تحریری

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dimanche, 26 juillet 2015 12:14

La signification du Ziyarah, La visite pieuse


Ziyârah signifie en tant que terme technique islamique on désigne sous ce vocable le fait de se rendre aux mausolées ou tombes des saints de l’Islam (le noble Prophète et les membres bénis de sa famille et de sa descendance, les Ahl-ul-Bayt, ses compagnons, …) pour se rapprocher d’Allah en présentant les salutations dues à Ses élus, en confirmant et renouvelant la fidélité à leur cause (la Cause d’Allah) et l’hostilité envers leurs ennemis et détracteurs (les ennemis d’Allah), et ce selon des rites prescrits.


-Par, le terme de Ziyârah, on désigne le fait de se rendre aux mausolées ou tombes des saints de l’Islam (le noble Prophète (psl) et les membres bénis de sa famille et de sa descendance, ses compagnons, ….)
L'un des trais distinctifs des Chiites est la grande importance qu'ils accordent à la visite du Tombeau du Saint Prophète (psl).


Le vénéré Prophète swas, a dit clairement de visiter sa tombe, ainsi que  la tombe de son oncle Hamza à Ouhud à Médine.
D’après un hadith digne de foi, le Prophète (P) dit : “Quiconque visite ma tombe après ma mort, aura fait comme s’il eût émigré auprès de moi de mon vivant. Et si vous ne pouvez pas vous rendre auprès de ma tombe, envoyez-moi vos salutations, elles me parviendront”.
 Le Prophète (saw) a visité la tombe de sa mère, il pleura alors et fit pleurer tous ceux qui étaient autour de lui.
'Aisha, épouse du prophète rapporte que le prophète passait certaines nuits au cimetière du   au Baqî' et disait: « Que la paix soit sur vous, croyants qui résidez dans ces demeures, bientôt ce qui vous a été promis sera réalité ; nous vous rejoindrons quand Dieu le décidera; que Dieu accorde la paix et la bénédiction à ceux qui nous ont précédé et à ceux qui nous suivront.  'Aisha rapporte, également, que le prophète (que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants lui avait raconté : L’Ange Gabriel descendit sur moi et m’a dit que Dieu m’a ordonné d’aller au cimetière de Baqî pour implorer le pardon aux résidents de ce cimetière.


Pour quoi certaine considère le Ziyarah comme idolâtrie ?
-Est-ce que visiter, respecter, vénérer, le tombeau de notre bien aimé, le saint Prophète (psl) est  Shirk et de l`idolâtrie ? Est-ce que, croire  son âme  pure vivant et croire qu`il a un rang particulier auprès d`Allah swt et de ce faite demander qu`il intercède en notre faveur auprès Allah swt, et qu`il demande le pardon pour nous, ça vaut dire l`Addorer ?


 N`est-ce pas le verset 64 de sourate Al-Nissa dit bien :
Nous n'avons envoyé de Messager que pour qu'il soit obéi par la permission d'Allah. Si, lorsqu'ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient à toi en implorant le pardon d'Allah et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils trouveraient, certes, Allah, Très Accueillant au repentir, Miséricordieux.


 -Le Prophète  swas ;  le bien aimé de Dieu, l`élite de Dieu, l`infaillible, l`être humain le plus parfaite, le serviteur d`Allah, Celui qui détient la grande intercession avec la permission d`Allah, le jour de jugement.


 Voir le verset 79sourat Al-Israa :
Et de la nuit consacre une partie [avant l'aube] pour des Salât surérogatoires: afin que ton Seigneur te ressuscite en une position de gloire. (C`est la position de l`intercession d`après la pluparts des exégèses)


 N`est-ce pas le hadith authentique de noble Prophète (psl) : « Quiconque accomplit le Hajj et visite ma tombe, il est comme celui qui m’avait rendu visite de mon vivant ».


Est-ce qu`en l`appelant : Ya Muhammad, on l`adore ? pourtant à la fin de chaque prière  on s`adresse à lui : Assalamo Alayka Ayaho Anabi’io va rahmatollahe va barakato. En plus il nous a promis de répondre à nos salutations envers lui, les vendredis…
 C`est parce que son âme saint est vivant (pas son corps physique), qu`on lui parle humblement et avec l`amour sacrée, sans lui considéré aucun divinité.
 Il entend donc la parole du pèlerin et répond à ses salutations, et le pèlerin dit :"As-salâmu `Alayka yâ Rasûl-Allâh" (Que la Paix soit sur toi, O Messager d'Allah). Ce qui fait, une fois devant sa tombe, devant son mausolée, nos larmes qui coulent, nos cœurs se battent en palpitation, par amour, exactement comme on est devant lui ; notre maitre, nous le saluons de fond de nos cœurs, nous lui promettons de suivre son message,…ceux-ci illuminent les cœurs sur le droit chemin inchaAllah.

Voilà pourquoi le Ziyarat est Tellement conseillé, chez les sunnites et particulièrement chez les chiites.
-Nous croyons que les traditions utilisées par ceux qui interdisent les visites des tombes sont soit incorrectes soit non comprises. D'ailleurs, il était une pratique pour le Prophète (s.a.w.s) de visiter les tombes. Il visita la tombe de sa chère mère et versa des larmes une fois sur le lieu. Et ses compagnons suivirent son geste.
(Sahih Muslim 2:671)
De la même manière, Fatemah Zahrah (a.s) rendit visite à la tombe de son père et son oncle Hamza à Ouhud. Les Musulmans de tous les temps ont continué à visiter la tombe du saint Prophète (s.a.w.s) et les tombes des Ahle Bayt (a.s) situées au cimetière de Baqi à Médine. Des traditions authentiques à cet égard sont comme celle-ci:
" En vérité, je vous avais restreint de visiter les tombes, mais visitez-les maintenant. Cela vous rappellera certainement l'au-delà."
(Sunan Tirmidhi, Vol. 3, Pg. 370)
Depuis les premiers temps, il était une coutume aux gens (Musulmans) de visiter les tombes.
Allah, le Glorifié, nous a ordonné de considérer la place où Ibrahim (a.s) resta comme une place d'adoration. Le saint Coran dit:

[Et rappelle-toi], quand nous fîmes de la Maison un lieu de visite et un asile pour les gens - Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout - Et Nous confiâmes à Abraham et à Ismaël ceci: «Purifiez Ma Maison pour ceux qui tournent autour, y font retraite pieuse, s'y inclinent et s'y prosternent.
(Surah Baqarah 2:25)
Parallèlement, le lieu où les 'Gens de la cave' se réfugièrent était aussi transformée à une place d'adoration. Le Coran l'a mentionné ainsi:
"Et souvenez-vous du temps quand les gens se disputèrent entre eux à leur sujet, et certains ont dit: Erigez un édifice sur eux. Leur Seigneur les connaissait le mieux. Ceux qui l'emportèrent ont dit: Nous construirons certainement un lieu d'adoration sur eux."
(Surah Kahf 18:21)


De plus, le Messager d'Allah (s.a.w.s), les Ahle Bayt (a.s) et les leaders Musulmans ont jusqu’à aujourd’hui circulé autour de Hijr-e-Ismail (au moment de Hajj ou Umrah). Et réellement, il s'agit là de la tombe de Hazrat Ismail (a.s), sa mère Hajra (a.s), ses filles et quelques Prophètes (a.s). Maintenant, si c'est haraam de visiter ou de transformer en des lieux d'adoration les tombes des Prophètes, des Messagers et des serviteurs pieux, pourquoi nous trouvons le saint Prophète (s.a.w.s) suivre une telle pratique? Et si c'est la pratique du Messager d'Allah (s.a.w.s), qu'est-ce qui nous empêcherait de suivre la dite pratique (sunnat)?

8 Shawal 1345 AH (21 Avril 1925), les Mausolées du cimetière  Jannat Al Baqî (Medina) furent démolis

 

Al Baqi', le cimetière sacré et islamique à Médine où sont enterrés les plus grandes figures de l'Islam, souvent appelé Janna al-Baqî`, désigne le cimetière situé à Médine à l’angle sud-est de la mosquée du saint Prophète(s) :

Une place lumineuse et valeureuse située dans l’enceinte de la Médine, où sont enterrés des milliers de compagnons du noble prophète(p), des grandes érudit d`Islam et surtout la famille de Prophète(p) avec quatre Imam de descendants direct de Prophète et peut être Fatima-Zahra(p).

La destruction des lieux saints, cimetières, des mausolées de la Mecque, de Médine  a été commencé au tout début des 19 ères siècle puis au début 20e siècle et ça continue de nos jours.

 

La série des destructions d’une bonne partie de la mémoire de l’islam avait bien commencé à Médine au cimetière d’Al- Baqî qu`ils ont complètement rasé, à l’époque, sans considération aucune pour leur ancienneté, mémoire de l’Islam, sous le prétexte que ces monuments encourageaient à l'adoration des tombes, et donc au polythéisme, alors que ce n`est l`intention d`aucun pèlerin.

Une liste partielle de la démolition des tombes et des sanctuaires :

 

AlMuala, cimetiere à la Mecque

 

La tombe de Hawa(Eve) p, a Jiddah

 

La tombe du père du prophète(p) à  Medina

 

La mosquée de Salman à Médine

 

La mosquée de Rajat ash-shams à Médine

 

La maison du prophète(p) ; où il a vécu tout au début après l’émigration à  Médine

 

Le quartier de Banu-Hachim à Médine

 

La maison de Hamza(p) et sa tombe a Ouhoud + celles des martyres

 

La maison de Zayd ibn argham (la premier maison d`islam, les rencontres secrets du saint Prophète (p) avec  ses nobles compagnons, au début, à la Mecque).

 

La maison de Dame Khadija(P) à la Mecque….

