تحریری

تحریری

 

En débutant sa prédication prophétique par le concept d’Iqra, Le Noble Prophète Mohammed (pslf) établissait ainsi la recherche du savoir et donc l’éducation comme une obligation religieuse et une condition de notre humanité et de développement des forces productives bien avant la reconnaissance, par la société des nations, de l’éducation comme un droit fondamental. Ainsi sacralisé l’éducation devient un instrument de conscientisation de l’homme, d’édification d’une société plus juste et plus humaine, sans oublier son rôle dans le progrès scientifique et technologique.

 Cependant, les musulmans, pour avoir négligé une telle recommandation divine et prophétique, cause de leur retard, sont obligés de se tourner de nos jours vers des systèmes visant à étouffer les croyances des peuples et des nations. Dès lors, l’avantage de l’éducation se tourne en négativité lorsque des connaissances exogènes s’imposent au niveau de la créativité, suscitant pour le récepteur le dur problème du déracinement religieux, moral ou culturel. Aussi ces angoisses doivent et peuvent être combattues en envisageant le transfert des connaissances dans une perspective mohammadienne renouvelée « de transmission de la créativité ». En définitive, il s’agit de voir comment, en utilisant ces connaissances nouvelles exogènes, des pays dépendants peuvent trouver une voie originale, tout en s’appuyant sur leurs croyances pour développer leurs forces novatrices dans le monde.

Le progrès et le développement enregistrés par l’homme dans tous les domaines social, économique scientifique, technique, culturel ou artistique, ainsi que la réussite que symbolisent les grandes figures de l’histoire de tout bord n’ont pu se faire que grâce à la confiance en soi et une activité soutenue, car nul ne peut accéder aux plus hautes marches du triomphe sans ces qualités.

Notre foi dans le succès nous permet d’atteindre nos objectifs. C’est la condition sine qua non de la réussite, car toute action qu’entreprend l’homme n’est que la résultante de sa volonté et sa profonde conviction en ses idées et ses projets fut-il croyant ou mécréant en Dieu. C’est cela la réalité doublée de vérité immuable. Si son assurance et sa confiance étaient ébranlées, alors toute son activité demeurait infructueuse.

Nous musulmans contemporains ne devons jamais confiner nos pensées et nos réflexions dans des limites grandes ou petites, de nos actions quelles qu’elles soient, mais nonobstant son importance, nous devons poursuivre toute action avec une grande confiance en soi, persévérance et honnêteté accompagnées d’une méthode et d’une organisation jusqu’à son achèvement. Dans chaque époque et dans toutes les sociétés, il existe des individus qui se sont fait eux-mêmes ; en puisant dans leurs qualités morales et spirituelles pour le plus grand bien-être de l’humanité entière, réalisant ainsi les sublimes objectifs humains les plus nobles, car plus les principes humains sont pris en compte plus notre action est positive et fructueuse. La mise en pratique des principes humains, dans le contexte adéquat, a rendu célèbres bien des hommes et conduit à leurs réussites tout au long de leur existence matérielle et immatérielle.

Pourquoi diable voulons nous nous référer à des thèses dépassées qui demandent à être revues et corrigées et de surcroît demandent même une interprétation selon les contextes du moment alors qu’il y a un nettoyage de fond en comble qui l’attend afin qu’il soit adéquat et applicable avec aisance.

Nombreuses sont les dispositions naturelles qui n’ont pas été exploitées du fait du manque de confiance en soi, d’une éducation sérieuse et de formation requises. La manière de réfléchir à une grande importance dans la vie des gens et dans leurs relations sociales. Si nos pensées sont dominées par la détermination et la confiance en soi nous gagnerons là où nous nous trouverons la sérénité et la paix de l’esprit. Mais lorsque nos pensées sont minées par un sentiment de suspicion et de doute négatif que notre confiance en soi est à son plus bas niveau, alors la faiblesse et l’incapacité à agir seront notre lot. Il est alors évident que cette tare ou cette faiblesse se traduira par l’immobilisme et l’inaction qui réduiront les perspectives de développements de nos sociétés et de l’homme ’’musulmansis".

Les savants et intellectuels du monde musulman doivent tout mettre en œuvre pour : mener des études et recherches approfondies dans l’espace islamique et extra islamique pour relever les défis lancés par le monde contemporain afin de de redonner espoir et vie aux Musulmans dont pour la plupart désorientées. Ceci donnerait une vision futuriste en partant d’une perspective islamique originelle. L’objectif fondamental de l’Islam étant l’émancipation des gens de toute forme d’asservissement intellectuel, matériel ou doctrinal, pour un développement social, culturel intellectuel, politique et économique et la lutte contre l’aliénation de l’homme tout court.

Et pour atteindre ces objectifs sublimes, le leader Musulman doit déserter certains milieux de la mondanité abjecte inspirés de la culture étrangère à la nôtre et s’imprégner des valeurs locales et réaliser de quoi souffre les masses laborieuses, connaitre leur langage, leur mode de vie et de réflexion, comment passent t-ils leur temps et quelles sont les responsabilités qu’elles ressentent, qu’elles soient vraies ou fausses ? Il s’apercevra alors que la grandeur de cette société est plus précieuse que le pétrole et le diamant. Le Leader Musulman doit extraire cette richesse et la purifier ainsi, il fournira à la société le dynamisme, l’épanouissement, la clairvoyance, la créativité et l’esprit constructif. Le rôle du Leader est de réaliser une révolution des mentalités et des comportements sous forme d’explication et de compréhension de la religion avec une nouvelle lecture en s’appuyant sur le contexte du moment ce qui appel à une étude sérieuse et approfondie de la société et les évolutions de mentalités. Le Leader Musulman doit être audacieux face aux intérêts et aux masses. Il doit toujours guider les efforts de raisonnement et la science.

Chaque homme a reçu de Dieu le dépôt de la foi ‘’ al amaana ‘’ qu’on retrouve dans le verset du Saint coran au verset 72 de la sourate 33. Ce mot désigne une idée de sécurité, de confiance, de fidélité, de loyauté et de croyance.

Il est responsable non seulement de son groupe, de sa famille, ou des siens mais aussi vis-à-vis de tout ce qui existe, de la Volonté qui régit l’existence de toutes les créatures. Le leader est celui qui porte la plus grande responsabilité.

Ceux qui ont dominé l’histoire ont créé des évènements qui eurent une influence fondamentale sur le courant des siècles : non seulement ils se sont arrachés au cercle étroit et délétère du quotidien, mais ils ont également conduit une société au sommet de la grandeur et de la gloire.

Et parmi ces leaders Musulmans incontestables l’Imam Khomeini (ra), Fondateur de la République islamique d’Iran, dont aujourd’hui marque le 26ème anniversaire de sa mort (1989).

Beaucoup de savants engagés furent comme l’imam Khomeiny à l’origine d’effets d’une portée immense dans l’histoire de la Pensée et la condition humaine, reste voilée à des regards éblouis par la grandeur existentielle ; comme il se peut encore que l’éclat et le retentissement des phénomènes et des manifestations apparentes du changement qui s’est produit n’enferment ceux qui veulent en juger dans une vision superficielle et un attachement aux épiphénomènes. Et ce problème est encore plus grave et inextricable lorsque le mouvement que conduisaient ces grands hommes a triomphé de leur vivant.

Pour parler de l’Imam Khomeiny (ra), cette personnalité de multiples facettes qui est le produit parfois d’aspects contradictoires en apparence. Un docteur de la Loi Islamique, (Faqih) une Source de Référence,(Marj’a Taqlid) un Eminent Professeur de philosophie , un profond Connaisseur de la Gnose spéculative,  un grand maître d’Ethique islamique, un Ascète délivré de ce bas monde et plongé dans les profondeurs de la vallée pleine de secrets et de mystères de la voie spirituelle opérative, qui est en même temps un Penseur libre et lucide s’attaquant à l’ascète ostentatoire des bigots marchands de religion et se fâchant de la tartufferie des dévots aux idées malsaines. Un savant qui met son savoir en pratique, un homme de culture et de prière qui est Combattant infatigable de l’injustice, héraut d’une étroite corrélation entre religion et politique. Un Politicien avisé qui fut la référence religieuse de la Nation .Celui qui combat le mal tout en montrant le remède. Cette personnalité à ne pas comparer aux célèbres visages révolutionnaires, politiciens, religieux et scientifiques de notre ère.

Mais pour mieux le connaître ou apprécier cette personnalité, il faut disposer des moyens pour étudier en profondeur et dans toutes ces dimensions, la révolution Islamique et ses répercussions en Iran et dans le monde.

Cet homme qui a pu ré vivificateur de la religion et réformateur de la Société .Ceci dit pour connaître cet homme, il ne suffit pas d’aborder avec une conjoncture précise de sa vie ou un aspect de sa personnalité .Il faut connaître ce grand homme à travers sa conviction, sa foi, ses actes et toutes les étapes de sa vie.

Ce qui nous amenons à parler du climat politico social qui régnait durant les vingt dernières années de la Dynastie des Pahlavis, sur l’avènement de la Révolution Islamique, et sur la modernisation du Pays après la révolution islamique en Iran.

Tout musulman a une obligation de s’impliquer pour la réalisation des idéaux islamiques dans son environnement qui est une aventure gigantesque et exaltant comme nous enseigne ce verset du Coran Glorieux : « Allah ne change rien dans les hommes tant qu’ils n’auront pas changé ce qui est en eux ».

 

Cette exaltation galvanisant adressée par Allah aux hommes, l’Imam en fit un mot d’ordre mobilisateur. Avec des compagnons exaltés entièrement dévoués à la cause de la Révolution Islamique, il multiplie rassemblements et cérémonies dans tout le pays pour faire entendre appel à son peuple. Et le peuple s’insurgea au prix de mille sacrifices chaque fois que l’absolutisme du pouvoir voulait aliéner l’indépendance aux puissances étrangères de tous bords.

 

Le mouvement religieux incarné par l’Imam (RS) a toujours fait face à l’arrogance et à l’injustice du Chah qui alla jusqu’à traiter les religieux : « d’incultes mal intentionnés dont la pensée n’a pas évolué depuis mille quatre cents ans, qui grouillent comme des vers dans la souillure et la boue ».

 

C’est dans cette tyrannie impitoyable dans ce ciel lourd de menaces et de défis que s’éleva la voie rédemptrice de l’Imam qui proclame sans ambages : « Il faut renverser la Monarchie et chasser les Américains ». Le mot d’ordre fut entendu qui permit de mobiliser toutes les couches de la population.

 

Aux invocations du Glorieux Coran dont le discours est essentiellement égalitaire se rallièrent marxistes et laïcs. Tout le peuple fut convaincu de la nécessité de chasser le Monarque.

 

C’est sur ce socle que l’Imam Khomeiny (RAS) et ses successeurs font reposer l’édifice du pouvoir, seule condition pour réussir pleinement la Révolution Islamique qui garantit l’évolution et le progrès, l’égalité, la fraternité, le respect des droits de l’homme.

 

Fondateur, irrigateur, ordonnateur, l’Imam Khomeiny (RAS) créa et conduisit avec fermeté la Révolution Islamique qui constitue un grand moment de l ‘évolution de la conscience Islamique mondiale, un viatique puissant, une espèce de lexique aussi bien spirituel, politique, moral que culturel. Elle a rendu à tous les peuples opprimés du monde leur légitime fierté.

 

Aux yeux des ennemis et des détracteurs de l’Islam, elle apparut comme un ébranlement cosmique.

 

La Révolution Islamique n’a été possible en Iran qui, parce que ses dirigeants sont parvenus, grâce à une action soutenue jusqu’au sacrifice suprême à dégager le Coran de toute exégèse passéiste pour saisir l’appelle plus véhément à la Révolution pour libérer l’homme de ses passions et de l’amour vers la félicité.

