir entendu ces déclarations de dévouement, le Messager de Dieu (pslf) donna l’ordre d’aller jusqu’aux puits de Badr.

Abou Soufiyane réalisa que les Musulmans l’attendraient à Badr qui était un lieu d’arrêt sur la route vers la Mecque; à environ 120 kilomètres au Sud de Médine. Abou Soufiyane décida de faire un long détour pour rentrer en évitant Badr. Une fois de retour sain et sauf à la Mecque, il envoya un message à Abou Djahal pour qu’il revienne, mais Abou Djahal était trop fier pour rebrousser chemin et voulait écraser les Musulmans avec son armée.

La nouvelle de fuite d`Abou Soufiyan est arrivé à l`armé d`Islam. Certain compagnons étaient mécontents, alors le verset 7 de Sourate Al-Anfal a été révélé :

(Rappelez-vous), quand Allah vous promettait qu'une des deux bandes sera à vous. Vous désiriez vous emparer de celle qui était sans armes, alors qu'Allah voulait par Ses paroles faire triompher la vérité et anéantir les mécréants jusqu'au dernier.

Une fois arrivée à Badr, Le Prophète (pslf) envoya donc Ali, Saâd et Az-Zoubayr à Badr pour guetter les mouvements ennemis. Lorsqu’ils revinrent dans l’armée, ils ramenèrent avec eux deux esclaves de Quraysh qu’ils avaient arrêtés durant leur mission. Interrogés par les Compagnons du Prophète (pslf), ils affirmèrent être en charge du ravitaillement en eau de l’armée mecquoise. Le Prophète (pslf) leur demanda: «Dites-moi où est Quraysh.» Derrière cette dune, répondirent-ils. Combien sont-ils ? Nous l’ignorons. Combien égorgent-ils de dromadaires chaque jour? Neuf ou dix, c’est selon. Ils sont donc entre neuf cents et mille hommes, conclut le Messager de Dieu. Ce soir-là, il plut une averse.
Le Messager de Dieu et ses Compagnons arrivèrent au puits indiqué par Al-Houbâb au milieu de la nuit. Ils y installèrent leur campement et bouchèrent les autres puits de Badr. Ils ont passé la nuit en prière et adoration d`Allah(Swt). Cette nuit, il a plu.
 Le Prophète(pslf) eut droit à une tente située au sommet d’une colline surplombant le champ de bataille, depuis laquelle il pourrait superviser les opérations.

Les musulmans montrèrent beaucoup de courage. La détermination de cette petite force musulmane à mourir au combat est démontrée par un incident. La bataille n’avait pas encore commencé quand Abû Jahl envoya un chef bédouin pour reconnaître le nombre des musulmans. Il rapporta qu’ils étaient trois cents au plus. Abû Jahl et ses soldats s’en réjouirent, pensant que les musulmans seraient une proie facile. «Mais, dit le chef bédouin, je vous conseille ceci : ne combattez pas ces hommes, car chacun d’eux semble déterminé à mourir. J’ai vu non pas des hommes, mais la mort montée sur des chameaux.» (Tabarî ; Hishâm).

Le moment de l’engagement approchait. Le Saint Prophète(pslf) sortit de la petite hutte où il avait prié et annonça : «Les légions seront certainement mises en déroute et montreront leurs dos.»

    Les deux armées s’affrontèrent le 17 Ramzane 2 A.H. L’armée musulmane se composait de 313 soldats avec pour tout et en tout 2 chevaux et 70 dromadaires. L’armée mecquoise possédait 900 soldats, 100 chevaux et 700 dromadaires. Ils étaient bien plus équipés que les Musulmans.

Le Prophète (pslf) pria en implorant le Vivant, l'Éternel en disant :
« Ô Dieu, voici Quraych venant défier et démentir Ton Prophète, dans sa vanité et son arrogance. Accorde-moi le soutien que Tu m’as promis. Fais que nos ennemis soient vaincus en l’espace d’un matin !
Et il leva ses mains vers le ciel jusqu'à ce que son manteau tomba de ses épaules; puis, avant que le Messager d'Allah n'abaisse ses mains après avoir invoqué Allah avec sincérité et conviction sa demande sera exaucée ; les anges descendirent pour secourir les musulmans et combattre dans leurs rangs :
 {(Et rappelez-vous) le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous exauça aussitôt : "Je vais vous aider d'un millier d'Anges déferlant les uns à la suite des autres}. [Sourate 8 - Verset 9].

Le prophète (pslf) avait pris part à cette bataille muni d’un poitrail très lourd pour se protéger. Il est rapporté que l’armure était si imposante qu’elle blessait le Prophète (pslf). C’est alors que l’ange Gabriel (paix et salut sur Lui) vint au Prophète (pslf) et lui dît: “O’ Muhammad! Ton Seigneur te salue. Il t’ordonne de te défaire ce poitrail (Jawshan) et de réciter cette invocation, ce sera une protection pour toi et ta communauté (Ummah) ’’                                                                                         c'est le titre d'une longue prière qui comporte 250 noms d’Allah, exalté soit-Il,  et 750 attributs divins plus connue sous le nom de al-Jawshan al-Kabir.(pour consulter voir les invocations sur le site).

 Le Vénéré Prophète(pslf)  rassura ses Compagnons en leur promettant le soutien de Dieu et s’exprima à eux en disant : « Tel polythéiste mourra ici, un tel mourra là en posant la main sur la terre à tel ou tel endroit. »

      Selon la coutume arabe, la bataille était précédée d’un combat singulier (d’homme à homme). Trois valeureux guerriers, Outbah bin Rabiyah (le père de Hind, donc le grand père de Mouavya),  Chaybah bin Rabiyah et Walid bin Outbah (l`oncle maternelle de Mouavya ) défièrent les Musulmans. Trois Musulmans, Awf, Ma'ouz et Abdoullah Rawahah s’avancèrent. Ces hommes étant des Ansar de Médine, Outbah dit : "Nous ne nous battrons pas avec vous. Envoyez-nous nos égaux. "

    Le Saint Prophète (pslf) envoya alors Ali Ibn Abî Tâlib, son gendre et son cousin, Hamzah Ibn ‘Abd Al-Muttalib, son oncle et Ubaydah Ibn Al-Hârith Ibn `Abd Al-Muttalib.
 Oubaydah affronta Shaybah, Hamza affronta Outbah et Ali  affronta Walid. Hamza et Imam Ali (a) eurent vite fait de tuer leurs adversaires, mais Oubaydah fut gravement blessé et mourut. , alors Hamzah et Ali attaquèrent 'Shaybah et le tuèrent.
Les Koraïchites furent perturbés de voir l’adresse des guerriers musulmans et se mirent à attaquer ensemble.

    Le Saint Prophète (s) retint son armée en arrière et les ordonna d’envoyer des flèches aux ennemis. Cette attaque organisée déstabilisa les troupes mecquoises et constatant leur confusion, le Saint Prophète (s)  réclama : " Ô Seigneur ! Je Te demande Ton engagement et Ta promesse. Ô Seigneur ! Si Tu fais périr ce petit groupe, Tu ne seras plus adoré sur terre" ».
Puis il ordonna une attaque générale. Les Musulmans se mirent à se battre avec conviction et la guerre retentit sur la vallée de Badr.  Imam Ali (a) déchira l’armée mecquoise, tuant les soldats ennemis avec une facilité terrifiante. Sa puissance et son habileté à manier l’épée terrifièrent les Mecquois qui commencèrent à prendre la fuite. Pendant la bataille d’al-Badr, ce qu’il récita en répétant :
le Nom le plus Grandiose (al-Ism al-‘Azham)  « Ô Lui ! Ô Qui point
De lui autre que Lui ! »(Ou selon une autre source : « Ô Lui ! Ô Celui Qui Seul sait à l’exclusion des autres ! ») Et aussi : {Dis : « Lui, Dieu, est Un..} (Sourate De l’Unicité). Quand, il eut fini, il dit : « Ô Lui ! Ô Qui, point de lui autre que Lui !
Pardonne-moi et rends-moi victorieux sur les incroyants ! »

D'après Abou Dhar (Ra), Kaîs ibn Oubbâd a dit : « J'ai entendu Abou Dhar jurer que ce verset coranique : « Voici deux clans adverses qui disputaient au sujet de leur Seigneur », fut révélé au sujet de ceux qui, le jour de Badr, sortirent des rangs pour se battre en combat singulier, à savoir : Hamza, 'Ali, 'Oubaîda  ibn Al-Hârith,avec Outba, et Chaîba, tous deux fils de Rabî'a et Al-Walîd ibn 'Outba.
 Et la bataille s’est engagée :
 « Lorsque vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous a exaucés : Je vous aide d'un millier d'anges déferlants par vagues successives. Allah a fait que cela soit pour vous une bonne nouvelle et pour qu'avec cela vos cœurs se tranquillisent. Il n'y a de victoire que de la part d’Allah, Allah est puissant et sage. » (Coran 9/9-10).

D'après Ibn Djourayh, Ibn Abbas a dit : « Au cours de la bataille de Badr, Satan se présenta à la tête des Qoraïchites, étendard à la main, pour apporter son soutien aux polythéistes. Il fit croire à ces derniers que personne ne pouvait les vaincre et leur fit savoir qu'il était leur protecteur. Quand les belligérants se rencontrèrent et que Satan se rendit compte que les anges étaient venus en renfort, il prit la fuite en disant : « Je vois ce que vous ne voyez pas ... ». (2/318). « Et aussi, au moment de la rencontre, Il vous les montrait peu nombreux à vos yeux, de même qu'Il vous faisait paraître à leurs yeux peu nombreux afin qu'Allah parachève un ordre qui devait être exécuté. C'est à Allah que sont ramenées les choses. » (Coran 8/44).
Bilâl vit-il Umayyah Ibn Khalaf, celui-là même qui lui avait fait goûté la torture sous toutes ses formes à La Mecque ; il s’écria alors : « Umayyah Ibn Khalaf, puissé-je périr s’il s’en sort ! » Il ne cessa de le combattre jusqu’à ce qu’il eut triomphé de lui. De même, Mu`âdh Ibn `Amr Ibn Al-Jamûh tua Abû Jahl. Le combat redoubla d’intensité ; les Musulmans scandaient : « Ahadun Ahad » (Dieu est Un ! Dieu est Un !), cette parole éternelle que Bilâl répétait jadis sous la torture. Le Prophète (pslf) saisit une poignée de sable et se tourna vers Quraysh disant : « Moches soient vos visages ! » Il jeta le sable en leur direction et donna l’ordre à ses compagnons d’attaquer de plus belle.

L’armée mecquoise se dispersa dans une fuite honteuse, laissant dernière elle ses morts et quelques prisonniers. Parmi ces derniers se trouvait Abbâs, l’oncle du Saint Prophète (pslf). Abbâs qui généralement se rangeait à ses côtés pendant son séjour à La Mecque. On l’avait obligé à se joindre aux Mecquois et à combattre le Prophète (pslf) .Il cachait sa conversion en Islam. Un autre prisonnier était Abûl-’As, un gendre du Saint Prophète(pslf). Parmi les morts figurait Abû Jahl, commandant en chef de l’armée mecquoise et, d’après tous les témoignages, ennemi juré de l’Islam.  
La bataille s'est terminée par la victoire des musulmans. 14 compagnons furent tués en martyre (Rahimahoum Allah), tandis que 70 polythéistes Mecquois incluant leurs chefs Abou Jahal, Nawfal, Oumayyah et d’autres encore furent tués. 70 hommes furent prisonniers par les Musulmans.

Le Prophète  s’adressa aux polythéistes morts en leur disant : « Ô untel, ô untel... Vous auriez dû écouter Dieu et son Prophète. Nous autres, avons obtenu ce que Dieu nous avait promis ! En est-il de même pour vous ?  Ses compagnons lui dirent  : « Pourquoi tu t’adresses à des corps sans vie ! ». Le Messager répondit : « Par celui qui tient mon âme, ils m’entendent aussi bien que vous !

Le lendemain matin, le Messager de Dieu(pslf) ordonna aux gens de remettre tout le butin qui était en leur possession, et qu’on le porte jusqu’à ce qu’il eut décidé de ce qu’on allait en faire, ou que la décision vienne de Dieu.
Il chargea `Abd Allâh Ibn Rawâhah et Zayd Ibn Hârithah de porter la bonne nouvelle de la victoire aux habitants de Médine. `Abd Allâh y arriva par le Nord, tandis que Zayd entra dans la ville par le Sud annonçant la victoire accordée par Dieu aux Musulmans. La joie fut immense, mais était légèrement ternie par un sentiment de tristesse. Il se trouva en effet que les Musulmans venaient d’enterrer Dame Ruqayyah, la fille du Messager de Dieu(pslf), décédée des suites d’une maladie. Son époux, `Uthmân Ibn `Affân, avait été autorisé par le Messager de Dieu (pslf) à ne pas prendre part à la bataille de Badr et à rester au chevet de son épouse .

Le prophète (pslf) et les compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) retournèrent à Médine en étant vainqueurs, et tous les ennemis eurent peur de lui et beaucoup de gens parmi les habitants de Médine embrassèrent l'Islam ; l'hypocrite Abdoullah ibn Oubay et ses amis embrassèrent l'Islam en apparence.