 

Avant :


 

Après :

Les Sionistes et les lobbies pro-israéliens, aux Etats-Unis, appliquent la théorie de «destruction créative», en tant que leur stratégie opérationnelle, au Moyen-Orient.
La région du Moyen-Orient est, depuis de longues années, le théâtre de guerres, de révolutions, de coups d’Etat et d’assassinats. Ces événements interminables ont transformé cette région en un foyer d’agitation d’instabilité. Cette situation, peut être, en partie, le résultat des activités des grandes puissances extrarégionales, qui cherchent à réaliser deux objectifs, au Moyen-Orient : piller les ressources naturelles de cette région, et établir l’hégémonie du régime sioniste, sur l’ensemble du Moyen-Orient.

Le concept de «destruction créative» a été proposé, pour la première fois, par Carl Marx, afin de décrire le comportement des systèmes capitalistes, qui détruisent, systématiquement, tout ce qui leur résiste, afin de faciliter l’acquisition des richesses et l’accumulation des ressources, par le biais des guerres permanentes et interminables.

Le célèbre économiste autrichien, Joseph Schumpeter, (1883-1950), a développé le point de vue de Marx, mais, dans un sens opposé, c’est-à-dire, pour défendre et légitimer le système capitaliste. La «destruction créatrice» désigne le processus, continuellement, à l’œuvre, dans les économies, et qui voit se produire, de façon simultanée, la disparition de secteurs d’activité économique, conjointement à la création de nouvelles activités économiques. Mais ce concept dépasse son cadre économique et se développe, aussi, dans le domaine de la politique du capitalisme.

Il est intéressant de savoir que Carl Marx et Joseph Schumpeter ont prévu, tous les deux, la chute du système capitaliste. Marx croyait que cette décadence serait le résultat de l’exploitation excessive du prolétariat, qui se révoltera contre le capitalisme, tandis que, d’après Joseph Schumpeter, cette chute serait le fruit de la destruction créative, qui amènera les intellectuels et les élites à se révolter contre le système capitaliste.

Il est, cependant, curieux de savoir comment les Sionistes et leurs amis américains se servent de cette théorie de destruction créative, en tant que leur stratégie opérationnelle, au Moyen-Orient, pour affaiblir les pays de la région, diviser les populations et former les gouvernements inféodés à Washington. Ces facteurs doivent permettre au capitalisme international d’appliquer ses projets, dans cette partie de la planète. Dans un plan, dit «Plan Yinon», qui date de 1982, Oded Yinon décrit le projet du Sionisme, pour la région du Moyen-Orient : Le « Plan Yinon» a pour objectif de créer de mini-Etats antagonistes, au sein du monde arabe. Il est issu d'un article d'Oded Yinon, fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères, qui, à l’automne 1982, soit quelques mois après la guerre israélo-libanaise, écrit un article intitulé : «Stratégie, pour Israël, dans les années 80. Cette stratégie géopolitique israélienne a pour but la création de l’Empire d’Israël, du Nil à l’Euphrate. Il est à rappeler qu’en 1996, des Sionistes américains ont proposé une autre stratégie, pour dominer le monde, dont la pièce maîtresse était le changement du régime, en Irak, et le contrôle de la Syrie.

C’est dans le cadre de cette stratégie que l’ancien Président des Etats-Unis, George W. Bush, a attaqué l’Irak. A cette époque-là, Condoleeza Rice avait déclaré, lors d’un discours, en Palestine occupée, que l’administration Bush cherchait à trouver un moyen, pour appliquer le projet de la «destruction créative», en traçant une nouvelle carte politique, pour le Moyen-Orient, en fonction des intérêts du régime sioniste. Cela nous permettra, donc, d’imaginer que tous les événements programmés, depuis la création illégitime du régime sioniste, en Palestine, en 1948, font, bel et bien, partie du grand projet américano-israélien de la destruction créative.

Les protestations réactionnaires, qui ont abouti, le 30 juin 2013, à un coup d’Etat militaire contre le gouvernement de Mohamed Morsi, était une copie du coup d’Etat américain de 1953, en Iran, contre le gouvernement du Premier ministre de l’époque, Mohammad Mossadegh, coup d’Etat, qui avait été planifié, par la CIA américaine et le MI6 britannique. Aujourd’hui, les Etats-Unis ont formé une coalition, à l’aide des pays membres de l’OTAN et les Etats arabes du sud du golfe Persique, pour se battre contre les terroristes extrémistes de Daesh et les résidus du Parti Baath de Saddam Hussein, en Irak. En même temps, la coalition veut propager cette guerre soi-disant anti-terroriste, en Syrie, où les Etats-Unis et leurs alliés veulent plutôt détruire les infrastructures du pays, sous le prétexte des opérations contre les terroristes de Daesh.  

Les gagnants de cette guerre ?

La nouvelle guerre des Etats-Unis, en Irak, en 2014, est un projet, qui doit profiter, avant tout, à l’industrie militaire, aux complexes militaro-industriels, aux banques, à l’industrie pétrolière et au Sionisme international. Ces différents groupes espèrent pouvoir gagner plusieurs trillions de dollars de cette guerre américaine. Pour le régime sioniste, cette guerre aura un autre effet aussi : elle facilitera la réalisation de leur projet de l’Empire d’Israël, du Nil à l’Euphrate.

Les perdants de cette guerre ?

La paix mondiale sera le plus grand perdant de cette guerre américaine, au Moyen-Orient, car cette guerre fera rentrer le monde, dans une nouvelle période de guerre froide : le militarisme occidental prendra, de nouveau, la place de l’investissement mondial, dans le développement des sciences et des technologies, le bien-être social et les coopérations sociales et culturelles. Cette guerre aura des victimes : les Arabes et les Musulmans, dont les pays deviendront le théâtre de la guerre, du massacre et de la destruction des infrastructures matérielles, mais aussi, de leur patrimoine culturel et social. Mais cette guerre aura d’autres victimes, aussi : les citoyens américains, surtout, les classes moyennes et les couches les plus démunies, qui devront payer cher les factures d’une nouvelle guerre américaine, au Moyen-Orient. En même temps, les médias occidentaux et israéliens, comme CNN et Foxnews, lanceront une campagne, pour suggérer que les populations arabes et musulmanes sont des civilisations dépourvues de valeurs humaines, qui mériteraient bien la guerre, la tuerie et le chaos !

Le plan israélien de la «destruction créative», au Moyen-Orient :

Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant tunisien, a procédé à une tentative de suicide, par immolation par le feu, qui a conduit à son décès, deux semaines plus tard. Cette événement est à l'origine des émeutes, qui concoururent au déclenchement de la révolution tunisienne, évinçant le Président Zine el-Abidine Ben Ali du pouvoir, et, sans doute, par extension, aux protestations et révolutions, dans d'autres pays arabes, connues sous le nom de "Printemps arabe"(Éveil Islamique). En réaction à ces mouvements populaires, les Sionistes et leurs alliés américains et européens, ainsi que les régimes rétrogrades arabes, ont procédé à appliquer leur projet de «destruction créative», par des mouvements contre-révolutionnaires, les conflits militaires, les interventions directes ou indirectes et les coups d’Etat militaires. Dans certains pays arabes, les régimes en place ont pu sauver leur peau, grâce à ce plan américano-israélien. Mais, dans d’autres pays, comme la Tunisie, l’Egypte ou le Yémen, les dictatures se sont effondrées devant ces révolutions populaires.

En Libye, l’Occident a réussi à voler la révolution des citoyens, en leur imposant une guerre extérieure orchestrée par l’OTAN. Par conséquent, la chute de l’ancien dictateur de Tripoli, Mouammar Kadhafi, a entraîné, malheureusement, le chaos et la destruction générale, dans ce pays.

Au Yémen, les attaques des drones américains et la soi-disant médiation saoudienne et d’autres pays arabes du Sud du golfe Persique, ont transformé le pays en une série de zones séparées les unes des autres par un conflit intérieur généralisé et actuellement accompagné d`une attaque militaire destructive de l`Arabie saoudite et leur alliées contre le peuple de Yémen.

En Egypte, le courant contre-révolutionnaire a réussi, le 30 juin 2013, à renverser le gouvernement du Président Mohamed Morsi(en dépit de ses erreurs). Ainsi, les puissances occidentales et le régime sioniste continuent leur projet de «destruction créative», un peu partout, dans la région.

La politique perfide de l’Arrogance dans la région est de déclencher des guerres par procuration.

"La politique des ennemis de la région et de l’Islam consiste à agir de sorte que les pays musulmans aient peur les uns des autres. Ils inventent des ennemis imaginaires pour détourner l'attention des véritables ennemis que sont les arrogants, leurs vassaux et le sionisme. Faire face à ces politiques équivaut combattre l'Ignorance ".

cette politique est mené  par les groupes extrémistes Takfiries qu`on peut qualifiée du l'Ignorance moderne ". "cette Ignorance est plus dangereuse que celle qui a prévalu avant l'avénement de l'Islam car elle est plus équipée de moyens de diffusion et de diffamation, mais aussi parce que l'Arrogance mondiale , à sa tête les États-Unis soutient cette Ignorance moderne"