 

Seul, l’Islam pourra réaliser l’intégration critique et sélective des sciences et des techniques de l’occident en le subordonnant exclusivement comme moyen, au but de l’Islam qui, par définition et par essence est la religion de l’équilibre qui sauvera l’humanité à ce 3ème millénaire…

Chérif Mballo

Chercheur

Directeur du Centre islamique de Recherche et de Documentation

Président-Fondateur

De l’Association Ali Yacine (as)

SENEGAL

 

Julie LEVESQUE
Le but de la présence militaire étasunienne en Afrique est bien documenté : contrer l’influence chinoise et contrôler des endroits stratégiques et des ressources naturelles, y compris les réserves de pétrole. Cela a été confirmé il y a plus de 8 ans par le département d’État étasunien.

En 2007, le conseiller du département d’État étasunien, le Dr J. Peter Pham a commenté les objectifs stratégiques d’AFRICOM : « protéger l’accès aux hydrocarbures et autres ressources stratégiques abondantes en Afrique, une tâche qui consiste à protéger la vulnérabilité de ces richesses naturelles et à s’assurer qu’aucune autre tierce partie intéressée, comme la Chine, l’Inde, le Japon ou la Russie, n’obtienne des monopoles ou des traitements préférentiels ». (Nile Bowie,.US AFRICOM Commander Calls for “Huge” Military Campaign in West Africa, Global Research, 11 avril 2012)
Au début février, « de passage au Centre d’études stratégiques et internationales à Washington, D.C., le chef d’AFRICOM, le général David Rodriguez, a appelé à une campagne de « contre-insurrection » de grande envergure menée par les États-Unis contre des groupes en Afrique de l’Ouest ».
Le chef du Commandement des opérations spéciales des États-Unis (SOCOM), le général Joseph Votel, a fait des remarques similaires la semaine dernière à l’Académie West Point de l’Armée étasunienne, affirmant que les équipes de commandos étasuniens doivent se préparer à de nouveaux déploiements contre Boko Haram et l’État islamique. (Thomas Gaist, US AFRICOM Commander Calls for “Huge” Military Campaign in West Africa, World Socialist Web Site, 2 février 2015)
Mark P. Fancher a souligné l’hypocrisie et « l’arrogance impérialiste » des pays occidentaux, qui « malgré la condamnation universelle du colonialisme », sont toujours prêts « à déclarer publiquement (sans excuses) leurs plans d’expansion et de coordination de leur présence militaire en Afrique » (Marc P. Fancher, Arrogant Western Military Coordination and the New/Old Threat to Africa, Black Agenda Report, le 4 février 2015).


Plus de troupes en provenance du Bénin, du Cameroun, du Niger, du Nigeria et du Tchad sont maintenant déployées pour lutter contre Boko Haram.
Cette nouvelle guerre contre une autre entité terroriste obscure en Afrique n’est pas sans rappeler la campagne de propagande ratée de Kony 2012, drapée dans des idéaux humanitaires. Elle est utilisée comme un écran de fumée pour éviter d’aborder la question des victimes de la guerre contre le terrorisme et les causes réelles du terrorisme, et afin de justifier une autre invasion militaire. Il est vrai que Boko Haram fait des victimes, mais le but de l’intervention occidentale en Afrique n’est pas de venir à leur secours.
Le conflit le plus meurtrier dans le monde depuis la Seconde Guerre mondiale, celui qui fait toujours rage, se passe au Congo et l’élite occidentale et leurs médias ne s’en préoccupent pas. Cela démontre que les interventions militaires ne sont pas destinées à sauver des vies.
Pour comprendre pourquoi les médias se concentrent sur Boko Haram, nous avons besoin de savoir qui est derrière cette organisation. Quel est le contexte sous-jacent et quels intérêts sont servis ?
Boko Haram : une autre opération clandestine des États-Unis ?

Boko Haram est basé dans le nord du Nigeria, le pays le plus peuplé et la plus grande économie d’Afrique. Le Nigeria est le plus grand producteur de pétrole du continent et détient 3,4 % des réserves mondiales de pétrole brut.
En mai 2014, African Renaissance News a publié un reportage détaillé sur Boko Haram et la possibilité que l’organisation soit une autre opération secrète de la CIA visant à prendre le contrôle du Nigeria:
[L]e plus grand prix pour l’AFRICOM, qui vise à implanter une Pax Americana en Afrique, serait de réussir dans le pays africain le plus stratégique, le Nigeria. C’est là qu’entre en perspective la question de Boko Haram qui fait rage actuellement et la prédiction de l’Intelligence Council des États-Unis sur la désintégration du Nigeria en 2015, dont on a beaucoup parlé [...] (Atheling P Reginald Mavengira, Humanitarian Intervention” in Nigeria : Is the Boko Haram Insurgency Another CIA Covert Operation ? Wikileaks, African Renaissance News, 8 mai 2014)
Dans les années 1970 et 1980, le Nigeria a aidé plusieurs pays africains « défiant ainsi clairement les intérêts des États-Unis et de leurs alliés occidentaux, une opposition ayant entraîné à l’époque un recul des initiatives occidentales en Afrique ». (Ibid.)
Le Nigeria exerce son influence dans la région grâce au leadership du Groupe de contrôle de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (ECOMOG, droite), une armée composée de soldats de divers pays africains et mise en place par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le groupe est intervenu dans la guerre civile au Liberia dans les années 90. Le Liberia a été fondé en 1821 par les États-Unis et a été dirigé par des Américano-Libériens pendant plus d’un siècle.
Les puissances occidentales, en premier lieu les États-Unis, ne sont évidemment pas prêtes à laisser les Africains avoir une armée multinationale dans laquelle ils ne détiennent pas de rôle de premier plan. L’ACRI, qui devint plus tard l’AFRICOM, a été formé en 2000 pour contenir l’influence du Nigeria et contrer l’ECOMOG, évitant ainsi l’émergence d’une force militaire africaine dirigée par des Africains.
Selon les documents de Wikileaks mentionnés dans l’article de Mavengira ci-dessus, l’ambassade étasunienne au Nigeria constitue :
une base d’opérations pour des actes de subversion de grande envergure et à grande portée contre le Nigeria, notamment l’écoute des communications du gouvernement nigérian, l’espionnage financier d’éminents Nigérians, le soutien et le financement de groupes subversifs, d’insurgés, de propagande de discorde entre les groupes disparates du Nigeria et l’utilisation de chantage relié aux visas afin de contraindre et d’amener des Nigérians de haut rang à agir en faveur des intérêts étasuniens. (Mavengira, op. cit., c’est l’auteure qui souligne)
Mavengira fait partie de la GreenWhite Coalition, un « groupe de défense citoyen bénévole composé de Nigérians de tous les groupes ethniques et de toutes les convictions religieuses ». Il écrit que le but ultime des opérations clandestines étasuniennes dans son pays consiste « à éliminer le Nigeria comme potentiel rival stratégique des États-Unis sur le continent africain ». (Ibid.)


Une enquête sur la secte Boko Haram par la Coalition GreenWhite a révélé que la « campagne de Boko Haram est une opération secrète organisée de la Central Intelligence Agency (CIA) étasunienne coordonnée par l’ambassade étasunienne au Nigeria ». Les États-Unis ont déjà utilisé leurs ambassades pour des opérations secrètes. L’ambassade de Benghazi s’est révélée être la base d’une opération secrète de trafic d’armes pour les mercenaires luttant contre Bachar Al-Assad en Syrie. Quant à l’ambassade en Ukraine, une vidéo de novembre 2013 a émergé récemment montrant un parlementaire ukrainien l’exposant comme le point central d’une autre opération clandestine destinée à fomenter des troubles civils et à renverser le gouvernement démocratiquement élu.
L’enquête de GreenWhite Coalition sur Boko Haram révèle un plan en trois étapes du National Intelligence Council des États-Unis visant à « pakistaniser » le Nigeria, internationaliser la crise et diviser le pays en vertu d’un mandat et d’une force d’occupation de l’ONU. Le plan « prédit » la désintégration du Nigeria pour 2015. Il convient de citer l’enquête en détail :
L’ensemble du rapport du [National Intelligence Council] est en réalité une déclaration d’intentions codée sur la façon dont les États-Unis prévoient éventuellement démanteler le Nigeria grâce à des complots de déstabilisation [...]
Étape 1 : Pakistaniser le Nigeria
Vu la réalité existentielle du fléau de Boko Haram, la vague d’attentats et d’attaques sur les bâtiments publics sont susceptibles de dégénérer dans les mois à venir.
Le but est d’exacerber les tensions et la suspicion mutuelle entre les adeptes des deux religions au Nigeria et de les mener à la violence interconfessionnelle [...]
Étape 2 : L’internationalisation de la crise
Les États-Unis, l’Union européenne et les Nations Unies appellerons à l’arrêt des violences. [...] Pour créer de l’effet, il y aura une couverture importante des médias internationaux sur la crise du Nigeria avec de soi-disant experts pour discuter de toutes les ramifications. Ces experts s’efforceront de créer l’impression que seule une intervention étrangère bienveillante pourrait résoudre la crise.
Étape 3 : La grande division en vertu d’un mandat de l’ONU
L’on proposera d’abord l’intervention d’une force internationale de maintien de la paix afin de séparer les groupes belligérants et/ou un mandat de l’ONU assignant différentes parties du Nigeria à des puissances occupantes. Bien sûr, les États-Unis et leurs alliés, guidés par des purs intérêts économiques, auront préalablement discuté dans les coulisses des zones à occuper [...] (Ibid., c’est l’auteure qui souligne)
En 2012, le Nile Bowie écrivait :
Le Nigerian Tribune a rapporté que Boko Haram reçoit du financement de différents groupes de l’Arabie saoudite et du Royaume-Uni, en particulier du Fonds fiduciaire Al-Muntada, dont le siège est au Royaume-Uni et à la Société islamique mondiale de l’Arabie saoudite [8]. Lors d’une entrevue menée par Al-Jazeera avec Abou Mousab Abdel Wadoud, le chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) stipule que des organisations dont le siège est en Algérie ont fourni des armes au mouvement Boko Haram au Nigeria « pour défendre les musulmans au Nigeria et arrêter les avancées d’une minorité de croisés » [9].
Fait amplement documenté, les membres d’Al-Qaïda (AQMI) et du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) ont combattu aux côtés des rebelles libyens et reçu directement des pays de l’OTAN des armes [10] et du soutien logistique [11] durant le conflit libyen en 2011 [...]
Pour l’administration Obama, l’appui clandestin à des organisations terroristes dans le but d’atteindre ses objectifs de politique étrangère semble être la condition préalable au commandement des opérations à l’étranger. Boko Haram existe comme une division séparée de l’appareil de déstabilisation étasunien, visant à briser le pays le plus peuplé d’Afrique et le plus grand marché potentiel. (Nile Bowie, CIA Covert Ops in Nigeria : Fertile Ground for US Sponsored Balkanization, Global Research, le 11 avril 2012)
Des reportages indiquent également que certains commandants nigérians sont possiblement impliqués dans le financement de l’insurrection.
Selon le reportage, un soldat nigérian dans l’État de Borno a confirmé que Boko Haram a attaqué Gamboru Ngala en leur présence, mais que leur commandant leur a demandé de ne pas repousser l’attaque. Le soldat a dit au Service Hausa de la BBC que des hélicoptères planaient dans le ciel tandis que les attaques étaient en cours. Trois cents personnes ont été tuées, des maisons et un marché brûlés tandis que les soldats regardaient, ayant reçu l’ordre de ne pas prêter assistance à ceux qui étaient attaqués. Le soldat a déclaré que l’insurrection de Boko Haram prendra fin lorsque les officiers supérieurs de l’armée cesseront de l’alimenter.
Lors des enlèvements de filles de Chibok, un soldat a affirmé en entrevue à Sahara Reporters,
« Nous avons reçu l’ordre d’arrêter les véhicules transportant les filles, mais dès le début de la mission, nous avons reçu l’ordre contraire, soit de nous retirer. Je peux vous assurer que personne ne nous a demandé de chercher quiconque. »
Certains soldats soupçonnent leurs commandants de révéler les opérations militaires à la secte Boko Haram. (Audu Liberty Oseni, Who is Protecting Boko Haram. Is the Nigerian Government involved in a Conspiracy ?,africanexecutive.com, 28 mai 2014)
Ces commandants auraient-ils été contraints par des éléments de l’ambassade étasunienne, tel que le suggère l’enquête de Greewhite Coalition citée auparavant ?
Boko Haram : Le prochain chapitre dans la frauduleuse, coûteuse, destructrice et meurtrière guerre au terrorisme ?
Il a été clairement démontré que la soi-disant guerre contre le terrorisme a fait croître le terrorisme. Nick Turse explique :
[Dix] ans après que Washington eut commencé à verser l’argent des contribuables dans la lutte contre le terrorisme et les efforts de stabilisation à travers l’Afrique, et que ses forces eurent commencé à exploiter le Camp Lemonnier [Djibouti], le continent a connu de profonds changements, mais pas ceux recherchés par les États-Unis. L’université de Berny Sèbe de Birmingham cite en exemple la Libye postrévolutionnaire, l’effondrement du Mali, la montée de Boko Haram au Nigeria, le coup d’État en République centrafricaine, et la violence dans la région des Grands Lacs de l’Afrique comme preuve de la volatilité croissante. « Le continent est certainement plus instable aujourd’hui qu’il ne l’était au début des années 2000, lorsque les États-Unis ont commencé à intervenir plus directement. » (Nick Turse, The Terror Diaspora : The U.S. Military and Obama’s Scramble for Africa, Tom Dispatch, 18 juin, 2013)
Que veulent les États-Unis en Afrique ?