Le Prophète (pslf) devait régler le sort des 70 prisonniers faits par les musulmans et à ce sujet il consulta ses Compagnons. Certains proposèrent qu’ils soient libérés contre une rançon et d’autres par contre proposèrent qu’ils soient exécutés. Le Prophète(pslf) opta pour la première solution, privilégiant ainsi la Vie et la Pitié. Par ailleurs, l’argent gagné des rançons contribuerait à aider les musulmans.
Les prisonniers étaient traités avec beaucoup de bonté par les citoyens de Médine et certains devinrent Musulmans. "Bénis soient les gens de Médine ", dit un des prisonniers plus tard, "ils nous faisaient monter sur des chevaux alors qu’ils marchaient eux-mêmes, ils nous donnaient du blé et du pain à manger quand il en restait un tout petit peu, se contentant de manger des dattes."
    Les prisonniers riches achetèrent leur liberté en s’acquittant d’une rançon. On demanda aux autres d’apprendre à 10 enfants à lire et à écrire tandis que d’autres encore furent lâchés par le Saint Prophète (s) et eurent le droit de rentrer à la Mecque.  
Pendant que les Musulmans discutaient du sort des prisonniers de guerre, un homme ayant échappé à la mort et à la captivité arriva à La Mecque et informa ses habitants de ce qui venait d’arriver à leurs chefs et leaders. Il leur parla des tués, des prisonniers, de l’humiliation et de la défaite. Dans un premier temps, ils restèrent incrédules, puis à mesure qu’elle se confirmait, la nouvelle les terrassa. Abû Lahab en fit une fièvre et mourut une semaine tard.
Après de longues discussions, les Qurayshites décidèrent de verser une rançon pour leurs prisonniers, parmi lesquels figurait Abû Al-`Âs Ibn Ar-Rabî`, l’époux de Dame Zaynab la fille du Messager de Dieu(pslf). Les habitants de La Mecque envoyèrent de l’argent pour la libérer leurs prisonniers, tandis que la fidèle épouse musulmane envoya ce qu’elle pouvait pour libérer son époux polythéiste. Elle envoya, entre autres effets, un collier que sa mère, Dame Khadîjah(as), lui avait offert à l’occasion de son mariage. Lorsqu’on posa la rançon devant le Prophète(pslf), il vit le collier et fut saisi d’émotion au souvenir de son épouse, Dame Khadîjah (as). Devant l’émotion visible sur le visage du Prophète (pslf), ses compagnons décidèrent de libérer le prisonnier gracieusement et de lui remettre la rançon que son épouse avait envoyée, y compris le collier en question. L’époux polythéiste retourna à La Mecque, non sans avoir promis d’autoriser son épouse musulmane à émigrer vers Médine aussitôt qu’il sera arrivé à La Mecque. L’époux tint sa parole et l’épouse musulmane partit pour Médine alors qu’elle était enceinte. Mais un polythéiste mecquois la prit à partie et l’effraya de sa lance, au point qu’elle fit une fausse couche. Puis elle poursuivit son voyage vers Medine où elle rejoignit le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui —.

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    La victoire de Badr endurcit la foi des Musulmans et mirent en garde les mécréants mecquois contre la force de l’Islam à présent reconnue.
La bataille de Badr marqua la différence claire et évidente entre la foi et la mécréance, et entre la vérité et le faux ; de même que l'ange Gabriel et les anges descendirent du ciel pour combattre avec les musulmans.
Allah (qu'Il soit exalté) a parlé de cette bataille dans Son Livre, Il a dit (qu'Il soit glorifié) :
{Allah vous a donné la victoire, à Badr, alors que vous étiez insignifiants. Craignez Allah donc. Afin que vous soyez reconnaissants ! (Allah vous a bien donné la victoire) lorsque tu disais aux croyants : "Ne vous suffit-il pas que votre Seigneur vous fasse descendre en aide trois milliers d'Anges ?". Mais oui ! Si vous êtes endurants [patients] et pieux, et qu'ils [les ennemis] vous assaillent immédiatement, votre Seigneur vous enverra en renfort cinq mille Anges marqués distinctement. Et Allah ne le fit que (pour vous annoncer) une bonne nouvelle, et pour que vos cœurs s'en rassurent. La victoire ne peut venir que d'Allah, le Puissant, le Sage ; pour anéantir une partie des mécréants ou pour les humilier (par la défaite) et qu'ils en retournent donc déçus} [Aali 'Imraane : 123-127].

Et Il a dit (qu'Il soit exalté) :
(Rappelez-vous), quand Allah vous promettait qu'une des deux bandes sera à vous. "Vous désiriez vous emparer de celle qui était sans armes, alors qu'Allah voulait par Ses paroles faire triompher la vérité et anéantir les mécréants jusqu'au dernier. Afin qu'Il fasse triompher la vérité et anéantir le faux, en dépit de la répulsion qu'en avaient les criminels. (Et rappelez-vous) le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous exauça aussitôt : "Je vais vous aider d'un millier d'Anges déferlant les uns à la suite des autres. Allah ne fit cela que pour (vous) apporter une bonne nouvelle et pour qu'avec cela vos cœurs se tranquillisent. Il n'y a de victoire que de la part d'Allah. Allah est Puissant est Sage. Et quand Il vous enveloppa de sommeil comme d'une sécurité de Sa part, et du ciel Il fit descendre de l'eau sur vous afin de vous en purifier, d'écarter de vous la souillure du Diable, de renforcer les cœurs et d'en raffermir les pas [vos pas] ! Et ton Seigneur révéla aux Anges : "Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l'effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. Ce, parce qu'ils ont désobéi à Allah et à Son messager". Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager... Allah est certainement dur en punition !"} [Le butin : 7-13].

Et Il a dit (qu'Il soit exalté) :
{Et sachez que, de tout butin que vous avez ramassé, le cinquième appartient à Allah, au messager, à ses proches parents, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs (en détresse), si vous croyez en Allah et en ce que Nous avons fait descendre sur Notre serviteur, le jour du Discernement : le jour où les deux groupes s'étaient rencontrés, et Allah est Omnipotent. Vous étiez sur le versant le plus proche, et eux (les ennemis) sur le versant le plus éloigné, tandis que la caravane était plus basse que vous. Si vous vous étiez donné rendez-vous, vous l'auriez manqué (effrayés par le nombre de l'ennemi). Mais il fallait qu'Allah accomplisse un ordre qui devait être exécuté, pour que, sur preuve, pérît celui qui (devait) périr, et vécût, sur preuve, celui qui (devait) vivre. Et certes, Allah est Auditent et Omniscient. En songe, Allah te les avait montrés peu nombreux ! Car s'Il te les avait montrés nombreux, vous auriez certainement fléchi, et vous vous seriez certainement disputés à propos de l'affaire. Mais Allah vous en a préservés. Il connaît le contenu des cœurs. Et aussi, au moment de la rencontre, Il vous les montrait peu nombreux à Vos yeux, de même qu'Il vous faisant paraître à leurs yeux peu nombreux afin qu'Allah parachève un ordre qui devait être exécuté. C'est à Allah que sont ramenées les choses. O Vous qui croit ! Lorsque vous rencontrez une troupe (ennemie), soyez fermes, et invoquez beaucoup Allah afin de réussir. Et obéissez à Allah et à Son messager ; et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez votre force. Et soyez endurants, car Allah est avec les endurants. Et ne soyez pas comme ceux qui sortirent de leurs demeures pour repousser la vérité et avec ostentation publique, obstruant le chemin d'Allah. Et Allah cerne ce qu'ils font. Et quand le Diable leur eut embelli leurs actions et dit : "Nul parmi les humains ne peut vous dominer aujourd'hui, et je suis votre soutien". Mais, lorsque les deux groupes furent en vue l'un de l'autre, il tourna les deux talons et dit : "Je vous désavoue. Je vois ce que vous ne voyez pas ; je crains Allah, et Allah est dur en punition". (Et rappelez-vous), quand les hypocrites et ceux qui ont une maladie au cœur [dont la foi est douteuse] disaient : "Ces gens-là, leur religion les trompe". Mais quiconque place sa confiance en Allah (sera victorieux)... car Allah est Puissant et Sage. Si tu voyais, lorsque les Anges arrachaient les âmes aux mécréants ! Ils les frappaient sur leurs visages et leurs derrières, (en disant) : "Goûtez au châtiment du Feu. Cela (le châtiment), pour ce que vos mains ont accompli". Et Allah n'est point injuste envers les esclaves} [Le butin : 41-51].
Dieu est toujours du côté des Croyants...

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L’amour du Prophète pour L’Imam al-Hassan Al-Mojtabã (Psl)


Si la naissance de L'Imam al-Hassan (Psl) et avant elle le mariage de ses parents étaient deux occasions pour le Prophète (Pslf) de fixer à travers les êtres les plus aimés de son coeur, l’amour qu’il continuera d’exprimer à l’égard de son petit-fils pendant les quelques années qu’il lui restait à vivre, lui permettra de tracer aux Musulmans beaucoup d’autres lignes de conduite et d’apporter à ce dernier (L'Imam al-Hassan (Psl)) les premiers éléments indispensables à l’équilibre de la personnalité.


En effet la douce étreinte dont le grand-père a couvé le nouveau-né le jour de sa naissance inaugura une période de plus de sept ans au cours de laquelle le Prophète ne manquera aucune occasion d’entourer L'Imam al-Hassan (Psl) de son amour, de ses bons soins, de sa tendresse, de ses caresses et de toutes sortes de marques d’affection.

Cet amour et cette affection du Messager pour le premier descendant de la "Maison du Message" étaient devenus d’autant plus de notoriété publique qu’ils contrastaient avec l’attitude généralement assez distante d’un père envers son enfant dans les milieux bédouins de l’époque.

Ainsi, un jour, un bédouin voyant le Prophète embrasser, étreindre et renifler (1) le petit al-Hassan, dit à son adresse: « Moi aussi j’ai un fils! Mais je ne l’ai jamais embrassé». Le Messager, indigné de cette réflexion, répondit: « Ce n’est pas ma faute si Dieu a ôté la miséricorde de ton coeur ».


On dirait que chaque fois que le Prophète laissait déborder ses sentiments d’affection envers son petit-fils devant les visiteurs ou les Compagnons, il tenait à faire passer un message ou un enseignement aux Musulmans. Les exemples suivants confirment l’exemple précédent à cet égard:


Selon Abou Hurayrah:
Un jour le Prophète est venu nous accueillir en portant al-Hassan et al-Hussein chacun sur une épaule, et en les embrassant alternativement. Lorsqu’il arriva à notre niveau, un homme lui dit: « Par Dieu, tu les aimes vraiment, Messager de Dieu! » Le Prophète répondit: « Celui qui les aime m’aura aimé et celui qui les déteste m’aura détesté » (2)
 

Selon Al-Barã’ (cité par Al-Bukhãri et Muslim):
« J’ai vu le Messager de Dieu porter L'Imam al-Hassan (Psl) sur son épaule en disant: " mon Dieu! Je l’aime, aime-le donc (3)
 

Selon ’Aïchah:
« Le Prophète prenait al-Hassan et l’étreignait en disant: " Mon Dieu c’est mon fils, je l’aime et j’aime celui qui l’aime (4)

Selon Osãmah Ibn Zayd, cité par al-Tarmathi:
« J’ai vu le Messager de Dieu porter al-Hassan et al-Hussein sur ses hanches en disant: " Ce sont mes deux fils et les deux fils de ma fille je les aime! Aime-les donc et aime ceux qui les aiment! (5)


Comme on le voit à travers ces témoignages et les témoignages qui suivent, le Prophète aimait tellement l'Imam al-Hassan (Psl) qu’il ne pouvait pas résister à l’envie de se prêter à des jeux d’enfant avec lui ou à le faire jouer même en présence de personnes étrangères au cercle familial.


Ya’lã Ibn Marrah témoigne à cet égard:
« Un jour nous sommes sortis avec le Prophète pour nous rendre à une invitation. Chemin faisant, le Prophète apercevant al-Hassan en train de jouer, accourut vers lui devant tout le monde, ouvrit ses bras, laissant l’enfant passer tantôt par ci tantôt par là, s’amusant avec lui et le faisant rire. Il finit par l’attraper, posant l’une de ses mains sur son cou l’autre sur sa tête. Puis l’étreignant et l’embrassant, il dit:
" Hassan est de moi et je suis de lui. Dieu aimera celui qui aura aimé al-Hassan " (7)
 


Même lorsque le Prophète se trouvait en plein devoir religieux ou en pleine réunion publique, il évitait de contrarier son petit-fils et de le priver de son affection, comme s’il voulait signifier à la Ummah que cette affection n’était pas seulement une affaire personnelle. Ainsi, un jour, pendant que le Messager de Dieu faisait une prédication du haut de sa chaire et qu’il vit al-Hassan et son petit-frère al-Hussein se diriger vers lui en se faufilant entre l’assistance et en trébuchant dans leurs longues chemises qui entravaient leurs pas, il interrompit son prône et descendit de la chaire pour les porter sur ses genoux et s’adressant à l’auditoire, il dit comme pour s’excuser:
« Certes, Dieu et Son Messager ont dit la vérité: " Vos biens et vos enfants constituent une tentation pour vous...(8) et d’ajouter, comme pour se justifier: « Mais voyant ces deux enfants trébucher en marchant, je n’ai pu m’empêcher d’interrompre ma parole pour les porter » (9)


*Source: www.bostani.com
Notes:
1. Ibn Kathîr, citant Anãs Ibn Mãlik, écrit dans "Istich-hãd al-Hussein", P. 138: «Le Prophète disait: "Apportez-moi mes deux fils (al-Hassan et al-Hussein)". Puis il les reniflait et les étreignait».
2. Cité par Ibn Kathîr, "Istich-hãd al-Hussein", P. 138.
3. "Dãr al-Tawhid", P.19.
4. Cité par plusieurs sources. Voir:
- "Al-Fuçûl Al-Muhimmah" d’Ibn al-اabbãgh Al-Mvlikî;
- "A’lãm Al-Warã" d’Al-Tabarsi;
- "Ahl-Elbeit" de Tawfîq Abu ’Alam... etc.
5. Cité par M. J. Fadhlullãh, P. 17.
7. "Dãr al-Tawhîd", P. 20.
8. Le Prophète cite ici un Verset coranique: «Sachez que vos biens et vos enfants constituent pour vous une tentation, mais qu’une récompense sans limites se trouve auprès de Dieu». (Coran 8: 28)
9 . "Istich-hãd al-Hussein", P. 139.

بسم الله الرحمن الرحیم

« L’honorable Khadija(SA) était non seulement l’épouse du dernier Prophète divin, mais la mère de l’honorable Fatima (SA). Elle a fait tout dans la voie de l’extension de l’Islam. Aujourd’hui il est du devoir des musulmans d’honorer la mémoire de cette honorable femme et de maintenir leur dépendance et leur attachement aux enseignements islamiques et à ceux qui éprouvent du dévouement pour protéger cette religion. »

 

 

L`ancien cimetière Al-Mouala,  à la Mecque

 

le Dix du mois bénit Ramadan (En 619 J.C, Dixième année après l`avènement prophétique, trois ans avant l’hégire), coïncide avec l’anniversaire du décès de La Grande Dame d`Islam, La première femme de Vénéré Prophète (sawas),Dame Khadija Al-Kobra (que la paix d’Allah soit sur elle).