Martyr Motahari
Ou le Renouveau de la Pensée Islamique



Appendice


Cherifa Baouab Ammar
Tunis
juin 2015








C’est à travers une démarche architecturale du profil de l’être humain que ce nouvel ordre mondial a été réfléchit, construit et installé.
Un ordre mondial nanti d’une volonté farouche et indomptée de nivellement et de standardisation civilisationnel avec une anomie totale.
Donnant donc naissance à une platitude et insipide uniformité de l’être humain.
Reprenant en quelque sorte le projet social de « Haldous Huxley »du meilleur des mondes : les Alphas, les Bêtas et les Gammas.
Et, en occultant l’identité intrinsèque des diverses civilisations, constituants notre planète …notre monde.
Ce préambule introduit le contre courant éclairé du cheminement de l’approche de Mortadha Motahari qui a travers un parcours intellectuel prolifique et fécond a abordé les questions essentielles que pose la vie sociale de l’être humain.
Rejetant ce nivellement il plaide pour , un retour à la source Coranique à l’identité à l’universalisme des valeurs ,
 À l’engagement,
À l’altérité,
À l’audace,
 Au courage
À  l’esprit
À la raison,
À l’objectivité,
 À la responsabilité.
La reprise totale de la traduction française de la conférence donnée par docteur Mohamed Sadok Bouallegue m’a permi  de découvrir l’envergure du Martyr Mortadha Motahari.
Étant convaincue  de ne pas être la seule à vivre cette lacune dans la connaissance, cette carence intellectuelle, et afin de mieux poser les jalons historiques , et philosophiques de la Pensée Islamique de vous suggérer :
L’institution d’une tenue régulière de rencontres Martyr Mortadha Motahari .
Ces rencontres traiteront également des fondement communs de l’origine gestationnelle du renouveau de la pensée islamique ; en Grèce à travers Aristote
                   en  Andalousie à travers Ibn Rochd
    et en Iran à travers Mortadha Motahari
Les ponts entre les civilisations hellénique et islamique
Aristote discipline de Platon 335 avant Jesus Christ
Ibn Rochd (Averroès) 1126 après Jesus Christ
Mortadha Motahari 1919 après Jesus Christ
Une continuité balisée par ces 3 monuments de la philosophie. Cette dernière superposable à l’Islam
Beaucoup de traits communs avec une réciprocité rationnelle
Avec sagesse ils incarnent le Nous dans l’Histoire, le Nous dans la Pensée Islamique  et le Nous aussi dans la Pensée Occidentale celle du Christianisme
Le Nous du groupe du village planétaire… monde auquel nous appartenons.
Le Nous de modestie
Le Nous de la majesté
L’humanisme Incontestable du Martyr Mortadha Motahari se retrouve aussi dans l’approche de feu Cheikh Fadhal Ben Achour en Tunisie dans la Jurisprudence de l’Islam pour son ouverture et pour son audace .
Pour ces différentes raisons un congrès en ce sens devra être organisé.
Cheikh Mortadha Motahari
Cheikh Fadhal Ben Achour
Ou
L’autre islam
L’islam de la lumière

Un congrès traitant de la Jurisprudence,  de l’Education, de la Vie…. , de l’abord de ces 2 personnages.
Par ailleurs pour les questions du voile et du rôle de la femme en Islam : j’aimerai dans la mesure de la disponibilité avoir les ouvrages de Mortadha Motahari traitants cette problématique .
Il serait  pertinent de prévoir de plus un programme « post-congrès » déplacement et visite de la ville de Testour admirer et lire l’écriture architecturale du renouveau de la Pensée Islamique en Tunisie dans l’édification de la grande mosquée :
L’islam
Le judaïsme
Et la chrétienneté
Une symphonie magistrale sans fausses notes dans l’histoire sociale relationnelle de l’humain :
L’entente
L’altérité
La transcendance dans l’essence de la spiritualité du lieu
Une symphonie souveraine de l’universalisme des valeurs à travers l’écriture de cet ouvrage





 Martyr Mortadha Motahari
et  le Renouveaux de la Pensée Islamique
Dr Mohamed Sadok Bouallègue Tunis 2013
 ISBN:   978-99-38-05-808-06
49 pages en langue Arabe
pages en langue Française
les caractères Européens fin et gras
Papier 90 couché
les couleurs : le noir, texte
                      Quadrichromie pour la couverture


Martyr Mortadha Motahari
et le Renouveau de la Pensée Islamique





Dr. Mohamed Sadek Bouallegue Tunis 2013

Reprise  de la Traduction : Cherifa Baouab Ammar
Tunis Juin 2015

Sommaire

=
Préambule par le centre Tanwir des Etudes et de la Recherche
Mortadha Motahari
Introduction
La vie du Martyr : la figure, et son œuvre
Martyr Mortadha  Motahari et le Renouveau de la Pensée Religieuse
Martyr Mortadha Motahari et le Renouveau de la Jurisprudence Islamique.
L’entendement du Martyr Mortadha Motahari nous fait il défaut aujourd’hui?
Quelques extraits ou commentaires du Martyr Mortadha Motahari





Préambule par le centre
« Tanwir des Etudes et de la Recherche »


Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux

Le centre Tanwir des Etudes et de la Recherche est une fondation dont les visées sont d’ordre intellectuelles, scientifiques, culturelles  et civilisationnelles à savoir :
Promouvoir la réceptivité Islamique comme forme évoluée et active du mode de vie.
Contribuer au renforcement des fondements intellectuels , cognitifs , culturels , et méthodologiques du processus civilisationel Islamique à travers le monde.
Mettre en valeur la capacité de l’alternative Islamique pour relever les défis de l’époques
Travailler sur le patrimoine de la Omma de manière scientifique, objective et rationnelle .
Ancrer les concepts moraux inhérents à l’islam.

Le centre part d’une approche d’ouverture totale appuyée par une rigueur scientifique objective tout en rejetant l’exceptionnel et le dogmatisme.
Il essaye d’établir une nouvelle vision , de la nature de la relation entre :« L’Etre –l’Univers –la Vie »
Une conception harmonieuse, dans l’esprit et l’entendement de la Charia.
La certitude étant que la pensée islamique contemporaine ne peut agir qu’à travers une contribution culturelle et civilisationnelle répondant impérativement aux conditions suivantes :
Affirmer la pérennité évidente de la constante de ses fondements

L’acceptation et la réception de la critique constructive afin d’élever et d’améliorer le niveau culturel du mode islamique.


 Vivre, anticiper les préoccupations  de la Omma  tout en rappelant l’universalité du message Mohamadyah

Telle est la raison d’être du centre conformément aux propos  de l’Imam Ali Ibn Abi Taleb :
« Les êtres humains sont de 2 catégories : ton frère en religion ou ton semblable en création …»

Introduction :

Martyr Mortadha Motahari (que le contentement d’Allah lui soit aquis)
était un théoricien islamique, contemporain .
 Il était doté d’un esprit fécond avec une pensée critique et audacieuse.
 Il s’était intéressé à la reprise du mouvement civilisationel de la Omma Islamique à travers la réforme des concepts dans la lutte contre les inepties et les aberrations.
Il avait donné le ton du renouveau de la pensée religieuse :
Quelle a été la contribution du Martyr ?

Ou se situe la pensée de Motahari dans la période post Printemps Arabe?
Quels éléments distinguent la thèse de Motahari par rapport à d’autres ?

L’esprit de la pensée de Mortadha Motahari répondait il à la l’attente de la Omma Islamique ?
Nous essayerons à travers cette analyse profonde de l’esprit de la pensée de Mortadha Motahari  de répondre aux questions ci-dessus soulevées en toute objectivité et neutralité .

La vie du Martyr , sa personnalité et son œuvre :