Lorsqu’il est question d’interventions à l’étranger, des décennies d’histoire ont démontré que les objectifs déclarés de l’armée étasunienne et ses véritables intentions ne sont jamais les mêmes. L’intention réelle ne consiste jamais à sauver des humains, mais plutôt à sauver des profits et à gagner du pouvoir. Les interventions des États-Unis et de l’OTAN ne sauvent pas, elles tuent.

Celles menées depuis le début du siècle ont tué des centaines de milliers, si ce n’est plus d’un million d’innocents. Difficile de dire combien, car l’OTAN ne veut pas vraiment savoir combien de civils elle tue. Comme le notait The Guardian en août 2011, il n’y avait « pas de projet international de grande envergure consacré au bilan des décès dans le conflit en Libye », à part durant une brève période.

En février 2014, « on estimait qu’au moins 21 000 civils [étaient] décédés de mort violente en raison de la guerre » en Afghanistan selon Cost of War. En ce qui concerne l’Irak, en mai 2014 on comptait « au moins 133 000 civils tués, victimes de violence directe depuis l’invasion ».

Quant à la Libye, les médias traditionnels ont d’abord menti à propos du fait que Kadhafi avait initié la violence en attaquant des manifestants pacifiques, un faux compte-rendu destiné à diaboliser Kadhafi et galvaniser l’opinion publique en faveur d’une autre intervention militaire. Comme l’explique le Centre Belfer for Science and International Affairs, « ce sont effectivement les manifestants qui ont initié la violence ».

Alan Kuperman écrit :

Le gouvernement a réagi aux gestes des rebelles en envoyant l’armée, mais n’a jamais intentionnellement ciblé de civils ou eu recours à l’usage excessif et aveugle de la force, comme l’ont affirmé les médias occidentaux [...]

Le plus grand malentendu à propos de l’intervention de l’OTAN, c’est qu’elle a sauvé des vies et a bénéficié à la Libye et ses voisins. En réalité, lorsque l’OTAN est intervenue à la mi-mars 2011, Kadhafi avait déjà repris le contrôle de presque toute la Libye, alors que les rebelles se retiraient rapidement vers l’Égypte. Ainsi, le conflit était sur le point de se terminer à peine six semaines après avoir éclaté, avec un bilan d’environ 1 000 morts, incluant les soldats, les rebelles et les civils pris entre deux feux. En intervenant, l’OTAN a permis aux rebelles de résumer leur attaque, prolongeant ainsi la guerre pendant encore sept mois et causant la mort d’au moins 7000 personnes de plus. (Alan Kuperman, Lessons from Libya : How Not to Intervene, Belfer Center for Science and International Affairs, septembre 2013)

Malgré ces chiffres, les médias tenteront encore une fois de nous convaincre que ce dont le monde a le plus besoin en ce moment est de se débarrasser du groupe terroriste Boko Haram et qu’une intervention militaire est la seule solution, même si la soi-disant guerre contre la terreur a en fait accru le terrorisme à l’échelle mondiale. Comme le faisait remarquer Washington’s Blog en 2013, « le terrorisme à l’échelle mondiale a diminué entre 1992 et 2004... Mais est monté en flèche depuis 2004 ».

Le Guardian rapportait pour sa part en novembre 2014 :

L’Index mondial du terrorisme (Global Terrorism Index) a enregistré près de 18 000 décès l’an dernier, un bond d’environ 60 % par rapport à l’année précédente. Quatre groupes sont responsables de la majorité de ces décès : le groupe État islamique (Daesh) en Irak et en Syrie ; Boko Haram au Nigeria ; les talibans en Afghanistan ; et Al-Qaïda dans diverses parties du monde. (Ewen MacAskill, Fivefold increase in terrorism fatalities since 9/11, says report, The Guardian, 18 novembre 2014)

Le Guardian omet toutefois de mentionner, que tous ces groupes, y compris Boko Haram et le groupe État islamique, ont été, d’une manière ou d’une autre, armés, entraînés et financés par l’alliance des États-Unis et de l’OTAN, ainsi que leurs alliés au Moyen-Orient.

Grâce à l’appui clandestin des pays occidentaux, des marchands d’armes et des banquiers qui profitent de la mort et de la destruction, la guerre au terrorisme se porte bien. L’Occident prône des interventions militaires sans fin, feignant d’ignorer les causes réelles du terrorisme et la raison pour laquelle il se répand, cachant son rôle et de ce fait indiquant clairement son réel objectif en Afrique : alimenter le terrorisme pour déstabiliser et détruire des pays, justifiant ainsi l’invasion militaire menant à la conquête des terres les plus riches du continent africain, tout en feignant de sauver le monde de la terreur.

Mondialisation.ca, 03 mars 2015

Article publié initialement en anglais le 14 février : “ Is Boko Haram a CIA Covert Op to Divide and Conquer Africa ? ”

Julie Lévesque est journaliste et chercheuse au Centre de recherche sur la mondialisation.

 

 

 

 

 

Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

 

Seigneur ! Que Ta prière soit sur le Détenteur de Ton Ordre, le révolté espéré et le juste attendu. Fais-le entourer de Tes Anges les plus proches et soutiens-le par l’Esprit Saint, ô seigneur des Mondes. Fais qu’il soit celui qui appelle à Ton Livre et celui qui se lève au nom de Ta religion. Fais qu’il soit Ton Héritier sur terre comme Tu l’as fait avec ses prédécesseurs. Affermis pour lui la religion que Tu as agrée pour lui. Donne-lui après sa peur l’assurance pour qu’il T’adore et ne rien T’associer. Seigneur ! Fais qu’il soit glorieux et glorifie-Toi à travers lui ; donne-lui la victoire et sois victorieux par lui. Assiste-le avec force et facilite pour lui l’accès sur la voie de la victoire ! Seigneur ! Fais triompher par lui Ta religion et le Sunna de Ton Prophète, afin qu’il n’aurait à rien dissimuler de la vérité par crainte de quiconque parmi Tes créatures ! Seigneur ! Nous T’implorons un Etat digne par lequel Tu raffermis l’Islam et les Musulmans et Tu humilies l’hypocrisie et les hypocrites ; dans lequel Tu fais de nous ceux qui appellent à T’obéir, ceux qui dirigent sur Ton Chemin. Un Etat où Tu nous assure la dignité de ce monde-ci et de l’Autre Monde !

Le mystère de l’Occultation

Il s’agit de la preuve de Dieu, le Révolté de la Famille de Muhammad, que Dieu accélère son avènement, qu’Il facilite sa sortie et qu’Il nous donne une place parmi ses partisans, ses suivants et ses soldats ! Parmi ceux qui tomberont en martyrs devant lui ! Nous célébrons l’anniversaire de sa naissance au quinzième jour de sha’bân.

 

Si nous l’évoquons, c’est parce qu’il est le Maître du Temps annoncé par le Messager de Dieu (P) qui a dit : « J’ai laissé parmi vous les deux choses grandioses. Tant que vous vous y attachez, vous ne serez pas égarés : Le Livre de Dieu et les Gens de ma Famille. Elles ne se sépareront pas jusqu’à ce qu’elles me rejoindront au bord du Bassin ! ». Le Messager de Dieu (P) nous a parlé de lui, et c’est pour cela que nous le croyons même si nous ne l’avons pas vu, même si nous ne l’avons pas rencontré.

Il nous est indispensable dans ce contexte d’insister sur un fait en nous adressons à ceux qui s’interrogent sur cette longue occultation et sur l’utilité pour les gens de l’existence d’un Imâm occulte ou absent. Dieu, à Lui la Grandeur et le Gloire, a voulu donner des preuves aux hommes en leur envoyant Ses messagers et en sélectionnant Ses amis afin de diriger les hommes vers la vérité et les conduire sur le droit chemin. Comment cela se fait-il dans les conditions de l’absence de l’Imâm, dans les conditions de son Occultation ?

La réponse à cette question est que l’Imâmat des Gens de la Maison (p) est de deux genres. Il y a d’abord l’Imâmat qui a commencé avec ‘Alî (p) et qui s’est poursuivie, à travers ses descendants jusqu’au temps de l’Imâm al-Hassan al-‘Askarî (p). Le rôle de l’Imâm y consistait à être présent parmi les gens, pour assainir leurs concepts, pour répondre à leurs questions, pour implanter la règle islamique dans leurs raisons et la méthode du droit chemin dans toutes leurs affaires, sur la voie de la lutte contre la mécréance, contre l’égarement et contre l’arrogance. C’est en cela qu’a consisté le rôle qu’ont joué les Imâms appartenant aux Gens de la Maison (p).

L’Imâmat et son rôle instructif

Les Imâms (p) ont pu répondre aux besoins des gens en leur montrant les qualifications légales et les concepts de l’Islam. Ils n’ont pas laissé les gens dans le besoin dans ce domaine ; ils leur ont expliqué ce qu’ils ignoraient et tout ce qu’ils ne comprenaient pas dans le Livre et la Sunna. Ils ont mis en évidence les règles générales qui s’ouvrent aux nouveautés qui peuvent être apportées par l’évolution, pour permettre à ceux qui pratiquent l’ijtihâd (l’effort intellectuel) de bien déterminer les qualifications légales à partir des règles islamiques apportées par le Coran et la Sunna, règles qui ont été expliquées et mises au clair par les Imâms appartenant aux Gens de la Maison (p). Lors de l’Occultation mineure, les gens communiquaient avec l’Imâm (p) par l’intermédiaire de ses ambassadeurs. Son dernier message apporté par le dernier de ses ambassadeurs est le suivant : « Quant aux événements à venir, référez-vous à leur sujet aux transmetteurs de nos Traditions. Ils sont mes arguments auprès vous et moi je suis l’argument de Dieu ».

L’Imâm (p) voulait ainsi dire à tous les Musulmans, et aux partisans des Gens de la Maison (p) en particulier, que les Imâms appartenant aux Gens de la Famille (p) ont parlé aux gens de tout ce qu’ils en ont besoin. De ce fait, les gens n’ont plus besoin d’un Imâm pour lui parler et lui poser des questions, car les Imâms (p) n’avaient laissé aucun vide quant aux besoins des hommes, par le passé, au présent et à l’avenir. Si des événements surviennent dans tel ou tel domaine, il faut pour les connaître se référer aux transmetteurs des Traditions authentiques, aux savants qui déduisent les qualifications légales à partir de ces Traditions. Eux seuls sont capables de faire connaître aux gens leurs responsabilités et leurs charges.

C’est ainsi que prend fin le rôle instructif des Imâms (p) une fois qu’ils ont tout mis au clair. C’est pour cette raison que les savants qui ont atteint les plus hauts niveaux dans le domaine de l’ijtihâd ne trouvent aucun problème lorsqu’ils ont à se prononcer au sujet des questions apportées par l’évolution. Ils prononcent des fatwa au sujet de toutes les questions posées par les gens, car ils se font guider par le Livre, la Sunna et l’œuvre des Imâms appartenant aux Gens de la Maison (p).