 

 

Son Excellence Khadîja (as) passa vingt-cinq ans dans la maison du Prophète Mohammad (sawas). Elle fut la première musulmane.

 

Khadija occupe une place sans équivoque dans l’histoire de l’islam. Elle détient la primauté en adoptant, l’islam juste après le prophète(p). Elle fut la première femme à croire en lui.

Le Messager de Dieu (pslf) présente, dans ses paroles, Khadidja (S) comme étant son épouse élevée à la plus haute station. Le Messager (pslf) a dit à ce propos:

"Les femmes les plus élevées au Paradis sont Khadidja Bint Khuwaylid ; Fatima Bint Mohammed; Asiyah Bint Muzahim(la femme de Pharaon)  et Maryam Bint Imran [la Mère de Jésus (p)]".



Le Messager de Dieu (pslf) déclara également ceci:

"Les meilleures de toutes les femmes sont au nombre de quatre: Maryam Bint Imran [la mère de Jésus (pse)] ; Khadidja Bint Khuwaylid; Fatima Bint Mohammed et Asiyah, l'épouse de pharaon".




« " Aicha  a déclaré ceci: "Un jour, le Messager de Dieu se remémorant Khadidja [après son décès], j'en fus jalouse et lui dis qu'elle était âgée et d'autres choses, et que maintenant Dieu, en ma personne, lui avait procuré une épouse bien meilleure. Le Messager de Dieu me répondit ceci:

"Dieu ne m'a jamais procuré une épouse meilleure; Khadidja crut en ma Prophétie alors que les autres se refusaient à me suivre; elle témoigna et prit fait et cause en faveur de mes paroles alors que les autres les contredisaient; elle mit toute sa fortune à ma disposition alors que tous les autres m'abandonnaient ; Allah m'a béni d'enfants par elle et non par aucune autre épouses.".

Le verset 8 du sourate  Al-Zoha, concerne la générosité de Khadija(p) :

وَوَجَدَكَ عَائِلًا فَأَغْنَىٰ

Ne t'a-t-Il pas trouvé pauvre? Alors Il t'a enrichi.

 

Elle fut considérée (que la paix d’Allah soit sur elle) parmi les riches de la péninsule arabique de l’époque. Elle organisa, à travers ses employés, des voyages au Levant et dans d’autres endroits pour le commerce. Nombreux notables de Quraysh lui proposèrent des fiançailles mais elle refusa d’épouser tout autre que le Messager (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa famille) après avoir connu sa sincérité, son honnêteté, son sens moral et sa fusion avec Allah. Elle l’hébergea quand il fut délaissé par ses ennemis et ses proches. Elle le crut quand les autres le tinrent pour menteur. Elle fut  dévouée corps, âme et argent pour la cause du prophète et de son message. Il mit l’argent au service du message de l’islam et de sa propagation.

 

Les racines de Dame Khadija se réfèrent à un arbre très haut de gloire, de fierté et d'honneur. Elle est la fille de Khowayled ibn Abed Al-Aaza ibn Qosay et elle a avec le prophète(p) un lien de parenté, Qosay étant le quatrième ancêtre du Messager d’Allah (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa famille).

 

Dame Khadija fut une femme riche et une commerçante honnête. Elle fut appelée « la Pure »Tahira. Son commerce se caractérisa par la véracité, l'honnêteté et la confiance de ses clients. Elle voulut, ainsi, trouver un homme honnête pour lui confier son commerce. Elle choisit Mohamad l’honnête et le loyal  et l’envoya pour du commerce au Levant avec son serviteur. Il revint de son voyage avec beaucoup du gain. Le serviteur lui décrira ses bonnes mœurs, sa probité, son honnêteté, son intelligence en ce qui concerne les affaires du commerce et la confiance et l’amour que lui portèrent les gens. Elle approuva ce propos et décida d’être sa fidèle épouse.

 

Le Messager d'Allah (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa famille) aima beaucoup Khadija, il fut très triste quand elle décéda et appela cette année « l’année du chagrin ».Le grand oncle du Prophète (psl), Abou Tàlib (Ra) est décédé la même année.

L’extrême intelligence de Dame Khadija fut décrite par un poète arabe :

Si les femmes sont comme elle

On préférerait les femmes  sur les hommes

Parce que ni la féminité de la lune n’est une tare

Ni la masculinité du soleil est une gloire

 

 

Il suffit pour l’honneur de Dame Khadija, qu’Allah lui envoie une salutation spéciale pour lui rendre hommage grâce à son service au prophète et à son message.  En effet, il a été évoqué dans un récit  qu’Allah envoya le loyal Gabriel au Prophète (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa famille) pour lui dire :

« O Mohamad, dis à Khadija qu’Allah t’envoie ses salutations »

 

Khadija est ainsi la seule Dame à laquelle Allah envoya sa salutation après l’islam. Elle lui répondit:

«ان الله هو السلام ، وفیه السلام ، الیه السلام ، وعلی جبرئیل السلام

Allah c`est lui Salam, c`est de lui le Salam et se retourne vers lui le Salam, et sur l`ange Gabrielle le Salam."

(D`après Abou saeed Khidri, Rapporté par Bukhari dans son Sahih, volume 3, page 175, chapitre "La jalousie et l'amour des femmes", dans la conclusion de "Livre sur le Mariage-Nikah".

 

Il y a ici dans sa réponse un style littéraire qui confirme la sagesse et l’éloquence de Khadija, parce qu’elle n’a pas dit: « que la paix soit sur Allah » mais « qu’Allah est la paix ». Évidemment, comment peut-elle saluer Allah alors qu’il est la paix elle-même ? C’est une femme complète surtout en ce qui concerne son éloquence avec Allah (gloire pour lui)

 

Devant ces postions consciencieuse et son amour propre de l’islam Dame Khadija paya fortement l’impôt de loyauté. Elle souffrit de son isolément et de sa solitude après avoir été délaissée par les  femmes de Quraysh. Ce boycott se poursuivît même après sa grossesse de sa fille Fatima (que la paix d’Allah soit sur elle) et lors de son accouchement.

Pour cela, Allah envoya quatre femmes de paradis : Eve, Asia fille de Mozahem, Sarah et Marie fille d’Imran (que la paix d’Allah soit sur elles) et elles dirent à Khadija : « nous sommes les messagers de ton seigneur pour toi ». Et Elles l’aidèrent à  accoucher de Fatima Al-Zahra (que la paix d’Allah soit sur elle).

 

Le boycott des femmes de Mecque se poursuivît même après l’accouchement, Allah voulut que Fatima soit pour Khadija un soulagement même quand elle fut dans le ventre de sa mère ce qui caractérisa Dame Khadija (que la paix d’Allah soit sur elle). Elle passa de sa vie 24 ans et un mois avec le Messager (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa famille) et ils donnèrent naissance, pour les garçons, à Al-Kassem et Abdallah surnommés Al-Tayyeb et Al-Taher.

 

Khadija (que la paix d’Allah soit sur elle) décéda le 10 du mois de ramadan le bénit, trois ans avant l’hégire. Le Messager (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa famille) l’inhuma de sa main à la Mecque(le cimetière Al-Mouala). Il l’évoqua avec respect après sa mort.

 

Les musulmans seront pour toujours redevables pour cette femme pure. Elle fut, avec le jdihad d’Ali (que la paix soit sur lui) deux facteurs essentiels pour la diffusion et la victoire de l’islam.

 

 

 

Introduction à l’invocation al-Iftitah(Doua d`ouverture à lire les soires du mois Ramadan

L'invocation (doua) al-Iftitah (l`ouverture), fut enseignée par notre 12e Imam (as) du descendant du Noble Prophète (pslf) afin que les adeptes d`Ecole d`Alul-Bayte, le récitent toutes les nuits du mois béni de Ramadhan. Cette invocation (doua) est excellente pour façonner le comportement d’un être humain à l’égard de son Créateur dans la mesure où elle aborde les aspects qui sont à l’origine de la détresse humaine et le thème de la grâce d’Allah.

Elle peut être scindée en deux grands moments : d’une part le thème de la relation de l’homme avec Allah et d’autre part le sujet des leaders divins.

Description des attributs divins

La première partie de l'invocation (doua) décrit les différents attributs d’Allah et révèle Sa bonne grâce et Son affection à l’égard des êtres humains. On peut scinder cette partie en quatre thèmes :

  1. L’éloge d’Allah : c’est pour ainsi dire le thème central de cette invocation (doua) qui débute par la glorification et la louange d’Allah. Le Créateur n’a pas besoin que les hommes le glorifient pour qu’Il réponde à nos prières. C’est bien plus un procédé pour rappeler à celui qui supplie la suprématie de Celui à qui il s’adresse, ancrant ainsi dans les cœurs parfois insouciants la crainte d’Allah (takwa). Le début de cette supplication place aussi le solliciteur dans une position où il est partagé entre l’espoir et la crainte et c’est là une situation idéale pour la prière : Allah est le plus compatissant, mais Il est aussi le plus sévère lorsqu’il s’agit de châtiment. En bref, elle nous livre l’enseignement suivant : l’homme ne doit ni désespérer ni être trop confiant et il doit surtout lutter continuellement afin de rester sur la Voie Droite.
  2. Mise en lumière de l’unicité d’Allah : Allah n’a ni enfant, ni partenaire, ni compagnon. Il détient le contrôle absolu et sans partage sur l’ensemble de la création. Tous les habitants de la terre et des cieux dépendent de Lui. Et cette supplication permet d’affermir la foi et la confiance de ceux qui supplient Allah. Car en définitive, ils ne peuvent se tourner que vers Lui et rien ni personne d’autre que Lui.
  3. La générosité d’Allah : les bienfaits d’Allah n’ont pas de limites, les accordant de manière permanente. Les besoins de l’être humain sont gigantesques et en maintenant ouvertes les portes de la supplication, Allah lui accorde les clés de ses trésors. Aucune oraison n’est rejetée sans obtenir de réponse. Mais l’homme est trop souvent ingrat et avide : il s’attend à ce que toutes ses prières soient immédiatement accordées. Et lorsque la gratification tarde à venir ou lorsque son souhait ne se réalise pas, il se détourne de Lui au lieu de se rappeler toutes les faveurs qu’Allah lui accorde.
  4. Relation de l’homme avec son Créateur : quelle étrange relation ! Bien que ce soit l’homme qui a besoin d’Allah et qui devrait s’efforcer d’aller vers Lui, c’est au contraire Allah qui l’encourage et qui l’invite à venir vers Lui, lui exprimant Son affection et le couvrant de Sa miséricorde. Malgré l’ingratitude de l’être humain, Allah ne cesse de lui accorder Ses bienfaits et Sa bénédiction.

Comme notre 4e Imam Zainol-Abidin (as) le dit dans l’invocation (doua) Abu Hamza Thamali :

« Louange à Dieu qui me répond lorsque je L’appelle même si je tarde lorsqu’Il m’appelle. Louange à Dieu qui me donne lorsque je Lui demande même si je suis avare lorsqu’Il me sollicite. Louange à Dieu qui me témoigne de son amour bien qu’Il n’ait nul besoin de moi. Louange à Dieu qui est tolérant avec moi au point que j’apparais sans péchés. »

Cette invocation est en définitive une excellente leçon, du point de vue islamique, sur la nature des attributs d’Allah. Le Dieu de l’Islam est un Dieu aimant et bienveillant, traitant ses créatures avec bonté bien qu’elles ne le méritent pas parfois. Les racines de la relation existant entre l’homme et Dieu sont donc celles de l’amour du Créateur pour ses créatures. Il incombe donc à l’homme d’éduquer son cœur afin que cet amour soit réciproque.

Les Infaillibles ou les Massoumines et le rôle des musulmans

La seconde partie de cette invocation est une louange des Infaillibles (as). Elle se termine par une discussion autour du statut de notre 12e Imam (as) et de la responsabilité des musulmans durant son occultation.

  1. Salawat sur le Prophète (saww) : après la foi en Allah et en Son unicité, la foi en ses envoyés est le second fondement de l’Islam. Reconnaître la grandeur et la grâce du Créateur est un des points enseignés par cette invocation, mais il nous apprend aussi à apprécier le statut des leaders divins, guides désignés par Lui afin de nous mener vers Lui. Les bénédictions envoyées sur le Prophète (saww) sont un symbole de l’amour et de l’affection qui lui sont portés. Cette invocation nous demande de réfléchir à un point important : tout être humain a besoin de la Miséricorde et de la Bénédiction d’Allah, même le Prophète (saww) malgré sa proximité d’Allah. C’est enfin une exhortation pour les musulmans à suivre les pas du Messager de Dieu.
  2. Bénédiction sur les Massoumines (as) : après le Saint Prophète (saww), ses successeurs sont loués. Ils sont les leaders authentiques de l’Ummah musulmane, choisis par décret divin. La croyance en eux et en leur statut ainsi que l’affection qui leur est portée sans une autre facette primordiale de la confession chiite.
  3. Le rôle de notre 12e Imam (as) : À toutes les époques, Allah a désigné Son représentant chargé de guider Ses créatures et d’établir le règne de la justice et de la vérité sur terre. Chaque Imam fut le représentant divin de son époque. Notre 12e Imam (as) est celui de notre temps. Comme l’invocation (doua) al-Iftitah le stipule, il établira sur terre la religion d’Allah dans toute son originalité et dans toute sa pureté. Durant cette occultation, cette invocation nous incite à prier pour notre Imam (as), pour sa victoire, pour sa parousie et pour son aide. Le but est de nous faire prendre conscience de notre responsabilité : celui de se préparer afin d’être au nombre de ceux qui soutiendront l’action de notre Imam (as). Cette prière ne fait que retranscrire par des mots ce rêve ultime qui devrait animer tout musulman : celui d’un état ou d’une ère où la religion d’Allah est primordiale et l’hypocrisie ainsi que l’incroyance sont défaites.