Aborder la pensée et la démarche de Mortadha Motahari demande , si ce n’est brièvement de connaitre le personnage et son œuvre .
C’est en 1919 , à Farman ville située au Khorassan en Iran que naquit Mortadha Motahari (que le contentement d’Allah lui soit aquis).
Il poussa dans un environnement familial pratiquant et estimé de part sa déférence à la science.
Il acheva ses études primaires chez son père , dont la rectitude était notoire
En 1931 âgé de 12 ans , il s’installa à Machhad , et s’inscrivit à la Hawzza des Sciences afin de poursuivre sa formation en Sciences Islamiques.
Il  séjourna à Machhad jusqu’en 1936 puis partit pour Quom afin de terminer ses études .
Élève de l’Imam Khomeyni (que le contentement d’Allah lui soit aquis)
pour les cours sur la Jurisprudence, la Philosophie , la Gratitude , et l’Ethique
Elève du maitre Sayed Mohamed Hussain Tabatabai et du Cheikh Mahdi Mazindarani (que le contentement d’Allah lui soit aquis)pour les cours sur la Philosophie et les cours sur la Sagesse Transcendantale.
Elève également de Chirazi Asphahani (que la grâce d’Allah enveloppe son âme) pour les cours d’Ethique.
 En 1944 il partit pour la ville de « Broujerdi »afin d’assister aux cours d’Ethique donnés par Ayat Allah Sayed Hussain Broujerdi (que le contentement d’Allah lui soit aquis)
En 1946 il retourna à Quom avec Sayed  Broujerdi  son maitre.
En 1653 il se rendit à Thran et y fonda l’Association Islamique des Etudiants. En 1956 il s’inscrivit à la faculté de théologie au sein de l’université de Thran , en tant que Doctorant en Philosophie .
l’homme à double vie , il se décrivait comme tel en plaisantant
Il enseigna dans cette faculté jusqu'en 1978 et c’est à travers l’Association Islamique des Etudiants qu’il mena son activité politique  , et sa lutte contre le régime du Chah .
Mais suite aux événements de l’école « Faidhia » il fut arrêté et incarcéré avec l’Imam khomeyni et  ne fut relaxé qu’après l’expulsion de ce dernier vers la Turquie soit après 34 jours de détention .
Son militantisme activiste, s’est poursuivi et il fonda « l’Association des Savants Religieux Militants » constituée d’un groupe faisant cause commune de Moujahidines et  en alliance  avec l’Imam .
Dans les années 60 il contribua  à  la création de la  « Hussainyet Erched ».
en tant que membre de son conseil d’administration  et c’est ainsi que  « El Jaoued » à savoir ses idées réformatrices innovatrices …bref son anticipation avant gardiste virent le jour .
La« Hussainyet Erched » fut en  1973 fermée , et Martyr Motahari .
(que le contentement d’Allah lui soit aquis) fut arrêté et incarcéré à Téhéran.
Après sa libération, Motahari poursuivit sa lutte contre le régime du Chah
et ceci jusqu’à fin 1978 date de l’injonction formelle de ne plus discourir .
De Paris, l’Imam khomeyni lui confia la responsabilité de la formation du Conseil de commandement de la Révolution dont il fut l’un des premiers membres  au sein du Conseil d’Administration.
Son martyre mit fin à son affiliation
Il a été  l’un des proches de l’Imam khomeyni jouissant de sa confiance.
Sortant d’une réunion à vingt deux heures vingt minutes le Mardi 1er avril 1979 , il fut abattu par « El forquann »,  un groupe agissant,  de terroristes.
La nouvelle de sa disparition ébranla les fidèles et les justes en Iran
Il véhiculait et représentait le devenir en marche.
« Il a donné à l’islam et à la science des directions notoires et il est déplorable que des mains criminelles aient abattu ce monument de la communauté scientifique et de la communauté islamique et priver  ainsi le monde de son précieux apport.Il était un fils bien aimé, et un réel serviteur du peuple »
Ainsi parlait de lui  l’Imam khomeyni
Prolifique et généreux dans ses écrits Martyr Mortadha Motahari  (que le contentement d’Allah lui soit aquis)  ne s’était pas limité à une seule branche de la science, il les avait presque toute appréhendé, son lègs comporte :le discours, le sermon, la conférence, la discussion, le débat , l’opus pour ne citer que cela …
Il a donné un patrimoine riche et diversifié en matière de littérature : l’idéologique,  la fondamentale , l’intellectuelle , l’éducative , la sociale , l’économique ,  la politique , la culturelle …
La vigueur de ses idées , la puissance et la force de ses thèses , l’argumentation, l’aisance , l’ éloquence, l’assurance , la diplomatie , …ces facteurs essentiels de la transmission du message se retrouvent dans ses conférences , ses recherches , ses discours , ses sermons , son enseignement et ses écrits.
Il avait accédé à l’esprit, à la conscience et à la raison de ses divers auditoires :  penseurs, philosophes, étudiants, universitaires, intellectuels, clergé , juristes …etc…etc..
Il a focalisé la lumière sur le rapport de l’être à l’Islam, à l’univers, à la vie dans un grand  nombre de ses écrits dont  notamment :
«  le monothéisme »
« la prophétie »
« l’homme et la foi »
« la visualisation nomothète  »
« la révélation et la prophétie »
« l’homme dans le Coran »
« la vie éternelle »
« l’instinct »
« l’homme, le destin et le sort »
la perception matérielle, l’interprétation de l’histoire, la société , furent les thèmes et sujets de plusieurs de ses livres tels que :
« la motivation du matérialisme »
« la société et l’histoire »
Abordant les profondes interpellations philosophiques à travers les solutions des difficultés de la vie sociale dans ses écrits :
« les fondements de la philosophie et le monde social »
« la justice divine »
« l’introduction aux fondements de la philosophie du savant
TabaTabai »
« la renaissance du Mahdi à la lumière de la philosophie de l’histoire »
Il a également traité la cause de la femme dans l’Islam  en mettant en relief son statut  ainsi que son rôle dans plusieurs ouvrages  dont :
« le système du droit de la femme en islam »
« la question du voile »
Dénonçant les absurdités et ingérences dans l’Islam pour  l’interprétation  non musulmane.
Il a  réhabilité les concepts islamiques originels à travers ses conférences  et livres dont  notamment :
« le renouveau de la pensée religieuse «
« la liberté de penser  et de la croyance dans l’Islam »
En exégète il a démontré l’interprétation  pragmatique de la quotidienneté dans le Coran à travers ses écrits :
« l’identification du Coran »
« l’homme dans le Coran »
Le patrimoine Islamique a également bénéficié de son attention :l’éducation , l’enseignement et la pédagogie  , traité dans son livre
« l’enseignement et l’éducation dans l’Islam »
S’inspirant de la biographie du Prophète il écrivit également des ouvrages de moralisation regroupés en 2 tomes :
« les histoires des  justes »
En tant que phénomène politique l’Islam par cette approche fut traité dans nombre de ses  opuscules  dont :
« les mouvements Islamiques au XIV siècle de Hegir »
« l’Islam en Iran »
« l’imamat et le leadership »
Persévérant dans l’effort Mortadha Motahari (que le contentement d’Allah lui soit aquis)était doté d’une grande ferveur religieuse .
 La constance de son travail s’étale sur une période de trois décennies
De ce fait nous léguant un héritage composé de plusieurs dizaines de livres littéraires et de conférences.
L’Imam khomeyni (que la satisfaction d’Allah lui soit acquise) avait dit à son sujet :
« Malgré sa jeunesse, son héritage est considérable prouvant une conscience responsable, avec une passion pour la connaissance l’analyse profonde , rationnelle , des interpellations soulevées par l’Islam dans une approche simple et convaincante , pour aboutir a la vulgarisation des réponses. Ce legs pédagogique inestimable ; prenant sa source d’un cœur remplit de foi , d’amour et d’humanisme .aura et rencontrera certainement un écho favorable auprès aussi bien du savant que du commun des mortels »

Martyr Motahari et le Renouveau de la Pensée Religieuse

Martyr Mortadha Motahari (que le contentement d’Allah lui soit acquis)s’est intéressé à la question du progrès de la civilisation islamique et à la reprise de son mouvement culturel et civilisationnel .
L’évidence de la clarté de son approche imposait le retour à la source des concepts Islamiques tout en élaguant les non sens et les dérives intellectuelles. Il avait désigné cette attitude charnière de Renouveau de la Pensée Religieuse .
De son livre « le renouveau de la pensé religieuse »un extrait nous éclaire sur ce cheminement
« Ce que nous signifions par le renouveau de la pensée religieuse n’est pas le renouveau de la religion en elle-même mais plutôt le renouveau de la manière de réfléchir sur la religion …  en d’autres termes se débarrasser des non -sens et des dérives accumulés à son sujet. »

Martyr Motahari considère que la  religion islamique est vivante et impulsive en elle-même ; ce qui doit être revu c’est l’attitude et la manière de réfléchir à son sujet.
Cela peut se faire selon sa démarche à travers le remodelage de l’esprit musulman pour en faire un esprit propre, non pollué… en quelque sorte un nouveau né.
Il a misé sur l’homme essentiellement dans le processus de l’Art , de la Créativité , de l’Innovation comme axe  porteur du labeur du changement .
Tout en maintenant l’universalisme  de l’islam , sa compatibilité et son osmose avec la société civile moderne .
Il a présenté l’Islam alliant la tradition à la modernité en réponse aux exigences de la réalité du monde moderne en approuvant , et en actualisant , l’authenticité , sans en altérer l’âme .
De ce point de vue, son esprit prolifique et fidèle aux préceptes du Coran, n’a pas failli dans sa démarche .
Sa réflexion, son travail avait pour référence le Coran, et  c’est en fidèle sincère qu’il s’y référait.
Le Coran faisait également effet d’arbitrage , mais la rationalité de sa raison y contribuait aussi.
Cette sagesse dans la démarche ou dans l’esprit n’est pas coutume dans les recherches historiques relatives à la pensée islamique
Sa remarquable argumentation, imprégnée par sa connaissance des diverses cultures de ce monde confirme incontestablement l’universalisme de l’islam dans l’édification de la personnalité humaine, responsable et sage, dans sa foi, dans sa vie …en bref dans son vécu au quotidien.
Audacieuse, féconde, perturbante  et courageuse sa pensée permit d’aborder de nouveaux concepts anticipateurs dont la profondeur de la portée égalait celle des autres pensées du monde.
Profond réformiste, critique et réaliste ayant pour unique objectif le ralliement de la Omma Islamique en vue d’un renouveau civilisationel celui de la construction d’un profil humain responsable appliquant l’essence des concepts islamiques dans la dialectique de la relation : « Dieu-Homme -Univers et Vie »
Promouvoir et moderniser…l’image de la société islamique comme suit
s’attacher aux dogmes
mais ne pas figer ou banaliser leurs significations à travers les sociétés musulmanes
réformer l’approche des démarches intellectuelles et revisiter les concepts favorisants des attitudes malsaines telles que la dépendance, la paresse etc…
être vigilant face aux révisionnistes, négationnistes de l’Islam .
Un effort constant et une disponibilité attentive et totale de près de trois décennies pour faire revivre la doctrine de l’Islam.
Motiver les croyants, mobiliser les énergies , asseoir les  idées maitresses et construire un nouvel esprit musulman éclairé par l’innovation

