L’Imâmat et la justice

Quant au second rôle de l’Imâmat, il est le rôle mondial visant à changer le monde à partir du grand projet qu’est celui de l’Islam. L’Islam est venu afin que tous les hommes soient des vecteurs de la justice, afin que le monde soit un monde juste. Un tel projet a besoin de beaucoup de temps pour être réalisé. Pour cette raison, Dieu a prédestiné le Douzième Imâm (p) pour réaliser le but de tous les messages divins, ce but qu’est l’établissement de la justice. Dieu en parle dans la Sourate « al-Hadîd » en disant : ((Nous avons envoyé nos messagers avec des preuves évidentes. Nous avons fait descendre avec eux le Livre et la Balance afin que les hommes observent l’équité)) (Coran LVII, 25). L’équité est bien la justice, c’est-à-dire afin que tous les hommes observent la justice, afin que l’injustice soit présente à l’intérieur de la famille, à l’intérieur de la société, afin de faire disparaître ses axes en conflit dans le monde. Le rôle prédestiné par Dieu à l’Imâm (p) est celui de sortir afin de remplir le monde de justice et d’équité après avoir été rempli d’injustice et d’iniquité. Aucun endroit sur la terre ne doit rester ouvert aux agissements de l’injustice et des injustes, de l’arrogance et des arrogants !

A la lumière de ces considérations, Dieu veut que l’instruction des hommes soit celle de la justice, la justice fondée sur l’Islam. Leur demander de s’instruire par l’instruction de la justice, c’est leur demander de s’instruire par l’instruction de l’Islam, car le Message de l’Islam est celui qui donne à chacun ce qu’on lui doit, qui donne à Dieu ce qu’on Lui doit, qui donne au Messager (p) ce qu’on lui doit en lui obéissant et en suivant son exemple. Il est aussi le fait que chacun respecte les droits des autres.

Pour cette raison, notre devoir à l’ère de l’Occultation est d’observer la justice et l’équité. Attendre l’Imâm Attendu (p) signifie qu’aucun de nous ne doit traiter injustement les membres de sa famille. Aucun ne doit pas traiter injustement ceux avec qui il traite des négoces ou établit des relations. Sur cette base, ceux qui sont fidèles à l’Imâm (p), ceux qui s’engage à respecter son Imâmat, ne sont pas ceux qui commémorent son anniversaire, ceux qui crient son nom et ceux qui prient en disant ‘que Dieu accélère son avènement’. Ils sont plutôt ceux qui pratiquent l’Islam dans leurs relations avec eux-mêmes, avec leurs familles, dans leurs marchés, dans leurs sociétés, dans leurs politiques et dans leurs économies. C’est cela le sens d’être partisan de l’Imâm (a), c’est cela le sens de l’engagement fait à l’Imâm (a) et c’est ce que Dieu nous demande de faire. Il nous demande d’édifier partout des sites de la justice et des sites de l’Islam. Il nous demande d’agir pour édifier une société islamique, un Etat islamique dans un pays ou dans un autre, pour préparer l’édification du grand Etat islamique par lequel Dieu raffermit l’Islam et les Musulmans et humilie l’hypocrisie et les hypocrites…  Un Etat où chaque individu appelle à l’obéissance à Dieu, où chaque individu se prépare à être un projet de dirigeant de l’Islam et de tous les hommes.

Nous aimerions signaler ici une confusion possible qui pourrait se produire dans l’esprit lorsqu’on lit la partie de l’invocation de l’Ouverture que nous venons de lire. Il s’agit de l’expression qui dit : « Seigneur ! Donne-lui après sa peur l’assurance pour qu’il T’adore et ne rien T’associer. Seigneur ! Fais qu’il soit glorieux et glorifie-Toi à travers lui ; donne-lui la victoire et sois victorieux par lui. Assiste-le avec force et facilite pour lui l’accès sur la voie de la victoire ! Seigneur ! Fais triompher par lui Ta religion et le Sunna de Ton Prophète, afin qu’il n’aurait à rien dissimuler de la vérité par crainte de quiconque parmi Tes créatures ! ». La confusion donne à penser que l’Imâm (a) a peur de son avènement. Nous pensons que, s’il ne se présente pas aux gens, ce n’est pas parce qu’il a peur. Les Imâms appartenant aux Gens de la Maison (p) étaient présents parmi les gens malgré toutes les pressions qui les entouraient de toutes parts. Mais l’Imâm (a) s’est occulté par la grâce de Dieu ; son Occultation est un mystère parmi les mystères de Dieu et son avènement fait partie des mystères de Dieu. Il ne s’est pas retiré par peur d’être tué ou persécuté, car sa force lui vient de Dieu, car son avènement a pour but de faire face au monde tout entier au nom de la justice, de faire soumettre le monde tout entier à la justice. Comment donc pourrait-il avoir peur ?!

Nous devons à ce propos signaler une autre question : Lorsqu’une guerre éclate entre les Arabes et Israël, ou dans d’autres endroits comme en Iraq, en Afghanistan ou ailleurs, beaucoup de monde se hâtent de dire que c’est un signe de l’Avènement et que c’est l’ère de l’Avènement. En vérité, personne ne sait quant l’Avènement aura-t-il lieu. Cela relève du mystère de Dieu, quant à nous, cela ne relève pas de nos occupations.

 

Nous signalons aussi que certains exploitent l’ignorance des gens, leur inattention et leur naïveté et prétendent être des ambassadeurs de l’Imâm et des élus de l’Imâm. Ceux-là sont des imposteurs qui cherchent à exploiter les gens et faire de cette question une marchandise. L’Imâm (a) s’est occulté et personne ne l’a rencontré, car il s’est occulté pour tous les humains et personne n’a de particularité dans ce domaine. Pour cette raison, il n’est pas loisible de transmettre les dires de tout chacun qui prétend avoir vu l’Imâm (a).

S’engager à respecter les responsabilités de l’Islam

Notre responsabilité à l’ère de l’Occultation est d’assumer nos responsabilités envers l’Islam, envers la ligne authentique tracée par les Imâms appartenant aux Gens de la Maison (p), et envers le Messager de Dieu (P). C’est cela que nous devons faire. Nous devons agir pour assurer la force de l’Islam, la force de la justice. Nous devons, nous qui reconnaissons l’Autorité de ‘Alî Ibn Abû Tâlib (p), qui représentait toute la foi et tout l’Islam, nous devons faire face à l’injustice et à la mécréance partout dans le monde. C’est cela que le Messager de Dieu (P) a dit dans la bataille du Fossé lorsque ‘Alî (p) a relevé le défi de ‘Amr Ibn ‘Abd Widd. Il a dit en effet : « Toute la foi fait face à toute la mécréance ».

Si vous suivez la ligne de la reconnaissance de l’Autorité de ‘Alî (p) et de ses descendants, les Imâms (p), dont notre Imâm Attendu, l’Imâm du Temps, vous devez le faire en adoptant la voie de la foi tout entière, de l’Islam tout entier et de la droiture toute entière. Nous devons tous être semblables à un organisme vivant : Si l’un de ses organes se plaint d’un mal, tous les autres souffrent pour lui d’insomnie et de fièvre…

Seigneur ! Accélère son avènement ; facilite sa sortie et donne-nous une place parmi ses partisans, ses suivants, ses soldats et ceux qui tomberont en martyrs devant lui. Seigneur ! Fais que nous voyons le Visage noble /de l’imâm (h)/ et le Front sublime ! Fais que nous soyons parmi ses partisans.

 

 

 
Les Actes Des Trois Nuits Blanches Du Mois De Cha’aban


On appelle "les Nuits blanches" les trois nuits du 12 au 13, du 13 au 14 et du 14 au 15 du mois de cha’aban (ainsi que celles du mois de Rajab et du mois de Ramadan). Elles sont dénommées ainsi, parce que la lune y devient très blanche. Ces nuits sont particulièrement bénies et les actes de piété y sont très recommandés.

Parmi ces actes de piété recommandés figure l’accomplissement de deux rakah de prière dont chacune comporte la lecture de la sourate Al-Hamd, la sourate Yã-Sîn, la sourate Al-Mulk et la sourate Al-Tawhîd, pendant la nuit du 12 au 13, de 4 rak‘ah (2 fois 2 rak‘ah) pendant la nuit du 13 au 14, et de 6 rak‘ah (3 fois 2 rak‘ah) pendant la nuit du 14 au 15. Selon l’Imam Al-Sadeq, quiconque accomplit ainsi ces prières obtiendra le thawâb (la récompense spirituelle) des trois mois bénis (Rajab, Sha’aban et Ramadan) et Allah lui pardonnera tous les péchés, à l’exception de celui de polythéisme.

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la Nuit De La Mi-Cha’aban

C’est une Nuit très honorée, car, selon l’Imam Al-Sadiq (Que la Paix soit sur lui), l’Imam Al-Baqir (Que la Paix soit sur lui), parlant de la précellence de cette Nuit, dit: "Elle est la meilleure des nuits après la Nuit du Destin, car Allah y accorde à Ses serviteurs Ses Faveurs et leur pardonne par Sa Grâce. Efforcez-vous donc de vous approchez d’Allah pendant cette Nuit, Lequel a promis de ne refuser aucune demande d’un solliciteur, à moins que sa demande ne comporte un péché. C’est la Nuit qu’Allah a accordée à nous les Ahl-ul-Bayt, au même titre qu’IL a accordé la Nuit du Destin à notre Prophète, que la Paix soit sur lui. Appliquez-vous donc à prier Allah et à faire Ses louanges pendant cette Nuit bénie".

Parmi les grandes bénédictions de cette Nuit, il faut retenir surtout l’anniversaire de la Naissance du "Sultan des Temps", "l’Imam du Temps", l’Imam Al-Mahdi, né avant l’aube, le 15 Sha’ban de l’an 255 de l’hégire, à Sammarra’ en Irak. Ce saint anniversaire ne fait que rajouter aux nombreuses vertus de cette Nuit, soulignées par le Noble Prophète et les saints Imams des Ahl-ul-Bayt.

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Les Actes de la Nuit De La Mi-Cha’aban

Selon différents hadith beaucoup d’actes d’adoration sont très recommandés pendant cette nuit. En voici quelques-uns:

1- Accomplir un ghusl (bain rituel), de préférence au coucher du soleil. Cet acte appelle l’allégement des péchés inscrits dans le passif de la personne concernée.

2- Veiller cette nuit en priant, en récitant des do‘ã’, en accomplissant les différents actes d’adoration recommandés pour cette nuit et implorant Allãh qu’Il nous accorde l’absolution de nos péchés, comme le faisait l’Imam Zayn Al-‘Abidine, le 4e Imam d’Ahl-ul-Bayt. En effet, selon le Hadith "Quiconque veille cette nuit de la sorte, son cœur ne mourra pas le Jour où les cœurs meurent".

3- Accomplir la visite pieuse de l’Imam Al-Hussayn (Que la Bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa Sainte Famille), laquelle constitue le meilleur des actes d’adoration attachés à cette nuit, et commande l’effacement des péchés. En outre, selon le hadith, quiconque désirerait avoir sa main serrée par 124 mille Prophètes, qu’il accomplisse cette visite pieuse, laquelle peut se faire comme suit: on commence par regarder à droite et à gauche, puis on lève la tête vers le ciel en disant: (Que la Paix soit sur toi, ô Abã Abdullãh! Que la Paix soit sur toi, ainsi que la Miséricorde et les Bénédictions d’Allãh). Il est dit aussi que celui qui fait cette visite pieuse, Allãh inscrit à son actif la récompense d’un Pèlerinage de la Mecque (Pèlerinage majeur) et d’une ‘Omrah (pèlerinage mineur).