En conclusion…

L’invocation (doua) al-Iftitah nous rappelle que pour être un bon croyant la foi n’est pas suffisante. Il faut aussi agir. La foi en Dieu implique des actions qui soient conformes au Message apporté aux hommes par l’intermédiaire du Sceau des Prophètes. Le but de chacun de nos actes est en définitive l’établissement de la religion divine sur terre. C’est une ère qui se construira pas à pas, conformément aux commandements divins, mais surtout sous le commandement du guide désigné par Allah : notre 12e Imam (as).

Cette invocation (doua) n’est pas une banale supplication visant à permettre à l’homme d’obtenir la satisfaction de ses besoins. C’est au contraire une synthèse des fondements essentiels, autrement dit, des racines de notre foi et un modèle à suivre au quotidien. Il nous incombe de vivre au présent le message de cette magnifique invocation (doua).

Traduit, préparé et proposé par www.al-misbah.org 

 

 

 

Au nom Allah le plus miséricordieux

Le prophète(psl) disait:

Si le serviteur de Dieu savait la valeur du mois bénie Ramadan il aurait souhaité que Ramadan subsiste pour toute l`année.

Imam Ali (p) disait: il est de ton devoir d`observer le jeune car c`est la zakat de ton corps.

 

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Voici une belle invocation à lire les soirs du mois Ramadan.

Du'â' al-Iftitâh

دعاء الاِفْتِتاح

L' INVOCATION DE L'lFTITÂH
(A lire chaque nuit du mois de Ramadan)

 

 Translittération
 

'          hamzah

  ayn              exp. Imam (p) `Ali

t         tâ'             exp.   Tâhâ

h    hâ'               exp. al-hamdo

ç         çâd           exp.    Imam al-Çâdiq (p)

dh   dhâ', dhâd   exp.  Imam Kâdhim, Redhâ (p)

q         qâf           exp.   Imam al-Taqî (p)

gh   ghayn 

th        thâ'           exp.   thank, think anglais

th    thâl             exp.   the, this anglais

kh       khâ'

ch   chîn             exp.   chaise, chat (français) 

 

(Bism-illâh-ir-Rahmân-ir-Rahîm)

Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

بِسْمِ اللهِ الرَّحمْنِ الرَّحيم

 

(Allâhumma innî aftatih-uth-thanâ’a bi-hamdik-a wa Anta musaddidun li-ç-çawâbi bi-mannik-a)

أللَّهُمَّ إنِّي أَفْتَتِحُ الثَّناءَ بِحَمْدِكَ وَأَنْتَ مُسَدِّدٌ لِلْصَوابِ بِمَنِّكَ

O mon Dieu! Je commence l’éloge par Ta louange, car c’est Toi qui conduis imman­quablement et par Ta faveur, vers la Vérité,

 

(wa ayqantu Annaka Anta arham-ur-râhimîn-a fî mawdhi‘-il-‘afwi wa-r-rahma-ti,

وَأَيْقَنْتُ أَنَّكَ أَنْتَ أَرْحَمُ الرَّاحِمِينَ فِي مَوْضِعِ الْعَفْوِ وَالرَّحْمَةِ

et parce que j'ai acquis la conviction que Tu es le plus Clément des cléments quand il s’agit de pardon et de Miséricorde,

 

(wa achad-dul-muâqibîna fî mawdhi-in-nikâli wan-naqima-ti, wa adham-ul-mutajabbirîna fî mawdhi-il-kibriyâ’i wa-l-adhama-ti)

وَأَشَدُّ المُعاقِبِينَ فِي مَوْضِعِ النَّكالِ وَالنَّقِمَةِ وَأَعْظَمُ المُتَجَبِّرِينَ فِي مَوْضِعِ الكِبْرِياءِ وَالعَظَمَةِ

le plus ferme de ceux qui punissent, lorsqu'il s'agit de Châtiment et de Vengeance, et le plus Grand des grands, lorsqu'il s’agit de Gloire et de Majesté.

(Allâhumma athinta lî fî duâ’ika wa mas’alatika : f-asma yâ Samîu mid-hatî, wa ajib yâ Rahîmu dawatî, wa aqil yâ Ghafûru athratî)

اللَّهُمَّ أَذِنْتَ لِي فِي دُعائِكَ وَمَسْألَتِكَ فَـاسْمَعْ ياسَمِيعُ مِدْحَتِي وَأَجِبْ يَا رَحِيمُ دَعْوَتِي وَأَقِلْ يا غَفُورُ عَثْرَتِي

O mon Dieu! Tu m'as autorisé à T'invoquer et à Te solliciter; entends donc, ô Toi qui écoutes, mon éloge! Réponds donc, ô Clé­ment, à mon invocation; et pardonne donc, ô continuel Pardonneur, mes trébuchements !

(fakam, yâ Ilâhî, min kurbatin qad farajtahâ, wa humûmin qad kachaftahâ, wa athratin qad aqaltahâ, wa rahmatin qad nachartahâ, wa halaqata balâ’in qad fakaktahâ.)

فَكَمْ يا إِلـهِي مِنْ كُرْبَةٍ قَدْ فَرَّجْتَهَا وَغُمُومٍ قَدْ كَشَفْتَها وَعَثْرَةٍ قَدْ أَقَلْتَها وَرَحْمَةٍ قَدْ نَشَرْتَها وَحَلْقَةِ بَلاءٍ قَدْ فَكَكْتَها

Car combien de peines, ô mon Dieu, n’as‑Tu pas soulagées ? et combien de soucis, n'as‑Tu pas enlevés ? et combien de trébuchements n’as-tu pas absous ? et combien de miséricordes n'as-Tu pas répandues ? et combien de cercles de malheur n’as-tu pas dénoués ?

 

(alhamdu lil-Lâh-il-lathî lam yattakhith çâhibatain wa lâ walada-n, wa lam yakun lahu charîkan fi-l-mulki, wa lam yakun lahu waliyy-un min-ath-thulli, wa kabbirhu takbîra-n).

الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي لَمْ يَتَّخِذْ صاحِبَةً وَلا وَلَداً وَلَمْ يَكُنْ لَهُ شَرِيكٌ فِي الْمُلْكِ وَلمْ يَكُنْ لَهُ وَلِيٌّ مِنَ الذُّلِّ وَكَبِّرْهُ تَكْبِيراً

Louange à Dieu qui ne s’est donné ni com­pagne ni enfant, qui n'a pas d'associé dans la Royauté, qui n’a besoin de protecteur pour Le défendre contre l’humiliation, et dont on doit donc proclamer hautement la Grandeur.

(alhamdu lillâhi bi-jamîi mahâmidihi kullihâ, alâ jamîi niamihi kullihâ)

الْحَمْدُ لِلَّهِ بِجَمِيعِ مَحَامِدِهِ كُلِّها عَلَى جَمِيعِ نِعَمِهِ كُلِّها

Louange à Dieu avec l’ensemble de toutes Ses Qualités louables et pour l'ensemble de tous Ses Bienfaits.

 

(alhamdu lillâh-illathî lâ mudhâdda lahu fî mulkihi wa lâ munâzia lahu fî amrihi)

الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي لا مُضَادَ لَهُ فِي مَلْكِهِ وَلا مُنَازِعَ لَهُ فِي أمْرِهِ

Louange à Dieu qui n’a pas d’opposant dans Sa Royauté, ni de rival dans Son Commandement.

 

(alhamdu lillâh-illathî lâ charîka lahu fî khalqihi, wa lâ chabîha lahu fî adhamatihi.)

الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي لا شَرِيكَ لَهُ فِي خَلْقِهِ وَلا شَبِيهَ لَهُ فِي عَظَمَتِهِ

Louange à Dieu qui n’a pas d’associé dans Sa Création, ni de semblable dans Son Immensité.

 

(alhamdu lillâh-il-fâchî fî-l-khalqi amruhu wa hamduhu, adh-dhâhiri bi-l-karami majduhu, al-bâsiti bi-l-jûdi yadahu allathî lâ tanquçu khazâ’inuhu wa lâ tazîduhu kathrat-ul-atâ’i illâ jûdan wa karaman : innahu huwa-l-Azîz-ul-Wahhâb-u.)

الْحَمْدُ لِلَّهِ الْفاشِي فِي الْخَلْقِ أَمْرُهُ وَحَمْدُهُ الظَّاهِرِ بِالْكَرَمِ مَجْدُهُ الْباسِطِ بِالْجُودِ يَدَه ُ الَّذِي لا تَنْقُصُ خَزَائِنُهُ وَلا تَزِيدُهُ كَثْرَةُ الْعَطَاءِ إلاَّ جُوداً وَكَرَماً إِنَّهُ هُوَ الْعَزِيزُ الْوَهَّابُ

Louange à Diequi répand Son Commande­ment et Son Eloge dans la Création; qui fait apparaître Sa Gloire par Sa Générosité; qui tend Sa main par Sa Largesse, Celui dont les trésors ne diminuent pas, et dont les dons généreux ne font qu’augmenter la Gé­nérosité et la Munificence; IL est le Puissant, le Continuel Donateur.

 

(Allâhumma innî as’aluka qalîlan min kathîrin, maa hâjatin bî ilayhi adhîma-tin wa ghinâka anhu qadîm-un, wa-huwa indî kathîr-un, wa-huwa alayka sahlun yasîr-un ),

اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْألُكَ قَلِيلاً مِنْ كَثِيرٍ مَعَ حاجَةٍ بِي إِلَيْهِ عَظِيمَةٍ وَغِنَاكَ عَنْهُ قَدِيمٌ وَهُوَ عِنْدِي كَثِيرٌ وَهُوَ عَلَيْكَ سَهْلٌ يَسِيرٌ

O mon Dieu! Je Te demande peu (de choses) par rapport à l'immensité (de ce que Tu possèdes, alors que mon besoin en est grand, Ton non‑besoin en est avéré; et alors que pour moi c'est beaucoup, pour Toi, c’est facile et aisé

 

(Allâhumma inna afwaka an thanbî, wa tajâwuzaka an khatî’atî, wa çafhaka an dhulmî, wa sitraka alâ qabîhi amalî wa hilmaka an kathîri jurmî, indamâ kâna min khata’î wa amdî

اللَّهُمَّ إِنَّ عَفْوَكَ عَنْ ذَنْبِي وَتَجاوُزَكَ عَنْ خَطِيئَتِي وَصَفْحَكَ عَنْ ظُلْمِي وَسَتْرَكَ عَلَى قَبِيحِ عَمَلِي وَحِلْمَكَ عَنْ كَثِيرِ جُرْمِي عِنْدَمَا كَانَ مِنْ خطأي وَعَمْدِي

O mon Dieu! Le fait que Tu aies pardonné mon péché, oublié ma faute, absous mon injustice, couvert mon action détestable, fait preuve d'indulgence envers les nombreux crimes que j’ai commis délibérément et dont je suis pleinement coupable,

 

atma‘anî fî an as’aluka mâ lâ astawjibahu minka al-lathî razaqtanî min rahmatika, wa araytanî min qudratika wa ‘arraftanî min ijâbatika

أَطْمَعَنِي فِي أَنْ أَسْألَكَ مَا لا أَسْتَوْجِبُهُ مِنْكَ الَّذِي رَزَقْتَنِي مِنْ رَحْمَتِكَ وَأَرَيْتَنِي مِنْ قُدْرَتِكَ وَعَرَّفْتَنِي مِنْ إِجَابَتِكَ

(tout cela) m’a encouragé à Te demander ce que je ne mérite pas, de Toi qui m’as accordé les moyens d'existence par Ta Miséricorde, qui m’as fait entrevoir (une partie de) Ta Puissance et connaître (une partie de) Ta réponse.

(fa-çirtu ad‘ûka âminan, wa as’aluka musta’nisan, lâ khâ’ifan wa lâ wajilan, mudillan ‘alayka fîmâ qaçadtu fîhi ilayka),

فَصِرْتُ أَدْعُوكَ آمِناً وَأَسْأَلُكَ مُسْتَأْنِساً لا خَائِفاً وَلا وَجِلاً مُدِلاًّ عَلَيْكَ فِيما قَصَدْتُ فِيهِ إِلَيْكَ

Aussi me suis-je permis à T'appeler en toute confiance, et à Te solliciter avec gaieté, sans peur ni crainte, exigeant de Toi avec familiarité ce pour quoi j'étais venu vers Toi.

(fa-in abta’a annî atabtu bi-jahlî alayka, wa laalla-l-lathî abta’a annî huwa khayran lî, li-ilmika bi-âqibat-il-umûr-i)

فَإِنْ أَبْطَأَ عَنِّي عَتِبْتُ بِجَهْلِي عَلَيْكَ وَلَعَلَّ الَّذِي أَبْطَأَ عَنِّي هُوَ خَيْرٌ لِي لِعِلْمِكَ بِعَاقِبَةِ الأُمُورِ

Si cela (ce que je voulais de Toi) tardait à me parvenir, je Te blâmerais par mon ignorance; car peut‑être ce retard vaut‑il mieux pour moi, pour la simple raison que Tu connais préalablement le résultat des choses ...

(fa-lam ara mawlan karîman açbara `alâ `abdin la’îmin minka `alayya)

فَلَمْ أرَ مَوْلَىً كَرِيمَاً أَصْبَرَ عَلَى عَبْدٍ لَئِيمٍ مِنْكَ عَلَيَّ

Ainsi, je n’ai jamais vu un Maître plus généreux et plus patient que Toi envers un serviteur aussi mesquin que moi.