Schéma de la démarche












































Martyr Motahari et le Renouveau de Jurisprudence Islamique

La remarquable méthodologie de travail du Martyr Mortadha Motahari (que le contentement d’Allah lui soit aquis) ne concernait pas la religion uniquement comme domaine de prédilection mais elle a contribué à éclairer également d’autres domaines :
celui du savoir
celui de la connaissance
celui de la sagesse
et notamment celui de la Jurisprudence Islamique
Mortadha Motahari est compté parmi les prestigieux contemporains innovateurs de la Jurisprudence Islamique , abordant tous ses chapitres à savoir :
l’approche
la méthodologie
la structure
la connaissance
la finalité …
etc…
Avec sagacité il avait mis en exergue la tendance salafiste « Ikbareya » de vouloir au niveau du domaine de la Jurisprudence, freiner et asphyxier l’esprit soit donc réduire la liberté de réflexion. Mettant également en exergue les tentatives arrogantes s’abordants l’Islam dans ses fondements ,
Il a œuvré pour une assise d’un esprit éclairé, innovant, doté d’une approche rationnelle entretenue par la critique constructive.
En fait Martyr Mortadha Motahari n’a pas apporté à la Jurisprudence de nouveaux thèmes mais il a essayé de créer une hardiesse capable de revisiter les thèses et d’y insuffler un changement permettant ainsi de larges perspectives d’ouvertures de flexibilité, et non d’immobilisme et de sclérose.
Sa méthodologie prône la lecture historique de la Jurisprudence Islamique ainsi que l’analyse de son écho avec attention, intelligence et sagesse.
Et, il est  à noter que cette lecture du patrimoine juridique est absente à l’exception de certaines tentatives superficielles, et sporadiques
Motahari a traité la Jurisprudence en tant que phénomène vivant en interaction continue avec l’espace et le temps.
Phénomène touchant le vécu quotidien des musulmans et impliqué dans leurs préoccupations, leurs appréhensions  et leurs inquiétudes.
Phénomène conséquence de la socialisation.
Phénomène ou le silence, l’arrêt, et la paralysie n’existent pas mais dont la caractéristique est le mouvement.
Les arguments jurisprésidentiels de la démarche de Motahari sont endogènes , ceux du cadre spatio-temporel ,et également exogènes le tout dans une relation  interactive.
Cette dialectique entraine donc la régénération, le renouvèlement de la sagesse rationnelle et donc l’aboutissement à une jurisprudence effective.
Ainsi donc nous pouvons dire que l’enseignement de Saïd Mohamed Hussain TabaTabai dispensé à son élève Martyr Motahari est dans la lignée philosophique de Sadre Eddine Chirazi.
 Appartenant donc à cette école philosophique Motahari tout en traitant les questions jurisprudentielles manœuvra à contre courant en luttant contre l’immobilisme salafiste « Ikhbariste »Immobilisme prédisposé à la paralysie dans l’espace et le temps pour éluder les problématiques contemporaines.
Refusant cet état d’esprit Motahari préconise une nouvelle signification du concept de « Al Ijtihad »
al Ijtihad sera toujours en mouvement , en éveil , en alerte épousant le quotidien reflétant la réalité et en concordance avec la raison.
De ce fait, Motahari place la jurisprudence au dessus des conflits doctrinaux
Cette jurisprudence est habillée de réalisme et de transparence permettant une circulation facile et fluide entre les doctrines islamiques , des différentes écoles jurisprudentielles , tout en gardant son impartialité , sa vertu , sa rectitude pour aboutir à la vérité .
Avec une honnêteté intègre et une spiritualité totalement sincère Motahari édifia des ponts dans l’échange communicationnel entre toutes les écoles jurisprudentielles.
Le cheikh martyr avait bien compris la réalité dans laquelle il vivait.
Il avait remarqué le développement de la Science …sa complexité et avait senti l’ampleur des défis futurs auxquels devaient faire face les juristes
Une impossibilité de compréhension et d’assimilation des diverses spécialités scientifiques.
Refusant la position traditionnelle selon laquelle qu’une seule  personne soit l’autorité compétente pour toutes les disciplines jurisprudentielles.
Il a appelé à la formation de « Conseils jurisprudentiels » spécialisés spécifiques aux différentes branches de l’institution, susceptibles d’établir , d’initier un dialogue discret fructueux entre les Chercheurs , et Fouquahas de diverses obédiences afin d’aboutir à la vérité .
A travers ces « Conseils Jurisprudentiels » et cette initiative , Mortadha Motahari a devançait  les milieux scientifiques occidentaux dans leurs revendications relatives aux sciences cognitives.
Pour Morthadha Motahari les membres constituants ces conseils devaient impérativement être les spécialistes  des diverses disciplines à savoir : la physique, la psychologie, la médecine , la  sociologie , etc…afin de débattre les problématiques
Le même sujet sera abordé différemment, et les résultats des recherches seront donc déterminants , sérieux , et objectifs .
Les réflexions  sur le triptyque : « Réalité / Intérêt / Réserve/ » et  sur la « Fatwa » furent également abordés.
Dépassant les confins des composantes cognitives de El Ijtihad  , il releva les dimensions d' « El Mojhtahad » et d’ « El Moukaled ».
Mettant le focus sur la dialectique existentielle d’ « El Mojtahad  El Moukaled ».
El Moujtahad el Moukaled analysant et discutant « El Marjaeya » : soit donc  la référence rationnellement et en toute objectivité loin de tout écart.
Le phénomène d’osmose entre El Moujtahad El Moukaled et El Marjaeya donne donc un Ijtihad plus fécond permettant à « la Fatwa » d’influencer la réalité et non le contraire tout en émettant également des réserves.
Frondeur et audacieux Motahari a rejeté le marasme et la  paralysie, la sclérose de l’esprit en cherchant à établir une disposition responsable et rationnelle entre El Moukalidines et El Marjaeya .







Conclusion
Motahari aujourd’hui


Le mérite de Motahari a été de  vouloir drainer  la Omma Islamique vers un concensus de méthodologie pour  toutes les  réflexions du raisonnement islamique,
Cet état de fait répond aux exigences sociales contemporaines d’une manière raisonnable , intelligente , profonde et libérée des dogmes et des restrictions sectaires.
Il recherchait  l’efficacité en vue du traitement adéquat .
Avec courage et persévérance il n’hésita pas à s’imprégner  et à assimiler les diverses cultures , les sciences humaines et les philosophies de toute époque confondue.
Avec cet effort continu il accéda à la psychologie , à l’histoire , à la jurisprudence , à la littérature , à l’astronomie , à la chimie , à la physique …
Son but ultime était de démontrer le mouvement , la souplesse et la vie de la pensée Islamique : son universalisme et son actualité.
Ce travail magistral complet affirme et confirme le rejet de toute différence doctrinale et sectaire .
Il a recherché le dynamisme et le débat dans les institutions jurisprudentielles
Il a plaidé pour une dialectique rationnelle , pour l’espace avec le temps.
Il a remplacé, en le revisitant , l’ancien concept de « El Ijtihad » par un nouveau répondant beaucoup plus rationnellement à la réalité .
A travers cette démarche il est considéré comme fondateur et initiateur d’une Jurisprudence Islamique sans aucune entrave , ayant une grande souplesse d’interprétation pour les autres différentes écoles jurisprudentielles

A travers les Conseils Jurisprudentiels groupant « les Oulamas » et « les Juristes » confirmés des différentes écoles et courants ce fut le moyen pragmatique , rapide , et scientifique de regrouper , de fusionner , les doctrines et de bannir la scission et le sectarisme parmi les musulmans.
Il est important également de noter l’esprit révolutionnaire de sa démarche
Mortadha Motahari croyait dans le changement social grâce à un soulèvement du peuple renversant le pouvoir.
Mais aussi pour que ce renversement, ou que cette révolution réussisse , il fallait  impérativement l’accompagner en parallèle par une renaissance intellectuelle complète profonde proposant l’alternative Islamique comme réponse au contexte.
A ce propos il disait :
 « chaque régénération sociale doit avoir le soutien d’une renaissance intellectuelle et culturelle , faute de quoi , elle tombera dans le stratagème des courants qui détiennent cette richesse. Et elle  ira donc  vers eux s’ écartant de sa voie .Nous avons constaté que les groupes dénués de l’esprit Islamique y versent comme les mouches ,dans le piège de la toile d’araignée »
D’autre part l’Omma Islamique dans son ensemble affronte quatre dangers fondamentaux :
la volonté d’uniformisation et de nivellement mondial anihilant tout effort de progrès et ceci grâce et à travers des forces occultent ne lésinant pas sur les moyens d’action.
les différents émigrés  vivants totalement l’assimilation les us et coutumes des pays hospitaliers occidentaux jusqu’à en oublier leurs origines .
les  gouvernants marionnettes entre les mains des forces destructrices de l’impérialisme colonisateur .
les bigots , les tartuffes , les demeurés , les réfractaires , les obscurantistes et les passéistes , adeptes de la vision figée et de la lecture superficielle s’élevant contre toute réforme.
Aussi  nous relevons  ces risques évidents constatés suite aux révolutions dénommées du « Printemps Arabe »
Nous référant au legs intellectuel de Martyr Mortadha Motahari : à sa doctrine, à sa vision, à sa démarche , il nous parait impératif d’y revenir , d’y méditer et d’en faire une source d’inspiration pour la Omma. Une source de réponses aux questionnements.


En conclusion :
La Omma Islamique aujourd’hui est dans le besoin d’être éclairée par un esprit libre , profond  et responsable dans la logique porteuse de la doctrine communicative éveillée et interactive du Martyr Mortadha Motahari .








Extraits et citations du Martyr Mortadha Motahari


« se mobiliser , revenir à l’authenticité de la Culture Islamique et s’ériger en bastion de défences contre l’image dévoyée , dénaturée , altérée , par les mass- medias xénophobes qui  distillent  également avec arrogance et sournoiserie   le rejet de la dite culture  et par ailleurs agir de telle sorte pour nous réapproprier notre grandeur d’antan »



« La Révolution Islamique instituant la liberté , provoquera un bouillonnement de visions,  d’approches,  …d’idées  ,  …soit donc en quelque sorte une éristique continue , aussi privilégions  l’écrit  , l’échange  , la plume comme arme pour maitriser les troubles »


« Les acquis sociaux dans le contexte de la liberté débridée morale sont préoccupants à plus d’un titre de nos jours car en fait c’est la poursuite effrénée de et vers la liberté économique et vers  la liberté politique sociale sans une attention de veille morale »



« Il serait fâcheux que dans cette communauté musulmane émergent des mentors obtus sans vergogne et que l’on soit dans l’incapacité totale d’immobiliser »




« Il s’avère que la liberté intellectuelle est donc primordiale par rapport à la liberté politique  , et  à la liberté économique pour toute  révolution islamique .Cette liberté intellectuelle peut s’exercer dans le cadre de la liberté de l’identité culturelle, cela permettra de démontrer  que la pensée islamique est doté d’une capacité d’approche immanente et transcendante voire même cosmique. Mais en fait dérangeante à, plus d’un titre pour certains. »




 
« Avoir une attitude tenant compte des aléas de l’époque.
 Une attitude responsable forçant le respect, et ne cédant pas à la rigidité et au rejet »

 



 

 

 

L’appel lancé par l’imam Khomeyni, il y a trente-deux ans, pour célébrer la journée mondiale d’al-Qods, le dernier vendredi du mois de ramadan, a remis la Palestine et sa capitale al-Qods, au cœur de la conscience arabo-musulmane. Année après année, après la victoire de la révolution islamique en Iran, la ville sainte d’al-Qods a repris son rôle focalisateur et mobilisateur de la nation contre l’oppression et l’humiliation des musulmans et, au-delà, de tous les opprimés dans le monde.

Al-Qods n’est pas seulement la ville occupée depuis 1948 par les sionistes. Elle est également devenue le symbole de l’occupation, de l’oppression et de l’humiliation, car quelle ville au monde a subi ce que vit cette ville martyre, depuis qu’elle a été occupée par l’alliance impérialo-sioniste dans le monde ?