4-Il est recommandé de réciter le do‘ã’ suivant qui équivaut à une visite pieuse de l’Imam et de prier pour qu’Allãh hâte sa venue.
(O Seigneur! Par cette nuit et celui qui y est né, lequel représente Ta Preuve (Hujjataka) et la Promesse qu’elle incarne, et dont la naissance rajoute à la vertu de cette nuit, et montre ainsi la Véridicité et la Justice de Ta Parole que rien ne peut modifier ni ne commenter; celui qui constitue Ton Halo lumineux, Ta Lumière brillante et le Phare illuminant dans les nuits ténébreuses, et qui est absent et occulté, celui dont la naissance est auguste, dont le lignage est noble, celui dont les assistants sont les Anges et dont le soutien et l’appui est Allãh; et lorsque l’Heure de sa réapparition arrivera les Anges seront ses renforts. Il est l’épée frappante et indestructible d’Allãh et Sa Lumière inextinguible. Il fait partie de ceux dont la mansuétude est sans duplicité; ceux qui savent ce que le Temps cache et constituent le plus profond des secrets de la Vie; ceux qui détiennent l’autorité; ceux à qui est révélé ce qui est révélé la Nuit du Destin; ceux qui sont présents sur la scène du Jour du Rassemblement et de la Résurrection, ceux qui sont les traducteurs de Sa Révélation et l’autorité de Ses Ordres et de Ses interdits. O Seigneur ! Prie donc sur le sceau et le résurrecteur caché de tous ceux qui détiennent l’Autorité....O Seigneur ! Fais aussi que nous atteignions son époque et sa réapparition, que nous soyons parmi ses partisans, que notre vengeance se joigne à la sienne; et inscris-nous au nombre de ses adeptes et de ses fidèles compagnons, accorde-nous le bonheur de vivre heureux dans son Etat, fais-nous gagner sa compagnie et éloigne de nous par lui tout mal, O Toi, le plus Miséricordieux des miséricordieux. Louanges à Allãh, Seigneur de l’Univers, et que Ses Prières soient sur Mohammad, le Sceau des Prophètes et des Envoyés, ainsi que sur les membres pieux de sa Famille et sa Progéniture. O Seigneur! Maudis d’autre part tous les tyrans et les injustes, et juge entre nous et eux, o le plus Judicieux des juges.)

5- Cheikh Ismã‘îl Ibn Fadhl Al-Hãchimî affirme que l’Imam Al-Sãdiq (Que la Bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa Sainte Famille) lui apprit le du‘ã’ suivant pour qu’il le récite la Nuit de la mi-Sha’bãn:
(O mon Dieu! Tu es le Vivant, le Subsistant, le Très-Haut, le Grandiose, le Créateur, le Dispensateur, Celui Qui fait revivre, Celui Qui fait mourir, Celui qui est au commencement de tout, le Créateur! A Toi appartient la Majesté, à Toi appartient la Grâce, à Toi revient la louange, à Toi revient la gratitude, à Toi appartient la Générosité, à Toi appartient la libéralité, à Toi appartient l’Autorité, à Toi appartient la Gloire, à Toi revient la reconnaissance, à Toi Seul Qui n’as pas d’associé, ô Toi le Un, ô Toi l’Unique, ô Toi l’Impénétrable, ô Toi qui n’as pas engendré, ni n’es engendré et qui n’as pas d’égal! Prie sur Mohammad et la Famille de Mohammad, et pardonne-moi, couvre-moi de Ta Miséricorde, débarrasse-moi de ce qui me donne des soucis, acquitte ma dette et augmente ma subsistance, car c’est pendant cette nuit que Tu tries avec une Sagesse absolue les affaires de Tes créatures et que Tu dispenses à qui tu voudras parmi elles la subsistance. Accorde-moi donc la subsistance, car Tu es certes le Meilleur des dispensateurs, Et puisque Tu as dit - et Tu es le Meilleur de ceux qui promettent: "Demandez à Allãh qu’Il vous accorde de Sa Grâce", c’est de Ta Grâce que je demande, c’est vers Toi que je me suis dirigé, c’est le fils de Ton Prophète que j’ai adopté et c’est en Toi que j’ai placé mes espoirs. Couvre-moi donc de Ta Miséricorde! O le plus Miséricordieux des miséricordieux.)

6- Lire le du‘ã’ suivant que le Prophète (Que la Bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa Sainte Famille) récitait pendant cette nuit:
(O Seigneur! Fais que nous Te craignions suffisamment pour ne pas Te désobéir, et que nous T’obéissions suffisamment pour que Tu sois satisfait de nous, que nous ayons suffisamment de certitude (relativement à la Vie future) pour que nous puissions supporter les épreuves de la vie d’ici-bas. O Seigneur! Fais que nous jouissions de notre ouïe, de notre vue et de nos facultés tant que Tu nous maintiendras en vie (...) Et fais-nous venger de ceux qui étaient injustes envers nous et triompher de ceux qui se sont montrés hostiles envers nous, ne nous laisse pas voir notre malheur dans notre Religion, ni ne nous conduis à voir dans la vie d’ici-bas notre plus grand souci et le but final de notre savoir, et ne nous fais pas dominer par quelqu’un qui soit impitoyable envers nous, par Ta Miséricorde, ô le plus Miséricordieux des miséricordieux!) Selon certains hadiths, le Noble Prophète lisait ce du‘ã’ n’importe quand et non seulement à cette occasion, ce qui montre son importance.

7- Lorsqu’on a demandé à l’Imam Al-Sãdiq (Que la Bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa Sainte Famille) quel est le meilleur des do‘ã’ à réciter cette Nuit, il a répondu: Lorsque vous aurez terminé la prière de ‘Ichâ’,
accomplissez deux rak‘ah de prière: dans la première rak’ah récitez Sourate Al-Hamd (ou Fãtihah) et Sourate Al-Kãfirûn; et dans la seconde, Sourate Al-Hamd et Sourate Al-Tawhid. Tout de suite après cette prière, récitez:
• Subhãn-Allãh (Gloire à Dieu) (33 fois)
• Al-Hamdu lillãh (Louange à Dieu) (33 fois)
• Allãhu Akbar (Dieu est le plus Grand) (34 fois)


Puis récitez le du‘ã’ suivant:
(O Toi auprès de qui se réfugient les serviteurs en situations graves et vers qui se tournent les créatures en difficulté. O Toi qui es au courant de tout ce qui est apparent et de tout ce qui est caché. O Toi à qui n’échappent ni les idées des illusions ni les conduites dictées par les caprices! O Seigneur des créatures et des créations. O Toi qui détiens entre ses Mains le royaume des terres et des ciels. Tu es Allãh! Il n’y a de Dieu que Toi! Je T’implore par (la formule de) "il n’y a de Dieu que Toi". O Toi donc en dehors de qui il n’y a de Dieu que Toi, fais que je sois cette nuit au nombre de ceux que Tu as regardés et à qui Tu as fait miséricorde, de ceux dont Tu as entendu et exaucé le prière de demande, de ceux dont Tu as su et pardonné la faute, et dont Tu as oublié les péchés passés et les graves délits, car je T’ai demandé protection contre mes péchés et je me suis réfugié auprès de Toi pour cacher mes défauts! O Allãh! Couvre-moi donc de Ta Largesse et de Ta Faveur et décharge-moi de mes fautes par Ta Clémence et Ton Pardon, enveloppe-moi en cette nuit de Ta Grande Noblesse et donne-moi-y (en cette nuit) d’être parmi Tes serviteurs pieux que Tu as élus pour T’obéir, que Tu as choisis pour T’adorer et dont Tu as fait Ton élite et Tes intimes. O Allãh! Fais que je sois au nombre de ceux dont les efforts sont couronnés de succès et qui ont la chance d’avoir leur part de Tes Bienfaits. Donne-moi de compter parmi ceux qui ont joui en ayant une conduite saine et gagné en réussissant (à T’obéir). Epargne-moi du mal de mes comportements passés et prémunis-moi contre la tendance à Te désobéir encore plus; attire-moi vers Ton obéissance et vers tout ce qui me rapproche de Toi et élève ma position auprès de Toi. O Seigneur! C’est auprès de Toi que s’abrite le fuyard, c’est à Toi que s’adresse le quémandeur et c’est sur Ta Largesse que compte le contrit et le pénitent. Tu as façonné Tes serviteurs à la noblesse et Tu es le plus Noble des nobles, Tu leur as commandé le pardon et Tu es le Pardonneur et le Clément. O mon Seigneur! Ne me prive donc pas de l’espoir que j’ai placé en Toi, ni ne me fais désespérer la largesse de Tes Bienfaits, ni ne me déçois dans ce que Tu alloues en cette nuit aux gens qui T’obéissent. Fais que je sois à l’abri des méchants de Tes créatures, et si je n’en suis pas digne, O mon Seigneur, Toi, Tu es Digne de Largesse, de Pardon et d’Absolution. Octroie-moi donc ce dont Tu es Digne et non ce dont je suis digne, car j’ai acquis une bonne foi en Toi, j’ai placé mon espoir en Toi et je me suis attaché à Ta libéralité, sachant que Tu es le plus Miséricordieux des miséricordieux et le plus Généreux des généreux. O mon Seigneur! Réserve-moi de Ta générosité une grande part de Tes Bienfaits. Je me protège près de Ton Pardon de Ton Châtiment. Pardonne-moi le péché qui m’empêche d’accéder au bon caractère et qui amoindrit ma subsistance, afin que j’accomplisse la bonne action qui Te satisfait, que j’obtienne généreusement Ton Don, que je jouisse de la largesse de Tes Bienfaits, car je me suis abrité dans Ton Sanctuaire, j’ai sollicité Ta Générosité, je me suis protégé près de Ton Pardon contre Ton Châtiment, près de Ta Clémence contre Ton courroux. Accorde-moi donc généreusement ce que je T’ai demandé et fais-moi obtenir ce que j’ai sollicité. Je Te demande ceci, par ton seul intermédiaire, et non par quelqu’un qui serait plus grand que Toi)

Après la lecture de ce du‘ã’ on se prosterne tout de suite pour dire:
• Yã Rabb-u (O Seigneur!): 20 fois
• Yâ Allãh-u (O Allãh!): 7 fois
• Lã hawla wa lã quwwata illã billãh-i(Point de pouvoir ni de force en dehors d’Allãh): 10 fois
• Mã chã’Allãh-u (Tout se fait selon la Volonté d’Allãh!): 7 fois
• Lã quwwata illa billãh(Point de force en dehors d’Allãh): 10 fois


Enfin on doit conclure le tout par la Prière sur le Prophète Mohammad (Que la Bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa Sainte Famille): (O Allãh! Prie sur Mohammad et la Famille de Mohammad), pour demander ensuite à Allãh de répondre à tous nos besoins, de réaliser tous nos voeux et d’exaucer tous les souhaits que nous formulons à Son Attention, avec la certitude, d’après le hadith, d’obtenir satisfaction, par Sa Grâce et Sa Générosité.

8- Lire Du‘ã’ Kumayl

9- Selon l’Imam Mohammad Al-Bãqir et l’Imam Ja‘far Al-Sãdiq (Que la Bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa Sainte Famille):Lors de la Nuit de la mi-Sha’b?n accomplissez 4 rak‘ahs de prière. Dans chaque rak‘ah, récitez la Sourate Al-Hamd et la Sourate Al-Tawhîd 100 fois (au lieu d’une fois normalement). A la fin de la prière lisez le du‘ã suivant: (O Seigneur! J’ai besoin de Toi et je crains le tourment venant de Toi et je m’en protège auprès de Toi. O Seigneur! Ne change pas mon nom ni ne modifie mon corps, ni ne pousse mon épreuve à l’extrême, ni ne laisse mes ennemis se venger de moi. Je me protège près de Ton Pardon contre Ton Châtiment, près de Ta Miséricorde contre Ton Supplice, près de Ton Contentement contre Ton Mécontentement, et je me protège enfin auprès de Toi contre Toi. Tes Louanges sont aussi sublimes que Tu les as faites pour Toi et au-dessus de ce que diraient les diseurs).

 

Imam Ali ibn Al-Hussein (as),Le quatrième Imam de descendant du noble Prophète (pslf), est né à Médine le 5

du mois lunaire de Chaaban selon certain source, en l’an 38 après l’Hégire. ses titres sont: Perle des pieux,

Maître des adorateurs, Père des Imams...(Zainol-Abedine, Assajad,...)