(yâ Rabbi ! Innaka tad`ûnî fa-’uwallî `anka, wa tatahabbabu ilayya fa-atabagh-ghadhu ilayk(a)

يَا رَبِّ إِنَّكَ تَدْعُونِي فَأُوَلِّي عَنْكَ وَتَتَحَبَّبُ إِلَيَّ فَأَتَبَغَّضُ إِلَيْكَ

O mon Dieu! Alors que Tu m'appelles, je Te tourne le dos, et alors que Tu Te montres aimable envers moi, je Te boude;

(wa tatawaddadu ilayya falâ aqbalu minka, ka-anna liya-t-tattawula `alayka)

وَتَتَوَدَّدُ إِلَيَّ فَلا أَقْبَلُ مِنْكَ كَأَنَّ لِيَ التَّطَوُّلَ عَلَيْكَ

et alors que Tu me témoignes de l'affection, je la refuse de Ta part, comme si Tu m’étais redevable de quelque chose;

 

(fa-lam yamnaaka thâlika min-ar-rahmati bî wa-l-ihsâni ilayya wat-tafadh-dhuli alayya bi-jûdika wa karamika )

فَلَمْ يَمْنَعْكَ ذَلِكَ مِنَ الرَّحْمَةِ لِي وَالإِحْسَانِ إِلَيَّ وَالتَّفَضُّلِ عَلَيَّ بِجُودِكَ وَكَرَمِكَ

et malgré tout, cela ne T’a pas empêché d’être Miséricordieux envers moi, Bienfaisant à mon égard, et de me couvrir de la faveur de Ta Lar­gesse.

(fa-rham ‘abdaka-l-jâhila, wajud ‘alayhi bi-fadhl ihsânika innaka Jawâdun Karîm).

فَارْحَمْ عَبْدَكَ الْجَاهِلَ وَجُدْ عَلَيْهِ بِفَضْلِ إِحْسَانِكَ إِنَّكَ جَوَادٌ كَرِيمٌ .

Sois donc Miséricordieux envers Ton serviteur ignorant, et offre-lui généreusement la faveur de Ta Bienfaisance; car Tu es le continuel Do­nateur, le Généreux.

(al-hamdu lillâhi Mâlik-il-mulki, Mujrî-l-fulki, Musakh-khir-ir-riyâhi, Fâliq-il-içbâhi, Dayyân-id-dîni, Rab-bi-l-âlamîn-a)

الْحَمْدُ لِلَّهِ مَالِكِ الْمُلْكِ مُجْرِي الْفُلْكِ مُسَخِّرٍ الرِّياحِ فَالِقِ الإِصْبَاحِ دَيَّانِ الدِّينِ رَبِّ الْعَالَمِينَ

Louange à Dieu, Maître de la Royauté, Celui qui fait voguer les vaisseaux, qui asservit les vents, qui fait revenir l'aube, le Juge du Jour du Jugement, le Seigneur des Mondes.

 

(al-hamdu lillâhi ‘alâ hilmihi ba‘da ‘ilmihi, wa-l-hamdu lillâhi ‘alâ ‘afwihi ba‘da qudratih-i)

الْحَمْدُ لِلَّهِ عَلَى حِلْمِهِ بَعْدَ عِلْمِهِ وَالْحَمْدُ لِلَّهِ عَلَى عَفْوِهِ بَعْدَ قُدْرَتِه

Louange à Dieu qui a fait preuve de Clémence, bien qu'IL sache; louange à Dieu qui a gracié bien qu'il soit Puissant ;

(wa-l-hamdu lillâhi alâ tûli anâtihi fî ghadhabihi, wa-huwa qâdirun alâ mâ yurîd-u)

وَالْحَمْدُ لِلَّهِ عَلَى طُولِ أَنَاتِهِ فِي غَضَبِهِ وَهُوَ قَادِرٌ عَلَى مَا يُرِيدُ

Louange à Dieu pour Sa Grande Patience dans Sa Colère, alors qu'Il a tout pouvoir sur tout ce qu’IL veut.

 

(al-hamdu lillâhi Khâliq-il-khalqi, Bâsit-ir-rizqi, Fâliq-il-açbâhi, thî-l-jalâli wa-l-ikrâm-i wa-l-fadhli wa-l-in`âm-i),

الْحَمْدُ لِلَّهِ خَالِقِ الْخَلْقِ بَاسِطِ الرِّزْقِ فَالِقِ الإِصْبَاحِ ذِي الْجَلالِ وَالإِكْرَامِ وَالْفَضْلِ وَالإِنْعَامِ

Louange à Dieu, Créateur des univers, Pourvoyeur des moyens de subsistance, plein de Majesté et de Munificence, de Grâce et de Bienfaisance,

(allathî bauda falâ yurâ, wa qaruba fa-chahid-an-najwâ, tabâraka wa taâlâ),

الَّذِي بَعُدَ فَلا يُرَى وَقَرُبَ فَشَهِدَ النَّجْوَى تَبَارَكَ وَتَعَالَى

Celui qui est si loin qu'Il n'est pas visible, et si proche qu'Il entend les conciliabules. IL est Béni et Très Élevé.

(al-hamdu lillâh-illathî laysa lahu munâziun yuâdiluh-u, wa lâ chabîhun yuchâkiluh-u, wa lâ dhahîrun yuâdhiduh-u)

الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي لَيْسَ لَهُ مُنَازِعٌ يُعَادِلُهُ وَلا شَبِيهٌ يُشَاكِلُهُ وَلا ظَهِيرٌ يُعَاضِدُهُ

Louange à Dieu qui n'a pas de rival égal à LUI, ni de semblable de Son niveau, ni de soutien qui L'appuie;

 

 

(qahra bi-izzatih-il-aizzâ’-i, wa tawâdhaa li-adhamatih-il-udhamâ’-u, fa-balagha bi-qudratihi mâ yachâ’-u),

قَهَرَ بِعِزَّتِهِ الأَعِزَّاءَ وَتَوَاضَعَ لِعَظَمَتِهِ الْعُظَمَاءُ فَبَلَغَ بِقُدْرَتِهِ ما يَشَاءُ

IL a vaincu par Sa Puissance les puissants, et devant Sa Grandeur, les grands se sont humiliés. IL atteint par Son pouvoir tout ce qu'il veut


(al-hamdu lillâh-illathî yujîbunî hîna unâdîh-i, wa yasturu ‘alayya kulla ‘awratin wa anâ a‘çîh-i, wa yu‘adh-dhim-un-ni‘mata ‘alayya (ou ladayya) falâ ujâzîh-i)

الْحمْدُ لِلَّهِ الَّذِي يُجِيبُنِي حِينَ أُنَادِيهِ وَيَسْتُرُ عَلَيَّ كُلَّ عَوْرَةٍ وَأَنَا أَعْصِيهِ وَيُعَظِّمُ النِّعْمَةَ عَلَيَّ فَلا أُجَازِيهِ.

Louange à Dieu qui me répond, lorsque je L’appelle, (et) qui couvre tous mes défauts alors que je LUI désobéis, (et) IL augmente pour moi Ses Bienfaits sans que je l'en récompense.

 

(fa-kam min mawhaibatin hanî’atin qad atânî, wa makhûfatin adhîmatin3 qad kafânî, wa bahjatin mûniqatin qad arânî)

فَكَمْ مِنْ مَوْهِبَةٍ هَنِيئَةٍ قَدْ أَعْطَانِي وَعَظِيمَةٍ مَخُوفَةٍ قَدْ كَفَانِي وَبَهْجَةٍ مُونِقَةٍ قَدْ أَرَانِي

Combien de bons Dons ne m’a‑t‑Il pas faits, (et) combien de catastrophes terrifiantes ne m’a‑t‑Il pas évitées? (Et) combien de splendeurs ne m’a-t‑Il pas fait voir ?

(fa-uthalayhi hâmidan, wa ath-kuruhu musabbihan)

فَأُثْنِي عَلَيْهِ حَامِداً وَأَذْكُرُهُ مُسَبِّحاً

Aussi fais-je Son éloge en chantant Sa louange, et L’invoqué-je en LE glorifiant.

 

(al-hamdu lillâh-illathî lâ yuhtaku hijâbuhu, wa lâ yughlaqu bâbuhu, wa lâ yuraddu sâ’iluhu, wa lâ yukhayyabu4 âmiluhu)

الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي لا يُهْتَكُ حِجَابُهُ وَلا يُغْلَقُ بَابُهُ وَلا يُرَدُّ سَائِلُهُ وَلا يُخَيَّبُ آمِلُهُ

Louange à Dieu dont le Voile est inviolable, dont la Porte ne se ferme pas, qui ne repousse pas celui qui Le sollicite, ni ne déçoit jamais celui qui a placé son espoir en LUI.

 

(al-hamdu lillâh-illathî yu’ammin-ul-khâ’ifîn-a),

الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي يُؤْمِنُ الْخَائِفِينَ

Louange à Dieu qui rassure ceux qui ont peur,

(wa yunajjî-ç-çâlihîn(a)5, wa yarfa-ul-mustadhafîna, wa yadha-ul-mustakbirîna, wa yuhliku mulûkan wa yastakhlifu âkharîn-a)

وَيُنَجِّي الصَّالِحِينَ وَيَرْفَعُ الْمُسْتَضْعَفِينَ وَيَضَعُ الْمُسْتَكْبِرِينَ وَيُهْلِكُ مُلُوكاً وَيَسْتَخْلِفُ آخَرِينَ

qui sauve les véridiques, qui relève les opprimés, qui rabaisse les orgueilleux, qui fait périr les rois et les remplace par d'autres.

(al-hamdu lillâhi qaçim-il-jabbârîn-a, mubîr-idh-dhâlimîn-a)6,

وَالْحَمْدُ لِلَّهِ قَاصِمِ الْجَبَّارِينَ مُبِيرِ الظَالِمِينَ

Louange à Dieu qui foudroie les tyrans, qui anéantit les oppresseurs

(mudrik-il-hâribîn-a,nakâl-idh-hâlimîn-a),

مُدْرِكِ الْهَارِبِينَ نَكَالِ الظَّالِمِينَ

qui atteint les fuyards, qui inflige un châtiment exemplaire aux injustes ;

(çarîkh-al-mustaçrikhîn-a, mawdhi‘i hâjât-it-tâlibîn-a, mu‘tamad-il-mu’minîn-a)

صَرِيخَ الْمُسْتَصْرِخِينَ مَوْضِعِ حَاجَاتِ الطَالِبِينَ مُعْتَمَدِ الْمُؤْمِنِينَ

Secours de ceux qui appellent à l'aide, Objet des besoins des solliciteurs, Celui sur qui comptent les serviteurs pieux.

(al-hamdu lillâh-illathî min khachyatihi tar‘ad-us-samâ’ wa sukkânuhâ wa tarjuf-ul-ardhu wa ‘ummâruhâ, wa tamûj-ul-bihâru wa man yasbahu fî ghamarâtihâ)

الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي مِنْ خَشْيَتِهِ تَرْعَدُ السَّمَاءُ وَسُكَّانُها وَتَرْجُفُ الأَرْضُ وَعُمَّارُهَا وَتَرْجُفُ الأَرْضُ وَعُمَّارُهَا وَتَمُوجُ الْبِحَارُ وَمَنْ يَسْبَحُ فِي غَمَرَاتِهَا

Louange à Dieu dont la crainte fait tonner tant les cieux que leurs habitants, frémir tant la terre que  ses résidents, et voguer les mers et toute créature nageant dans leurs profondeurs


(al-hamdu lillâh-illathî hadânâ li-hâthâ wa mâ kunnâ li-nahtadî lawlâ an hadânâ-llâh-u)

الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي هَدَانَا لِهَذَا وَمَا كُنَّا لِنَهْتَدِيَ لَوْلا أَنْ هَدَانَا اللهُ

Louange à Dieu qui nous a bien dirigés vers tout cela alors que nous n'y serions pas conduits sans LUI.

(al-hamdu lillâh-illathî yakhluqu wa lam yukhlaq-u, wa yarzuqu wa lâ yurzaq-u, wa yut`imu wa lâ yut‘am-u)

الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي يَخْلُقُ وَلَمْ يُخْلَقْ وَيَرْزُقُ وَلا يُرْزَقُ وَيُطْعِمُ وَلا يُطْعَمُ

Louange à Dieu Qui crée et qui n’est pas créé; Qui dispense les moyens d'existence sans que nul ne les LUI fournisse, Qui nourrit et n’a point besoin de nourriture,

(wa yumît-ul-ahyâ’a wa yuhy-il-mawtâ wa-huwa Hay-yun lâ yamût-u, bi-yadihi-l-khayru wa-huwa ‘alâ kulli chay’in qadîr-un)

وَيُمِيتُ الأَحْيَاءَ وَيُحْيِي الْمَوْتَى وَهُوَ حَيٌّ لا يَمُوتُ بِيَدِهِ الْخَيْرُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ

Qui fait mourir les vivants et ressuscite les morts, alors qu'IL est LE Vivant et qu'Il ne meurt Jamais. IL tient entre Ses mains le Bien, et IL est Puissant sur toute chose.

(Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin, ‘abdika wa rasûlika wa amînika wa çafy-yika)

اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ عَبْدِكَ وَرَسُولِكَ وَأَمِينِكَ وَصَفِيِّكَ

O mon Dieu! Prie sur Muhammad, Ton serviteur et Ton prophète, Ton confident, Ton élu,

 

(wa habîbika wa khîratika min khalqika wa hâfidhi sirrika wa muballighi risâlâtik-a)

وَحَبِيبِكَ وَخِيرَتِكَ مِنْ خَلْقِكَ وَحَافِظِ سِرِّكَ وَمُبَلِّغِ رِسَالاتِكَ

Ton bien‑aimé et la meilleure de Tes créatures, le gardien de Ton Secret, celui qui communique Tes Messages.


(afdhala wa ahsana wa ajmala wa akmala wa azkâ wa anmâ wa atyaba wa at-hara wa asnâ wa ak-thara7 mâ çallaytâ wa bârakta wa tarah-hamta wa tahan-nanta wa sallamta ‘alâ ahadin min ‘ibâdika wa anbiyâ’ika wa rusulika wa çafwatika wa ahl-il-karâmati ‘alayka min khalqika),

أَفْضَلَ وَأَحْسَنَ وَأَجْمَلَ وَأَكْمَلَ وَأَزْكَى وَأَنْمَى وَأَطْيَبَ وَأَطْهَرَ وَأَسْنَى وَأَكْثَرَ مَا صَلَّيْتَ وَبَارَكْتَ وَتَرَحَّمْتَ وَتَحَنَّنْتَ وَسَلَّمْتَ عَلَى أَحَدٍ مِنْ عِبَادِكَ وَأَنْبِيَائِكَ وَرُسُلِكَ وَصَفْوَتِكَ وَأَهْلِ الْكَرَامَةِ عَلَيْكَ مِنْ خَلْقِكَ

Il est le préféré, le meilleur, le plus beau, le plus vertueux, le plus développé, le plus magnanime, le plus pur, le plus sublime et le plus avantagé (par Tes prières) de tous ceux - parmi Tes servi­teurs, Tes prophètes, Tes messagers, Ton élite et toutes Tes créatures ‑ que Tu as honorés, sur qui Tu as prié, que Tu as Bénis, que   Tu as couverts de   Ta Miséricorde, sur qui Tu t’es attendri, et que Tu as salués.