Al-Qods, ville de paix, est devenue la ville de la haine et de la guerre, depuis que les sionistes ont voulu en faire une ville exclusivement juive, à la manière sioniste et impérialiste, exclusive et arrogante. Al-Qods, ville céleste, est devenue, sous occupation, une ville où les passions les plus viles se déchaînent, avec des colons et des soldats qui crachent au visage, emprisonnent, expulsent, tuent, écrasent et torturent les Palestiniens, surtout les enfants. Elle est devenue, sous l’occupation sioniste, la ville où l’insolence impérialo-sioniste se manifeste à tous les niveaux : l’histoire de la ville est bafouée, niée, falsifiée, ses vestiges mutilés ou détruits, ses tombes profanées, ses mosquées et ses églises souillées, et sa population meurtrie et martyrisée.

La colonisation sioniste d’al-Qods est la quintessence de la colonisation de la Palestine. L’exclusivisme juif en a chassé sa population. Une partie de la ville a subi un nettoyage ethnique froid et calculateur, une autre partie est aujourd’hui en cours de judaïsation, de nettoyage ethnico-religieux. Tout au long de l’histoire de cette ville, les musulmans avaient contribué à sa grandeur en consacrant des waqfs situés en Palestine et ailleurs dans le monde musulman, pour que vivent ses mosquées, ses écoles, ses hôpitaux, ses bibliothèques, ses hôtels et ses fontaines et que puissent y vivre ses fidèles, ses élèves et étudiants, ses pauvres et ses visiteurs, mais les sionistes ont tout raflé et presque tout détruit. Ils ont interdit de la visiter librement, comme les musulmans encourageaient à le faire et l’ont quadrillée de bunkers, abritant des hordes sauvages venues des quatre coins du monde pour déverser leur ignorance et leur haine dans un des lieux les plus prestigieux du savoir arabo-musulman.

En réalité, al-Qods n’avait jamais quitté la conscience des peuples arabo-musulmans, mais à cause des défaites successives subies face à cette entité coloniale, les peuples l’avaient reléguée enfouie dans leur mémoire, n’y pensant que comme un symbole lointain de leur grandeur. C’est pourquoi l’appel de l’imam Khomeyni est d’une importance cruciale pour le renouveau de cette conscience.

Lancé il y a plus de trente ans, cet appel a fait son chemin, d’année en année, mobilisant la nation pour la libération d’al-Qods, qui est en même temps la libération du soi musulman contre toutes les oppressions. Avec cette journée, célébrée au cours du mois le plus sacré de l’année, al-Qods et la Palestine affirment être le cœur de la nation et de sa conscience.

Mais la célébration de la journée mondiale d’al-Qods a pris une nouvelle ampleur après la victoire de la résistance au Liban, en 2000, car ce fut la victoire de la détermination et de la foi des résistants et du peuple résistant, contre les ennemis de la nation d’abord et contre tous ceux qui mirent et qui mettent toujours en doute la possibilité de remporter des victoires, lorsque la principale arme s’avère être la foi, foi en Dieu le Tout-Puissant et foi en l’homme, Son serviteur, foi dans ses capacités, sa propre valeur et sa dignité.

La journée mondiale d’al-Qods est parvenue, au fil des ans, à libérer cette formidable énergie puisée dans la nation, et de l’orienter vers la lutte contre toutes les oppressions, l’oppression d’al-Qods et des Maqdisis, précisément là où elle est la plus féroce et la plus terrible, et précisément dans cette ville et ce pays dont la libération annoncera le changement de la face du monde contemporain.

Les ennemis de la nation l’ont également compris. C’est pourquoi ils ont dirigé leurs armes et leurs campagnes de dénigrement et de dérision contre la république islamique d’Iran et contre son fondateur, l’imam Khomeyni, puis contre ses dirigeants. Ils ont cherché par tous les moyens à détruire non seulement le pays, mais l’âme révolutionnaire qui l’anime, qui procure l’espoir aux peuples opprimés, dont les peuples musulmans, affirmant que leur victoire contre l’oppression tient aussi à leurs efforts et labeurs, et à leur foi dans la « plus noble des créatures » de Dieu.

La célébration de la journée mondiale d’al-Qods est une occasion pour affirmer qu’al-Qods demeure au cœur de notre conscience et de nos efforts, et que le chemin de notre libération et de notre indépendance est nécessairement celui de la libération d’al-Quds et de toute la Palestine, du joug de l’oppression sioniste.

C’est vers al-Qods que nos regards se tournent, c’est au rythme d’al-Qods que notre cœur continue à battre.

 
 

Louange à Dieu qui a créé les cieux et la terre, qui a établi les ténèbres et la lumière, mais ceux qui ne croient pas en leur Seigneur, lui donnent des égaux. Nous n’associons rien à Dieu et nous ne prenons pas de maître autre que Lui.

Louange à Dieu à qui appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est dans sur la terre, à Lui la Louange dans l’Au-delà, Il est le Sage, le Bien Informé, Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui y remonte, Il est le Très-Miséricordieux, Celui qui pardonne. Ainsi est Dieu, il n’y a de Dieu que Lui et vers Lui a lieu le Retour.

Louange à Dieu qui retient le ciel pour l’empêcher de tomber sur la terre, sans Sa Permission, Dieu est en vérité Bon et Très-Miséricordieux envers les hommes. Notre Dieu, fais-nous Miséricorde par Ta Miséricorde et englobe-nous par Ton Pardon, car Tu es le Très-Elevé, le Très-Grand.

Louange à Dieu dont aucun lieu ne désespère de Sa Miséricorde, ni n’est privé de Ses Bienfaits, ni ne désespère de Son Esprit, ni ne s’abstient de L’adorer.

C’est par Sa Parole que les sept cieux se sont dressés, que la terre aplatie s’est stabilisée, que les sommets des montagnes se sont fixés, que les vents, pleins de semence, ont circulé, que les nuages ont cheminé dans l’atmosphère du ciel, que les mers se sont dressées dans leurs limites, et Il est Dieu pour eux et Impérieux.

Ceux qui se sont affermis s’humilient devant Lui, ceux qui se sont enorgueillis s’amenuisent devant Lui, les mondes s’assujettissent à Lui de leur propre volonté ou par force.
Nous Le louons comme Il se loue Lui-même et comme Il en est Digne, nous Lui demandons Son Aide, nous Lui demandons Son Pardon, nous Lui demandons Sa Guidance, et nous attestons qu’il n’y a de Dieu que Lui, uniquement Lui, point d’associé à Lui, qu’Il sait ce que cachent les âmes et ce que couvrent les mers.

Aucune ténèbre ne se voile à Lui et aucune [chose] absente ne Lui échappe, nulle feuille ne tombe d’un arbre, ni un grain dans les ténèbres sans qu’Il ne le sache, il n’y a de Dieu que Lui, ni rien de vert ou desséché qui ne soit [mentionné] dans un livre évident, et Il sait ce que font ceux qui agissent et par quelle voie ils passent et jusqu’à quel retournement, ils se retournent.

Nous demandons à Dieu Sa Guidance et nous attestons que Mohammed est Son Serviteur, Son Prophète, Son Messager pour Ses créatures Son Fidèle pour Sa Révélation, qu’il a transmis les Messages de son Seigneur, qu’il a combattu en Dieu ceux qui se sont détournés de Lui et qui Lui ont donné un associé, qu’il a adoré Dieu jusqu’à ce que la certitude l’ait atteint, que Dieu prie sur lui et sur sa famille et salue.

Je vous recommande la piété/crainte de Dieu que le Bienfait ne quitte pas, chez qui la Miséricorde ne s’épuise pas, dont les serviteurs ne peuvent se dispenser, dont les Bienfaits ne sont pas compensés par les actes, qui a poussé à la piété, a [exhorté] à ne pas s’attacher à ce monde, qui a mis en garde contre les péchés, qui S’est Enorgueilli de la Permanence et a assujetti Ses créatures par la mort et l’anéantissement.

La mort est le but des créatures, la voie des mondes, elle est attachée au toupet de ceux qui restent et les fuyards ne peuvent pas fuir d’elle. Quand elle est arrivée, elle capture les gens qui ont suivi les passions, détruit tout plaisir, fait disparaître tout bienfait, interrompt toute félicité.

Le monde ici-bas est une demeure pour laquelle Dieu a inscrit la disparition et pour ses habitants le départ (d’elle). Mais la majorité d’entre eux désire son maintien et accorde une grande importance à sa construction.

Il est agréable et verdoyant et s’est déjà empressé vers ceux qui sont demandeurs et a embrouillé le cœur des regardeurs aux yeux grands ouverts. Il exténue celui qui détient peu de trésors et le peureux craintif éprouve de la répugnance pour lui. Alors quittez-le, que Dieu vous fasse miséricorde du meilleur de ce qui est en votre présence (en vous), ne demandez pas de Lui plus que le peu, ne demandez pas plus que ce qui vous suffit.

Contentez-vous du peu de Lui, ne laissez pas vos yeux convoiter les plaisirs de ceux qui vivent dans l’aisance, méprisez-le [ce monde] et ne vous y établissez pas, contraignez-vous en ce [monde, dans la voie de Dieu].

Prenez garde à la jouissance, aux distractions, à l’aisance (ou aux amuseurs) car il y a en cela de l’insouciance et du leurre. C’est que le monde ici-bas s’est travesti, a tourné le dos, s’est substitué et a annoncé son départ, c’est que l’Au-delà est déjà parti, est arrivé, s’est approché et a annoncé son apparition!

C’est que la lice est pour aujourd’hui et la course pour demain! C’est que l’enjeu est le Paradis et l’aboutissement le Feu [de l’Enfer] ! Alors, n’allez-vous pas vous repentir de vos fautes avant le jour de votre mort ?! N’allez-vous pas agir pour votre âme avant le jour de votre misère et de votre pauvreté?!

Que Dieu nous place, ainsi que vous, au nombre de ceux qui Le craignent et qui aspirent à Ses Récompenses!