 

Les Qualités De L’imam as-Sajjad (Psl)


Il était très connu pour ses invocations et ses longues prières.

L'un de ses disciples nommé Tawous Al-Yamani a dit de lui : " J'ai vu un homme qui priait à la Sainte Mosquée et pleurait. J'ai avancé vers lui et je me suis aperçu qu'il était l' Imam Zein al-Abidine (Psl) , je lui ai dit :

- Ô, Zein al-Abidine, tu pleures alors que tu es le petit-fils du prophète (que le salut de Dieu soit sur lui) ?

L’Imam (Psl)  répondit : " Je suis son petit-fils, mais qui va m'assurer devant le supplice de Dieu? Ce jour là, les liens de parenté ne seront pas pris en compte "

Bien que la famille du Prophète soit préservée de tout pêché mais ils aient toujours démontrés l'importance de la peur devant le jugement de Dieu, le plus grand exemple est celui du Prophète (Pslf) et de l' Imam Ali (Psl) .


L'Imam Zein Al-Abidin (Psl)  effectua 20 fois le grand pèlerinage (Hadj) à pied.

 

Parmi les contemporains du quatrième Imam (Psl) , figurait un poète arabe renommé Farazdaq.

Celui-ci décrivit l’Imam (Psl)  comme celui qui avait la meilleure mine et la meilleure odeur de son temps.

Voici le célèbre poème de Farazdaq : Qui est Imam Zain Al-Abedine ?

 

C`était l`époque de Walid ibn- Abdelmalek, le sixième Calife Omeyyade. Son frère Hicham effectua le hajj. Il n`arrivait pas à toucher la Pierre Noir (Hajar Al-Aswad) à cause de la foule important. Accompagné des grands personnages Syriens, il s`est retira assit sur une haut-chaise et regarda les pèlerins. Soudain, Imam Zain Al-Abedin(36-95AH) fils de imam Hussein(p) avec son visage pieux et lumineux entra à Masdjid Al- Haram,la Maison de Dieu.la foule des pèlerins se sont reculées par respect, et Zain Al Abedin(p) a pu faire le Tawaf puis toucher facilement la pierre noire.

Un des syriens demande à Hicham ibn Abdelmalek, qui est cet homme respectueux? Hicham le connaissait bien mais par colère il répondit : Je ne le connais pas !

Mais Farazdaq Abou Foras, Un poète arabe très connu et courageux s`est levé en Disant mais je le connais. Ainsi il décrivit Seyedena  l'Imam Zainol Abedine, L'ornement des adorateurs, Ali fils de Seyedena Imam Hussein : as-Sajjad, Le prosterné (P) comme suit :

-"Il avait la meilleure mine et la meilleure odeur de son temps.
Sur son front figuraient les traces de la prosternation, c'est pour cela qu'on le surnomma Al Sajjad (le prosterné)."

C’est celui dont les pas sont connus par al-Batha’ (place autour de la Mosquée Sacrée).

La Maison (de Dieu) le connaît aussi bien que les endroits sacrés et profanes.

C’est le fils des meilleurs des hommes,

C’est le pieu, l’immaculé, le pur et le supérieur.

C’est le fils de Fâtima, si tu l’ignorais,

Son grand-père est le sceau des prophètes de Dieu.

Cela ne lui fait aucun tort, lorsque tu dis : « qui c’est ? ».

Les Arabes et les Persans connaissent celui que tu fais semblant de l’ignorer !

Hicham en colère ordonna de l`emprisonner a un endroit entre Médine et la Mecque (Asa fan). Après sa libération, Imam Zainol Abedin lui envoie une somme d`argent, mais Farazdaq refuse de l`accepter en disant que son poème c`était pour la satisfaction d`Allah (swt) et son messager(pslf). Imam renvoie l`argent pour Farazdaq.il lui dit Allah swt est bien conscient de ton intention et il va te récompenser, accepte cette somme ça ne va pas diminuer ton récompense auprès de lui,… Farazdaq l`accepta...

À l`occasion de la naissance d`Imam Hussein le petit fils, le bien aimé du Noble Prophète Mohammad que la paix soit sur lui et sa progéniture, nous vous proposons un texte contenant les propos des non musulmans sur ce saint imam (AS). Nous espérons que nous, musulmans, nous suivrons toujours le chemin qu’il a tracé pendant sa vie.

Mohandas Karam chand Gandhi (Mahatma Gandhi)
Dirigeant politique, important guide spirituel de l'Inde et du mouvement pour l'indépendance de ce pays. Il est communément connu et appelé en Inde et dans le monde comme Mahatma Gandhi (du sanskrit, Mahatma : grande âme). Il a été un pionnier et un théoricien du satyagraha, de la résistance à l'oppression à l'aide de la désobéissance civile de masse, le tout fondé sur l'ahimsa (« non-violence »), qui a contribué à conduire l'Inde à l'indépendance.
"J’ai lu avec attention la vie de l’Imam Hussain, le grand martyr de l’Islam, et approfondi les pages relatives à l’événement de Karbala. Il m’est clairement apparu que si l’Inde voulait devenir un pays victorieux, elle devrait prendre comme modèle l’Imam Hussain."
"Ce que j'ai appris de Hussain c'est comment parvenir à la victoire bien qu'opprimé."
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Reynold Alleyne Nicholson
(1868-1945) Sir Thomas Adams Professeur d’arabe a l’Université de Cambridge.
"Husayn tomba, percé par une flèche, et ses braves partisans furent réduits à néant et jusqu’au dernier à ses cotés. La tradition Mohammadienne, qui, à quelques rares exceptions près, était uniformément hostile à la dynastie Umayyad, voit Husayn comme un martyr et Yazid comme un meurtrier."
[A Literary History of the Arabs, Cambridge, 1930, p. 197 ]
"Les Omeyyades étaient  des hommes indociles et despotiques. Ils ignoraient les lois islamiques, humiliant les musulmans… Si on étudie l’histoire, celle-ci nous dira : La religion s’est soulevée contre les gouverneurs formels et le gouvernement religieux a résisté face à l’empire. Alors si l’histoire juge avec justice, la responsabilité du sang de Hussein revient aux omeyyades."
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Charles Dickens
Romancier anglais, auteur notamment de David Copperfield, Un chant de Noël et d’Oliver Twist. Il compte parmi les écrivains anglais les plus populaires du XIXe siècle.
"Si imam Hussein (as) voulait faire la guerre pour les objectifs matériels, je ne comprends pas pourquoi les sœurs, femmes et enfants l’accompagnaient. Alors la raison nous dit qu’il s’est sacrifié seulement pour l’islam."
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Robert Durey Osborn
(1835-1889) Commandant de la Bengal Staff Corps.
"Hosain avait un enfant nommé Abdallah, qui avait juste un an. Il avait accompagné son père dans ce terrible périple. Touché par ses cries, il prit l’enfant dans ses bras et pleura. A cet instant, une flèche provenant du camp hostile perça l’oreille de l’enfant, et décéda dans les bras de son père. Hosain plaça le petit corps à même le sol. 'A Dieu nous appartenons et à lui nous retournerons!' a-t-il crié; 'Ô Maitre, donne moi la force de supporter ce malheur!' Exténué de soif et accablé de blessures il combattit avec un courage désespéré tuant bon nombre de ses ennemis. A la fin il fut attaqué par derrière; et au même moment une lance fut enfoncée dans son dos le faisant s'écrouler sur le sol; au moment où le porteur du coup retira son arme l’infortuné d’Ali roula sur un cadavre. La tète était séparée du tronc; le tronc fut foulé par les sabots des chevaux; et le jour suivant les femmes et le survivant garçon furent emmené à Koufa. Les corps de Hosain et de ses partisans furent laissés, non enterrés, à l’endroit même où ils sont tombés. Durant trois jours ils furent abandonnés au soleil, à la rosée de la nuit, aux vautours et aux animaux rodeurs; c’est alors que les habitants des villages voisins, frappés d’horreur de voir le corps du petit-fils du Prophète  abandonné avec honte à ces bêtes sauvages, défièrent la colère d’Obaidallah et enterrèrent les corps des martyrs et de leur amis héroïques.
[Islam Under the Arabs, Delaware, 1976, pp. 126-7]
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Thomas Masaryk
Pédagogue, sociologue et philosophe tchèque. Il est le premier président de la République tchécoslovaque de l'indépendance du pays en 1918 à sa démission en 1935
"Bien que nos prêtres parlent des passions du Christ pour émouvoir le public, mais la passion et l’ardeur que l’on trouve chez les disciples de Hussein (AS), ne se voient jamais au sein des fidèles du Christ et il semble que les passions du Christ en comparaison de celles de Hussein (AS), soient comparables à un brin de paille devant un immense montagne."
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Sir William Muir
(1819-1905) homme d’état et intellectuel écossais. Il a tenu le poste de secrétaire aux affaires étrangères auprès du gouvernement indien et aussi lieutenant gouverneur des provinces du nord ouest.
"La tragédie de Karbala n’a pas seulement scindé le sort du califat mais aussi celui des royaumes Mohammadiens longtemps après que le califat ai décliné et disparu."
[Annals of the Early Caliphate, London, 1883, pp. 441-2]
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Peter J. Chelkowski
Professeur des études du moyen orient, Université de New York.
"Hussein accepta et se mit en route pour La Mecque avec sa famille et un entourage d’environ 70 compagnons. Mais dans la plaine de Kerbela ils sont tombés dans une embuscade tendue par le  calife, Yazid. Même si la défaite était certaine, Hussein refusa le serment d’allégeance à Yazid. Encerclé par une grande force ennemie, Hussein et sa compagnie résistèrent dix jours sans eau dans le brulant désert de Kerbela. Finalement Hussein, les adultes et quelques enfants males de sa famille et ceux de ses compagnons furent coupés en morceau par les flèches et les épées de l’armée de Yazid; les femmes et les enfants restant furent pris en captivité par Yazid à Damas. Le célèbre historien Abu Reyhan al-Biruni déclara; " Ensuite le feu a été mis à leur camp et les corps ont été foulés par les sabots des chevaux; personne dans l’histoire de l’humanité n’a vu ce genre d’atrocités."
[Ta'ziyeh: Ritual and Drama in Iran, New York, 1979, p. 2]
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Simon Ockley
(1678-1720) Professeur d’Arabe a l’Université de Cambridge.
"Ensuite Hosein monta sur son cheval, et prit le Koran et le posa devant lui, et, allant vers le peuple, les invita à accomplir leur devoir ajoutant, 'O Dieu, tu es ma confiance dans toute peine et mon espoir dans toute adversité!'… il leur a ensuite rappelé son statut, la noblesse de sa naissance, la grandeur de son pouvoir, et sa grande descendance et dit: 'Pensez par vous-même si oui ou non un homme comme moi n’est pas meilleur que vous; Moi qui suis le fils de la fille du Prophète, à coté de qui il n’y a plus d’autre sur la face de la terre. Ali était mon père; Jaafar et Hamza, les chefs des martyres, étaient tous les deux mes oncles; et l’Apôtre de Dieu, paix sur lui, a dit que mon frère et moi sommes les chefs de la jeunesse du Paradis. Si vous me croyiez, ce que je dis est la vérité et par Dieu je n’ai jamais menti depuis mon entendement car Dieu déteste le mensonge. Si vous ne me croyiez pas, demandez aux compagnons de l’apôtre de Dieu (il a cité leurs noms), et ils vous diront la même chose. Laissez-moi retourner à ce que j’ai.' Ils demandèrent, 'Qu’est qui te gène dans le fait d’être gouverné pour le maintien de tes rapports.' Il répondit, 'A Dieu ne plaise que je mette ma main à la renonciation de mon droit d’une manière servile. Je m’en remets à Dieu au sujet de chaque tyran qui ne croit pas au jour du jugement dernier.'"
[The History of the Saracens, London, 1894, pp. 404-5]
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Edward G. Brown
Sir Thomas Adams Professeur d’arabe et des études orientales à l’Université de Cambridge.
"… le rappel de cette terre de Kerbela souillée par le sang, où le petit fils de l’Apôtre de Dieu tomba, torturé par la soif et entouré par les cadavres de ses compagnons assassinés, a été de tout temps suffisant pour évoquer même par le moins enthousiaste et le plus négligent,,la profonde émotion, la douleur frénétique et l’exaltation de l’esprit avant la douleur, le danger et la mort ont été réduits à des bagatelles."
[ALiterary History of Persia, London, 1919, p. 227]  "Y a-t-il de cœur qui ne s’émeut pas en entendant parler de l’événement de Kerbela ? Même les non musulmans ne peuvent pas renier la pureté de la guerre ayant eu lieu sous l’étendard de l’islam."