(Allâhomma wa çalli ‘alâ ‘abdika, ‘Aliy-yun Amîr-il-Mu’minîn, wa Waçiy-yi Rasûli Rab-bil-‘âlamîn, ‘abdika wa waliy-yika, wa akhî rasûlika, wa Hujjatika ‘alâ khalqika wa Âyatik-al-Kubrâ wa-n-Naba’-il-‘Adhîm-i)

اللَّهُمَّ وَصَلِّ عَلَى عَلِيٍّ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ وَوَصِيِّ رَسُولِ رَبِّ الْعَالَمِينَ عَبْدِكَ وَوَلِيِّكَ وَأَخِي رَسُولِكَ وَحُجَّتِكَ عَلَى خَلْقِكَ وَآيَتِكَ الْكُبْرَى وَالنَّبَإِ الْعَظِيمِ

Mon Dieu! Prie également sur Ton serviteur Ali : le Commandeur des croyants, l’héritier présomptif du Messager du Seigneur des mondes, le frère de Ton Messager, Ton argument auprès de Ta créature et la Grande Nouvelle.

 

(wa çalli ‘alâ-ç-çiddîqat-it-Tâhirati, Fâtimat-iz-Zahrâ’i, Sayyidati nisâ’-il-‘âlamîna)

وَصَلِّ عَلَى الصِّدِّيقَةِ الطَاهِرَةِ فَاطِمَةَ الزَّهْراءِ سَيِّدَةِ نِسَاءِ الْعَالَمِينَ

Prie aussi sur la véridique et pure, Fatimah Zahrâ’, Maîtresse des femmes des mondes.


(wa çalli ‘alâ Sibtay-ir-Rahmati wa Imâmay-il-Hudâ, al-Hasani wa-l-Husayni, Say-yiday Chabâbi Ahl-il-Jannati),

وَصَلِّ عَلَى سِبْطَيِ الرَّحْمَةِ وَإِمَامَيِ الْهُدَى الْحَسَنِ وَالْحُسَيْنِ سَيِّدَيْ شَبَابِ أَهْلِ الْجَنَّةِ

Prie aussi sur les deux petits‑fils[1][1] de la “Miséricorde”[2][2], les deux Imams du Droit Chemin :   al-Hassan   et al‑Hussain, les deux Maîtres de jeunesse du Paradis.

 

(wa çalli ‘alâ A’immat-il-Muslimîn-a : ‘Aliy-yin-ibn-al-Husayni, wa Muhammad(in) al-Bâqir, wa Ja‘far(in) as-Sâdiq, wa Mûsâ-al-Kâdhim, wa ‘Aliy(in) ar-Ridhâ, wa Muhammad(in) al-Jawâd,

وَصَلِّ عَلَى أَئِمَّةِ الْمُسْلِمِينَ عَلِيِّ بْنِ الْحُسَيْنِ وَمُحَمَّدٍ الباقِر وَجَعْفَرٍ الصادِق وَ موسى الكاظِم وَ عَليٍ الرِّضا وَمُحَمَّدٍ الجَواد

Prie également beaucoup et toujours sur les Imams des Musulmans : Ali Ibn al‑Hussain, Mohammad al‑Bâqer, Ja`far al‑Sâdiq, Moussâ al-Kâdhim, Ali al‑Redhâ, Muhammad al‑Jawâd,


wa ‘Aliy(in) al-Hâdî, wa-l-Hasan-il-‘Askarî, wa-l-Khalaf-il-Hâdi-y al-Mahdi-y : Hujjajika ‘alâ ‘ibâdika, wa Umanâ’ika fî bilâdika, çalâtan kathîratan dâ’imatan)

وَعَليٍّ الهادي وَالحَسَنِ العَسكَري وَالْخَلَفِ الْهَادِي الْمَهْدِيِّ حُجَجِكَ عَلَى عِبَادِكَ وَأُمَنَائِكَ فَي بِلادِكَ صَلاةً كَثِيرَةً دَائِمَةً

et Ali al‑Hâdi, al‑Hassan al‑‘Askari ainsi que le Successeur «guidant» et «bien-guidé». Ce sont Tes preuves auprès de Tes serviteurs et Tes confidents dan Ta patrie (la Terre).

 

(Allâhumma wa çalli ‘alâ Waliyyi Amrika al-Qâ’im-il-Mu’ammal wa-l-‘Adl-il-Muntadhar-i wa huffahu bi-malâ’ikatik-al-muqarrabîn, wa ayyid-hu bi-rûh-il-qudsi yâ Rab-bal-‘âlamîn)

اللَّهُمَّ وَصَلِّ عَلَى وَلِيِّ أَمْرِكَ الْقَائِمِ الْمُؤَمَّلِ وَالْعَدْلِ الْمُنْتَظَرِ وَحُفَّهُ بِمَلائِكَتِكَ الْمُقَرَّبِينَ وَأَيِّدْهُ بِرُوحِ الْقُدْسِ يَا رَبَّ الْعَالَمِينَ

O Mon Dieu! Prie également sur le Tuteur de Ton Commandement, le Redresseur espéré et la Justice attendue. Entoure‑le de Tes anges les plus proches de Ta Gloire, et soutiens‑le par l'Esprit Saint, ô Seigneur des mondes !

 

(Allâhumma-j‘alhu-d-dâ‘î ilâ kitâbika wa-l-qâ’ima bi-dînika)

اللَّهُمَّ اجْعَلْهُ الدَّاعِيَ إِلَى كِتَابِكَ وَالْقَائِمَ بِدِينِكَ

O mon Dieu! Fais de lui celui qui appelle à Ton Livre et qui redresse Ta Religion;

 

(istakhlifhu fî-l-ardhi kamâ-stakhlaft-allathîna min qablihi, wa makkin lahu dînahu-llathî irtadhaytahu lahu)

اسْتَخْلِفْهُ فِي الأَرْضِ كَمَا اسْتَخْلَفْتَ الَّذِينَ مِنْ قَبْلِهِ مَكِّنْ لَهُ دِينَهُ الِّذِي ارْتَضَيْتَهُ لَهُ

fais de lui Ton Lieutenant sur la Terre, comme Tu le fis pour ceux qui vécurent auparavant. Établis fermement la Religion que Tu as agréée pour lui!

 

(abdilhu min b‘ada khawfihi amnan ya‘buduka wa lâ yuchriku bi-ka chay’an)

أَبْدِلْهُ مِنْ بَعْدِ خَوْفِهِ أَمْنَاً يَعْبُدْكَ لا يُشْرِكُ بِكَ شَيْئاً

Change son inquiétude en sécurité; il T’adorera et ne T’associera rien.


(Allâhumma a‘izzahu wa-a‘ziz bihi, wa-nçurhu wa-ntaçir bihi, wa-nçurhu naçran ‘azîzan, wa-f-tah lahu fat-han mubînan)

اللَّهُمَّ أَعِزَّهُ وَأعْزِزْ بِهِ وَانْصُرْهُ وَانْتَصِرْ بِهِ وَانْصُرْهُ نَصْراً عَزِيزاً وَافْتَحْ لَهُ فَتْحاً يَسِيراً وَاجْعَلْ لَهُ مِنْ لَدُنْكَ سُلْطَاناً نَصِيراً

O mon Dieu! Rends‑le puissant et donne la Puissance par lui (à ceux qui vont avec lui); rends‑le victorieux et donne la Victoire par lui. Accorde-lui une victoire décisive et une conquête évidente.

 

 

(allâhumma adh-hir bihi dînaka wa sunnati nabiyyika, hattâ lâ yastakhfî bi-chay’in min-al-haqqi makhâfata ahadin min-al-khalq(i)

اللَّهُمَّ أَظْهِرْ بِهِ دِينَكَ وَسُنَّةَ نَبِيِّكَ حَتَى لا يَسْتَخْفِيَ بِشَيْءٍ مِنَ الْحَقِّ مَخَافَةَ أَحَدٍ مِنَ الْخَلْقِ

O mon Dieu! Rends par lui évidentes Ta Religion et la Sunna (la Tradition) de Ton prophète afin qu'il ne cache rien de la vérité par crainte de l'une de Tes créatures.

(Allâhumma innâ narghabu ilayka fî dawlatin karîmatin tu‘izzu bihâ-l-Islama wa ahlahu wa tuthillu bihâ-n-nifâqa wa ahlahu)

اللَّهُمَّ إِنَّا نَرْغَبُ إِلَيْكَ فِي دَوْلَةٍ كَرِيمَةٍ تُعِزُّ بِهَا الإِسْلامَ وَأَهْلَهُ وَتُذِلُّ بِهَا النِّفَاقَ وَأهْلَهُ

O mon Dieu! Nous désirons de Ta part, un Etat honorable par lequel Tu rends puissants l'Islam et ses adeptes, humiliés l'hypocrisie et ses adeptes,

 

(wa taj`alanâ fîhâ min-ad-du`âti ilâ tâ`atika wa-l-qâdati ilâ sabîlika, wa tarzuqna bihâ karamat-aduniyâ wa-l-âkhirat(i)

وَتَجْعَلُنَا فِيهَا مِنَ الدُّعَاةِ إِلَى طَاعَتِكَ وَالْقَادةِ إِلَى سَبِيلِكَ وَتَرْزُقُنَا بِهَا كَرَامَةَ الدُّنْيَا وَالآخِرَةِ

et dans lequel Tu nous places parmi ceux qui appellent à Ton obéissance, qui conduisent vers Ta Voie; et grâce auquel Tu nous accordes l'Honneur de ce bas‑monde et de l'Au‑delà.

(Allâhumma mâ arraftana min-al-haqqi fa-hammilnâhu, wa mâ qaçurnâ anhu faballighnâhu)

اللَّهُمَّ مَا عَرَّفْتَنَا مِنَ الْحَقِّ فَحَمِّلْنَاهُ وَمَا قَصُرْنَا عَنْهُ فَبَلِّغْنَاهُ

O mon Dieu! Ce que Tu nous as fait savoir de la Vérité, fais‑nous l'appliquer, et ce qui nous en a échappé, veuillez nous l’indiquer.

(Allâhumma almum bihi cha‘thanâ wa-ch‘ab bihi çad‘anâ)

اللَّهُمَّ الْمُمْ بِهِ شَعَثَنَا وَاشْعَبْ بِهِ صَدْعَنَا

O mon Dieu! Rassemble-nous par lui (l'Imam Caché) et mets par lui un terme à notre disper­sion, colmate par lui notre brèche;

 

(wa-rtuq bihi fatqanâ, wa kath-thir bihi qillatanâ)

وَارْتُقْ بِه فَتْقَنَا وَكَثِّرْ بِهِ قِلَّتَنَا

rétablis par lui notre intégrité, accrois par lui notre petit nombre;

(wa a‘izza bihi thillatanâ, wa-ghni bihi ‘â’ilanâ)

وَأَعْزِزْ بِهِ ذِلَّتَنَا وَأَغْنِ بِهِ عَائِلَنَا

transforme par lui notre humiliation en puissance; et assure par lui nos moyens de subsistance;

 

(wa-q-dhi bihi ‘an maghraminâ, wa-jbur bihi faqranâ)

وَاقْضِ بِهِ عَنْ مُغْرَمِنَا وَاجْبُرْ بِهِ فَقْرَنَا

acquitte par lui notre obligation; mets fin par lui à notre pauvreté;

(wa sudda bihi khillatanâ, wa yassir bihi ‘usranâ)

وَسُدَّ بِهِ خِلَّتَنَا وَيَسِّرْ بِهِ عُسْرَنَا

subviens par lui à ce qui nous manque, simplifie par lui nos difficultés,

(wa bayyidh bihi wujûhanâ, wa fukka bihi asranâ)

وَبَيِّضْ بِهِ وَجُوهَنَا وَفُكَّ بِهِ أَسْرَنَا

purifie par lui nos faces; affranchis‑nous par lui de notre captivité;

(wa anjih bihi talabatinâ wa anjiz bihi mawâ‘îdanâ)

وَأَنْجِحْ بِهِ طَلِبَتَنَا وَأَنْجِزْ بِهِ مَوَاعِيدَنَا

fais aboutir par lui notre demande; fais‑nous tenir, par lui, nos promesses;

(wa-astajib bihi da‘watanâ wa a‘tinâ bihi s’ulanâ; wa ballighnâ bihi min-ad-dunyâ wa-l-âkhirati âmâlanâ

وَاسْتَجِبْ بِهِ دَعْوَتَنَا وَأَعْطِنَا بِهِ سُؤْلَنَا وَبَلِّغْنَا بِهِ مِنَ الدُّنْيَا وَالآخِرَةِ آمَالَنَا

réponds, par lui, à notre appel; et accède, par lui, à notre demande; et fais réaliser, par lui, nous nos espoirs dans ce monde et dans l’Au-delà;

wa a‘tinâ bihi fawqa raghbatinâ, yâ Khayr-al-mas’ûlîna wa Awsa‘-al-mu‘tîn(a)

وَأَعْطِنَا بِهِ فَوْقِ رَغْبَتِنَا يَا خَيْرَ الْمَسْؤُولِينَ وَأَوْسَعَ الْمُعْطِينَ

et donne‑nous, par lui, plus que nous ne   pourrions désirer! O Toi, le Meilleur des responsables, le plus Généreux des donateurs!