C’est que ce jour est un jour que Dieu a rendu pour vous un [jour de] fête et qu’Il vous a placés au nombre de ses tenants, alors, évoquez Dieu Il vous évoquera, invoquez-le Il vous exaucera, et payez la [zakat] de la Fitrat car elle est une sunna de votre Prophète et une prescription obligatoire de votre Seigneur.

Alors que chacun d’entre vous la verse, pour lui-même et pour tous les membres de sa famille, de sexe masculin ou féminin, petit ou grand, libre ou en votre possession, pour toute personne d’entre eux, un boisseau [2kg831] de blé ou de datte ou d’orge.

Obéissez à Dieu dans ce qu’Il vous a imposé et ce qu’Il vous a ordonné de faire, comme accomplir la prière, payer la zakat, faire le pèlerinage à la maison [de Dieu] (le Hajj), jeûner durant le mois de Ramadan, ordonner le bien et interdire le blâmable, bien se comporter avec vos femmes et avec les personnes en votre possession.
Obéissez à Dieu dans ce qu’Il vous a interdit comme diffamer une femme mariée, agir immoralement, boire de l’alcool, diminuer la mesure, fausser la balance, faire un faux témoignage, fuir le combat.

Que Dieu nous protège ainsi que vous par la piété, qu’Il rende l’Au-delà meilleur que la première [demeure] pour nous et pour vous.

C’est que le meilleur propos et la plus éloquente exhortation des pieux est le Livre de Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Sage :
Je cherche protection auprès de Dieu contre le démon maudit!

{Par la [grâce du] Nom de Dieu, le Tout- Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. Dis : « Lui, Dieu est Un, Dieu Impénétrable, Il n’engendre pas et n’est pas engendré. Nul n’est égal à Lui.»} (CXII)

Louange à Dieu, nous Le louons et nous demandons Son Aide, nous croyons en Lui et nous comptons sur Lui, nous attestons qu’il n’y a de Dieu que Dieu, uniquement Lui, point d’associé à Lui, et que Mohammed est Son Serviteur, Son Messager (que les Prières de Dieu et Son Salut soient sur lui et sa famille ainsi que Son Pardon et Sa Satisfaction).

Mon Dieu, prie sur Mohammed, Ton Serviteur, Ton Messager et Ton Prophète, d’une prière croissante, grandissante qui l’élève en degrés et qui fait apparaître ses faveurs, prie sur Mohammed et sur la famille de Mohammed, et bénis Mohammed et la famille de Mohammed, comme Tu as prié, béni et fait Miséricorde à Ibrahim et à la famille de Ibrahim, car Tu es Très-Loué, Très-Magnifié.

Mon Dieu, châtie les incroyants des Gens du Livre qui font obstacle à Ta Voie, qui nie Tes Signes, qui démentent Tes Messagers.

Mon Dieu sème la zizanie entre eux, jette la terreur dans leurs cœurs, fais descendre sur eux Ton Châtiment, Tes Punitions et Ta Force que Tu ne repousses pas des gens criminels!

Mon Dieu, pardonne aux croyants et aux croyantes, aux musulmans et aux musulmanes. Mon Dieu, fais que la piété soit leurs provisions, [place] la foi et la sagesse dans leurs cœurs, inspire-leur de [Te] remercier pour les Bienfaits que Tu leur as donnés, de respecter le pacte de Tu as conclu avec eux en tant que Dieu de la Vérité, Créateur de la création.

Mon Dieu, pardonne à celui des croyants et des croyantes, des musulmans et des musulmanes qui meurt et à celui d’entre eux qui va le suivre, car Tu es Tout-Puissant, Très-Sage.

C’est que Dieu ordonne la justice, le bien et le don aux proches parents et interdit la turpitude, le blâmable et l’injustice. Il vous exhorte, peut-être vous en souviendrez-vous.
Evoquez Dieu, Dieu se souviendra de vous car Il se souvient de celui qui l’évoque, demandez à Dieu qu’Il vous fasse Miséricorde et [qu’Il vous accorde] de Ses Faveurs, car n’est pas déçu de Lui celui qui L’a invoqué.

Notre Dieu, donne-nous en ce monde un bienfait et dans l’Au-delà un bienfait et préserve-nous du Châtiment du Feu.

 


Le jour du Fitr. C’est un jour béni. Dieu, le Très-Haut, a voulu que les Musulmans de tout le monde s’y rencontrent et se sentent unis en fêtant, après avoir senti qu’ils sont unis pendant le mois de Ramadan en jeûnant le jour, en priant la nuit et en implorant Dieu, à Lui la Grandeur, dans leurs invocations Lui demandant de leur permettre d’être proches de Lui.
Avons-nous pu pendant le mois de Ramadhãn, laver la poussière d’ignorance, de déviation et de pêché, qui recouvrait notre nature innée pure donnée par Dieu? Si c’est le cas, on annonce la victoire sur le Tãghout de l’âme pendant la prière d’Aïd El-Fitr en ces termes:
«Dieu est plus grand ! Dieu est plus grand! Il n’est pas de dieu si ce n’est Dieu et Dieu est le plus grand et à Dieu la louange et la louange à Dieu pour nous avoir guidé sur le droit chemin et merci à lui pour l’autorité qu’il a sur nous»


"الله اكبر، الله اكبر، لا اله الا الله و الله اكبر ولله الحمد والحمدلله على ما هدانا وله الشكرعلى ما اولانا"

Hadîth du Sainte Prophète Mohammad (psl) qui dit : "C'est une fête pour celui dont le jeûne et la prière ont été agréés par Dieu". (Rapporté par Ali ibn Abitaleb p)

Ali ibn Abitaleb (p) a  dit dans l'un de ses discours, à l'occasion de la fête "al-Fitr": son discoure :
" Chaque jour où Dieu n’est pas désobéi est une fête". "O gens ! Ce jour où vous vous trouvez est un jour dans lequel les bienfaiteurs sont récompensés -pour leurs bonnes actions effectuées dans l'esprit de l'obéissance  Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire- et un jour dans lequel les fautifs- ceux qui n'auront pas assumé leurs responsabilités lors de ce mois béni- sont perdants. C'est un jour qui ressemble à celui de votre Résurrection - Lorsque vous rejoignez les mosquées pour vous dresser devant  Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, pour invoquer Sa satisfaction et pour implorer Sa miséricorde, vous faites quelque chose de semblable à ce que vous ferez lorsque vous serez conduits devant  Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, au Jour de la Résurrection. Rappelez, en sortant de vos maisons pour rejoindre les mosquées, le moment dans lequel vous sortirez de vos tombes pour être conduits devant Dieu, lorsque Dieu fera sortir les hommes, vivants, de leurs tombes au jour de la Résurrection. Rappelez, en vous dressant dans vos mosquées, le moment où vous serez dressés devant votre Seigneur. Rappelez, en rentrant chez vous, après la prière de la fête, le moment où vous rentrez, après le jugement, pour rejoindre le Paradis ou l'Enfer. Sachez, ô serviteurs de Dieu, que la moindre récompense qui sera allouée à ceux et à celles qui jeûnent sera le fait d'être appelés, au dernier jour du mois de Ramadan, par un Ange qui leur dit : "Ayez, ô serviteurs de Dieu, la bonne nouvelle : Dieu vous a pardonnés vos fautes passées, pensez donc à votre action à venir !".

C'est la fête, la fête de "al-Fitr" (la rupture du jeûne). C'est un jour que Dieu a consacré comme fête aux Musulmans afin qu'ils vivent, dans son ambiance, tous les sens de la spiritualité qui les fait élever vers Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire. Afin qu'ils vivent la joie spirituelle parce qu'ils ont assumé leurs responsabilités envers Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, en obéissant à Ses ordres, en exécutant ce qu'Il leur conseille et en évitant ce qu'Il leur déconseille.
Le Jour de la rétribution
L'Imâm al-Hassan (p) a vu, un jour du Fitr, un groupe de gens qui s'amusaient et riaient. Il s'est arrêté face à eux et il leur a dit : "Dieu a fait du mois de Ramadân un champ de course pour ses créatures. Ils devraient y concurrencer en Lui obéissant pour gagner Son agrément. Ceux qui devancent les autres sont ceux qui gagnent et ceux qui s'attardent sont ceux qui perdent. Il est tellement et tellement étrange de voir quelqu'un rire et jouer à un jour où l'on rétribue les bienfaiteurs et où perdent les fautifs. Par Dieu, si la couverture (derrière laquelle se trouve l'Autre monde) pouvait s'enlever, ils auraient su que le bienfaiteur est occupé de ses bienfaits et que le malfaiteur est occupé de ses méfaits".
La fête est le jour où Dieu veut que l'homme soit content du fait que Dieu est content de lui, et qu'il soit content parce qu'il introduit la joie dans les cœurs des autres. La fête, et en particulier celle du Fitr, (la rupture du jeûne à la fin du mois de Ramadan) commence par le sentiment du pardon divin. L’Imam 'Alî a dit : "C'est une fête pour celui dont Dieu lui a agréé son jeune et ses prières. Chaque jour où Dieu n'est pas désobéi est une fête".
Que faire après la fête ? Une question que nous posons alors que nous vivons encore cette joie de la fête.
Quel est le programme à suivre pour les jours à venir ? La marche s'arrête-t-elle de la recherche de la joie et de la régulation telles qu'elles sont voulues par Dieu ? L'effort se relâche-t-il et le contrôle intérieur s'affaiblit-il ? Retournerons-nous à notre rythme antérieur sans remaniement et évolution ? Ce sont des questions que doit se poser avec insistance chacun d'entre nous, car, chers bien-aimés, le lien avec Dieu doit se poursuivre en se renouvelant après le mois de Ramadan et la fête. Il nous faut fixer plusieurs importants objectifs à atteindre. Le premier est de faire en sorte que Dieu nous retrouvera changés au prochain mois de Ramadan, ou plutôt en état de faire tout ce qui est en notre possibilité pour purifier notre esprit, pour nourrir notre raison et pour faire davantage de bien envers ceux qui nous entourent.
Le prochain mois de Ramadan ne nous retrouvera-t-il avec des projets de véritable joie dans notre vie ? Avec l'intention d'agir sans relâche pour faire jaillir la joie en nous ? Pour que la joie donne à notre vie le sens de son existence et de son repos ?
Cette joie de ce monde ci, nous la vivons pas après pas pour arriver à la plus grande joie, celle de l'Autre monde : ((Le Jour où chacun trouvera présent [devant soi] ce qu’il a fait de bien et ce qu’il a fait de mal, il souhaitera entre soi [-même] et lui (le mal) une grande distance. Dieu vous met en garde de [désobéir à] Lui. Dieu est Compatissant envers [Ses] serviteurs.)) (Coran III, 30). ((Qui aura fait le poids d’un atome de bien le verra. Qui aura fait le poids d’un atome de mal le verra.)) (Coran XCIX, 7-8).
Seigneur ! Réjouis nos cœurs par la foi et par le Coran, par le bien, par la science et par la guidance. Que chaque année soit bonne pour vous !