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Ignaz Goldziher
(1850-1921) célèbre orientaliste hongrois..
"Depuis le jour noir de Karbala, l’histoire de cette famille n’a été faite que de longues séries de souffrances et persécutions. Elles sont racontées en prose et poésie, dans une littérature richement cultivée par la “martyrologie”, une spécialité Shiite, et forme le thème des rassemblements shias le premier tiers du mois de Muharram, où le dixième jour ('ashura) est reconnu comme la date anniversaire de la tragédie de Karbala. Les scènes de cette tragédie sont aussi présentées le jour de cette commémoration sous forme théâtrale (ta'ziya). « Nos jours de fêtes sont des assemblées de deuil » conclut un poème écrit par un prince de la tradition Shiite rappelant les nombreux mihan de la famille du Prophète. Pleurs et lamentations sur les maux et les persécutions subies par la famille d’Ali et le deuil des martyrs : ce sont les choses sur lesquelles les partisans fideles à la cause ne peuvent cesser de se rappeler. 'Plus émouvant que les larmes des Shi'is' est même devenu un proverbe arabe."
[Introduction to Islamic Theology and Law, Princeton, 1981, p. 179]
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Edward Gibbon
(1737-1794) Considéré comme le plus grand historien anglais de son temps.
"Dans une époque et climat lointains les scènes tragiques de la mort de Hosein vont éveiller la sympathie du plus insensible des lecteurs."
[The Decline and Fall of the Roman Empire, London, 1911, volume 5, pp. 391-2]
"Des années se sont écoulées depuis la tragédie de Kerbela, et nous ne sommes pas les compatriotes de son héros, cependant les passions subies par Hussein émeuvent les lecteurs les plus impitoyables au point à sentir en eux une espèce d’amabilité et d’affection envers lui."
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Thomas Carlyle
(1795-1881) Historien écossais, critique, et écrivain sociologue
"Le fameux historien britannique, Thomas Carlyle écrit : « La meilleure leçon qu’on tire de la tragédie de Kerbela, est que Hussein (AS) et ses compagnons avaient une foi inébranlable en Dieu. Par leur acte, ils ont prouvé que la supériorité par le nombre ne compte, là où le faux et le vrai se trouvent l’un face à l’autre. La victoire de Hussein (AS) malgré le nombre limité de ses compagnons, m’étonne."
[On Heroes, Hero-Worship, And the Heroic in History, 1841]
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Washington Irving
(1783-1859) Reconnu comme étant le premier homme de lettre américain
"L’Imam Hussein (AS) pouvait sauver sa vie en cédant à la volonté de Yazid, mais la responsabilité qu’il a en tant que chef de la communauté musulmane, ne lui permet de reconnaître Yazid comme calife. Il se prépare rapidement à tout malheur et à toute pression afin de libérer l’islam du joug des omeyyades. L’âme de l’imam Hussein (AS) reste éternellement vivante sous le soleil brûlant et sur les sables torrides des déserts de l’Arabie. O mon héros ! O symbole du courage ! O mon chevalier, Hussein !"

 

source: TVSHIA

 

 

Nous célébrons l`heureuse naissance de Hazrat Abbas Abolfazl ibn Ali au 4e jour du mois sacré de Chaaban.Il a atteint es plus hauts sommets de la science, grâce aux enseignements qu'il avait reçus de la famille du Prophète (PSF),  de sorte que la plupart des gens appelés à lui pour résoudre leurs problèmes scientifiques.

Dans le calendrier persan, ce jour-là a été nominé pour le jour de vétéran.

Le peuple iranien, dans toutes les régions du pays, fréquente les lieux saints pour commémorer l'anniversaire de la naissance de Hazrat Abolfazl Abas.

Au 4e de mois bénie Chaaban l`An 26 AH, est né dans la ville de Médine, Abul Fadhl Al Abbas , fils de Imam Ali(p), le demi-frère de Imam Hussein(p). sa mère était Fatima Binti Huzaam , connu comme Ummul Baneen (Mère des Fils).
Il était connu comme le plus grand guerrier à Arabie et a reflété la force de son père, ‘Alī ibn Abī Tālib.
Abbas ne s'est jamais considéré égal dans le grade ou la stature à sa moitié du frère Husayn mais ils se sont aimés beaucoup. Au contraire, Abbas a considéré que son frère Imam Husayn était son maître.
Abbas a montré sa loyauté à Husayn dans la Bataille de Karbala, le jour d`Achoura l`an 61 Hijir.


Titres de Hazrat Abbas (as)

1-Qamar-e-Banihashem (LA LUNE DE LA PROGENITURE DES BANIHASHEM)
Il s'agissait de son plus célèbre surnom. La raison que beau visage qui ressemblait à la lune.

2-Saqqa » (celui qui apporte de l'eau)
Il s'agit d'un autre célèbre surnom.
Depuis qu'il allait chercher l'eau pour les enfants de l'imam Hussein (AS) .à Karbala.

3-Hamel-ul-Lava "(celui qui porte les drapeaux)
Ce surnom a été donné à lui parce qu'il est celui qui a porté le drapeau de l'imam Hussein (AS).

4-Raees-e-Askar al-Hussein (Le commandant de l'IMAM HUSSAIN (AS)
surnom a été donné à lui parce qu'il était le commandant de l'Imam Hussain (as).


Après avoir succédé à son père à Muawiya ibn Abu Sufyan comme le Calife, Yazid ibn Muawiyah a exigé à Husayn de lui promettre la fidélité. Imam Husayn a refusé de faire ainsi, en disant : "Je suis le petit-fils du messager d'Allah et Yazid est un ivrogne, womanizer qui est impropre au leadership. Une personne comme moi ne paie pas de fidélité à une personne comme lui".Dans 60 AH (680 CE), Imam Husayn a quitté Medina, avec un petit groupe de ses compagnons et sa famille,…Le petit groupe de imam Husayn de 72 personne, se sont battus courageusement face à l`arme de Yazid, sur la terre Karbala et sont tombe tous en martyre le jour de Achoura l`an 61AH.


Abbas a montré sa loyauté à Husayn dans la Bataille de Karbala. Lui et ses 3 frères sont tous tombe en martyre sur la terre de Karbala.


Al-‘Abbâs (p), il était un savant et un combattant porteur du Message dans toute son action aux côtés de son frère l’Imâm al-Hussein (p). Lorsqu’il a eu le bras droit coupé, il a dit :


« Par Dieu ! Si vous coupez ma main droite,
Je continue à défendre ma religion
Et un Imâm sincère dans sa certitude».


Il a ainsi défendu la religion islamique que l’Imâm al-Hussein (p) a entrepris son action pour la propager et pour l’affirmer parmi les gens. Il n’a pas défendu al-Hussein (p) pour le lien de parenté qu’il avait avec lui, mais parce qu’il est l’Imâm dont il est obligatoire de lui obéir. C’est pour cette raison qu’il a combattu avec al-Hussein (p) pour servir la ligne de l’Islam authentique telle qu’elle est voulue par Dieu.


Parlant de son oncle Al-‘Abbâs (p), l’Imâm Zayn al-‘Abidîn (p) a dit : « Que Dieu soit miséricordieux à l’égard de al-‘Abbâs ! Il a préféré son frère à soi-même, il a lutté et il s’est sacrifié pour son frère ».

L’Imâm Jafar as-Sâdiq (p) a dit au sujet de al-‘Abbâs (p) :

« Notre oncle al-‘Abbâs était clairvoyant et de foi ferme. Il a lutté aux côtés de Abû ‘Abdullâh (al-Hussein) (p). Il a fait des exploits au combat et il est tombé en martyr »

.  Aimer al-‘Abbâs (p) est donc un engagement à défendre la religion et à protéger les sacrés symboles de l’Islam, symboles représentés par le Prophète (P) et par ses descendants,  les Imâms (p).

 

 

 

 


C’est un jour béni marqué par la naissance de l’Imam Al-Hussayn (Que la Paix d'Allah soit sur lui). Tous les actes de piété, et tout particulièrement le jeûne, sont très recommandés ce jour dans lequel on commémore l’anniversaire du Maître des Martyrs, le petit-fils du Prophète (Que la Bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa Sainte Famille).

De même il est recommandé d’y réciter le du‘a’ suivant:

"Ô mon Dieu! Je T’implore, par le mérite de celui qui est né en ce jour promis, par son martyre (prévu) avant sa naissance, celui que le ciel et tout ce qui s’y trouve, ainsi que la terre et tout ce qu’elle abrite ont pleuré, avant même leur naissance, celui dont l’assassinat est un motif de pleurs (...), celui dont nous nous consolons de la perte par le fait que nos Imams descendent de lui, que la terre dans laquelle il est enterré est guérison (médicament), que la victoire sera le Retour avec lui et ses descendants, après l’occultation de leur Résurrecteur, l’Imam al-Mahdi, pour le venger et satisfaire le Terrible (Allah). Que la prière d’Allah soit sur eux tant que les nuits et les jours continuent à se suivre. Je Te supplie donc, Ô Seigneur! Par leur amour, et je T’implore comme un pécheur confessant, repentant, ayant causé le mal à lui-même en se livrant à des excès hier et aujourd’hui, et Te demandant la protection jusqu’au lieu de son enterrement, de prier sur Mohammad et sa progéniture, de nous placer avec ses compagnons, de nous établir à ses côtés dans la Demeure éternelle. Ô Seigneur! De même que Tu nous as honorés de sa connaissance, honore-nous de sa proximité, favorise-nous de sa compagnie, et fais que nous soyons au nombre de ceux qui souscrivent à sa cause et qui, chaque fois qu’on mentionne son nom, prient sur lui et sur tous ses douze héritiers- les étoiles brillantes et les preuves d’Allah auprès de toute l’humanité. Ô Seigneur! Accorde-nous également en ce jour, le meilleur don, et accède à toutes nos demandes, de même que Tu as donné Al-Hussayn à son grand-père Mohammad et que l’Ange Futrus s’est protégé par le berceau d’Al-Hussayn, nous nous protégeons par sa tombe après son martyre, nous regardons sa terre et nous attendons son retour, amin! Ô Seigneur des mondes".

Puis on récite le du‘a’ suivant de l’Imam Al-Hussayn (Que la Paix d'Allah soit sur lui), lequel fut le dernier du‘a’ qu’il récita lorsque ses ennemis et assaillants l’attaquèrent en grand nombre, le 10 Moharram:

"Ô Allah! Tu es le Très-Haut, Ta Puissance est immense, Ta Force est redoutable; Tu te passes de toutes les créations, Ta Magnificence est large, Tu as le Pouvoir sur toutes choses, Ta Miséricorde est accessible, Tu tiens Ta Promesse, Tu es le Pourvoyeur de la Bénédiction, Ton épreuve est belle, Tu es tout près quand on T’appelle, Tu es au courant de toute Ta création, Tu acceptes la repentance de quiconque se repent auprès de Toi, Tu as le Pouvoir sur tout ce que Tu veux, Tu parviens à atteindre ce que Tu demandes, Tu es Reconnaissant lorsque Tu es loué, Tu te rappelles, lorsqu’on T’appelle! C’est pourquoi je Te supplie en tant que nécessiteux, je me réfugie auprès de Toi en tant que pauvre, j’ai recours à Toi, lorsque j’ai peur, je pleure devant Toi, quand je suis affligé, je cherche Ton secours, me sentant faible, je compte sur Toi, pour n’avoir besoin de personne. Juge donc entre nous et les nôtres, lesquels nous ont séduits, trompés, abandonnés, trahis et assassinés, alors que nous sommes la progéniture de Ton Prophète et les fils de Ton bien-aimé, Mohammad Ibn Abdullah que Tu as élu pour se charger de Ton Message et à qui Tu as confié la Révélation. Sors-nous donc de notre épreuve, par Ta Miséricorde, Ô le Plus Miséricordieux des miséricordieux!".