(achfi bihi çudûranâ, wa-th-hib bihi ghaydha qulûbina)

اشْفِ بِهِ صُدُورَنَا وَأَذْهِبْ بِهِ غَيْظَ قُلُوبِنَا

Et guéris, par lui, nos poitrines; éloigne, par lui la haine qui ronge nos cœurs;

(wa-hdinâ bihi limâ-khtalafa fîhi min-al-haqqi bi-ithnika, Innaka tahdî man tachâ’u ilâ çirâtin mustaqîm(in)

وَاهْدِنَا بِهِ لِمَا اخْتُلِفَ فِيهِ مِنَ الْحَقِّ بِإِذْنِكَ إِنَّكَ تَهْدِي مَنْ تَشَاءُ إِلَى صِرَاطٍ مُسْتَقِيمٍ

et guide‑nous, par lui, si Tu le permets, vers la Vérité lorsque le bon droit est controversé, car Tu conduis qui Tu veux, vers le droit chemin

(wan-çurnâ bihi ‘alâ ‘aduwwika wa ‘aduwwinâ, Ilâh-il-Haqqi, Âmîn)

وَانْصُرْنَا بِهِ عَلَى عَدُوِّكَ وَعَدُوِّنَا إِلَهَ الْحَقِّ آمِينَ

Et fais‑nous triompher, par lui, de Ton ennemi et notre ennemi, Ô Dieu de Vérité! Amen!

(Allâhumma innâ nachkû ilayka faqda nabiyyinâ - çalawâtika `Alayhi wa Älihi- wa ghaybati Imâmina)

اللَّهُمَّ إِنَّا نَشْكُو إِلَيْكَ فَقْدَ نَبِيِّنَا صَلَوَاتُكَ عَلَيْهِ وَآلِهِ وَغَيْبَةَ وَلِيِّنَا

O mon Dieu! Nous nous plaignons auprès de Toi, de la perte de notre Prophète, de l'occultation de notre Imam,

(wa kathrata ‘aduwwinâ wa qillata ‘addadinâ),

وَكَثْرَةَ عَدُوِّنَا وَقِلَّةَ عَدَدِنَا

du grand no­mbre dde nos ennemis, et de la petitesse de notre nombre,

(wa chiddat-il-fitani binâ, wa tadhâhur-az-zamâni ‘alaynâ),

وَشِدَّةَ الْفِتَنِ بِنَا وَتَظَاهُرَ الزَّمَانِ عَلَيْنَا

de la difficulté de nos épreuves, de l'hostilité de notre époque à notre égard.

(fa-çalli ‘alâ Muhammadin wa Âle Muhammadin, wa a‘inna ‘alâ thâlika kullihi bi-fat-hin minka tu‘ajjiluhu)

فَصَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَآلِهِ وَأَعِنَّا عَلَى ذَلِكَ بِفَتْحٍ مِنْكَ تُعَجِّلُهُ

Prie donc sur Muhammad et sur la famille de Muham­mad, et aide‑nous contre tout ceci par une conquête que Tu nous accorderas rapidement

(wa bi-dhurrin tuk-chifuhu, wa naçrin tu‘izzuhu, wa sultâni haqqin tudh-hiruhu)

وَبِضُرٍّ تَكْشِفُهُ وَنَصْرٍ تُعِزُّهُ وَسُلْطَانِ حَقٍّ تُظْهِرُهُ

et par la dissipation du mal dont nous souffrons, et par une victoire que Tu rendras éclatante, et par un gouvernant juste que Tu feras appa­raître,

(wa rahmatin Minka tujallilunâhâ, wa ‘âfiyatin Minka tulabisunâhâ[3][3], bi-Rahmatika yâ Arham-ar-râhimîn-a)

وَرَحْمَةٍ مِنْكَ تُجَلِّلُنَاهَا وَعَافِيَةٍ مِنْكَ تُلْبِسُنَاهَا بِرَحْمَتِكَ يَا أَرْحَمَ الرَّاحِمِينَ .

et par une Miséricorde de Ta part, dont Tu nous couvriras, et par une bonne santé dont Tu nous habilleras. Par Toi,O le plus Miséricordieux des miséricordieux !

L'invocation (doua) al-Iftitah fut enseignée par le 12e Imam (as) du descendant du Noble Prophéte (pslf) afin que les croyants le récitent toutes les nuits du mois béni de Ramadhan. Littéralement, « Iftitah » signifie commencement, tel un renouveau et un retour vers la source originelle de tout à savoir Dieu. Cette invocation (doua) est excellente pour façonner le comportement d’un être humain à l’égard de son Créateur dans la mesure où elle aborde les aspects qui sont à l’origine de la détresse humaine et le thème de la grâce d’Allah.

 

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3 ou, selon une autre version: “wa `adhîmatin makhûfatin”.

4 ou, selon une autre version : “yukhayyibu”

5 ou, selon une autre version: “wa yunjî-ç-çâdiqîn(a)”.

6 L’expression: “mubîr-udh-dhâlimîn(a)” n’est pas mentionnée dans certines versions.

7 ou “wa akbara”, selon une autre version.

[1][1] Les deux petits-fils du saint Prophète.

[2][2] Attribut du Prophète (P).

[3][3] ou “tulbusnâhâ”.

 

 

Les bienfaits du jeûne:


  • Contrôle des instincts bestiaux:


    L’homme en jeûnant non seulement s’abstient de manger mais s’abstient aussi des actes sexuels, et des actes comme le mensonge, la médisance,… En répétant cette abstinence durant trente jours, cela devient une habitude en lui. Ainsi, cela lui permet de prendre le dessus sur son instinct animal. Pour résumer, le jeûne est une sorte d’exercice pour nous forcer à avoir un contrôle sur nos pulsions animales.

    De même certains aliments sont des excitants et peut stimuler le désir. L’abstinence permet d’éviter leurs effets sur le corps. Ainsi l’homme peut avoir une facilité à contrôler ses pulsions.

    « L’excès alimentaire entraîne deux chose ; la lourdeur du cœur et l’excitation du désir » Le Saint Prophète (Paix sur Lui et ses descendants).

    « Sur vous soit le jeûne car il coupe la veine du désir »

    « La cause principale de l’entrée en enfer de ma communauté est le ventre et le sexe » Le Saint Prophète (Paix sur Lui et ses descendants).

    • Fortifier sa résolution.

    Si l’homme a réussi à s’abstenir et à se contrôler durant un mois, non seulement cela deviendra une habitude acquis pour lui mais cela l’incitera à continuer. Car s’il a pu le faire pendant un mois, il peut le faire pendant un an et pourquoi pas toute sa vie !

    • Purification de l’âme.

    Une fois l’habitude acquis, l’âme sera débarrassée de son côté animal. Il n’est plus l’esclave de ses passions et désirs.

    « Chaque chose à son purificateur, et le purificateur des corps est le jeûne » Le Saint Prophète (Paix sur Lui et ses descendants).

    • Source de piété (taqwa).


    Une fois purifiée, l’âme pourra maintenant comprendre La réalité de Dieu et ses instructions et profiter de La Lumière Divine.

    Ainsi elle sera en obéissance totale à Son Seigneur et elle s’éloignera de ce que Dieu lui a interdit et fera ce que Dieu lui a dit et cela est la piété. La piété est la raison la plus importante car c’est la seule qui a été dit dans Le Coran.

    « O les croyants ! On vous a prescrit le jeûne…, peut être atteindriez-vous le Taqwa (piété) »

    • Source de tranquillité pour cœur.


    L’âme purifiée ressentira naturellement la tranquillité car elle a retrouvé sa guérison et son état normal.

    « Le jeûne et le hadj tranquillisent les cœurs » Imam Mohammad al-Baqir (Paix sur Lui).

    • Protection contre le feu.


    Cette piété lui protégera naturellement du feu car il sera en obéissance permanent à Dieu.

    « Le jeûne est une protection contre le feu » Le Saint Prophète (Paix sur Lui et ses descendants).

    • Inciter les fortunés à être solidaire.


    Le jeûne permet au riche de sentir la faim. Cela lui donnera une prise de conscience de ce qu’est la faim. Ainsi il sera beaucoup plus solidaire avec les affamés.

Quand il a été demandé à propos de la raison du jeûne, Imam Hassan-al-Askari (Paix sur Lui) répondit : « Pour que les fortunés goûtent à la faim et en résultat ils aident les pauvres »


Le Prophète (صلی الله علیه وآله وسلم) a dit: »Quiconque offre le repas de l'Iftâr (de la fin du jeûne) à un jeûneur aura une récompense égale à celle du jeûne et à celle de la piété accomplie par la force de ce repas».


L'Imam al-Çâdiq paraphrase en quelque sorte cette parole du Prophète dans les termes suivants:

"Le fait d'offrir à votre frère le repas de l'Iftâr et de lui faire éprouver cette joie, est mieux récompensé que votre jeûne lui-même".


Quant à l'Imam al-Bâqer, il dit à ce même propos:

Tout Croyant qui aura offert le repas de l'Iftâr à un autre Croyant, Dieu lui réservera une récompense équivalente à celle de l'affranchissement d'esclave.

  • Rester en bonne santé.

    Sans aucun doute l’abstinence a un effet positif sur la santé. L’hypertension, l’obésité, le diabète, le taux élevé en cholestérol, …ont tous un lien avec un excès alimentaire. Il est évident qu’après un mois d’abstinence, les excès disparaissent.

    Comme d’ailleurs le rappelle Le Saint Prophète (Paix sur Lui et ses descendants) :

    « Sachez que l’estomac est la maison de tous les maladies, l’abstinence sa guérison »

    Et à propos du jeûne, Il (Paix sur lui et ses descendants) dit :

    « Jeûnez pour avoir la bonne santé »

    Mais la condition est de s’abstenir pendant un mois et non pas de réunir les trois repas la nuit pour récupérer les repas de la journée!

Les différentes sortes de jeûne:


Les oulémas ont classé le jeûne en trois catégories d’après les hadiths.

• Le Jeûne où on évite de manger de l’aube jusqu’à la nuit.

C’est la forme la plus simple du jeûne. Le jeûneur n’aura pas l’effet souhaité du jeûne.

• Le Jeûne où non seulement on s’abstient de manger mais on s’abstient aussi de faire l’illicite.

« Chaque fois que tu jeûnes, tes oreilles, et tes yeux,…et toutes les parties de ton corps doivent jeûner des actes illicites et détestables » Imam Sadiq (Paix sur Lui).

Dieu, Le Très Miséricordieux donnera une énorme récompense à ceux-là.

• Le Jeûne où on s’abstient de manger et de faire du mal mais on s’abstient aussi à penser à faire du mal.

« Le jeûne du cœur est plus mieux que le jeûne de la langue. Et le jeûne de la langue est plus mieux que de s’abstenir de manger » Imam Ali (Paix sur Lui).

C’est la forme idéale. C’est le jeûne des Prophètes, des Proches et des Véridiques.

Comment jeûner:

Le Prophète et Les Imam de descendants du Prophète (Paix sur Eux) nous ont transmis des hadiths où il a été dit clairement comment un jeûneur doit jeûner pour pouvoir profiter au maximum de cette grâce divine.

« Le Messager de Dieu (Paix sur Lui et ses descendants) entendit une femme injurier sa servante alors qu’elle était en jeûne. Il (sw) lui présenta de la nourriture et lui dit : « manges ! » Elle dit : « Je suis en jeûne » Il (Paix sur Lui et ses descendants) lui dit :

«Comment jeunes-tu alors que tu viens d’injurier ta servante ? Le jeûne n’est pas (seulement)de s’abstenir de manger et boire»

« Il ne faut pas que le jour de votre jeûne soit comme le jour où vous mangez » Imam Jafar Sadiq (Paix sur Lui).

« Le jeûne ne consiste pas seulement à s’abstenir de manger et de boire, mais si vous jeûnez, abstenez votre langue de mentir, détournez vos yeux de l’illicite, ne vous disputez pas, ne vous jalousez pas, ne vous médisez pas, ne vous querellez pas, ne jurez pas faussement ni pour le vrai, ne vous insultez pas, ne dites pas de mots grossiers entre vous, ne soyez pas injustes entre vous, ne vous comportez pas de façon insensées, ne vous ennuyez pas, n’oubliez pas le souvenir de Dieu et la prière. Obligez-vous au silence, à la patience et à la sincérité. Evitez la compagnie des mauvaises gens, les fausses affirmations, les mensonges, les inventions, les disputes, les mauvaises opinions, la médisance et la calomnie. Soyez attentifs à l’Au-delà dans l’attente de votre jour et dans l’attente de ce que Dieu vous a promis. Faisant provision pour la rencontre de Dieu. Soyez calmes, pleins de dignité, humbles, soumis, de l’humilité du serviteur craintif devant son Maître, toute en ayant peur et espoir. Pour cela, purifiez vos cœurs des défauts, vos intérieurs des impuretés et vos cœurs des souillures. Désavouez devant Dieu autre que Lui. Et obéit Dieu dans ton jeûne. Garde le silence devant ce que Dieu t’a interdit ouvertement ou secrètement. Crains Dieu à sa vraie valeur secrètement et ouvertement. Offre-toi à Dieu durant les jours de ton jeûne. Vide ton cœur pour Lui, consacre-toi à Lui dans ce qu’Il t’a ordonné et t’appelé. Si tu fais tout cela alors tu es un jeûneur pour Dieu en jeûnant son véritable jeûne et accomplissant ce qu’Il t’a ordonné. Et chaque fois que tu en diminue de ce qui t’a été dit, ton jeûne s’en trouve aussi diminué » Imam Jafar Sadiq (Paix sur Lui).

« Peu de gens jeûnent vraiment, mais beaucoup ont faim » Imam Sadiq (Paix sur Lui).

« Combien de jeûneurs n’ont de leurs jeûnes que la soif ! Combien de gens qui prient n’ont de leurs prières que la fatigue ! » Imam Ali (Paix sur Lui).

Imam Baqir as rapporte : Le Prophète (Paix sur Lui et ses descendants) dit à Jabbir-ibn-Abdallah : « O Jabbir, voici le mois de Ramadan. Celui qui jeûne durant sa journée, et se lève une partie de la nuit (pour prier), préserve son ventre et son sexe et préserve sa langue, sort de ses péchés comme sa sortie du mois »

Jabbir Lui (sw) dit : « O Messager de Dieu, quoi de plus beau que ce hadith ! »

Le Messager de Dieu (Paix sur Lui et ses descendants) lui répondit :

« Mais combien difficiles sont les conditions ! ».