 
Sur la notion de fête en Islam, on rapporte de l’Imam ‘Ali – paix sur lui -


"انما هوعید لمن قبل الله صیامه و شكر قیامه، وكل ‏یوم لا یعصى الله فیه فهو عید"

 

El-Fitr est une fête pour celui dont Dieu accepte le jeûne et récompense les prières,
Désobéi est un jour de fête"  et chaque jour dans lequel Dieu n’est pas
Imam ‘Ali – paix sur lui – a tiré cette parole de la source de la Révélation puisqu’il a posé la question au Prophète (pslf) après son discours sur les bienfaits du mois de Ramadhãn: «quelle est la meilleure action pendant le mois de Ramadhãn?». Le Saint Prophète a répondu: «éviter les interdits de Dieu».
C’est-à-dire que la fête (de l’arabe Aïd = «retour») un retour sur soi et sur sa nature innée monothéiste.
Le sujet d’Aïd El-Fitr dans le Coran
 

Le terme «Aïd» apparaît une seule fois dans le Coran en relation avec le saint Prophète Jésus, fils de Marie – paix sur eux – et ses apôtres, qui dirent afin de compléter leur foi: «ton Dieu peut-il nous envoyer un repas venu du ciel?». Jésus – paix sur lui – s’inquiéta de cette requête qui traduisait un doute et une hésitation de la part de ses disciples et dit: «craignez Dieu si vous avez la foi». Mais il comprit bientôt que ce qu’ils désiraient réellement, c’était observer un grand miracle de la part de Jésus –paix sur lui-, afin que leur cœur soit complètement rassuré et purifié de tout doute, si bien qu’il s’adressa à Dieu en ces termes:
«Ô Dieu! Notre seigneur! Fais descendre sur nous une table servie du ciel, qui soit pour nous une fête pour le premier et le dernier d’entre nous et un signe de Ta part»
«اللهم ربنا انزل‏علینا مائده من السماء تكون لنا عیدا لاولنا وآخرنا وآیه منك؛ خداوندا مائده‏اى ازآسمان برما بفرست تا عیدى براى اول و آخرما باشد و نشانه‏اى ازتو.»
Puisque le jour de la descente d’une «table servie» est le jour du renouement avec la victoire, la pureté et la foi en Dieu, Jésus - paix sur lui- le nomma «fête» si bien que dans le Coran, le terme «Aïd» signifie «répétition» annuelle et «complétion».
Toutefois, d’Aïd El-Fitr devient réellement «fête» quand le mois de Ramadhãn a vraiment été l’occasion d’un effort sur soi, d’une victoire sur soi et si nous sentons un profond changement en nous.
 
Le Coran considère ouvertement la connaissance de Dieu et la religion comme une question innée; ainsi en est-il du verset 30 de la Sourate Les Romains:
«فاقم وجهك للدین حنیفا فطرة الله التى فطرالناس علیها لاتبدیل لخلق الله ذلك الدین القیم.»
«Ô Prophète! Tourne ton visage vers la vraie religion de Dieu, cette nature innée (Fitrat-Allah) selon laquelle Dieu a créé les êtres humains; tu ne trouveras aucun changement dans la création de Dieu».
«   On recense deux catégories de natures innées: celle du cœur et celle de la raison. La nature innée de la raison, c’est-à-dire l’argumentation rationnelle amène l’être humain arrivé au sommet de sa raison, à avouer suite à l’observation de l’Univers, que cet ordre universel n’a pas pu être créé sans un intellect rationnel; cette raison innée rationnelle atteint l’objectif sans avoir besoin d’un professeur, mais la nature innée peut signifier autre chose: la nature innée du cœur grâce à laquelle on peut plus facilement qualifier la religion, de sorte que l’être humain,  quand il observe les profondeurs de son âme, voit la lumière de la vérité et entend un appel avec les oreilles de son cœur à la source de la connaissance et sent un pouvoir sans égal de l’existence, que l’on appelle parfois «l’entendement conscient»; c’est un entendement comparable au fait pour un individu de voir une fleur, celui-ci est alors conscient de sa beauté sans qu’il ait besoin de l’argumenter et il y prend un réel plaisir
L’Aïd El-Fitr signifie littéralement «retour sur sa nature innée»; en fait, la question de l’effort sur soi pendant le mois de Ramadhãn porte l’individu vers un état dans lequel tout voile d’ignorance, passion et obstacle est retiré de la voie vers la nature innée et l’être humain musulman retrouve sa nature innée qui n’est autre que la religion de Dieu;
Les psychologues ont identifié quatre domaines innés dans l’âme de l’être humain: le sentiment de connaissance, le sentiment esthétique, le sentiment du bien et le sentiment religieux. L’omniprésence de ce sentiment religieux se veut un autre signe pour qualifier la religion d’innée.
Dans sourate « Fatir » : « Le créateur », verset (1) ALLAH  dit :

الحمد لله فاطر السموات و الأرض

" Al hamdulillahi Fatiri assamawati wal-ard"

« Louange à Dieu, créateur des cieux et de la terre ».

Le mot "Fatir" : issu du verbe « Fatara » ou « chaqqa » qui veut dire : couper, fissurer ou briser.
Les savants ont expliqué la création des terres et des cieux par ce phénomène qui consistait à fissurer le néant pour créer la terre et les cieux.
Ce qui nous intéresse ici c’est le verbe « fatara » qui veut dire couper et fissurer.
Quand on mange le soir après une journée de jeûne on dit qu’on coupe le jeûne.
Et c’est la même chose pour la fin du mois : on coupe le mois de Ramadan pour passer à un autre mois, d’où l’appellation de la fête de « Al-Fitre »




 

Pendant la matinée du dix-neuvième jour du mois de Ramadan de l'an 40 de l'Hégire, l’Imam Ali est allé faire la prière de l’aube à la mosquée d’Al-Koufa, il répétait toujours :
Prépare-toi à affronter la mort lorsqu’elle arrivera
Et n’aies crainte de la mort quand elle t’appellera…
Il était dans la première Rakah, dès qu'il releva la tête de sa prosternation, le maudit Ibn Moljam al-Mouradi la frappa.
A ce moment il (que la paix soit sur lui) a dit: J'ai remporté le succès, par le Seigneur de la Ka'ba.
L'archange Gabriel appelait entre le ciel et la terre: les piliers de la bonne voie, par Allah, sont détruits, les étoiles du ciel et les drapeaux de la dévotion, par Allah, sont disparus, le lien ajusté, par Allah, s'est brisé, le cousin de Muhammad al-Mustafa est tué, al-Wasi al-Mujtaba est tué, Ali al-Murtada est tué.

L'Imam Ali (paix sur lui) souffrait de cette blessure pour trois jours, il transmit ainsi l'Imamat à son fils al-Hassan (al-Sibt).
Durant ces trois jours, il rendit gloire à Allah, accepta sa prédestination et consenti à son jugement. .
Ce que lui arriva (paix sur lui), fut parmi les pires catastrophes qui frappèrent la nation islamique après celle de la disparation du Prophète Muhammad (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa famille).

Les dernières recommendations de l'Imam Ali à ses fils Hassan et Hussein (Pse) après l'attentat de Ibn Maljam

« Soyez pieux, dédaignez le monde en dépit de ses séductions, n'en regrettez rien qui vous échappe, proclamez la vérité, travaillez pour l'éternité, soyez l'ennemi du tyran et l'appui de l'opprimé.

Je vous recommande ainsi qu'à tous mes descendants, parents et lecteurs de cette lettre, d'aimer Dieu, de vous entendre, de resserrer vos liens car j'ai bien entendu votre grand-père, le Prophète, dire: "Réconcilier les esprits est préférable à toute prière et à tout jeûne".
Je vous recommande particulièrement les orphelins; pourvoyez continuellement à leur nourriture, ne les négligez point.

Soyez dévoués à vos voisins. Le Prophète nous les a tellement recommandés que nous avons cru qu'il allait leur allouer une part de notre héritage.

Je vous recommande la lecture du Coran, soyez toujours les premiers à l'appliquer.

Aimez la prière qui est le pilier de votre religion.
Et la maison de Dieu! Fréquentez - ta, ne l'abandonnez point tant que vous serez en vie. Son abandon portera atteinte à votre dignité.

Luttez avec vos biens, vos âmes et vos paroles, au service de Dieu.

Veillez toujours à vous entendre et à vous entraider. Gare à la dissension et l'inimitié; ne manquez point de recommander la pratique du bien et le rejet du mal sous peine de souffrir la domination des méchants et de voir vos invocations non exaucées.

Puis il dit: O descendants d'Abdul Muttalib! Ne versez pas le sang des musulmans en disant: "Le Prince des croyants a été assassiné". Vous ne mettrez à mort que mon assassin. Si je meurs de son épée rendez-lui coup pour coup sans plus. Ne le mutilez point.

Notre Prophète prohibait la "mutilation même à l'encontre du chien enragé".

C'était dans la vingt et unième nuit, du mois de Ramadan où l'Imam Ali (que la paix soit sur lui) est martyrisé pour qu'il arrive au Paradis.

Certes nous appartenons à Allah, et c'est vers Lui que nous retournerons et les oppresseurs vont connaître leur fin.