* Source: Bostani.com

 

Au nom Allah le miséricordieux, le plus miséricordieux

C`était le troisième jour de mois Chaaban de la 4ème année de l'hégire à Médine. Un beau jour, une grande joie au sein de la famille de saint Prophète (que la paix soit sur lui et sa famille). Il venait naitre le deuxième petit fils de Messager Dieu (psl) : Al-Hussein.

Le prophète (pslp) en fut très ravi, et dès qu'il entendit la bonne nouvelle, il accourut vers la maison de sa fille Fatima-Zahra et Ali, pour les ‘en féliciter...

Le prophète (pslp) entreprit lui-même d'exécuter les rites recommandés pour le nouveau-né : appel à la prière à l'oreille droite, formule de l'établissement de prière à l'oreille gauche et quelques invocations...c`est lui-même qui a choisi le nom Hussein pour son petit-fils.

En effet, Le Prophète Haroun (le frère de Prophète Moise (as)) avait 2 enfants appelés Shabbar et Shabbir. La traduction de Shabbar en arabe est Hassan et celle de Shabbir est Hussein. “Ce qui fait penser au hadith authentique de saint Prophète (psl) qui disait : "Oh Ali! Tu es pour moi ce que Hàroune était pour Moïse sauf qu`il n`y a pas de prophète après moi.

Son titre est : Sayyidu' Shuhada, le Sibt (Al-Asghar).

Le septième jour de sa naissance, l'Imam Ali (as) fit le sacrifice du mouton et distribua la viande aux pauvres et aux orphelins.

Seyedena Hussein avait vécu six ans à côté de son grand père, le saint Prophète Mohammad (psl). Après la mort de ce dernier, l'imam Hussein resta avec son père, le commandeur des croyants Ali ibn Abi Talib (p).

Après le martyre de son père, il prêta serment de fidélité à son frère l'Imam Hassan et lui accorda son plein soutien dans sa résistance contre la rébellion de Muawiya qui voulait instaurer la dictature de la dynastie de Bèni Omeyyeh...

La position de l’Imam Al-Husayn auprès du Prophète (p) et sa place dans la Sunna

Fait significatif- lorsqu’on sait que la Sunna ou la Tradition consiste en les paroles, les gestes et le comportement du Prophète (psl).Le Messager de Dieu le couvrait publiquement de son amour et de sa tendresse, et le portait ainsi que son frère aîné, Al-Hassan, contre sa poitrine en exprimant à haute voix, devant ses Compagnons, cet amour paternel généreux:

«Ô mon Dieu! Je les aime et j’aime ceux qui les aiment».1

La métaphore suivante en dit long sur l’amour que le Prophète éprouvait et exprimait pour ses deux petits-fils:

«Mes deux fils (le Prophète avait coutume d’appeler, ses deux petits-fils: "mes fils") que voici sont mes deux basilics de ce bas-monde ».2

Et les propos suivants ne laissent plus de doute sur la portée et la profondeur de cet amour:

«Al-Husayn fait partie de moi, et je fais partie d’Al-Husayn. Dieu aimera celui qui aura aimé Al-Hussayn».3

«Celui qui aime Al-Hassan et Al-Husayn m’aura aimé, et celui qui les déteste, m’aura détesté».4

Propos réitérés et confirmés à maintes autres occasions. Par exemple, lorsqu’un jour, le Prophète (p) qui accomplissait sa prière, que Al-Hassan et Al-Husayn se bousculaient sur son dos, en ces moments de recueillement, et que des gens vinrent les éloigner, dit:

«Laissez-les... Par mon père et ma mère, celui qui m’aime, doit les aimer aussi».5

Ou encore cette autre métaphore révélatrice, utilisée par le Prophète (sawas) pour mettre en évidence la position prédestinée de l’Imam Al-Husayn auprès de Dieu:

«Celui qui se réjouirait de voir un homme destiné au Paradis qu’il regarde Al-Husayn».

Malgré toutes les tentatives perfides des Omeyyades de justifier l'assassinat d'al-Husayn et de déformer la noble cause pour laquelle il se battait, l'attachement des Musulmans au petit-fils du Prophète alla grandissant après son martyre. Car, comment auraient-ils pu se détacher de lui, s'ils voulaient rester attachés au Message de leur religion, alors qu'ils savaient que ce martyr faisait partie des Ahl-ul-Bayt (la famille du Prophète) que le Coran leur ordonne d'aimer:

«Dis: " Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n'est votre affection envers les proches". (18) A celui qui accomplit une telle action, nous répondrons par quelque chose de plus beau encore». (Coran, XLII, 23);

Selon al-Samhoudi (et selon Anas cité par Ahmad ibn Hanbal) :

"Pendant 6 mois, Le saint Prophète (psl) venait chaque matin à la porte de Ali, Fatima al-Hassan et al-Hussayn, et, tenant les deux poteaux (de la porte), il s'écriait trois fois "A la prière, à la prière, à la prière", et de réciter ce verset coranique : "Ô vous les Gens de la Maison (Ahl al-Bayt) : Dieu veut éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement". (Coran, XXXIII, 33)

قال النبي ص

إن لقتل الحسين حرارة في قلوب المؤمنين لا تبرد أبدا

Le Noble Prophète (S) dit : " Assurément, il existe dans les cœurs des Mu'minin (croyants), en respect au martyre d'Al-Hussayn (AS), une ardeur qui ne s'apaise nullement ".

Note:

  1. M. D. Al-Tabari, p. 124, et Ibn Kathîr: "Istich-hãd Al-Hussayn" (le Martyre d’al-Hssayn), p. 138.
  2. Id. Ibid.
  3. Al-Tarmathî, cité par Ibn Kathîr dans "Istich-hãd Al-Hussayn", op. cit. p. 139.
  4. M. D. Al-Tabari, op. cit. p. 124.
  5. Id. Ibid, op. cit. p. 229. Ce Hadith est cité par Abou Hãtam.
  6. Id. Ibid, p. 229.
  7. Id. Ibid, p. 129.
  8. Id. Ibid, p. 124.

 

 

 

  Cha‘bân est un mois noble et qualifié comme étant le « mois du Prophète (P) » lequel y jeûnait et reliait le jeûne de ce mois à celui du mois de Ramadhân (c’est-à-dire qu’il jeûnait deux mois d’affilée). En effet le noble Prophète disait: «Chabân est mon mois; quiconque jeûne un jour de mon mois aura obligatoirement droit au Paradis».

L’Imam al-Sâdiq (p)le 6em imam de descendant du prophete psl dit : «Lorsque le mois de Cha‘bân arrivait, l’Imam Zainol abedine (p)(le fils de Imam Hussein ) réunissait ses compagnons et leur déclarait : « O mes compagnons! Savez-vous ce qu’est ce mois? C’est le mois de Cha‘bân dont le Prophète (P) disait: « C’est mon mois ». Jeûnez donc pendant ce mois par amour pour votre Prophète (P) et pour vous rapprocher de votre Seigneur. Je jure, par Celui qui détient mon âme, que j’ai entendu l’Imam al-Hussain (p) dire : « Quiconque jeûne le mois de Chabân par amour pour le Prophète (P) et pour se rapprocher d’Allah, Allah l’aimera, le rapprochera de Sa Grâce le Jour du Jugement et le destinera  au Paradis » ».
: “ L’Imam Ali (p) disait:  «Depuis que j’ai entendu le crieur du Prophète (P) proclamer (le jeûne) au mois de Cha‘bân, je n’ai jamais manqué de jeûner pendant ce mois et je ne manquerai jamais, inchâ’Allah (si Dieu le veut) de le faire le restant de ma vie. Car le Messager d’Allah (P) disait : “Le jeûne pendant deux mois consécutifs est une repentance auprès d’Allah ”»
Si on ne peut pas faire le jeûne tous les jours du mois, on pourrait se contenter de trois jours de jeûne avec l’accomplissement de deux rakah de prière la nuit. Dans chaque rakah on doit réciter la sourate al-Hamd une fois et la sourate al-Tawhîd onze fois.

 

Les actes communs à tous les jours du moi:

 

1- Dire chaque jour 70 fois :


« Astagh-fir-ullâha wa as’aluhu-t-tawba-ta »


اَسْتَغْفِر اللهَ وَاَسْئَلُهُ التَّوْبَةَ


(Je demande pardon à Allah et je me repens auprès de Lui)


2-Dire chaque jour 70 fois:


« Astagh-fir-ullah-al-lathî lâ Ilâha illâ Huwa-r-Rahmân-u-Rahîmu-l-Hayy-ul-Qayyûmu wa atûbu ilayhi »

 

اَسْتَغْفِرُ اللهَ الَّذي لا اِلـهَ اِلاَّ هُوَ الرَّحْمنُ الرَّحيمِ الْحَيُّ الْقَيُّومُ وَاَتُوبُ اِلَيْه

 

(Je demande pardon à Allah, point de Dieu que Lui, le Miséricordieux, le Clément, le Vivant, l’Absolu, et je me repens auprès de Lui).


Il est à noter que l’istighfâr (la demande de pardon à Allah) est le meilleur des du‘â’et des actes d’adoration au mois de Chabân.


3-Faire l’aumône, ne serait-ce qu’avec la moitié d’une datte (si l’on n’a pas les moyens) pour qu’Allah interdise l’Enfer à son corps.


4- Dire : « Allâhu lâ Ilâha illallâh-u, wa lâ na‘budu illâ iyyâh-u, mukhliçîna lahu-d-dîn-a wa law kariha-l-muchrikûn-a »

لا اِلـهَ اِلاَّ اللهُ وَلا نَعْبُدُ اِلاّ اِيّاهُ مُخلِصينَ لَهُ الدّينَ وَلَوْ كَرِهَ الْمُشْرِكُون

(Allah, il n’y a de Dieu qu’Allah. Nous n’adorons que Lui en étant sincères dans notre culte, et ce même si cela déplaît aux polythéistes).


5-Accomplir deux rak‘ah de prière chaque jeudi de Cha‘bân. Dans chaque rak‘ah, il faut réciter une fois la Sourate al-Hamd (Fâtihah) et cent fois la sourate al-Tawhîd (Ikhlâç). Et au terme de la Prière on doit réciter cent fois : 
« Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa Âle Muhammad-in »
 (اَللّـهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّد وَآلِ مُحَمَّد)
(O Allah ! Prie sur Mohammad et sur sa Famille)


afin de pouvoir espérer qu’Allah subvienne à tous nos besoins dans ce bas-monde et dans l’autre monde.
De même, il est très recommandé d’accomplir le jeûne les jeudis de ce mois, faute de pouvoir le faire tous les jours. En effet, selon le Hadith, le ciel est orné chaque jeudi du mois de Cha‘bân et les Anges disent alors à Allah : “O Notre Seigneur! Pardonne à celui qui jeûne aujourd’hui et exauce ses prières ”.
Enfin, selon un autre Hadith, il est fortement recommandé, de faire le jeûne les lundis et les jeudis de ce mois béni, cela appellera la satisfaction des besoins
6- Multiplier la récitation de la prière sur le Prophète (P) et sur sa Famille: « Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa âle Muhammad-in ».
 
 

La veille (la nuit) du 1e jour du mois :

Accomplir 12 rak‘ah de prière: réciter dans chaque rak‘ah une fois la sourate al-Hamd et 11 fois la sourate al-Tawhîd
 

Le 1e jour du mois:

Il est très recommandé qu’on accomplisse le jeûne ce jour-là et qu’on fasse la nuit deux rak‘ah de prière, et qu’on récite dans chacune d’elles la sourate al-Hamd une fois et la sourate al-Tawhîd onze fois.

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