« Le jeûneur est en adoration de l’aube jusqu’à la nuit tant qu’il ne médise pas. Et s’il médise, il casse son jeûne (il diminue sa valeur) » Le Saint Prophète (Paix sur Lui et ses descendants).

Et après le mois de Ramadan?


Le but du jeûne est de purifier l’homme pour qu’il puisse adorer son Seigneur et atteindre la perfection. Il faut garder cet acquis car l’homme peut retomber dans la perdition. D’où cette invocation du Maître de ceux qui se prosternent, Imam ZainolAbedin Al-Sajjad (Paix sur Lui) :

« O Mon Dieu ! Garde-nous ainsi (purifié) durant les autres mois et jours de l’année »

Réalisé par Nawsad Ali, Etudiant au Hawza Imam Khomeini à Qoum (Iran)

Allâhoumma çolli alâ Mouhammadine wa âli Mouhammadine

 

Les bienfaits du jeûne, une prescription divine

En se penchant sur les versets coraniques précités, on peut remarquer que le jeûne est avant tout, une prescription divine que le Croyant doit observer pour faire preuve de crainte révérencielle envers le Créateur « Peut-être craindrez-vous Dieu ».

Et comme pour faire prendre conscience aux croyants de l'importance et de la nécessité de cette prescription, Dieu leur précise que le jeûne est un bien dont ils devraient et pourraient comprendre les effets  « Jeûner est un bien pour vous. Peut-être le comprendrez-vous».

Aussi la Tradition (les paroles du Prophète et des Imams) s'est-elle évertuée à expliquer ces effets bénéfiques et à préciser les buts du jeûne, que l'on peut résumer et répartir dans les points suivants:

S'exercer à la patience et affermir sa volonté

Le jeûne de Ramadan, tel qu'il est prescrit par l'Islam est le moyen par excellence d'apprendre à patienter.

En effet, selon une Parole divine révélée au Prophète(sawas), Dieu a dit:

« Toutes les bonnes actions des descendants d'Adam sont récompensées de dix à sept cents fois leur mérite sauf la patience, pour laquelle Je décide la récompense Moi-même. Or, la patience, c'est le jeûne. »

L'Imam Ja'far al-Çâdiq a conseillé:

«Si un homme venait à être victime d'un grand mal, qu'il jeûne, car Dieu a dit: "Demandez l'aide de la patience ...", c'est-à-dire, du jeûne.»

En fait, en le schématisant, le jeûne consiste à s'abstenir - pendant un temps relativement long - de satisfaire un pressant besoin naturel et légitime qu'on a l'habitude de satisfaire normalement - et qu'on peut satisfaire facilement - dès qu'il se fait sentir. Une telle abstention dont la seule motivation est l'engagement moral pris par le "jeûneur" de la respecter, commande forcément une volonté et une patience renouvelées pendant une «longue journée" qui se répète durant un "long mois»

Purification de l’âme et du cœur

Une fois l’habitude acquise, l’homme ne sombrera plus dans les interdit, le cœur sera purifié et l’âme sera débarrassée de son côté animal. Il n’est plus l’esclave de ses passions et désirs.

« Chaque chose à son purificateur, et le purificateur des corps est le jeûne » - Le Saint Prophète (Pdsl)

Se libérer des habitudes quotidiennes

Le jeûne est l'expression de la soumission aux jugements de Dieu, et de l'interruption de l'assujettissement aux impératifs de certains besoins du corps, qui sont ordinairement légitimes et légaux. Il constitue donc un écran vis-à-vis des coutumes courantes et un engagement provisoire dans une vie austère qui fait sentir à celui qui s'y engage, la faim et la soif, dans 1'intention d'éduquer son âme et de la discipliner.

Apprendre à résister à des habitudes aussi tenaces que celle de satisfaire la soif et la faim lorsqu'elles se font sentir, c'est se libérer de l'emprise de l'Habitude qui enchaîne généralement l'homme et limite sa liberté d'initiative.

 


S'habituer à la discipline alimentaire

Les médecins et les diététiciens s'accordent pour souligner la nécessité de respecter un certain ordre dans les horaires des repas et de ne pas les soumettre au caprice de la sensation et de l'appétit. Or, le jeûne consiste à s'abstenir de manger et de boire à partir d'une heure précise et à prendre les repas dans des heures plus ou moins précises. Cela l'aidera généralement à mettre de l'ordre dans sa façon de s'alimenter et, occasionnellement, à supporter et à respecter sans difficulté un régime alimentaire lorsque son état de santé l'exigerait.

Assainir le fonctionnement du corps

Le Prophète(psl) a dit:

« À toute chose une Zakât (aumône purificatrice), celle du corps est le jeûne ».

Et

« Jeûnez, vous serez en bonne santé ».

Ces quelques mots résument les centaines d'études faites à travers le monde pour souligner les nombreux effets bénéfiques du jeûne sur notre organisme.

Ainsi, il est établi que la faim et la soif, engendrées par le jeûne, provoquent généralement la sécrétion d'acides de différentes glandes- lesquels acides s'appliquent à détruire de nombreux germes porteurs de maladies- et réactivent d'autres glandes dont le bon fonctionnement est mis en veilleuse en raison d'un système d'alimentation monotone et invariable des années durant.

En d'autres termes, le jeûne nous fournit l'occasion de réhabiliter la fonction du mécanisme naturel.

S'habituer à l'honnêteté

Le jeûne est prescrit au musulman dès l'âge de la puberté. Celui-ci est donc soumis à une rude épreuve il est seul, le surveillant et le juge. Livré à la faim et à la soif, il peut céder à tout moment à la tentation de les satisfaire, alors qu'il a à sa portée de quoi manger et boire. La seule chose qui l'en empêche, c'est sa foi en Dieu et sa conscience. En dehors de Dieu, personne n'est témoin de son observance de l'abstinence. Dès son jeune âge, le musulman qui jeûne s'exerce ainsi à être honnête et à respecter ses engagements moraux, malgré les tentations matérielles et la pression de ses désirs et de ses sens.

Le jeûne met à l'épreuve l'honnêteté du croyant. Aussi le Prophète(p) a-t-il dit à ce propos:

« Le jeûne est un dépôt. Sauvegardez donc ce qui vous est confié ».

Refixer la sincérité de notre foi en Dieu

La sainte Fatimah al-Zahrâ', fille du Prophète a dit dans une oraison prononcée lors du décès de son père: « Le jeûne, c'est la refixation de la sincérité ».

En effet, le jeûne met à l'épreuve la sincérité et la solidité de la foi du Croyant en Dieu, et permet de consolider cette foi. Car c'est une lutte entre le besoin légitime d'apaiser des sensations naturelles pressantes (faim, soif, plaisir sexuel ...) et un sentiment intime, un désir spirituel incitant à obéir à la Volonté de Dieu qui veut que l'on résiste à ces sensations.

Établir un lien étroit avec Dieu et le Jour du Jugement

Dieu dit dans le Coran à propos des privilèges que le jeûne de Ramadan procure au Croyant:

« Quand mes serviteurs t'interrogent à mon sujet, Je réponds à l'appel de celui qui M'invoque, quand il M'invoque. Qu'ils répondent donc à Mon appel; qu'ils croient en Moi... » (Coran 11,186)

C'est dire que Dieu est particulièrement attentif au culte, à l'appel et aux prières de ses serviteurs pendant le mois de jeûne.

Cette présence divine auprès des jeûneurs, le Prophète la souligne dans le discours où il épilogue sur les innombrables bienfaits du mois béni de Ramadan:

« C'est un mois pendant lequel vous êtes les convives de Dieu, pendant lequel vous êtes parmi ceux qui sont honorés par Dieu. C'est un mois pendant lequel vos souffles sont glorification, votre sommeil, culte,votre action acceptée, votre imploration exaucée».

«La faim et la soif que vous éprouvez doivent vous rappeler la faim et la soif du Jour du Jugement»

Consoler les nécessiteux

Le Prophète(pslf) a décrit le mois de Ramadan comme étant, entre autre, le mois de la consolation. Cette appellation est d'autant plus adéquate que le jeûne est une véritable institution d'aide aux nécessiteux.

L'lmam Jafar al-Çâdiq a dit à ce propos:

«Dieu a prescrit le jeûne pour que le riche et le pauvre vivent sur un pied d'égalité, car, le riche n'a pas l'occasion de connaître la famine pour penser au pauvre, étant donné qu'il peut manger tout ce qu'il veut et quand il veut. Aussi, Dieu a-t-Il voulu mettre sur un pied d'égalité Ses créatures en obligeant le riche à éprouver la faim et son affliction afin qu'il s'attendrisse sur le faible et compatisse à l'affamé».

Ainsi la sensation de faim, suffit-elle en soi, et à elle seule, à rappeler au nanti l'affliction de l'affamé, et à l'inciter à se montrer volontairement généreux envers le démuni.

Toutefois, I ‘Islam ne s'est pas contenté de prescrire le jeûne pour inciter les riches à nourrir les pauvres. Il a également promis des récompenses au moins égales sinon supérieures à celles du jeûne lui-même, pour chaque geste de générosité lié au jeûne.

Le Prophète(p) a dit à cet égard:

«Quiconque offre le repas de l'Iftâr (de la fin du jeûne) à un jeûneur aura une récompense égale à celle du jeûne et à celle de la piété accomplie par la force de ce repas».

 

vendredi, 19 juin 2015 14:09

La Grandeur Du Mois De Ramadan

 
 


Le mois de Ramadan est un mois de miséricorde du Seigneur envers ses adorateurs. C’est un mois inégalé en mérite et valeur. Le jeûne est obligatoire durant ce mois.

Pour pouvoir profiter de ce mois bénis, nous devons connaître sa vraie valeur, les bénédictions qui y sont cachés, sa philosophie et nos devoirs envers ce mois. Avec l’aide de Dieu et s’Il le veut, nous allons étudier ce mois et voir pourquoi est-ce un mois de miséricorde et quels sont ses buts et ses bienfaits.

« Si le serviteur sait ce que cache le mois de ramadan, il aurait souhaité que toute l’année soit ramadan »1 Le Saint Prophète (Que la Bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa Sainte Famille.

« O Mon Dieu ! Prie sur Mohamad et sur sa famille ! Inspire-nous la connaissance de sa grâce (du mois Ramadan) et la majesté de son caractère sacré »2 Imam Sajjad (Paix sur Lui).

Le sens du mot Ramadan.

Le mot Ramadan (Ramzan en arabe) vient du mot qui signifie : chaleur intense du soleil.3

Le Saint Prophète (Paix sur lui et ses descendants) dit : « Le mois de Ramadan a été nommé Ramzan car il brûle les péchés »4

Selon des hadiths transmis par nos Infaillibles (Paix sur Eux), il est déconseillé de prononcer le mot Ramadan tous seul. Il faut dire « Mois de Ramadan » pour faire la différence entre le mois de Ramadan et le nom de Dieu car Ramadan est un des noms de Dieu.

Il est rapporté d’Imam Mohammad al-Baqir (Paix sur Lui):

«Ne dites pas ‘ce Ramadan’ ou ‘Ramadan arrive’ ou ‘Ramadan est finis’ car c’est un nom de Dieu et Dieu ne vient pas ou ne part pas (Il est toujours là) »5 .

Le mois de Ramadan dans le Coran

Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de guidance et du discernement. Donc quiconque, d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne. Et celui qui est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours.

Allah veut pour vous la facilité et Il ne veut pas pour vous la difficulté, afin que vous complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés et afin que vous soyez reconnaissants
﴿6


Nous l’avons (Le Coran) certes fait descendre la nuit du destin…la nuit du destin qui est meilleur que mille mois durant laquelle descendent les anges et l’esprit par permission de leur Seigneur pour tout ordre﴿7

 Le mois de Ramadan est un mois inégalé en mérite et valeur. Ces versets et ces hadiths nous donnent un aperçu de son mérite et de sa grandeur.

Points importants

• Le mois de Ramadan est un mois de Dieu.

• C’est le meilleur des mois, mois de miséricorde, bénédiction et pardon.

• Les portes du paradis sont ouvertes et les portes de l’enfer sont refermées.

• Les démons sont enchaînés pour faciliter la tâche du jeûneur.

• Les croyants sont les hôtes de Dieu.

• Dieu vient vers ses serviteurs et lui ouvre les portes de la réussite.

• Dieu accueille ses hôtes par le pardon et leur remercie par l’acquittement du feu.

• Les demandes des serviteurs sont acceptées.

• La présence de la nuit du destin dans ce mois, qui est plus meilleur que mille mois et dont le destin de l’homme en dépend.

• Le Coran a été descendu durant ce mois mais aussi les autres livres célestes (selon des hadiths ).

• Les anges descendent sur terre durant la nuit du destin.

• Jeûner est rendu obligatoire durant ce mois.

Une question se pose ; est-ce seulement durant ce mois que Dieu est Miséricordieux et accepte les invocations ?

Dieu est toujours miséricordieux et pardonneur et accepte les invocations et les pardons que cela soit en mois de Ramadan ou durant les autres mois. « O mes serviteurs qui ont commis des excès à son propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu. Car Dieu pardonne tous péchés. Oui, c’est Lui Le Pardonneur, Le Très Miséricordieux ».

Mais vu la particularité de ce mois, et l’obéissance particulière des serviteurs durant ce mois à Leur Seigneur où ils laissent même ce qui est licite (durant les autres mois) et supportent la faim et la soif et s’éloignent de tous ce qui est interdit pour accomplir le souhait de Dieu, ainsi il est tout à fait normal que Le Très Miséricordieux récompense ses adorateurs par des faveurs spéciales.

* Source: Réalisé par Nawsad Ali, Etudiant au Hawza Imam Khomeini à Qoum (Iran)

1- ( Mizan-al-hikma - hadith 2665)
2- (As-Sahifa As-Sajdiah - douas44)3 (qamous-al-quran)
4- (Mizan-al-hikma – hadith2663)
5- (Al-kafi vol 4)
6- (Coran Sourate 2 verset 185)
7- (Coran sourate 97verset 1-3-4)